Bilan du Brésil

Nous sommes bien conscients de n’avoir parcouru qu’une infime partie de cet immense pays (le cinquième plus grand du monde!) et de n’y avoir passé que très peu de temps mais nous tenons a vous faire un petit bilan de ce que nous avons vu. Ce n’est pas la vérité absolue et c’est juste notre ressenti et ça ne se réfère pas forcément à l’entier du Brésil.

En chiffres

Durée du séjour

Huit jours. Ce n’est rien du tout pour un si grand pays mais le Brésil était juste notre point de départ pour descendre plus au sud.

Distance parcourue

1481 kilomètres, ça paraît déjà beaucoup mais ce n’est même pas un saut de puce pour le Brésil! De Rio de Janeiro – Curitiba – Foz de Iguaçu – frontière avec l’Argentine. Le tout en bus.

Etats traversés

Trois. Rio de Janeiro, Sao Paulo et le Parana

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer à Copacabana et Ipanema, les plages de Rio de Janeiro et 935 mètres à Curitiba. Rien de bien méchant. De toute façon, le Brésil ne fait pas partie des pays sud-américains avec les sommets les plus hauts.

Extrêmes de températures

23 degrés un jour bien pluvieux à Rio et 32 degrés sous le soleil, toujours à Rio. Des températures de début d’été subtropical tout à fait normales.

Budget

2124R$ (réais brésiliens) soit 551€ ou 645 CHF ce qui fait une moyenne de 68€ ou 80CHF par jour. Nous sommes bien au dessus du budget que nous avons fixé à 50 CHF journaliers mais les transports, les entrées à Iguaçu, le haut coût de la vie ainsi qu’un séjour très court nous ont fait exploser le budget.

Mots de portugais appris

une bonne trentaine mais la prononciation nous a donné du fil à retordre! Il nous semble que c’est très différent que le portugais du Portugal.

Mots de portugais compris

Aucun, leur accent est vraiment bizarre par ici!

J’aime / J’aime pas

Nous allons dans le vif du sujet en vous faisant part de nos coups de gueule et coups de cœur. Nous allons commencer par le négatif histoire de finir sur une note positive.

Les moins

La culture gastronomique

Ce n’est pas que la cuisine brésilienne soit mauvaise, c’est juste que c’est gras, lourd et roboratif. Tout est frit ou en pâte feuilletée bien épaisse. Ça pourrait encore se comprendre s’il y avait un climat polaire mais sous les Tropiques, ça passe moyen. En plus, la malbouffe est reine ici, même dans un supermarché le paquet de biscuit XXL coûte bien moins cher que des bananes. D’ailleurs ça se voit assez vite, les Brésiliens sont plus en chair que les Européens. Bref la cuisine brésilienne ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Les transports publics à Rio

Nous avons voulu jouer aux bons petits citoyens en utilisant les transports en commun,  mal nous en a pris! Rio possède pourtant un métro et un tram tout neufs, héritage des Jeux Olympiques 2016, mais la tarification est tellement compliquée que nous en avons perdu notre latin : appareils qui ne rendent pas la monnaie, il faut acheter une carte à recharger mais qu’on ne peut pas rendre à la fin, s’il n’y a pas un montant minimum on perd le solde de la carte, etc. Bref, pas de quoi inciter les Cariocas à lâcher leur voiture, malheureusement.

Le coût de la vie

Il est aussi élevé qu’en Europe, quelquefois les prix atteignent ceux de la Suisse alors que nous savons pertinemment que les salaires ne suivent pas toujours, Du coup, nous comprenons mieux les inégalités sociales, vrai fléau au Brésil.

On a kiffé!

La nature

Elle est omniprésente partout même en ville. Les Brésiliens aiment les arbres et les espaces verts et ça fait du bien à nos poumons. Nous entendons parler des déforestations massives en Amazonie et nous savons que c’est une vraie catastrophe environnementale mais le peu qu’il nous a été donné de voir dans le sud du pays, c’est une nature préservée et des humains qui la respectent.

Les dimanches sans voiture à Rio

C’est franchement la classe! Les Cariocas se réapproprient les rues à pied, à vélo et en roller et ça donne tout de suite une ambiance de vacances. Sans compter que la planète souffle un peu grâce à ces mesures anecdotiques certes, mais néanmoins nécessaires.

Les bus urbains à Foz de Iguaçu

Ici c’est facile. Les destinations et les numéros de ligne sont bien indiqués, il y a des receveurs dans les bus qui rendent la monnaie et si, par chance, il y en a pas, ben le bus est gratuit! En plus , les fréquences sont élevées.

La propreté

Le Brésil est vraiment super clean (voire aseptisé). Nous pouvons utiliser les toilettes publiques sans craindre de choper une maladie qu’on croyait disparue depuis des siècles, il n’y a pas un papier par terre et les propriétaires de chiens n’oublient jamais de ramasser les crottes sur les trottoirs. Nous savons bien que ce n’est pas partout comme ça, alors nous en profitons un peu.

La caïpirinhas

C’est la seule chose de bon marché au Brésil! Nous nous demandons d’ailleurs si les autorités brésiliennes soutiennent l’alcool et la malbouffe afin d’avoir des morts précoces et de ne pas payer de retraites! En tout cas, elles sont bonnes et adaptées au climat tropical!

Bref un séjour en demi-teinte pour nous, mais, comme déjà dit, nous n’avons qu’un minuscule aperçu du pays. Le Brésil restera quand même le pays à nous avoir presque dégoûté de la bouffe et à avoir réussi à nous faire rêver de légumes! Mais il restera tout de même le premier pays de notre tour du monde sur lequel nous avons mis un pied et pour ça, il restera inoubliable pour nous!

Nous aurions sûrement dû y rester un peu plus et découvrir d’autres régions mais voilà, nous ne sommes pas du tout à la bonne saison et aimerons profiter de l’été argentin qui commence gentiment. En plus, nous devons être à la mi-décembre à Puerto Madryn, il nous faut donc gentiment songer à avancer un petit peu.

Rio de Janeiro et ses plages

Voilà ça y est!! Nous avons enfin démarré notre tour du monde que nous préparons depuis des mois! Nous avons encore un peu de peine à réaliser que nous sommes partis pour de vrai mais nous sommes super heureux, super motivés et curieux de découvrir tout ce que va nous amener ce périple!

Si nous avons atterri à Rio, c’est simplement parce-que nous avons trouvé l’offre aérienne la plus intéressante pour rejoindre le continent sud-américain. D’ailleurs, le Brésil n’était même pas sur notre liste, à tort peut-être. De plus, ce n’est pas la bonne période : la saison des pluies approchant sous les Tropiques de l’hémisphère sud. Il nous faudra donc assez vite prendre la direction du sud afin de profiter de l’été austral des zones tempérées.

Mais en attendant, puisque nous sommes à Rio, autant en profiter! Surtout que nous avons atterri en plein coucher de soleil sur la baie! Nous avons vu cette beauté comme un signe du destin et voulons croire que notre voyage commence sous les meilleurs auspices!

Rio de Janeiro est la deuxième ville du Brésil après Sao Paulo est c’est sûrement la plus connue grâce notamment à ses plages, ses paysages de pain de sucre, son carnaval mais aussi ses faces sombres comme ses favelas. Contrairement à ce que beaucoup de personnes croient, ce n’est PAS la capitale du Brésil. Elle se trouve à Brasilia, une ville nouvelle sortie de nulle part dans les années 1960 et qui se trouve au centre du pays.

Nous avons trouvé la ville vraiment agréable, la nature est vraiment omniprésente partout, c’est assez inhabituel pour une métropole de cette ampleur. D’ailleurs, Rio possède une des deux seules forêts primaires en milieu urbain! L’autre se trouve à Singapour. Le premier jour nous avons pu apercevoir deux perroquets, un écureuil, quelques varans ou gros lézards y ressemblant et des dizaines de ouistitis tout ça sans quitter le périmètre de la ville. Nous ne savons pas si c’est suite aux Jeux Olympiques, mais les piétons et les cyclistes ont la part belle : grands trottoirs larges, pistes cyclables, systême de vélibs, facilités pour traverser la routes, etc. Du coup, nous en marchons des kilomètres et notre podomètre s’affole!

Les Playas

Qui dit Rio de Janeiro pense obligatoirement aux célèbres plages de Copacabana et d’Ipanema. En effet, elles sont vraiment belles. Ce sont sûrement les plus belles plages du monde en milieu urbain! Nous avons même assisté à un dimanche sans voitures dans ces deux quartiers ou tous les Cariocas (petit nom donné aux habitants de Rio) sortent leurs baskets, leurs rollers, leur vélo et leur maillot de bain et se réapproprient la ville avec la mobilité douce et donnent au coin un vrai air de station balnéaire vraiment cool, limite hippie. Mais ça reste l’océan Atlantique battu par les vents. La température de l’eau reste très froide, surtout pour Van la Frileuse, et seuls les plus courageux osent s’y baigner.

Nous avons trouvé trop sympa les vendeurs de Caïpirinhas sur la plage. Elles sont servies généreusement et restent très bon marché pour une ville chère comme Rio. Même une bouteille d’eau n’est pas si bon marché!

Vu la configuration particulière de la baie de Rio, très profonde et entourée de montagnes, la ville disposait de plusieurs forts aux endroits stratégiques afin de se protéger. Les premiers ont été construits par les Portugais du temps de la colonisation car la ville de Rio était une place stratégique pour le commerce entre le Brésil, les colonies portugaises d’Afrique et le Royaume du Portugal. Ces forteresses font encore aujourd’hui office de base militaire et sont encore gardées par l’armée brésilienne.

Ville coloniale

Avant l’arrivée des Européens, le site était occupés par des Amérindiens venus d’Amazonie mais le site n’a jamais été important pour ces tribus. Ce sont les explorateurs portugais Gaspar de Lemos et Gonçalo Coelho qui y accostèrent pour la première fois en 1502. Ils étaient accompagnés d’Amerigo Vespucci, le Florentin qui comprit que Christophe Colomb avait découvert un nouveau continent et qui donna ensuite son nom au dit continent. Les Portugais commencèrent à faire du troc avec les autochtones avant de les réduire à l’esclavage. Ils firent de Rio la capitale de leur colonie sur le sol américain.

Le centre historique regorge de bâtiments à l’architecture Renaissance Portugaise datant du XVIIe siècle. La conservation et la restaurations des monuments sont inégales mais il vaut quand même la peine d’aller y faire un petit tour. On y retrouve, au sol, les célèbres mosaïques noires et blanches qui nous rappellent avec plaisir Lisbonne ou d’autres villes portugaises.

Par contre, si vous voulez voir quelque-chose de vraiment moche, rendez vous à la cathédrale : une hérésie des années 1970 (1976 pour être précis) et même pas restaurée en plus! Pourtant, l’idée de base était de rendre hommage aux peuples indigènes de l’époque précolombienne avec cette forme pyramidale mais ça a vraiment mal vieilli. Et nous ne sommes même pas sûrs que les indigènes aient apprécié le geste!

Escalier Selaron

Une attraction majeure du centre de Rio reste l’escalier Selaròn. Il y a pas moins de 215 marches ornées de carreaux de faïence de 120 pays différents Il a été construit à l’occasion de la coupe du monde de 1994. Il vaut la peine de s’attarder pour y observer les petites céramiques car certaines sont vraiment très belles, d’autres plutôt drôles et originales. Nous y avons passé plus d’une demi-journée à observer les carreaux venant des quatre coins du monde!

Nous ne sommes pas montés sur le Pain de Sucre, au Corcovado car c’était tout simplement blindé de monde et, comme nous commençons notre périple, nous avons un budget à tenir.

Dans l’ensemble, Rio nous a plutôt enchantés, surtout que nous n’en attendions pas grand chose. Pour utiliser une expression bien de chez nous : nous avons été déçus en bien! Nous n’avons pas ressenti une once d’insécurité mais nous sommes restés prudents en évitant les favelas et de montrer tout signe extérieur de richesse.