Rio de Janeiro et ses plages

Voilà ça y est!! Nous avons enfin démarré notre tour du monde que nous préparons depuis des mois! Nous avons encore un peu de peine à réaliser que nous sommes partis pour de vrai mais nous sommes super heureux, super motivés et curieux de découvrir tout ce que va nous amener ce périple!

Si nous avons atterri à Rio, c’est simplement parce que nous avons trouvé l’offre aérienne la plus intéressante pour rejoindre le continent sud-américain. D’ailleurs, le Brésil n’était même pas sur notre liste, à tort peut-être. De plus, ce n’est pas la bonne période : la saison des pluies approchant sous les Tropiques de l’hémisphère sud. Il nous faudra donc assez vite prendre la direction du sud afin de profiter de l’été austral des zones tempérées.

Mais en attendant, puisque nous sommes à Rio, autant en profiter! Surtout que nous avons atterri en plein coucher de soleil sur la baie! Nous avons vu cette beauté comme un signe du destin et voulons croire que notre voyage commence sous les meilleurs auspices!

Rio de Janeiro est la deuxième ville du Brésil après Sao Paulo est c’est sûrement la plus connue grâce notamment à ses plages, ses paysages de pain de sucre, son carnaval mais aussi ses faces sombres comme ses favelas. Contrairement à ce que beaucoup de personnes croient, ce n’est PAS la capitale du Brésil. Elle se trouve à Brasilia, une ville nouvelle sortie de nulle part dans les années 1960 et qui se trouve au centre du pays.

Nous avons trouvé la ville vraiment agréable, la nature est vraiment omniprésente partout, c’est assez inhabituel pour une métropole de cette ampleur. D’ailleurs, Rio possède une des deux seules forêts primaires en milieu urbain! L’autre se trouve à Singapour. Le premier jour nous avons pu apercevoir deux perroquets, un écureuil, quelques varans ou gros lézards y ressemblant et des dizaines de ouistitis tout ça sans quitter le périmètre de la ville. Nous ne savons pas si c’est suite aux Jeux Olympiques, mais les piétons et les cyclistes ont la part belle : grands trottoirs larges, pistes cyclables, systême de vélibs, facilités pour traverser la routes, etc. Du coup, nous en marchons des kilomètres et notre podomètre s’affole!

Les Playas

Qui dit Rio de Janeiro pense obligatoirement aux célèbres plages de Copacabana et d’Ipanema. En effet, elles sont vraiment belles. Ce sont sûrement les plus belles plages du monde en milieu urbain! Nous avons même assisté à un dimanche sans voitures dans ces deux quartiers ou tous les Cariocas (petit nom donné aux habitants de Rio) sortent leurs baskets, leurs rollers, leur vélo et leur maillot de bain et se réapproprient la ville avec la mobilité douce et donnent au coin un vrai air de station balnéaire vraiment cool, limite hippie. Mais ça reste l’océan Atlantique battu par les vents. La température de l’eau reste très froide, surtout pour Van la Frileuse, et seuls les plus courageux osent s’y baigner.

Nous avons trouvé trop sympa les vendeurs de Caïpirinhas sur la plage. Elles sont servies généreusement et restent très bon marché pour une ville chère comme Rio. Même une bouteille d’eau n’est pas si bon marché!

Vu la configuration particulière de la baie de Rio, très profonde et entourée de montagnes, la ville disposait de plusieurs forts aux endroits stratégiques afin de se protéger. Les premiers ont été construits par les Portugais du temps de la colonisation car la ville de Rio était une place stratégique pour le commerce entre le Brésil, les colonies portugaises d’Afrique et le Royaume du Portugal. Ces forteresses font encore aujourd’hui office de base militaire et sont encore gardées par l’armée brésilienne.

Ville coloniale

Avant l’arrivée des Européens, le site était occupés par des Amérindiens venus d’Amazonie mais le site n’a jamais été important pour ces tribus. Ce sont les explorateurs portugais Gaspar de Lemos et Gonçalo Coelho qui y accostèrent pour la première fois en 1502. Ils étaient accompagnés d’Amerigo Vespucci, le Florentin qui comprit que Christophe Colomb avait découvert un nouveau continent et qui donna ensuite son nom au dit continent. Les Portugais commencèrent à faire du troc avec les autochtones avant de les réduire à l’esclavage. Ils firent de Rio la capitale de leur colonie sur le sol américain.

Le centre historique regorge de bâtiments à l’architecture Renaissance Portugaise datant du XVIIe siècle. La conservation et la restaurations des monuments sont inégales mais il vaut quand même la peine d’aller y faire un petit tour. On y retrouve, au sol, les célèbres mosaïques noires et blanches qui nous rappellent avec plaisir Lisbonne ou d’autres villes portugaises.

Par contre, si vous voulez voir quelque-chose de vraiment moche, rendez vous à la cathédrale : une hérésie des années 1970 (1976 pour être précis) et même pas restaurée en plus! Pourtant, l’idée de base était de rendre hommage aux peuples indigènes de l’époque précolombienne avec cette forme pyramidale mais ça a vraiment mal vieilli. Et nous ne sommes même pas sûrs que les indigènes aient apprécié le geste!

Escalier Selaron

Une attraction majeure du centre de Rio reste l’escalier Selaròn. Il y a pas moins de 215 marches ornées de carreaux de faïence de 120 pays différents Il a été construit à l’occasion de la coupe du monde de 1994. Il vaut la peine de s’attarder pour y observer les petites céramiques car certaines sont vraiment très belles, d’autres plutôt drôles et originales. Nous y avons passé plus d’une demi-journée à observer les carreaux venant des quatre coins du monde!

Nous ne sommes pas montés sur le Pain de Sucre, au Corcovado car c’était tout simplement blindé de monde et, comme nous commençons notre périple, nous avons un budget à tenir.

Dans l’ensemble, Rio nous a plutôt enchantés, surtout que nous n’en attendions pas grand chose. Pour utiliser une expression bien de chez nous : nous avons été déçus en bien! Nous n’avons pas ressenti une once d’insécurité mais nous sommes restés prudents en évitant les favelas et de montrer tout signe extérieur de richesse.

Pourquoi un tour du monde?

 

POURQUOI PARTIR FAIRE UN TOUR DU MONDE ?
That’s the question…

tdm

Parce-que nous sommes fous, tarés, dingues et complètement à la masse ?
Nous ne sommes pas du tout experts en psychologie pour bien répondre à cette question mais il se pourrait (au conditionnel bien sûr !) qu’un soupçon de folie soit à l’origine de ce projet.

folie

 

Parce-que nous sommes courageux ?
Pas plus de ceux qui élèvent des enfants, entretiennent une maison, et se lèvent tous les matins pour aller bosser.

courageux

Parce-que nous avons le virus du voyage ?
Oh que oui ! Un virus super puissant et totalement incurable !

virus

 

Parce-que nous avons tout plein d’argent ?
Absolument pas !! D’ailleurs nous nous sommes inscrits à des projets de volontariats contre le gite et le couvert comme Wwoofing, Workaway, Helpx, etc afin d’économiser le plus possible. De plus, nous visiterons en majorité des pays au niveau de vie bien moins élevé que chez nous. Nous avons également vendus tout nos biens pour financer en partie ce grand voyage. Et puis nous allons nous enrichir c’est sûr, mais pas avec de l’argent !

Picsou

Parce-que nous sommes des fainéants et nous ne voulons pas travailler ?
Bien au contraire ! Nous allons mettre la main à la pâte dans des projets tels que Wwoofing, HelpX ou encore Workaway dans le but, certes, d’économiser de l’argent, mais aussi de pouvoir toucher à d’autres domaines que les nôtres, acquérir un peu d’expérience et rencontrer des gens lors de leurs activités de tous les jours. Mais pour cela, il faudra se lever de son hamac et s’’activer un peu !

fainéant

Parce-que nous voulons fuir l’hiver et le froid ?
Là, c’est Van qui plaide coupable, elle qui ne supporte pas les températures inférieures à 25 degrés. Mais c’est aussi une question pratique : vous nous imaginez porter tout un équipement d’hiver dans un sac à dos ? Donc nous voyagerons en tenant compte des saisons.

frileuse

 

Parce-que nous voulons profiter de notre vie de couple ?
Trois fois oui ! Nous travaillions tous les deux en horaires irréguliers et nous pouvions passer des semaines entières en nous croisant à peine. D’ailleurs c’est en cherchant des solutions à ce problème que, petit à petit, nous est venue l’idée d’entreprendre un grand voyage les deux. Du coup, nous prenons le risque de ne plus nous supporter !

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Parce-que nous voulons goûter toutes les cuisines du monde ?
Nous voilà démasqués ! Notre deuxième passion est la cuisine, autant derrière les fourneaux que les pieds sous la table. Nous nous sentons donc obligés d’élargir nos horizons gastronomiques (et œnologiques bien sûr) !

gourmand

Pour prendre le temps de vivre ?
Absolument ! Durant ce voyage, nous n’aurons aucun impératif de temps. Un trajet durera le temps qu’il durera, personne ne se plaindra d’un quelconque retard ! Nous apprendrons également à nous écouter (faim, fatigue, etc) et s’il nous faut une semaine de repos à la playa, et bien nous nous l’accorderons !

pressé

Par goût du défi ?
Ce n’est pas le but premier mais nous savons qu’il y en aura. Nous devrons apprendre à galérer un peu et à gérer des imprévus. Nous serons 24h/24 ensemble dans des environnements qui ne nous seront pas familiers à devoir gérer la fatigue, les coups de blues, les petits soucis de santé, une pluie tropicale qui surgit sans crier gare, des autochtones pas toujours bienveillants, les difficultés à se faire comprendre, les phobies, le mal du pays et une multitudes de choses dont nous ne soupçonnons pas encore l’existence. Mais nous sommes motivés à relever tous les défis que ce voyage mettra sur notre route !

défi

Pour s’en mettre plein les yeux ?
Ça ne fait aucun doute ! Il y a bien sûr les paysages de cartes postales (Qui n’a jamais rêvé du Macchu Picchu, des chutes Victoria ou d’Ayers Rock ?) mais pas seulement ! Nous voulons nous en mettre plein les yeux en sortant un peu des sentiers battus : découvrir une petite crique isolée et déserte, apercevoir un koala entre les feuilles d’un eucalyptus, surprendre les sourires timides des autochtones, sentir les effluves d’un marché (même ceux des durians !), voir les Vietnamiennes dans leur plus beaux atours pour le Têt, etc, etc.

pleinlesyeux

Parce-que nous sommes des extra-terrestres inadaptés à cette société occidentale de consommation ?
Ça c’est certain ! Nous ne comprenons pas les valeurs typiquement suisses (voire européo-américaines) du travail, de l’argent et de la réussite. Il est fort probable que nous ne nous adapterions pas mieux à une autre société mais ça vaut le coup de voir comment ça se passe ailleurs. Dans tous les cas, nous apprendrons beaucoup de choses, que ce soit sur nous-mêmes, sur les différents peuples, la géographie et sur comment font les Asiatiques pour supporter l’odeur du durian !

extraterrestre