Grand bilan de notre trip 2021-2022

Nous voilà de retour dans notre fief valencien après avoir passé nos derniers jours en famille à Istanbul mais avant de nous tourner vers l’avenir, nous allons regarder une dernière fois en arrière sur notre voyage pour vous livrer un bilan.

En chiffres

Pays visités

Cinq. Bulgarie, Turquie, Ouganda, Tanzanie et Egypte.

Continents traversés

Trois. Europe : Bulgarie et la plaine de Thrace en Turquie. Asie mineure : Turquie et Afrique : Ouganda, Tanzanie et Egypte.

Durée du voyage

199 jours, soit environ 6 mois et demi

Distance parcourue

29717 kilomètres de Valence, Sofia, Plovdiv, Istanbul, Konya, Alanya, Antalya, côte lycienne, Antalya, Istanbul, Entebbe, Jinja, Fort Portal, Kabale, Mwanza, Arusha, Moshi, Dar-es-Salaam, Zanzibar, Dar-es-Salaam, Le Caire, Assouan, Hurghada, Marsa Alam, Hurghada, Antalya, Adana, Izmir, Bodrum, Afyon, Istanbul et retour à Valence. Le tout en avion, en bus, en train, en ferry, en dolmus, en matatu, en boda-boda, et en dalla-dalla.

Altitude la plus basse

Le niveau de la mer, ben partout où il y avait des côtes c’est à dire partout sauf en Bulgarie et en Ouganda.

Altitude la plus haute

2200 mètres sur les hauteurs du lac Bunyoniy dans le sud de l’Ouganda.

Température la plus basse

-1 degré (Oui, il y a le moins devant!) à Konya. Heureusement, ce n’était qu’une escale de quelques heures le temps de changer de train et nous avons trouvé de quoi nous réchauffer.

Température la plus haute

35 degrés sous un soleil écrasant à Dar-es-Salaam mais c’est une température normale pour un mois de janvier sur la côte en Tanzanie.

Points géographiques intéressants
  • Le Bosphore à Istanbul, qui sépare l’Europe de l’Asie
  • Anamur : le point le plus au sud de l’Anatolie
  • La source du Nil à Jinja
  • Le point zéro à Kikorongo. Après Quito et Pontianak, nous avons eu la chance de traverser pour la troisième fois la ligne de l’Equateur, une fois par continent!
  • Le Kilimandjaro : le point culminant de Tanzanie (5895 mètres d’altitude!) et de tout le continent africain
Les sept merveilles du monde antique

Par le plus incroyable des hasards, nous avons vu l’emplacement de trois des sept merveilles du monde antique lors de notre trip! Ce n’était absolument pas prémédité mais ça nous a donné encore des idées pour rallonger notre déjà très longue wishlist de voyage. Nous avons donc vu :

  • La pyramide de Khéops à Gizeh
  • Le templs d’Artémis près du site d’Ephèse
  • Le mausolée d’Halicarnasse à Bodrum
Matériel remplacé

Il y a eu l’histoire du vol du smartphone à Van à Dar-es-Salaam que nous n’allons pas ressasser indéfiniment car ce sont des choses qui peuvent arriver n’importe où dans le monde et puis nous avons tourné la page. Et acheté un nouveau téléphone!

Fab a été touché par la malédiction des lunettes de soleil! Il en a cassé deux paires. Par contre, cette fois, contrairement à notre premier tour du monde, nos câbles ont bien tenu le coup.

Nos chaussures de trek n’ont pas fini le voyage avec nous. Il faut dire qu’elles dataient de notre arrivée en Espagne en 2020 et que nous les avons usées jusqu’à la corde, notamment sur les sentiers de Tenerife. Nous les avons remplacées lors de notre retour en Turquie. Van a même laissé les siennes en Egypte. Mais non! Elle n’a pris l’avion pieds nus, c’est une fille, elle a des baskets de ville!

Enfin, nous avons dû acheter des pulls également lors de notre retour en Turquie car nous étions vraiment mal équipés pour l’hiver.

Evidemment, il y a toujours les éternels achats de savon ou de dentifrice, mais pour un voyage au long cours, nous ne nous en sommes pas trop mal sortis. Nos backpacks de 8 et 9 kilos n’ont pas pris de poids pendant notre trip.

Le Kilimandjaro, point culminant de l’Afrique

Ce qui était prévu au départ…

Comme souvent dans ce genre de trip, les imprévus ne sont pas rares! En partant en temps de Covid, nous nous attendions à devoir revoir nos plans plus souvent qu’à notre tour. Pourtant, ce n’est pas à cause de ce satané virus que nous avons dû revoir notre copie plusieurs fois même s’il nous a cloué au lit une petite semaine en Tanzanie.

Notre premier petit couac a déjà eu lieu bien avant notre départ puisque notre but était d’aller en Amérique Centrale. Aucun rapport avec la Turquie et l’Afrique, on vous le concède. Mais suite à un bug informatique, nous n’avons jamais réussi à régler nos billets pour le Mexique. Au lieu de nous acharner, nous avons pris ce contretemps pour un signe du destin et avons décidé d’aller explorer un autre coin. Et nous ne regrettons pas une seconde notre décision.

Le hasard et les bonnes offres nous ont finalement conduit en Turquie, puis en Ouganda. De là, notre but était de remonter par voie terrestre jusqu’en Egypte. Mais voilà, un conflit armé a éclaté en Ethiopie puis le Soudan a été victime d’un coup d’état remettant en cause une partie de notre trip.

Nous avons aussi galéré en Tanzanie, un pays qui finalement est très peu fait pour le voyage en backpack et avons quitté le pays plus tôt que prévu. Avec les frontières fermées et les restrictions dues au Covid, nous avons pris la décision qui nous semblait la plus juste sur le moment, c’est-à-dire rejoindre l’Egypte puis compter sur la douceur méditerranéenne du sud de la Turquie pour finir notre trip. Grosse erreur de jugement climatique! Honnêtement, sur ce coup-là, si c’était à refaire, nous ferions autrement. Mais voilà, nous sommes toujours plus intelligents après et nous n’avons quand même pas passé une mauvaise fin de trip malgré la météo peu clémente.

Enfin, nous voulions traverser sur la Grèce depuis Bodrum mais les liaisons maritimes entre les deux pays n’ont toujours pas repris malgré la réouverture des frontières. C’est sûrement le point le plus frustrant de notre voyage car l’île de Cos se voit parfaitement depuis les côtes turques et le trajet se fait en à peine vingt minutes! Finalement, nous avons profité de deux semaines supplémentaires en Turquie et nous avons pu rencontrer les parents de Van qui sont venus à Istanbul après avoir appris notre déconvenue et avons passé un très bon moment en famille. UN GRAND MERCI à eux!

Nos coups de cœur

Notre voyage en général a déjà été un énorme coup de cœur et nous avons découvert des contrées complètement inédites pour nous.

Pour les gens

La Turquie! Même s’il a été parfois difficile à se faire comprendre à cause de la non pratique de l’anglais, nous avons trouvé les Turcs vraiment adorables! Ils sont ouverts, curieux, souriants, accueillants, bienveillants (parfois même trop!), et foncièrement honnêtes y compris dans la mégapole d’Istanbul. Plus nous nous dirigions vers le sud-est, plus la gentillesse des Turcs était marquée.

Nous avons également eu de très bons contacts avec la population locale en Egypte et en Tanzanie.

Pour les paysages

L’Ouganda sans aucune hésitation! Le pays a d’ailleurs pris la tête sur notre liste des plus beaux paysages que nous avons traversés, dépassant le Sri Lanka! (qui reste quand même un pays magnifique malgré sa deuxième position!). Le climat équatorial de l’Ouganda nous donne une végétation incroyable et très variée. C’est également le pays où nous avons pu observer la plus grande diversité dans les espèces d’oiseaux! C’est un endroit que nous n’excluons pas du tout de revisiter ultérieurement.

Pour la playa

Zanzibar of course! Nous nous attendions à un truc vraiment surfait. Mais non, Zanzibar est digne de l’image de carte postale qu’on lui donne! Le sable blanc et les eaux cristallines sont bien là! En plus, sur la côte est, le littoral n’a pas été défiguré par un bétonnage anarchique et une alignée hideuse d’hôtels.

La mer Rouge n’a pas beaucoup à envier à Zanzibar pour la clarté de ses eaux et la richesse de ses récifs!

Pour la culture

Entre Egypte et Turquie, notre cœur balance. La première est riche de son histoire des Pharaons avec ses pyramides, ses hiéroglyphes et ses temples. Quant à la deuxième, c’est plutôt Grèce Antique et Empire Ottoman. Dans les deux cas, nous avons adoré nous imprégner de l’histoire des lieux! Donc, les deux pays sont à égalité!

Pour la gastronomie

Nous avons eu de la chance, tous les pays que nous avons visité sont des paradis gastronomiques! Bon OK, à part la Bulgarie mais nous n’y sommes restés qu’un week-end et n’avons pas eu le temps d’en faire une indigestion.

Finalement, c’est l’Egypte qui a notre préférence, mais après de looooooongues délibérations! La vallée du Nil hyper fertile et au climat qui varie du nord au sud apporte une variété de produits incroyables, le tout relevé avec des épices moyen-orientales et ça donne une de nos cuisines préférées au monde! Le climat méditerranéen du nord nous offre une quantité de légumes ainsi que des agrumes. Nous avons bu le jus d’orange frais le plus sucré de notre vie! Le sud, lui, nous offre des fruits tropicaux comme les bananes où la canne à sucre, vraiment délicieuse à déguster en jus! Sans oublier les falafels à base de haricots verts qui sont les meilleurs du monde!

Notre coup de cœur absolu

Là, non plus il n’a pas été facile de choisir tant l’ensemble de notre voyage a été incroyable! Tous les pays que nous avons visités auront été un coup de cœur à leur manière.

Après une belle plongée dans nos souvenirs et un peu de recul, nous en sommes venus à la conclusion que notre pays coup de cœur est….. (attention, roulement de tambour!)… L’Egypte!

C’est un peu une surprise car nous avions quelques préjugés sur le pays (que nous avons recensé ici) . Oui, c’est nul, mais nous sommes humains après tout… Nous redoutions surtout d’être déçus car l’Egypte a longtemps nourri notre imaginaire. Finalement, nous avons été « déçus en bien » et nous avons été subjugués par tout ce que nous avons vu, ressenti ou goûté. Finalement, notre seule déception aura été de ne pas avoir pu prolonger notre visa comme nous l’aurions voulu. Mais ce n’est que partie remise! Nous avons déjà une folle envie d’y retourner!

Temple de Karnak à Louxor
Premiers pas en Afrique…

Ce trip nous a permis pour la première fois de poser les pieds en Afrique subsaharienne. Les pays africains sont des destinations difficiles à caser dans un tour du monde car les offres aériennes intercontinentales sont quasiment inexistantes et le coût est énorme. Il y a aussi le problème de l’instabilité politique dans certains pays et les situations peuvent changer d’un jour à l’autre. Certains visas sont également très difficiles à obtenir et leur durée est généralement très courte, trop courte pour du vrai slow travel.

Comme notre trip prévoyait un retour, et que, finalement, nous ne nous sommes pas envolés pour le Mexique, l’Afrique nous paraissait une destination idéale. Enfin, surtout pour Van. Fab a été un peu plus frileux sur le sujet et difficile à convaincre. Mais maintenant, il ne rêve que d’y retourner! Il avait d’ailleurs fait exactement le même coup avec l’Inde!

Certes, voyager en Afrique n’est pas si simple mais pas impossible. Nous avons d’ailleurs quitté la Tanzanie plus tôt que prévu car le pays n’est pas du tout prévu pour des trips en backpack mais PAS parce-que nous n’avons pas apprécié! Au contraire, c’est un coin fascinant et le bilan que nous avions rédigé est sorti plutôt positif.

Nous n’avons fait qu’un tout petit coin de cet immense continent mais nous avons déjà ouvert une sacrée boîte de pandore qui va nous attirer irrésistiblement dans ses filets! Nous avons été agréablement surpris par le non gaspillage et le recyclage de tous les objets en Ouganda et en Tanzanie. Nous, Occidentaux, avec notre surconsommation avons de grandes leçons à prendre sur ce sujet-là. Nous avons également remarqué que nous sommes devenus beaucoup plus fatalistes qu’avant. A force de ne pas avoir tout qui fonctionne, chaque petite chose qui marche correctement est une petite victoire. C’est une attitude qui nous aide vraiment dans nos démarches administratives en Europe. Maintenant, nous sommes conscients du privilège d’avoir de l’électricité sans aucune coupure, des transports dignes de ce nom, de l’eau courante et un internet haut débit. Nous avons également appris la lenteur, la vraie! Une langueur que même au Cambodge, pays le plus relax d’Asie, nous n’avons pas connue.

Nous avons, bien sûr, également adoré le côté plus carte postale du continent comme les paysages, la faune, les gens, la gastronomie (eh oui!) ainsi que les plages de rêves donnant sur l’océan Indien.

Nous commençons tout gentiment à avoir un peu de recul sur tout ce que nous avons vu sur ce coin de continent et n’avons sûrement pas encore digéré tout ce que nous y avons vécu mais nous pouvons déjà affirmer que l’expérience était incroyable et que nous ne regrettons pas une seconde d’y avoir posé un pied. Nous mourrons d’ailleurs d’envie d’y retourner, d’y découvrir de nouveaux pays, de nouvelles cultures et d’étoffer nos aventures en terres africaines.

Les paysages incroyables d’Ouganda

Spoiler Alert!

Nous savons que ce paragraphe est un des plus attendu de nos bilans mais cette fois, nous allons un peu vous laisser sur votre faim. C’est parce-que nous travaillons sur plusieurs projets (pro, perso et voyages) et que nous ne savons pas encore lesquels vont vraiment aboutir.

Ceux qui nous suivent sur les réseaux sociaux le savent déjà, nous sommes de retour en Espagne. Nous allons rester dans notre fief valencien jusqu’à fin mai environ. Les prochaines semaines seront très studieuses et administratives pour nous mais nous tâcherons quand même d’aller faire quelques petites balades afin de vous en faire découvrir un peu plus de notre belle région.

Juin sera un peu plus festif. C’est le mois de nos anniversaires respectifs et cette année, Fab passe le cap de la quarantaine et nous allons marquer le coup! Eh oui, même un globe-trotter ça vieillit! Nous allons donc faire un petit tour nous verrons où mais nous resterons sûrement au sein de l’UE. (En vrai Van a une petite idée mais chuuuuuuut, c’est une surprise!) En juin, nous fêterons également nos noces de bois (5 ans de mariage!), c’est une raison de plus d’aller faire une petite virée quelque part!

Nous allons ensuite prendre nos quartiers d’été. Nous ne savons pas encore où ce sera exactement mais nous allons délaisser la côte et son tourisme de masse pour aller découvrir une partie de l’arrière-pays espagnol. Il y a déjà deux régions qui nous titillent fortement. Reste à savoir dans laquelle nous trouverons notre bonheur.

Pour la suite, qui vivra verra….

Les eaux cristallines de Zanzibar

C’est sur ces belles paroles que nous achevons ce bilan et nous espérons que vous l’aurez apprécié autant que nous avons apprécié nos six mois de voyage! Et promis, de nouvelles aventures arriveront très vite!

Bilan de l’Egypte

Après un mois passé dans le pays des pharaons, il est temps de vous dresser notre traditionnel bilan!

Comment voyage-t-on en Egypte en temps de Covid?

Nous avons dû montrer patte blanche, c’est à dire notre certificat Covid avant le départ et à l’arrivée avant de passer la douane. A l’aéroport de Dar es Salaam on nous l’a scruté attentivement. Par contre, à l’arrivée au Caire, on y a à peine jeté un coup d’œil.

Sur place, c’est aussi open bar qu’en Tanzanie. Les gens portent plus ou moins le masque dans le métro du Caire et son port est obligatoire dans la gare de Louxor, c’est tout. S’il y avait des mesures, nous les aurions bien entendu respectées mais nous sommes quand même contents d’avoir du rab dans notre trêve Covid.

Temple de Karnak à Louxor

En chiffres

Durée du séjour

27 jours puisque nous n’avons pas pu prolonger notre visa de 30 jours.

Budget

18500 EGP (livres égyptiennes) soit 1038€ ou 1086,15 CHF, ce qui fait une moyenne journalière de 685 EGP soit 38,45€ ou 40,20CHF. Nous sommes dans un très bon budget étant donné qu’il faut y compter un visa coûtant 25$ par personne ainsi que toutes les visites de sites historiques que nous avons faites! La nourriture et le train sont particulièrement bon marché et ont fait pencher la balance vers le bas.

Distance parcourue

2092 kilomètres : Le Caire – Gizeh – Le Caire – Louxor – Assouan – Barrage d’Assouan – Assouan – Louxor – Hurghada – Al Quseir – Marsa Alam – Hurghada, principalement en train et en bus.

Gouvernorats traversés

9 : Le Caire, Gizeh, Beni Souef, Assiout, Sohag, Qena, Louxor, Assouan et Mer Rouge.

Extrêmes d’altitudes

Le niveau de la mer au bord de la Mer Rouge et 194 mètres à Assouan. Nous battons certainement le record de l’altitude moyenne la plus faible.

Extrêmes de température

15 petits degrés au Caire et 26 degrés à Hurghada. Ce sont des températures de milieu de journée. Pendant la nuit, nous avons eu des températures qui sont descendues jusqu’à 5 degrés et sans chauffage! Nous sommes allés en Egypte juste un mois trop tôt, il commençait vraiment à faire bon la dernière semaine de notre séjour.

La première cataracte du Nil, à Assouan

Préjugés sur l’Egypte

L’Egypte est un des pays, avec les Etats-Unis, sur lequel nous avons entendu le plus d’idées reçues. Nous allons découvrir si elles sont fondées ou pas par rapport à notre expérience.

L’Egypte, c’est dangereux

Sur la route oui! Sinon ce n’est pas plus dangereux qu’ailleurs. On doit cette idée reçue aux différents attentats qu’a connus le pays. Mais des attentats, il y en a eu aussi en France et en Espagne et on n’arrête pas d’y vivre pour autant. Evidemment, il faut observer les règles élémentaires de prudence mais comme dans n’importe quel pays du monde.

En Egypte, les rabatteurs sont insupportables

Sur la corniche à Assouan, ils sont effectivement pénibles mais ce n’est pas pire qu’à Bali. Il y a quelques rabatteurs également à Louxor mais ils ne sont pas insistants. Ailleurs, nous ne nous sommes fait rabattre que très rarement. Il faut dire qu’avec son faciès très méridional, Fab se fait souvent passer pour un Arabe et que, peut-être, il attire moins les rabatteurs que les autres touristes.

L’Egypte c’est pollué

Au Caire, c’est encore pire que ça! L’air y est irrespirable. Pourtant, nous y étions en janvier et il y faisait froid. Nous n’osons pas imaginer la qualité de l’air pendant les grosses chaleurs estivales! Dans les autres grandes villes, nous sentons que l’air n’est pas top mais c’est supportable. Il faut dire que le parc automobile égyptien est particulièrement pourri avec des antiquités sur pneus très polluantes.

En Egypte, il faut tout le temps lâcher un bakchich

Non! En fait, le sujet du bakchich divise la population égyptienne. Certains nous l’ont demandé avec un culot qui dépasse l’entendement surtout, qu’en général, ils ne nous offraient aucun service en échange. Demandes qui se sont chaque fois soldées par un refus ferme de notre part. D’autres tentaient de l’obtenir en essayant de ne pas nous rendre totalement la monnaie lors d’un achat. Là non plus, avec nous, ça n’a pas fonctionné. Mais nous avons croisé beaucoup de gens qui s’insurgent contre ce genre de pratique et qui sont parfaitement conscients que ça ternit l’image du pays. Finalement, les seuls « bakchichs » que nous avons donné étaient quand nous arrondissions, de notre plein gré, la somme demandée vers le haut et là, il y en a même, qui nous les ont refusés!

L’Egypte, c’est en plein désert

Oui! Et pour être précis, elle est même à cheval sur deux déserts différents : l’arabique à l’est et le libyque à l’ouest. Mais le Nil apporte une véritable bande de verdure en son centre et nous avons été étonné de toute la végétation qu’on peut y trouver.

L’Egypte, c’est très conservateur

En Nubie c’est totalement vrai! Au point qu’à Assouan, les femmes et les hommes sont séparés sur le bateau qui traverse le Nil, traversée qui dure trois minutes. Imaginez tout ce qui pourrait se passer de répréhensible dans ce laps de temps! Dans le Vieux-Caire, c’est aussi bien conservateur. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle le Caire islamique! Dans le reste du pays, c’est un peu moins flagrant. En tant qu’Occidentaux, nous ne sommes pas trop concernés par tout ça sauf pour les habits qu’on doit porter longs. Du côté de la Mer Rouge, c’est beaucoup plus ouvert et nous pouvons nous promener en short sans subir le regard insistant des locaux.

Si les idées reçues sont parfois vraies, il n’y a pas de fumée sans feu, elles sont souvent beaucoup plus anecdotiques en vrai.

Paysage désertique près de Marsa Alam

Coups de coeur / Coups de gueule

Comme d’habitude, nous vous partageons tout ce que nous avons aimé, ou pas. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, nous parlerons encore une fois des points négatifs en premier.

Coups de gueule

Les petites magouilles

Ce ne sont jamais de grosses arnaques et ce n’est pas du tout systématique mais certains essaient de nous soutirer quelques livres par tous les moyens. Ils ont l’art d’entretenir une certaine confusion pour mieux nous avoir. Il faut constamment être vigilants et c’est usant à la longue surtout que, parfois, ça nous pousse à être méfiants avec des personnes qui ne le méritent absolument pas. Nous savons que dans la culture arabe l’art de la négociation est très important et que souvent, certains recourent à ces subterfuges juste pour entamer une discussion. Mais d’autres prennent juste les touristes pour des porte-monnaie sur pattes et c’est tout simplement du foutage de g…!

Avoir froid à l’intérieur

En hiver en Occident, nous sommes habitués à avoir du chauffage et de rentrer dans des pièces agréablement tempérées quand il fait froid dehors. Mais en Egypte, les pièces ne sont pas chauffées. Quand pendant la nuit, la température descend à 5 degrés dans le désert, tu as compris ta douleur! Nous avons passé quelques nuits et quelques réveils bien difficiles. Mais voilà, pendant la majeure partie de l’année, l’Egypte souffre beaucoup plus de la chaleur que du froid. Nous comprenons totalement qu’on n’investit pas dans du chauffage juste pour quelques semaines par an.

L’air sec du désert

Nous nous habituons sans peine à la chaleur moite des Tropiques mais pour le désert c’est une autre histoire. L’humidité de l’air oscille entre 20 et 30% et la sécheresse met nos bronches et notre peau à rude épreuve. Sur le littoral, nous avons eu, pendant trois jours, une sorte de mistral local qui a accentué cette sensation d’air sec et qui nous a refilé un bon mal de tête. Se réveiller tous les matins avec une bonne gueule de bois dans un pays qui ne sert pratiquement pas d’alcool est quand même un comble!

Le bétonnage du littoral de la mer Rouge à Hurghada

Nous nous plaignions de l’Espagne mais à Hurghada, c’est encore pire! Il n’y a pas un centimètre de plage qui est accessible au commun des mortels et la côte est bordées d’immeubles moches et de gros complexes hôteliers. Comme plusieurs crises sont passées par là, il reste des dizaines de chantiers inachevés qui commencent déjà à se délabrer. Bref, un gros gâchis!

Coups de coeur

Les gens

A quelques exceptions près (voir plus haut), les Egyptiens sont vraiment adorables. Ils ont l’entraide dans leur ADN et sont vraiment d’une extrême bienveillance. Nous sommes même parfois décontenancés par tant de gentillesse et de sollicitude. Leur niveau d’anglais est très bon et il est très facile de communiquer avec eux.

La gastronomie

Une vraie bonne surprise! Nous avons eu l’expérience du désert à Oman où la gastronomie est vraiment décevante, nous nous attendions donc à rien au niveau gustatif à notre arrivée en Egypte. Grave erreur! Nous avons sous-estimé le Nil et sa capacité d’irrigation. Du coup, il y a plein de bonnes choses qui poussent dans la Vallée du Nil dont des aubergines qu’on sert marinées avec une fabuleuse sauce à l’ail. La cuisine égyptienne ressemble à celle du Moyen-Orient mais en mieux! C’est riche en fruits, en légumes, en légumineuses et surtout en épices qui donnent aux plats une saveur incroyable! L’Egypte a sa propre variété de falafels, ils ne sont pas faits à base de pois chiches comme partout ailleurs mais avec des haricots verts qui leur donnent une couleur particulière et un goût un peu différent mais très bon! Nous nous sommes régalés comme des rois durant notre séjour!

Le café

Pour apprécier le café égyptien, il faut aimer les cafés bien serrés car il ferait passer le café turc pour une boisson très légère! Ça tombe bien, c’est ce que nous préférons! Il a toujours une petite saveur de noisette ou de caramel et se déguste confortablement installé dans des petits troquets plein de charme.

Les bars à jus

Les Egyptiens raffolent de jus de fruits et des dizaines de bars à jus sont disséminés dans les villes. Grâce au Nil et à la diversité de ses climats (méditerranéen au nord, chaud au sud), l’Egypte produit une diversité incroyable de fruits comme la banane, les citrons, la grenade, la canne à sucre, les pommes,… Nous avons bu le meilleur jus d’orange de notre vie! Les oranges sont tellement douces que nous avons eu l’impression de boire du Fanta Orange!

Les sites historiques

L’Egypte est connue pour ses sites datant du temps des pharaons, avec raison! Ils sont superbes. Et nous n’en avons visités que quelques-uns! En plus, à part Abou Simbel, ils sont faciles d’accès et le prix d’entrée reste relativement correct. (en général 200EGP soit 11,20€ ou 11,75CHF) En ce qui nous concerne, tous ces témoignages du passé nous ont littéralement fascinés!

La mer Rouge

Nous comprenons aisément pourquoi la mer Rouge est le paradis des plongeurs! Rien que depuis le bord, le récif est incroyable! Nous en avons vu des mers et des plages mais la région de la mer Rouge nous a enchanté et rentre sans problème dans notre top 3 des plus belles mers du monde!

Samadai Beach, Marsa Alam

L’Egypte a longtemps été un rêve pour Van et elle ne regrette pas du tout de l’avoir réalisé! Nous avons découvert un pays extraordinaire, d’une grande richesse culturelle, complexe, plein de paradoxes et beaucoup plus varié qu’espéré. Avant notre arrivée nous pensions que l’Egypte était un pays à voir une fois pour ses temples et basta. Que nenni! Ce pays a beaucoup plus à offrir et mérite amplement une visite ultérieure (ou plusieurs!) de notre part. En tout cas, elle fait partie de nos gros coups de cœur de voyage!

Pyramide de Khéops, Gizeh

SPOILER ALERT!

Choisir la destination suivante nous a valu des heures de discussions. Nous sommes un peu trop tôt en termes de climat mais nous ne voulions quand même pas faire un détour illogique par le sud. L’idée de déjà rentrer en Espagne nous a effleurée mais notre assurance voyage court jusqu’au 25 avril et ne nous couvre pas dans notre pays d’origine, nous ne voulons pas gaspiller ces deux mois. Nous allons évidemment nous mettre en route sur le chemin du retour mais par…. (roulements de tambour…) la Turquie! Nous avons tellement adoré ce pays lors de notre séjour en octobre dernier que nous avons décidé d’y retourner et d’en découvrir un peu plus. Nous n’avons pas encore goûté à toutes les sortes de baklavas! Nous arriverons par Antalya pour des raisons climatiques. Depuis là, notre retour au bercail se fera par voie terrestre.

Pour vous mettre dans l’ambiance, voici une photo de la superbe baie de Kaş sur la côte lycienne.

Bilan de la Tanzanie

Dans notre dernier article, nous vous disions vouloir explorer la Tanzanie encore un peu. Alors pourquoi venons-nous déjà avec notre bilan? Tout simplement car nous avons changé d’avis! Nous sommes un peu fatigués de la difficulté à voyager en autonomie dans ce pays. Finalement, c’était moins compliqué en Ouganda. A notre retour de Zanzibar sur le continent, tout à été de travers. Nous voulions prendre le Tazara, une ligne de chemin de fer qui parcourt le sud-ouest du pays, mais il y avait trois semaines d’attente. Nous n’avons pas trouvé de bus pour nous rendre sur la côte plus au nord. Nous avons vraiment galéré pour trouver un ATM qui fonctionne. Nous pensions également nous rendre à Kilwa sur la côte sud mais le fait de devoir débourser 40$ par personne pour accéder aux ruines et de devoir, en plus, prendre un guide nous a vite refroidi. Même le Taj Mahal n’est pas autant un attrape-touristes! Le coup de grâce nous a été donné quand Van s’est fait voler son smartphone dans le bus à Dar-es-Salaam! Attention, nous ne sommes pas du tout en train d’insinuer que tous les Tanzaniens sont des voleurs! Nous avons juste été victimes d’un habile pickpocket dans une grande ville et c’est typiquement le genre de mésaventure qui aurait pu nous arriver n’importe où dans le monde. Mais ce cumul de petites galères nous a fait comprendre que les planètes ne veulent pas s’aligner pour nous en Tanzanie et qu’il est temps de quitter le pays avant d’en être vraiment dégoûtés. Nous avons donc pris un vol pour ailleurs et nous avons passé les deux semaines d’attente avant notre départ sur les magnifiques plages à Kigamboni au sud de Dar es Salaam à profiter de la vie et à élaborer plein de nouveaux projets. Ces derniers jours plus tranquilles nous auront finalement permis de voir la Tanzanie sous un meilleur jour et de partir sur une note positive.

Maintenant que vous savez tout, nous pouvons vraiment passer à la partie bilan!

Sa majesté le Kilimandjaro, point culminant de Tanzanie et de toute l’Afrique

Comment voyage-t-on en Tanzanie en temps de Covid?

En théorie, il faut montrer un test PCR négatif de moins de 96 heures pour entrer en Tanzanie. Nous avons essayé de le faire à Masaka, dernière ville ougandaise avant la frontière mais, sans symptômes, on nous l’a refusé. On nous a indiqué que tout était organisé pour les tests directement à la frontière. D’autres voyageurs passés avant nous (et même après!) nous ont confirmé cet état de fait. Mais à notre passage, personne ne nous a fait de test et personne ne nous a rien demandé si ce n’est notre certificat de vaccination contre la fièvre jaune mais ça n’a rien à voir avec le Covid. Nous avons montré notre pass sanitaire et apparemment ça a suffi. Nous avons traversé la frontière un dimanche, jour du Seigneur super respecté dans la communauté chrétienne, ça explique sûrement l’absence de personnel pour nous curer le nez. Donc si vous comptez vous rendre en Tanzanie prochainement, sachez que le test PCR est exigé, il y a peu de chances que vous passiez entre les gouttes.

A l’intérieur du pays, c’est open bar, il n’y a aucune mesure prise contre la propagation du virus. En Tanzanie, le Covid n’existe pas! Nous n’avons aucune idée si c’est une stratégie pertinente, nous ne sommes pas médecins, mais de vivre sans aucune contrainte sanitaire, c’est quand même le pied! Nous qui pensions bien nous adapter aux différentes mesures prises, nous nous sommes vite rendus compte que ça nous affectait quand même psychologiquement. Nous avons vécu deux mois dans « le monde d’avant » et nous avions presque oublié combien il était cool!

C’est pendant notre séjour tanzanien que l’Afrique du Sud a annoncé la découverte du variant Omicron. Nous n’avons, évidemment, pas été épargnés. Nous n’avons pas été testés mais nous avons présenté tous les symptômes de ce nouveau variant durant une semaine. D’ailleurs, pendant tout le mois de décembre, ça toussait et ça reniflait beaucoup, partout en Tanzanie. Tout le pays a dû être infecté. Mais ça s’est arrêté comme c’est venu durant la première semaine de janvier. Nous avons donc bon espoir que la vague que subit l’Europe actuellement va aussi finir par descendre.

Pour un pays qui vit dans le déni de la pandémie, nous nous sommes bien étendus sur le sujet du Covid! Passons plutôt aux choses sérieuses et plus intéressantes du bilan.

Le lac Victoria, à Mwanza

En chiffres

Durée du séjour

61 jours. Pile deux mois! Nous aurons quand même utilisé les deux tiers de nos visas.

Budget

5’916’456TSH (shilling tanzanien) soit 2348 CHF ou 2260€ ce qui nous fait une moyenne journalière de 96’991 TSH (38,51 CHF ou 37,05€) Nous avons un bon budget mais parce que nous avons laissé tombé les activités touristiques et parce que, sur la fin, nous n’avons très peu bougé.

Sont compris dans ce budget, en plus des logements, des transports et de la bouffe, les visas (50$ par personne) et une carte SIM locale indispensable avec 12GB d’internet que nous avons renouvelés après un mois (40’000 TSH soit 15,20€ ou 15,85 CHF)

Distance parcourue

1941 kilomètres. De Mutukula (frontière ougandaise) – Bukoba – Mwanza – Singida – Arusha – Moshi – Dar-es-Salaam – Zanzibar – Dar-es-Salaam – Kigamboni – Dar-es-Salaam. Principalement en bus mais aussi en ferry, en tuk-tuk , en dalla-dalla et même en traversier entre Dar-es-Salaam et Kigamboni. Traverser le lac Victoria entre Bukoba et Mwanza nous a fait gagner environ 240 kilomètres mais nous avons « perdu » plus de 430 kilomètres entre Mwanza et Arusha en passant par Singida car la route contourne l’immense parc national du Serengeti.

Régions traversées

10 : Kagera, Mwanza, Shinyanga, Singinda, Arusha, Kilimandjaro, Tanga, Pwani, Dar-es-Salaam ainsi que la région semi-autonome de Zanzibar.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer au bord de l’Océan Indien et à Zanzibar et 1400 mètres à Arusha. Même si nous ne l’avons pas gravi, nous avons eu la chance d’apercevoir le Kilimandjaro, le plus haut point de toute l’Afrique qui culmine fièrement à 5895 mètres d’altitude.

Extrêmes de températures

26 degrés dans un climat tempéré par l’altitude à Arusha et 35 degrés sous le soleil écrasant de janvier à Dar-es-Salaam. Des températures normales et de saison sous ces latitudes.

La lagune à Singida

Nous coups de gueule et coups de cœur

Evidemment, la Tanzanie ne nous a pas laissés indifférents. Comme de coutume, nous finirons par le meilleur!

Coups de gueule

La difficulté de voyager en autonomie : Nous comprenons amplement qu’on ne nous laisse pas taquiner du lion dans la savane à nos risques et péril mais cette mentalité de nous coller un guide sur le dos pour tout, ça commence à nous gonfler et ça coûte une blinde. Pour une bonne partie des activités, même anodines comme visiter quelques ruines, il faut contracter un tour et nous détestons cette façon de faire. C’est la principale raison qui nous a décidé à écourter notre séjour tanzanien.

Les rabatteurs à Moshi : En général, en Tanzanie, les rabatteurs ne sont pas trop énervants et passent vite à autre chose quand on leur dit non. Sauf à Moshi, pour une raison qui nous échappe totalement. Nous n’avons jamais vu autant d’agressivité chez l’être humain! Les Balinais sont des Bisounours en comparaison!

La station de bus de Mwanza : Nous n’avons jamais vu une telle foire d’empoigne! Les gens se bousculaient et venaient carrément en troupeau nous aborder pour nous vendre un billet de bus ou autre chose comme des boissons, des babioles et même un appartement!

Le réseau internet : Les Tanzaniens utilisent très peu internet et ça se ressent. Nous n’avons jamais autant galéré pour trouver du Wifi et encore faut-il qui fonctionne. Nous nous sommes procurés une carte SIM avec des GB internet mais là aussi, la 4G ne fonctionne que très aléatoirement, surtout à Zanzibar. Nous avons souvent dû nous rabattre sur des cafés qui offrait du Wifi mais c’est souvent bruyant et d’un confort moyen pour travailler même si la terrasse donnant sur l’océan ferait des photos (que nous n’avons même pas pensé à prendre!) parfaites sur Instagram. Bref, la Tanzanie n’est pas la meilleure destination pour les nomades digitaux.

C’est cool mais exaspérant à la fois!

La lenteur : Oui, c’est bien nous qui prônons la lenteur, le fait de prendre le temps, le no stress, le slow travel, etc… Ben sur ce coup là, les Tanzaniens nous battent à plate couture au point d’en devenir exaspérants. Tout prend des plombes, en particulier dans les transports et notre patience, pourtant assez grande, est parfois mise à rude épreuve. Nos propos sont sûrement dictés par une pointe de jalousie car ce qu’il reste d’occidental pressé en nous aimerait bien être aussi cool et détendu qu’eux.

Coups de cœur

Les gens : Ah enfin la chaleur africaine qui nous avait manqué en Ouganda! La population locale est très avenante sans être envahissante et très souriante. Le niveau d’anglais est très bon, il est donc facile de communiquer. Les enfants nous lancent souvent des « Hello », des « Jambo » (Hello en swahili) ou encore des Karibu (bienvenue) et sont vraiment contents quand nous leur rendons leur salut, surtout avec notre swahili très hésitant. Les gens sont relativement honnêtes. Certes, ils pratiquent souvent le « Mzungu Price » mais c’est rarement exagéré et c’est de bonne guerre. Une fois un prix négocié, ils s’y tiennent et n’essaient jamais de nous soutirer quelques shillings de plus. Nous nous heurtons parfois aux différences culturelles mais dans l’ensemble, nous avons un bon feeling avec les Tanzaniens.

La bouffe : Rien de très nouveau par rapport à l’Ouganda mais ça reste très bon. La cuisine est toujours influencée par le sous-continent indien pour notre plus grand bonheur! Nous avons savouré de délicieux currys! Nous avons profité des avocats et des mangues qui poussent en abondance et qui ont un goût exceptionnel! Dans les restos, les plats sont toujours préparés à la minute, ça implique un temps d’attente interminable mais le résultat est souvent à la hauteur des espérances. Nous avons juste pris l’habitude d’emporter nos liseuses avec nous chaque fois que nous allons manger quelque-part. Le temps paraît ainsi moins long et le personnel ne stresse pas à essayer de nous servir au plus vite. Les végétariens trouverons également leur bonheur, il y a des plats sans viande absolument partout!

Le plastique, ce n’est pas fantastique! Enfin un pays qui a réussi à interdire les sacs en plastique sur son territoire! Nous saluons la mesure en espérant que d’autres pays s’en inspirent. (C’est déjà le cas du Kenya). Nous n’avons jamais été pris pour des extraterrestres en allant au marché avec nos gourdes, nos tups et nos sacs en tissu, et ça c’est rare, même en Europe! Nous n’avons jamais vu un gobelet en plastique jetable, tous les cafés sont servis dans des vraies tasses. Les boissons sont, en grande majorité, conditionnées dans des bouteilles en verre. Bien sûr, ces quelques mesures restent anodines et il y a encore du boulot au niveau écologique, comme partout, mais il y a déjà une certaine motivation et nous partons du principe que chaque petit pas doit être mis en avant. Grâce à tout ça et à une mentalité de recyclage bien ancrée, le pays est très propre et il y a vraiment très peu de déchets qui traînent par terre.

Le café : La Tanzanie ne fait pas partie des grands producteurs de café mais la caféiculture reste tout de même une part importante de son économie. Et surtout, il est excellent! Et nous sommes très exigeants en café! Pour le savourer pleinement, il existe une multitude de petits cafés cosy où il fait bon se poser au calme et au frais.

Dar-es-Salaam et son multiculturalisme : Nous avons bien été échaudés par Kampala, une des pires villes que nous connaissons, nous pensions donc que Dar-es-Salaam allait être du même acabit. A tort! Non, ce n’est pas la ville la plus agréable du monde et fait partie de ces grandes métropoles construites anarchiquement mais tout n’est pas à jeter. Déjà, elle se situe au bord de la mer, un gros atout à nos yeux. Ensuite, elle possède une multitude de magnifiques édifices coloniaux dont la plupart abritent des ministères, des cours de justice ou des ambassades. Pour cette raison, nous n’avons pas pu prendre de photos, ni du superbe front de mer à cause de la présence d’une base militaire. Les Tanzaniens ne sont déjà pas super à l’aise avec les photos en temps normal, ils sont carrément sur les dents quand il s’agit de « lieux sensibles ». Enfin, un vrai melting pot de cultures s’y concentre. C’est une ville avec une ambiance bien africaine mais dont les influences indiennes et arabes sont très présentes. Les autres pays du continent y sont aussi bien représentés avec, notamment, des communautés d’Ethiopiens, de Somaliens et de Comoriens. Ces derniers nous ont d’ailleurs souvent interpellé juste pour le plaisir d’échanger quelques mots dans la langue de Molière.

Zanzibar : Nous avons débarqué à Zanzibar sans trop d’attente. Nous pensions trouver quelque-chose de très dénaturé soumis au tourisme de masse. Il paraît que c’est le cas au nord de l’île mais nous n’avons pas été vérifier de peur de perdre nos belles illusions. Les plages de l’est font partie des plus belles que nous n’ayons jamais vues : le sable est blanc, l’eau est cristalline, les plages sont sauvages et il n’y a pas d’alignées d’hôtels en béton qui longent la côte. Quant à Stone Town, elle vaut amplement une visite pour son magnifique petit centre historique. Zanzibar restera un énorme coup de cœur, tous nos voyages confondus.

Conclusion

Finalement, nous n’avons pas dressé un bilan si négatif de la Tanzanie malgré notre décision d’écourter notre séjour. Nous sommes contents de ne pas partir fâchés, ce n’était pas le but. C’est juste que nous avons fait notre temps et nous voulions surtout arrêter de nous énerver sur des choses que nous ne pouvons pas changer. Nous ne recommandons pas cette destination en mode backpack, c’est quasiment mission impossible mais pour du tourisme un peu plus standard avec un meilleur budget, nous vous encourageons à découvrir ce magnifique pays.

Plage de rêve à Zanzibar

Spoiler Alert!

Comme vous avez pris le temps de lire notre pavé, nous vous dévoilons la suite de nos aventures. Si tout se passe comme prévu, nous devrons vous donner nos prochaines news depuis Le Caire. L’Egypte était sur notre liste depuis le début, nous étions même censés, à la base, la rejoindre par voie terrestre depuis l’Afrique de l’Est mais les différentes situations politiques en Ethiopie et au Soudan en ont décidé autrement. Ce projet est vite tombé à l’eau et c’est pourquoi ensuite nous avions décidé de traîner un peu en Tanzanie avant de partir pour le pays des Pharaons. Nous avons juste avancé notre départ d’un petit mois.

Nous nous réjouissons de cette nouvelle aventure en espérant que ce fichu virus ne viennent pas jouer les trouble-fêtes et bien évidemment nous ne manquerons pas de partager nos expériences avec vous!

Grand bilan et rétrospective 2021

L’année passée, nous vous avons proposé un bilan de l’année 2020 car, avec la situation pandémique mondiale, elle avait été vraiment bizarre pour nous, comme pour tout le monde. L’article avait cartonné et nous avons eu de bons retours. Nous avons donc décidé de nous plier au jeu de la rétrospective encore une fois cette année.

La situation n’est pas revenue « à la normale » en 2021 et nous avons dû plusieurs fois nous adapter aux restrictions et aux mesures sanitaires. L’année passée, nous vous avons livré le bilan dans un état d’esprit en demi-teinte. Qu’en est-il de cette année? Embarquez donc dans la machine à remonter le temps de Van et Fab et vous saurez tout!

Plage de rêve à Zanzibar où nous passons les derniers jours de 2021
Janvier

Nous commençons l’année avec le moral un peu dans les chaussettes. Nous sommes dans le sud de Tenerife , les restrictions anti-Covid sont super strictes et les tempêtes hivernales nous apportent des fortes pluies et des températures bien fraîches tout droit venues de l’Atlantique. Avec le recul, janvier aura été notre mois le plus déprimant de 2021. Notre lot de consolation sera notre accès à Netflix et nous avons pu rattraper une partie des plus de trois ans de retard dans les films et les séries.

Février

Heureusement, sous des latitudes comme les Canaries, l’hiver ne dure jamais très longtemps. Les premières fleurs commencent à montrer le bout de leur nez et le soleil recommence à briller et, comme un bonheur ne vient jamais seul, les restrictions s’assouplissent un peu et nous pouvons continuer nos explorations du sud et de l’est de Tenerife. Nous avons juste droit à un fort épisode de calima (c’est le scirocco qui nous apporte de la chaleur ainsi que du sable du Sahara qui reste en suspension dans l’air provoquant une épaisse brume et des problèmes respiratoires) qui dure trois jours mais qui fait bien remonter les températures.

Mars

Nous reprenons nos sacs pour les poser dans le nord de l’île, à Puerto de la Cruz. La porte d’entrée de la maison où nous logeons donne directement sur l’océan et nous sommes vraiment tombés sur des colocataires en or! Ce sera sûrement la coloc de notre vie! Et dire qu’à la base nous avions accepté la chambre juste parce-que la propriétaire avait tapissé une paroi du hall d’entrée avec une carte du monde! Nous découvrons une Tenerife complètement différente, beaucoup plus humide et à la végétation beaucoup plus luxuriante, pour notre plus grand bonheur! Aux premiers rayons de soleil, nous nous rendons dans l’Anaga, un massif recouvert de forêts de laurisylve typique de la région qui deviendra un de nos coups de cœur sur Tenerife.

Avril

C’est clairement le plus beau mois que nous avons eu à Tenerife. Le printemps s’est bien installé dans un superbe déploiement de couleurs et le soleil est au rendez-vous! Nous profitons de cette météo bien clémente pour nous offrir un abonnement de guaguas (le petit nom des bus aux Canaries) afin de découvrir encore d’autres merveilles de l’île. Nous continuons notre exploration de l’Anaga et découvrons Masca et le massif de Teno qui sera encore un de nos coups de cœur. Evidemment, nous allons également voir sa Majesté le Teide, le point culminant de l’île mais aussi de toute l’Espagne. Nous montons également à San Cristobal de la Laguna dont le centre-ville est inscrit au patrimoine de l’UNESCO mais, contre toute attente, le coin ne nous plaît pas du tout! Certes, le centre historique vaut le coup d’œil mais nous avons trouvé l’âme de la ville un peu bizarre. Et ça n’a pourtant rien à voir avec le climat, réputé le plus pourri des Canaries, car nous avons réussi à y aller un jour de grand beau. Nous avons de loin préféré Garachico, un petit village du nord-ouest plein de charme qui figure sur la liste des plus beaux villages d’Espagne et c’est totalement justifié!

Mai

Après cette jolie parenthèse hivernale, nous étions bien motivés à rentrer sur la péninsule mais les restrictions de déplacement entre les Communautés Autonomes espagnoles ne sont toujours pas levées. Nous devons nous résoudre à rester un mois de plus à Puerto de la Cruz et c’est clairement le mois de trop. Bien sûr, nous profitons à fond de la compagnie de nos colocataires et ça n’a pas de prix mais beaucoup de choses, surtout administratives, nous attendent dans notre fief à Puerto de Sagunto. Pour couronner le tout, la météo ne nous aide pas du tout. Après un mois d’avril extraordinaire, le mois de mai est tout pourri avec beaucoup de grisaille et de pluie. Nous rongeons notre frein et profitons du bon wifi de l’appartement pour avancer dans nos projets professionnels.

Juin

Youpie! L’état d’alarme a été levé en Espagne et nous pouvons enfin rentrer sur la péninsule! Nous sommes tellement contents de retrouver notre Méditerranée! Certes elle est beaucoup moins impressionnante et sauvage que l’Atlantique mais c’est notre mer, ça ne s’explique pas! Mais pas le temps de flâner à la plage, nous avons un gros mois qui nous attend! Finalement, notre travail acharné, nos longues attentes, nos demandes de documents et nos prises de tête ont enfin porté leurs fruits! Nous sommes officiellement résidents espagnols à Puerto de Sagunto ce qui signifie qu’en cas de pandémie ou autre crise, nous pourrons nous y rendre sans problème! Nous sommes tellement heureux d’avoir trouvé un pays où nous nous sentons enfin chez nous! En parallèle, nous accueillons pendant deux semaines nos amis Seb, Delphine, Eloane et Petit Fabien qui viennent découvrir une partie de notre belle Communauté Valencienne.

Juillet

Nos amis rentrent chez eux et nous libérons l’appartement afin que la famille de Fab puissent y profiter pour leurs vacances d’été. Nous posons nos sacs à Alicante pour le mois de juillet. Le choix de cette ville s’est imposé assez facilement car nous avons eu un coup de cœur pour l’ambiance de la ville lors de notre passage l’automne précédent. Nos colocataires sont vraiment chelous mais l’appartement se situe au cinquième étage dans une vieille bâtisse pleine de charme qui donne directement sur l’esplanade et le port de plaisance! Il aurait été difficile de trouver mieux! La famille de Van vient nous dire bonjour pendant leurs vacances et découvrent les joies des vagues de chaleur estivales typique du sud de l’Espagne. (un bon 45 degrés!). Nous profitons de notre séjour pour découvrir des coins méconnus du sud de la Communauté Valencienne qui diffère totalement de la région de Valence où nous habitons.

Août

Nous rentrons dans notre fief valencien où nous retrouvons les parents de Fab. Oui, nous en voyons du monde en cet été 2021! Nous sommes enfin convoqués pour la première dose du vaccin. Nous avions, jusqu-là, été trop jeunes pour prétendre recevoir notre injection, l’Espagne procédant par tranche d’âge. Nous avons donc la joie de vous annoncer que nous faisons encore partie des jeunes! Après deux mois bien chargés autant professionnellement que personnellement, nous sommes contents de lever un peu le pied et de profiter enfin de l’été espagnol et de la playa.

Septembre

Nous commençons septembre de manière festive avec « Las Fallas ». C’est une fête typiquement valencienne qui se tient normalement en mars autour de la St-Joseph car c’est la fête des charpentiers. Wikipédia vous expliquera beaucoup mieux que nous les tenants et les aboutissants de cette fête. Covid oblige, les festivités ont été annulées deux années de suite mais, en 2021, elles ont été reportées en septembre. Nous recevons enfin notre pass sanitaire avec la deuxième dose du vaccin et, avec l’assouplissement des formalités d’entrées de certains pays, nous décidons, un peu à la dernière minute, de reprendre nos backpacks pour refaire un petit tour. L’idée nous trottait dans la tête depuis plusieurs mois mais avec la situation sanitaire nous n’osions plus trop espérer. L’Amérique Centrale nous semblait assez prometteuse et facile à voyager en temps de Covid mais, suite à un bug informatique, nous n’arrivons pas à régler nos billets d’avion pour le Mexique. Nous le prenons comme un signe et finalement nous partons sur l’est.

Octobre

Octobre sera dédié à la découverte de la Turquie qui se révèlera être un de nos gros coup de cœur au même titre que la Malaisie. Nous découvrons principalement le sud du pays pour des raisons climatiques et profitons de la douceur méditerranéenne. Mais nous avons déjà mis sur notre liste le reste du pays pour des saisons plus clémentes! Tout nous plait ici, les paysages, la nature, les villes, la culture, les sites archéologiques, les gens vraiment adorables et, bien sûr, la bouffe! Nous avons tellement bien vendu le pays que tous nos proches rêvent d’y aller. Jamais nous n’avions autant fait l’unanimité auprès de nos connaissances pour une de nos destinations!

Novembre

Le temps commence bien à se rafraîchir en Turquie, il est temps de nous envoler vers des climats plus cléments. Nous pensions à un premier temps à l’Egypte puis finalement, nous trouvons une offre imbattable pour Entebbe, en Ouganda. L’Afrique nous titille depuis un moment déjà. Nous avons ensuite le projet de rejoindre l’Egypte par voie terrestre. L’Ouganda n’est pas du tout le pays auquel nous avions pensé en premier car il n’est pas connu pour être « backpackers friendly ». Nous y arrivons donc sans vraiment de préparation préalable mais, une fois le premier choc culturel passé, nous nous habituons assez vite et les galères deviennent de moins en moins difficiles à gérer. Le pays nous fascine par ses paysages fabuleux, sûrement les plus beaux que nous n’ayons jamais vus! Nous qui sommes fascinés par les points géographiques emblématiques avons été bien servis! Nous avons pu découvrir la source du Nil à Jinja, et avons, pour la troisième fois de notre vie, traversé à pieds la ligne de l’Equateur.

Décembre

Il faut avouer que ce dernier mois de l’année aura été très riche. Trente jours sur un visa passent très vite et il nous faut déjà penser à quitter l’Ouganda. Nous passons en Tanzanie, une de nos destinations rêvées où nous sommes super bien accueillis dès la frontière! Nous commençons par le nord où nous découvrons des paysages fabuleux comme le lac Victoria à Mwanza , des lagunes salées, la savane, la forêt tropicale près d’Arusha et bien sûr, le Kilimandjaro himself qui n’est autre que la plus grande montagne d’Afrique! Au même moment, l’Afrique du Sud annonce le variant Omicron et effectivement, quelques symptômes caractéristiques de ce fichu virus nous contraint à l’isolement pendant quelques jours à Dar-es-Salaam. Heureusement, en ce qui nous concerne, ce ne sera qu’une petite grippette. Une fois remis, nous traversons enfin vers Zanzibar où nous posons nos sacs pour toute la fin de l’année. Nous galérons pour trouver un bon wifi pour travailler mais ce désagrément est vite compensé par la beauté de la plage et le charme de la vieille ville de Stone Town. Zanzibar sera un de nos gros coup de cœur de toute notre vie de nomades et nous n’aurions pu trouver un meilleur endroit pour bien terminer l’année!

Conclusion

Cette année 2021 aura été variée, pleine de rencontres, riche en émotions, un peu imparfaite mais tellement « nous »! En tout cas, nous sommes dans un bien meilleur état d’esprit qu’à la même période l’année passée même si l’avenir reste un peu incertain. Nous avons dû, bien sûr, nous adapter aux circonstances mais nous ne nous en sommes pas trop mal sortis. Certaines remises en question ont été nécessaires, elles ne nous ont pas vraiment fait du bien sur le moment, mais nous savons qu’à terme, elles nous serons bénéfiques. Nous avons surtout l’immense joie d’avoir trouvé en Espagne un pays dans lequel nous nous sentons enfin chez nous (Nous vous expliquons pourquoi ici) car, au risque d’en froisser certains, ce n’était pas du tout le cas en Suisse. Bref, nous tirons plutôt un bilan positif de cette année 2021 même si ce n’était pas gagné d’avance.

Et en 2022?

Nous sommes toujours en train de profiter de notre petit trip en Afrique et planchons pour un retour chez nous, en Espagne, pour le mois d’avril ou mai. Notre visa tanzanien est valable jusqu’à mi-février et nous comptons bien en profiter le plus longtemps possible. Il nous reste encore pas mal de choses à découvrir dans ce pays et nous nous réjouissons de reprendre la route même si ça implique de quitter l’océan indien pour quelques temps. Notre projet de rejoindre l’Egypte par voie terrestre est, pour cette fois, complètement mort et enterré. La situation devient vraiment catastrophique en Ethiopie avec divers conflits armés et la situation n’est pas terrible non plus au Soudan après le coup d’état militaire. Nous avons pensé descendre au sud mais Omicron vient changer la donne également, il devient difficile de rentrer en Europe depuis un pays d’Afrique Australe. En plus, le Zimbabwe n’a pas rouvert ses frontières terrestres, ce qui implique devoir zapper les chutes Victoria. Nous avons décidé de garder l’Afrique Australe pour un autre voyage et nous consacrer cette fois-ci à l’Afrique de l’Est. Nous gardons un tout petit espoir sur la réouverture des frontières terrestres du Rwanda, un autre pays qui nous attire, sinon, nous trouverons bien un plan B, ou C, ou D… Pour la suite de 2022, nous n’avons pas de gros projets par peur de devoir encore y renoncer à cause de la crise sanitaire mais nous fourmillons de petites idées qui nous semblent assez réalisables pour l’instant. Nous sommes un peu frustrés de ne pas pouvoir plancher sur quelque chose de grand (pas seulement des voyages mais des projets plus perso également) et en même temps nous sommes contents de prendre la vie comme elle vient et de saisir les opportunités quand elles se présentent. Nous allons garder l’esprit ouvert et, si vous avez des idées à nous soumettre, n’hésitez pas, nous les étudierons avec plaisir!

En attendant, nous vous souhaitons à tous la meilleure année 2022 possible! Que le bonheur fasse partie de votre quotidien et que vos rêves puissent se réaliser!

Bilan de l’Ouganda

Avant d’entamer ce bilan, nous tenons à mettre au point deux ou trois petites choses :

  • L’Ouganda n’est pas du tout un pays fait pour le backpack et il ne s’en cache pas. Il vise plutôt un tourisme « all inclusive » , haut de gamme avec chauffeur privé et tours organisés par des agences. Nous avons parfois galéré à trouver ce que nous cherchions, notamment dans les hébergements.
  • L’Ouganda n’était pas notre premier choix de destination notamment à cause du point ci-dessus. C’est l’offre aérienne qui nous a finalement décidé pour ce pays. Nous sommes donc arrivés presque à l’arrache sans avoir une idée précise de ce que nous voulions / pouvions voir contrairement à d’autres pays voisins.
  • C’est notre tout premier voyage en Afrique subsaharienne, nous sommes complètement novice sur ce continent. Nous sommes peut-être en choc culturel. Si nous devions récrire ce bilan dans quelques mois avec plus d’expérience, il serait probablement totalement différent.

Voilà, ces quelques point mis à plat, nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses!

La source du Nil à Jinja

Comment voyage-t-on en Ouganda en temps de Covid?

Pour rentrer sur le territoire, il faut être muni d’un test PCR négatif de moins de 72 heures. Il faut refaire un test à l’arrivée. Comme nous sommes arrivés par voie aérienne, tout était parfaitement organisé à l’aéroport d’Entebbe. Le résultat est donné dans l’heure.

Le port du masque est censé être obligatoire à l’intérieur mais en pratique ça reste très aléatoire même si nous avons vu plusieurs personnes se faire remettre à l’ordre.

La capacité des moyens de transports n’est autorisée qu’à 50%. C’est super respecté entre Entebbe et Kampala, un peu moins dès qu’on s’éloigne de la capitale. Les chauffeurs de matatus (les minibus qui fonctionne comme des taxis collectifs) n’hésitent pas à éviter les checkpoints ou à corrompre les agents de police pour pouvoir remplir leur véhicule.

Il y a un confinement nocturne de 19 heures jusqu’à 5 heures 30 du matin. On nous a dit qu’en tant que touristes nous pouvons courber le couvre-feu. Ce que nous n’avons pas fait. Même si nous soupçonnons fortement les autorités de faire preuve d’excès de zèle plutôt que de prendre de vraies mesures anti-covid, nous ne voulons pas de passe-droit juste parce-que nous sommes blancs. Nous avons juste organisé nos journées autrement. De toute façon, il fait nuit à 19 heures et il vaut mieux rester à l’abri sous une moustiquaire, le risque de paludisme n’est pas à prendre à la légère. Nous avons ainsi eu le temps de passer nos soirées à bosser sur l’ordi, bien plus de ce que nous avions prévu à la base, ce qui nous permettra de lever un peu le pied plus tard.

Bon, nous avons fini de parler de cette fichue pandémie, passons maintenant au vrai bilan!

En chiffres

Durée du séjour

18 jours

Budget

3’168’365 shillings soit 823,75 CHF ou 785,75€ ce qui fait une moyenne de 45,59 CHF ou 43,64€. Nous sommes dans une moyenne haute mais nous le savions, et nous sommes quand même dans notre budget!

En plus des logements, de la bouffe et des transports, sont compris dans ce budget les visas (50$ par personne), les test PCR effectués à Istanbul pour rentrer sur le territoire ougandais (17o TL par personne soit 13,40€ ou 14 CHF), les tests PCR à l’arrivée (30$ par personne) et une carte SIM (indispensable!) avec 20 Go d’internet (52000 UGX soit 12,90€ ou 13,50 CHF).

Distance parcourue

1367 kilomètres. De l’aéroport d’Entebbe à Kampala – Jinja – Kampala – Fort Portal – Kikorongo – Mbarara – Kabale – Masaka – Mutukula (frontière tanzanienne). Le tout en matatu, en bus, en boda-boda (moto-taxi) et même à pied pour revenir des crater lakes ou du lac Bunyonyi.

Extrêmes d’altitude

928 mètres dans la savane à Kikorongo et 2200 mètres sur les hauteurs du lac Bunyonyi . L’Ouganda se trouve sur un haut plateau et l’altitude moyenne des rives du lac Victoria se situe entre 1200 et 1300 mètres. Donc il n’y a rien d’exceptionnel dans ces altitudes.

Extrême de températures

20 petits degrés sous l’orage à Kabale, à 2000 mètres d’altitude il fait vite frais. 29 degrés lors d’une éclaircie à Fort Portal. Vu l’altitude (1523 mètres) et l’humidité du climat, c’est relativement élevé. L’Ouganda a climat équatorial mais qui est très tempéré (voir carrément frais pour nous, surtout la nuit!) par l’altitude.

LE point zéro!

A Kikorongo, nous avons franchi la ligne de l’Equateur passant dans l’hémisphère sud par la même occasion. C’est notre troisième point zéro après Quito en Equateur (logique!) et Pontianak en Indonésie!

Si on a pas de Rolex à 50 ans c’est qu’on a raté sa vie!

Ouf, nous n’avons pas raté notre vie nous avons eu une dizaine de rolex! Sauf qu’en Ouganda un rolex, c’est un snack! C’est une variante du pain chapati indien (la pâte est plus souple qu’en Inde et on y incorpore des carottes râpées et des oignons avant cuisson), une omelette est posée sur le pain, on y ajoute au milieu en général des légumes sautés mais aussi des champignons ou des avocats et on roule le tout tel un wrap. Le mot rolex vient de la mauvaise prononciation du mot anglais « rolled egg » (œuf roulé). C’est le plat national ougandais et il se décline en des milliers de recettes différentes pour la farce. Nous on y a totalement adhéré!

Lac Bunyonyi et ses îles

Coups de gueule / coups de cœur

L’Ouganda ne nous a pas laissés indifférents. Comme d’habitude, nous commençons par les choses négatives, histoire de finir avec optimisme.

Coups de gueule

Kampala : Jamais nous n’avons vu une ville autant infernale! Kampala est un enfer sur terre avec sa boue, sa poussière, ses quartiers construits anarchiquement sur les différentes collines et son trafic infernal! Saïgon ressemble à un havre de paix à côté et Yangon également! Si c’était à refaire, nous snoberions totalement la capitale, c’est vraiment sans intérêt.

Les transports : Il faut reconnaître que nous avons été particulièrement gâtés ailleurs. Les routes sont en général en bon état mais on y roule avec des véhicules hors d’âge à tombeau ouvert! Une fois, dans un bus, les suspensions étaient tellement HS et ça secouait tellement que le podomètre de Van s’est mis en marche! Pour effectuer vos 10’000 pas en Ouganda, prenez le bus! Les bus de ligne sont en général fiables à condition de ne pas avoir d’horaire. Les matatus sont pratiques pour des distances de moins de 200 kilomètres et desservent les petits villages mais ils sont d’une lenteur exaspérante, même pour nous, car ils attendent à chaque fois d’être plein avant de partir et à chaque fois qu’ils déposent quelqu’un. C’est très inconfortable, il n’y a pas la place pour les sacs et nous sommes tombés sur certains chauffeurs pas très honnêtes avec lesquels il faut toujours négocier et ne pas se faire arnaquer. Les bodas bodas sont faits pour les courtes distances. Au premier abord, ce sont les plus énervants car les chauffeurs viennent toujours nous harceler pour avoir une course mais une fois que c’est négocié, ils ne discutent plus le prix. Le premier que nous avons pris a failli nous faire mourir de peur mais nous étions tombés sur un chauffeur particulièrement kamikaze et sur une piste vraiment défoncée. Ensuite, ça c’est beaucoup mieux passé et nous avons quand même été contents de les avoir à disposition.

Mi-figue, mi-raisin

Les gens : Mis à part quelques abrutis, comme il en existe partout ailleurs, nous n’avons rien à reprocher au peuple ougandais. Mais nous n’avons pas eu le coup de cœur non plus. Pour leur défense, la Turquie avait mis la barre hyper haut dans ce domaine! Nous les trouvons très méfiants, pas seulement vis à vis de nous mais de tout le monde et ils sont carrément hostiles dès qu’ils voient un appareil photo. Ceci s’explique peut-être par la vague d’attentats qui secoue la capitale ces temps. Ils ont été revendiqués par l’Etat Islamique et ça creuse le fossé entre les différentes communautés religieuses et nous le ressentons fortement.

Il y a juste dans les restaurants, même dans les gargotes les plus modestes, ou les gens sont très souriants et où le service est irréprochable. Il y a évidemment des rabatteurs mais nous avons connu bien pire ailleurs. Ce sont les enfants qui nous ont laissé les plus beaux souvenirs. Ils sont très souriants et lancent des « Hello » à la volée dès qu’ils nous aperçoivent. Certains ont même crié de joie quand nous leur avons répondu! Comme quoi, un « Hello », un sourire et un petit signe de la main peut égayer une journée. Bien sûr, certains d’entre eux ont bien appris à mendier, poussés par des adultes, mais ce n’est pas la norme. La communication se fait, en général, facilement en anglais mais nous ressentons parfois une barrière culturelle. Nous savons pertinemment que tous n’ont pas eu la chance d’aller à l’école et d’être sensibilisés à l’ouverture sur autrui. Bref, pas notre meilleur souvenir, mais pas le pire non plus.

Coups de cœur

Les paysages : Certes, nous n’avons pas encore de points de comparaison mais nous trouvons que l’Ouganda mérite amplement son surnom de « Perle de l’Afrique »Il y a des collines verdoyantes, des montagnes, des forêts tropicales, des cultures en terrasses et des savanes typiquement africaines! La lenteur et l’inconfort des transports ont largement été compensé par le panorama qui défilait sous nos yeux! Nous mettons officiellement l’Ouganda en tête de la liste des plus beaux pays que nous avons visités!

C’est très vert : On doit évidemment tout ce vert au climat équatorial bien humide et aux pluies qui arrosent abondamment le pays mais aussi à la faible urbanisation. La population est concentrée dans les villes, certes moches, poussiéreuses et infernales, mais une fois en dehors, c’est place à la nature ou aux cultures. Nous avons parcourus des kilomètres de no man’s land avec juste la forêt ou la savane comme compagnie.

La bouffe : C’est la grosse bonne surprise de l’Ouganda. En fait, nous n’avions pas d’idées préconçues partant du principe de manger ce qu’il y a. Et le « ce qu’il y a  » est rempli de bonnes choses. La cuisine est très influencée par l’Inde (cuisine à laquelle nous vouons presque un culte!) car il y a eu une forte immigration en provenance du sous-continent dans les années 1930. Nous avons dégusté de savoureux currys, des dosas, du dahl et du paneer. Nous avons fait le plein de légumineuses et de bon légumes. Grâce à son climat tempéré par l’altitude et ses pluies, l’Ouganda cultive une quantité de produits. Les marchés sont colorés et font plaisir à voir : fruits tropicaux, avocats, carottes, légumes méditerranéens, des dizaines de sortes de lentilles, etc… Nous nous sommes faits de savoureux guacamoles. Ce n’était pas la raison première de notre visite, mais c’est un argument de poids pour l’Ouganda.

Le non gaspillage : On doit ce dernier point aux circonstances et au manque de moyens et non pas à une réelle volonté malheureusement. Les gens ont appris à économiser l’eau, à recycler et à réutiliser les déchets. D’ailleurs, nous nous étions attendus à voir des montagnes de déchets comme nous en avons pu en voir ailleurs. Encore un préjugé à la c** sur le continent africain! Certes, il y en a quand même mais ce n’est pas si choquant. Nous avons même vu des panneaux interdisant le littering avec amendes à la clé. A part dans le quartier des expats de Kampala, il n’y a pas un supermarché avec un stock incroyable de produits. Nous n’avons pas vu une seule climatisation! Déjà, nous n’aimons pas ça et c’est un facteur important du réchauffement climatique. On s’en passe très bien, on transpire juste un peu plus c’est tout. Ça nous remet pas mal les pendules à l’heure nous qui avons toujours connu l’eau courante et l’électricité à toute épreuve. Nous avons dû composer avec les différentes coupures et même si c’est un peu contraignant, surtout pour l’eau (mais on nous en a apporté depuis un puits voisin) nous nous adaptons et finalement, il n’y a pas mort d’homme.

Les oiseaux : L’Ouganda est un vrai paradis pour les oiseaux. Nous en avons vu plus ces quelques semaines que durant toute notre vie! Même en Malaisie il n’y en avait pas autant! Il y en a pour tous les goûts : des grands, des petits, des rapaces, des échassiers, de toutes les couleurs, etc. Bref, nous en avons pris plein les yeux avec ces petites (et moins petites) bébêtes.

Choc culturel

Le pays est hyper militarisé : Il y a des militaires et des checkpoints partout! Nous n’en avions jamais vu autant. Chaque intersection, chaque magasin même petit, chaque ATM, chaque parking à son militaire armé de son fusil pour « accueillir » les visiteurs et chasser les indésirables. La récente vague d’attentats met un peu tout le monde à cran. Pas étonnant que la population vire un peu parano!

Muzungu : c’est un terme d’origine bantoue signifiant vagabond mais qui est utilisé aujourd’hui en swahili pour nommer l’homme blanc. Il peut être utilisé comme une insulte, une éloge ou une boutade, tout dépend du ton utilisé. Nous nous sommes bien évidemment fait traités de muzungu des trois manières différentes mais avec une prédominance pour la dernière!

La lenteur : Pourtant nous prônons la lenteur, le slow travel et la slow life! Nous ne savons pas si c’est notre retour en Occident l’année passée qui nous a fait passer à un rythme plus rapide sans que nous nous en apercevions ou si vraiment tout est d’une lenteur exaspérante en Ouganda mais ça nous frappe. Nous avons l’impression d’avoir passé une bonne partie de notre séjour à attendre qu’on nous serve nos assiettes, sur les transports,que le gars devant nous veuille bien avancer, qu’on nous attribue notre chambre où juste qu’une personne veuille bien répondre à nos questions. Nous savons maintenant pourquoi nous avons investis dans nos liseuses qui se sont avérées de véritables alliées pendant ces longues heures d’attente.

Le dimanche matin : Il ne faut pas espérer faire une grasse matinée le dimanche en Ouganda. C’est le jour du Seigneur et on nous le fait savoir dès le lever du soleil, vers 6h30! La majorité chrétienne du pays (il y a des catholiques, des évangélistes, des pentecôtistes, des baptistes et même des témoins de Jéhovah!) alterne chants religieux et prédications directement dans la rue. Certes, c’est entraînant et rempli de joie de vivre mais nous sommes sûrs que leur ami imaginaire là-haut peut attendre des heures plus convenables, non?

Fab a reçu quelques propositions d’achat pour Van : La femme blanche est une marchandise de choix pour la minorité musulmane du pays. La première fois que nous avons entendu « I want to buy your wife » (Je veux acheter ta femme) nous avons bien rigolé avant de nous rendre compte que les mecs étaient vraiment sérieux! Ils étaient vraiment tous déterminés à littéralement acheter Van pour la donner en mariage à un homme de la communauté. Une fois, un chiffre a même été avancé : 100’000 shillings (24,80€ ou 26 CHF) ce qui n’est pas rien en Ouganda. Nous avons vraiment blessé des gens en refusant leurs propositions, même avec diplomatie. Ce n’était évidemment pas notre but en en sommes vraiment désolés mais nous n’allions pas accepter juste pour ménager certaines susceptibilités.

cultures en terrasses près de Kabale

Ainsi s’achève notre bilan de l’Ouganda. Nous sommes conscients qu’il est bien gratiné et nous nous excusons pour le pavé (ou pas!) mais ce coin est une véritable découverte pour nous et nous n’avons pas encore tout assimilé ou digéré ce que nous avons vu et vécu. Peut-être devrions-nous y revenir d’ici quelques mois et en parler avec plus de recul.

Bilan de la Turquie

Nos séjours en Turquie sont déjà derrière nous, voici donc venu le temps du traditionnel bilan. Comme nous y avons été à deux reprises, en automne 2021 et au début 2022 dans le cadre du même long voyage, nous n’avons fait qu’un seul bilan mais nous avons séparé les données chiffrées pour une meilleure visibilité et également pour voir notre évolution.

En temps de Covid, on y voyage comment?
En 2021

Nous avons reçus nos deux doses de vaccins donc nous avons pu entrer en Turquie sans test PCR. Nous avons dû remplir un formulaire de santé sur internet (https://register.health.gov.tr/) au terme duquel nous avons reçu un code HES qui est couplé avec notre numéro de passeport. Ce code nous est demandé à chaque fois que nous achetons un billet de transport, pour entrer dans un centre commercial et lors de prise de logement. Pour les transports urbains qui disposent d’une carte magnétique, il faut activer cette carte sur internet avec le code HES avant de pouvoir l’utiliser. Pas de panique, si vous n’avez pas internet, vous trouverez facilement quelqu’un qui aura la gentillesse de le faire pour vous.

Comme un peu partout, le port du masque est obligatoire à l’intérieur mais pas à l’extérieur. Pas de pass sanitaire pour les bars, cafés ou restaurants.

Pour les logements, c’est un peu plus strict même via Airbnb. On nous a à chaque fois demandé le code HES ou le pass sanitaire ou les deux. On nous prend en général la température (Bonne nouvelle, nous n’avons pas eu de fièvre jusqu’à présent!) et une fois, on nous a même littéralement aspergé de gel hydroalcoolique!

La population locale respecte bien les règles et les gestes barrières, les touristes, un peu moins, mais il y a des remises à l’ordre. En règle générale, ça se passe plutôt bien.

Pour effectuer un test PCR : dans les zones touristiques d’Istanbul ou Antalya, on en propose presque partout. Sinon, il faut se rendre dans un hôpital. Nous avons effectué le nôtre à l’hôpital de Haydarpaşa derrière la gare du même nom dans le district de Kadiköy à Istanbul. Nous avons juste un peu galéré pour nous faire comprendre car l’anglais y est pratiquement inexistant surtout quand on nous a envoyé à la morgue payer nos tests.(En fait la caisse se trouve juste à côté de l’entrée de la morgue!) Sinon, tout s’est bien passé, nous avons eu les résultats le soir même et avons payé 170 TL par personne (16,20 CHF / 15,30€) ce qui est dans la moyenne puisque nous avions lu qu’il fallait compter entre 150 et 200 livres. Et bonne nouvelle! Nos résultats sont négatifs, l’aventure va continuer!

En 2022

Le pass vaccinal est toujours obligatoire pour rentrer en Turquie. En février, nous avons dû remplir de nouveau le formulaire afin d’obtenir le HES Code mais en avril, il n’était plus en vigueur.

Le port du masque reste obligatoire dans les transports et les centre commerciaux. Dans les cafés et restaurants, il n’est obligatoire que pour le personnel.

Pour les logements, les contrôles se sont bien relâchés. Contrairement à l’automne passé, pour les logements, personne ne nous a rien demandé.

Bon assez parlé de cette satanée pandémie, passons aux choses sérieuses!

En chiffres

Durée du séjour

En 2021 : 38 jours soit environ 5 semaines.

En 2022 : 55 jours soit presque 2 mois

Au total : 93 jours, un peu plus de trois mois. Avec ce long séjour, nous devons attendre au moins 6 mois avant de pouvoir bénéficier à nouveau d’un séjour de 90 jours, donc vous ne nous verrez pas en Turquie de sitôt. Mais plus tard…. qui sait?

Budget

En 2021: 13700 livres turques ou « lira » (1307CHF / 1234,95€) soit 360 TL par jour (34,35CHF / 32,45€). Nous devons une partie de ce budget de warrior à la dépréciation de la livre turque et à des taux de change hyper avantageux. Mais, en règle générale, la Turquie nous offre de très bons rapports qualité/prix dans tous les domaines.

En 2022 : 33220 TL soit 2109CHF ou 2080€ ce qui fait une moyenne journalière de 604TL (38,35CHF ou 37,80€) Si vous êtes fort en maths, vous aurez remarqué que le taux de change n’est pas du tout le même! Ceci est dû à la forte dévaluation de la livre turque.

Il est difficile de faire une moyenne de budget qui tienne la route pour la Turquie car la situation économique a fortement changé. La livre turque n’arrête pas de dégringoler mais les prix ont bien entendu grimpé. En tant que touriste venant d’un pays à la monnaie stable, nous ne voyons pas trop la différence mais les locaux doivent vivre avec une inflation de près de 60%.

Distance parcourue

En 2021 : 2546 kilomètres. De Kapitan Adreevo (frontière bulgare) – Edirne – Istanbul Konya Alanya – Sidé – Manavgat – Antalya Fethiye – Ölüdeniz – Kaş – Demre – Antalya et retour sur Istanbul. Tout ça en bus, en train, en dolmuz et même en ferry pour traverser le Bosphore. Bon, ce dernier était pour le fun car il est tout à fait possible de le traverser en train avec le Marmaray.

En 2022 : 2766 kilomètres d’Antalya Anamur Adana Konya Izmir Ephèse Bodrum Pamukkale – Afyon – Eskisehir – Istanbul. En bus, train, dolmus et ferry. A notre grande surprise, notre moyenne kilométrique est plus basse cette fois-ci. Peut-être à cause de la météo qui nous a parfois forcés à rester plus longtemps que prévu au même endroit.

Au total : 5312 kilomètres, une bagatelle à l’échelle du pays!

Extrêmes d’altitude

En 2021 : le niveau de la mer sur la côte quand ce n’était pas trop mal plat. 1800 mètres au col de Çatmakaya sur la route entre Konya et Alanya. C’est assez modeste pour la Turquie.

En 2022 : toujours le niveau de la mer sur les côtes. 1240 mètres au sommet du promontoire rocheux sur lequel se trouve le château d’Afyon.

Extrêmes de températures

En 2021 : 17 petits degrés à Konya lors de belles mais fraîches journées d’automne (et même 7 degrés pendant la nuit, heureusement, nous avions de bonnes couettes bien chaudes). 29 degrés lors d’un bel arrière-été méditerranéen à Alanya.

En 2022 : -1 degré (oui, il y a le signe moins devant le 1!) à Konya. Heureusement, ce n’était que pour quelques heures entre deux trains. 27 degrés à Pamukkale, le soleil tapant bien sur le blanc étincelant du travertin.

Evidemment, la saison n’étant pas la même, on ne peut décemment pas comparer les températures d’une fois à l’autre. En 2021, les températures étaient parfaitement normales pour la saison. En ce début 2022, c’est une autre histoire. En février, il faisait bon ( plus de 20 degrés en journée sur la côte méditerranéenne) mais une vague inhabituelle de froid est venue nous embêter en mars et même jusqu’à début avril avec vents du nord glaciaux et tempêtes de neige y compris à basse altitude.

Bref, nous avons compris la leçon, nous ne compterons plus sur une éventuelle douceur méditerranéenne avant le mois de mai. L’hiver prochain, nous serons sous les Tropiques, même si nous n’avons encore aucune idée du lieu!

Distance parcourue sur la voie lycienne

En 2021: environ 28 kilomètres, à pied évidemment.

En 2022 : zéro kilomètre. Nous n’avons pas été dans la région de la voie lycienne et de toute façon, la météo ne nous aurait pas permis de randonner.

Nombre de baklavas engloutis

En 2021 : Chuuuuuttttt!!

En 2022 : pas mieux!

Vue du mont Babadag depuis la voie lycienne en dessus d’Ölüdeniz

Coups de cœur / Coups de gueule

Voici, comme toujours, nos impressions sur notre séjour en Turquie. Nous ne dérogeons pas à la règle de commencer par le négatif afin de finir en beauté.

Pas top

Des laveries inexistantes : Oui, nous avons quand même quelques problèmes existentiels comme trouver où laver nos habits. En Turquie, c’est la galère pour trouver une laverie, même dans les grandes villes. Apparemment, tout le monde possède sa propre machine à laver. Heureusement, nous avons deux mains et assez d’huile de coude pour nettoyer nos fringues à la main, surtout que l’eau chaude n’est pas un problème.

Trop bien!

Les gens : C’est de notoriété publique que les Turcs sont foncièrement gentils. Nous confirmons! Ils sont juste adorables! (parfois trop!) Ils sont ouverts, curieux, toujours prêts à donner un coup de main, chaleureux et souriants. La mentalité ne change pas beaucoup des pays du sud de l’Europe au bord de la Méditerranée mais avec une petite touche d’exotisme en plus. C’est sûrement le peuple le plus honnête que nous connaissons : on nous a parfois rendu de l’argent que nous ne savions même pas avoir payé en trop et nous n’avions jamais eu peur pour nos affaires dans le bus ou ailleurs. Nous avons juste été un peu étonné par le peu de pratique de l’anglais mais finalement, ce n’est pas un problème, nous réussissons toujours à communiquer. Et essayer de sortir quelques mots de turc, même mal prononcés, suffit à désamorcer une éventuelle petite timidité de départ.

La gastronomie : La cuisine turque c’est un mélange, très réussi, entre Méditerranée et Moyen-Orient. Les produits méditerranéens sont apprêtés à merveille avec des épices un peu plus orientales, notamment le poivre rose qui nous a réconcilié avec le poivre après notre traumatisme du Sri-Lanka. Beaucoup de plats sont préparés au four à bois, même les œufs du matin, et ont de ce fait une saveur particulière. Côté dessert, nous avons littéralement fondus pour les baklavas, ces petites douceurs composées de pâte filo, de pistaches, de noix, de sirop et de miel. Le café turc est également excellent à condition d’aimer le café bien fort. Bref, nous nous sommes vraiment régalés durant notre séjour.

Les paysages : Il nous semble que les quelques photos que nous avons publiées parlent d’elles-mêmes…

Les transports : Voyager en Turquie, c’est super facile! Tout est desservi par les transports publics. C’est fiable, confortable, relativement bon marché et à bonne fréquence. Il faut juste s’y prendre en avance pour le train car il est souvent victime de son succès et très vite complet. Les grandes villes comme Istanbul , Antalya ou Izmir sont super bien dotées en transports urbains.

La voie lycienne : Elle est super bien balisée, il y a des points d’eau pour les randonneurs et elle traverse un paysage sublime. Un vrai bonheur de faire un trek dans ces conditions!

Bizarreries turques

Les arrivées d’eau sont parfois montées à l’envers : Partout dans le monde, dans un robinet, l’eau froide est à droite et l’eau chaude est à gauche. Ben en Turquie, c’est en général le contraire! Parfois, il y a les couleurs, bleu ou rouge, qui indiquent la température de l’eau qui sont « du bon côté » mais l’eau arrive quand même à l’envers! Imaginez Van la frileuse voulant profiter d’une bonne douche chaude après une journée fraîche à Konya et qui se retrouve sous un jet d’eau glacée!

Nécropole lycienne à Demre

Nous ne nous attendions pas à être déçus de la Turquie, Van avait déjà adoré Istanbul il y a huit ans et tous les retours de voyageurs que nous avons sur ce pays sont super positifs. Mais nous ne nous attendions pas à avoir un tel coup de cœur! Nous commençons notre périple vraiment très fort. La Turquie a placé la barre très haut! Et nous n’en avons vu qu’une infime partie. Nos proches et amis ont également été conquis par ce que nous avons publié, jamais auparavant un pays n’avait autant fait l’unanimité parmi notre entourage! Certains y ont même déjà réservé leurs prochaines vacances!

Il paraît que l’est du pays est encore mille fois plus ouf! Si nous n’y sommes pas allés cette fois, c’est tout simplement à cause de la saison trop tardive. Évidemment, nous l’avons placé en très bonne place sur notre loooooongue wishlist et il est plus que probable qu’une fois à une meilleure saison, nous vous redonnerons des nouvelles d’ailleurs en Turquie…

La vie en Espagne, c’est comment?

Lorsque l’épidémie de Covid-19 a commencé à prendre de l’ampleur et que nous avons dû, après trois mois de confinement en Malaisie, nous résoudre à rentrer en Suisse, nous nous sommes assez vite rendus compte qu’il fallait trouver assez vite un nouveau projet de vie car le retour à « la vie normale » était inenvisageable pour nous, surtout après toute l’énergie que nous avons investi dans notre nouvelle vie de nomades digitaux.

La solution de l’Espagne fut assez vite trouvée car c’est le pays d’origine de Fabien et que sa famille y possède un appartement, à Puerto de Sagunto, tout proche de la ville de Valence . Encore un GRAND MERCI à elle de nous laisser y jouer les squatteurs de temps en temps!

Plage de Puerto de Sagunto où nous résidons

Evidemment, vivre dans un pays étranger même s’il nous est connu n’est pas toujours de tout repos, surtout quand il faut se heurter à l’administration locale mais nous avons rapidement commencé à prendre nos marques. Après plus d’une année de vie dans ce pays, nous commençons à comprendre un petit peu les codes et sommes en mesures de vous livrer un petit topo sur comment se passe la vie dans ce magnifique pays.

Bien sûr, l’Espagne n’est pas un pays parfait mais ça tombe bien, nous sommes loin d’être parfaits également. C’est juste un pays qui nous paraît idéal pour avoir notre point de chute entre deux grands voyages et nous avons appris à vivre avec ses points négatifs, ses points positifs, ses paradoxes et sa douceur de vivre. Pour preuve, nous n’avons pas quitté le pays depuis notre arrivée sur le territoire en juillet 2020 alors que si nous l’avions vraiment voulu, nous aurions pu nous organiser pour voyager ailleurs durant l’hiver. Rester en Espagne a été un choix délibéré de notre part même s’il a été influencé par la situation sanitaire. Même si il nous démange fortement de reprendre notre backpack pour sillonner les routes du monde, c’est un pays où nous nous y sentons bien et que nous aurons plaisir à retrouver à chaque retour de périple. Avec notre statut de nomades digitaux, nous sommes quand même un petit peu en dehors du système et n’avons pas tous les problèmes qu’ont certains locaux avec la recherche d’emploi et les jobs très mal payés. Ce dernier point risque d’édulcorer un peu la vision que nous avons du pays.

Le Teide, point culminant de l’Espagne

Coups de gueule

Chaque pays a ses points faibles et l’Espagne n’échappe pas à la règle. Voici les quelques petits points négatifs que nous avons observé. Rassurez-vous, ça ne va pas nous faire quitter définitivement le pays!

La Cita Previa

On doit la culture de la cita previa à l’épidémie de Covid. Une cita previa c’est un rendez-vous à prendre à l’avance pour se rendre dans un bureau administratif. Tout se passe sur internet. Mais comme nous ne sommes pas les seuls à vouloir ces rendez-vous, les sites sont vites surchargés donc inaccessibles et il faut parfois des semaines pour enfin avoir un rendez-vous! La petite formalité administrative prend vite des plombes avec ce système. Bien sûr, nous comprenons pourquoi, en temps de Covid, les administrations ne veulent pas de la foule dans leurs bureaux mais galérer sur leurs sites internet devient vite très énervant.

La corrida

Nous avons pour habitude de nous intéresser aux différentes traditions des pays que nous visitons et d’essayer de ne pas trop les juger mais celle de la corrida nous fait vraiment bondir! Mettre à mort une pauvre bête qui n’a rien demandé juste pour le plaisir du public est vraiment à vomir! Oui, on nous l’a déjà dit, c’est la tradition et l’identité espagnole! Ça ne changera rien au fait que nous ne cautionnons absolument pas ce genre de barbarie. Au contraire, nous saluons plutôt le geste de la Catalogne qui a totalement interdit les corridas sur son territoire.

Ce n’est pas idéal pour le backpack

L’Espagne, il y fait bon vivre mais moins bon voyager si on veut le faire à la mode backpacker. C’est un pays européen avec un niveau de vie européen donc des prix européens et une virée peut vite faire exploser le budget. C’est un pays magnifique mais il nous manque quand même un peu d’exotisme et une part d’imprévu que nous ne pouvons pas trouver sur ce continent. Par contre, si vous avez un budget illimité, c’est super facile à se déplacer à travers la péninsule, les transports publics sont vraiment top!

Le morro

C’est du museau de porc dans sa graisse servi en tapas et c’est sûrement un des trucs les plus immondes que nous avons goûté!

Ce ne sont pas ces quelques petites contrariétés qui vont nous faire changer d’avis et nous faire prendre la poudre d’escampette. De toute façon, nous préférons nous concentrer sur les choses positives.

Coups de coeur

La mer

C’est quelque-chose qui nous manque cruellement en Suisse. D’ailleurs, un des arguments pour partir en Espagne, était justement le bord de mer. Nous ne pouvons pas vraiment expliquer pourquoi nous sommes à ce point des amoureux de la mer. Nous ne sommes pas des adeptes de faire la crêpe sur la plage mais nous aimons contempler la ligne d’horizon, imaginer ce qui se trouve au loin derrière cette grande étendue d’eau salée, de sentir l’air iodé et le sable chaud et de sentir chaque grain de sable sous nos pieds lors de nos longues balades sur les plages. Et si l’eau n’est pas trop froide, nous apprécions également d’y faire trempette. Le fait d’avoir grandi dans les Alpes et d’avoir toujours une paroi rocheuse qui arrête le regard nous fait sûrement apprécier ce grand espace de vide.

La chaleur humaine

Les Espagnols sont réputés pour être chaleureux et ce n’est pas du tout une réputation usurpée! Il est super facile de nouer des contacts avec la population locale même dans les grande villes. Ils sont d’une franchise qui parfois peut être déconcertante mais nous ça nous plait et c’est en partie dû à la langue castillane qui est moins protocolaire que le français. Ce qui nous a le plus frappé (et fait super plaisir!) chez les gens, c’est le respect des minorités et des différences. Pas une seule fois, nous nous sommes sentis jugés à propose de notre mode de vie un peu alternatif. Ce qui est loin d’être le cas dans d’autres contrées et dans notre propre pays. Au contraire, nous avons plutôt été l’objet d’une saine curiosité. C’est d’ailleurs l’endroit où nous avons rencontré le plus de trentenaires comme nous qui sont un peu en marge du système et qui se sont libérés du carcan métro-boulot-dodo-marmots en choisissant un mode de vie différent.

Un pays progressiste

C’est vrai qu’on ne pense pas forcément à l’Espagne quand on parle de pays progressiste et pourtant! Les droits des minorités, notamment LGBTQ+ et des femmes, est défendu becs et ongles. Les violences machistes sont fortement punies et il y a partout des affiches avec des numéros de téléphone pour dénoncer ce genre de pratique et les plaintes sont prises au sérieux. La religion est très peu présente, à notre grand étonnement mais sachant que le dictateur Franco était un fervent catholique, nous comprenons mieux l’attachement des Espagnols à la laïcité. Tout ceci, on le doit à une politique très socialiste. Pour nous, qui venons d’un pays très penché à droite politiquement qui a de la peine à faire passer ses lois progressistes, c’est un peu Noël tous les jours! Pour la petite anecdote, le gouvernement espagnol actuel est le gouvernement le plus féminisé AU MONDE!

La culture

L’Espagne, comme une bonne partie de l’Europe, a une histoire fascinante! La péninsule ibérique à été habitée par les hommes préhistoriques, par les Ibères à l’âge de Bronze, par les Romains, par les Arabes et enfin par les Rois catholiques avant de subir une terrible guerre civile. (C’est un gros résumé mais c’est juste pour donner un ordre d’idée) Aujourd’hui, il reste beaucoup de sites historiques traitant des différentes époques qu’a connue l’Espagne et ils sont super accessibles. Beaucoup de ces sites sont entièrement gratuits et, pour les autres, le prix d’entrée n’est, en général, pas trop excessif. Nous avons bien profité de nous cultiver dans ces différents endroits surtout que l’histoire, c’est un de nos gros kiffs. Les différentes fêtes patronales ou religieuses font également partie de la culture espagnole. Malheureusement, à cause de l’épidémie, elles ont toutes été annulées. Nous avons juste eu la chance d’assister aux traditionnelles fallas valenciennes mais dans une version allégée, situation sanitaire oblige.

Les marchés et les produits locaux

Nous avons l’immense chance d’habiter au cœur de la huerta, une grande plaine agricole qui entoure la ville de Valence et qui est un important grenier d’Espagne. Du coup, les marchés sont bien fournis, colorés et avec des produits variés et de saison. Un vrai régal pour les yeux puis pour les papilles. Nous nous faisons une orgie de fruits et de légumes sans plomber le budget car les prix sont vraiment corrects, à condition de consommer local, bien sûr! La région valencienne est également connue pour sa culture du riz, notamment pour préparer la fameuse paella. Nous ne savons pas cuisiner cette dernière mais le riz local se prête très bien à la préparation du risotto, une des spécialités de Van.

Tenerife n’est pas en reste pour les produits locaux. Grâce à sa terre volcanique fertile, à son climat subtropical et à ses différence d’altitude, l’île possède une agriculture variée. Nous y avons particulièrement apprécié les fruits tropicaux comme les bananes, les papayes et les avocats.

L’heure de la sieste

En Espagne, la sieste c’est sacré! Et finalement, ce n’est pas désagréable surtout pendant les grandes chaleurs estivales. Entre 15 heures et 17 heures, la vie se met sur pause et même si tout le monde ne cède pas forcément aux bras de Morphée, on profite allègrement de ce moment de calme. Vers 17h30 ou 18 heures, la vie se réveille à nouveau comme si on s’apprêtait à commencer une nouvelle journée et c’est vraiment sympa. C’est un peu bizarre en hiver avec la nuit qui se couche tôt mais c’est un moment typiquement espagnol et sans cette particularité d’horaire, la vie n’aurait pas la même saveur.

Les zones humides méditerranéennes

La côte méditerranéenne a plutôt tendance à être aride mais il existe, à plusieurs endroits, des zones humides constituées d’étangs d’eau douce ou de lagunes d’eau salée où la végétation est un peu plus luxuriante. Ce sont également des sanctuaires pour les oiseaux, migrateurs ou non, et nous avons pu en observer de plusieurs espèces et c’est fascinant. Pour la petite anecdote, Petit Fabien, avec tout l’énergie et l’impatience caractéristiques de ses six ans, est resté près de trois quarts d’heures sans bouger à observer la faune de l’Albufera. La preuve que le spectacle en vaut la peine!

Bizarreries à l’Espagnole

Même si c’est un pays vraiment cool, l’Espagne a ses petites bizarreries qui nous hallucinent toujours.

Les Espagnols mangent tout le temps!

Déjà, il y a cinq repas principaux en Espagne : le desayuno qui correspond au petit déjeuner, l’almuerzo vers 11h30 – midi souvent constitué d’un bocadillo (un sandwich), la comida à 14 heures qui est le repas principal de la journée avec, en général, entrée, plat et dessert, la merienda vers 18 heures qui correspond plus ou moins au goûter et enfin, la cena, le repas du soir qui se déroule vers 21 heures ou 22 heures. Si on rajoute quelques tapas avec l’apéro, ça en fait des calories ingurgitées surtout que la cuisine espagnole est loin d’être légère! Nous ne savons pas comment font les gens ici pour ne pas être malades, l’habitude sûrement. Mais, avec la nouvelle génération plus adepte à faire du sport et à manger sainement, la tendance de la « surbouffe » va en diminuant.

Les Espagnols parlent tout le temps

Les moments de silence n’existent pas en Espagne. Les Espagnols parlent tout le temps, partout et avec n’importe qui! C’est d’ailleurs sûrement le seul pays à demander le silence dans les lieux publics comme mesures anti-Covid! (C’est véridique, ici c’est un des gestes barrières à respecter!) En observant les gens, nous nous sommes finalement rendu compte que le langage corporel des Espagnols est assez pauvre, tout se joue sur la parole et sur le ton de la voix, ceci explique sûrement cela. (Van se fait d’ailleurs griller assez vite avec sa tendance à parler avec les mains!) Cette bizarrerie ne nous gêne pas du tout, nous avons d’ailleurs fait beaucoup de rencontres vraiment sympa grâce à la parole facile des locaux. Notre vraie question est : Comment font-ils pour toujours trouver un sujet de conversation?

La musique espagnole

C’est beaucoup mieux quand on ne comprend pas les paroles…

Paysage typique méditerranéen dans la région d’Alicante

Comme vous avez pu le lire plus haut si vous en avez eu le courage, l’Espagne est un pays avec ses hauts, ses bas et ses paradoxes, comme n’importe quel pays finalement. Mais c’est le pays que nous avons choisi et, pour l’instant, il nous convient. C’est un pays assez modeste dont on n’attend en général rien (Ah cette fameuse arrogance, rarement justifiée, du Nord envers les pays du sud!) mais qui arrive toujours à nous surprendre.

Pour vous récompenser d’avoir tenu le coup à déchiffrer notre pavé, nous avons une très bonne nouvelle à vous annoncer! Attention roulement de tambour……

Nous sommes ravis de vous annoncer que nous sommes les heureux détenteurs…. d’un pass sanitaire!

Non mais vous débloquez Van & Fab, nous faire languir juste pour nous dire que vous avez reçus deux doses de vaccins que des millions de personnes ont reçues avant vous!

D’accord, c’est vrai, ce n’était pas la vraie annonce mais c’est grâce, entre autres, à ce pass sanitaire que nous avons une bonne nouvelle. Et, pour la petite anecdote, si nous ne l’avons pas eu plus tôt c’est parce-que l’Espagne a vacciné sa population par tranche d’âge et que nous avons longtemps été trop jeunes pour prétendre aux piqûres. Ça fait tellement longtemps que nous n’avons plus été « trop jeunes » pour quelque-chose que nous en profitons un peu.

Oui, bon mais c’est quoi la vraie bonne nouvelle?

La vraie bonne nouvelle la voici :

Nous allons enfin reprendre nos backpack et silloner une partie du monde cet hiver. Le départ est prévu le 25 septembre!

Oui, nous vous l’annonçons un peu à la dernière minute mais avec ce fichu virus qui rôde toujours, nous ne pouvons pas trop anticiper. Notre point de départ sera Sofia . Oui, c’est vrai, la Bulgarie ce n’est pas vraiment sous les cocotiers mais ce n’est que le début! Nous nous rendrons ensuite en Turquie où nous effectuerons une petite boucle. Là, ce sera surtout la météo qui décidera de notre séjour turc. Istanbul sera ensuite notre point de départ pour des cieux plus cléments. Nous ne vous en disons pas plus car, nous sommes toujours dans un situation particulière et que tout peut changer et puis, autant laisser un peu de suspense non? Mais si tout se passe comme actuellement dans notre tête, ça promet d’être cool et entièrement nouveau pour nous!

Nous sommes super motivés et excités à l’idée d’enfin repartir. Nous savons que nous aurons sûrement à nous adapter aux changements de situations et à choisir des itinéraires pas forcément logiques mais nous l’acceptons. Nous nous sommes même préparés mentalement à devoir écourter notre séjour même si nous le ferons la mort dans l’âme. Ou à le prolonger, qui sait? Bref, qui vivra verra!

En attendant, nous nous attelons à la préparation de nos sacs et nous nous réjouissons de partager nos prochaines aventures avec vous!

Bilan de 7 mois à Tenerife

Notre dernier mois à Tenerife n’aura pas été riche en découvertes mais c’était voulu. Comme nous avons un été bien rempli qui nous attend, nous avons profité de rester sur notre ordi à travailler plus afin de pouvoir lever un peu le pied dès la fin juin. La météo très changeante ne nous a pas vraiment fait regretter notre choix. En plus, la vie dans notre colocation à Puerto de la Cruz était vraiment sympa et nous avons vraiment partagé de supers moments avec nos compagnons de logement. Ils vont d’ailleurs beaucoup nous manquer.

Après plus de sept mois passés à Tenerife, nous avions envie de « rentrer » sur la péninsule afin de profiter d’un été méditerranéen avant de rêver à d’autres horizons un peu plus lointains. Mais le Covid s’en est emmêlé et a failli faire capoter nos projets. Quelques jours avant notre départ, nous avons appris que nous étions cas contact Covid! Il fallait vraiment que ça tombe à ce moment là! Mais bon, vous nous connaissez, nous ne nous sommes pas laissé abattre et, depuis notre auto-isolement, nous avions déjà prévu des plans B, voire C au cas où nous aurions dû repousser notre voyage. Heureusement, notre test s’est avéré négatif et nous pourrons prendre notre vol comme prévu!

Puerto de la Cruz, notre dernier lieu de vie sur Tenerife

Mais assez parlé de nos petites péripéties, nous allons passer aux choses sérieuses, c’est à dire le bilan de notre long séjour à Tenerife.

En chiffres
  • Durée du séjour : 220 jours, soit un peu plus de sept mois. Nous ne sommes jamais restés aussi longtemps au même endroit depuis notre départ de Suisse en novembre 2017! Mais nous avons quand même logés à trois endroits différents.
  • Budget : 5581€ (6120,70CHF) soit une moyenne journalière de 25,35€ (27,80CHF). Dans ce budget, nous avons compté les billets d’avion de et pour Valence ainsi que les tests PCR. Si nous ne comptons que les dépenses courantes sur place, (donc sans test et sans avion) nous arrivons à un budget de 5196€ (5698,50CHF) soit une moyenne journalière de 23,60€ (25,90CHF). Honnêtement, jamais nous n’aurions pensé avoir des chiffres aussi bas. Nous avons même craint que passer un hiver aux Canaries soit un gouffre financier. Le secret est de vivre comme les locaux, en colocation, de manger local et de se fournir au marché. Nous nous sommes quand même octroyé des excursions et des sorties au resto.
  • Lieux de villégiature : Las Chafiras, au sud-ouest de Tenerife, au-dessus de la station balnéaire de Los Cristianos, San Isidro au sud-est de l’île en dessus du Medano et enfin Puerto de la Cruz sur la côte nord-ouest.
  • Température la plus basse : 16 degrés en janvier à San Isidro pendant la tempête Filomena. Avec le vent et la pluie, ça nous paraissait extrêmement froid!
  • Température la plus haute : 35 degrés pendant les divers épisodes de Calima mais l’air extrêmement sec et les particules de sables ne rendent pas ce climat très agréable.
  • Altitude la plus basse : le niveau de la mer partout sur la côte sauf aux endroits où l’océan est surplombé par des falaises de plusieurs dizaines de mètres.
  • Altitude la plus haute : 2300 mètres au pied du Teide . Eh non, nous n’avons pas été au sommet, sinon ça aurait été 3715 mètres.
  • Nombre de fois où la météo change par heure : au moins 5 fois, et ça c’est quand le temps est stable!
Le Teide, plus haut sommet d’Espagne culminant à 3715 mètres d’altitude
Tenerife, en temps de Covid, c’était comment?

Nous avons eu de la chance car nous avons pu jouir d’une certaine liberté, bien plus que sur le continent européen. Nous avons juste dû renoncer à découvrir une autre île de l’archipel canarien car nous étions en « confinement périmétral », c’est à dire, que nous ne pouvions pas quitter Tenerife pour une autre île sans motif impérieux (et sans test PCR, of course!). Sinon, à part un couvre-feu à 22 heures, les intérieurs des restaurants fermés et des rassemblements limités à 4 personnes, la vie se déroulait presque normalement. Nous avons même pu profiter des terrasses!

Nous allons maintenant passer à nos coups de gueule, respectivement nos coups de cœur car rester 7 mois au même endroit ne laisse jamais indifférent.

Coups de gueule

Les usines à touristes du sud : Nous savions que ça existait donc ce n’était pas vraiment une surprise, nous sommes juste sidérés par l’ampleur du truc. La côte sud-ouest est complètement défigurée par des hôtels et des barres d’immeubles. C’est vraiment dommage car l’environnement est magnifique. En temps de Covid, c’était plutôt calme à cause du manque de tourisme mais nous n’osons pas imaginer la cohue en saison touristique normale. Si nous pouvons souhaiter quelque-chose aux Canaries c’est de trouver un plan B pour qu’elles puissent se sortir de leur dépendance au tourisme de masse.

Une île très urbanisée et densément peuplée : Tenerife, en superficie, représente environ la moitié de la Corse mais elle est peuplée de presque un million d’habitants! (contre 335’000 sur l’île de Beauté). Il faut bien que tous ces gens vivent quelque part. Donc bonjour les grandes villes, les banlieues moches (particulièrement sur les hauteurs de Santa Cruz), les grandes zones commerciales, le trafic infernal, etc… Nous sommes loin du coin idyllique et naturel que les différents offices de tourisme essaient de nous vendre. Pour nous, ce point est la grosse mauvaise surprise de Tenerife.

Le climat : Nous avions déjà fait notre coming out climatique ici, mais nous persistons et nous signons : nous ne sommes vraiment pas fan du climat de Tenerife! Certes, l’hiver est bien plus doux et agréable qu’en Europe centrale mais non, le soleil n’est pas toujours au rendez-vous et non, il ne fait pas toujours chaud! Le temps change au moins 30 fois par jour en passant du chaud au froid et inversement toutes les 10 minutes. Au nord, nous avons réussi l’exploit de transpirer sous un climat humide tout en étant glacé par le vent froid du nord! Quant au sud, il est constamment balayé par de forts vents et ça devient pénible à la longue. Et quand enfin il daigne faire des températures estivales dignes de ce nom, c’est à cause de la Calima qui met nos bronches à rude épreuve. Bref, l’hiver prochain nous essaierons par tous les moyens de nous retrouver sous les Tropiques!

La gastronomie : la bouffe locale est assez cheloue, comme le Gofio qui nous donne l’impression d’avoir du ciment dans la bouche. Seul le mojo verde, une sauce à base d’ail et de coriandre, tire son épingle du jeu. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir des bons produits. Il y a presque tout qui pousse sur la terre fertile des volcans.

Coups de coeur

Les paysages : Ils sont juste à couper le souffle! Dame nature a vraiment gâté Tenerife en lui donnant une variété de paysages incroyables sur un si petit territoire! Il y a des volcans, des plages, des forêts humides, des cactus, des montagnes pelées par l’érosion et l’aridité, des piscines naturelles, l’océan, des calderas, etc… De quoi en prendre plein les yeux tous les jours!

Les volcans : Ils nous fascinent! Surtout le Teide! Quand on pense que sur une toute petite île culmine un volcan à plus de 3700 mètres, c’est assez fou, non?

Les gens : Ils ne sont pas aussi expressifs que les Espagnols de la péninsule mais dans l’ensemble ils sont chaleureux, accueillants et ouverts. Ils ne présentent pas d’hostilité envers les « péninsulaires », en tout cas pas envers les Valenciens!

Les avocats : Nous parlons ici des fruits pas des personnes en toge qui connaissent les textes de loi par cœur et qui le crient dans un tribunal même si nous n’avons absolument rien contre ces derniers. En règle générale, manger des avocats ce n’est pas très cool car c’est souvent importé de loin et cultivé dans des conditions pas très éco-friendly. Mais ils poussent aux Canaries, nous pouvons donc en manger de production locale! Ce n’est pas très bon marché (rarement en dessous de 5€ le kilo) mais c’est un luxe qui vaut la peine!

Les eaux cristallines de l’Atlantique : Nous nous y sommes rarement baignés car le courant est souvent fort et l’eau est froide mais nous avons été fasciné par la clarté de l’eau quel que soit l’endroit de l’île où nous nous trouvions.

Le réseau de guagua : Oui, c’est vrai, les guaguas nous ont refilé la gerbe pratiquement à chaque fois sur les routes de montagnes mais nous avons quand même été bien contents de les avoirs. C’est pratique, fiable, facile à utiliser et relativement bon marché.

L’Anaga : Incontestablement notre endroit préféré à Tenerife!

Bizzarreries « tinerfeñas »

C’est mal plat : Nous venons d’un canton alpin, donc les montagnes et les pentes, nous sommes habitués. Mais, même dans nos Alpes, il y a des plaines et des hauts-plateaux! A Tenerife, nada! Juste La Laguna est construite sur un petit plateau sinon tout est en pente, absolument tout! La moindre petite sortie pour aller, par exemple, faire des courses se transforme en bonne grimpette.

Les routes : Là aussi, les routes de montagnes ça nous connaît! Mais dans les Alpes, elles sont construites en pente douce avec des virages. Certaines routes à Tenerife sont construites toutes droites de haut en bas! Certes, ils n’ont pas de problème de gel et d’enneigement mais ça reste quand même scabreux! Et il y a même des gens qui y parquent leur voiture sur les côtés, ils doivent sacrément avoir confiance dans leur frein à main!

L’Anaga (ici Igueste) notre coin préféré de Tenerife

Tenerife ne sera pas notre coup de cœur absolu mais nous avons quand même apprécié d’y passer 7 mois même si au niveau culturel, nous préférons la côte méditerranéenne.

Spoiler Alert!!

Comme vous le savez déjà, nous allons retourner dans notre fief valencien pour au moins une partie de l’été. Là-bas, pas mal de paperasse administrative nous y attend. Nous avons quelques rencontres prévues notamment avec nos familles respectives et d’autres qui sont encore en cours de concrétisation. Nous avons également quelques projets (perso et pro) qui se mettent en place mais nous n’avons rien de confirmé pour le moment. Tout ce que nous savons, c’est que nous allons avoir un été bien rempli! Et si tout va bien, en octobre, nous repartirons vers de nouvelles aventures un peu plus exotiques. Nous y travaillons d’arrache-pied!

Passer l’hiver à Tenerife en temps de pandémie. Bon plan ou pas?

Il y a un peu plus de trois mois que nous sommes arrivés sur l’île de Tenerife pour prendre nos quartiers d’hiver. C’était une idée que nous avions en tête depuis notre arrivée en Espagne mais nous n’étions pas vraiment sûrs de vouloir la concrétiser car nous ne pensions pas que ce serait un « bon plan ». Finalement, nous sommes presque partis sur un coup de tête suite aux différentes annonces du gouvernement espagnol par rapport à la crise sanitaire actuelle. A ce moment-là, nous avions plusieurs options : la Tanzanie ou l’Egypte mais vite oubliés à cause de la validité du visa (un seul mois), la Tunisie oubliée par manque d’offres attractives pour y aller, le Brésil et le Mexique. Ce sont les Canaries qui ont eu notre préférence mais est-ce vraiment un bon plan? Nous allons essayer de vous donner une réponse dans cet article.

Pour le budget

C’était une de nos réticences à venir nous installer sur l’archipel et finalement c’est la grosse bonne surprise de notre séjour canarien. Nous n’avons jamais été aussi bon dans le budget! Oui, Tenerife c’est budget friendly, à condition de vivre comme les locaux! En moyenne, nous nous en sortons avec moins de 25€ (environ 27 CHF) par jour à deux y compris avec les billets d’avion Valencia – Tenerife. Nous vivons dans un appartement en colocation et privilégions les produits locaux ainsi que les transports en guaguas. Les conditions anti-Covid très strictes, la tempête Filomena et la météo instable qui a suivi nous ont obligé à lever le pied et nous ont bien aidé à maintenir un budget de warriors!

Bon plan ou pas? Oui, à notre grande surprise!

Pour la crise sanitaire

Nous commençons à en avoir marre de toujours parler de la Covid-19 mais c’est quand même à cause de la pandémie que nous sommes « coincés » dans un petit archipel au milieu de l’Atlantique au lieu d’aller découvrir le monde. D’être sur une île n’empêche pas la crise sanitaire surtout dans des lieux qui accueillent des touristes comme Tenerife mais il est plus facile de s’isoler. Ce fut le cas à Noël où l’île a presque été bouclée totalement et où les mesures ont été très strictes. Nos amis ont d’ailleurs dû renoncer à venir nous voir pour les fêtes de fin d’année. Les mesures ont été très impopulaires mais elles ont portés leur fruits. Maintenant, alors que le continent européen subit pratiquement un confinement ainsi que des mesures drastiques, nous sommes plutôt libres et tout est ouvert même si, évidemment, quelques mesures persistent. Seul petit bémol, nous ne pouvons pas rejoindre nos îles voisines qui, elles, n’ont pas voulu fermer pour les vacances et qui sont en train de le payer maintenant avec une recrudescence de cas et des mesures aussi strictes que sur la péninsule.

Bon plan ou pas? Plutôt oui

Pour la population locale

Nous ne nous faisions pas vraiment de souci à ce sujet vu que nous trouvions déjà la mentalité espagnole plutôt cool. Aux Canaries, c’est encore mieux! Les Canariens voient des touristes à longueur d’année donc ils sont très ouverts et accueillants même si on vient « de la péninsule ». (Pas comme la Corse!) Malgré tout ce qui leur tombe dessus ces temps (crise sanitaire, baisse drastique du tourisme, crise économique, explosion du chômage, crise migratoire sans précédent,…), ils restent particulièrement zens. Nous leur tirons notre chapeau car la situation n’est vraiment pas facile. Ils nous font bien relativiser nos petites frustrations de nomades contraints à la sédentarité.

Bon plan ou pas ? Un grand oui!

Pour la bouffe

Vous l’attendiez celle-là, n’est-ce-pas? Franchement, la gastronomie canarienne n’est pas géniale. Mais ce n’est pas un problème vu que nous cuisinons nous-même! Et nous trouvons des produits locaux vraiment top! Tenerife est une île volcanique donc la terre y est très fertile et, grâce à ses différents climats et son altitude qui va du bord de mer au sommet du Teide (3718 mètres), il y pousse de tout. Vraiment tout! Nous nous régalons avec des fruits tropicaux comme des bananes et des papayes mais également avec des légumes d’hiver comme des poireaux ou des choux-fleurs. Les légumes méditerranéens comme les tomates (oui c’est vrai, ce n’est pas un légume!), les aubergines, les poivrons et les courgettes poussent toute l’année. C’est un vrai bonheur de nous rendre au marché chaque semaine et les prix sont vraiment corrects. Pour le reste, on trouve de tout dans les supermarchés locaux pour nous concocter de bons petits plats. Il y a même de la vigne et ça tombe bien car nous apprécions particulièrement le raisin quand il est fermenté et mis en bouteille!

Bon plan ou pas? Evidemment!

Pour les paysages

Nous sommes totalement fascinés par les paysages volcaniques et montagneux de Tenerife. Les barrancos (sorte de ravines) sont souvent impressionnants. Nous déplorons juste le manque d’arbres mais nous devrions en voir plus dans le nord de l’île. Et puis, il y a l’océan presque partout et ça, ça n’a pas de prix!

Bon plan ou pas? Trois fois oui!

Pour le climat

Il est temps pour nous de faire notre coming out… Nous ne sommes absolument pas fan du climat de Tenerife! What?!? Pourtant les Canaries sont réputées pour leur climat doux toute l’année. Oui c’est vrai, surtout quand l’hiver frappe le continent européen, mais ce ne sont pas les Caraïbes non plus. Déjà, il souffle tout le temps! Et ce n’est pas la petite brise marine super agréable en bord de mer. Non, c’est du gros vent, parfois froid, parfois chaud dépend d’où il vient, mais presque toujours assez fort pour nous refiler un bon mal de tête. Ensuite, le temps change tout le temps. Il y a 12 saisons en une seule journée! Et les températures changent au gré du passage des nuages ou du soleil. Nous sommes devenus des pros pour enfiler et enlever notre jaquette en moins de deux secondes! Nous n’avons pas eu de bol cette année avec Filomena, qui nous a amené un gros temps hivernal et même de la neige à partir de 1500 mètres d’altitude. Mais elle a eu le mérite d’amener un peu d’humidité bienvenue. Le seul moment où la météo est stable, c’est pendant un épisode de « Calima ». Cali quoi? C’est un phénomène qui se produit quand souffle le Sirocco, un vent chaud d’Afrique qui nous apporte du sable du Sahara. Les particules de sable et de poussière sont suspendues dans l’air provoquant une légère brume qu’on appelle aux Canaries la Calima. C’est un réel bonheur au niveau des températures car elles atteignent allègrement 30 degrés même en janvier mais c’est un cauchemar pour nos bronches car l’air y est très sec et presque irrespirable. En gros, nous avons l’air de gros grinch de la météo mais nous trouvons vraiment le climat trop sec, trop venteux, trop changeant et trop froid même si nous préférons ça aux hivers européens. Si la situation sanitaire perdure, nous irons tout de même, l’hiver prochain, nous terrer quelque part dans un vrai climat tropical.

Bon plan ou pas ? Mouais…

Pour la randonnée

Nous sommes des grands fans de randonnées et c’est ce qui nous a poussé à venir à Tenerife grâce à son relief accidenté. Et nous n’avons pas été déçus. Il y a des kilomètres de sentiers qui vont de la simple balade côtière au chemin de haute montagne et, comme dit plus haut, le tout dans des paysages incroyables!

Bon plan ou pas? Carrément!

Pour la culture

Là, ça se corse. Nous espérons en trouver un peu plus dans les villes du nord car dans le sud c’est mort et ça commence sérieusement à nous manquer. Evidemment, l’histoire des Canaries n’est pas aussi riche que sur la péninsule donc les sites historiques, dont nous sommes friands sont très rares. La situation sanitaire n’aide malheureusement pas la culture. Le Carnaval le plus important d’Espagne, qui se déroule normalement à Santa Cruz, n’aura pas lieu cette année.

Bon plan ou pas? Bof, même hors Covid.

Pour le visa

Souvenez-vous, ce printemps nous avons dû quitter à regret la Malaisie car nous n’avons pas pu obtenir un renouvellement de visa. Nous ne voulions pas nous confronter au même problème et devoir rentrer en Europe en plein hiver. Comme nous sommes détenteurs d’un passeport espagnol, nous n’avons évidemment aucun souci de durée de séjour aux Canaries. Et même avec notre passeport suisse, ça n’aurait pas posé de problème puisque la Suisse fait partie de l’espace Schengen. La situation peut donc s’éterniser, nous n’aurons pas de problème! Mais nous espérons quand même qu’elle se décante dans un avenir pas trop lointain.

Bon plan ou pas? Oui

Parce-que c’est en Europe

Même si nous sommes géographiquement en Afrique, les Canaries font partie de l’Espagne, donc de l’Union Européenne. Nous avons droit à tout le confort européen. Mais nous avons également très bien vécu en Amérique du Sud ou en Asie.

Bon plan ou pas? Franchement, on s’en fout!

Le verdict est sans appel! Passer l’hiver (ou plus) à Tenerife est un bon plan! C’est un coin que nous ne connaissions pas auparavant donc nous avons encore l’attrait de la découverte.

Nous allons rester dans notre appartement de San Isidro, dans le sud, jusqu’à début mars. Ensuite, nous déménagerons dans le nord, sûrement à Santa Cruz, pour découvrir cette partie de l’île. Nous y resterons jusqu’à ce que la situation se stabilise. Nous irons peut-être découvrir une autre île mais pour l’instant, c’est impossible. Nous trépignons d’impatience à l’idée de reprendre nos sacs à dos pour notre tour du monde 2.0. Nous espérons un départ pour cet automne mais, comme vous le savez, rien n’est moins sûr! En attendant, prenez bien soin de vous et continuez à rêver!

Bilan d’une année 2020 vraiment bizarre

Avec la situation exceptionnelle due à la Covid-19 que nous subissons depuis mars, cette année 2020 sera particulière pour chacun d’entre nous, entre confinements, frontières fermées, mesures, relâchement des mesures, re-mesures, changement de mesures, fermetures des lieux fermés, réouverture de certains lieux puis re-fermeture, port du masque, distanciation sociale, couvre-feu, etc… Sans compter que certains d’entre nous ont été durement impacté par le Coronavirus que ce soit, par exemple, en étant malades où en devant cesser leur activité professionnelle. Nous pensons très fort à vous pendant ces moments difficiles.

Evidemment, nous avons également été impacté dans une moindre mesure par les évènements, surtout en ce qui concerne les voyages et la mobilité. Comment, en tant que nomades, avons-nous dû gérer la situation actuelle? Nous allons essayer de vous répondre avec notre petite rétrospective de cette année 2020 dont on se souviendra encore longtemps.

La mer ou l’océan (ici l’Atlantique), pour nous ressourcer et nous débarrasser des ondes négatives
Janvier

Elle avait pourtant bien commencé cette année 2020! Le jour de l’an, nous étions au Vietnam en compagnie de nos amis Seb, Delphine, Eloane et Petit Fabien qui étaient venus nous rejoindre pour les fêtes de fin d’année. Ensuite, toujours au Vietnam, ce sont Angela et Raymond, les parents de Fab qui sont venus faire un bout de chemin avec nous. Il se parlait déjà d’un virus en Chine voisine mais les Vietnamiens n’avaient pas l’air de prendre la menace au sérieux. Nous en rigolions d’ailleurs entre nous. Bref, janvier était encore le temps de l’insouciance où nous avons pu profiter de nos proches et découvrir un des pays coup de cœur de notre tour du monde.

Février

Février ne change pas beaucoup de janvier. Nous profitons des derniers moments en famille sur l’île de Phu Quoc avant le retour en Suisse d’Angela et Raymond. Après des mois en Asie, nous rêvions d’un peu de changement.(si nous savions!!) Nous retournons donc à la maison, en Malaisie, afin de nous poser un peu, de retrouver des amis à Georgetown et de préparer un tour du monde 2.0. Avant de quitter l’Asie, Fab a émis le désir de voir la fameuse Death Railway et le pont sur la rivière Kwai dans l’ouest de la Thaïlande. Le Coronavirus prend de l’ampleur en Chine, l’île de Penang est vidée de ses touristes chinois. Mais la vie suit toujours son cours normalement.

Mars

Nous sommes tranquillement en train de profiter de la douceur de vivre de Thaïlande quand la situation commence vraiment à dégénérer. L’Europe commence à être touchée de plein fouet par la pandémie, les frontières ferment, les avions ne volent plus et les touristes essaient tant bien que mal à rejoindre leur pays. Pour nous, il est hors de question de nous ruer sur un aéroport pour prendre un vol, d’autres personnes en ont plus besoin que nous, mais nous savons que nous devons nous poser quelque-part en attendant que la situation se calme un peu. Nous décidons, pour des raisons que nous expliquons ici, de rejoindre la Malaisie par le premier train de nuit disponible. C’était une bonne idée car le pays a fermé ses frontières 48 heures après notre arrivée. Nous trouvons un logement sympa près de Georgetown et heureusement car, dès le 18 mars, la Malaisie impose un confinement total.

Avril

Ce n’est vraiment pas le mois le plus excitant de 2020 pour nous car nous l’avons passé en confinement total. Mais nous n’étions pas à plaindre, le coin était sympa, nous avions une terrasse pour prendre l’air et observer la faune du parc national tout proche et une cuisine digne de ce nom pour nous concocter de bons petits plats avec les produits locaux absolument délicieux. Nous nous sommes mis au yoga (que nous pratiquons toujours!) et nous n’avons jamais autant utilisé nos liseuses. Seule grosse frustration : la mer à quelques centaines de mètres mais interdiction de nous y rendre!

Mai

Mi-mai, les mesures du lockdown se relâchent un peu. Nous pouvons enfin sortir après deux mois de confinement total, mais ne pas quitter l’état. Nous rencontrons d’autres francophones dans la même galère que nous à Georgetown et ça nous fait plaisir d’enfin partager un moment avec d’autres êtres humains! Mais les autorités malaisiennes ne sont pas claires avec le sort des touristes bloqués dans le pays et notre visa expire début juin. Dans le flou total, nous décidons, la mort dans l’âme, de prendre un billet d’avion pour un retour en Suisse. Les derniers jours en Malaisie se passent à obtenir les autorisations pour sortir de l’état (lettre justificative de l’ambassade, tampon de la police, etc…) afin de pouvoir rejoindre l’aéroport de Kuala Lumpur.

Juin

Pour nous, ce sera clairement le mois le plus pourri de 2020! Le 1er juin, jour de l’anniversaire de Fab, nous embarquons dans un vol KLM à destination d’Amsterdam, puis de Genève. Sympa l’anniversaire! L’aéroport de Kuala Lumpur est vide, c’est déprimant. Après des mesures barrières très strictes en Asie, nous sommes étonnés de voir que l’Europe n’a pas l’air de prendre cette pandémie très au sérieux. Afin de préserver nos proches, nous nous imposons une quarantaine de 14 jours. Nous passons juste prendre la voiture que nous ont généreusement prêtée nos amis Seb et Delphine (encore un IMMENSE MERCI à eux!!) baptisée « Lechuga » (laitue) à cause de sa couleur verte. Mais devoir refuser les câlins aux enfants par peur de les contaminer nous déchire le cœur. Nous logeons à Haute-Nendaz, station de ski des Alpes Valaisannes où nous squattons honteusement l’appartement de vacances des parents de Fab (un GRAND MERCI à eux également!!) Nous nous retrouvons un peu comme deux cons avec un temps pourri et froid à nous demander ce que nous foutons là! A ce moment-là, nous sommes vraiment au fond du bac.

Juillet

Heureusement, les beaux jours finissent par arriver et nous pouvons enfin revoir nos proches! Il y a tellement de gens qui veulent nous revoir que nous devons tenir un agenda afin de pouvoir honorer toutes les invitations! (MERCI A VOUS TOUS!) Mais nous avons vraiment passé de bons moments. Delphine, Seb, Eloane et petit Fabien ont courageusement traversé le Rhône pour passer quelques jours à la montagne avec nous. La Covid-19 a apparemment décidé de faire une trêve et les frontières européennes rouvrent gentiment, ce qui nous fait penser à la suite. Notre choix se porte sur l’Espagne, le deuxième pays d’origine de Fab. Nous prévoyons un départ pour le 15 août mais la Catalogne, que nous devons traverser, annonce une recrudescence de cas et de nouvelles mesures. Nous avançons notre départ et le 28 juillet, nous voici dans le train qui nous emmène vers le sud!

Août

Espagne nous voilà! Les mesures sanitaires sont beaucoup plus strictes qu’en Suisse mais la vie suit son cours avec une ferveur toute méditerranéenne. Nous retrouvons enfin la mer et des chaleurs dignes de ce nom! Nous sommes à Puerto de Sagunto, tout près de Valence dans le fief familial à Fab à une petite centaine de mètres de la Grande Bleue. Nous nous heurtons à la bureaucratie espagnole mais dans l’ensemble tout roule. Nous découvrons avec joie les trésors culturels et naturels de la région qui nous entoure. Nous profitons de l’abondance des bons produits méditerranéens pour nous concocter de bons petits plats même si les currys asiatiques nous manquent un peu.

Septembre

Les températures sont plus agréables pour la randonnée mais elles restent encore très estivales, pour notre plus grand bonheur. Notre vie sédentaire commence à nous peser et la bougeotte nous reprend assez vite. Nous profitons de la situation sanitaire pas trop grave pour découvrir le sud de la Communauté Valencienne dans la région d’Alicante. Notre petit périple se prolongera durant trois bonnes semaines et nous emmènera jusqu’en Andalousie.

Octobre

La trève Covid se termine et l’Espagne entre gentiment dans la deuxième vague de l’épidémie. Nous rentrons à Puerto de Sagunto mais nous savons qu’il nous faudra trouver une solution pour l’hiver car l’appartement n’est pas du tout adapté au froid même modéré de Méditerranée. Nous pensons sérieusement nous envoler vers le Mexique, un des seuls pays tropicaux accessibles du moment mais nous ne voulons pas nous retrouver, comme en Malaisie, avec des problèmes de visas à renouveler. Notre choix se portera finalement sur l’île de Tenerife dans les Canaries. Nous pensons partir au mois de décembre mais l’état annonce de nouvelles restrictions comme un couvre-feu et un confinement périmétral (fermeture des frontières intérieures). Nous préférons avancer notre départ pour fin octobre. Avec raison! Le lendemain de notre arrivée dans l’archipel, la Communauté Valencienne annonce la fermeture de ses frontières.

Novembre

Nous découvrons les paysages incroyables de Tenerife et profitons d’une chaleur bien appréciable. Nous passons des heures dans les chemins de randonnée et retrouvons avec joie les fruits tropicaux. Les restrictions sanitaires sont moins strictes que sur la péninsule. Nous ne regrettons pas notre choix.

Décembre

La météo n’est pas aussi belle qu’en novembre, nous essuyons quelques tempêtes venues tout droit de l’Atlantique et qui nous donnent un temps instable. Le Teide se pare d’un joli manteau blanc. Nous devons changer d’appartement en cours de mois et passons du temps à effectuer des visites de logement. Finalement, nous trouverons bien mieux! Mais Tenerife voit ses cas de Covid grimper et les autorités prennent des mesures drastiques. L’île sera quasiment bouclée pour toutes les fêtes de fin d’année et au moins jusqu’au 10 janvier. Nos amis Seb, Delphine, Eloane et Petit Fabien doivent se résoudre, la mort dans l’âme, à ne pas nous rejoindre cette année. Ces annonces, la météo capricieuse et la frénésie de Noël à laquelle nous n’adhérons que très peu nous plombent un peu le moral. La frustration de ne pas pouvoir voyager comme nous le voudrions commence aussi à se faire sentir même si nous comprenons parfaitement les restrictions de mobilité.

Conclusion

2020 n’aura finalement pas été notre pire année. Il y en a eu des bien pires auparavant. Elle nous aura montré que nous sommes capables de nous adapter à beaucoup de situations. Quoi qu’il arrive, nous en sortirons grandis. Nous avons de la chance d’être vivants, en bonne santé, d’avoir des proches en bonne santé également, de vivre une vie de nomades et d’avoir un petit job en ligne qui nous permet de continuer de vivre la vie que nous aimons. De toute façon, nous préférons nous concentrer sur ce que nous avons plutôt que sur ce que nous aurions pu avoir si la situation avait été différente. Nous avons pu découvrir de nouvelles choses malgré le contexte sanitaire, revoir nos proches et ne pas trop souffrir du froid (Oui, pour Van c’est important!) En ce qui nous concerne, les obstacles rencontrés ont tendance à nous souder encore plus donc 2020 aura été un vrai ciment pour notre couple.

Et en 2021?

Il aura fallu passer Noël, une bonne pluie et un taux d’humidité acceptable, chose très rare dans le sud de Tenerife, pour nous remonter le moral! D’ailleurs, vous auriez dû voir la tête de nos colocs quand nous sommes sortis sur la terrasse faire la danse de la joie sous la pluie! Nous avons décidé de sortir de notre torpeur et de nous atteler à l’organisation de notre tour du monde 2.0!! Nous ne savons juste pas quand il aura lieu, pour des raisons évidentes de situation sanitaire, mais nous avons déjà une bonne idée de l’itinéraire. Petit indice : ce sera un endroit nouveau. Nous espérons pouvoir le concrétiser d’ici septembre ou octobre mais, comme vous le savez, rien n’est sûr. Dans un premier temps, nous pensons rester dans les Canaries au moins jusqu’en avril, pour des raisons météorologiques cette fois. Nous pensons profiter de la douceur du sud de Tenerife jusqu’à février ou mars puis nous irons découvrir le nord. Nous n’excluons pas d’aller découvrir une autre île.

En attendant, nous vous souhaitons la meilleure année 2021 possible en espérant que la situation se calme un peu. Prenez tous soin de vous!

Los Gigantes
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