Descendre plus de 3000 mètres depuis Cuzco ne fut pas une sinécure tant les virages de la route nous ont fait passer une nuit épouvantable dans notre bus toutefois doté d’un très bon confort. Et pourtant, nous ne sommes pas les plus à plaindre : d’autres passagers ont été bien plus malades que nous! Nous avons été bercés par les bruits de vomi d’autres voyageurs qui ont bien morflé, les pauvres. Mais le lever de soleil sur les montagnes du désert de Nazca valait le coup d’œil et les petits désagréments du voyage surtout que, généralement, nous ne sommes jamais réveillés à des heures aussi indues! Par contre, devoir enjamber les sacs à vomi transparents pour sortir du bus ce n’est pas très appétissant comme début de journée.
Huacachina

Nous débarquons à Ica, qui avec ses motos taxi klaxonnant sans répit et sa chaleur écrasante nous rappelle un peu Bangkok. Mais la comparaison s’arrête là! La ville n’a rien d’intéressant à part quelques bars sympas où déguster un bon pisco sour, un cocktail à base d’eau de vie de vin et de citron vert qui vient de la ville de Pisco, pas très loin d’Ica.
Si nous nous sommes arrêtés à Ica, ce n’est pas pour abuser des cocktails locaux aussi bons soient-ils mais pour aller à l’oasis de Huacachina située à quelques kilomètres du centre-ville. Pour y aller, il suffit de négocier un tuk-tuk qui vous y emmènera pour quelques soles. Ce petit lac au milieu des dunes du désert de Nazca est la deuxième oasis du continent américain après San Pedro de Atacama dans le désert du même nom au Chili. Fabien s’y est même essayé au sandboard, c’est comme du snowboard mais sur le sable. Le coin pourrait être idyllique s’il n’y avait pas des dizaines de quads super polluants en train d’arpenter les dunes transportant des touristes américains en mal de sensations fortes.
L’eau du lac aurait des propriétés thermales mais nous étions tellement cassés de notre trajet en bus que nous n’avons pas pensé à prendre les maillots de bain avec nous pour faire trempette. Nous nous sommes contentés de chiller sur le sable en contemplant la ceinture de végétation qui survit grâce à la pointe d’humidité qui provient du lac.




Paracas

Notre but étant de rejoindre l’océan Pacifique, nous continuons notre route jusqu’à Paracas, petite station balnéaire très touristique dans le désert de Nazca, connue pour sa réserve du même nom. En plus du tourisme, Paracas vit de la pêche et d’une petite activité portuaire. Malgré le côté touristique, nous avons trouvé Paracas encore assez agréable! A moins que ce soit le bonheur d’avoir retrouvé la mer qui a faussé notre jugement!



Réserve de Paracas

Nous délaissons les îles Ballestas, visiblement trop touristiques vu le nombre impressionnant de bateaux remplis de touristes qui y vont chaque matin, pour nous rendre dans la réserve de Paracas en elle-même. Pour bien profiter du paysage et par souci d’écologie, nous décidons de louer des vélos. Il y a plein de petites échoppes de location dans la ville et c’est vraiment bon marché. De mémoire, deux vélos pour une journée nous ont coûté environ cinq euros. Utiliser lesdits vélos s’avère un peu plus ardu : le terrain est mal plat, l’air du désert est vraiment très sec, il y a un vent à décorner des bœufs, de face bien sûr, et, évidemment, il n’y a pas un seul coin d’ombre. Nous avons de la peine. Van surtout! Fab, lui, inverse les rôles par rapport aux Andes et prend un peu sa revanche sur le mal des montagnes. Heureusement, en récompense de nos efforts, les paysages sont vraiment à couper le souffle!
La réserve est située dans un des coins les plus désertiques du Pérou! Pas étonnant que nous peinons un peu avec nos vélos! Elle a été créée dans le but de protéger les espèces marines ainsi que les oiseaux qui peuplent le coin. Grâce à ses courants, dont le fameux méchant de Humboldt qui nous apporte du froid, l’eau est riche en plancton est attire une faune marine très diversifiée.
Les courants du Pacifique n’apportent pas qu’une faune magnifique, ils façonnent le continent formant de magnifiques falaises se jetant dans l’océan. Grâce à la géologie très variée de la région (volcans, déserts, etc), chaque plage possède du sable de couleur différente dont une vraiment rouge qu’on dirait presque du sang!
Bonus

Comme à chaque fois que nous nous trouvons sur la côte Pacifique, donc à l’ouest sur ce continent, nous profitons des magnifiques couchers de soleil! Celui de Paracas ne vaut pas le superbe sunset que nous avons vu à Arica mais se poser sur la playa après une longue journée de vélo avec un pisco sour à la main en observant les couleurs du crépuscule, ça vaut quand même son pesant de cacahuètes!



Cette petite étape nous aura fait nous rendre compte combien la côte péruvienne est désertique et le climat super sec! Nous connaissions, bien entendu, l’existence du désert de Nazca. Nous ne nous rendions juste pas compte de son immensité et nous ne pensions pas qu’il bordait également l’océan Pacifique. Ce sont juste nos pauvres petites bronches qui ont un peu de mal à s’adapter. Fab, qui adore les déserts, est aux anges! Van, elle, préfère les forêts mais elle doit bien reconnaître que le paysage de dunes et de roches façonnées par l’érosion est à couper le souffle!
Même si le Pérou est plus connu côté montagne avec ses sites dans les Andes que pour sa côte Pacifique, cette dernière n’en est pas moins impressionnante. C’est également une très bonne solution de repli quand il pleut trop dans les Andes. C’est d’ailleurs le problème de ce pays, les climats sont tellement différents qu’on tombe à coup sûr sur une mauvaise saison quelque part! Mais nous sommes assez fatalistes à ce sujet et nous nous adaptons assez facilement, quitte à, parfois, devoir faire des choix et renoncer à certaines choses, pour mieux en découvrir d’autres!
Le fait d’être arrivé sur la côte nous a également mis sur la Panaméricaine, la fameuse route qui traverse toute l’Amérique de la Patagonie à l’Alaska. Nous allons la suivre un petit bout en direction du nord afin de poursuivre nos aventures.








Hello, toujours de magnifiques photos, j ai vraiment beaucoup de plaisir à vous lire et a vous suivre dans votre periple. bravo à vous deux. bisous Irène
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Salut Irène, merci pour le commentaire, ça fait plaisir tes encouragements, ça nous motive pour la suite du voyage.
Gros bisous de Lima ou on fait une petite pause citadine dans cette magnifique ville.
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