Pontianak

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Nous lorgnions depuis un petit moment sur l’Indonésie et depuis Bornéo, il y avait deux moyens de s’y rendre. Soit repasser par Kuala Lumpur et depuis là reprendre un vol pour une destination indonésienne, ce qui aurait été une aberration géographique, soit retraverser le Sarawak pour se rendre à Pontianak et depuis là, prendre un ferry ou un vol interne pour n’importe quel endroit du pays. C’est évidemment la deuxième option que nous avons choisie.

Donc depuis le Brunei, nous avons repassé la frontière malaisienne, une formalité encore plus simple qu’à l’aller, les Malais ne contrôlant pas les bagages. Il est quand même difficile d’importer des marchandises illégales depuis le Brunei, tout y est interdit!

Miri

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Nous faisons une petite étape à Miri, juste après la frontière depuis le Brunei. C’est la capitale malaisienne du pétrole, de grandes réserves d’or noir se trouvent au large de la mer de Chine Méridionale. Mais la ville n’a aucun attrait touristique, si ce n’est sa plage mais, comme partout dans la région, attention aux crocodiles!

Depuis Miri, nous goûtons de nouveau aux joies des bus de nuit, ça ne nous était plus arrivé depuis le Pérou! Si le trajet ne s’est pas trop mal passé, nous sommes quand même nostalgique du confort des bus sud-américains, c’était le top du top!

Une petite étape à Kuching et rebelote pour le bus, de jour cette fois, en direction de Pontianak. Nous nous arrêtons au milieu de la jungle afin de passer la frontière, une petite formalité, où nous décernons la palme du meilleur accueil aux douaniers indonésiens! Et pourtant, les douaniers malaisiens et singapouriens avaient déjà placé la barre très haut avec leur sourire et leur affabilité.

Nous remarquons tout de suite la différence du niveau de vie d’un pays à l’autre, l’Indonésie est vraiment plus pauvre. Le nombre de scooters par contre est hallucinant et leurs conducteurs semblent avoir un code de la route bien à eux!

Pontianak

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Une fois arrivés à Pontianak, nous sommes littéralement harcelés par les chauffeurs de taxis, il y en a même un qui nous a suivi jusqu’aux toilettes, et en plus ils essaient d’appliquer des tarifs prohibitifs sous le seul prétexte que nous sommes des blancs, donc des porte-monnaie sur pattes! Heureusement, une femme dont le mari est venu la chercher au terminal des bus, nous propose de nous déposer au centre-ville et nous apprend nos premiers mots d’indonésien, portant principalement sur la nourriture. Décidément, ils ne pensent qu’à bouffer sur ce continent!

Pontianak est une ville typique d’un pays d’Asie en voie de développement : urbanisme anarchique, circulation congestionnée, code de la route pas respecté, invasion de scooters, pollution, etc. Etre piéton ici est digne du parcours du combattant : s’il y a des trottoirs ils sont défoncés, sinon il faut faire attention à la circulation, aux chèvres au bord de la route, aux déchets, aux flaques d’eau dues aux nombreuses pluies, tout en répondant aux nombreux « Hello! » que nous lancent les locaux! C’est la capitale du Kalimantan Occidental (Kalimantan veut dire Bornéo en indonésien) et l’économie est principalement portuaire.

Cathédrale Saint-Joseph

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Il y a une minorité chrétienne en Indonésie (environ 10%), mais en général, ils pratiquent leur religion clandestinement, les Chrétiens étant persécutés par la majorité musulmane. Mais ici, à Pontianak et sur Bornéo en général, l’islam est modéré et tolérant et il a été autorisé d’y construire une cathédrale catholique. Elle a été construite en 1908 sur le modèle des églises baroques italiennes.

Point Zéro
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Pontianak se trouve à la latitude zéro sur la ligne équatoriale et un monument se trouve à l’endroit où des chercheurs néerlandais avaient trouvé le point de l’Equateur. Si à Quito c’était plutôt frais pour cause d’altitude, ici nous n’avons aucune peine à croire que nous sommes à une si basse latitude : temps très chaud, très lourd et très humide. Le monument actuel a été construit en 1990 sur un dôme qui recouvre le monument original, construit en 1928, afin de le protéger. A l’intérieur se trouve donc le monument original ainsi que quelques explications sur la ligne de l’Equateur, Bornéo et l’Indonésie en général. Malheureusement, notre indonésien est vraiment trop sommaire pour comprendre toutes ces explications.

Petite anecdote amusante, la hasard a voulu que nous nous retrouvons ici lors de l’équinoxe, quasi en milieu de journée, et les ombres sont quasiment inexistantes, le soleil étant à la verticale.

Rockstars

Les quelques occidentaux croisés sur la partie malaisienne de Bornéo ont complètement disparu du paysage côté indonésien. Nous sommes donc les seuls blancs sur plus de 3 millions de personnes et nous ne passons pas inaperçus! D’ailleurs nous nous faisons souvent arrêter par les gens pour poser pour des selfies, le must de la cool attitude ici est d’être sur une photo avec un Occidental. Comme quoi, il suffit parfois de donner quelques secondes de son temps et un sourire pour égayer la journée de quelqu’un.

Notre première idée était de quitter Bornéo en ferry, mais ça s’avère beaucoup plus difficile que prévu et pas garanti. Nous avons donc opté pour l’avion qui nous emmènera sur l’île de Java, où nous continuerons nos aventures!

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