Kampot ou la douceur du sud du Cambodge

A Phnom Penh, nous nous sommes levés aux aurores afin de pouvoir prendre le train en direction du sud qui part une fois par jour à sept heures tapantes. Malheureusement, d’autres personnes plus prévoyantes ont été sur le pied de guerre bien avant nous car, à notre arrivée à la gare, le train était déjà archi complet. Ce n’est pas très grave, nous irons prendre le bus surtout que la station d’autobus est à courte distance à pied de la gare, pour le plus grand malheur des chauffeurs de tuk-tuk qui, malgré leur insistance, ne pourront pas nous transporter. Si le bus a l’avantage d’être bien plus confortable que le train, il n’est pas plus rapide, au contraire! Nous avons bouclé 152 kilomètres en six heures! La faute, notamment, à une sortie de Phnom Penh bien bouchée et à des routes à peine en meilleur état qu’en Birmanie.

Nous finissons tout de même par rejoindre notre but du jour, c’est-à-dire Kampot sans avoir totalement perdu une journée. C’est une petite ville très tranquille mais quand même vivante au sud du pays. La ville a connu son essor durant l’époque coloniale française grâce au commerce du poivre. Aujourd’hui encore, le poivre de Kampot est connu dans le monde entier. Il est d’ailleurs tout à fait possible d’aller visiter les plantations dans les alentours à prix plus que corrects. Mais ce sera sans nous : nous avons été carrément traumatisés par l’excès de poivre au Sri Lanka, nous sommes donc réticents à tout ce qui touche de près ou de loin à la saveur poivrée! Mais nous avons quand même pris sur nous pour surmonter ce traumatisme afin de goûter à LA spécialité locale et nous avons finalement dû reconnaître que quelques pincées de poivre moulu de Kampot (mais pas plus hein!) peut rendre un plat vraiment exquis.

Durian Roundabout

C’est un peu bizarre de commencer la visite par un rond-point mais c’est la première chose que nous avons aperçue en arrivant en ville! En quittant la Malaisie, nous pensions laisser derrière nous la fascination de la population locale pour le durian, le fruit dont l’odeur de pourriture et d’égouts est tellement insupportable qu’il est interdit d’en transporter dans les lieux publics. Raté! Les Cambodgiens en ont fait une énorme rond-point à son effigie qui se voit depuis presque toute la ville. Il a quand même l’avantage d’être un excellent point de repère pour s’orienter quand on n’est pas du coin.

Malgré l’originalité un peu wtf du rond-point, nous devons reconnaître qu’architecturalement, ce n’est pas si moche.

Centre historique

Kampot possède sûrement le plus beau centre colonial du Cambodge! Il y a de magnifiques maisons de l’époque française, souvent bien restaurées. Elles sont reconverties en cafés, restaurants ou boulangeries françaises donnant à la ville une vraie french touch bien sympathique. En tout cas, nous avons adoré y trainer! Et, cerise sur le gâteau, le trafic est très faible en centre-ville, il est donc très agréable de s’y promener à pied. Il y règne ici une vraie douceur du sud qu’on peut retrouver dans certains villages méditerranéens.

Les diverses administrations comme la mairie ou encore certains musées de la ville ont également pris leurs quartiers dans de magnifiques édifices coloniaux superbement restaurés. C’est parfait pour donner une belle image de marque de la cité.

Teuk Chou

Encore une ville qui s’est construite en bord de rivière. Celle-ci s’appelle Teuk Chou et nous vient tout droit du massif du Bokor, célèbre pour ses plantations de thé et de poivre et dont on peut apercevoir les magnifiques montagnes depuis la ville. Contre toute attente, le Cambodge possède les villes parmi les plus piétonnes d’Asie, pour notre plus grand bonheur. Kampot n’échappe pas à la règle avec sa large promenade sur les rives du Teuk Chou bordée d’édifices coloniaux et de cafés. Une vraie douceur de vivre toute méditerranéenne! Plus loin, l’atmosphère se fait moins urbaine avec un petit quartier de pêcheurs où le temps s’est vraiment arrêté.

Le magnifique pont en fer, sur notre photo ci-dessus, qui traverse la rivière s’appelle sobrement « Old Bridge » soit vieux pont en français. Ce sont les Français qui l’ont construit à la fin du XIXe siècle. Il a d’ailleurs un style un peu « à la Eiffel », vous ne trouvez pas? Il a été complètement détruit par le régime de Pol Pot puis fut reconstruit à l’identique dans les années 2000.

Lac Secret

Ce lac ne porte pas vraiment bien son nom puisqu’il est situé en plein centre-ville. Mais il est vrai que nous ne l’avons découvert qu’après deux jours et plusieurs balades en ville. C’est un lac artificiel où poussent des lotus, même s’ils ont un peu grise mine en saison sèche comme maintenant. Il est agrémenté de petits îlots où des statues dominent les lieux. Encore un autre havre de paix et un paradis pour piétons.

Kampot a vraiment été un gros coup de cœur pour nous. C’est une ville pleine de charme où il est possible de flâner sans but précis, de s’asseoir en terrasse prendre un café, super bon dans la région, goûter la délicieuse gastronomie locale ou encore faire le plein de culture et aussi, il faut l’avouer, craquer pour une délicieuse pâtisserie digne de ce nom sur une terrasse ombragée d’une des nombreuses boulangeries françaises de la ville.

Il y a également plein de possibilités d’excursions depuis Kampot, notamment dans le massif de Bokor ou dans les plantations de poivre. Il y a plein d’agences en ville dans lesquelles vous trouverez sûrement votre bonheur. Nous avons passé notre tour car nous avons un programme chargé qui nous attend au Vietnam. Nous voulons, en attendant, juste profiter du calme et de la douceur de vivre à la Cambodgienne.

Malgré sa modestie par rapport à ses grands voisins, le Cambodge nous enchante un peu plus chaque jour. Nous ne regrettons aucunement d’avoir donné une deuxième chance à ce petit pays et nous nous réjouissons d’en découvrir un peu plus les quelques jours qui nous restent.

Battambang : french touch, charme provincial et vestiges coloniaux

Passer la frontière cambodgienne depuis la Thaïlande, ça se prépare car les douaniers ne sont pas réputés très intègres. Bien au contraire! Nous nous sommes donc préparés psychologiquement à ne lâcher aucun bakchich et à ne pas céder à la corruption. Nous avons tout prévu jusqu’au moindre détail :

  • Nous avons fait le détour par Poipet plutôt que de rester sur le Golfe de Thaïlande car la frontière ne se trouve pas au milieu de nulle part. Nous pouvons donc la traverser à pied et nous n’avons pas à verser une commission à un chauffeur de bus que nous serions obligés de prendre.
  • Nous avons préparé chacun trente dollars, le prix exact du visa, une photo ainsi que notre passeport.
  • Sur le formulaire d’entrée, nous avons indiqué une adresse bidon à Poipet pour bien montrer que nous avons tout le temps et aucun bus à prendre.
  • Nous avons prévu à boire et à manger au cas où il aurait fallu tenir un siège
  • Nous étions gonflés à bloc prêts à tenir tête au premier douanier corrompu qui croiserait notre route, et aux suivants.

Tout ça… pour rien! Personne n’a essayé de nous soutirer le moindre dollar! Nous ne savons par contre pas pourquoi nous avons passé entre les gouttes car nous avons été les seuls à ne pas devoir filer un petit billet en plus. Comme nous étions les seuls Occidentaux, nous supposons qu’ils ont préféré arnaquer les touristes asiatiques, plus dociles. Surtout que Fab, avec son mètre quatre-vingt-six, fait office de géant en Asie et peut être très impressionnant quand il s’y met.   Bref, en à peine dix minutes, nous avons obtenu notre visa et notre tampon d’entrée. Nous avons ensuite traversé une horrible zone franche remplie de casinos. Les jeux d’argent sont interdits autant en Thaïlande qu’au Cambodge, c’est pourquoi il y a ce mini Las Vegas dans cet endroit qui, officiellement , n’appartient à aucun des deux pays. Vu la facilité que nous avons eu pour passer la douane, nous avons eu tout le temps à Poipet pour comparer les compagnies de bus pour continuer notre route ainsi que de prendre notre premier repas cambodgien qui fut un vrai régal!

Nous ne sommes pas à notre premier voyage au Cambodge. Nous y avons fait un court séjour afin de visiter le site d’Angkor lors d’un voyage au Vietnam il y a presque trois ans. Nous ne retournerons pas visiter les temples, nous préférons nous consacrer au reste du pays mais c’est un lieu que nous vous recommandons chaudement, c’est vraiment splendide! Nous avions été assez mitigé sur le Cambodge à l’époque, surtout sur les Cambodgiens. Mais nous étions restés sur la zone méga touristique de Siem Reap où les rabatteurs sont vraiment insupportables. Nous allons donc donner une deuxième chance à ce pays et essayer d’en découvrir les trésors cachés.

Vu que la frontière est passée en un clin d’œil, que nous avons pu remplir nos estomacs et que nous avons trouvé des bus qui n’ont pas trop essayé de nous arnaquer, nous avons pu avancer d’une bonne centaine de kilomètres et déjà rejoindre une première étape : la ville de Battambang.

Battambang

Battambang est la deuxième ville du Cambodge. C’est difficile à croire tellement elle est d’une tranquillité toute provinciale. Pourtant, grâce à sa proximité avec la Thaïlande avec qui elle commerce ainsi qu’à ses cultures de riz, les plus importantes du pays, c’est une ville dynamique et économiquement autonome. C’est une ville bien agréable qui a gardé quelques beaux vestiges de l’époque coloniale française. La vie s’écoule tranquillement dans les petites ruelles bordées de cafés ou de boulangeries à la française.

Ville coloniale

La ville de Battambang a été fondée par les Khmers au XIe siècle déjà. Mais c’est sous le protectorat français (1863 – 1953) qu’elle a été développée. Nous pouvons observer les vestiges de cette époque dans le centre-ville de Battambang grâce à certaines maisons coloniales encore debout. Elles sont dans un état de conservation inégal et souvent dissimulées derrière des kilomètres de fils électriques tirés anarchiquement mais elles donnent au centre-ville un certain cachet. Il y a également des petits cafés, des bars à vin et des boulangeries qui viennent renforcer la french touch de Battambang.

Bouddha

Comme ses voisins, le Cambodge est majoritairement bouddhiste. La ferveur religieuse est très grande. Battambang, malgré sa taille modeste, possède de nombreux temples et statues dédiées à Bouddha. Nous ne nous y sommes pas trop attardés car nous n’avons pas enfilé de tenue ad hoc et qu’après la Thailande et la Birmanie, nous sommes un peu lassés de tous ces temples bouddhistes même si l’architecture khmère est spécifique, très belle, et ne ressemble pas aux deux autres pays cités plus hauts.

Sangker River

La rivière Sangker traverse la ville de Battambang avant de se jeter dans le Tonlé Sap qui lui, se jette dans le Mékong à Phnom Penh. Jusque là, rien d’extraordinaire même si le mot Mékong titille notre imaginaire. Ce qui est sympa, en revanche, ce sont ses deux rives entièrement dédiées aux piétons grâce à une grande promenade et des petits parcs interdits à tout véhicule à moteur. Déjà que le centre-ville est relativement calme et peu engorgé de trafic, l’impression de tranquillité est renforcée le long de ce cours d’eau. Nous qui sommes habitués aux grandes villes asiatiques anarchiques et au trafic infernal, nous sommes contents de pouvoir enfin marcher un peu sans craindre pour notre intégrité physique à chaque pas.

Nous ne nous attendions vraiment à rien mais nous avons adoré Battambang. Certes, c’est une petite ville tranquille et les vrais aventuriers auraient tendance à vite s’ennuyer ici. Mais nous, nous avons profité pendant quelques jours de la dolce vita, de la gentillesse des gens, des vraies pâtisseries (Enfin!) et de boire des pastis dans des jolis petits troquets so frenchy installés dans de superbes édifices coloniaux.

Cette première étape nous aura démontré qu’il ne faut pas rester sur une mauvaise impression et qu’effectivement, le Cambodge mérite une seconde chance. Espérons que la suite soit aussi prometteuse…

La Nouvelle Orléans, jazz et french touch sur les rives du Mississipi

Si nous nous sommes rendus aux Etats-Unis, c’est sur un souhait de Fab. Van, plus réticente au projet, a accepté à deux seules conditions. Une d’elles était de passer par la Nouvelle-Orléans, une ville qui a toujours fait rêver Van à cause, notamment, de son histoire française. Pour les petits curieux qui veulent savoir quelle était la deuxième condition : c’était de manger un bagel au saumon! Rassurez-vous, c’est chose faite, à plusieurs reprises, même si c’est un plat plutôt newyorkais.

Donc nous voilà à nous réveiller à des heures indécentes, genre quatre heures du matin, pour prendre un vol beaucoup trop tôt pour nous, la joie des compagnie low cost! Ah comme nous ne regrettons pas les tours du matin! Mais la découverte de nouveaux lieux demande parfois quelques sacrifices et un réveil aux aurores fait partie de ceux que nous voulons bien faire pour assouvir notre passion du voyage.

La Nouvelle-Orléans est la plus grande ville de Louisiane et fait partie de ce qu’on appelle communément le « sud profond » des Etats-Unis. Elle se situe au bord du Mississipi, mythiques fleuve américain, non loin de son delta dans le Golfe du Mexique.

Le Vieux Carré

Appelé aussi French Quarter, (le quartier français), c’est le premier quartier de la ville à avoir été construit au XVIIe siècle par les colons français lors de la fondation de la ville. Le nom fut choisi en l’honneur du régent Philippe, duc d’Orléans. Au début, c’était un simple comptoir commercial avant de devenir la capitale de la Louisiane française en 1722. La cathédrale et les maisons coloniales avec leurs balcons en fer forgé rappelle cette époque faste de la France coloniale. Mais en 1762, la France, épuisée par les guerres incessantes contre les Anglais sur plusieurs continents, n’a plus les moyens de contrôler ce territoire et cède une partie de la Lousiane, dont la Nouvelle-Orléans, via le traité de Fontainebleau, aux Espagnols qui, déjà bien occupés ailleurs, ne vinrent récupérer leur bien qu’en 1766. Le cabildo à côté de la cathédrale témoigne de cette époque bien que dans les faits, très peu de colons espagnols vinrent peupler la ville. Ensuite, toute la Louisiane redevint française sous Napoléon avant d’intégrer les Etats-Unis en 1803 et d’en devenir un état à part entière.

Le quartier, bien que très touristique, est vraiment sympa avec ses concerts de jazz à chaque coin de rue qui font la renommée de la ville. C’est animé et pas trop propret. Rien à voir avec la trop parfaite, proprette et un peu ennuyeuse Floride. La seule chose que nous déplorons, c’est l’absence de zone piétonne.

Le faubourg Marigny

Construit au début du XIXe siècle, juste à l’est du Vieux Carré, le faubourg Marigny fut la première banlieue de la Nouvelle-Orléans. Il porte le nom de Bernard Xavier Phillipe de Marigny, riche propriétaire d’une plantation à cet endroit, qui donna une partie de ses terres pour construire cette banlieue à condition que les nouveaux habitants parlent français et soient catholiques. Comme quoi la ségrégation ne date pas du XXe siècle dans le coin. Aujourd’hui, c’est un quartier plutôt populaire, animé la nuit et qui compte pas mal de laissés pour compte. En effet, les inégalités sociales sont flagrantes dès que nous sortons des jolis quartiers. D’ailleurs, la ville compte parmi les plus dangereuses de tous les Etats-Unis notamment à cause des tensions interethniques.

MidCity

Malgré la forte influence européenne, La Nouvelle Orléans reste quand même une ville américaine avec son Downtown, appelé ici MidCity, qui contient ses banques, ses gratte-ciels et ses fast-food pour businessmen pressés. Rien de bien intéressant si ce n’est que le quartier est traversé par les fameux streetcars, les tramways vintages qui datent de 1835 et qui rendent bien service pour se déplacer entre les différents quartiers.

Louis Armstrong Park

Le célèbre musicien de jazz Louis Armstrong est natif de la Nouvelle-Orléans. Il est donc tout à fait logique que la ville ait dédié un de ses parc à l’enfant du pays. On y trouve d’ailleurs tous les bâtiments en rapport avec l’art : dont l’auditorium, le théâtre ou encore le conservatoire de musique. Il y a également une promenade sympa au bord d’un petit lac artificiel. Ce parc permet quand même à avoir 16’000 mètres carrés libres de voitures en plein cœur de la ville!

Garden District

C’est le quartier résidentiel chic de la Nouvelle-Orléans, c’est ici que se sont installés les premiers Américains après le rachat de la Louisiane à Napoléon, le quartier français étant trop petit à leur goût. Nous avons déjà eu l’occasion de remarquer que les Américains n’aiment pas ce qui est petit! Des maisons à galeries typiques du sud des Etats-Unis constituent le quartier. Si certaines d’entre elles vous disent quelque-chose, c’est normal! Vous les avez sûrement vu à la télévision ou au cinéma. Beaucoup d’entre elles ont servi de lieu de tournage pour plusieurs film, la Nouvelle-Orléans étant le troisième endroit des Etats-Unis servant de décor à l’industrie cinématographique après Los Angeles et New York. C’est ici aussi que se trouve le cimetière Lafayette, dont certaines tombes appartiennent aux victimes de la guerre de Sécession.

City Park

Toute ville américaine qui se respecte possède son « Central Park ». La Nouvelle-Orléans n’échappe pas à la règle avec son City Park construit au bord de véritables bayous de Louisiane pour lesquels nous avons eu un véritable coup de cœur! C’est un véritable oasis de nature et de fraîcheur à l’ombre des grands chênes pouvant atteindre l’âge vénérable de 600 ans! Enfin un endroit où la sacro-sainte voiture, si chère aux Américains, n’a pas accès! Ce peut être également un endroit facile d’accès pour observer une partie de la faune et la flore typiques de cette région du sud du fleuve Mississipi.

Nous ne regrettons aucunement notre passage à La Nouvelle-Orléans même si nous avons ressenti une certaine insécurité. Rassurez-vous, nous avons été prudents et il ne nous est rien arrivé si ce n’est le junkie qui gérait notre logement poursuivant Fab de ses assiduités en l’appelant Samantha. C’est une anecdote plutôt rigolote finalement. Le Vieux Carré est vraiment cool et a vraiment une histoire incroyable et cette culture du jazz est assez sympa pour des novices comme nous. Mention spéciale à la cuisine cajun, essentiellement composée de riz et de crevettes du Golfe du Mexique, qui a été influencée par la France, l’Espagne et les Antilles et qui est vraiment savoureuse! Ça nous change des burgers!

Nous savons que nous avons visité les beaux quartiers du centre qui ont été totalement restaurés après le passage de l’ouragan Katrina en 2004. Nous savons pertinemment que ce n’est pas le cas des extérieurs de la ville qu’on a abandonnés à leur triste sort, qui se sont vidés de leurs habitants et dont ceux qui sont quand même restés font partie de la frange de population la plus précaire du pays. Les Etats-Unis, ce n’est pas toujours Hollywood et tout le monde n’a pas accès à ce fameux rêve américain.