El Puig de Santa Maria et son monastère royal

Depuis que nous nous sommes posés dans la région du Levante, nous sommes toujours à la recherche de coins sympas dans la Communauté Valencienne. Lors de nos longues heures passés à prospecter, nous avons déniché un village qui avait l’air de valoir le détour situeé seulement à deux arrêts plus au sud sur la ligne de Cercanias qui va à Valence.

El Puig de Santa Maria (à prononcer Poudje car c’est du valencien) est un petit village situé à équidistance de Valence et de Sagunto. C’est un véritable havre de paix dans la torpeur estivale où nous avons été accueillis comme des rois, les touristes étrangers se faisant vraiment rares cette année à cause de la pandémie de Covid 19. Les ruelles endormies et les façades des maisons blanchies à la chaux nous donnent déjà un petit avant goût de « pueblos blancos » (villages blancs typiques d’Andalousie) andalous même si la culture, la langue et les coupoles de tuiles bleues sont typiquement valenciennes.

Colline de la Pata

Vous nous connaissez, dès qu’il y a une colline à escalader, nous répondons présents! La colline de la Pata est la plus grande de la ville car, oui, il y en a plusieurs. A son sommet, on y trouve les ruines du château de Jaime I. En parlant de ruines, ce sont juste quelques cailloux éparpillés par terre qui sont parvenus jusqu’à nous. C’est bien dommage car l’histoire de cette forteresse est vraiment intéressante. Elle fut construite au XIe siècle par les Arabes. Pour rappel, à cette époque, l’Espagne du sud était musulmane. Mais au XIIIe siècle, un jeune roi fougueux venu d’Aragon du nom de Jaime I, surnommé « el conquistador » (le conquérant en français) vint conquérir la région et chasser les musulmans. Très vite, il céda le territoire à un local, Arnau de Cardona car, après avoir conquis les Baléares, il devait encore aller conquérir la région de Murcia. Rien que ça! Ensuite, se déroula la guerre des Pedros, tout simplement car elle impliqua quatre Pedro différents qui tous occupèrent le château : Pedro el Ceremonioso, Pedro de Jérica, Pedro Boïl et Pedro IV d’Aragon. Ils n’étaient pas très inspirés pour les prénoms à l’époque! Finalement, le dernier, Pedro IV d’Aragon ordonna la destruction de l’édifice, d’où les trois pauvres pierres en croix observables aujourd’hui.

Malgré un site historique plutôt maigre en vestiges, nous ne sommes pas déçus d’avoir fait l’effort de grimper cette petite colline car la vue vaut à elle seule le détour. Le panorama s’étend sur le village d’El Puig, sur la Huerta (la grande plaine fertile qui entoure Valence), sur la Sierra de Calderona, sur la mer Méditerranée, jusqu’à Sagunto au nord et jusqu’à Valence au sud.

Colline Santa Barbara

Nous vous avions bien dit qu’il n’y avait pas qu’une seule colline au Puig! Etant plus petite que sa voisine, la Pata, la colline de Santa Barbara n’offre pas une vue de ouf sur les alentours. Par contre, une magnifique pinède ainsi que quelques oliviers bordent ses flancs. Pas de doute, nous sommes bien en région méditerranéenne! Et c’est tant mieux car le soleil tape fort et nous avons besoin de ces arbres pour nous faire un peu d’ombre! Pour y monter, nous empruntons le « Chemin des Poèmes », car il y a quelques poèmes de poètes locaux, en castillan ou en valencien, affichés au bord du sentier.

A son sommet, se trouve le tout petit ermitage de Santa Barbara, bien mieux conservé que le château. Il a été construit au XVIIIe siècle, en l’honneur de Santa Barbara, la patronne des travailleurs.

Monastère royal

Ce mastodonte est le bâtiment emblème du village. Le monastère royal, également appelé monastère de Santa Maria, a été construit sur ordre de Jaime I, le fameux roi conquistador, dans le but de convertir la population locale au catholicisme. D’ailleurs, la Vierge du Puig a été, pendant des siècles, considérée comme la patronne de tout le royaume de Valence, dont le territoire correspond plus ou moins à la Communauté Valencienne actuelle. Elle est encore fêtée aujourd’hui, chaque année, le 9 octobre. Si vous êtes déjà venus dans la région et si vous vous êtes demandés (comme nous!) pourquoi tout se référait au 9 octobre, maintenant vous savez! Le bâtiment est de style Renaissance avec quatre tours défensives à chaque coin. L’église attenante est, elle, de style gothique. Pourtant, tout date de la même époque (XIIIe – XIVe siècle). L’emplacement du monastère n’est pas un hasard. Les musulmans avaient décrété cette petite colline libre de foi. Jaime I en a profité pour s’approprier le lieu afin d’asseoir la suprématie catholique. Aujourd’hui, le site est fréquemment visité par la famille royale espagnole. Il possède deux héliports, un pour le roi, un pour la reine. Si le couple royal se promène dans deux hélicoptères différents, ce n’est pas pour se la péter, ni pour éviter les disputes conjugales mais pour garantir la gouvernance du pays en cas de crash d’un des deux appareils. L’Espagne est une monarchie parlementaire et le roi a parfois son mot à dire en politique, principalement en ce qui concerne le Senat. Même si le pays ne s’arrêterait pas complètement de tourner sans son monarque, ce serait un peu embêtant que toute la famille royale périsse dans un crash. Il n’y aurait plus personne pour prononcer le fameux discours du Nouvel An ou pour soutenir « La Roja », notre équipe nationale de football, lors des compétitions internationales.

El Puig de Santa Maria est un bel exemple de l’Espagne rurale avec ses ruelles, sa torpeur estivale, ses heures de sieste et son bâtiment religieux autour duquel toute la vie du village s’organise. Pourtant, nous ne sommes qu’à une dizaine de kilomètres de Valence qui est la troisième ville du pays et qui est bien plus dynamique!

C’est le genre de coin un peu hors des sentiers battus que nous affectionnons particulièrement et qui, en Europe, sont encore assez faciles d’accès. Même si nous savons pertinemment que nous devons ce calme en partie à la crise du Covid-19.

Castellón de la Plana et le méridien de Greenwich

En étudiant de plus près la carte de la Communauté Valencienne, nous remarquons qu’il y a un point assez important dans le quart nord de celle-ci, qui nous est pratiquement inconnu et au fort joli nom : Castellón de la Plana. C’est le genre de coin, loin des lieux touristiques, que nous affectionnons de découvrir. Pour ce faire, nous utilisons un transport public que nous apprécions particulièrement : le train. Depuis Sagunto, il suffit de quarante minutes de Cercanias ou plutôt de Rodalies en Valencien (l’équivalent du TER français ou de la S-Bahn suisse) pour nous rendre à notre but du jour.

Castellón de la Plana n’est qu’une petite capitale de province mais quand même la quatrième ville de la Communauté Valencienne. Vu sa situation au nord de la région, l’ambiance catalane est très présente. Elle n’a pas la beauté de sa grande voisine du sud, Valence ni le potentiel touristique d’Alicante, et notre arrivée nous laisse un peu dubitatifs, ce n’est pas vraiment fou. Par contre, ce qui nous frappe, c’est une vraie douceur de vivre très méditerranéenne et très agréable, même en dehors des heures de sieste. (de 14 heures à 17 heures environ, un peu plus en plein été). Mais à force de déambuler dans les ruelles, nous réussissons quand même à trouver des sites dignes d’intérêt et finissons même par trouver du charme à cette ville, de prime abord, ordinaire.

Plaza Mayor

C’est clairement l’atout charme de la ville! En Espagne, il est courant de nommer la place principale, Plaza Mayor (Grande Place). Castellón de la Plana ne fait pas exception à la règle et aurait tort de se priver d’un nom aussi grandiloquent car ce lieu est vraiment de toute beauté même s’il n’est pas aussi grand que son nom pourrait laisser à supposer. Elle est bordée par le bâtiment du marché central et par l’Ayutamento (la mairie), une superbe bâtisse de style baroque construite entre les XVIIe et XVIIIe siècles.

Cocathédrale Santa Maria

Située également sur la Plaza Mayor, cette magnifique cathédrale de style gothique valencien date du XIVe siècle. Mais il ne reste en réalité que peu de vestiges de cette époque car l’édifice fut presque entièrement détruit pendant la guerre civile espagnole en 1936. Il faut reconnaître que la reconstruction est assez réussie! Sa particularité réside dans son campanile (ou clocher si vous préférez), complètement séparé du bâtiment principal, surnommé ici El Fadri (aucune idée si ce nom a une signification précise, nous ne nous sommes pas encore mis au valencien). Cette tour octogonale, haute de 58 mètres, date du XVe siècle et possède quatre étages : une salle de l’horloge, une prison, le logement du sonneur de cloche et la salle des cloches. Une vraie prouesse architecturale pour l’époque!

Parque Ribalta

Il faisait déjà chaud en Espagne bien avant le réchauffement climatique! Il est donc courant de trouver, dans chaque ville, un parc avec de hauts arbres accordant une ombre bienvenue. Le parc de la Ribalta a été conçu à la fin du XIXe siècle, lors de l’essor industriel de Castellón de la Plana. Il a été construit aux abords de la gare, qui ne se trouve plus du tout au même endroit aujourd’hui, afin de montrer aux voyageurs du chemin de fer la bonne santé économique de la ville. Il est vrai qu’après une bonne journée de visite sous la chaleur du mois d’août, c’est agréable de se poser sur un de ces magnifiques bancs en céramique nous donnant un avant-goût d’Andalousie.

Parc du méridien

Il se mérite ce coin! Il faut marcher cinquante minutes depuis le centre-ville pour y arriver. Mais il en faut bien plus pour nous décourager, surtout que nous avions oublié à quel point il est vraiment facile d’être piéton en Europe! Mais nous n’avons pas fait tout ce trajet juste pour un parc, même si c’est une zone écologique de végétation humide de Méditerranée ainsi qu’un sanctuaire pour la faune locale. Le but de notre quête, comme vous l’avez sûrement deviné grâce au titre de ce paragraphe, c’est le méridien de Greenwich. Le seul et unique! Le point zéro de longitude! Le point de départ pour tous les fuseaux horaire du monde! Mais pas seulement! Nous sommes au point exact où il croise le quarantième parallèle nord. Du pain béni pour des passionnées de points géographiques comme nous! Au XIXe siècle, plusieurs scientifiques internationaux se sont installés à Castellón de la Plana pour étudier ce fameux point, mais il n’a été découvert qu’en 1988. Par contre, bien que l’Espagne soit alignée sur ce fameux méridien, son heure, elle, est alignée sur celle de…. Berlin! La faute à Franco, grand dictateur fou espagnol qui a dirigé le pays d’une main de fer de 1936 à 1975 et qui, bien qu’officiellement neutre durant la Seconde Guerre Mondiale, s’est acoquiné en douce avec l’Allemagne nazie au point d’adopter son fuseau horaire.

Basilique Santa Maria del Lleido

C’est en nous rendant au parc du Méridien que nous sommes tombés presque par hasard sur ce petit bijou. Cette petite église au milieu de nulle part a quand même été consacrée basilique par le pape Jean-Paul II en 1983 car c’est un des hauts lieux du culte à la Vierge Marie. C’est également une étape importante d’un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et les pèlerins peuvent même prétendre à une bénédiction deux fois par jour. Si l’extérieur est typiquement de style valencien assez épuré (XIVe puis XVIIe siècles), l’intérieur est décoré beaucoup plus richement, avec un style plutôt baroque italien.

Castellón de la Plana est typiquement la ville qui ne paie pas de mine au premier abord mais qui dévoile petit à petit ses quelques trésors à celui qui sait observer. C’est exactement le genre de lieu que nous affectionnons tout particulièrement, hors des sentiers battus, car nous y trouvons souvent une âme, une authenticité et peu de touristes. Une bonne journée suffit pour la visiter mais nous vous recommandons chaudement un petit détour dans le coin.

Sagunto, sa juderia, son château et sa playa

Nous vous l’annoncions depuis des mois! Cette fois, ça y est! Nous sommes enfin arrivés en terre hispanique! Pour y arriver, nous avons choisi le train par conviction écologique, mais aussi parce-que nous étions bien chargés vu que nous avons pris toutes nos affaires restées en Suisse. Il nous reste encore quelques petites tracasseries administratives mais dans l’ensemble, nous sommes bien installés.

Nous avons également profité de jouer les touristes pour vous présenter le lieu où nous avons posé nos sacs le temps que la situation due à la Covid-19 se décante.

Mais, c’est où Sagunto?

En Espagne! (Sans blague!) Sagunto est une petite bourgade à vingt-cinq kilomètres au nord de la ville de Valence sur la côte méditerranéenne. Plus de 60’000 habitants quand même la petite bourgade, mais à l’échelle espagnole, c’est un village. A l’échelle suisse, c’est une mégapole! C’est le fief familial de Fabien où sa maman et ses tantes possèdent un appartement près de la plage. (Un grand MERCI à elles de nous laisser l’occuper!) A première vue, ça ressemble à une station balnéaire sans intérêt mais, en y regardant de plus près et en s’éloignant de la plage, il y a quelques sites dignes d’intérêt.

Sagunto

Sagunto se divise en deux centres urbains distincts : Sagunto, à flanc de colline où se trouvent la gare, le centre historique et le château et Puerto de Sagunto, sur le littoral, où se trouvent le port, les grands centres commerciaux, la zone industrielle et la station balnéaire.

Le centre historique

Il faut s’éloigner du quartier peu reluisant de la gare en direction des collines pour trouver ce petit bijou. On y retrouve la torpeur espagnole d’un après-midi ensoleillé durant l’heure de la sieste. C’est un vrai labyrinthe de petites ruelles dont le tracé n’a pas du tout changé depuis le Moyen-Age. Au cœur du quartier, se trouve la Juderia, le quartier juif dont les habitants avaient une grande influence sur la prospérité commerciale de Sagunto, qui s’appelait à l’époque médiévale Morvedre. Au centre, se dresse, tel un géant, la cathédrale Santa Maria, un monstre de style gothique valencien bâti au XIVe siècle sur le site d’une ancienne mosquée. Ces changements d’affectation de lieux sacrés ne sont pas rares, la très catholique Espagne a un passé religieux très multiculturel.

Le théâtre romain

Sagunto n’a pas attendu l’arrivée des juifs pour être un grand centre névralgique de la côte méditerranéenne. C’était déjà le cas à l’époque romaine quand « Saguntum », le nom latin de Sagunto, était une grande capitale régionale. En témoigne le théâtre romain, construit sous Tibère au Ier siècle de notre ère. Dans les années 1990, une grande campagne de restauration a été lancée afin de redonner vie au lieu en y créant une scène où sont joués des concerts ou des pièces de théâtre. (hors Covid, bien sûr!) dans un style très XXIe siècle. La restauration n’a pas été au goût de tout le monde et a créé de vives polémiques, l’affaire a même été portée devant les tribunaux. Tandis que certains ont applaudi l’audace architecturale, d’autres, plus puristes, ont crié au scandale….

Le château

Le château de Sagunto est en fait une immense forteresse qui s’étend sur deux collines surplombant la ville et toute la plaine aux alentours. Il a été bâti au Xe siècle sur le site du forum romain et sur l’ancien village du peuple ibère. Les murs extérieurs encore debout datent de l’époque musulmane. A l’intérieur, ce ne sont plus que des ruines mais on peut y découvrir le passage des différents peuples (Ibères, Romains, Arabes, Wisigoths,…) qui ont habité le coin à travers les siècles. La ville a été prise dans tous les conflits qui ont ravagé la péninsule ibérique à l’époque médiévale et le château a pas mal morflé à chacun d’eux, d’où un état de conservation assez mauvais.

La nécropole juive

Au pied des remparts, on peut apercevoir des petites cavernes creusées dans la roche. Ce sont tout simplement les caveaux d’un ancien cimetière juif. Pendant la guerre civile espagnole, ces petites grottes ont servi d’abris aux réfugiés.

Et la vue qui en jette!

Si construire des châteaux sur les collines était, à l’époque, une stratégie de défense, nous profitons aujourd’hui, en temps de paix, de la superbe vue que nous offre le site. Le panorama s’étend de la mer méditerranée, à la Huerta (la plaine fertile qui entoure Valence) jusqu’aux magnifiques montagnes de la Sierra Calderona. Nous ne regrettons aucunement le petit effort qu’il faut faire pour grimper jusqu’à la forteresse.

Puerto de Sagunto

Pour être honnête, c’est beaucoup moins glamour que le vieux village à flanc de montagne. C’est une station balnéaire qui a été montée de toutes pièces lors de la démocratisation du tourisme de masse. Malheureusement, l’Espagne a aussi connu le massacre architectural des décennies 1960-1970, surtout sur le littoral. Mais en fouinant un peu, nous avons réussi à trouver une histoire et quelques pépites (très!) bien cachées.

Passé industriel

En 1917, une compagnie minière s’installa dans les parages afin d’y extraire divers métaux, principalement du fer. Elle y construisit un port ainsi que divers ateliers de réparation de bateaux. Avec le nombre d’emplois crées, une petite communauté prit ses quartiers dans les environs et fonda le village de Puerto de Sagunto qui connut son apogée dans les années 1920 avec l’industrie sidérurgique. Apogée qui se poursuivit durant la Guerre Civile Espagnole puis la Seconde Guerre Mondiale grâce au transport maritime des oranges. Cet âge d’or continua jusque dans les années 1980. Aujourd’hui, il reste quelques vestiges architecturaux de cette époque comme des anciens bâtiments industriels, un quartier ouvrier et des villas.

Eglise Nuestra Senora de Begonia

C’est sûrement le plus bel exemple de l’âge d’or de Puerto de Sagunto. Cette petite église baroque a été construite en 1929 sur le modèle de celle de Bilbao, une partie des nouveaux venus pour travailler dans les usines sidérurgiques venait du Pays Basque. L’architecture classique n’est pas sans rappeler les années glorieuses de la conquête espagnole en Amérique latine.

La playa

L’attrait principal de Puerto de Sagunto au XXIe siècle reste quand même la plage. Cette année, nous avons une chance incroyable car la mer est turquoise et le sable, même s’il n’est pas blanc, est vraiment fin. Fab, qui est venu pratiquement chaque année depuis son enfance, ne se souvient pas d’y avoir vu une mer aussi belle.

Finalement, notre lieu de villégiature s’avère être une vraie perle culturelle dans un environnement assez sympa!

Pour conclure, nous avons une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise est que le Coronavirus est toujours là, principalement dans les régions de la Catalogne et d’Aragon et que, suite à ça, nous n’allons pas trop crapahuter à travers toute l’Espagne. La bonne nouvelle est qu’apparemment, la Communauté Valencienne où on recense relativement peu de cas de Covid, regorge de ce genre de petits trésors et que nous sommes très motivés à aller les découvrir.