Córdoba et la vie estudiantine

Dans cet article nous parlons bien de Córdoba, la deuxième ville d’Argentine. Si c’est Córdoba (ou Cordoue) dans notre belle Andalousie que vous cherchez, pas de panique, l’article sur ce sujet se trouve ici.

Depuis Montevideo, nous avons trouvé assez facilement un bus de nuit pour nous ramener en Argentine. Mais nous avons quand même eu quelques petites mésaventures. Nous étions installés bien confortablement sur nos sièges à déguster notre vermouth généreusement offert par la compagnie de bus quand, soudain, un peu après être sortis de la capitale, nous entendîmes un gros « boum »! Un projectile non identifié est tombé sur le bus et a cassé une vitre. Heureusement, c’était la vitre qui donnait sur l’escalier qui montait à l’étage. Il n’y a eu aucun blessé, juste des dégâts matériels. Malgré le peu de gravité, le bus ne pouvait décemment pas continuer sa route. Nous avons dû débarquer presque au milieu de nulle part, récupérer nos backpacks et attendre le bus de remplacement. Nous n’avons pas été totalement perdants dans l’affaire puisqu’une fois installés dans notre deuxième bus, on nous ressert l’apéro! Le retard pris nous fait traverser la frontière argentino-uruguayenne au milieu de la nuit mais ce ne fut qu’une simple formalité et l’endroit nous a paru super safe. Bref, après ce petit contretemps somme toute pas si grave, nous finissons tout de même par arriver à destination : Cordoba, la deuxième ville d’Argentine.

Nous y restons une dizaine de jours car nous avons trouvé un volontariat dans une résidence d’étudiants. L’ambiance est jeune et sympa mais nous prenons conscience douloureusement que nous avons passé l’âge de l’insouciance étudiante. Mais l’expérience est concluante et tout se passe très bien. Grâce à toutes les universités, Cordoba est une ville jeune, dynamique, pleine de bars sympas et super progressiste dans une Argentine polarisée et parfois un peu trop pieuse et rétrograde.

La ville a été fondée en 1573 par un sévillan (encore un andalou!), un certain Jeromino Luis de Cabrera afin de protéger les Espagnols des attaques des Indigènes. WTF les gars? C’est vous qui venez massacrer la population autochtone! Il ne faut pas vous étonner s’il y a de la défense en retour! Même si l’histoire est vraiment très moche, comme souvent quand on parle de la colonisation, il reste aujourd’hui un petit centre historique avec les fameuses ruelles en damiers chères aux Espagnols. Après l’indépendance, Córdoba a même été deux fois promue au rang de capitale du pays, une fois en 1806 car les Anglais ont essayé d’attaquer les alentours du Rio de la Plata où se trouve Buenos Aires, et une deuxième fois en 1955 pendant un coup d’état militaire.

Iglesia del Sagrado Corazón

Impossible de passer à côté de ce monstre néogothique un peu trop kitch à notre goût lors d’une balade à Córdoba! Cette église a été construite entre 1926 et 1934 lors de l’arrivée des premiers capucins dans la région. Son petit surnom est d’ailleurs Iglesia de los Capuchinos qui signifie tout simplement en français « église des capucins ». Bon on avoue, elle est peut-être un peu énorme mais les différents marbres de couleurs rose et violette son quand même super stylés! Il est juste impossible à faire un cadrage correct pour les photos et c’est super frustrant car il y a quand même quelques détails incroyables! (Sorry!)

Catedral de Nuestra Señora de la Asunción

C’est la plus vieille construction coloniale encore en fonction de toute l’Argentine. Elle domine la Plaza San Martín, la place centrale de sa superbe architecture baroque. Les travaux débutèrent en 1582 mais l’église ne fut consacrée qu’en 1706. Tous les jolis détails baroques ont été rajoutés par après durant le XVIIe siècle, âge d’or de la Renaissance.

C’est également le seul bâtiment un peu joli et qui sort du lot. Córdoba n’est franchement pas une ville très pittoresque. Le trafic infernal n’aide pas non plus à la flânerie. Nous avons peut-être loupé quelques autres trucs sympa par manque de motivation à nous promener dans ce bordel ambiant.

Pour être honnêtes, Córdoba ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. Ce que nous allons retenir c’est les très bons contacts que nous avons eus avec les étudiants ainsi qu’avec d’autres habitants de la ville. La ville n’est pas très jolie et est congestionnée par le trafic. En plus, elle se situe dans une cuvette ce qui fait que la pollution atmosphérique reste en dessus de nos têtes et l’air y est difficilement respirable surtout avec la chaleur subtropicale de ce début d’été.

Ce n’est pas vraiment un endroit que nous vous recommandons. Nous préférons de loin l’autre Córdoba, l’andalouse qui elle, possède un vrai centre historique avec plein de trésors à découvrir.

Cette fois, il est temps de nous mettre en route pour de bon en direction du sud! Nous sommes attendus de pied ferme à Puerto Madryn pour un volontariat et il nous faut au moins deux jours de bus pour y parvenir! Nous ne voudrions pas arriver en retard, notre réputation suisse en prendrait un coup! Mais ne vous inquiétez pas! Nous avons quand même prévu un peu de marge!

Bilan de l’Uruguay

Voici un petit résumé de notre petite parenthèse, pas du tout prévue à la base, en Uruguay mais qui mérite tout de même un désormais traditionnel bilan.

En chiffres

Durée du séjour

Neuf jours. Ce n’est pas énorme mais ça n’aurait pas mérité beaucoup plus.

Distance parcourue

492 kilomètres de Colonia de SacramentoMontevideo – Fray Bentos (frontière avec l’Argentine) le tout en bus. Pour arriver à Colonia depuis Buenos Aires, nous avons traversé le Rio de la Plata en buquebus, le petit nom donné au ferry qui relie les deux villes.

Départements traversés

Cinq : Colonia, San José, Montevideo, Soriano et Rio Negro

Extrêmes d’altitude

23 mètres à Fray Bentos et 43 mètres à Montevideo. Ce n’est pas vraiment des altitudes auxquelles on peut s’y attendre quand on pense à l’Amérique du Sud mais même ce continent à ses Pays-Bas puisque le point culminant du pays ne s’élève qu’à 513 petits mètres d’altitude. Depuis les fenêtres des bus, nous avons d’ailleurs trouvé le paysage très plat et très monotone.

Extrêmes de températures

19 petits degrés sous le vent à Montevideo et 27 degrés lors d’une belle journée printanière à Colonia del Sacramento. De vraies températures de printemps!

Budget

15’500 pesos uruguayens soit 450€ ou 526 CHF ce qui fait une moyenne journalière de 50€ ou 58CHF. Nous sommes un poil au dessus de notre budget mais nous nous sommes offert des places de concert à Montevideo. Quoi qu’il en soit, l’Uruguay reste tout de même un pays relativement cher.

Coups de geule / coups de cœur

Voici maintenant la partie la plus intéressante du bilan. Comme d’habitude, nous commençons par les points négatifs afin de finir sur une note plus positive!

Les moins

Le coût de la vie

Il atteint bien le niveau européen pour certaines choses. C’est très compliqué à tenir un budget de backpacker. On appelle l’Uruguay la Suisse de l’Amérique du Sud. Nous pensions que c’était surtout pour son calme, sa démocratie et sa stabilité politique. Et ce sont des faits qui sont véridique. Mais ce petit surnom peut également faire référence au coût de la vie qui nous a fait pas mal galérer!

Les plus

La population locale

Les Uruguayens sont chaleureux, affables et super zens! D’ailleurs ils n’ont pas vraiment le tempérament latin tellement ils sont calmes mais ça n’enlève en rien leur gentillesse et leur sens de l’entraide.  Bien sûr, parler la langue du lieu aide beaucoup pour la communication avec les locaux même si leur accent, similaire à l’argentin, est parfois un peu déroutant. Nous avons vraiment été très touchés par la population locale vraiment extraordinaire.

La façon de parler espagnol

C’est très similaire à l’accent argentin avec les fameuses prononciations en « ch » très particulières, les « vos », les « b » qui se prennent pour des « v » et l’accent tonique un peu à l’italienne. On appelle d’ailleurs cette façon de parler très officiellement le « Rioplatense », du Rio de la Plata, l’énorme fleuve / bras de mer qui sépare l’Argentine de l’Uruguay. Ce n’est pas toujours évident à comprendre surtout pour une débutante comme Van mais c’est un vrai plaisir pour les oreilles!

La viande

Il paraît qu’en Uruguay il y a neuf millions de vaches pour seulement trois millions d’habitants, de quoi se nourrir de steaks quelques années! La viande est vraiment savoureuse et relativement bon marché vu le coût de la vie du lieu. Nous sommes bien conscients que de manger beaucoup de viande rouge fait exploser notre emprunte carbone et consomme énormément d’eau. Même si nous ne sommes pas (encore) végétariens, nous essayons quand même de baisser drastiquement notre consommation de produits animaux.

Le vin

 L’Uruguay n’a rien à envier à son grand voisin argentin en matière de vin. On y trouve surtout le Tannat, cépage originaire à la base du sud-ouest de la France mais cultivé aujourd’hui principalement en Amérique du sud. C’est un vin rouge bien tannique mais assez doux qui se marie à merveille avec les plats de viande rouge incontournables en Uruguay. En ce qui nous concerne, nous le préférons au Malbec argentin que nous trouvons un peu trop acide.

Le café

Le premier bon café depuis notre arrivée sur le continent. Il n’égalera jamais un bon espresso italien mais, comparé au café trop amer brésilien et celui carrément imbuvable de l’Argentine, il se laisse déguster facilement.

Bizarreries à l’Uruguayenne

Tout le monde s’appelle « mi amor »

Même quand on se fâche avec quelqu’un! Après tout, pourquoi pas, c’est toujours mieux qu’une insulte bien vulgaire. A noter que le « mi amor » espagnol est un peu moins profond que le « mon amour » français.

Les heures de repas, c’est sacré!

C’est très mal vu et même impossible de manger en dehors des heures de repas officielles. Le repas de midi se prend entre midi et 13 heures. A 13h10, personne ne va vous servir à manger, c’est trop tard! Il ne vous restera plus qu’à attendre sagement l’heure du prochain repas. Et dire que nous avons quitté la Suisse car nous la trouvions beaucoup trop rigide, elle a beaucoup à apprendre de l’Uruguay sur ce coup-là!

L’accessoire mode incontournable

C’est un thermos avec tout le matériel pour se préparer un maté, la boisson traditionnelle d’Argentine et d’Uruguay, qui s’apparente à une espèce de thé super amer. Certains ont tout leur attirail dans un panier prévu à cet effet tandis que d’autres se promènent fièrement le thermos sous le bras! Le maté est né en Argentine où il est très populaire mais c’est en Uruguay qu’on le met encore plus à l’honneur et où la tradition du partage de cette boisson emblématique est la plus forte.

Franchement, l’Uruguay fut une belle surprise! Et dire qu’à la base ce petit pays n’était pas du tout sur notre itinéraire et nous arrivions à peine à le situer sur une carte. Bien sûr, avec son style de vie à l’européenne, l’Uruguay n’est pas un pays très dépaysant mais nous avons eu du plaisir à en découvrir une petite partie et de partager un peu de quotidien avec ses habitants qui sont vraiment adorables.

Colonia del Sacramento et Montevideo. Petit détour par l’Uruguay

C’est un peu par hasard que nous avons atterri en Uruguay, ce n’était absolument pas sur notre itinéraire, ni prévu au programme. C’était d’ailleurs un pays dont nous avions à peine entendu parler auparavant! Vu que nous avons un peu d’avance sur notre timing avant notre rendez-vous à Puerto Madryn à la mi-décembre, nous avons trouvé un volontariat via la plateforme HelpX dans une chacra (le petit nom donné à la maison de campagne en Argentine et en Uruguay) pour nous passer un peu le temps. Mais voilà, l’expérience ne s’est pas du tout montrée concluante et s’est terminée bien plus tôt que prévu. Nous ne nous en sommes pas plus formalisés que ça et avons profité de notre temps libre pour découvrir un peu de ce petit pays un peu méconnu.

Colonia del Sacramento

Pour situer un peu, Colonia del Sacramento se trouve en face de Buenos Aires sur l’autre rive du Rio de la Plata, le fleuve le plus large du monde. Entre les deux rives, il y a plus de trente kilomètres! Cette particularité fait que nous ne voyons pas l’autre rive et nous fait croire que nous sommes en bord de mer, alors que ce n’est pas du tout le cas. Il y a même des plages de sable, certes pas paradisiaques mais elles renforcent le caractère maritime du lieu.

Le moyen le plus facile de se rendre à Colonia de Sacramento depuis l’Argentine, c’est de prendre le ferry, qu’ici on appelle joliment Buquebus, depuis Buenos Aires afin de traverser le Rio de la Plata. Mais attention, il vaut mieux prendre ses billets à l’avance sur internet car les billets sont soumis aux prix de marché. Nous avons fait l’erreur de débarquer au port la fleur au fusil et d’acheter nos billets à la dernière au comptoir! Ça nous a couté un rein! Une bonne soixantaine d’euros pour un petite heure et quart de traversée ça fait un peu mal, surtout que nous sommes censés tenir un budget de backpacker!

Le centre historique colonial mélange les influences portugaises et espagnoles. En effet ce sont les Portugais qui sont arrivés en premier pour y établir un comptoir et une forteresse militaire afin de protéger le Rio de la Plata. Mais les Espagnols avaient eux aussi ce territoire à l’œil et voulaient l’incorporer à leur déjà immense vice-royauté du Pérou qui à son apogée comprenait tout l’actuel territoire hispanophone d’Amérique du Sud. Le problème fut réglé pacifiquement en 1494 grâce au traité de Tordesillas qui partagea équitablement tous les territoires conquis entre les deux puissances coloniales.

Petit fun fact : l’original de ce fameux traité de Tordesillas se trouve dans notre belle Séville, dans le bâtiment de « Archivio de Indias » juste à côté de la cathédrale. Les visites y sont gratuites.

Aujourd’hui, l’ambiance du centre historique est restée toute méditerranéenne avec son climat subtropical, son espagnol chantant, ses petites ruelles et ses terrasses en bord de fleuve. La vielle-ville a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous déplorons juste qu’elle n’ait pas été rendue aux piétons.

Colonia del Sacramento est vraiment bucolique est beaucoup plus calme que sa voisine de l’autre rive, Buenos Aires. Par contre, nous ne savons pas si le jeu vaut la chandelle de traverser à la journée depuis la capitale argentine. La traversée reste quand même assez chère et il y a déjà bien assez à faire à Buenos Aires.

Montevideo

Nous n’allions quand même pas rester en Uruguay sans visiter sa capitale Montevideo. Elle ne se trouve qu’à trois petites heures de route de Colonia de Sacramento. Par contre, c’est assez monotone, le paysage étant tout plat. Eh non, l’Amérique du Sud ce n’est pas que les hauts sommets des Andes!

Ce qui nous frappe en arrivant c’est le calme de la ville. C’est pourtant la plus grande ville du pays et son principal port. Nous n’avons pas l’impression d’être dans une capitale d’un million et demi d’habitants tant l’ambiance est zen. Le fait que la ville soit pas mal boisée renforce encore cette impression. Elle ferait partie des trente villes les plus sûres du monde! Nous ne savons pas si c’est vraiment vrai mais nous devons reconnaître que ça ne paraît pas craindre beaucoup par ici!

Les habitants aussi sont super accueillants, ils sont reconnaissables à leur panier qu’ils transportent afin d’avoir toujours sur eux le matériel nécessaire pour préparer un maté, une sorte de thé un peu amer et la boisson nationale d’Argentine et d’Uruguay.

Ce sont les Espagnols qui construisirent ce que nous voyons encore de la vieille ville aujourd’hui. Ils voulaient empêcher une éventuelle avancée des Portugais qui s’étaient déjà installés à Colonia del Sacramento. Après l’Indépendance, Montevideo devint la capitale de la toute jeune Uruguay et devint ainsi la capitale la plus méridionale du continent américain! Oui, Buenos Aires est un poil plus au nord!

Aujourd’hui, les ruelles suivent toujours le plan en damier cher aux conquistadors du XVIIe siècle. La douceur méditerranéenne, les céramiques, l’architecture baroque ainsi que la blancheur des façades nous rappelle un peu notre belle Andalousie. Le maté remplace juste notre tinto de verano mais nous devons avouer que cette boissons emblématique sud-américaine, n’a pas du tout trouvé grâce à nos yeux! Nous la trouvons beaucoup trop amère!

Petit bonus : Grâce à la situation de Montevideo sur l’embouchure du Rio de la Plata, nous avons eu droit à un magnifique coucher de soleil!

Nous avons longuement hésité à pousser jusqu’à Cabo Polonia, sur la côte est du pays mais nous avons fini par y renoncer! Il nous faut quand même penser à rentrer en Argentine et l’Uruguay reste un pays très cher. Nous avons un peu de peine à tenir le budget.

Nous sommes quand même contents d’avoir effectué ce petit détour uruguayen. Certes, ce n’est pas le coin le plus pittoresque du monde mais nous avons vraiment été touchés par la chaleur et la gentillesse des locaux. Nous avons été quand même frappé par le côté très européen. Nous nous attendions à quelque-chose d’un peu plus « exotique ». Mais la découverte de ce continent ne s’arrête pas ici et nous avons espoir de voir quelque-chose qui nous sort plus de notre zone de confort ces prochaines semaines ou ces prochains mois!

Parc national des chutes d’Iguazu

Cette fois, les choses sérieuses ont vraiment commencé! Nous commençons vraiment notre périple avec notre première nuit en bus!

Notre but, c’est de rejoindre l’extrême sud du Brésil et plus précisément les magnifiques chutes d’Iguaçu (en portugais) ou Iguazu (en espagnol) qui délimitent la frontière entre le Brésil et l’Argentine. Pour ce faire, nous prenons un bus de nuit qui nous mène en treize longues heures à la ville de Curitiba. Nous nous y arrêtons une nuit afin de ne pas enchaîner les trajets. Nous en profitons pour faire un petit tour au jardin botanique, presque 28 hectares de végétation subtropicale au cœur de la ville.

Après ce mini repos, nous reprenons un bus, de jour cette fois-ci, qui nous emmène en neuf bonnes heures à Foz de Iguaçu, la dernière ville brésilienne avant les chutes et la frontière. Les trajets sont longs, les distances sont énormes mais les bus brésiliens sont très confortables. Nous n’arrivons pas trop cassés à destination.

La ville de Foz de Iguaçu est énorme, étouffante et pas très intéressante. Le parc national se trouve à douze kilomètres du centre-ville. On rejoint l’entrée avec les bus urbains qui sont super pratiques, bon marché et faciles d’utilisation.

Le côté brésilien du parc national offre une vue plus générale et panoramique des chutes que le côté argentin. Ça nous permet d’évaluer un peu la grandeur du site ainsi que la hauteur et le débit des impressionnantes cascade. En tout cas, le site est à couper le souffle, malgré que nous devions le partager avec d’autres touristes. Eh oui, c’est la rançon du succès!

Malgré la proximité de la grande ville et le grand nombre de touristes, nous sommes surpris de voir autant de faune qui vient nous honorer de sa présence comme des coatis, des araignées géantes, des varans et autres lézards ainsi que des papillons. Par contre, ça ne pose pas pour l’objectif ces petites bébêtes. Du coup, nos photos en sortent un peu floues. Nous nous en excusons platement.

Garganta del Diablo

Le clou du spectacle se situe en fin de parcours à la Garganta do Diablo (la gorge du diable en français) où nous pouvons admirer depuis diverses passerelles cet ensemble de chutes d’eau pouvant atteindre 80 mètres de hauteur! Le débit est très fort et nous nous faisons bien rincer! Mais comme le climat est très chaud, ces embruns sont plutôt agréables et bienvenus. A noter que ce site spectaculaire fait office de point frontière entre le Brésil et Argentine.

Parque dos Aves

A l’entrée du parc national, toujours côté brésilien, se trouve le Parque dos Aves (parc des oiseaux) qu’on nous avait conseillé avec raison car, même si rien ne vaut des animaux à l’état sauvage, le parc est vraiment bien aménagé en respectant les habitats et en laissant les animaux en semi-liberté. De plus, le parc participe à divers programmes de réintroduction des espèces dans la nature.

Quand nous pensons à la forêt tropicale, c’est l’image d’un toucan et son énorme bec qui nous vient en tête! Voilà, nous venons donc de voir notre premier toucan en vrai! Il ne nous reste plus qu’à en voir un en vraie liberté une fois!

Nous sommes toujours fascinés par les couleurs des perroquets et nous avons déjà eu la chance inouïe d’en voir en liberté en pleine ville de Rio de Janeiro!

Voilà, notre court séjour au Brésil s’achève sur ces images impressionnantes. Nous vous pondrons quand même un article sur notre bilan dans ce pays mais d’abord, il nous faut traverser la frontière (une simple formalité) pour voir ces merveilles du côté argentin!

Puerto de Iguazu, les chutes côté argentin

Traverser la frontière de Foz de Iguaçu (Brésil) à Puerto Iguazu (Argentine) n’est qu’une simple formalité et chaque pays possède des bus urbains pour relier la ville frontière du poste de douane.

Une fois franchie la frontière argentine, c’est une toute autre ambiance qui nous attend. Il faut dire que Foz do Iguaçu est une grande ville avec tout le stress que ça engendre tandis que Puerto Iguazu n’est qu’une petite bourgade sans prétention. C’est beaucoup plus zen ici. Ne pas avoir la barrière de la langue nous aide aussi à nous sentir plus à l’aise.

Puerto Iguazu a la particularité de se trouver à un point frontière de trois pays (Argentine, Brésil, Paraguay) qui sont séparés par deux rivières (Rio Parana et Rio Iguazu). Ce sont d’ailleurs la rencontre de ces deux rivières avec le relief particulier de la région qui forment les magnifiques chutes.

Bien sûr, les fameuses chutes sont LE truc à voir dans le coin et avec raison. C’est totalement différent du côté brésilien. Là bas, on a plutôt une vue d’ensemble des chutes tandis qu’ici, en Argentine, nous pouvons approcher les cascades et c’est bien plus impressionnant!

Plusieurs parcours sont possibles pour admirer les chutes. Il y a le parcours inférieur qui permet d’être vraiment au pied des chutes! Faites attention à tous vos appareils électroniques ou choses fragiles que vous transporter car vous ne couperez pas à un arrosage en règle! Les embruns y sont assez forts.

Le parcours supérieur se trouve au sommet des chutes juste avant qu’elles se jettent dans le vide. Si vous avez le vertige, il peut être impressionnant de voir le vide depuis les passerelles. Ce n’est pas notre cas mais nous avons quand même préféré les voir depuis en bas, même si on s’y sent tout petit.

Il n’y a pas que les chutes à visiter mais aussi tout un parc national grand de 67’620 hectares fondé en 1934 afin de conserver la biodiversité incroyable du coin. En 2011, les chutes d’Iguazu ont été mise sur la liste des sept merveilles naturelles du monde! Le parc abrite une faune incroyable dont des coatis sur lesquels nous avons flashé. Même de ce côté de la frontière, les animaux ne veulent pas poser pour notre objectif nous laissant des phots bien pourries (Sorry) mais au moins, ils vaquent tranquillement à leurs occupation malgré une forte présence humaine

A l’instar du côté brésilien, le clou du spectacle reste l’impressionnante Garganta del Diablo (gorge du diable en français) et ses chutes d’eau qui peuvent atteindre 80 mètres de hauteur. Les arcs-en-ciel provoqués par les cascades peuvent se voir jusqu’à une distance de sept kilomètres! Cette gorge marque physiquement la frontière entre l’Argentine et le Brésil.

Comme vous pouvez le voir, nous nous sommes pris plein la vue avec cette merveille naturelle. La météo a été plus clémente avec nous côté argentin et le ciel bleu contraste avec la végétation bien verte et les eaux un peu boueuses.

C’est le premier gros highlight de notre tour du monde et il nous semble que, pour une première, nous avons mis la barre super haut! Mais nous sommes confiants en l’avenir et espérons voir d’autres merveilles de la nature dans les mois à venir!

Bilan du Brésil

Nous sommes bien conscients de n’avoir parcouru qu’une infime partie de cet immense pays (le cinquième plus grand du monde!) et de n’y avoir passé que très peu de temps mais nous tenons a vous faire un petit bilan de ce que nous avons vu. Ce n’est pas la vérité absolue et c’est juste notre ressenti et ça ne se réfère pas forcément à l’entier du Brésil.

En chiffres

Durée du séjour

Huit jours. Ce n’est rien du tout pour un si grand pays mais le Brésil était juste notre point de départ pour descendre plus au sud.

Distance parcourue

1481 kilomètres, ça paraît déjà beaucoup mais ce n’est même pas un saut de puce pour le Brésil! De Rio de Janeiro – Curitiba – Foz de Iguaçu – frontière avec l’Argentine. Le tout en bus.

Etats traversés

Trois. Rio de Janeiro, Sao Paulo et le Parana

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer à Copacabana et Ipanema, les plages de Rio de Janeiro et 935 mètres à Curitiba. Rien de bien méchant. De toute façon, le Brésil ne fait pas partie des pays sud-américains avec les sommets les plus hauts.

Extrêmes de températures

23 degrés un jour bien pluvieux à Rio et 32 degrés sous le soleil, toujours à Rio. Des températures de début d’été subtropical tout à fait normales.

Budget

2124R$ (réais brésiliens) soit 551€ ou 645 CHF ce qui fait une moyenne de 68€ ou 80CHF par jour. Nous sommes bien au dessus du budget que nous avons fixé à 50 CHF journaliers mais les transports, les entrées à Iguaçu, le haut coût de la vie ainsi qu’un séjour très court nous ont fait exploser le budget.

Mots de portugais appris

une bonne trentaine mais la prononciation nous a donné du fil à retordre! Il nous semble que c’est très différent que le portugais du Portugal.

Mots de portugais compris

Aucun, leur accent est vraiment bizarre par ici!

J’aime / J’aime pas

Nous allons dans le vif du sujet en vous faisant part de nos coups de gueule et coups de cœur. Nous allons commencer par le négatif histoire de finir sur une note positive.

Les moins

La culture gastronomique

Ce n’est pas que la cuisine brésilienne soit mauvaise, c’est juste que c’est gras, lourd et roboratif. Tout est frit ou en pâte feuilletée bien épaisse. Ça pourrait encore se comprendre s’il y avait un climat polaire mais sous les Tropiques, ça passe moyen. En plus, la malbouffe est reine ici, même dans un supermarché le paquet de biscuit XXL coûte bien moins cher que des bananes. D’ailleurs ça se voit assez vite, les Brésiliens sont plus en chair que les Européens. Bref la cuisine brésilienne ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Les transports publics à Rio

Nous avons voulu jouer aux bons petits citoyens en utilisant les transports en commun,  mal nous en a pris! Rio possède pourtant un métro et un tram tout neufs, héritage des Jeux Olympiques 2016, mais la tarification est tellement compliquée que nous en avons perdu notre latin : appareils qui ne rendent pas la monnaie, il faut acheter une carte à recharger mais qu’on ne peut pas rendre à la fin, s’il n’y a pas un montant minimum on perd le solde de la carte, etc. Bref, pas de quoi inciter les Cariocas à lâcher leur voiture, malheureusement.

Le coût de la vie

Il est aussi élevé qu’en Europe, quelquefois les prix atteignent ceux de la Suisse alors que nous savons pertinemment que les salaires ne suivent pas toujours, Du coup, nous comprenons mieux les inégalités sociales, vrai fléau au Brésil.

On a kiffé!

La nature

Elle est omniprésente partout même en ville. Les Brésiliens aiment les arbres et les espaces verts et ça fait du bien à nos poumons. Nous entendons parler des déforestations massives en Amazonie et nous savons que c’est une vraie catastrophe environnementale mais le peu qu’il nous a été donné de voir dans le sud du pays, c’est une nature préservée et des humains qui la respectent.

Les dimanches sans voiture à Rio

C’est franchement la classe! Les Cariocas se réapproprient les rues à pied, à vélo et en roller et ça donne tout de suite une ambiance de vacances. Sans compter que la planète souffle un peu grâce à ces mesures anecdotiques certes, mais néanmoins nécessaires.

Les bus urbains à Foz de Iguaçu

Ici c’est facile. Les destinations et les numéros de ligne sont bien indiqués, il y a des receveurs dans les bus qui rendent la monnaie et si, par chance, il y en a pas, ben le bus est gratuit! En plus , les fréquences sont élevées.

La propreté

Le Brésil est vraiment super clean (voire aseptisé). Nous pouvons utiliser les toilettes publiques sans craindre de choper une maladie qu’on croyait disparue depuis des siècles, il n’y a pas un papier par terre et les propriétaires de chiens n’oublient jamais de ramasser les crottes sur les trottoirs. Nous savons bien que ce n’est pas partout comme ça, alors nous en profitons un peu.

La caïpirinhas

C’est la seule chose de bon marché au Brésil! Nous nous demandons d’ailleurs si les autorités brésiliennes soutiennent l’alcool et la malbouffe afin d’avoir des morts précoces et de ne pas payer de retraites! En tout cas, elles sont bonnes et adaptées au climat tropical!

Bref un séjour en demi-teinte pour nous, mais, comme déjà dit, nous n’avons qu’un minuscule aperçu du pays. Le Brésil restera quand même le pays à nous avoir presque dégoûté de la bouffe et à avoir réussi à nous faire rêver de légumes! Mais il restera tout de même le premier pays de notre tour du monde sur lequel nous avons mis un pied et pour ça, il restera inoubliable pour nous!

Nous aurions sûrement dû y rester un peu plus et découvrir d’autres régions mais voilà, nous ne sommes pas du tout à la bonne saison et aimerons profiter de l’été argentin qui commence gentiment. En plus, nous devons être à la mi-décembre à Puerto Madryn, il nous faut donc gentiment songer à avancer un petit peu.

Rio de Janeiro et ses plages

Voilà ça y est!! Nous avons enfin démarré notre tour du monde que nous préparons depuis des mois! Nous avons encore un peu de peine à réaliser que nous sommes partis pour de vrai mais nous sommes super heureux, super motivés et curieux de découvrir tout ce que va nous amener ce périple!

Si nous avons atterri à Rio, c’est simplement parce-que nous avons trouvé l’offre aérienne la plus intéressante pour rejoindre le continent sud-américain. D’ailleurs, le Brésil n’était même pas sur notre liste, à tort peut-être. De plus, ce n’est pas la bonne période : la saison des pluies approchant sous les Tropiques de l’hémisphère sud. Il nous faudra donc assez vite prendre la direction du sud afin de profiter de l’été austral des zones tempérées.

Mais en attendant, puisque nous sommes à Rio, autant en profiter! Surtout que nous avons atterri en plein coucher de soleil sur la baie! Nous avons vu cette beauté comme un signe du destin et voulons croire que notre voyage commence sous les meilleurs auspices!

Rio de Janeiro est la deuxième ville du Brésil après Sao Paulo est c’est sûrement la plus connue grâce notamment à ses plages, ses paysages de pain de sucre, son carnaval mais aussi ses faces sombres comme ses favelas. Contrairement à ce que beaucoup de personnes croient, ce n’est PAS la capitale du Brésil. Elle se trouve à Brasilia, une ville nouvelle sortie de nulle part dans les années 1960 et qui se trouve au centre du pays.

Nous avons trouvé la ville vraiment agréable, la nature est vraiment omniprésente partout, c’est assez inhabituel pour une métropole de cette ampleur. D’ailleurs, Rio possède une des deux seules forêts primaires en milieu urbain! L’autre se trouve à Singapour. Le premier jour nous avons pu apercevoir deux perroquets, un écureuil, quelques varans ou gros lézards y ressemblant et des dizaines de ouistitis tout ça sans quitter le périmètre de la ville. Nous ne savons pas si c’est suite aux Jeux Olympiques, mais les piétons et les cyclistes ont la part belle : grands trottoirs larges, pistes cyclables, systême de vélibs, facilités pour traverser la routes, etc. Du coup, nous en marchons des kilomètres et notre podomètre s’affole!

Les Playas

Qui dit Rio de Janeiro pense obligatoirement aux célèbres plages de Copacabana et d’Ipanema. En effet, elles sont vraiment belles. Ce sont sûrement les plus belles plages du monde en milieu urbain! Nous avons même assisté à un dimanche sans voitures dans ces deux quartiers ou tous les Cariocas (petit nom donné aux habitants de Rio) sortent leurs baskets, leurs rollers, leur vélo et leur maillot de bain et se réapproprient la ville avec la mobilité douce et donnent au coin un vrai air de station balnéaire vraiment cool, limite hippie. Mais ça reste l’océan Atlantique battu par les vents. La température de l’eau reste très froide, surtout pour Van la Frileuse, et seuls les plus courageux osent s’y baigner.

Nous avons trouvé trop sympa les vendeurs de Caïpirinhas sur la plage. Elles sont servies généreusement et restent très bon marché pour une ville chère comme Rio. Même une bouteille d’eau n’est pas si bon marché!

Vu la configuration particulière de la baie de Rio, très profonde et entourée de montagnes, la ville disposait de plusieurs forts aux endroits stratégiques afin de se protéger. Les premiers ont été construits par les Portugais du temps de la colonisation car la ville de Rio était une place stratégique pour le commerce entre le Brésil, les colonies portugaises d’Afrique et le Royaume du Portugal. Ces forteresses font encore aujourd’hui office de base militaire et sont encore gardées par l’armée brésilienne.

Ville coloniale

Avant l’arrivée des Européens, le site était occupés par des Amérindiens venus d’Amazonie mais le site n’a jamais été important pour ces tribus. Ce sont les explorateurs portugais Gaspar de Lemos et Gonçalo Coelho qui y accostèrent pour la première fois en 1502. Ils étaient accompagnés d’Amerigo Vespucci, le Florentin qui comprit que Christophe Colomb avait découvert un nouveau continent et qui donna ensuite son nom au dit continent. Les Portugais commencèrent à faire du troc avec les autochtones avant de les réduire à l’esclavage. Ils firent de Rio la capitale de leur colonie sur le sol américain.

Le centre historique regorge de bâtiments à l’architecture Renaissance Portugaise datant du XVIIe siècle. La conservation et la restaurations des monuments sont inégales mais il vaut quand même la peine d’aller y faire un petit tour. On y retrouve, au sol, les célèbres mosaïques noires et blanches qui nous rappellent avec plaisir Lisbonne ou d’autres villes portugaises.

Par contre, si vous voulez voir quelque-chose de vraiment moche, rendez vous à la cathédrale : une hérésie des années 1970 (1976 pour être précis) et même pas restaurée en plus! Pourtant, l’idée de base était de rendre hommage aux peuples indigènes de l’époque précolombienne avec cette forme pyramidale mais ça a vraiment mal vieilli. Et nous ne sommes même pas sûrs que les indigènes aient apprécié le geste!

Escalier Selaron

Une attraction majeure du centre de Rio reste l’escalier Selaròn. Il y a pas moins de 215 marches ornées de carreaux de faïence de 120 pays différents Il a été construit à l’occasion de la coupe du monde de 1994. Il vaut la peine de s’attarder pour y observer les petites céramiques car certaines sont vraiment très belles, d’autres plutôt drôles et originales. Nous y avons passé plus d’une demi-journée à observer les carreaux venant des quatre coins du monde!

Nous ne sommes pas montés sur le Pain de Sucre, au Corcovado car c’était tout simplement blindé de monde et, comme nous commençons notre périple, nous avons un budget à tenir.

Dans l’ensemble, Rio nous a plutôt enchantés, surtout que nous n’en attendions pas grand chose. Pour utiliser une expression bien de chez nous : nous avons été déçus en bien! Nous n’avons pas ressenti une once d’insécurité mais nous sommes restés prudents en évitant les favelas et de montrer tout signe extérieur de richesse.

Pourquoi un tour du monde?

 

POURQUOI PARTIR FAIRE UN TOUR DU MONDE ?
That’s the question…

tdm

Parce-que nous sommes fous, tarés, dingues et complètement à la masse ?
Nous ne sommes pas du tout experts en psychologie pour bien répondre à cette question mais il se pourrait (au conditionnel bien sûr !) qu’un soupçon de folie soit à l’origine de ce projet.

folie

 

Parce-que nous sommes courageux ?
Pas plus de ceux qui élèvent des enfants, entretiennent une maison, et se lèvent tous les matins pour aller bosser.

courageux

Parce-que nous avons le virus du voyage ?
Oh que oui ! Un virus super puissant et totalement incurable !

virus

 

Parce-que nous avons tout plein d’argent ?
Absolument pas !! D’ailleurs nous nous sommes inscrits à des projets de volontariats contre le gite et le couvert comme Wwoofing, Workaway, Helpx, etc afin d’économiser le plus possible. De plus, nous visiterons en majorité des pays au niveau de vie bien moins élevé que chez nous. Nous avons également vendus tout nos biens pour financer en partie ce grand voyage. Et puis nous allons nous enrichir c’est sûr, mais pas avec de l’argent !

Picsou

Parce-que nous sommes des fainéants et nous ne voulons pas travailler ?
Bien au contraire ! Nous allons mettre la main à la pâte dans des projets tels que Wwoofing, HelpX ou encore Workaway dans le but, certes, d’économiser de l’argent, mais aussi de pouvoir toucher à d’autres domaines que les nôtres, acquérir un peu d’expérience et rencontrer des gens lors de leurs activités de tous les jours. Mais pour cela, il faudra se lever de son hamac et s’’activer un peu !

fainéant

Parce-que nous voulons fuir l’hiver et le froid ?
Là, c’est Van qui plaide coupable, elle qui ne supporte pas les températures inférieures à 25 degrés. Mais c’est aussi une question pratique : vous nous imaginez porter tout un équipement d’hiver dans un sac à dos ? Donc nous voyagerons en tenant compte des saisons.

frileuse

 

Parce-que nous voulons profiter de notre vie de couple ?
Trois fois oui ! Nous travaillions tous les deux en horaires irréguliers et nous pouvions passer des semaines entières en nous croisant à peine. D’ailleurs c’est en cherchant des solutions à ce problème que, petit à petit, nous est venue l’idée d’entreprendre un grand voyage les deux. Du coup, nous prenons le risque de ne plus nous supporter !

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Parce-que nous voulons goûter toutes les cuisines du monde ?
Nous voilà démasqués ! Notre deuxième passion est la cuisine, autant derrière les fourneaux que les pieds sous la table. Nous nous sentons donc obligés d’élargir nos horizons gastronomiques (et œnologiques bien sûr) !

gourmand

Pour prendre le temps de vivre ?
Absolument ! Durant ce voyage, nous n’aurons aucun impératif de temps. Un trajet durera le temps qu’il durera, personne ne se plaindra d’un quelconque retard ! Nous apprendrons également à nous écouter (faim, fatigue, etc) et s’il nous faut une semaine de repos à la playa, et bien nous nous l’accorderons !

pressé

Par goût du défi ?
Ce n’est pas le but premier mais nous savons qu’il y en aura. Nous devrons apprendre à galérer un peu et à gérer des imprévus. Nous serons 24h/24 ensemble dans des environnements qui ne nous seront pas familiers à devoir gérer la fatigue, les coups de blues, les petits soucis de santé, une pluie tropicale qui surgit sans crier gare, des autochtones pas toujours bienveillants, les difficultés à se faire comprendre, les phobies, le mal du pays et une multitudes de choses dont nous ne soupçonnons pas encore l’existence. Mais nous sommes motivés à relever tous les défis que ce voyage mettra sur notre route !

défi

Pour s’en mettre plein les yeux ?
Ça ne fait aucun doute ! Il y a bien sûr les paysages de cartes postales (Qui n’a jamais rêvé du Macchu Picchu, des chutes Victoria ou d’Ayers Rock ?) mais pas seulement ! Nous voulons nous en mettre plein les yeux en sortant un peu des sentiers battus : découvrir une petite crique isolée et déserte, apercevoir un koala entre les feuilles d’un eucalyptus, surprendre les sourires timides des autochtones, sentir les effluves d’un marché (même ceux des durians !), voir les Vietnamiennes dans leur plus beaux atours pour le Têt, etc, etc.

pleinlesyeux

Parce-que nous sommes des extra-terrestres inadaptés à cette société occidentale de consommation ?
Ça c’est certain ! Nous ne comprenons pas les valeurs typiquement suisses (voire européo-américaines) du travail, de l’argent et de la réussite. Il est fort probable que nous ne nous adapterions pas mieux à une autre société mais ça vaut le coup de voir comment ça se passe ailleurs. Dans tous les cas, nous apprendrons beaucoup de choses, que ce soit sur nous-mêmes, sur les différents peuples, la géographie et sur comment font les Asiatiques pour supporter l’odeur du durian !

extraterrestre