Bilan du confinement et fin d’une aventure

Si vous nous avez suivis sur les différents réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes, malheureusement, de retour en Suisse. Nous avons pris la décision du retour la mort dans l’âme après plus de deux mois et demi de confinement en Malaisie. Nous allons vous raconter les détails de notre retour mais avant, voici un petit bilan de notre lockdown.

  • Durée du confinement : 79 jours dont 51 jours de confinement total avec autorisation de sortie seulement pour faire les courses.
  • Lieu du confinement : Batu Ferringhi sur l’île de Penang, au nord-ouest de la Malaisie, à 11 km au nord de la ville de Georgetown.
  • Budget : 7635 Ringgit (1714,30 CHF / 1578€) soit une moyenne journalière de 21,70 CHF (20€). Le confinement a fait du bien au porte-monnaie!
  • Distance parcourue : 414 km de Batu Ferringhi à l’aéroport de Kuala Lumpur pour prendre notre vol. Sinon, 300 mètres pour aller faire les courses.
  • Extrêmes d’altitude : le niveau de la mer à la plage de Batu Ferringhi, 66 mètres en ville de Kuala Lumpur
  • Extrêmes de température : 36 degrés au soleil et 28 degrés sous l’orage. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous sommes en train de nous les geler en Suisse avec 10 petits degrés et nous nous demandons qu’est-ce que nous foutons là!
Pourquoi avoir pris la décision de rentrer en Suisse?

Vous vous en doutez sûrement, ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons pris la décision de rentrer. Mais voilà, notre visa arrivait à terme 3 jours après la fin du confinement, prévu pour le 9 juin et nous n’avions aucune garantie de possibilité de prolongement. L’immigration malaisienne a communiqué plusieurs informations contradictoires sur le sujet. La Malaisie a un gros problème avec les travailleurs illégaux, généralement en provenance d’Indonésie, d’Inde, du Sri Lanka ou de Birmanie, qui y viennent gagner de l’argent au noir avec un visa de touriste. Ce sont ces travailleurs qui sont à l’origine de la plupart des clusters de Covid 19 du pays, d’où la très grande réticence des autorités à prolonger les visas des étrangers.

Quitter le pays pour se rendre chez ses voisins n’était pas possible, les frontières étant toujours fermées, au moins jusqu’en juillet. En revanche, l’Europe commençait à annoncer des prochaines ouvertures de frontières.

Quand KLM a ouvert des vols pour l’Europe à prix abordables, nous n’avons pas hésité longtemps. Surtout que la compagnie dessert l’aéroport de Genève. Nous ne voulions absolument pas atterrir à Zurich : c’est presque à 300 km d’où nous logeons, l’aéroport est vraiment glauque et c’est plein de Suisses-Allemands!

Mais il faut déjà se rendre à Kuala Lumpur….

Une fois les billets d’avion achetés, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Outre le fait que nous sommes en profonde dépression, nous devons obtenir un permis pour nous rendre à Kuala Lumpur. Les voyages inter-états sont toujours interdits. Heureusement, l’ambassade de Suisse est au taquet (merci à elle!) et nous pond une jolie lettre bien diplomatique qui justifie notre déplacement. Il faut juste la faire tamponner par la police locale, exercice finalement assez marrant vu la nonchalance et la sympathie des policiers malaisiens. Nous nous sommes également rendus à Butterworth, la ville en face de Georgetown sur le continent, pour acheter les billets de train après avoir dû nous enregistrer à plusieurs endroits et après avoir passé tous les contrôles sanitaires dont la prise de température, Covid 19 oblige.

Et c’est parti!

Voyager en Malaisie en temps de Covid, ce n’est vraiment pas marrant. Le pays, connu pour l’accueil et le sourire de sa population, sa street-food et son ambiance chaleureuse semble bien tristounet avec ses échoppes fermées et la distanciation sociale. Mais l’épidémie est vraiment prise au sérieux : il n’y a qu’une place sur deux attribuée dans le train, notre température est contrôlée partout, nous avons dû prendre notre petit-déjeuner à deux extrémités d’une grande table et l’aéroport de Kuala Lumpur est vide! Nous étions d’ailleurs une petite quinzaine à embarquer dans un énorme B787. Mais, lors de notre escale à Bangkok, ça se gâte : l’avion est presque plein. Quant à notre arrivée en Europe, à Amsterdam puis à Genève, c’est encore pire! A croire que la pandémie n’a jamais existé, tout le monde se fiche des gestes barrières.

Welcome to Switzerland!

Rentrer en temps d’épidémie, c’est vraiment bizarre. Nous nous sommes mis en quarantaine volontaire pour ne pas contaminer nos proches, donc pas encore de grandes retrouvailles. Par chance, nous pouvons bénéficier de l’appartement des parents à Fab (un grand merci à eux!) à Haute-Nendaz, au cœur des Alpes valaisannes et des sentiers de randonnées tout proches encore déserts en cette saison. Nous avons juste revu nos amis téméraires, Seb, Delphine, Eloane et Petit Fabien car ils nous ont très gentiment mis à disposition un voiture. (Un grand merci à eux également!) Mais devoir refuser un câlin aux enfants pour ne pas risquer de les contaminer est juste inhumain.

Nous avons eu de la chance d’arriver avec le soleil qui nous a permis d’effectuer une première petite randonnée mais ça n’a pas duré! La météo est actuellement bien automnale avec de la pluie et des températures glaciales, surtout à 1400 mètres d’altitudes où nous sommes. Le climat tropical nous manque énormément. Nous retrouvons la joie de nous emmitoufler sous le duvet pour regarder la télé, ce qui n’aide pas notre moral.

Alors, cette fois c’est la fin?

Nous avons géographiquement bouclé notre tour du monde mais nous planchons déjà sur de prochaines aventures! Les deux prochains mois devraient se passer en Suisse afin de profiter de nos proches et, espérons-le, d’un vrai été. Nos amis vont d’ailleurs tenter de traverser le Rhône pour passer quelques jours en Valais avec nous. C’est un acte très courageux pour des Vaudois, le Vietnam à côté, ce n’est rien!

Ensuite, c’est la situation sanitaire qui va décider. Nous ne pensons pas qu’il sera possible de voyager comme avant en 2020. Nous planchons, dans un premier temps, sur l’Europe du Sud où les hivers sont moins rigoureux. Nous avons déjà une idée qui n’attend qu’à être concrétisée. Restez attentifs, des annonces vont suivre très prochainement! Et le blog continuera à vivre!

Nous nous réjouissons de repartir sur un projet tout neuf tout en étant les « nouveaux nous » après deux ans et demi de voyage!

Van et Fab en total lockdown

Dans l’épisode précédent, Van et Fab, après mûres réflexions,  ont réussi à passer, sans trop d’encombres, la frontière malaisienne pour aller se confiner sur l’île de Penang.  Comment va se passer le quotidien des globe-trotters qui ont dû arrêter de bouger? Réponse dans quelques lignes.

A notre arrivée en Malaisie, rien ne semble avoir vraiment changé si ce n’est que plus de gens portent des masques. Mais le port du masque est assez courant en Asie donc ça ne nous choque pas. Mais, 24 heures après notre entrée dans le pays, on annonce que le premier ministre va faire une allocution télévisée concernant le Covid 19.

L’annonce du lockdown

16 mars : le discours du premier ministre, Muhyiddin Yassin, prend une heure et demie. Nous ne le suivons pas car notre malais devient très rudimentaire quand il ne s’agit pas de bouffe. Mais les médias malaisiens anglophones sont au taquet et transmettent les informations en direct. Sans surprise, un lockdown est décrété jusqu’au 31 mars et sera, quelques jours plus tard, prolongé jusqu’au 14 avril.

C’est un moment décisif pour le premier ministre, qui doit faire ses preuves puisqu’il n’est en fonction que depuis le 1er mars. La crise du Covid 19 tombe assez mal puisqu’elle se relève à peine d’une énième crise politique. L’ancien premier ministre, un jeune homme fringant de 94 ans, a dû démissionner avec effet immédiat suite à une tentative avortée de coup d’état de la part de son propre parti. Ben quoi? Si à son âge on ne peut même plus s’amuser un peu! Et dire qu’il avait poursuivi son prédécesseur en justice pour corruption! En Malaisie, pas besoin d’humoristes, il y a le gouvernement! (Mais il y a quand même de très bons humoristes)

En résumé : 15 mars arrivée en Malaisie, 16 mars annonce du premier ministre, 18 mars début du lockdown. Soit nous avons des dons de voyance qu’il nous faudra développer, soit nous avons une chance inouïe et il nous faudra sérieusement songer à jouer à la loterie.

Mais concrètement, en quoi consiste ce lockdown?

Au début, c’était encore la fête du slip! Certes, tous les commerces non essentiels et les restaurants ont fermé mais il était permis de sortir à condition de ne pas se rassembler. Cette situation n’a pas duré 48 heures! Le peuple malaisien n’étant pas très discipliné, des mesures plus restrictives ont vite été mises en place. Maintenant, tout le monde doit rester confiné à la maison avec permission de sortir, une personne à la fois, que pour les courses ou pour aller chez le médecin. Et ne comptez pas jouer les rebelles, la police, renforcée par l’armée, veille et n’hésite pas à coffrer les récalcitrants! Ne comptez pas non plus changer d’état ou même de localité, sauf pour des motifs en béton car des checkpoint fleurissent un peu partout et vous êtes bon pour un interrogatoire en règle. On ne rigole pas avec le lockdown en Malaisie! Depuis l’extérieur, ça peut paraître tyrannique, liberticide et dictatorial (et ça l’est!) mais quand nous regardons la situation dans les pays d’Europe (surtout le nôtre où les sept guignols qui nous servent de ministres préfèrent courir au chevet des banques et de l’économie que des malades), nous trouvons, pour l’instant, que la crise est gérée de manière exemplaire.

Van et Fab en lockdown, ça donne quoi?

Sûrement la même chose que n’importe qui en confinement, n’importe où dans le monde…

Avant l’annonce officielle du lockdown, nous avions déjà comme but de nous poser et d’attendre que la situation se tasse un peu. De ce côté-là, ça n’a pas beaucoup changé nos plans. Nous avons eu de la chance de trouver une maison avec terrasse, cuisine, un lit confortable, un lave-linge et un wifi au top dans notre budget. Il nous a juste fallu apprendre à occuper nos journées de sédentaires mais nous nous adaptons pas trop mal. Nous redécouvrons le bonheur de mater un film ou de glander sur la terrasse avec une bonne tasse de thé et un bon livre (nos liseuses sont devenues notre meilleur investissement, merci Emilie!). D’ailleurs, nous nous trouvons à moins de cinq kilomètres du parc national et certains de ses habitants, comme des magnifiques oiseaux, des papillons multicolores ou encore des écureuils, viennent nous dire bonjour pendant nos séances de bronzage et c’est vraiment un gros kif! Nous ne pouvons pas aller dans la nature donc c’est la nature qui vient à nous.

Ce qui nous manque le plus, c’est la rando, et de marcher en général. Nous avons l’habitude de parcourir des dizaines de kilomètres à pied par jour. Mais rassurez-vous, nous ne sommes pas devenus des larves pour autant! Grâce à la technologie moderne, il est possible de suivre un cours de gym ou de fitness sur internet. Nous nous sommes également mis au yoga, une discipline pour laquelle nous avons eu un gros coup de cœur et qui nous suivra très certainement dans nos prochaines aventures.

La cuisine
Avouez! Elle en jette notre cuisine, n’est-ce pas?

Pour notre plus grand plaisir, nous avons dû nous remettre à la cuisine. Si en Amérique du Sud nous cuisinions souvent, ce n’était quasiment jamais le cas en Asie. Avec la Stret Food et les prix dérisoires, ce n’est pas rentable de faire la cuisine soi-même et pas vraiment dans la culture. Les différentes échoppes du villages sont bien achalandées et nous permettent de varier un peu les plats avec des légumes, des légumineuses, du curry et du tofu. Nous nous mettons aux spécialités locales, surtout indo-malaisiennes, et les résultats se font de plus en plus concluants, même si nos chappattis ne ressemblent que rarement à des chappattis. Bon, il faut avouer que nous en avons profité pour nous faire une petite orgie de pâtes (mais nous n’avons pas été dévaliser les rayons du supermarché non plus!)

Et puis nettoyer le désastre que nous laissons derrière nous après avoir joué aux apprentis sorciers est aussi un bon moyen de passer le temps!

Et l’après Covid 19?

C’est une très bonne question et nous n’avons pas la réponse. Nous ne savons même pas s’il y aura vraiment un après Covid 19. Peut-être que le monde du voyage ne sera plus le même. Nous nous contentons, pour l’instant, de vivre au jour le jour au gré des annonces du gouvernement. La tendance actuelle est de ne pas prolonger le lockdown au delà du 14 avril mais nous savons que la situation peut évoluer très vite. Quoi qu’il en soit, notre visa court jusqu’à mi-juin et les autorités malaisiennes ont annoncé faire preuve d’indulgence à ce sujet. Nous sommes donc assez sereins.

Nous profitons de cette pause pour nous remettre en question et pour éventuellement donner un nouveau souffle à notre aventure. Mais, nous sommes sûrs de ne toujours pas vouloir d’une « vie normale »! Pour l’instant, rien de concret à l’horizon mais nos discussions sont intéressantes et donnent un peu de piquant à cette vie sédentaire forcée.

Bon courage à ceux qui doivent bosser au front, prenez soin de vous où que vous soyez et surtout, RESTEZ CHEZ VOUS!!!

Comment avons-nous fini par nous confiner en Malaisie?

Si vous nous suivez sur les différents réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes actuellement confinés en Malaisie à cause de l’épidémie du Covid 19. Nous vous proposons un article sur notre réflexion qui a conduit à cette décision.

Quand tout a commencé à vraiment partir en sucette, nous étions en Thaïlande, à peu près à la moitié des 30 jours d’exemption de visa auxquels nous avons droit. C’était vraiment bizarre car l’Italie venait de se mettre en quarantaine, la France et l’Espagne commençaient à exploser leurs nombres de cas et une partie des pays d’Asie se fermait aux Européens. Mais en même temps, en Thaïlande, c’était encore le pays des Bisounours où le coronavirus semblait bien loin. Redoutant de ne plus pouvoir sortir du pays, nous avons dû nous résoudre à retourner le problème sous tous les angles et prendre une décision.

Rentrer ou ne pas rentrer, that’s THE question

Oui, ça nous a effleuré l’esprit… une dizaine de secondes. C’est une idée que nous avons vite rejetée pour diverses raisons. A ce moment là, c’était déjà la galère pour trouver un billet d’avion, une quantité de vols ayant déjà été annulée. Nous ne voulions pas non plus prendre deux places sur un vol alors que d’autres personnes en avaient besoin bien plus que nous. Nous n’avions pas vraiment envie de passer par les aéroports, sources potentielles de propagation du virus. Comme nous avons absolument tout vendu en Suisse avant de partir, nous aurions dû, en cas de retour, loger chez nos proches. Nous ne sommes pas sûrs qu’ils auraient apprécié une contamination comme souvenir de notre voyage. Il était en tout cas exclu de prendre le moindre risque de ce côté là. La solution qui s’est vite imposée à nous était de nous auto-confiner quelque part et attendre des jours meilleurs. C’était une décision qui nous semblait vraiment évidente. Avec le recul, nous sommes toujours persuadés d’avoir fait le bon choix. L’avenir nous dira si nous avons eu raison ou pas…

Direction la Malaisie (oui, encore!)

Le choix de la Malaisie s’est fait très rapidement. Nous avons d’ailleurs pondu un super article où nous expliquons pourquoi nous y retournons si souvent. Dans ce cas précis, nous avons pris en compte deux critères qui nous paraissaient importants : une autorisation de séjour de 90 jours et un bon système de santé au cas où ça aurait dû mal tourner. A ce moment-là, deux autres alternatives similaires s’offraient à nous : Brunei et Taïwan, Singapour ayant déjà fermé ses frontières. Mais nous aurions dû prendre l’avion alors que nous voulions l’éviter à tout prix et ça aurait été difficilement supportable au niveau du budget. Nous avons donc mis tous nos espoirs sur le passage de frontière Thaïlande – Malaisie.

Oui, mais où en Malaisie?

Nous avons d’emblée exclu Bornéo car il aurait fallu y aller par voie aérienne. Nous avions dans nos plans, avant l’arrivée du virus, de passer par la côte est pour y découvrir les îles et retourner à Cherating voir nos amis. Mais les îles sont isolées, loin des hôpitaux et, en cas de total lockdown, rien ne garantissait les liaisons maritimes. Nous avons rejeté Langkawi pour les mêmes raisons. Nous ne voulions évidemment pas aller contaminer nos amis à Cherating et , de toute façon, le lieu n’est pas idéal pour un confinement. Rester sur le continent dans le nord-est ne nous emballait pas car ce sont des états très conservateurs. Il nous restait donc la côte ouest. Malacca a également été abandonnée car il nous aurait fallu une journée de transports en plus et ce n’était pas le but. Nous confiner dans un condo à Kuala Lumpur nous aurait coûté une blinde. Nous avions donc restreint nos choix à Ipoh et Penang et cette dernière a remporté la course juste parce qu’elle se trouve en bord de mer. Oui, nous sommes irrécupérables!

Cap sur Penang

Mais Penang, nous direz-vous avec raison, c’est une île! Oui c’est vrai. Mais elle n’est située qu’à trois kilomètres du continent auquel elle est reliée par deux ponts routiers. Et puis, sur Penang, il y a Georgetown, une grande ville de plus de 700’000 habitants avec toutes les infrastructures nécessaires, notamment des hôpitaux. Nous avons trouvé une maison sur AirBnB dans notre budget avec terrasse,  cuisine et un wifi qui déchire à Batu Ferringhi. En plus le propriétaire est super cool, il nous a fait un prix pour le confinement. Nous sommes à 11 kilomètres au nord de Georgetown qui est facilement accessible avec les bus urbains. Mais il y a tous les commerces de première nécessité dans le village, ce qui s’avèrera très utile lorsque le total lockdown sera décrété.

Mais avant ça, il faut passer la frontière

Une fois nous être mis d’accord, nous avons sauté dans le premier train de nuit pour Hat Yai, puis la correspondance pour Padang Besar, le point frontière. Côté malaisien, nous sommes accueillis par un service médical pour contrôle. Fab ne s’est même pas fait arrêter! Avec une barbe, il passe facilement pour un Arabe et comme, à l’époque, le Moyen-Orient n’était pas perçu comme un danger, Fab ne s’est pas fait inquiéter. Van, avec sa tête d’italienne, n’y a pas coupé! La Malaisie restreignait déjà l’entrée aux ressortissants de la botte. Heureusement, le passeport suisse a aidé sur ce coup là. La visite médicale n’était pas contraignante et s’est déroulée à la malaisienne avec sympathie, le sourire et l’empathie propre au personnel soignant. Elle s’est conclue par un chaleureux « Welcome to Malaysia »! Ne restait plus qu’à passer l’immigration. Nous ne sommes jamais totalement sereins avant de rentrer en Malaisie car, avec toutes nos précédentes visites, nous redoutons qu’un jour on nous dise stop et qu’on ne nous laisse pas passer. Mais nous avons passé encore une fois sans encombre et nous avons ressenti une impression de retour à la maison qui, pour une fois, était rassurante.

Dans le prochain épisode, l’annonce du total lockdown et notre quotidien en confinement. Attention, ça sera très culinaire!

En attendant, prenez soin de vous où que vous soyez! Bon courage et MERCI à ceux qui doivent travailler, qui nous soignent ou qui nous permettent de nous nourrir. Et si vous n’avez pas un travail indispensable, RESTEZ CHEZ VOUS!

La face cachée de Penang

Lors de notre retour en Malaisie, nous avons profité d’aller à Georgetown afin de passer du temps avec des amis couchsurfers et d’aller randonner dans le parc national. Mais comme l’île de Penang est grande de presque 300 km2, il serait dommage de ne pas découvrir une partie des trésors qu’elle recèle.

Kek Lok Si Temple

Ce serait le plus grand temple bouddhiste d’Asie du Sud-Est. En effet, il s’aperçoit de loin! Il se trouve dans la localité d’Air Itam facilement accessible avec les bus urbains de Georgetown. Il a été construit entre 1891 et 1930 mais ces dernières années, il s’offre une cure de jouvence, plutôt bien réussie, pour retrouver son lustre d’antan. Architecturalement, il mélange les styles chinois, birmans et thaïs. On y pratique le bouddhisme Mahayana, le bouddhisme Theravada et divers rituels chinois.

Malgré le gigantisme du temple, aucun détail n’a été laissé au hasard que ce soit dans les statues, la décoration ou les jardins des cours intérieures.  Les Chinois sont adeptes du Yin et du Yang et utilisent ce courant de pensée dans la construction de leurs lieux sacrés.

Nous profitons du fait que le temple soit construit à flanc de colline pour admirer la vue sur la ville de Georgetown.

Comme nous avons déjà grimpé une partie de la colline pour visiter le temple, nous ne voulons pas nous arrêter en si bon chemin. La route grimpe et ce n’est pas très ombragé mais il en faut plus pour nous démotiver, surtout que nous avons prévu des réserves d’eau. Après 20 minutes de grimpette, nous recevons notre première récompense : une superbe vue sur Georgetown et le temple Kek Lok Si.

Air Itam Dam

Il nous faut encore grimper 600 mètres pour arriver à notre but du jour : le barrage d’Air Itam. La structure du barrage en elle-même n’est pas très intéressante surtout qu’elle est camouflée sous du gazon, mais le lac de retenue vaut le détour. Un sentier y fait le tour. Le niveau de l’eau est relativement bas car nous ne sommes actuellement pas en saison pluvieuse. Ces eaux turquoises dans un écrin de végétation tropicale vaut largement l’effort de la montée!

Il suffit de traverser le sommet du  barrage pour trouver un chemin de traverse pour la descente. C’est un petit sentier en pleine forêt dont la faune n’a pas beaucoup à envier à celle du parc national.

Jardin botanique

Georgetown n’aurait pas été une colonie anglaise digne de ce nom si elle n’avait pas de jardin botanique, même s’il ne se situe pas en ville mais dans les collines intérieures de l’île. Une légende urbaine dit qu’il y aurait un bus portant le numéro 10 pour nous emmener à l’entrée du parc mais, malgré nos recherches, pas de traces de ce moyen de transport. Y aller à dos de licorne nous paraît plus plausible. Pas de bus, pas de licorne, il nous faudra y aller en Grab (Uber pour l’Asie).

Le jardin actuel a été fondé en 1903 par l’intendant du jardin botanique de Singapour, rien que ça! Pour rappel : le jardin botanique de Singapour est tellement ouf que même l’UNESCO s’y est intéressé et l’a mis sur sa liste du patrimoine mondial! Il est situé dans une vallée verdoyante entourée de collines recouvertes de forêt tropicale et couvre 29 hectares. Aujourd’hui, il fait plus office de parc que de vrai jardin botanique mais il vaut tout de même la peine d’aller y faire un tour à l’ombre des arbres.

Vu l’environnement naturel du site, une bonne partie de la forêt tropicale a été conservée. La balade à l’ombre des arbres est plus que bienvenue car le soleil cogne vraiment fort.

Les cactus

Des cactus entourés de végétation luxuriante, ce n’est pas très courant. Mais le but d’un jardin botanique, c’est de faire découvrir des plantes venant d’autres régions climatiques. De toute façon, en cette saison, l’air est à peine plus humide qu’un maquis méditerranéen. Les cactus ne souffrent donc pas trop du choc thermique.

Oh les belles fleurs!
Fleurs de frangipanier, nos préférées…

Ce qui nous motive de traverser la ville pour un jardin botanique, ce sont les fleurs, leurs couleurs et leurs odeurs. Nous sommes au bon endroit puisqu’elles se plaisent particulièrement sous ces latitudes. Hibiscus, fleurs de lotus, fleurs de frangipaniers et des dizaines d’autres espèces déploient leur beauté sous nos yeux ébahis. Un papillon est venu s’incruster dans notre séance photo. Saurez-vous le retrouver?

Avec la forêt toute proche, la faune est très présente dans le parc, à l’instar de ces macaques à longue queue qui, trouvant le parc national trop sauvage, sont venus s’installer dans  le quartier chic du jardin botanique. (Oui, nous parlons macaque couramment!)

Aralmigu balathandayuthapani Temple

Situé un peu plus bas de l’entrée du jardin botanique, ce temple est le deuxième site hindou le plus important de Malaisie après Batu Caves. Il y a un escalier de 513 marches dans la forêt qui conduit à un temple important sur la colline mais, comme nous ne pensions pas tomber sur un lieu sacré, nous n’avions pas prévu le dress code adéquat. Nous nous sommes contentés, à regret, du petit temple en bas.

Nous n’avons pas exploré l’île de Penang en entier, d’ailleurs nous avons zappé le funiculaire pour Penang Hill trop touristique à notre goût, mais nous en avons déjà pris plein les yeux. Ville coloniale très sympa, trails dans la jungle, parcs, temples de divers religions, plages sauvages, bref tout y est pour un séjour bien rempli.

Vous avez sûrement remarqué que nous avons déjà la bougeotte et qu’il nous tarde de découvrir des nouvelles choses. Nos aventures  devraient prendre la direction du nord mais nous nous tâtons encore un peu. Quoi qu’il en soit, nous les partagerons avec vous, comme d’habitude!

Enfin, pour bien finir cet article, sachez que le fameux bus numéro 10 existe bel et bien! Nous l’avons vu de nos propres yeux… une fois que nous n’en avions plus besoin!

Sept semaines à Cherating

Dans le cadre de notre volontariat dans un bar, nous avons atterri à Cherating, un petit village vraiment tranquille sur la côte est de la Malaisie au bord de la Mer de Chine Méridionale. Il n’y a pas énormément de choses à faire à part profiter de la superbe plage, mais les habitants sont tellement adorables que nous avons vite tissé des liens sociaux. Le travail au bar nous a aussi pris pas mal de temps donc finalement, nous ne nous sommes pas trop ennuyés même si nous nous réjouissons fortement de repartir à l’aventure!

Alors Cherating, c’était comment?

  • Une communauté adorable où l’entraide et la bonne humeur sont de rigueur
  • Un super staff au bar
  • Une plage superbe qui change d’aspect tous les jours selon les courants et les marées
  • Des orages de ouf!
  • Diego, Oreo et Nancy, trois chiens un peu fous mais adorables
  • Lilo, 6 ans et Jaja, 4 ans, les rayons de soleil du bar
  • Des milliards de grains de sable qui s’infiltrent absolument partout
  • Des kilos de vaisselles portés ainsi que des centaines de bouteilles de bières
  • Des milliers de pas sur le sable à servir des clients
  • Une invasion de Français et autres francophones
  • Des rencontres extraordinaires avec des personnes de toutes nationalités
  • 4 kilos de maté inséparables de notre collègue argentin, Francisco
  • Un crabe sauvé des griffes de Diego. Nous avons d’ailleurs été hallucinés du flair du chien capable de sentir un crabe à plus d’un mètre de profondeur dans le sable
  • Un énorme varan sauvé des assauts de nos 3 amis à 4 pattes
  • Deux bébés tortues relâchées dans la mer
  • Des dizaines de kilos de plastiques ramassés sur la plage avec l’association Trash Hero
  • Une communauté de singes faisant office de réveil matin et de vide poubelles
  • Un toucan aperçu dans un arbre
  • Quelques verres cassés
  • Plusieurs « Birthday Party ». Normal, neuf mois avant c’est la mousson, il faut bien que les gens s’occupent!
  • Une tourelle en brique construite de nos propres mains. Aux dernières nouvelles, elle tient toujours debout!
  • Devoir manger du durian comme cadeau de départ!
  • Des fous rires à la pelle

Les perles du bar

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A force de côtoyer des clients, il y a forcément quelques petites perles qui ressortent, ce qui nous a valu de grand moments de franches rigolades. En voici un petit aperçu:

  • Sur la plage, nous avions une petite place pour faire un feu dans le but de s’y réunir en buvant quelques bières. En voyant cela, une cliente nous a demandé si nous nous adonnions à des cultes sataniques!
  • Plusieurs personnes nous demandent de la bière tempérée! (WTF?)
  • En discutant avec des compatriotes : « Surtout ne rentrez pas en Suisse, c’est toujours aussi nul! »
  • Van, à la caisse avec des francophones, se concentre pour dire 95 à la française (quatre-vingt-quinze donc) et le client qui ne comprend pas « parce-que chez nous on dit nonante-cinq! »
  • « Vous avez de la chance d’être Suisses car, au moins, il n’y a pas la mer! » (Mais vas-y, nous te laissons la place!)
  • Le client que nous ne retrouvons pas pour lui servir le repas qu’il a commandé. Après une recherche minutieuse, nous le retrouvons dans le bar d’à côté! Pourtant, c’est difficile de confondre, il y a un vide d’au moins 100 mètres qui sépare les deux bars!
  • Ceux qui commandent, qui paient et qui partent avant de recevoir leur assiette! (Et une pizza gratuite pour le staff!)
  • « Il est frais votre saumon? » (Oui, avec le réchauffement climatique, les saumons ont décidé de s’adapter et de venir se prélasser sous les tropiques!)
  • « Risque-t-on de tomber malade en mangeant chez vous? (Oui, notre mission secrète est de vous empoisonner!)
  • Alors que nous nous activons derrière le bar : « Vous bossez ici? » (Non, nous tournons un film!)
  • Celle qui se prend un simple plat de pâtes mais qui commande un super steak pour son chien (Après l’enfant-roi, le chien-roi!)
  • Devoir fermer le bar plus tôt pour pouvoir aller fêter l’anniversaire du propriétaire du bar voisin!
  • Quand des Québécois traduisent littéralement ce qu’il y a sur la carte et que nous sommes incapables de les comprendre! (Euh, finalement, tu ne veux pas parler anglais?)
  • Celui qui demande une réduction car il prend ses bières à l’emporter! (Dans un bar, tu prends de toute façon tes bières à l’emporter!)
  • Celle qui demande des glaçons dans sa bière (WTF??)
  • Notre collègue tout fier de sortir quelques mots de coréen à une cliente coréenne en voulant lui dire « Bonjour, comment vas-tu? » Mais en réalité, il lui a dit « je t’aime »!
  • « Les numéros à côté du menu, ce sont les prix? » (Non, c’est le prochain tirage du loto!)
  • Une table avec un gros panneau réservé au milieu. « C’est réservé? » (Non c’est juste pour la déco!) et quand nous répondons par l’affirmative « Mais pouvons-nous nous asseoir quand même? » (A ton avis?)
  • « Peut-on payer en euros? » (Non, seulement en anciens francs!)

Nous avons vraiment passé de bons moments à Cherating. D’ailleurs, notre volontariat devait initialement se terminer le 31 juillet. Nous avons accepté de rempiler pour 3 semaines de plus, tellement l’expérience était géniale!

Nous sommes tout de même impatients de reprendre nos sacs et de crapahuter à travers l’Asie du Sud-Est. Nous allons mettre le cap au nord (mais pas trop hein!) dans le but de rejoindre nos amis à Hô-Chi-Minh-Ville pour Noël. Pour le faire, nous avons 4 mois et un seul impératif : ne pas prendre l’avion!

Kuantan

Il y a longtemps que nous l’attendions cette côte est malaisienne! Déjà, en septembre dernier, nous voulions nous rendre sur Tioman en attendant notre vol pour Bornéo et nous avons dû y renoncer à cause des bus complets. Ensuite, d’octobre à mai, c’est la saison des pluies, nous avons donc dû laisser notre projet en stand-by en attendant des jours meilleurs.

Comme nous étions, lors de nos dernières aventures, tout au sud de la péninsule malaise, nous avons décidé de faire un petit détour par Singapour. Mais pendant notre séjour, notre appareil photo a rendu l’âme après des années de bons et loyaux services! Il est vrai que nous lui avons fait subir des chocs, la chaleur, du sable, des embruns, de l’humidité, etc… Bref, nous sommes étonnés qu’il ait tenu si longtemps, surtout qu’il n’était pas de première jeunesse! Comme l’électronique est hors de prix à Singapour, il nous fallait attendre notre retour en Malaisie pour remplacer notre matériel photo. Mais rassurez-vous, lors de notre premier passage, nous avions déjà écrit un article sur cette ville fascinante, ici

Nous pensions trouver notre bonheur à Johor Bahru, la ville frontière remplie de centre commerciaux pour Singapouriens à fort pouvoir d’achat, mais après avoir poireauté plus de 3 heures à la douane (oui, les Singapouriens sont prêts à attendre des plombes à l’immigration pour gagner quelques dollars sur leurs achats!), il faut nous rendre à l’évidence, nous devrons passer par Kuala Lumpur si nous voulons autre chose que des photos prises avec nos smartphones pourris. Mais finalement, ce ne sera pas un si grand détour…

Finalement, après toutes ces petites aventures, nous avons quand même fini par rejoindre la côte est. Nous avons choisi Kuantan car c’est la ville la plus accessible depuis KL et que ce n’est pas trop loin de l’endroit où nous allons prendre nos fonctions de barmen le 1er juillet.

Mosquée du Sultan Ahmad Shah
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Le centre-ville de Kuantan n’est vraiment pas pittoresque mais la mosquée du Sultan Ahmad Shah vaut tout de même le détour. Elle a été construite entre 1991 et 1993 et elle est superbe avec sa couleur bleu ciel et ses minarets blancs.

Teluk Cempedak
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Mais si nous sommes venus jusqu’à la côte est, ce n’est pas pour rester dans une ville moche! Notre but, c’est de découvrir la playa! Celle de Kuantan, appelée Teluk Cempedak, se mérite, elle est située à 5km du centre-ville. Mais nous sommes en Malaisie, un pays relativement bien organisé en transport publics, et il y a un bus urbain qui nous y emmène pour quelques ringgits. Nous ne sommes pas du tout déçus d’avoir fait le déplacement! Le sable blanc, l’eau turquoise, la végétation luxuriante, tout y est! Il y a juste de forts courants mais ça amène une brise bienvenue sur la plage.

La passerelle
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A flanc de rocher, il y a une petite passerelle de quelques centaines de mètres qui longe la mer. Nous sommes tout de suite accueillis par une colonie de macaques pas du tout farouches qui essaient de savoir s’ils peuvent grappiller un peu de nourriture. Mais comme nous n’en avons pas, ils retournent vite vaquer à leurs occupations.

Teluk Tongkang
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Après la passerelle, se trouve la petite plage de Teluk Tongkang. C’est une petite crique entourée de collines recouvertes de forêt tropicale. L’ambiance est vraiment tranquille.

Welcome to the jungle!
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Notre balade ne serait pas complète sans une petite incursion dans la jungle! Ça tombe bien, il y a un petit chemin dans la forêt que nous nous empressons d’aller découvrir! Au menu, des dizaines de papillons vraiment superbes, les inévitables macaques, des insectes un peu chelous et des grands singes gris chevelus avec un masque blanc autour des yeux mais nous n’avons pas réussi à retrouver l’espèce sur Google.

 

Et… Cerise sur le gâteau!
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Le chemin de la jungle débouche sur une immense et superbe plage complètement déserte! Enfin pas complètement… des énormes crabes peuplent les lieux. Encore une fois, la Malaisie prouve qu’elle n’a rien à envier à sa voisine thaïlandaise, même si, égoïstement, ça nous arrange que tous les touristes se rendent en Thaïlande et nous laissent ces petits paradis.

Encore une belle surprise que nous offre la Malaisie! Nous sommes contents d’avoir persévéré dans notre quête de la côte est!

Pour la suite, nous allons nous rendre dans la petite localité de Cherating, un peu plus au nord, où nous passerons le mois de juillet à essayer de jouer les barmen.

Kukup

En regardant sur la carte depuis Malaccca, nous nous sommes demandés ce qu’il pouvait bien y avoir à l’extrémité sud de la route qui longe la côte ouest malaisienne au milieu des marécages. Vu que nous ne sommes pas pressés et que, selon Google, le coin a l’air sympa, nous décidons de satisfaire notre curiosité et d’aller y jeter un coup d’œil.

Pontian Kecil

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C’est à Pontian Kecil que nous posons nos sacs pour passer la nuit, pour des raisons de transports, de commodités et de budget. C’est une petite ville de l’état de Johor, l’état le plus méridional de la péninsule malaise et un des plus riche grâce, notamment, au pouvoir d’achat élevé de ses voisins singapouriens. La ville n’a rien de bucolique, surtout après un séjour dans la sublime Malacca, mais il y a de quoi manger et pour Fab, c’est un argument imparable!

Pontian Kecil n’était, auparavant, qu’un modeste village de pêcheurs qui s’est développé récemment grâce à la croissance fulgurante de Singapour, toute proche. Mais la ville continue à vivre de la pêche, elle vit au rythme des marées et et retours des bateaux de pêcheurs qui apportent du poisson frais aux restaurants du front de mer.

Malgré le fait que la ville soit hors des sentiers battus et qu’elle n’ait aucune vocation touristique, elle possède tout de même une promenade sur le front de mer tranquille et très agréable. Bon, la mer n’est pas idyllique. Nous sommes ici dans une zone marécageuse de mangroves et c’est plutôt vase et cailloux que plage de sable fin. Toute la zone est protégée et est un sanctuaire pour différentes espèces d’oiseaux. Il n’est d’ailleurs pas rare d’observer de magnifiques martins-pêcheurs avec leur superbe plumage bleu.

Kukup

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Kukup, à une petite vingtaine de kilomètres de Pontian Kecil, est située à l’extrémité sud-ouest de la péninsule malaise. Nous y débarquons sous une pluie battante qui renforce le sentiment de bout du monde. Kukup est également un petit village de pêcheurs dans la mangrove, coincé entre le détroit de Johor à l’est et le détroit de Malacca à l’ouest.  Au large, nous y devinons déjà les premières îles indonésiennes.

Floating Village
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Heureusement, la pluie finit par cesser et, même si le soleil se fait très timide, la météo est favorable à une visite. Si nous sommes venus nous perdre à Kukup, ce n’est pas seulement pour voir la fin de la route, mais aussi pour visiter le village flottant. Une bonne partie de la ville est construite sur pilotis, ce qui attire grand nombre de Singapouriens le week-end. Mais en semaine, tout est très calme, nous sommes les seuls touristes et nous en profitons pour déambuler sur les passerelles du village en étant à peine dérangés par quelques vélos ou scooters.

A l’instar de Georgetown, c’est la communauté chinoise qui s’est appropriée les lieux. Elle y a construit des temples taoïstes, bouddhistes ou confucianistes et tout est écrit en mandarin.

Nous voulions nous rendre dans la réserve de Kukup Island mais il est impossible de prendre un bateau en semaine. Parfois, vouloir sortir des sentiers battus et des saisons touristiques peut nous jouer des tours mais nous ne changerions notre façon de faire pour rien au monde car, en général, ça nous apporte de bonnes surprises et le village flottant de Kukup en est une. Et comme nous avons prévu une randonnée dans la réserve de Bukit Timah ces prochains jours, nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir pu rejoindre l’île.

Pourquoi revenons-nous toujours vers la Malaisie?

Tout a commencé à Dubaï. Nous étions en train d’observer la fameuse Burj Khalifa, emblème de la ville et plus haute tour du monde quand Fabien fit la réflexion suivante : « ça ne vaut quand même pas nos twins! » (NB : les twins sont les tours Petronas de KL). Il faut déjà noter l’utilisation de l’adjectif possessif « nos ». Non, les tours ne nous appartiennent pas et nous n’avons aucune action chez Petronas mais ce lapsus montre bien que nous nous sommes attribué ce symbole comme point de repère. Nous avons également compris à ce moment-là, que peu importe où notre aventure nous mènera, nous aurons toujours le réflexe de tout comparer à la Malaisie et que ce pays est un des gros point fort de notre périple.

Mais pourquoi ce petit pays d’Asie du sud-est un peu en dehors des circuits touristiques et réputé bien moins fun que ses voisins nous attire-t-il autant au point d’y retourner à chaque fois et d’en faire une base de repos? C’est ce que nous allons tenter de vous expliquer avec cet article.

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L’arrivée

  • Chaque fois que nous voulons atterrir dans la région, c’est toujours Kuala Lumpur qui ressort avec les meilleurs vols aux meilleurs prix grâce au hub de Air Asia. Donc, en partie, c’est le destin qui nous force à chaque fois à passer par la Malaisie!
  • C’est un pays où il n’y a pas besoin de visa et la durée du séjour autorisée est de 90 jours. Apparemment, il n’y a pas de nombre d’entrées limitées sur le territoire, en tout cas pour l’instant, nous n’avons pas été embêtés à ce sujet. Donc il n’y a aucune prise de tête pour les formalités d’entrées et, parfois, ça fait du bien de ne pas y avoir à y penser!
  • Les douaniers sont en général sympas et souriants. Nous nous sentons accueillis dès le passage de l’immigration.

La population locale

  • La Malaisie est le vrai pays du sourire, tout le monde sourit tout le temps, même la communauté chinoise!
  • Les gens sont très accueillants
  • Avec les différentes communautés (Malais, Chinois, Indiens, Pakistanais, expatriés occidentaux, Indigènes de Bornéo, etc…), il y a un vrai melting pot de cultures et surtout, une vraie tolérance vis à vis des autres ethnies et des autres religions. Ici, chacun croit en ce qu’il veut, mange ce qu’il veut et s’habille comme il veut sans recevoir aucun regard désapprobateur! Oui, ça fait un peu monde des Bisounours mais pourtant, à quelques rares exceptions près, ce multiculturalisme fonctionne très bien.
  • A part quelquefois pour les taxis, le rabattage de touristes n’existe pas! Nous n’avons pas l’impression de passer pour des portefeuilles sur pattes!
  • Tout le monde a un excellent niveau d’anglais, une rareté en Asie. La communication en devient donc très facile. D’ailleurs, grâce notamment aux Malaisiens, nous avons progressé en anglais. Ce n’était pas le but premier du voyage mais nous sommes contents de ce « dommage collatéral ».
  • Voir les gens éclater de rire quand nous essayons de lancer naturellement un  « Terima Kasih » (merci en Malais) c’est quand même du gros kiff!
  • Les gens sont vraiment bienveillants et nous nous sentons en sécurité.

La gastronomie

  • La population malaisienne a trois questions existentielles  : « Quand est-ce-qu’on mange? » « Où est-ce qu’on mange? » « Qu’est-ce qu’on mange » C’est le genre de problèmes que nous comprenons parfaitement. Et parler de la pluie et du beau temps en Malaisie revient à discuter de nourriture!
  • Le multiculturalisme se retrouve également dans l’assiette, la variété de plats est quasiment infinie en Malaisie.
  • C’est juste trop bon!
  • C’est bon marché!
  • C’est très clean! Il n’y a pratiquement aucun risque de tomber malade. Les locaux n’utilisent jamais l’eau du robinet, donc les glaçons et les jus de fruits sont faits avec de l’eau minérale. Nous pouvons donc nous faire plaisir sans risque!
  • Nous sommes trop fans du laksa, le plat national du Sarawak!
  • Les différents « tosai ou roti » indiens sont parfaits pour le petit déjeuner!
  • Nous sommes encore dubitatifs sur le fait de manger du Nasi Lemak (du riz avec une sauce très épicée au sambal et aux anchois) au petit déjeuner. Donc nous avons encore de quoi nous améliorer avant d’être de vrais Malaisiens!
  • Manger avec des baguettes dans les food courts chinois n’a plus de secret pour nous.
  • Décortiquer un poisson à la cuillère à soupe n’a plus de secret pour nous.
  • Mais nous avons encore un gros potentiel d’amélioration pour manger du riz avec la main droite sans en mettre partout! En général, on a pitié de nous et on nous fournit une cuillère.
  • Quand nous avons besoin de douceur le « kek lepis » fait très bien l’affaire.
  • Nous pouvons acheter de magnifiques fruits tropicaux sur les marchés malgré la forte odeur de durian, le fruit national. C’est une odeur immonde d’égouts et de pourriture mais ça fait tellement partie des étals malaisiens que ça a fini par nous manquer quand nous avons quitté le pays.
  • Tout près d’Ipoh, il y a les Camerons Highlands. Un enfer pour Van car il y fait vraiment frais mais grâce à ce climat tempéré, il y pousse des fraises et des tomates!
  • A Malacca, les Portugais ont laissé leur recette de pasteis de nata!
  • Si, malgré toutes ces bonnes choses, des produits occidentaux, comme du vin ou du fromage, nous manquent, nous pouvons les trouver assez facilement dans les grandes villes.
  • Malgré tout ce que nous avons déjà pu déguster, il nous reste encore beaucoup de plats à découvrir! Nous n’allons donc pas partir avant d’avoir tout goûté!

Les transports

  • Les transports publics sont en général fiables, modernes, bon marché et ponctuels.
  • Il  y a un bon réseau ferré avec du matériel moderne et une infrastructure quasi neuve. C’est relativement bon marché et rapide. Dommage que ce soit victime de son succès et souvent complet.
  • Les bus sont très bon marché, modernes et sûrs.
  • Le réseau routier est au top!
  • Il est très facile de se déplacer dans Kuala Lumpur grâce au métro, au métro aérien, au monorail, au Komuter (train de banlieue) et aux bus.
  • Les îles sont toutes reliées par ferry
  • Et si tout ça ne suffit pas, il y a l’application Grab (l’Uber local en Asie). C’est fiable, à des prix corrects et, en général, les chauffeurs sont super sympas.
  • Et si vraiment nous voulons quitter le pays, l’aéroport est très facile d’accès et, grâce à Air Asia, une multitude de destinations asiatiques est accessible à bon prix.

Le climat

  • Il fait chaud toute l’année et ça c’est le rêve!
  • Il y a toujours un endroit épargné par les pluies à un certain moment de l’année!
  • Grâce à l’île de Sumatra qui fait bouclier, la côte ouest de la péninsule malaise est relativement épargnée par la mousson.
  • Mais il y a quand même de gros orages tropicaux vraiment impressionnants qui nous fascinent
  • Quand il pleut, ça ne dure rarement plus de 30 minutes
  • Grâce à la proximité de l’Equateur, il pleut assez souvent pour que la végétation reste luxuriante toute l’année.
  • Malgré le climat humide, le soleil se montre au moins une fois par jour.
  • Et dans le cas peu probable de ras le bol du chaud, nous pouvons toujours nous rendre dans les Cameron Highlands.

Les infrastructures

  • Il y a des cinémas un peu partout avec des films en anglais
  • Le système médical est très bon et peu cher. Nous avons juste testé pour un vaccin et c’était le top.
  • Idem pour le détartrage chez le dentiste.
  • Les pharmacies sont bien achalandées et le personnel est compétent.
  • On trouve les médicaments de base comme le Paracétamol dans tous les supermarchés, même les plus petits.
  • Il y a des ATM partout et qui fonctionnent! Et quelques banques ne prennent aucun frais de retrait.
  • Il y a souvent des toilettes publiques, gratuites et propres, même dans les stations de métro!
  • Tout est super clean
  • C’est un pays où il y a une qualité de vie à l’européenne tout en étant très asiatique dans sa façon de vivre. Un duo gagnant à nos yeux!
  • Après des pays comme l’Inde, l’Indonésie, le Sri Lanka ou le Laos, c’est reposant de venir dans un pays beaucoup moins roots et de ne pas avoir besoin de faire attention à tout.

Kuala Lumpur

  • Il y a les tours Petronas, emblème de la Malaisie et véritable point de repère dans la ville.
  • C’est Singapour en moins cher, moins aseptisé et avec moins d’interdits.
  • C’est relativement bon marché pour une capitale
  • C’est très humain pour une mégapole de plus de 7 millions d’habitants.
  • Grâce aux différents parcs, jardins et forêts, il est possible de se retrouver en pleine nature sans quitter la ville et ça absorbe pas mal de pollution.
  • C’est facile d’accès depuis tous les lieux de la péninsule.
  • C’est juste une ville où nous nous sentons particulièrement bien, sans raison.

Les autres villes

  • Malacca pour son centre colonial superbe, son côté petit village, son ambiance méditerranéenne et ses pasteis de nata.
  • Georgetown pour son street art, ses maisons coloniales, son food court géant, son quartier flottant et sa position incroyable sur l’île de Penang
  • Ipoh, une ville loin des circuits touristiques et qui a pourtant un centre historique incroyable et du street art sympa.
  • Kuching, pour sa promenade incroyable au bord de la rivière, ses laksas et sa position stratégique sur Bornéo

Les paysages

  • C’est varié : plages, montagnes, forêts, il y en a pour tous les goûts.
  • Grâce au climat équatorial, les forêts sont magnifiques et la végétation est luxuriante toute l’année
  • Il y a une faune incroyable, même en ville
  • Les parcs nationaux sont gérés à l’Américaine, et c’est plutôt une bonne nouvelle. Et en plus, ils sont incroyables!
  • A part le prix d’entrée à certains grands parcs nationaux, l’accès à la nature est gratuit.
  • Randonner reste assez facile
  • Les plages n’ont rien à envier à celles du sud de la Thaïlande, le tourisme de masse en moins. L’eau est toujours super chaude!
  • Il y a de superbes plages sauvages dans les parcs nationaux
  • Il y a Bornéo, et ça se passe de commentaires…

Et surtout, nous y revenons toujours car il nous reste encore beaucoup de merveilles à découvrir!

D’ailleurs nous allons nous y atteler dès juillet, en partant à la découverte de la côte est! Et nous allons aussi en profiter pour bosser un peu, nous allons tester cette fois le job de barman dans un bar de plage dans la petite station balnéaire de Cherating sur les rives de la mer de Chine méridionale. Et bien sûr, nous partagerons avec vous, toutes nos nouvelles aventures!

Bilan de la Malaisie

Ça fait presque une année que nous avons, pour la première fois, posé le pied en Malaisie et depuis nous vous avons bombardé d’articles, il était donc temps de changer d’horizon mais pas avant d’avoir dressé notre traditionnel bilan!

Durée du séjour : 208 jours, effectués en 7 fois, ce qui fait environ 7 mois en tout!

Budget : 27’461 Ringgits (6450 CHF / 5926€) soit une moyenne de 31 CHF (28,40€) par jour. Nous sommes amplement dans notre budget grâce à un super rapport qualité/prix en Malaisie car nous nous sommes privés de rien. Dans le budget, en plus des éternels bouffe/transports/logement,  il y a les vols internes pour Bornéo, plusieurs entrées à des parcs nationaux, des loisirs comme le cinéma,le coiffeur et le concert des Guns and Roses ainsi qu’une visite chez le médecin pour nous faire vacciner contre l’encéphalite japonaise et un détartrage chez le dentiste. Ce low budget s’explique principalement par nos semaines de volontariat où nous avons drastiquement réduit les dépenses!

Distance parcourue : 11’703 km de Kuala-Lumpur à Singapour, puis Kuala Lumpur  – KuchingBintuluMiri – frontière du Brunei – retour à Kuching – frontière indonésienne. Kuala Lumpur – Malacca – Kuala Lumpur – Cameron Highlands – Kuala Lumpur. Kuala Lumpur – Langkawi et retour. Kuala Lumpur – IpohPenang – Taiping – Kuala Lumpur. Kuala Lumpur – Kota KinabaluSandakan – Kuala Lumpur. Et enfin Kuala Lumpur – Seremban – Cabo Rachado – Seremban – Kuala Lumpur – Putrajaya. Kuala Lumpur – Johor Bahru – Kuala Lumpur – KuantanCherating – Sungai Kolok (frontière thaï)

Tout ça en vols internes (pour Bornéo et Langkawi), trains, bus, ferry, et Grab.

Etats Traversés : 12 :  Sélangor, Negeri Sembilan, Malacca, Johor, Sarawak, Sabah, Perak, Penang, Kedah, Pahang, Terrenganu et Kelantan ainsi que 2 territoires fédéraux : Kuala Lumpur et Putrajaya.

Extrêmes d’altitude : 1900 mètres dans les Cameron Highlands, le niveau de la mer sur les côtes et les îles.

Extrêmes de températures : 18 degrés sous la pluie dans les Cameron Highlands, 36 degrés sur toute la Malaisie péninsulaire entre janvier et février sous un soleil de plomb.

Nos plats préférésLe laksa (soupe du Sarawak au lait de coco, piment, crevettes, poulet, nouilles de riz, carottes, pak choi, etc). Le roti telur pour le petit déjeuner (crêpe à base de farine de lentilles aux oeufs qu’on trempe dans des sauces plus ou moins épicées).

Mots malais appris : Les incontournables bonjour et merci. Sinon tous les mots concernant la nourriture! Mais sûrement avec un accent pourri vu les éclats de rire que nous avons généré en essayant de parler malais!

Volontariats : 2. Un dans une guesthouse à Malacca duquel nous nous sommes faits virer et un deuxième dans un resto-bar à Cherating où on nous a demandé de rester un peu plus longtemps.

J’aime / J’aime pas 

Nos coups de cœur et coups de gueule pour la Malaisie.  Comme d’habitude, nous commençons par le pire pour finir par le meilleur!

Coups de gueule!

  • Palmiers à huile : C’est un véritable fléau en Malaisie. Des kilomètres carrés de forêts tropicales ont été rasées pour ces plantations! Tout ça pour avoir du Nutella sur nos tartines et des cosmétiques sur nos visages! Nous avons vu quelques campagnes qui prônaient le « sans huile de palme » mais ça reste vraiment anecdotique et ça n’empêche pas les bulldozers d’écraser tout sur leur passage pour laisser la place aux palmiers à huile.

Coups de coeur

  • Le multiculturalisme : La Malaisie à trois communautés principales : les Malais, les Chinois (appelés ici Hokkien) et les Hindous, plus quelques autres minorités. Tout ceci crée un melting pot de cultures, d’ethnies, de couleurs, de religion, de nourriture, etc. Nous avons eu plusieurs fois l’impression de voyager dans plusieurs pays en même temps!
  • La tolérance : Grâce au multiculturalisme évoqué plus haut, les Malaisiens ont l’habitude de croiser des gens d’autres cultures ou d’autres ethnies et tout le monde est accepté tel qu’il est. L’homme blanc est très bien reçu peu importe son habillement et ses croyances et, fait assez rare en Asie, il n’est pas pris pour un porte-monnaie sur pattes! Nous avons été plusieurs fois invités dans des mosquées malgré une tenue inappropriée, on nous a simplement prêté des habits.
  • Les gensLes Malaisiens, bien qu’un peu timides au premier abord, sont très accueillants et surtout, très souriants! La Malaisie est le vrai pays du sourire! Pour preuve : même les Chinois ont le sourire en Malaisie! La population locale maîtrise l’anglais et aime beaucoup échanger avec les visiteurs étrangers.
  • Les parcs nationaux :  Autant à Bornéo qu’en Malaisie péninsulaire, nous avons été bluffés par les parcs nationaux. Souvent crées sur le modèle américain avec enregistrement à l’entrée et rangers qui s’assurent du bon fonctionnement du parc. Les sentiers sont très bien indiqués et bien entretenus et les animaux sont assez facilement observables car correctement protégés.
  • La faune : Bornéo a une faune endémique extraordinaire et même dans les parcs nationaux du continent, nous avons pu observer des animaux incroyables! Mais pas seulement! Même en milieu urbain, il n’est pas rare de croiser des singes, des papillons, des varans et des oiseaux multicolores!
  • Villes vertes : On doit les parcs urbains et jardins botanique à la colonisation anglaise et les Malaisiens ont gardé cette tradition après l’indépendance. Et c’est tant mieux! Les villes respirent et il y a toujours un petit havre de paix  dans la nature, loin du trafic et à l’ombre des arbres, tout en ne sortant pas du centre-ville!
  • La nourritureLà aussi, les différentes cultures se retrouvent dans l’assiette! C’est savoureux, coloré, varié et parfois très épicé!
  • Les plagesLa Malaisie n’est pas très connue pour ces plages et pourtant, elles n’ont pas beaucoup à envier à celles du sud de la Thaïlande. Mais nous ça nous arrange bien que les touristes restent en Thaïlande!

Bizzareries malaisiennes

  • Les rishaws de MalaccaLes rishaws sont des tuk-tuk mais à vélo. Ceux de Malacca sont décorés de manière super kitsch et diffuse de la musique tout aussi kitsch. Les touristes singapouriens et coréens en raffolent. Même si au début, nous avons trouvé ça assez amusant, c’est vite devenu insupportable!
  • L’hymne national : Avant de pouvoir profiter d’un concert, il faut d’abord écouter l’hymne national. D’ailleurs, afin de s’assurer que tout le monde se tait et écoute, il est annoncé trois fois! Par contre, nous avons pu constater que les Malaisiens n’était pas plus doués que nous, Suisses, pour connaître l’hymne national!
  • Toilettes labyrinthes : A chaque fois qu’il y a des toilettes publiques, il faut toujours traverser un dédale de couloir avant de pouvoir y accéder. Nous n’avons pas vraiment compris la pertinence du truc…
  • Le durian : C’est un fruit qui pousse dans toute l’Asie du Sud-Est et qui à la particularité de dégager une odeur vraiment nauséabonde : un mélange entre de la pourriture et les égouts. A manger ce n’est pas beaucoup mieux, on dirait de l’oignon pas frais! Mais en Malaisie, ils ont poussé le vice à le nommer fruit national! Il existe même des concours du plus beau durian et certains spécimens se vendent jusqu’à 100$ pièce!  Heureusement que la fleur nationale c’est l’hibiscus, c’est beaucoup plus glamour!
  • Les jours fériés : Grâce à ses différentes cultures, la Malaisie observe une quantité invraisemblable de jours fériés. En plus, si le jour en question tombe un dimanche (ou un vendredi dans les états conservateurs du nord-est), il est reporté au jour ouvrable suivant. Durant notre séjour nous avons assisté aux deux fêtes nationales (pourquoi s’en contenter d’une seule?), au Nouvel An musulman, à Deepawali (Nouvel An hindou), à Noël, au Nouvel An occidental ainsi qu’au Nouvel An Chinois. Et à chaque fête, les villes se parent de superbes décorations!

La Malaisie à été bien plus qu’un coup de cœur pour nous! La vie y est bon marché mais les infrastructures sont au top. C’est super safe, les gens sont super accueillants, c’est encore épargné par le tourisme de masse et c’est très facile de sortir des sentiers battus. Nous y avons trouvé notre compte dans la nature, dans la culture et dans les activités citadines. Pays à recommander sans modération!

Batu Caves & Putrajaya

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Notre séjour en Malaisie touchant à sa fin, nous en avons profité pour visiter quelques sites à proximité de Kuala Lumpur. Nous en avons également profité pour y passer le Nouvel An Chinois au son de la danse du Lion et des pétards. Nous avons surtout constaté que la communauté chinoise a déserté la ville pour profiter de ses vacances et célébrer l’entrée dans l’année du cochon en famille.

Batu Caves

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Dans la banlieue nord de Kuala Lumpur, se dresse le plus grand sanctuaire hindou en dehors de l’Inde : Batu Caves.  Vu que c’est facile d’accès et gratuit, nous en avons profité pour y aller faire un tour. Malheureusement, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu la même idée et la gare d’arrivée est déjà saturée tellement il y a de monde.

Nous sommes tout de suite mis dans l’ambiance avec ces immenses falaises karstiques et les différentes statues de divinités, dont la statue de Murugan, haute de 42,7 mètres et qui garde l’entrée des escaliers qui mènent aux grottes.

La grotte
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Il faut grimper 271 marches pour accéder à la grotte. Outre les temples et diverses statues, on y trouve également des chauve-souris et des macaques. Ces derniers étant habitués aux touristes sont très peu farouches, donc dangereux, toujours à quémander de la nourriture. Nous avons beau être vaccinés contre la rage, nous ne tenons pas à tester la morsure de singe!

Nous avons été impressionnés plus par la roche karstique que par les temples en eux-même. L’architecture colorée et super kitsch de l’hindouisme n’est pas vraiment notre tasse de thé. Par contre, ça peut valoir le détour pour mettre un petit peu d’Inde dans notre voyage.

Putrajaya

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Putrajaya est la capitale administrative de la Malaisie, c’est-à-dire que le gouvernement et tous les ministères se trouvent dans cette ville. Cette ville nouvelle, inaugurée en 2003, est sortie tout droit de l’imagination de l’ancien premier ministre afin de désengorger Kuala Lumpur. Elle est idéalement située dans une vallée verdoyante au climat agréable, à mi-chemin entre Kuala Lumpur et l’aéroport international.

Persiaran Perdana
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Persiaran Perdara est le boulevard principal de Putrajaya. C’est ici que se trouvent tous les ministères de la Malaisie. Le boulevard se termine sur le magnifique pont Putra Bridge, d’architecture islamique, jusqu’à la résidence du Premier Ministre dans une symétrie toute stalinienne

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Perdana Putra
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Ce bâtiment, également d’architecture islamique, qui domine la ville sur sa colline est la résidence ainsi que les bureaux du Premier Ministre, c’est donc ici que se trouve le gouvernement de la Malaisie.

Taman Botani
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Même après son indépendance, la Malaisie a gardé le concept très britannique de jardin botanique dans ses villes. Putrajaya n’échappe donc pas à la règle malgré son statut de ville nouvelle. Malgré le côté bien rangé et bien propret du parc, la faune locale est venue y établir ses quartiers : oiseaux, papillons, tortues, macaques, libellules, etc. Ça reste tout de même quelque-chose entièrement façonné par la main de l’homme mais, sachant qu’auparavant à cette même place il y avait des kilomètres carrés de plantations de palmiers à huile, ce jardin botanique contribue à un petit retour à la nature.

Pavillon marocain
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Érigé en l’honneur de l’amitié entre le Maroc et la Malaisie, ce pavillon est construit dans toute la tradition architecturale marocaine. Même des palmiers dattiers y sont plantés pour faire plus vrai!

Putra Mosque
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La mosquée de Putrajaya est le premier édifice de la ville a avoir été achevé, c’était en 1999. Son minaret mesure 116 mètres de haut et elle peut accueillir jusqu’à 10’000 fidèles. Malheureusement, nous sommes arrivés en pleine prière du vendredi et nous n’avons pas pu approcher. Mais nous avons quand même pu constater qu’elle est magnifique!

Cyberjaya

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C’est la Silicon Valley malaisienne avec ses institutions universitaires, informatiques, technologiques et de médecine de pointe. Le but était de rivaliser avec la vraie Silicon Valley américaine mais, entre temps, la crise économique asiatique a passé par là. Néanmoins, le secteur reprend peu à peu des forces et si, à terme, la Malaisie pourrait dépendre économiquement de Cyberjaya plutôt que du pétrole et de l’huile de palme ça pourrait être bénéfique.

Bien sûr, pour une productivité maximale, il faut que les employés de toutes ces entreprises se sentent bien! C’est pourquoi qu’un immense parc urbain a été emménagé. Plus sauvage que le jardin botanique de Putrajaya, il est essentiellement composé de marécages. Environnement qui nous rappelle fortement les Everglades, les alligators en moins, les varans en plus.

C’était très sympa de voir une fois une ville construite de toutes pièces à l’aube du XXIe siècle. Même si l’ambiance rappelle un peu Disneyland ou un autre parc d’attractions, l’âme de la ville reste toute malaisienne avec ses parcs, ses appels à la prière et ses food courts.

Voilà, c’était notre ultime étape en Malaisie, cette fois nous quittons le pays pour de bon, en tout cas pour ce périple. Nous allons traverser la mer d’Andaman pour de nouvelles aventures au Sri Lanka!

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