L’une des raisons qui nous pousse à voyager, et pas des moindres, c’est de pouvoir découvrir de nouvelles saveurs! Et comme avec notre job dans un petit resto de plage, nous passons souvent par les cuisines, ça nous a donné envie de nous remémorer nos expériences culinaires à travers le monde et d’en faire un petit classement pas du tout objectif.
#10 Dulce de leche, Argentine
Nous commençons notre classement par une petite douceur venue tout droit d’Argentine, le dulce de leche, ou confiture de lait en français. C’est super doux avec un petit goût de caramel. Une bouchée contient environ trois mille calories mais c’est tellement bon et addictif qu’il est très difficile de rester raisonnable avec ce genre de produit.
#9 Ceviche, Chili, Pérou et Equateur
L’Amérique du Sud n’est pas vraiment connue pour être un paradis gastronomique (nous confirmons!!) mais il existe une exception avec le ceviche. C’est un cocktail de poisson cru très courant sur la côte Pacifique et il est préparé différemment selon les régions. Au Pérou, il est servi en entrée avec du leche de tigre, une sauce piquante préparée avec du jus de lime, des oignons et de l’aji, un piment typiquement péruvien. En Equateur, il est servi comme plat principal dans une soupe de tomate froide ou, dans quelques régions, dans une sauce de cacahuètes. Nous les avons tous trouvés délicieux et nous en avons ingurgités des kilos!
#8 Guacamole, Mexique
Le Mexique regorge d’avocats, il est donc normal que le Guacamole y fasse partie des incontournables. Surtout que sur place, les avocats ont énormément de goût! Comme vous l’avez sûrement compris, le guacamole est une sauce à l’avocat avec des oignons et des tomates, et c’est tout! La version piquante que nous trouvons en Occident n’est pas la vraie! Au Mexique c’est vraiment doux. Il est accompagné de chips de maïs, autre ingrédient très répandu dans le pays.
#7 Les Dim Sum, Hong Kong
Ces raviolis de pâte de riz cuits à la vapeur dans des boîtes en bambou sont servis… pour les quatre heures! Les Asiatiques ne sont pas tellement des becs sucrés donc même le goûter est salé. Pour la farce, on y trouve de tout, des crevettes, du crabe, des légumes, de la viande, etc… Bien qu’il soit possible d’en trouver dans toute la Chine, et même ailleurs en Asie, c’est un plat typiquement hongkongais.
#6 Dosa (ou tosai en Malaisie), Inde
Il est difficile de ne choisir qu’un plat parmi la cuisine indienne car tout est absolument délicieux. Mais comme, paraît-il, le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée, nous avons choisi le dosa. C’est une crêpe faite à partir de farine de lentilles, parfois fourrée de pommes de terre sauce masala, qu’on trempe dans diverses sauces (curry, dahl, sambal de coco, etc…) Dans la variante indo-malaisienne, la crêpe est tapissée d’œuf à l’intérieur. C’est un repas très nutritif qui tient au ventre pendant des heures, très pratique pour des baroudeurs comme nous!
#5 Dahl, Inde
Le dahl est tout simplement un curry de légumineuses, lentilles et pois chiches notamment. Il accompagne pratiquement tous les plats tout au long de la journée, même au petit-déjeuner. Et, contrairement au idées reçues, le curry indien n’est pas si épicé que ça.
#4 Mango sticky rice, Thaïlande
Une des rares douceurs en Asie mais qui vaut amplement le détour! La texture du riz est la même que notre riz au lait occidental sauf qu’en Thaïlande ils le préparent avec du lait de coco, renforçant le côté très doux. La mangue fraîche à côté donne un tout petit côté acidulé, mais vraiment petit car les mangues sont super douces sous les tropiques. Un véritable petit orgasme gustatif!
#3 Gado Gado, Bali, Indonésie
Le gado gado est le plat traditionnel de l’île de Bali, en Indonésie et c’est la seule chose plus ou moins authentique qu’on puisse y trouver. C’est une salade de légumes avec des œufs et du tofu, le tout nappé d’une délicieuse sauce à l’arachide. Donc, si on enlève la sauce, ça donne un plat relativement sain. En ce qui nous concerne, c’est un vrai coup de cœur culinaire!
#2 Laksa, Sarawak, Malaisie
Le laksa, c’est facile! Du curry, du lait de coco et des nouilles de riz! Pour le reste, c’est en fonction de ce que tu trouves dans ton frigo! Souvent il y a du poulet, des œufs, des crevettes, différentes sortes de poissons et d’autres choses que nous n’avons pas encore réussi à identifier. La soupe est un peu épicée mais c’est très savoureux! A Penang, il existe une autre forme de laksa avec du thon et une sauce à la menthe mais nous préférons la version bien piquante du Sarawak.
#1 Portuguese egg tart, Malacca, Malaisie
Lorsque les Portugais occupèrent Malacca au XVIe siècle, ils apportèrent la recette des fameux pasteis de nata. Les autochtones s’empressèrent de s’en emparer et c’est comme ça que sont nées les Portuguese egg tart qu’on peut trouver encore aujourd’hui dans les petites échoppes de la ville. Si la pâte feuilletée est exactement la même qu’au Portugal, la farce est un peu différente, faite principalement avec de l’œuf, produit très facile à trouver dans ces contrées contrairement au lait ou à la crème. Les puristes crieront sans doute au scandale face à cette variante mais nous, nous la trouvons excellente et adaptée au climat chaud et humide.
Vous pouvez donc constater que nous sommes loin de mourir de faim pendant notre périple et, mis à part quelques petites douceurs de temps en temps, nous mangeons relativement équilibré. Et nous profitons également de la profusion de fruits tropicaux!
Mais la cuisine en voyage, ce ne sont pas toujours de bonnes surprises, nous avons aussi goûté des choses vraiment bizarres. En voici un petit aperçu histoire de rigoler un peu.
Le maté, Argentine et Uruguay
Le maté c’est un mélange d’herbes très amères qu’on fait infuser dans de l’eau chaude à la manière d’un thé. C’est la boisson nationale en Argentine et, à Montevideo, se promener en ville avec son matériel à maté c’est plus tendance que d’exhiber un nouveau sac à main! Si nous trouvons sympa le concept du partage de maté, nous ne sommes absolument pas convaincu par le goût, beaucoup trop amer.
Tout, Etats-Unis
Mis à part la cuisine cajun, la gastronomie aux Etats-Unis, c’est le néant! Tout est trop gras, trop sucré, trop salé et servi en portion pour douze personnes! Nous avons vraiment galéré pour trouver des légumes et des salades et aussi pour trouver de la nourriture en quantité raisonnable.
Le poivre noir, Sri Lanka
Nous n’avions rien contre le poivre noir, mais ça c’était avant notre séjour au Sri Lanka. Là-bas, le poivre noir est plus épicé que le curry et ils en mettent absolument partout! Nous souffrons vraiment de stress post-traumatique du poivre noir! Une fois, nous nous sommes même rendus dans un KFC pour avoir au moins un repas non épicé! Eh bien non! Même dans les grandes enseignes américaines, tout est épicé au poivre noir!
Le durian, Asie du Sud-Est
Le durian est un fruit très respecté en Asie du Sud-Est. Il a été nommé fruit national en Malaisie, le théâtre national a été construit à son effigie à Singapour et certains spécimens peuvent atteindre mille dollars pièce! Tout ça pour un fruit qui sent un mélange de pourriture et d’égouts! Niveau goût, ce n’est pas mieux, on dirait de l’oignon pourri! Sur les marchés, tous les autres fruits sont imprégnés de l’odeur nauséabonde du durian! Et pourtant, lors de notre séjour au Moyen-Orient, ça avait fini par nous manquer!
La bouffe en voyage, ça peut être une sacrée aventure, mais le goût de la découverte reste le plus fort et nous nous réjouissons de découvrir encore d’autres saveurs ces prochains mois!
Après vous avoir fait rêver avec des plages paradisiaques, nous changeons un peu de registre avec le classement de nos villes préférées. Malgré notre côté backpakers un peu roots fans de randonnées, nous avons également un côté très citadin et adorons découvrir la culture de certaines villes.
En préparant cet article, nous nous sommes vite rendus compte qu’il nous était impossible de ne choisir que dix villes! Nous en avons visité tellement, chacune ayant un charme différent.
Voici donc nos vingt villes préférées de ce tour du monde
#20 La Nouvelle-Orléans, Etats-Unis
Une des conditions requises par Van pour qu’elle accepte de se rendre aux Etats-Unis était un passage par la Nouvelle-Orléans. Et ce fut un bon choix. L’ambiance jazzy du Vieux-Carré est incomparable. Le côté vielle France est également vraiment sympa. Lors de notre passage, le temps était très chaud et très humide, renforçant l’impression de sud profond. Il y a juste un gros bémol : l’insécurité constante une fois franchie les limites du Vieux-Carré et du Garden District.
Pour lire l’article sur La Nouvelle-Orléans, c’est ici
#19 Lima, Pérou
Lima est la ville dont nous avions le plus entendu parler en mal. Oui, c’est vrai, c’est une immense mégapole étouffée par le trafic infernal mais en prenant le temps de la visiter, nous avons découvert des trésors comme le magnifique centre historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et le quartier de Miraflores situé sur une falaise surplombant l’océan Pacifique. En plus, c’est l’endroit où nous avons trouvé les Péruviens les plus ouverts et les plus sympas.
Nous avons été à Buenos Aires à reculons, sachant que c’est une mégapole de quinze millions d’habitants. Mais finalement, ça ne se ressent pas tellement. Buenos Aires est la ville la plus européenne du continent américain avec ses différents quartiers rappelant Madrid ou Barcelone et ses quelques bâtiments haussmanniens très parisiens.
En arrivant dans les faubourgs de Quito, nous ne voyons qu’une jungle de béton dans les montagnes et ce n’est pas très avenant. Mais une fois dans le centre historique, nous sommes fascinés par ses ruelles en pente aux maisons colorées. Autre fait intéressant : à treize kilomètres au nord du centre ville, se trouve la « Mitad del Mundo », la latitude zéro.
Trujillo est une petite ville du nord du Pérou, moins connue que d’autres de ses consœurs péruviennes, mais bourrée de charme avec son centre colonial très coloré et son climat agréable toute l’année. Aux alentours, il y a Huanchaco, au bord du Pacifique avec ses embarcations emblématiques ainsi que le site archéologique de Chan-Chan inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Nous partons maintenant au Mexique où un petit joyau du nom de San Cristobald de las Casas se niche dans les montagnes du Chiapas. Malgré qu’elle ait vendu son âme au tourisme, la ville vaut le détour avec ses ruelles et ses maisons colorées ainsi que son église de la Guadalupe surplombant la ville.
Pour lire l’article sur San Cristobald de las Casas, c’est ici
#14 Salta, Argentine
Salta tient une place particulière dans notre périple puisque nous y sommes restés un mois dans le cadre d’un volontariat dans un hostal. Salta est la plus belle ville coloniale d’Argentine. Elle est entourée de collines verdoyantes et surtout, c’est le point de départ des boucles du nord-est andin avec ses paysages époustouflants!
Nous délaissons quelques instant les villes coloniales espagnoles en Amérique latine afin de nous retrouver au Moyen-Orient, dans la capitale omanaise : Mascate. C’est une petite ville modeste au bord du golfe d’Oman mais son ambiance des Mille et Une Nuits ainsi que les montagnes désertiques qui la surplombent en font un coin incontournable de la région. A visiter absolument : la mosquée du Sultan Qaboos, une des plus belles mosquées qu’il nous ait été donner de visiter.
Arequipa fut une bonne surprise, surtout que ce n’était pas du tout prévu au programme. Nous aurions dû rentrer au Pérou par le lac Titicaca mais la météo déplorable et les grèves en Bolivie nous ont fait changer nos plans et nous sommes rentrés au Pérou par le nord du Chili. Le centre historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est une pure merveille.
Encore un coin où nous n’avions absolument pas prévu de nous arrêter! Mais comme le bus pour Palenque depuis Campeche était complet, il a bien fallu que nous fassions autrement. Voilà comment nous avons débarqué dans cette petite ville avec un petit centre historique coloré et un front de mer sympa sur le Golfe du Mexique. Cerise sur le gâteau : la visite des dauphins au coucher du soleil!
Pour lire l’article sur Ciudad del Carmen, c’est ici
#10 Rio de Janeiro, Brésil
Rio tient aussi un place à part dans notre tour du monde, c’était notre toute première étape et notre point de départ pour la découverte de l’Amérique du Sud! La situation de la ville est exceptionnelle entre plages paradisiaques, montagnes majestueuses, forêts luxuriantes et centre colonial portugais! Nous avons commencé très fort! Et, contrairement aux rumeurs et mises en garde, nous n’avons pas vraiment ressenti d’insécurité.
Pour lire l’article sur Rio, notre tout premier, c’est ici
#9 Valladolid, Mexique
Valladolid est une petite ville de province un peu endormie au milieu de la péninsule du Yucatan et pourtant, elle recèle de véritables trésors. Un centre historique coloré, un couvent historique et, fait unique, un cénote en plein centre ville!
Quand nous sommes arrivés sur le continent asiatique après notre traversée du Pacifique, c’est à Hong Kong que nous avons atterri. C’est le coût du billet d’avion qui avait motivé ce choix. Mais nous avons découvert une ville vraiment fascinante. Il y a sept millions d’habitants totalement zens au milieu d’immenses gratte-ciels dans une ville trépidante et en même temps, nous sommes rapidement en pleine nature dans une jungle luxuriante. Tout ça sur un territoire grand comme un mouchoir de poche. Nous y avons été quand tout était vraiment calme, avant les récentes manifestations contre le pouvoir pro-Pékin en place.
Nous avons différents articles sur Hong Kong : pour Kowloon, c’est ici, pour Hong Kong, c’est ici et nous avons même un bilan ici
#7 Galle, Sri Lanka
Le Sri Lanka n’est vraiment pas connu pour ses villes, elles sont en général moches et infernales. Heureusement, Galle fait exception à la règle! C’est une ville fortifiée donnant sur l’océan Indien où se sont succédé Portugais, Hollandais puis Anglais donnant à la ville son charme colonial unique.
Oui Singapour c’est très cher et c’est super aseptisé mais c’est une ville fascinante qui vit déjà dans le futur. Ses différents quartiers coloniaux sont agréables et bien conservés. Nous sommes assez sensibles à son côté écolo et nos estomacs se régalent de sa gastronomie savoureuse. Vaut amplement le détour!
Pour lire l’article sur Singapour, c’est ici et il y a même un bilan ici
#5 Campeche, Mexique
C’est sûrement la ville la plus colorée que nous ayons visité. C’est une des seules villes d’Amérique dont les fortifications ont été conservées jusqu’à aujourd’hui. C’est une petite ville tranquille sur le Golfe du Mexique dont le centre historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, vaut amplement le détour.
Nous ne pouvions pas faire ce classement sans y mettre la ville que nous considérons comme notre maison. Kuala Lumpur n’est pas la ville la plus pittoresque mais elle est sympa, très verte avec ses nombreux jardins, relativement bon marché et facile à vivre. Chaque fois que nous avons besoin d’un refuge, nous y retournons quelques jours.
Pour lire notre article sur Kuala Lumpur, c’est ici
#3 Cuzco, Pérou
Cuzco est un véritable joyau au milieu des Andes. Elle a une architecture particulière car les Espagnols ont bâti leurs maisons coloniales sur les fondations Incas déjà existantes. Malgré le côté très touristique, la visite du centre historique est un incontournable du Pérou.
Si nous avons passé par le Laos, c’était juste pour renouveler notre visa thaï et comme en tant que citoyens suisses nous bénéficions, au Laos, de l’exemption de visa gratuite pour quinze jours, nous avons sauté sur l’occasion. Nous avons donc découvert Luang Prabang un peu par hasard et nous sommes tombés sur un vrai bijou! Les temples bouddhistes sont magnifiques, le paysage avec le Mékong est à couper le souffle et la French Touch de la ville coloniale est vraiment sympa. Ce petit périple nous a donné envie d’en découvrir plus sur ce pays et nous projetons de découvrir le sud du Laos pour l’automne
Nous avons passé plus de trois semaines à Malacca dans le cadre d’un volontariat, il est donc logique qu’elle tienne une place de choix dans notre classement. Si Malacca arrive en tête c’est parce-que, à nos yeux, aucune ville n’arrive autant à conjuguer une culture européenne, une dolce vita méditerranéenne, une frénésie chinoise, des sourires malais et une zénitude asiatique. La gastronomie tient une place de choix dans la ville, notamment avec les fameuses « Portuguese egg tarts » dont la recette a été laissée par les premiers colons portugais.
Il n’a vraiment pas été facile de ne choisir que vingt villes, car toutes celles que nous avons visitées ont leur propre charme!
Nous nous réjouissons d’ailleurs de poursuivre notre périple pour aller en découvrir d’autres, mais en attendant, nous profitons du calme de notre plage et de l’ambiance de notre petit bar avant de reprendre les sacs.
Comme nous sommes irrésistiblement attirés par la mer, nous avons passé pas mal de temps le long des côtes et sur les plages. Nous avons vu des paysages côtiers vraiment extraordinaires et ce fut un vrai challenge de ne choisir que dix plages pour notre classement car chacune possède son charme! Mais comme nous aimons les défis, nous nous sommes prêtés au jeu des dix plus belles plages selon Van&Fab.
C’est parti pour des paysages de rêve!
#10 : Ipanema, Rio de Janeiro, Brésil
Il est rare qu’une plage urbaine fasse rêver mais Rio de Janeiro est une exception grâce à Ipanema, une plage de sable blanc avec une eau transparente en pleine ville. Les montagnes découpées de la baie recouvertes de forêt tropicale ne gâchent en rien le paysage! Seul bémol : le paysage urbain derrière la plage n’est pas top.
Turtle Beach se trouve dans la localité de Ras al Had, au sud de la ville de Sur sur la côte est du sultanat d’Oman. Sa particularité est d’avoir une quantité de petits coquillages qui donnent au sable une couleur rose. Les paysages désertiques et l’eau turquoise renforcent le côté paradisiaque. Dommage que l’eau soit très froide et que les courants soient trop forts pour que ce soit propice à la baignade.
Pour lire l’article sur Sur et environs, c’est ici
#8 : Varkala, Kerala, Inde
Impossible d’établir ce classement sans parler des plages du Kerala donnant sur la mer d’Arabie, sur la côte sud-ouest de l’Inde! Nous avons adoré celle de Varkala au pied d’immenses falaises de roches rouges recouvertes de végétation tropicale. En plus, la station balnéaire est très calme et c’est un bon endroit pour se ressourcer avant d’affronter la frénésie de l’Inde.
Cette plage se mérite car elle est assez isolée mais une fois enfin sur place, c’est le paradis! Surtout qu’il n’y a personne! Elle se trouve à quelques kilomètres de la ville de Salalah, dans le sud du sultanat d’Oman. Il y a également un petit promontoire rocheux sur lequel il est possible de grimper afin d’observer la vue magnifique sur la mer d’Arabie.
Même si nous avons trouvé Bali gangrené par le tourisme de masse, nous avons tout de même trouvé notre bonheur avec la plage de Blue Lagoon située à l’extrême est de l’île de Bali, dans la localité de Padang Bai. Les touristes viennent ici pour prendre le ferry pour Lombok et ne s’y attardent pas, donc cette plage est peu fréquentée, surtout qu’il faut s’y rendre à pied. Cerise sur le gâteau, le lieu est propice au snorkelling!
#5 Teluk Padok, Similajau National Park, Bornéo, Malaisie
A ceux qui aiment les endroits sauvages et isolés, cette plage est pour vous! Elle se trouve dans le parc national de Similajau, dans l’état du Sarawak, dans le nord de l’île de Bornéo. Elle n’est accessible qu’à pied en traversant une magnifique forêt équatoriale peuplée d’animaux incroyables. La végétation luxuriante s’avance d’ailleurs jusqu’à la mer. Si l’eau est assez chaude, la baignade est toutefois déconseillée à cause de la présence de crocodiles.
Pour lire l’article sur Similajau National Park, c’est ici
#4 Haffa Beach, Salalah, Oman
Décidément, le sultanat d’Oman est à l’honneur dans ce classement! Pourtant, nous nous y sommes rendus pour beaucoup de choses, mais pas pour la plage! Ce fut donc une bonne surprise de notre séjour omanais. La ville de Salalah possède une longue plage de sable blanc donnant sur la mer d’Arabie et s’étendant sur des kilomètres. Comme la baignade ne fait pas partie de la culture locale, on n’y croise quasiment personne, si ce n’est quelques sternes et quelques mouettes.
Le Cabo Rachado, exlave de l’état de Malacca près de Port Dickson, est sûrement un des plus beaux endroits de la Malaisie péninsulaire… et un des moins touristiques! C’est vrai qu’il se mérite : il est difficilement accessible en transports publics et, avant d’accéder au phare et à la plage, il faut effectuer une bonne randonnée dans la forêt tropicale. C’est exactement ce que nous aimons! C’est déjà un vrai bonheur de marcher dans une végétation idyllique en observant les animaux alors, quand après l’effort tu débarques sur une plage paradisiaque et déserte, tu es au nirvana!
Pour lire l’article sur le Cabo Rachado, c’est ici
#2 Mirissa, Sri Lanka
Le Sri Lanka regorge de plages paradisiaques. En ce qui nous concerne, la plus belle est Mirissa, sur la côte sud du pays. Le sable est fin, la mer est turquoise et chaude! Il y a un promontoire rocheux sur lequel on peut y grimper et admirer le lagon. Eh oui, il y a un magnifique petit lagon directement sur la plage où il est possible de s’adonner aux joies du snorkelling!
Les Galapagos sont vraiment le point d’orgue de notre tour du monde! C’était tellement énorme que ce sera vraiment difficile de trouver quelque-chose de mieux! Il est donc logique que Tortuga Bay, sur l’île de Santa Cruz, figure en première place de notre classement! Non seulement c’est une plage paradisiaque avec eau turquoise et sable fin, mais aussi, de magnifiques pierres volcaniques donnent un peu de relief au paysage. Mais le plus incroyable, c’est la présence d’animaux terrestres et marins qui ne se trouvent nulle part ailleurs!
Rassurez-vous, ce classement ne signifie pas la fin de nos aventures! Au contraire, ça nous motive encore plus à trouver des endroits tout aussi paradisiaques. D’ailleurs, nous nous dirigeons gentiment vers la côte est malaisienne réputée pour ses plages de rêves, ses îles et ses spots de snorkelling!
En attendant, nous espérons vous avoir fait rêver un peu en piochant dans nos souvenirs…
C’est une question qui nous est souvent posée, surtout par d’autres voyageurs :
Comment gérez-vous votre budget?
Mettons déjà tout de suite les choses au point : nous n’avons pas gagné au loto et nous ne sommes pas riches ! Nous avons juste bénéficié d’un bon salaire dans notre ancienne vie professionnelle pendant plus de quinze ans, ce qui nous a permis de partir avec quelques économies.
Nous devons donc composer avec un tout petit budget et c’est un travail de longue haleine tous les jours, chaque dollar, ringgit, roupie ou peso compte! Chez Van&Fab, c’est Fabien qui tient les cordons de la bourse, avec succès! En plus de dix-huit mois de vadrouille, nous n’avons pas encore dépensé la totalité du budget que nous avions prévu pour une année! Et pourtant, nous n’avons pas l’impression d’avoir fait d’énormes sacrifices.
Voici donc nos petits secrets pour un voyage budget friendly :
Avant de partir
Tout vendre! Ça paraît monstrueux dit comme ça, mais à bien y réfléchir, une télévision à écran plat, un appartement bien situé, une voiture du dernier modèle et un canapé moelleux ne nous servent pas vraiment sur les routes, et ça ne rentre pas dans le sac! En ce qui nous concerne, nos anciennes possessions ne nous manquent pas du tout. En les vendant, nous avons déjà amorcé un processus de dématérialisation nécessaire au voyageur au long cours. En plus, l’argent de la vente nous a payé nos premiers mois de vadrouille.
Les derniers mois, nous n’avons pas renouvelé le bail de notre grand appartement luxueux et nous nous sommes installés dans un petit studio afin d’économiser sur le loyer. C’était également l’occasion de tester la vie à deux dans un espace confiné avant le grand départ.
Billets d’avion
La grande question : billets tour du monde ou pas? Un billet tour du monde reste avantageux si on désire passer par des destinations comme l’île de Pâques ou la Polynésie Française, mais pour le reste, nous le trouvons trop rigide et il n’est valable qu’un an.
Les vols les plus stratégiques sont les vols long-courrier qui traversent les océans et il faut, malheureusement, les acheter quelques mois à l’avance afin de bénéficier de bons prix. Mais, heureusement, nous sommes flexibles sur les destinations. Nous avons commencé notre trip à Rio tout simplement car nous avions trouvé un Genève-Lisbonne-Rio pour moins de 350 CHF (313€). Nos billets pour la traversée du Pacifique ont été pris environ trois mois à l’avance pour un trajet Los Angeles–Hong Kong pour 270$.
En gros, le vrai secret avec les billets d’avion c’est d’être très flexible avec les dates et les destinations. D’ailleurs, nous avons constaté qu’en général, voyager le mercredi est le plus économique.
Les transports
Règle numéro un : NE JAMAIS s’engouffrer dans un taxi à la sortie d’un aéroport! Il y a pratiquement toujours une solution alternative et bien meilleur marché pour rejoindre le centre-ville. Il faut juste prendre le temps de se renseigner au préalable et de bien observer les panneaux car, souvent, l’itinéraire le plus logique mène au terminal de taxis où les voyageurs sont vite harcelés par les chauffeurs.
Règle numéro deux : ne pas être pressé. Il y a parfois des services de bus ou de trains super rapides. C’est souvent moderne et très pratique mais ça a un coût. Là aussi, il faut prospecter afin d’éventuellement trouver une autre alternative. Par exemple : depuis l’aéroport de Kuala Lumpur, le KLIA Express, le train rapide coûte 55 MYR (13,10 CHF / 11,80€) contre 12 MYR (2,85 CHF / 2,60€) pour le bus, tout aussi confortable mais un peu plus lent.
Dans les pays où il existe des tuks-tuks ou des rickshaws, n’hésitez pas à demander à plusieurs locaux le prix approximatif de la course afin de pouvoir négocier au prix le plus juste. Là non plus, il ne faut pas être pressé. Plus vous montrez au chauffeur que vous êtes disposé à attendre qu’un de ses collègues vous fasse un bon prix, plus il sera enclin à négocier.
Dans les endroits sans transports publics il y a toujours Uber ou son équivalent asiatique Grab. Là, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne et dans certains endroits c’est beaucoup plus avantageux que d’autres. En gros, dans les pays où il y a des rickshaws ou des tuks-tuks, privilégiez-les.
Les transports de nuit sont intéressants dans la mesure où il y a une nuit en moins à payer dans un logement.
Mais le moyen de transport le meilleur marché reste quand même l’auto-stop, surtout en Amérique latine où ça fonctionne bien mieux qu’en Asie. A chaque fois, nous n’avons jamais attendu plus de quinze minutes, même au milieu de la Patagonie, et nous avons fait de belles rencontres!
Un billet de vingt francs suisses
Les logements
Hormis Couchsurfing, dont nous vous parlerons plus bas, il y a plusieurs façons de chercher un logement.
Il est évidemment possible de négocier directement sur place mais nous avons constaté que les sites de réservation en ligne proposent de meilleurs prix. Parfois, c’est carrément à la réception de l’hôtel qu’on nous a invité à passer par les plateformes de réservation car eux n’arrivaient pas à s’aligner sur les prix. Là aussi, il faut prendre le temps de prospecter sur les différents sites. Booking et Agoda sont intéressants pour leur programme de fidélité, plus vous êtes bons clients, plus il y aura d’offres intéressantes. Agoda est particulièrement intéressant en Asie.
AirBnB peut également être un bon plan, surtout dans les grandes villes et les pays « un peu plus développés ». Au Mexique, où l’hôtellerie n’offre aucun bon rapport qualité/prix, AirBnB se révèle particulièrement attractif. C’est également le cas en Malaisie, où il n’y a pas besoin de s’acquitter de la taxe de séjour de 10 MYR par nuit.
Le Laos tient la palme des meilleures guesthouses à des prix défiant toute concurrence.
Si vous voyagez en couple, prenez le temps de bien prospecter avant de vous ruer sur des dortoirs car, souvent, sauf dans des pays réputés très chers, deux lits reviennent plus chers qu’une chambre double.
Couchsurfing
Bon plan ou pas? Oui, mais….
En théorie, Couchsurfing vous permet de dormir gratuitement chez un hôte. Mais dans la réalité, c’est un peu plus compliqué.
Tout d’abord, il faut prendre le temps de bien remplir votre profil, et de bien lire celui des hôtes afin d’éviter de vous retrouver chez quelqu’un avec qui vous n’avez absolument rien en commun. N’hésitez pas à échanger des messages avec votre futur hôte pour tester si le courant passe.
Les femmes seules doivent faire particulièrement attention car certaines se sont retrouvées chez des hôtes masculins dotés de mauvaises intentions.
En gros, fiez-vous à votre instinct et si vous n’avez pas le feeling, fuyez! Il est toujours préférable de devoir payer un logement que de se retrouver dans un situation désagréable.
Couchsurfing fonctionne particulièrement bien dans les pays du Moyen-Orient (Oman, Iran,…) où la population est très accueillante. A Oman, nous n’avons pas eu besoin de faire de demande, nous avons été invités spontanément. Nous avons même dû décliner quelques invitations car elles étaient trop nombreuses! Nous avons également reçu beaucoup d’invitations en Iran que nous n’avons pas pu honorer pour cause de non obtention de visa.
Parfois, certaines personnes veulent rencontrer des voyageurs étrangers mais n’ont pas la place pour les héberger. Elles proposent par Couchsurfing d’inviter des voyageurs à partager un repas. C’est plutôt sympa, ça permet de goûter à la gastronomie locale avec un autochtone et c’est le budget nourriture qui est allégé.
Couchsurfing organise parfois des rencontres entre voyageurs dans différentes villes du monde et c’est toujours sympa de se retrouver avec des personnes qui ont les mêmes intérêts que nous.
En bref, Couchsurfing fonctionne comme un réseau social. Et, comme sur tous les réseaux sociaux, il y a du bon et du mauvais. Il faut prendre le temps de bien prospecter et surtout de trier les différents profil. En ce qui nous concerne, Couchsurfing a toujours été une bonne expérience pour nous, mais nous nous sommes toujours fié à notre instinct et au feeling avant d’aller dormir chez quelqu’un.
Roupies sri-lankaises
J’ai faim! (Phrase prononcée par Fabien plusieurs fois par jour)
La gastronomie fait partie du voyage mais ça tient quand même une place non négligeable dans le budget!
Règle numéro un : manger local! En plus c’est meilleur et c’est plus écologique. Si vous ne pouvez pas vous passer de baguette et de fromage, vous êtes mal barrés. Déjà, ça ne se trouve pas partout, et quand il y en a, c’est hors de prix et pas bon!
Se rendre dans les marchés est un bon plan. Rien que de voir tous ces étals de fruits exotiques et de légumes frais est un régal pour les yeux. On peut y acheter des produits savoureux très bon marché. De plus, il y a souvent des petits stands qui proposent quelques plats pour un prix modique.
En Amérique du sud, il y a pour le repas de midi les Almuerzos, une entrée, un plat, un fruit pour le dessert et une boisson pour l’équivalent de deux ou trois dollars. Ce n’est pas de la haute gastronomie mais c’est un rapport qualité/prix imbattable.
En Asie, la street-food est imbattable! En plus d’être bon marché, c’est savoureux et varié.
Il n’y a qu’aux Etats-Unis où nous avons galéré pour la nourriture. C’est très cher, même dans les supermarchés, et c’est impossible de trouver des portions juste pour deux personnes qui mangent normalement.
Téléphonie et Internet
Hormis à Oman où le wifi est difficile à trouver et où nous avions un risque de tomber en panne au milieu du désert, nous n’avons jamais acheté de carte SIM. En plus de dix-huit mois de voyage, il n’y a que de rares fois où nous sommes tombés sur un logement sans wifi. Même si internet reste notre principal outil de travail, nous n’avons pas besoin d’y être connecté en permanence. Au contraire, nous préférons profiter de l’instant présent, des personnes que nous rencontrons, des paysages et des saveurs de nos plats que d’être en direct sur Instagram ou autres.
Si nous avons besoin de nous orienter, il y l’application maps.me qui n’a pas besoin de données internet pour fonctionner.
Nos parents respectifs se sont très bien familiarisés avec les appels vidéos que nous passons grâce au wifi et ils trouvent même plutôt cool de pouvoir nous voir en nous parlant.
Donc en résumé, hormis à Oman où la carte SIM avec un forfait internet nous a coûté une dizaine d’euros, notre budget communication est de….ZERO!
Ringgits malaisiens
Les fringues
Eh oui, nous allons vous parler shopping! Car les habits, ça s’use, surtout quand on porte toujours les mêmes!
Tout d’abord, afin de ne pas dépenser une somme colossale en shopping, il faut réfléchir à ne pas trop user ses fringues. Il faut donc privilégier des habits de bonne qualité, surtout ceux utilisés pour les treks ou le sport. Avant notre départ, nous avions déjà effectué pas mal de randonnées et nous étions bien équipés. C’est un investissement au départ mais, après dix-huit mois, ce sont des habits que nous avons encore et qui sont presque toujours comme neufs.
Il faut également penser que vos habits passeront en machine à des programmes pas toujours adaptés pour des tissus délicats et que parfois, on vous les passera au sèche-linge sans autre forme de procès. Donc oubliez votre petit top en soie ou en dentelle et surtout, évitez le blanc, car ça ne restera pas blanc très longtemps!
Si, malgré toutes ces précautions, il vous faut quand même changer de garde-robe, c’est possible. Il existe une multitude de marchés qui vendent des fripes pour trois fois rien.
Si vous êtes dans une grande ville et avez des habits usés. Rendez vous dans un magasin H&M, ils vous les reprennent et vous donnent un bon en échange. Ce concept existe dans tous les pays où la marque est présente! Ça permet d’avoir quelques fringues sympas et à la mode. Backpackers oui, clochards non!
Les frais bancaires
Ce n’est pas ce qui vient à l’esprit en premier et pourtant, les frais bancaires sont à prendre en compte dans le budget. Déjà, il faut bien choisir sa banque dans son pays d’origine. Ensuite, il faut bien prendre en compte les frais pris par la banque sur place. Malheureusement, dans certains pays comme la Thaïlande ou l’Argentine, il est impossible d’y échapper car les frais sont pris directement par l’état. Pour le reste, il y a le site www.tourdumondiste.com (très bon site pour préparer un long voyage!) qui répertorie toutes les banques du monde et le montant de leurs frais, s’il y en a.
Dongs vietnamiens
Faire des choix
Ce qui coûte le plus cher, ce sont souvent les attractions touristiques et nous n’avons clairement pas le budget de toutes les faire. Là, nous sommes plus dans un travail de réflexion car, toutes ces attractions ne sont pas vitales et c’est à nous de réfléchir sur ce qui est vraiment important pour nous. Plus nous avançons dans notre périple, plus nous nous rendons compte que le plus important ce sont les rencontres avec les gens et que nous sommes souvent émerveillés par de petites choses et pas par le « truc waw qu’il ne faut absolument pas manquer! ». Nous avons par exemple zappé le Macchu Picchu afin de casser la tirelire pour les Galapagos. Et nous ne regrettons pas une seconde! D’ailleurs, il y a plusieurs voyageurs qui nous ont dit que nous avions bien fait et que nous n’avons rien loupé. Surtout que nous avons vu des sites archéologiques incas au dessus de Cuzco vraiment incroyables à un prix plus de quatre fois inférieur à celui du Macchu Picchu et sans avoir eu besoin d’affréter des transports.
Au boulot!
Eh oui, même au bout du monde il n’y a pas de miracle, le seul moyen d’économiser de l’argent, c’est de travailler! Le moyen le plus facile reste le volontariat via les plateformes HelpX ou Workaway. Il suffit de travailler quelques heures par jour en échange du gîte et du couvert. Grâce à ça, nous avons certes allégé fortement le budget mais aussi acquis de l’expérience dans la culture de lavande, dans l’hôtellerie, en tant que guides touristiques et bientôt en tant que barmen. En Equateur, nous avons même été responsables de la gestion du bar de l’hostal où nous travaillions et tous les bénéfices étaient pour notre poche, ce qui nous a permis de rembourser nos billets d’avion pour les Galapagos.
Nous sommes en train de développer quelques activités en ligne comme l’écriture, la rédaction web ou encore des traductions afin de continuer à financer notre voyage sans trop toucher à nos économies. Pour l’instant, ça s’annonce assez concluant.
Kyats birmans
Choisir ses destinations
Si le budget est le point le plus important de votre voyage, il faut bien choisir votre destination. L’Europe, l’Amérique du Nord, les Caraïbes et l’Océanie sont les destinations les plus chères du globe. L’Asie, surtout le sud et le sud-est, est le continent le plus budget friendly. A noter tout de même que pour certaines destinations, le visa prend une part importante du budget.
Si quelque-chose te paraît trop cher, c’est qu’il l’est!
Ça pourrait être la devise des voyageurs à petit budget. L’instinct et le feeling sont les meilleurs alliés du backpacker. Bien sûr, c’est un ressenti totalement personnel mais si vous sentez que le produit ne vaut pas le prix demandé, fuyez! Il y a de fortes chances que vous ayez raison. En ce qui nous concerne, nous avons quelquefois renoncé à quelque-chose au dernier moment pour cause du prix et nous n’avons jamais eu l’impression d’être passés à côté de quelques-chose.
En résumé
Pour bien gérer son budget, il faut du temps, de l’instinct et une bonne connexion internet (mais pas en permanence!).
Et bien sûr, n’hésitez pas à faire une folie de temps en temps pour quelque-chose qui vous tient à cœur, vous n’allez sûrement pas le regretter!
Cet article n’est pas un évangile mais c’est juste notre façon de gérer le budget, et pour l’instant, nous nous en sortons pas trop mal. Chacun le gère à sa façon selon ses ressources et également le temps qu’il a à disposition. Notre but est de faire durer le voyage le plus longtemps possible, donc oui, nous rognons plus sur les dépenses que d’autres.
L’important c’est de faire le voyage qui vous fait vibrer et d’être en accord avec vous-même!
Dix-huit mois! Ce n’est rien à l’échelle d’une vie! Pourtant, quand nous regardons en arrière, nous avons l’impression, pendant cette année et demi de vadrouille, d’avoir vécu plusieurs vies et d’avoir été plusieurs personnes différentes. C’est donc le moment de dresser un bilan et de suivre notre évolution depuis notre dernier bilan des douze mois!
80’096 kilomètres, dont 26’222 kilomètres sur les six derniers mois.
Température la plus basse
13 petits degrés sous la pluie à San Cristobal de las Casas, au Mexique, c’était en août 2018. C’est vrai qu’il est plutôt difficile d’avoir froid en Asie du sud et du sud-est.
Température la plus haute
44 degrés à Agra. Mais c’est vraiment extrême, il est impossible de prévoir quelque-chose à l’extérieur entre 10 heures et 16 heures car il fait vraiment très chaud et le soleil cogne très fort. Nous aimons le chaud mais il y a des limites! Même pour Van!
Plus fort taux d’humidité
A Hong Kong, l’humidité dépasse quotidiennement les 90%. Même les jours de beaux temps, la ville est noyée sous la brume. Ce n’est pas terrible pour les photos mais, avec les montagnes qui domine la baie, ça donne un côté mystique assez génial.
Plus fort taux de sécheresse
Au milieu du désert à Oman. Il y a des endroits où il pleut environ une fois tous les trois ans. Là, pas de problème pour les photos, le ciel est limpide, mais c’est notre système respiratoire qui déguste.
Altitutude la plus basse
Moins 35 mètres dans les dépressions salines de la péninsule Valdés en Patagonie argentine. A moins d’aller au bord de la mer Morte ou dans la vallée du Grand Rift, il sera difficile d’atteindre une altitude plus basse.
Altitude la plus haute
4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Vu le mal des montagnes dont souffre Fab, nous ne ferons sûrement pas de folie des hauteurs à l’avenir.
Il n’y a pas grand chose à signaler pour ces six derniers mois, nous commençons à développer un système immunitaire de compétition! Il y a toujours les petits bobos habituels (piqûres d’insectes, coups de soleil, hématomes, coupures etc…) mais rien de bien méchant.
Bébêtes qui craignent
Presque rien ces six derniers mois, à part un petit serpent à Langkawi. Il y a bien eu un python à Sabah mais pas vraiment dangereux puisque peureux et non venimeux.
Record de temps passé à la frontière
Ce sont toujours les Chiliens qui ont la palme des douaniers les plus zélés, nous avons passé 3h45 à la frontière entre la Bolivie et le Chili perdus dans les montagnes à 3700 mètres d’altitude. Record de rapidité toujours en Malaisie depuis le Brunei où il n’y a pas de contrôle de bagage car au Brunei, tout est interdit donc c’est difficile d’importer de la marchandise illicite! Le record du nombre de questions posées est détenu par les Indiens, à croire qu’éplucher ta vie privée va les aider à te fournir un visa.
Matériel remplacé
Là, pas grand chose non plus, à croire que nous avons enfin fini par cesser de casser ou de perdre nos affaires. Nous sommes toujours poursuivis par la malédiction des câbles USB qui n’aiment vraiment pas être transportés dans nos sacs et qui nous le font savoir en mourant prématurément.
Quantité de riz ingurgitée
Nous devrions plutôt compter les repas où il n’y a PAS de riz! Quoiqu’en Inde, avec les naans, les chapatis et les dosas, nous avons légèrement baissé notre consommation de riz
Cuisine la plus épicée
Au Sri Lanka, c’est puissance 1000 au poivre noir, de quoi nous avoir traumatisés à vie de cette épice! La Thaïlande n’est pas mal non plus avec ses currys qui arrachent.
Plus long trajet
Vingt-quatre heures de bus entre Buenos Aires et Puerto Madryn. A noter qu’en Inde, il y a un train qui relie le nord au sud en plus de 72 heures sans changement. Mais nous nous sommes bien gardés de le tester!
Plus long vol
Quinze heures, entre Los Angeles et Hong Kong et ça va le rester un moment, aucun long vol n’étant prévu pour l’instant.
Nombre de fois où nous regrettons d’être partis
ZERO!! Et franchement, après 18 mois, c’est un peu tard pour les regrets.
Nos coups de cœur
Pays préféré
En vrai, chaque pays possède quelques chose mais notre préféré, pour l’instant reste la Malaisie, pour une tonne de raisons. C’est un pays où nous nous sentons bien, où nous pouvons être nous-mêmes et où la population est adorable.
Plus belle ville
C’est toujours impossible d’y répondre. Nous aimons les centres coloniaux, les villes avec des espaces verts où il n’y a pas trop de trafic mais avec une offre culturelle variée.
Plus belle tour
Il y en a deux : les tours Petronas of course! Nous devons quand même reconnaître que la Burj Khalifa est super impressionnante!
Le truc de ouf de la mort qui tue qui déchire sa race
Rien n’a encore détrôné les Galapagos tellement c’était énorme. Nous mettrons en deuxième position les forêts de Bornéo.
Plus belle plage
Là aussi ça commence à être difficile. Il y a, bien sûr, en numéro un Tortuga Bay aux Galapagos. Les plages sauvages des parcs nationaux en Malaisie sont également superbes et Mirissa au Sri Lanka nous à enchantés.
Toujours l’observation des animaux. Pour l’apéro, ça se corse un peu, nous avons dernièrement visité des pays où il est difficile, voire interdit, de se procurer de l’alcool. Alors, nous festoyons au thé, et finalement, ça va très bien.
Meilleure gastronomie
La cuisine asiatique sans hésitation, mais de là à la départager… Vu que nous aimons la diversité nous allons citer la Malaisie et Singapour pour leur cuisine multiculturelle. Nous avons dernièrement eu un gros coup de cœur pour la cuisine indienne mais elle se trouve aisément dans les deux lieux que nous venons de citer. Nous allons donc continuer à nous régaler.
Les marchés les plus colorés
Au Laos, la plaine du Mékong permet de produire une multitude de fruits et légumes de très bonne qualité.
Le meilleur vin
Difficile de choisir entre l’Argentine et le Chili.
Les gens les plus accueillants
Les Omanais au point que nous avons dû décliner plusieurs invitations de Couchsurfing!
Les gens les plus souriants
Les Malaisiens. Le vrai pays du sourire, c’est la Malaisie
Les gens les plus WTF
Les Indiens, nous cherchons toujours à les comprendre.
Les douaniers les plus sympas
Les Indonésiens, suivis de près par les Malaisiens et les Singapouriens.
Côté ville
A force de visiter des villes, il y en a certaines qui ont retenu notre attention. Quelle est la ville :
La plus belle
Impossible d’y répondre. Beaucoup de villes nous ont enchantés!
La plus nature
Hong Kong et ses pics impressionnants. Qui l’eut crû?
La plus haute
Cuzco et son centre-ville culminant à 3400 mètres.
Buenos Aires et ses quinze millions d’habitants mais ça ne se ressent pas trop. New Delhi atteint les vingt millions d’habitants mais nous n’y sommes pas restés.
Devoir chanter l’hymne national malaisien avant un concert de hard rock
Demander sans trop y croire au comptoir d’Air Asia un petit dédommagement pour les deux heures et demi de retard prévus pour notre vol et obtenir un repas.
La distribution de sacs à vomi à l’embarquement dans les bus au Laos
Devoir sortir nos sacs de couchage dans le train en Thaïlande tellement l’air conditionné est réglé sur glacial.
Se retrouver dans un ascenseur d’immeuble plein où vit une communauté pakistanaise et soudain entendre un « Bonjour! ». C’était un Pakistanais qui avait vécu au Québec et qui parlait parfaitement français.
Après quinze mois de voyage, rencontrer un Anglais qui fait un tour du monde à moto. Et quand il répond quinze à la question « Depuis combien de temps voyages-tu? » notre premier réflexe est de répondre « Nous aussi! » avant de réaliser qu’il a dit « quinze years! » (quinze ans!) Depuis, ce mec est devenu notre idole.
A Bornéo, Van qui ne bronche pas quand elle croise un python et qui reste super zen quand une sangsue essaie de lui sucer tout son sang mais qui, quelques heures plus tard, devient complètement hystérique en apercevant un rat sur le front de mer
Au Sri Lanka, se ruer dans le premier KFC pour échapper aux plats beaucoup trop épicés et se retrouver avec un burger qui arrache la tronche.
A Oman, en échange de son invitation, nous proposons à notre hôte Couchsurfing de cuisiner pour lui. Il a juste oublié de préciser qu’il vivait dans une famille de douze personnes!
A Oman, nos hôtes qui insistent, malgré notre réticence, pour écouter notre playlist dans la voiture et ensuite nous traiter de sauvages! (Nous les avions avertis!)
Fab qui affirme ne JAMAIS mettre un pied en Inde. Il y est resté plus de cinq semaines.
Le patron d’un hostal en Inde qui écoute du yodle à plein tube.
En Inde, devoir prouver que nous sommes mariés pour pouvoir partager la même chambre.
Ce que nous avons appris
Nous en avons rencontré des gens pendant dix-huit mois mais, avec la Malaisie et Oman, ces six derniers mois ont été particulièrement intenses en échanges. Nous avons donc appris à être encore plus ouverts et plus tolérants qu’avant. Nous avons appris à être moins timides et moins méfiants. même si nous flairons toujours l’arnaque quand nous en rencontrons une. Nous avons vraiment appris, même si nous le savions déjà, que peu importe la couleur de peau, la culture ou la religion, nous sommes tous humains et que les différences ne doivent pas constituer une barrière entre les gens, même si sur ce dernier point nous sommes allés au devant d’une grande déception en Inde. Pour résumer, nous avons appris que, bien que nous ayons vu des endroits extraordinaires, le côté humain et rencontres restera le point fort de notre périple. Nous sommes d’ailleurs plus sensibles à l’accueil des gens d’un pays qu’à ses paysages ou ses merveilles architecturales, même si ça fait toujours plaisir pour les yeux de d’observer de jolies choses.
Nos ressentis
Ce qui nous manque de la suisse
Toujours rien…
Ce qui nous manque en général
Tant que nous avons un endroit où dormir et à manger, rien. Vivre avec moins, ça s’apprend et les choses dont nous ne disposons pas, nous apprenons à nous en passer
Ce à quoi nous nous attendions
Au bout d’un moment, à perdre le feu sacré. Même s’il y a de gros moments de fatigue et quelques remises en question, nous sommes toujours motivés à continuer, quitte à prendre des pauses.
Positive attitude
Il est impossible de vivre dix-huit mois de backpack sans côté négatif, mais objectivement, les moments de galère sont rares, ils ne sont jamais sans solution et surtout, ils s’oublient très vite. Nous sommes conscients de vivre une aventure extraordinaire, nous n’allons pas la gâcher en râlant pour des futilités!
Et notre couple dans tout ça
Après dix-huit mois de promiscuité, nous nous serions sûrement aperçu s’il y avait quelque-chose qui clochait. Nous formons vraiment une bonne équipe qui roule! Chacun amène ses forces, ses ressentis et ses points de vue dans ce tour du monde et c’est pour ça qu’il est varié et qu’il fonctionne depuis aussi longtemps. Nous restons solidaires dans l’adversité et surtout, nous ne perdons pas notre sens de l’humour, c’est notre meilleur allié!
SPOILER ALERT!!
A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous venons de passer trois mois très intenses entre le Sri Lanka, Oman et l’Inde. Ce sont trois pays avec des cultures totalement différentes auxquelles il a fallu essayer de s’adapter. C’était fascinant et très enrichissant mais ça nous a totalement épuisé psychologiquement. En plus, avec le visa iranien que nous n’avons pas pu obtenir, nous avons dû revoir tous nos plans. Il est donc temps pour nous de faire un break pour nous ressourcer. Vu que nous avons encore des projets en Asie du Sud-Est, et grâce à Air Asia, nous avons décidé de « rentrer à la maison ». Nous allons, au moins pour cet été, nous installer du côté de Kuala Lumpur. Pourquoi la Malaisie? Parce-que c’est un pays bon marché et facile à vivre où l’adaptation sociale est simple, et surtout, c’est un pays où nous nous sentons vraiment bien. Nous voulons juste faire des choses simples de citadins comme aller au cinéma ou pique-niquer dans le parc au pied des Tours Petronas. Nous en profiterons également pour retrouver une vie sociale, mais ce n’est pas très difficile, nous avons déjà plein de rencontres prévues.
Nous ne savons absolument pas combien de temps ce break durera ni comment ça se passera. Pour l’instant, nous avons juste envie de nous poser un peu. Mais rassurez-vous, même si ce sera plus calme, nous continuerons à partager nos petites aventures avec vous!
Plus tard, ça se passera normalement au Vietnam où nous avons un projet dans une école à Hanoi.
Dresser un bilan d’un pays comme l’Inde est un exercice périlleux. C’est un pays tellement intense et un ascenseur émotionnel permanent qu’il nous est très difficile, à chaud, de décrire précisément ce que nous ressentons. Nous allons néanmoins essayer de nous prêter au jeu du bilan.
Nous allons commencer par le plus facile, les chiffres :
En chiffres
Durée du séjour
38 jours, un peu plus de cinq semaines
Budget
96’358 roupies (1416 CHF / 1240€) soit une moyenne journalière de 37,25 CHF (32,60€). Nous nous en sortons bien sachant qu’il y a un vol interne, les entrées au Taj Mahal (18 CHF / 15,75€ par personne) et les visas (83 $ par personne)
Distance parcourue
4011 kilomètres. Kochi – Varkala – Coimbatore – Mysore – Goa – New Delhi – Agra – Jaipur – Ajmer – Pushkar – Jaipur en vol interne (de Goa à New Delhi), bus de la mort, rickshaws et principalement en train.
Etats traversés
Sept : Kerala, Tamil Nadu, Karnakata, Goa, Territoire fédéral de New Delhi, Uttar Pradesh et Rajasthan.
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer sur les côtes du Kerala et de Goa, et 1093 mètres au sommet du col de Dimbham dans les Ghâts occidentaux sur la route entre Coimbatore et Mysore. Au niveau de l’Inde et de ses hauts sommets himalayens, il n’y a rien d’extraordinaire.
Extrêmes de températures
36 degrés sur les côtes du Kerala, 44 degrés à Agra. Bref, nous n’avons pas eu froid!
Maintenant, ça se corse! Nous allons essayer de vous transmettre nos ressentis mais ce n’est pas évident car c’est tellement intense, que c’est encore confus dans nos têtes. Avant de vous donner nos coups de gueule ou coups de cœur, nous allons essayer de vous expliquer comment fonctionne la société indienne.
La société indienne est très complexe, surtout pour des Occidentaux ignorants comme nous. Elle repose sur un système de castes (pourtant interdit depuis les années 1950), la religion et les valeurs familiales. En tant que visiteurs étrangers, nous essayons de nous adapter au mieux et surtout d’éviter d’offenser la population locale. Mais avec le nombre hallucinants de codes sociaux, nous commettons très probablement une douzaine d’impairs à la minute et ça ne passe pas toujours. Avec le manque d’éducation, aller à l’école ne va pas de soi en Inde, certaines personnes n’ont pas le recul pour se dire qu’il existe des gens d’ailleurs avec une autre culture qui ne font pas exprès de commettre des erreurs. Du coup, bonjour l’hostilité ambiante! A noter également que pour les castes supérieures, les non Indiens sont hors caste, donc considérés comme impurs! Eh non, en Inde, nous ne nous sommes de loin pas toujours sentis les bienvenus! Quel choc après Oman où tout le monde nous ouvrait la porte de sa maison!
Le langage universel, le sourire, ne fonctionne pas à tous les coups pour désamorcer une situation. Au contraire, l’Inde est sûrement le pays le moins souriant qu’il nous a été donné de visiter. Nous trouvons, en général, la population d’une tristesse effroyable et nous ressentons un cruel manque d’amour entre les personnes. La faute sûrement à des pressions familiales et religieuses trop élevées et aux mariages arrangés, encore très courants, qui ne placent pas l’amour en priorité.
Malgré le tableau sombre que nous venons de dresser, nous avons tout de même rencontré des gens extraordinaires, ouverts, curieux et très souriants qui venaient nous dire bonjour et nous demander une photo. Mention spéciale à une grand-mère de plus de 80 ans qui a insisté auprès de sa petite-fille pour nous demander un selfie (le seul mot d’anglais qu’elle connaissait!) alors qu’elle savait à peine se servir d’un téléphone portable!
Avec plus d’1,2 milliards d’habitants, 300 langues et des dizaines de croyances différentes, il est normal de croiser une population hétéroclite. En ce qui nous concerne, échanger avec la population locale fut la pire ET la meilleure expérience de l’Inde.
Les regards
En Inde, fixer quelqu’un du regard n’est pas considéré comme inconvenant. Et comme, en tant qu’Occidentaux, nous ne passons pas inaperçus, nous avons été souvent la cible des regards. Nous avons décelé trois types de regards principaux :
Le regard pervers
Van y a eu droit plus souvent qu’à son tour et la présence de Fab n’y a rien changé. Là, l’expression « déshabiller du regard » prend tout son sens! C’est un regard très appuyé accompagné de gestes obscènes. Le fait d’être habillée comme une religieuse ne va pas empêcher ce genre de regards non plus. Ceci s’explique par un cruel manque de femmes dans le pays pour cause de discrimination sexuelle. Une femme, se sachant enceinte d’une fille, opte souvent pour l’avortement. Pire encore, il y a des fillettes assassinées à leur naissance car une fille ne rapporte rien à sa famille, au contraire, elle lui coûte une dot. Donc certains hommes, dès qu’ils croisent une femme, occidentale de surcroît, se transforme en véritable porc. Vu le peu de considération des femmes dans ce pays, c’est un comportement presque perçu comme normal. Malgré l’envie de balancer ce genre de personnage par la fenêtre du train, la meilleure défense est l’indifférence car ces mecs essayent surtout d’attirer l’attention et le pire affront que nous pouvons leur faire, c’est de ne surtout pas la leur donner.
Le regard hostile
C’est un regard qui te donne envie de disparaître six pieds sous terre! Comme expliqué plus haut, les différences de culture ne sont pas toujours bien perçues ou comprises par la population locale. Du coup bonjour les regards noirs! Le fait que Fab aide Van à enfiler son sac à dos nous a également valu ce genre de regard car c’est considéré comme une marque d’affection et c’est très mal vu! En même temps, il y a très peu de risque que ça arrive car avec les mariages arrangés il n’y a pas vraiment d’affection ou de galanterie dans les couples! Au début, nous étions assez déstabilisés par ce genre de regard, nous qui essayons à tout prix de respecter la population locale, nous étions frustrés par ces marques évidentes d’hostilité, mais avec le temps, nous avons fini par nous blinder et ne plus y prendre garde.
Le regard curieux
C’est souvent par ce genre de regard qu’ont commencé nos plus belles rencontres. C’est déstabilisant au début car ça reste un regard très appuyé mais il suffit de sourire ou de dodeliner de la tête à l’Indienne pour désamorcer la situation. Les plus timides se contentent de répondre à notre sourire tandis que les plus téméraires viennent nous parler ou nous demander un selfie.
Nous avons conscience de vous avoir pondu un pavé, mais c’est ce que nous vivions au quotidien en Inde. Et ce n’est pas fini! Voici maintenant le fameux « j’aime/j’aime pas »!
Coups de gueule / Coups de cœur
Coups de gueule
Le manque d’hygiène
L’Inde, c’est vraiment crade! Montagnes de déchets, excréments de vaches, de chèvres et même d’humains sur les trottoirs (quand il y en a! des trottoirs pas des humains!), les gens qui passent leur temps à cracher leurs glaires, pollution atmosphérique, cours d’eau méga pollués, etc. Voici le côté vraiment pas glamour de l’Inde mais c’est présent à chaque coin de rue.
Les inégalités sociales
En Inde, il y a des très riches qui vivent dans des cages dorées et des très pauvres qui vivent dans une misère insoutenable, sans compter la condition des femmes qui est une des plus déplorables au monde! Voir certaines personnes des castes supérieurs traiter les gens qui leur sont inférieurs pire que des chiens, c’est franchement à vomir. Comment une nation qui se veut la plus grande démocratie du monde et une future puissance mondiale peut-elle accepter ça sur son territoire?
Les procédures
En Inde, c’est un bordel permanent! Et pourtant les procédures sont suivies à la lettre! Notre passeport a été contrôlé presque partout et notre visa scrupuleusement photocopié! Impossible d’être clandestin dans ce pays. A l’aéroport de Kochi, entre le bureau d l’immigration et la sortie, nous avons été contrôlés trois fois pour vérifier que nous avons bien obtenu notre visa. Pour réserver son billet de train ce n’est pas mal non plus. Il faut déjà se rendre à un guichet spécial, souvent situé à un endroit improbable de la gare, et remplir un formulaire ad hoc.
Le bruit
En Inde, il y a partout le bruit du trafic, des klaxons, des gens qui hurlent et de la musique made in Bollywood! Et ça dure 24 heures par jour! De quoi rendre dingue le plus zen des moines tibétains!
La surpopulation
Ce n’est pas vraiment le fait qu’il y ait du monde qui nous dérange mais plutôt les instincts primaires que cela engendre. Par exemple, pour pouvoir sortir du train, nous avons dû plusieurs fois nous servir de nos sacs comme boucliers car les gens se ruaient à l’intérieur, sans laisser les autres descendre, dans l’espoir de trouver une place assise.
D’avoir dû nous blinder
Après 18 mois de périple , nous avons fini par devenir des personnes plus ouvertes, plus curieuses des autres et plus tolérantes. Malheureusement, certaines attitudes franchement hostiles nous ont parfois fait rentrer dans notre coquille et nous ont donné l’impression d’avoir fait un pas en arrière. C’est affligeant car il existe une catégorie de personnes qui sont vraiment extraordinaires et qui ne méritent ni notre méfiance ni notre indifférence.
Coups de cœur
La gastronomie
Là, nous nous sommes régalés! La cuisine indienne est vraiment savoureuse bien que végétarienne. Nous avons tenu cinq semaine sans manger de viande et ça ne nous a même pas manqué! Nous avons eu de la chance de ne pratiquement jamais tomber sur des plats trop épicés ou alors c’est notre palais qui commence à devenir insensible. Nous sommes étonnés par notre système digestif qui a bien tenu le choc de ces découvertes gastronomiques.
Les paysages
Que ce soit la jungle au sud ou les paysages méditerranéens au nord, nous avons été fascinés par les trésors naturels de l’Inde. Un bon lot de consolation pendant les trajets interminables en train. Dommage que les Indiens ne s’en rendent pas compte et ne pensent pas à protéger leur environnement.
L’architecture du Rajasthan
La couleur du grès rouge local, c’est vraiment sympa!
Bizarreries indiennes
Le manque d’intimité et d’espace personnel
Se coller à ton voisin de devant quand tu fais la queue quand tout le reste du hall est vide est tout à fait normal! Pour une fois qu’un hall de gare est vide, les gens n’en profitent même pas tellement ils sont habitués à vivre les uns sur les autres! Quand on frappe à la porte, le moment où tu ouvres la porte est considéré comme une invitation à rentrer. T’as intérêt à n’avoir personne tout nu chez toi! Une fois, nous avions la porte de notre chambre ouverte car nous nous préparions à partir, un gars est entré sans autre cérémonie pour essayer de nous vendre un balai!
Les vaches dans la rue
Il est de notoriété publique que les vaches en Inde sont sacrées et qu’elles sont libres de se promener dans la rue. Mais ce qui est vraiment marrant, c’est qu’on dirait vraiment qu’elles sont totalement conscientes de leur statut privilégié et se baladent telles des princesses en bloquant le trafic ou en squattant les meilleures places à l’ombre.
La curiosité
Quand nous croisons des gens (les sympas donc!), nous avons droit à un interrogatoire en règle sur nous et notre famille. (Où habitent tes parents? Quel est le métier de ton frère? Ta sœur a-t-elle des enfants?, etc). Notre situation financière est également passée au crible. Dans ces cas là, il faut rester vague et évaluer vers le bas, le niveau de vie étant très bas en Inde. Van a été submergée de questions concernant sa belle-mère car en Inde, lors de son mariage, une fille habite dans la famille de son mari et devient soumise à sa belle-mère qui est alors sa personne de référence.
La ley seca à Goa
Il est interdit de consommer de l’alcool pendant les jours fériés à Goa. Et devinez où nous avons passé le week-end de Pâques? Surtout que Goa, ancienne colonie portugaise, est le seul état à accorder les jours fériés chrétiens!
Ce bilan aura été le plus difficile qu’il nous a été donné d’écrire. Il n’est pas évident, surtout à chaud, de transcrire un tel ascenseur émotionnel. L’Inde est un pays où tout se vit intensément, où nous nous prenons des baffes en permanence et où la remise en question est perpétuelle. C’est très enrichissant mais c’est usant psychologiquement! Il nous faudra sûrement pas mal de recul pour prendre pleinement conscience de tout ce que nous avons vécu, pour digérer ce trop plein d’émotions. Nous vous reparlerons sûrement de notre expérience indienne dans quelques mois avec beaucoup plus de recul.
On dit souvent que l’Inde on l’aime ou on la déteste. Nous l’Inde, nous l’aimons ET nous la détestons! C’est vrai que la demi-mesure n’existe pas, tout est dans l’extrême. Les choses que nous avons adorées, nous les avons aimées avec nos tripes et les choses que nous avons détestées, nous les avons haïes de toutes nos forces. Malheureusement, ces dernières ont eu tendances à prendre le dessus à force, avec la fatigue. Là aussi, il nous faudra du recul pour relativiser.
L’Inde n’était pas un rêve, nous y sommes arrivés presque par hasard. Nous n’avions pas d’attentes donc nous n’avons pas connu de déceptions, mais pas de réelles bonnes surprises non plus. Nous sommes contents d’avoir tenté le coup mais pour l’instant, on ne nous y reprendra plus!
Après avoir passé presque un mois dans ce pays un peu méconnu et désertique, il est temps de vous livrer notre traditionnel bilan.
En Chiffres
Durée du séjour
Trois semaines. Nous avons demandé un visa de trente jours afin de bien profiter du pays, mais il est possible d’en obtenir un juste pour dix jours.
Budget
393,630 rials omanais (1018,80 CHF / 912,40€) ce qui fait une moyenne de 50,95 CHF (45,60€) par jour. Nous ne sommes juste pas arrivés à notre budget des 50 francs mais, comme Oman est un pays très cher, nous avions prévu un budget journalier de 60 CHF (53,75€). Nous avons pu rogner sur le logement grâce à Couchsurfing mais nous avons loué une voiture durant six jours et nous avons dépensé 108 CHF (96,70€) juste pour les visas.
Distance parcourue
4627 km de Al Wajajah (frontière avec les Emirats) – Mascate – Al Amarat – Wadi Dayqah Dam – Wadi Shab – Quriyat – Mascate – Salalah – Mascate – Nakhal – Rustaq – Mascate – Nizwa – Misfah – Bahla – Mascate – Sour – Ras al Hadd – Jalad Bani Buali – Mascate – Sohar – Mascate. En bus, en voiture avec des locaux et en voiture de location. A noter que presque 2000 kilomètres ont été nécessaire pour le trajet Mascate – Salalah – Mascate
Gouvernorats traversés
Sept. Al Buraimi, Al Batina, Mascate, Al Dakhiliya, Ach-Charqiya, Al Wusta et Dhofar.
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer à Sohar, Mascate, Salalah, Sour et sur les côtes, 700 mètres à Misfah, rien de bien impressionnant.
Extrêmes de température
26 degrés à Mascate quand c’était encore l’hiver, 39 degrés au milieu du désert sur la route de Salalah et à Sour. Beaucoup moins la nuit à cause du climat désertique.
Mots d’arabe appris
Quelques-uns à Mascate mais quand nous essayions de les répéter ailleurs, on nous répondait : « ah mais il n’y a qu’à Mascate qu’ils disent ça! »
Coups de gueule / Coups de cœur
Comme d’habitude, nous vous partageons nos coups de gueule et nos coups de cœur et mettons toujours le négatif en premier, histoire de finir positivement!
Coups de gueule
L’air sec du désert
Ce n’est pas spécifique à Oman mais c’est là où nous en avons le plus souffert. (surtout Van!) Après des mois passés sous une humidité ambiante dépassant les 75%, se retrouver dans un climat aride provoque un vrai choc thermique : la gorge, le nez et les sinus qui brûlent, la peau qui pèle et un mal de tête permanent! Les sensations de sécheresse extrême s’atténuent un peu en bord de mer mais nous nous réjouissons quand même de retrouver nos tropiques!
La dépendance à la voiture
Les Omanais vivent une vraie histoire d’amour avec leur voiture, ce qui est assez typique des pays producteur de pétrole. Tout est fait pour faciliter l’accès à son propre véhicule (assurances, voiture et essence très bon marché), malheureusement, au détriment des transports publics qui sont peu nombreux et pas toujours pratiques.
Coups de cœur
La population locale
Nous avions déjà mis la barre très haut en terme d’accueil des habitants, notamment en Malaisie et en Argentine, mais avec les Omanais, nous atteignons un niveau difficile à égaler. Il est très facile de trouver à se faire héberger par Couchsurfing tant les gens sont prêts à nous accueillir, ça fonctionne tellement bien que nous avons été obligés de décliner une bonne dizaine d’invitations à cause de manque de temps! Les gens ont un excellent niveau d’anglais, ont en général un très bon niveau d’éducation et beaucoup d’entre eux ont déjà pas mal voyagé donc il est facile d’échanger sur une multitude de sujets. Nous avons été agréablement surpris sur leur ouverture d’esprit par rapport à notre grande différence de culture car à Oman, les traditions et la religion sont rigoureusement respectées.
La modestie
Oman est autant riche que ses voisins les Emirats et l’Arabie Saoudite mais le montre moins. Evidemment, à Mascate, tout est étincelant et les bâtiments administratifs sont beaux et modernes mais ça s’arrête là. Il n’y a pas de gratte-ciels comme à Dubaï et tout le monde se fiche d’avoir la plus haute tour du monde. Toute cette humilité déteint sur le caractère des gens et c’est assez plaisant.
Les paysages
C’est surtout pour ça que nous sommes venus à Oman et nous n’avons pas été déçus. Grandes étendues désertiques, dunes de sable et montagnes façonnées par l’érosion nous ont enchantés. Mention spéciale pour les côtes : les plages sont immenses, magnifiques et la mer est transparente! Nous ne nous attendions vraiment pas à ça! Mais l’eau est encore froide en ce début de printemps et de toute façon, la baignade ne fait pas partie de la culture omanaise.
Bizarreries omanaises
L’argent
Il faut être super vigilant car le rial omanais, ça vaut une blinde! (1 OMR = 2,60 CHF ou 2,30€). Les montants paraissent dérisoires mais vu le taux de change, c’est trompeur! Le rial est tellement fort qu’ils ont été obligés de le diviser en 1000 au lieu des centimes habituels, un millième s’appelle un biaza. Et afin de ne pas encombrer les poches de petites pièces de monnaie, ils ont dû imprimer des billets de 100 et de 500 biazas. Donc finalement, nous nous retrouvons avec presque autant de petits billets sans valeur qu’avec des roupies indonésiennes!
Le drive-thru à l’Omanaise
Tu es au volant de ta voiture, tu t’arrêtes devant un resto qui fait des plats à emporter ou du thé / café et tu klaxonnes. Après quelques secondes, un employé indien ou philippin vient t’apporter le menu, tu commandes ce que tu veux et tu attends qu’on t’apporte ton repas, le tout sans bouger tes fesses de ta voiture! Quand nous disions que les Omanais étaient mariés à leur voiture! C’est malheureux mais c’est aussi un moyen pour les Omanais de montrer leur supériorité aux serveurs qui sont souvent des immigrés. Quand nous étions tous seuls, nous n’avons jamais osé le faire et nous arrêtions dans des stands pour manger ou boire un thé.
La bise
Les hommes se font la bise entre eux « nez à nez ».
L’activité phare d’un week-end branché
C’est de parcourir les dunes en 4×4 et, souvent, de rester planté dans le sable!
C’était une très jolie découverte d’un pays qui gagne à être connu! C’est sûrement le pays où nous avons connu les plus grands chocs, thermique et culturel! Nous avons eu de la peine avec certaines coutumes, surtout Van qui en tant que femme était souvent considérée comme personne de seconde zone, mais nous nous y sommes quand même habitués. Les rencontres avec les gens sont tellement extraordinaires et riches qu’elles nous font vite oublier les petits tracas de la vie quotidienne très conservatrice.
Nous aurions très fortement voulu aller en Iran. Nous avions d’ailleurs déjà des dizaines d’invitations des Iraniens via Couchsurfing. Mais voilà, autant à Oman que dans les Emirats, les ambassades iraniennes ne vous délivrent pas de visa si vous n’êtes pas résidents. Donc, nous avons dû, encore une fois, changer nos plans. Nous nous envolerons donc vers un nouveau pays mais nous ne savons pas vraiment si c’est une si bonne idée!
Voici, comme toujours après un séjour dans un pays, notre traditionnel bilan!
La superbe plage de Mirissa
En chiffres
Durée du séjour
26 jours. Sachant qu’un visa dure trente jours, nous l’avons bien amorti. Si nous avions eu la possibilité, nous serions restés plus longtemps!
Budget
165’679 roupies sri lankaises soit 930.95 CHF ou 819.30€ ce qui fait une moyenne journalière de 35.80CHF (31.50€). Le Sri Lanka restera le pays le plus « budget friendly » grâce à son niveau de vie très bas. Nous avons aussi tenu le budget en renonçant à la plupart des attractions touristiques (temples, ruines, safaris, etc…) qui sont hors de prix.
Quatre : province du nord-est, province centrale, province occidentale et province méridionale. (Ils ne se sont pas foulés pour nommer leurs provinces les Sri Lankais!)
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer sur la côte méridionale et la côte orientale. 500 mètres à Kandy. Rien de bien extraordinaire. Le Sri Lanka n’est de toute façon pas connu pour son altitude.
Extrêmes de températures
29 degrés dans la « fraîcheur » de Kandy, 34 degrés sur la côte méridionale. Tout ce qu’il y a de plus normal sous ces latitudes à cette époque de l’année. (février)
Nombre de maux de transports
Tous nos trajets en bus! La faute plus souvent aux chauffeurs complètement tarés qu’aux routes de montagne que nous n’avons que très peu empruntées.
Coups de cœur / Coups de gueule
Comme d’habitude un petit résumé de nos coups de cœur et de gueule. Nous gardons notre tradition de commencer toujours par le négatif afin de laisser le meilleur pour la fin.
Coups de gueule
Les Sri Lankais sur la route
Nous décernons la palme des fous du volant aux conducteurs du Sri Lanka. Ce sont les pires d’Asie! Queues de poissons, dépassements dangereux, aucun égard pour les piétons, aucune anticipation, coups de freins et de volant violents, etc. Bref, nous avons à plusieurs reprises craint pour notre vie, que ce soit en tant que piétons ou en tant que passagers de bus. Nous n’avons jamais été si contents d’arriver sains et saufs quelque-part. (A part à Baños bien sûr!)
Les villes
Hormis le centre historique de Galle qui est un vrai bijou, les villes (et même les villages) au Sri Lanka sont moches, bruyantes, polluées, en un mot : infernales!
Les chauffeurs de tuk-tuk
Ils sont super pénibles envers les touristes occidentaux et insistent vraiment pour les faire monter sur leur engin. Un « non merci » ne leur suffit pas, il a fallu s’énerver à plusieurs reprises pour qu’ils nous laissent tranquilles car ils ne comprennent pas que quand tu te diriges vers la mer avec tes affaires de plage, tu n’as pas besoin de tuk-tuk pour aller à la gare! En plus, ce sont les usagers de la route les plus dangereux! Par contre, ce sont les seuls qui nous ont vraiment embêtés avec le rabattage. Les rabatteurs existent aussi ailleurs mais ils sont beaucoup plus soft que dans beaucoup d’endroits.
Coups de coeur
Les paysages
Le Sri Lanka est un pays magnifique! Montagnes, végétation tropicale, paysage de rizières, superbes plages, tout y est pour s’en prendre plein les yeux! Espérons que les Sri Lankais s’en rendent compte assez vite et se mettent à protéger tout ça car, pour l’instant, en matière de protection de l’environnement, ce n’est pas terrible.
L’hospitalité sri lankaise
Nous avons chaque fois été accueillis comme des rois avec une tasse de thé ou un jus de fruits frais. En plus, les intérieurs sont pensés pour rester frais et surtout au calme! Même la guesthouse la plus modeste est un vrai havre de paix comparé à l’enfer de l’extérieur.
Les plages
Les plages sont vraiment paradisiaques au Sri Lanka, encore mieux que sur les cartes postales! L’eau est chaude, transparente, et nous avons eu la chance d’observer une faune marine extraordinaire. En tant qu’île de l’océan Indien c’est presque normal mais nous ne nous attendions pas à un tel paradis. Il faut croire que nous ne sommes pas si blasés que ça.
Le thé
Le thé de Ceylan n’a pas volé sa réputation, il est vraiment savoureux! Il fait partie également de l’hospitalité sri lankaise et c’est, entre autre, ce qui nous a fait aimer ce pays.
Bizzareries made in Ceylon
So spicy!
Comment peut-on manger des plats aussi épicés? C’est notre grande question sur ce pays! Et pourtant, nous venons d’Asie du Sud-Est où les plats sont loin d’être fades! En plus, « not spicy » n’a pas la même signification pour un Sri Lankais que pour un occidental! C’est dommage car les produits, surtout les légumes, sont de bonne qualité et n’auraient pas besoin de toutes ces épices. Il y a bien sûr le curry qui, quand il n’arrache pas trop est excellent, mais aussi le poivre noir, et là, c’est le drame! Le poivre est tellement fort ici qu’il enlève toute saveur aux autres aliments, et ça, ce n’est franchement pas bon!
Les tuks-tuks boulangerie
Chaque quartier a son tuk-tuk qui fait sa tournée pour vendre du pain. Et pour être sûr de ne pas le louper, il est accompagné d’une musique qui rappelle « It’s a small world » de Disneyland. Et ça fonctionne! Dès les premières notes de musiques, les habitants se ruent sur le véhicule pour acheter leur livre de pain.
Malgré quelques bémols, le Sri Lanka restera une très belle découverte. Nous nous sommes concentrés sur le sud et l’ouest du pays mais nous prévoyons déjà de découvrir le nord et l’est pour une prochaine escapade. C’est un pays qui ne ressemble à rien de ce que nous avons déjà visité auparavant. Ce n’est déjà plus vraiment l’Asie et nous commençons déjà à percevoir quelques ambiances d’Afrique. Nous avons surtout été fascinés par les paysages qui sont le gros point fort du pays!
Pour la suite, nous changerons complètement de registre puisque nous nous envolerons pour une toute autre partie du monde : le Moyen-Orient.
Ce bilan concerne nos visites en Malaisie en tant que voyageurs. Il ne parle pas de notre confinement près de Georgetown où nous avons passé trois mois en total lockdown dans un premier temps, puis dans l’impossibilité de sortir de l’état de Penang à cause de la crise du Covid-19.
Ça fait presque une année que nous avons, pour la première fois, posé le pied en Malaisie et depuis nous vous avons bombardé d’articles, il était donc temps de changer d’horizon mais pas avant d’avoir dressé notre traditionnel bilan!
En chiffres
Durée du séjour
208 jours, effectués en sept fois, ce qui fait environ sept mois en tout!
Budget
27’461 Ringgits (6450 CHF / 5926€) soit une moyenne de 31 CHF (28,40€) par jour. Nous sommes amplement dans notre budget grâce à un super rapport qualité/prix en Malaisie car nous ne nous sommes privés de rien. Dans le budget, en plus des éternels bouffe/transports/logement, il y a les vols internes pour Bornéo, plusieurs entrées à des parcs nationaux, des loisirs comme le cinéma, le coiffeur et le concert des Guns and Roses ainsi qu’une visite chez le médecin pour nous faire vacciner contre l’encéphalite japonaise et un détartrage chez le dentiste. Ce low budget s’explique principalement par nos semaines de volontariat où nous avons drastiquement réduit les dépenses et gagné quelques pourboires.
Tout ça en vols internes (pour Bornéo et Langkawi), trains, bus, ferry, et Grab (l’Uber local).
Etats traversés
12 : Sélangor, Negeri Sembilan, Malacca, Johor, Sarawak, Sabah, Perak, Penang, Kedah, Pahang, Terrenganu et Kelantan ainsi que deux territoires fédéraux : Kuala Lumpur et Putrajaya.
Extrêmes d’altitude
1900 mètres dans les Cameron Highlands et le niveau de la mer sur les côtes et les îles.
Extrêmes de températures
18 degrés sous la pluie dans les Cameron Highlands, 36 degrés sur toute la Malaisie péninsulaire entre janvier et février sous un soleil de plomb.
Nos plats préférés
Le laksa (soupe du Sarawak au lait de coco, piment, crevettes, poulet, nouilles de riz, carottes, pak choi, etc). Le roti telur pour le petit déjeuner (crêpe à base de farine de lentilles aux oeufs qu’on trempe dans des sauces plus ou moins épicées).
Mots en malais appris
Les incontournables bonjour (Selamat Pagi!) et merci.(Terimah Kasih) Sinon tous les mots concernant la nourriture! Mais sûrement avec un accent pourri vu les éclats de rire que nous avons généré en essayant de parler malais!
Volontariats
Deux. Un dans une guesthouse à Malacca duquel nous nous sommes faits virer et un deuxième dans un resto-bar à Cherating où on nous a demandé de rester un peu plus longtemps.
Coups de cœur / Coups de gueule
Voici, nos coups de cœur et nos coups de gueule pour la Malaisie. Comme d’habitude, nous commençons par le pire pour finir par le meilleur!
Coups de gueule!
Les plantations de palmiers à huile
C’est un véritable fléau en Malaisie. Des kilomètres carrés de forêts tropicales ont été rasées pour ces plantations! Tout ça pour avoir du Nutella sur nos tartines et des cosmétiques sur nos visages! Nous avons vu quelques campagnes qui prônaient le « sans huile de palme » mais ça reste vraiment anecdotique et ça n’empêche pas les bulldozers d’écraser tout sur leur passage pour laisser la place aux palmiers à huile.
Coups de cœur!
Le multiculturalisme
La Malaisie à trois communautés principales : les Malais, les Chinois (appelés ici Hokkien) et les Hindous, plus quelques autres minorités. Tout ceci crée un melting pot de cultures, d’ethnies, de couleurs, de religion, de nourriture, etc. Nous avons eu plusieurs fois l’impression de voyager dans plusieurs pays en même temps!
La tolérance
Grâce au multiculturalisme évoqué plus haut, les Malaisiens ont l’habitude de croiser des gens d’autres cultures ou d’autres ethnies et tout le monde est accepté tel qu’il est. L’homme blanc est très bien reçu peu importe son habillement et ses croyances et, fait assez rare en Asie, il n’est pas pris pour un porte-monnaie sur pattes! Nous avons été plusieurs fois invités dans des mosquées malgré une tenue inappropriée, on nous a simplement prêté des habits.
La population locale
Les Malaisiens, bien qu’un peu timides au premier abord, sont très accueillants et surtout, très souriants! La Malaisie est le vrai pays du sourire! Pour preuve : même les Chinois ont le sourire en Malaisie et n’ont pas leur traditionnelle poker face! La population locale maîtrise l’anglais et aime beaucoup échanger avec les visiteurs étrangers.
Les parcs nationaux
Autant à Bornéo qu’en Malaisie péninsulaire, nous avons été bluffés par les parcs nationaux. Souvent crées sur le modèle américain avec enregistrement à l’entrée et rangers qui s’assurent du bon fonctionnement du parc. Les sentiers sont très bien indiqués et bien entretenus et les animaux sont assez facilement observables car correctement protégés.
La faune
Bornéo a une faune endémique extraordinaire et même dans les parcs nationaux du continent, nous avons pu observer des animaux incroyables! Mais pas seulement! Même en milieu urbain, il n’est pas rare de croiser des singes, des papillons, des varans et des oiseaux multicolores!
Villes vertes
On doit les parcs urbains et les jardins botaniques à la colonisation anglaise et les Malaisiens ont gardé cette tradition après l’indépendance. Et c’est tant mieux! Les villes respirent et il y a toujours un petit havre de paix dans la nature, loin du trafic et à l’ombre des arbres, tout en ne sortant pas du centre-ville!
La gastronomie
Là aussi, les différentes cultures se retrouvent dans l’assiette! C’est savoureux, coloré, varié et parfois très épicé!
Les plages
La Malaisie n’est pas très connue pour ces plages et pourtant, elles n’ont pas beaucoup à envier à celles du sud de la Thaïlande. Mais nous ça nous arrange bien que les touristes restent en Thaïlande! Et encore, nous parlons des plages que nous avons vues. Nous n’avons pas été sur les îles de l’est de la péninsule malaise. Il paraît que ce sont les plus ouf du pays!
Bizarreries malaisiennes
Les rishaws de Malacca
Les rishaws sont des tuk-tuk mais à vélo. Ceux de Malacca sont décorés de manière super kitsch et diffusent de la musique tout aussi kitsch. Les touristes singapouriens et coréens en raffolent. Au début, nous avions trouvé ça assez amusant mais, à la longue, c’est vite devenu insupportable!
L’hymne national
Avant de pouvoir profiter d’un concert, il faut d’abord écouter l’hymne national. D’ailleurs, afin de s’assurer que tout le monde se tait et écoute, il est annoncé trois fois! Par contre, nous avons pu constater que les Malaisiens n’était pas plus doués que nous, Suisses, pour connaître les paroles l’hymne national! Heureusement, en Espagne, nous n’avons pas ce problème. Notre hymne ne comporte aucune parole!
Les toilettes labyrinthes
A chaque fois qu’il y a des toilettes publiques, il faut toujours traverser un dédale de couloir avant de pouvoir y accéder. Nous n’avons pas vraiment compris la pertinence du truc. Mais bon, à la fin, il y a en général des toilettes propres. C’est tout ce que nous demandons.
Le durian
C’est un fruit qui pousse dans toute l’Asie du Sud-Est et qui a la particularité de dégager une odeur vraiment nauséabonde : un mélange entre de la pourriture et les égouts. A manger ce n’est pas beaucoup mieux, on dirait de l’oignon pas frais! Mais en Malaisie, ils ont poussé le vice à le nommer fruit national! Il existe même des concours du plus beau durian et certains spécimens se vendent jusqu’à 100o$ pièce! Heureusement que la fleur nationale c’est l’hibiscus, c’est beaucoup plus glamour!
Les jours fériés
Grâce à ses différentes cultures, la Malaisie observe une quantité invraisemblable de jours fériés. En plus, si le jour en question tombe un dimanche (ou un vendredi dans les états conservateurs du nord-est), il est reporté au jour ouvrable suivant. Durant notre séjour nous avons assisté aux deux fêtes nationales (pourquoi s’en contenter d’une seule?), au Nouvel An musulman, à Deepawali (Nouvel An hindou), à Noël, au Nouvel An occidental ainsi qu’au Nouvel An Chinois. Et à chaque fête, les villes se parent de superbes décorations!
La Malaisie à été bien plus qu’un coup de cœur pour nous! La vie y est bon marché mais les infrastructures sont au top. C’est super safe, les gens sont super accueillants, c’est encore épargné par le tourisme de masse et c’est très facile de sortir des sentiers battus. Nous y avons trouvé notre compte dans la nature, dans la culture ainsi que dans les activités citadines. Pays à recommander sans modération!
Après cinq séjour dans le pays, il est temps de vous livrer notre bilan de la Thaïlande. C’est sûrement un des bilans qui a été le plus difficile à écrire. La Thaïlande peut offrir le pire comme le meilleur et nous ne savons pas totalement comment nous positionner par rapport à ça.
En chiffres
Durée du séjour
90 jours répartis sur cinq séjours, soit environ un total de trois mois
Budget
Suite à une mise à jour inopinée de nos données, nous avons perdus tout notre budget mais selon nos estimations et nos souvenirs, nous avons une moyenne de 38 CHF (34,45€) par jour. Lors de notre dernier séjour de 16 jours : 16’648 bahts (491,30CHF / 463,85€) soit 30,70 CHF (29€) par jour. Nous avons bénéficié d’un taux de change exceptionnellement bas.
Distance parcourue
8397,5km de Phuket – Chiang Rai – Chiang Khong puis de Nong Khai – Udon Thani – Ayutthaya – Don Mueang – Krabi – Koh Phi Phi puis de Sungai Kolok (frontière malaisienne) – Songkhla -Hat Yai – Surat Thani – Koh Phangan – Koh Tao – Chumpon – Phetchaburi – Bangkok – Sukhothai – Mae Sot (frontière birmane). Enfin de Mae Sot – Tak – Bangkok – Sri Racha – Koh Sichang – Sri Racha – Pattaya – Koh Larn – Pattaya – Chachoengsao – Ban Khlong Luk (frontière cambodgienne). De Padang Besar – Kanchanaburi – Nam Tok – Kanchanaburi – Prachuap Kiri Khan et retour sur Padang Besar (frontière malaisienne).
Provinces traversées
35 : Phuket, Chiang Rai, Nong Khai, Udon Thani, Khonkaen, Nakhon Ratchasima, Chaiyaphum, Lopburi, Saraburi, Ayutthaya, Pathum Thani, Krabi, Narrathiwat, Pattani, Songkhla, Nakhon Si Thammarat, Surat Thani, Chumpon, Prachuap Kiri Khan, Petchaburi, Ratchaburi, Bangkok, Suphanbari, Chainat, Uthai Thani, Nakhon Sawan, Kamphaeng Phet, Sukhothai, Tak, Chachonengsao, Chonburi, Sa Kaeo.
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer sur le littoral de la mer d’Andaman ainsi que dans le Golfe de Thaïlande et 390 mètres à Chiang Rai, rien de bien impressionnant.
Extrêmes de température
26 degrés sous la pluie à Koh Phi Phi et 41 degrés sous un soleil de plomb dans la région de Kanchanaburi. C’est la troisième fois que nous dépassons les 40 degrés après la Floride et le nord de l’Inde.
Nos plats préférés
Le pad thai aux crevettes et le mango sticky rice
Coups de coeur / Coups de gueule
Comme d’habitude, nous vous lâchons le négatif en premier afin de finir par le meilleur!
Les moins
Les rabatteurs
La Thaïlande détient la palme des rabatteurs les plus énervants! Finalement au Pérou et à Bali ce n’était pas si terrible que ça. Et ils avaient déjà placé la barre très haut! Il faut quand même préciser que nous sommes rentrés dans le pays soit depuis la Malaisie, soit depuis le Laos, deux pays où on nous fout une paix royale, le réveil était d’autant plus brutal.
Le tourisme de masse
Nous sommes aussi des touristes, il ne faut pas se leurrer et égoïstement nous aimerions bien avoir quelques endroits rien que pour nous. Nous savons bien que ce n’est pas possible et que tout le monde a le droit de voyager mais la Thaïlande a vraiment vendu son âme au diable pour le tourisme. Constructions anarchiques au détriment de l’esthétisme et de l’environnement, prix surfaits, arnaques et tourisme sexuel sont monnaie courante. Et bien sûr le farang (l’étranger) est automatiquement considéré comme un porte-monnaie sur pattes par la population locale.
Les fils électrique
Ce doit être une des conséquences du surdéveloppement rapide et anarchique de la Thaïlande. C’est super moche de voir ces fils enchevêtrés n’importe comment et certains fils sont mal gainés, mal fixés et pendent par terre et c’est vraiment dangereux en cas de forte pluie. Nous avons vu beaucoup de pays bien plus modestes prendre meilleur soin de leurs installations électriques.
Les frais bancaires
A chaque retrait d’argent avec une carte bancaire étrangère l’état thaïlandais nous prend 220 bahts (6,70 CHF / 5,90€) et comme les cartes de crédit ne sont de loin pas acceptées partout, il faut effectuer plusieurs retraits. Au niveau monétaire, c’est le pire pays après l’Argentine. Heureusement que le coût de la vie est relativement bas et compense un peu ses frais exorbitants.
On a kiffé!!
La gastronomie
Nous ne sommes pas très originaux de toujours vous parler de bouffe à chaque bilan mais la Thaïlande ne fait pas exception à la règle asiatique. Petit détail de rien du tout : c’est la bouffe la plus épicée que nous ayons goûtée de tout notre tour du monde! Donc Attention! Les currys sont super appétissants mais ils arrachent!
La playa
Nous comprenons totalement l’engouement pour le sud de la Thaïlande car il y a vraiment de belles plages de cartes postales au sable blanc et aux eaux chaudes et transparentes.
Les distributeurs d’eau
La Thaïlande commence tout gentiment mais sûrement à déclarer la guerre au plastique. Une des mesures prises est d’installer un peu partout des distributeurs d’eau potable. Comme c’est très économique (en général 1 bath pour 1,5 litre d’eau), ça incite la population à ne pas acheter des bouteilles d’eau en plastique. Autre point positif, les sachets en plastique ne sont plus donnés automatiquement dans les Seven Eleven ou autres petits shops du genre.
Bizarreries à la Thaï
Le crime de lèse-majesté
En Thaïlande, critiquer le roi, sa famille ou même son chien est passible jusqu’à 37 ans d’emprisonnement ferme! D’ailleurs, chaque famille possède au moins un immense portrait du monarque dans son foyer et lui porte allégeance chaque jour et ceci malgré le fait que le roi actuel n’est que très moyennement apprécié de la population.
Beaucoup de tourisme mais très peu d’anglais
La Thaïlande est un des pays les plus touristiques d’Asie mais un des moins doué en anglais. A quelques exceptions près, nous avons toujours dû nous faire comprendre avec les mains. Autre fait amusant : certains Thaïs ne connaissent que les chiffres en anglais juste pour pouvoir indiquer le prix de leur marchandise!
L’hymne national
Le matin à huit heures, à midi et le soir à 18 heures, se joue l’hymne national. Dès les premières notes, tout le monde s’arrête et se tait par respect. C’est très marrant, c’est comme une vidéo qu’on met sur pause.
Il nous aura fallu presque trois mois et des coins improbables pour nous réconcilier un peu avec la Thaïlande. Une fois passés les gros spots touristiques, c’est un pays très calme, magnifique, à la population agréable. Malgré cela, il manque une certaine fraîcheur qu’on peut trouver dans les différents pays voisins. Nous apprécions la Thaïlande mais ce ne sera jamais le gros coup de cœur absolu ni notre pays préféré d’Asie du Sud-Est.