Bilan du Pérou

Après avoir traversé le Pérou du sud au nord durant plus d’un mois, il est temps de vous livrer notre traditionnel bilan.

En chiffres

Durée du séjour

33 jours, juste un peu plus d’un mois

Budget

4794 soles (1397 CHF / 1193,50€) soit 145,20 soles par jour (42,30 CHF / 36€). Nous avons plus qu’atteint notre objectif des 50 euros par jour grâce au bas coût de la vie car nous nous sommes vraiment fait plaisir. A part quelques activités surcotées, le Pérou est vraiment un pays « backpack friendly » au niveau du budget.

Distance parcourue

3461 kilomètres de Los Palos (frontière chilienne) – Tacna – ArequipaCuzco – sites archéologiques en dessus de Cuzco – Cuzco – Ica – Huacachina – Ica – Paracas – Virée à vélo sur la péninsule de Paracas – Paracas – LimaTrujillo  – Chan Chan – Huanchaco – Trujillo – Chiclayo – Piura – Màncora – Tumbes -Puerto Pizaro – Tumbes – Aguas Verdes (frontière équatorienne). Tout ça en bus, à pied, en moto-taxi, en vélo, en taxi collectif et en bus urbain.

Départements traversés

 14 (Tacna, Moquegua, Arequipa, Cuzco, Apurimac, Ayacucho, Ica, Huancavelica, Lima, Ancash, La Libertad, Lambayeque, Piura et Tumbes)

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer à Paracas et Máncora et 3700 mètres sur les sites archéologiques surplombant Cuzco. La différence est énorme mais une fois que nous sommes redescendus en plaine, nous ne sommes pas remonté en altitude et n’avons pas eu de changements incessant. En altitude, nous avions les feuilles de coca qui nous ont bien aidé à atténuer les symptômes du mal des montagnes.

Extrêmes de température

15 petits degrés par temps couvert à Cuzco, 32 degrés sur la playa à Máncora. Tout ce qu’il y a de plus normal pour la saison et les différentes altitudes.

Plazas de Armas vues

Sept, soit le nombre de villes visitées. Les Péruviens ne sont pas très originaux dans l’appellation de leurs places centrales!

Coupures d’eau et d’electricité

Cinq. (Oui, nous avons eu l’idée saugrenue de les compter!) L’une va souvent avec l’autre vu que les pompes à eau sont électriques. Du coup, pas de douche, lavage de dents à l’eau minérale, utilisation restreinte des toilettes, pas de recharge pour nos appareils électriques,… Donc nous allons nous balader sinon il nous reste nos liseuses, en espérant que les batteries soient pleines et que nous avions eu du wifi avant pour charger des livres.

Les plus et les moins

Nous commençons comme toujours par le négatif, histoire de finir en positif!

Les moins

Les rabatteurs

Au Pérou, on te rabat pour tout et n’importe quoi, ça en devient pénible. C’est aussi le premier pays depuis notre départ où il y a autant de rabatteurs. Nous n’avons sûrement pas l’habitude. Nous essayons de les rembarrer avec un peu d’humour comme on pourrait le faire au Maghreb mais ici, ça tombe complètement à plat. Il faut savoir qu’au Pérou, le touriste est vraiment pris pour un porte-monnaie sur pattes et c’est tout.

Ni bof, ni top

Les Péruviens

Nous avons sûrement été trop gâtés en Argentine et en Uruguay mais les Péruviens ne nous ont pas laissé un souvenir impérissable. Oui, nous avons rencontré des gens sympas mais nous avons vraiment dû briser la glace avant. Et ce n’est pas un problème de langue puisque Fabien maîtrise l’espagnol et que même Van ne se débrouille pas trop mal. Même pour essayer de nous arnaquer les gens restent froids! Aussi invraisemblable que ça puisse paraître, nous avons rencontré les gens les plus chaleureux à Lima, grosse métropole de plus de treize millions d’habitants. Bref, ça ne restera pas le peuple avec qui nous avons le plus d’affinités.

La gastronomie

Ce n’est pas mauvais mais ça ne nous titille pas plus les papilles que ça, sauf pour le ceviche à condition qu’ils n’abusent pas trop du leche de tigre, la sauce super piquante dans laquelle ils marinent le poisson. Nous ne comprenons pas très bien non plus le concept de servir, en accompagnement, du riz ET des patates. Nous nous passerions bien d’un des deux pour le remplacer par quelques légumes.

Trop bien

Le coût de la vie

Ce n’est pas pour jouer les petits riches à fort pouvoir d’achat mais il est bien agréable de ne pas toujours devoir tout comparer afin de pouvoir tenir le budget. Nous avons profité de services bon marché comme le coiffeur ou le cinéma.

Les paysages

Même si à la fin nous avons commencé à avoir un peu marre du désert côtier, il faut avouer que les paysages sont fabuleux dans toutes les régions du pays. Il faudrait juste que les Péruviens s’en rendent compte et commencent à les protéger sérieusement.

Les transports

Très bons marchés, faciles d’utilisation, modernes et fiables, c’est un vrai bonheur de les utiliser malgré certaines routes de montagnes trop sinueuses pour nos pauvres oreilles internes. Le seul problème c’est que nous serons trop bien habitués!

Bizarreries péruviennes

Les klaxons

Une fois dans sa voiture, le conducteur péruvien doit avoir un aimant dans sa main qui l’attire irrésistiblement sur son klaxon. Ça klaxonne pour tout, même quand il n’y a personne, même sur la Panaméricaine au milieu du désert au point de faire passer les Napolitains pour des gens zens au volant! La seule occasion où nous n’avons entendu aucun klaxon, c’était lors d’un cortège de mariage!

Le climat

Dans les Andes, c’est encore un climat « normal » de montagne, bien que beaucoup trop froid pour Van. La seule chose qui nous a hallucinés c’est de voir de la végétation luxuriante jusqu’à 4000 mètres d’altitude. Sur la côte c’est autre chose. Il y a d’un côté le désert, chaud et aride. Juste derrière, les hauts sommets andins forment une barrière naturelle pour les nuages. L’océan Pacifique est balayé par le courant de Humboldt, un courant froid venu d’Antarctique qui apporte énormément d’humidité. Donc quand tout ça se rencontre, tu te retrouves avec un brouillard à couper au couteau digne d’un hiver dans le Nord Vaudois et une humidité qui approche les 100% mais il fait 28 degrés! Bon, après avoir passé sept mois à Tenerife, nous trouvons finalement que le climat péruvien n’est pas si chelou que ça.

Pour Van, le Pérou était un rêve depuis sa plus tendre enfance quand elle a découvert les « Aventures d’Alice chez les Incas », un livre de la bibliothèque verte. (Oui, ça fait très années 1990 tout ça!) Elle avait sûrement trop d’attentes car elle n’y a pas vraiment trouvé son bonheur. Certes c’est un pays magnifique, aux paysages incroyables et à l’histoire fascinante mais elle n’a pas croché avec la population locale. Le pays est devenu trop touristique à notre goût et y a perdu une partie de son âme.

Pour la suite, rendez-vous dans un bien plus petit pays mais qui nous semble tout aussi intéressant : l’Equateur.

Bilan de l’Argentine

Après plus de deux mois passés dans cet immense pays, il est temps de dresser notre traditionnel bilan.

En chiffres

Durée du séjour

68 jours ou neuf semaines et demie pour ceux qui ont la réf! En gros, un peu plus de deux mois. Et nous n’avons découvert qu’une infime partie de cet immense pays.

Budget

67’034 ARS (pesos argentins) soit 2766€ ou 3210 CHF ce qui fait une moyenne journalière de 987 ARS (40,6€ / 47 CHF). Notre objectif de budget est atteint mais c’est surtout grâce à nos divers volontariats. A noter que le peso argentin est très instable et l’inflation constante, ces chiffres sont sûrement déjà obsolètes à l’heure de cette publication!

Distance parcourue

8264 kilomètres de Puerto Iguazu – Buenos-Aires, puis de Libertador San Martin (frontière uruguayenne) – CórdobaCosquin – Córdoba – Buenos Aires – Puerto Madryn – péninsule Valdés – Puerto Madryn – Buenos Aires – SaltaCafayate – La Quiaca (frontière bolivienne) Le tout en bus, en train, en minibus, en voiture de location et en buquebus (ferry) pour traverser le Rio de la Plata entre Buenos Aires et Colonia del Sacramento.

Provinces traversées

Treize : Missiones, Corrientes, Entre Rios, Buenos Aires, district fédéral, Santa Fe, Cordoba, Rio Negro, Chubut, Santiago del Estero, Tucuman, Salta et Jujuy.

Extrêmes d’altitude

‘- 35 mètres (oui, il y a bien le signe moins!) dans les dépressions salines de la péninsule Valdés et 3442 mètres à la Quiaca tout au nord du pays à la frontière bolivienne. C’est un bel exemple des différences d’altitude dans le pays.

Extrêmes de températures

18 degrés sous un vent du sud-ouest glacial sur la péninsule Valdés que ne renierait pas Tenerife et 39 degrés lors de la canicule du Nouvel An à Buenos Aires.

Nombre de volontariats

Trois. « Faiseurs d’ordre » dans une résidence étudiante à Córdoba nous faisant nous sentir très vieux, collaborateurs dans une chacra (entre une ferme et une maison de campagne) au nord de Puerto Madryn et réceptionnistes dans un hostel à Salta.

Coups de gueule / Coups de cœur

Comme d’habitude nous commençons par ce que nous avons le moins apprécié ainsi nous finirons ce bilan sur une note positive

Les moins

L’argent

C’est une vraie galère en Argentine. Le coût de la vie est exorbitant et retirer de l’argent est digne du parcours du combattant. Il n’est pas rare de devoir attendre plus de trois quarts d’heure dans la file pour atteindre un distributeur qui a de fortes chances de se retrouver en rupture de stock de liquide. Nous avons payé jusqu’à 185 ARS (8.80 CHF / 7.60€) de frais de retrait perçus directement par l’état argentin. (merci la corruption!) et les plafonds s’élèvent à 2000 ARS (95.80 CHF / 82.50 €), 3000 ARS (143.70 CHF / 123.80 €) si on a de la chance. Une façon de contourner tout ça est d’utiliser la carte de crédit qui nous prend une commission dérisoire mais, évidemment, la plupart des établissements et des attractions touristiques comme les chutes d’Iguazu n’acceptent que le cash. Nous en avons plusieurs fois perdu notre latin et surtout notre patience!

La pampa

 C’est tout plat, c’est monotone et ça dure sur des centaines et des centaines de kilomètres. Inutile de vous dire que nos longs trajets en bus n’ont pas été très passionnants. Et nous avons un mal de transports carabiné qui nous empêche de lire pendant les trajets.

La pollution à Córdoba

Ce n’est pas au point du Caire mais avec sa situation en cuvette, la ville de Córdoba garde la pollution juste en dessus de nos têtes et c’est parfois difficilement supportable, surtout avec la chaleur estivale.

La non-conscience écologique

Nous ne voulons pas jouer les moralisateurs car nous sommes bien conscients de ne pas être de bons petits écolos même si nous essayons de limiter notre empreinte carbone au maximum mais pour un pays du niveau de l’Argentine le je-m’en-foutisme écologique nous a quand même interpellé. Il n’y a aucune énergie renouvelable, les gens possèdent des pick-ups 4×4 super polluants sans en avoir une réelle utilité, les lignes de train se désaffectent peu à peu au profit de la route, le tri des déchets est inexistant, etc… La faute notamment à un gouvernement corrompu jusqu’à la moelle qui se soucie plus de toucher des pots de vin que de sauver la planète ainsi qu’à un accès trop aisé au pétrole grâce aux réserves du sous-sol patagonien.

On a kiffé!

L’accent argentin

 Il faut se faire à la prononciation en « ch » si particulière et aux quelques termes qui changent du castillan de base mais c’est tellement beau à l’oreille. A part les Porteños qui parlent un peu plus rapidement, les Argentins parlent lentement avec un accent chantant et un langage raffiné, de quoi faire passer les espagnols pour des ch’tis! Il paraîtrait pourtant qu’ils parlent le castillan le plus difficile de toute l’Amérique du Sud, donc ce sera une vraie promenade de santé de pratiquer la langue de Cervantés plus au nord.

La viande

Surtout le bœuf!  L’Argentine mérite amplement sa réputation de pays de la viande! Nous y avons goûté des morceaux vraiment savoureux! Vu l’impact écologique de la consommation de viande, nous essayons de réduire drastiquement nos repas carnés!

Le dulce de leche

C’est de la confiture de lait et ça a un goût de caramel! C’est totalement régressif et anti diététique mais dieu que c’est bon!

Le vin

Van n’apprécie pas trop le Malbec, le principal cépage argentin surtout cultivé dans la région de Mendoza, qu’elle juge trop acide mais pour les autres cépages, elle signe tout de suite! Nous qui sommes restés un mois à Salta, nous avons dégusté avec plaisir de délicieux Cabernet Sauvignon cultivés dans la région.

La population locale

Nous avons vraiment trouvé les Argentins extraordinaires. Il sont très chaleureux! Toujours prêts à te rendre service, ils sont également très ouverts d’esprit et très curieux envers les étrangers. C’est la première fois que nous parlons autant de la Suisse et de comment on y vit et nos interlocuteurs sont vraiment intéressés par nos explications. Si nous devions citer le point fort de ce pays, ce serait sans hésiter l’accueil fabuleux des Argentins!

Les paysages andins

Principalement les quebradas au nord du pays qui nous changent complètement des Alpes. Après nous être désespérément languis de relief, ce fut un réel plaisir de retrouver des montagnes. Qu’elles soient couvertes de forêt humide ou au contraire arides et façonnées par l’érosion, c’est un réel plaisir pour les yeux

La qualité des transports

Surtout les bus de nuit qui sont vraiment pensés pour couvrir les distances énormes. Ce n’est pas bon marché, mais c’est confortable (nous y avons vraiment passé de bonnes nuits de sommeil!) et fiable. Nous sommes conscients que nous trouverons pas cette qualité de transport dans d’autres pays!

Là, ils ne sont pas comme nous!

On ne critique pas le pape!

Pour ceux qui, comme nous, ne suivent pas vraiment les actualités du Vatican, sachez que le pape actuel est argentin. Il fait la fierté de son peuple, encore plus que Messi et Maradona réunis! On nous a demandé plusieurs fois ce que nous pensions du pape et nous avons senti que la réponse attendue se devait d’être positive. Du coup, nous nous sommes renseignés sur internet sur ses prises de positions afin d’éviter de paraître trop incultes sur la question!

L’apéro favori des Argentins est le Fernet Branca

Le Fernet Branca est un alcool fort italien bien dégueu à base d’herbes. C’est le genre de digestif qu’on prend quand on a mal à l’estomac et que tous les autres remèdes de grand-mère n’ont pas fonctionné. En Argentine, cette espèce de mixture est un apéro très populaire et très apprécié. Certaines fois, on le mélange avec du Coca-Cola pour en faire un cocktail que nous trouvons particulièrement mauvais. Déjà que le maté n’est pas la boisson du siècle, avec le Fernet, on touche vraiment le fond!

Le jeu d’échecs

Rien d’extraordinaire, ce n’est qu’un jeu d’échecs avec les mêmes règles qu’en Europe sauf que les pions sont remplacés par des figurines qui représentent, d’un côté les conquistadors espagnols, et de l’autre côté les guerriers incas.

La façon de certains argentin de boire le vin rouge

Nous avons pris certains Argentins en flagrant délit de gâchis de vin rouge! Certains mettent des glaçons dans leur verre de vin rouge tandis que d’autres le mélange avec du Coca-Cola! Nous sommes sûrement un peu trop puristes mais ce genre de mélange nous fait littéralement hurler.

Conclusion

L’Argentine est un pays à plusieurs facettes et malheureusement, ce sont les pires que nous apercevons en premier, il faut vraiment passer outre ces problèmes d’argent et de corruption pour en apprécier les points positifs. Combien de fois ne nous sommes-nous pas dit que nous allions prendre le premier transport disponible pour quitter ce pays pourri? Et souvent, juste après, nous tombions dans un coin vraiment sympa ou nous rencontrions des personnes juste extraordinaires qui nous ont montré que, finalement, ce pays n’est pas si pourri que ça.

Bilan de l’Uruguay

Voici un petit résumé de notre petite parenthèse, pas du tout prévue à la base, en Uruguay mais qui mérite tout de même un désormais traditionnel bilan.

En chiffres

Durée du séjour

Neuf jours. Ce n’est pas énorme mais ça n’aurait pas mérité beaucoup plus.

Distance parcourue

492 kilomètres de Colonia de SacramentoMontevideo – Fray Bentos (frontière avec l’Argentine) le tout en bus. Pour arriver à Colonia depuis Buenos Aires, nous avons traversé le Rio de la Plata en buquebus, le petit nom donné au ferry qui relie les deux villes.

Départements traversés

Cinq : Colonia, San José, Montevideo, Soriano et Rio Negro

Extrêmes d’altitude

23 mètres à Fray Bentos et 43 mètres à Montevideo. Ce n’est pas vraiment des altitudes auxquelles on peut s’y attendre quand on pense à l’Amérique du Sud mais même ce continent à ses Pays-Bas puisque le point culminant du pays ne s’élève qu’à 513 petits mètres d’altitude. Depuis les fenêtres des bus, nous avons d’ailleurs trouvé le paysage très plat et très monotone.

Extrêmes de températures

19 petits degrés sous le vent à Montevideo et 27 degrés lors d’une belle journée printanière à Colonia del Sacramento. De vraies températures de printemps!

Budget

15’500 pesos uruguayens soit 450€ ou 526 CHF ce qui fait une moyenne journalière de 50€ ou 58CHF. Nous sommes un poil au dessus de notre budget mais nous nous sommes offert des places de concert à Montevideo. Quoi qu’il en soit, l’Uruguay reste tout de même un pays relativement cher.

Coups de geule / coups de cœur

Voici maintenant la partie la plus intéressante du bilan. Comme d’habitude, nous commençons par les points négatifs afin de finir sur une note plus positive!

Les moins

Le coût de la vie

Il atteint bien le niveau européen pour certaines choses. C’est très compliqué à tenir un budget de backpacker. On appelle l’Uruguay la Suisse de l’Amérique du Sud. Nous pensions que c’était surtout pour son calme, sa démocratie et sa stabilité politique. Et ce sont des faits qui sont véridique. Mais ce petit surnom peut également faire référence au coût de la vie qui nous a fait pas mal galérer!

Les plus

La population locale

Les Uruguayens sont chaleureux, affables et super zens! D’ailleurs ils n’ont pas vraiment le tempérament latin tellement ils sont calmes mais ça n’enlève en rien leur gentillesse et leur sens de l’entraide.  Bien sûr, parler la langue du lieu aide beaucoup pour la communication avec les locaux même si leur accent, similaire à l’argentin, est parfois un peu déroutant. Nous avons vraiment été très touchés par la population locale vraiment extraordinaire.

La façon de parler espagnol

C’est très similaire à l’accent argentin avec les fameuses prononciations en « ch » très particulières, les « vos », les « b » qui se prennent pour des « v » et l’accent tonique un peu à l’italienne. On appelle d’ailleurs cette façon de parler très officiellement le « Rioplatense », du Rio de la Plata, l’énorme fleuve / bras de mer qui sépare l’Argentine de l’Uruguay. Ce n’est pas toujours évident à comprendre surtout pour une débutante comme Van mais c’est un vrai plaisir pour les oreilles!

La viande

Il paraît qu’en Uruguay il y a neuf millions de vaches pour seulement trois millions d’habitants, de quoi se nourrir de steaks quelques années! La viande est vraiment savoureuse et relativement bon marché vu le coût de la vie du lieu. Nous sommes bien conscients que de manger beaucoup de viande rouge fait exploser notre emprunte carbone et consomme énormément d’eau. Même si nous ne sommes pas (encore) végétariens, nous essayons quand même de baisser drastiquement notre consommation de produits animaux.

Le vin

 L’Uruguay n’a rien à envier à son grand voisin argentin en matière de vin. On y trouve surtout le Tannat, cépage originaire à la base du sud-ouest de la France mais cultivé aujourd’hui principalement en Amérique du sud. C’est un vin rouge bien tannique mais assez doux qui se marie à merveille avec les plats de viande rouge incontournables en Uruguay. En ce qui nous concerne, nous le préférons au Malbec argentin que nous trouvons un peu trop acide.

Le café

Le premier bon café depuis notre arrivée sur le continent. Il n’égalera jamais un bon espresso italien mais, comparé au café trop amer brésilien et celui carrément imbuvable de l’Argentine, il se laisse déguster facilement.

Bizarreries à l’Uruguayenne

Tout le monde s’appelle « mi amor »

Même quand on se fâche avec quelqu’un! Après tout, pourquoi pas, c’est toujours mieux qu’une insulte bien vulgaire. A noter que le « mi amor » espagnol est un peu moins profond que le « mon amour » français.

Les heures de repas, c’est sacré!

C’est très mal vu et même impossible de manger en dehors des heures de repas officielles. Le repas de midi se prend entre midi et 13 heures. A 13h10, personne ne va vous servir à manger, c’est trop tard! Il ne vous restera plus qu’à attendre sagement l’heure du prochain repas. Et dire que nous avons quitté la Suisse car nous la trouvions beaucoup trop rigide, elle a beaucoup à apprendre de l’Uruguay sur ce coup-là!

L’accessoire mode incontournable

C’est un thermos avec tout le matériel pour se préparer un maté, la boisson traditionnelle d’Argentine et d’Uruguay, qui s’apparente à une espèce de thé super amer. Certains ont tout leur attirail dans un panier prévu à cet effet tandis que d’autres se promènent fièrement le thermos sous le bras! Le maté est né en Argentine où il est très populaire mais c’est en Uruguay qu’on le met encore plus à l’honneur et où la tradition du partage de cette boisson emblématique est la plus forte.

Franchement, l’Uruguay fut une belle surprise! Et dire qu’à la base ce petit pays n’était pas du tout sur notre itinéraire et nous arrivions à peine à le situer sur une carte. Bien sûr, avec son style de vie à l’européenne, l’Uruguay n’est pas un pays très dépaysant mais nous avons eu du plaisir à en découvrir une petite partie et de partager un peu de quotidien avec ses habitants qui sont vraiment adorables.

Bilan du Brésil

Nous sommes bien conscients de n’avoir parcouru qu’une infime partie de cet immense pays (le cinquième plus grand du monde!) et de n’y avoir passé que très peu de temps mais nous tenons a vous faire un petit bilan de ce que nous avons vu. Ce n’est pas la vérité absolue et c’est juste notre ressenti et ça ne se réfère pas forcément à l’entier du Brésil.

En chiffres

Durée du séjour

Huit jours. Ce n’est rien du tout pour un si grand pays mais le Brésil était juste notre point de départ pour descendre plus au sud.

Distance parcourue

1481 kilomètres, ça paraît déjà beaucoup mais ce n’est même pas un saut de puce pour le Brésil! De Rio de Janeiro – Curitiba – Foz de Iguaçu – frontière avec l’Argentine. Le tout en bus.

Etats traversés

Trois. Rio de Janeiro, Sao Paulo et le Parana

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer à Copacabana et Ipanema, les plages de Rio de Janeiro et 935 mètres à Curitiba. Rien de bien méchant. De toute façon, le Brésil ne fait pas partie des pays sud-américains avec les sommets les plus hauts.

Extrêmes de températures

23 degrés un jour bien pluvieux à Rio et 32 degrés sous le soleil, toujours à Rio. Des températures de début d’été subtropical tout à fait normales.

Budget

2124R$ (réais brésiliens) soit 551€ ou 645 CHF ce qui fait une moyenne de 68€ ou 80CHF par jour. Nous sommes bien au dessus du budget que nous avons fixé à 50 CHF journaliers mais les transports, les entrées à Iguaçu, le haut coût de la vie ainsi qu’un séjour très court nous ont fait exploser le budget.

Mots de portugais appris

une bonne trentaine mais la prononciation nous a donné du fil à retordre! Il nous semble que c’est très différent que le portugais du Portugal.

Mots de portugais compris

Aucun, leur accent est vraiment bizarre par ici!

J’aime / J’aime pas

Nous allons dans le vif du sujet en vous faisant part de nos coups de gueule et coups de cœur. Nous allons commencer par le négatif histoire de finir sur une note positive.

Les moins

La culture gastronomique

Ce n’est pas que la cuisine brésilienne soit mauvaise, c’est juste que c’est gras, lourd et roboratif. Tout est frit ou en pâte feuilletée bien épaisse. Ça pourrait encore se comprendre s’il y avait un climat polaire mais sous les Tropiques, ça passe moyen. En plus, la malbouffe est reine ici, même dans un supermarché le paquet de biscuit XXL coûte bien moins cher que des bananes. D’ailleurs ça se voit assez vite, les Brésiliens sont plus en chair que les Européens. Bref la cuisine brésilienne ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Les transports publics à Rio

Nous avons voulu jouer aux bons petits citoyens en utilisant les transports en commun,  mal nous en a pris! Rio possède pourtant un métro et un tram tout neufs, héritage des Jeux Olympiques 2016, mais la tarification est tellement compliquée que nous en avons perdu notre latin : appareils qui ne rendent pas la monnaie, il faut acheter une carte à recharger mais qu’on ne peut pas rendre à la fin, s’il n’y a pas un montant minimum on perd le solde de la carte, etc. Bref, pas de quoi inciter les Cariocas à lâcher leur voiture, malheureusement.

Le coût de la vie

Il est aussi élevé qu’en Europe, quelquefois les prix atteignent ceux de la Suisse alors que nous savons pertinemment que les salaires ne suivent pas toujours, Du coup, nous comprenons mieux les inégalités sociales, vrai fléau au Brésil.

On a kiffé!

La nature

Elle est omniprésente partout même en ville. Les Brésiliens aiment les arbres et les espaces verts et ça fait du bien à nos poumons. Nous entendons parler des déforestations massives en Amazonie et nous savons que c’est une vraie catastrophe environnementale mais le peu qu’il nous a été donné de voir dans le sud du pays, c’est une nature préservée et des humains qui la respectent.

Les dimanches sans voiture à Rio

C’est franchement la classe! Les Cariocas se réapproprient les rues à pied, à vélo et en roller et ça donne tout de suite une ambiance de vacances. Sans compter que la planète souffle un peu grâce à ces mesures anecdotiques certes, mais néanmoins nécessaires.

Les bus urbains à Foz de Iguaçu

Ici c’est facile. Les destinations et les numéros de ligne sont bien indiqués, il y a des receveurs dans les bus qui rendent la monnaie et si, par chance, il y en a pas, ben le bus est gratuit! En plus , les fréquences sont élevées.

La propreté

Le Brésil est vraiment super clean (voire aseptisé). Nous pouvons utiliser les toilettes publiques sans craindre de choper une maladie qu’on croyait disparue depuis des siècles, il n’y a pas un papier par terre et les propriétaires de chiens n’oublient jamais de ramasser les crottes sur les trottoirs. Nous savons bien que ce n’est pas partout comme ça, alors nous en profitons un peu.

La caïpirinhas

C’est la seule chose de bon marché au Brésil! Nous nous demandons d’ailleurs si les autorités brésiliennes soutiennent l’alcool et la malbouffe afin d’avoir des morts précoces et de ne pas payer de retraites! En tout cas, elles sont bonnes et adaptées au climat tropical!

Bref un séjour en demi-teinte pour nous, mais, comme déjà dit, nous n’avons qu’un minuscule aperçu du pays. Le Brésil restera quand même le pays à nous avoir presque dégoûté de la bouffe et à avoir réussi à nous faire rêver de légumes! Mais il restera tout de même le premier pays de notre tour du monde sur lequel nous avons mis un pied et pour ça, il restera inoubliable pour nous!

Nous aurions sûrement dû y rester un peu plus et découvrir d’autres régions mais voilà, nous ne sommes pas du tout à la bonne saison et aimerons profiter de l’été argentin qui commence gentiment. En plus, nous devons être à la mi-décembre à Puerto Madryn, il nous faut donc gentiment songer à avancer un petit peu.

Pourquoi un tour du monde?

 

POURQUOI PARTIR FAIRE UN TOUR DU MONDE ?
That’s the question…

tdm

Parce-que nous sommes fous, tarés, dingues et complètement à la masse ?
Nous ne sommes pas du tout experts en psychologie pour bien répondre à cette question mais il se pourrait (au conditionnel bien sûr !) qu’un soupçon de folie soit à l’origine de ce projet.

folie

 

Parce-que nous sommes courageux ?
Pas plus de ceux qui élèvent des enfants, entretiennent une maison, et se lèvent tous les matins pour aller bosser.

courageux

Parce-que nous avons le virus du voyage ?
Oh que oui ! Un virus super puissant et totalement incurable !

virus

 

Parce-que nous avons tout plein d’argent ?
Absolument pas !! D’ailleurs nous nous sommes inscrits à des projets de volontariats contre le gite et le couvert comme Wwoofing, Workaway, Helpx, etc afin d’économiser le plus possible. De plus, nous visiterons en majorité des pays au niveau de vie bien moins élevé que chez nous. Nous avons également vendus tout nos biens pour financer en partie ce grand voyage. Et puis nous allons nous enrichir c’est sûr, mais pas avec de l’argent !

Picsou

Parce-que nous sommes des fainéants et nous ne voulons pas travailler ?
Bien au contraire ! Nous allons mettre la main à la pâte dans des projets tels que Wwoofing, HelpX ou encore Workaway dans le but, certes, d’économiser de l’argent, mais aussi de pouvoir toucher à d’autres domaines que les nôtres, acquérir un peu d’expérience et rencontrer des gens lors de leurs activités de tous les jours. Mais pour cela, il faudra se lever de son hamac et s’’activer un peu !

fainéant

Parce-que nous voulons fuir l’hiver et le froid ?
Là, c’est Van qui plaide coupable, elle qui ne supporte pas les températures inférieures à 25 degrés. Mais c’est aussi une question pratique : vous nous imaginez porter tout un équipement d’hiver dans un sac à dos ? Donc nous voyagerons en tenant compte des saisons.

frileuse

 

Parce-que nous voulons profiter de notre vie de couple ?
Trois fois oui ! Nous travaillions tous les deux en horaires irréguliers et nous pouvions passer des semaines entières en nous croisant à peine. D’ailleurs c’est en cherchant des solutions à ce problème que, petit à petit, nous est venue l’idée d’entreprendre un grand voyage les deux. Du coup, nous prenons le risque de ne plus nous supporter !

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Parce-que nous voulons goûter toutes les cuisines du monde ?
Nous voilà démasqués ! Notre deuxième passion est la cuisine, autant derrière les fourneaux que les pieds sous la table. Nous nous sentons donc obligés d’élargir nos horizons gastronomiques (et œnologiques bien sûr) !

gourmand

Pour prendre le temps de vivre ?
Absolument ! Durant ce voyage, nous n’aurons aucun impératif de temps. Un trajet durera le temps qu’il durera, personne ne se plaindra d’un quelconque retard ! Nous apprendrons également à nous écouter (faim, fatigue, etc) et s’il nous faut une semaine de repos à la playa, et bien nous nous l’accorderons !

pressé

Par goût du défi ?
Ce n’est pas le but premier mais nous savons qu’il y en aura. Nous devrons apprendre à galérer un peu et à gérer des imprévus. Nous serons 24h/24 ensemble dans des environnements qui ne nous seront pas familiers à devoir gérer la fatigue, les coups de blues, les petits soucis de santé, une pluie tropicale qui surgit sans crier gare, des autochtones pas toujours bienveillants, les difficultés à se faire comprendre, les phobies, le mal du pays et une multitudes de choses dont nous ne soupçonnons pas encore l’existence. Mais nous sommes motivés à relever tous les défis que ce voyage mettra sur notre route !

défi

Pour s’en mettre plein les yeux ?
Ça ne fait aucun doute ! Il y a bien sûr les paysages de cartes postales (Qui n’a jamais rêvé du Macchu Picchu, des chutes Victoria ou d’Ayers Rock ?) mais pas seulement ! Nous voulons nous en mettre plein les yeux en sortant un peu des sentiers battus : découvrir une petite crique isolée et déserte, apercevoir un koala entre les feuilles d’un eucalyptus, surprendre les sourires timides des autochtones, sentir les effluves d’un marché (même ceux des durians !), voir les Vietnamiennes dans leur plus beaux atours pour le Têt, etc, etc.

pleinlesyeux

Parce-que nous sommes des extra-terrestres inadaptés à cette société occidentale de consommation ?
Ça c’est certain ! Nous ne comprenons pas les valeurs typiquement suisses (voire européo-américaines) du travail, de l’argent et de la réussite. Il est fort probable que nous ne nous adapterions pas mieux à une autre société mais ça vaut le coup de voir comment ça se passe ailleurs. Dans tous les cas, nous apprendrons beaucoup de choses, que ce soit sur nous-mêmes, sur les différents peuples, la géographie et sur comment font les Asiatiques pour supporter l’odeur du durian !

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