Passer l’hiver à Tenerife en temps de pandémie. Bon plan ou pas?

Il y a un peu plus de trois mois que nous sommes arrivés sur l’île de Tenerife pour prendre nos quartiers d’hiver. C’était une idée que nous avions en tête depuis notre arrivée en Espagne mais nous n’étions pas vraiment sûrs de vouloir la concrétiser car nous ne pensions pas que ce serait un « bon plan ». Finalement, nous sommes presque partis sur un coup de tête suite aux différentes annonces du gouvernement espagnol par rapport à la crise sanitaire actuelle. A ce moment-là, nous avions plusieurs options : la Tanzanie ou l’Egypte mais vite oubliés à cause de la validité du visa (un seul mois), la Tunisie oubliée par manque d’offres attractives pour y aller, le Brésil et le Mexique. Ce sont les Canaries qui ont eu notre préférence mais est-ce vraiment un bon plan? Nous allons essayer de vous donner une réponse dans cet article.

Pour le budget

C’était une de nos réticences à venir nous installer sur l’archipel et finalement c’est la grosse bonne surprise de notre séjour canarien. Nous n’avons jamais été aussi bon dans le budget! Oui, Tenerife c’est budget friendly, à condition de vivre comme les locaux! En moyenne, nous nous en sortons avec moins de 25€ (environ 27 CHF) par jour à deux y compris avec les billets d’avion Valencia – Tenerife. Nous vivons dans un appartement en colocation et privilégions les produits locaux ainsi que les transports en guaguas. Les conditions anti-Covid très strictes, la tempête Filomena et la météo instable qui a suivi nous ont obligé à lever le pied et nous ont bien aidé à maintenir un budget de warriors!

Bon plan ou pas? Oui, à notre grande surprise!

Pour la crise sanitaire

Nous commençons à en avoir marre de toujours parler de la Covid-19 mais c’est quand même à cause de la pandémie que nous sommes « coincés » dans un petit archipel au milieu de l’Atlantique au lieu d’aller découvrir le monde. D’être sur une île n’empêche pas la crise sanitaire surtout dans des lieux qui accueillent des touristes comme Tenerife mais il est plus facile de s’isoler. Ce fut le cas à Noël où l’île a presque été bouclée totalement et où les mesures ont été très strictes. Nos amis ont d’ailleurs dû renoncer à venir nous voir pour les fêtes de fin d’année. Les mesures ont été très impopulaires mais elles ont portés leur fruits. Maintenant, alors que le continent européen subit pratiquement un confinement ainsi que des mesures drastiques, nous sommes plutôt libres et tout est ouvert même si, évidemment, quelques mesures persistent. Seul petit bémol, nous ne pouvons pas rejoindre nos îles voisines qui, elles, n’ont pas voulu fermer pour les vacances et qui sont en train de le payer maintenant avec une recrudescence de cas et des mesures aussi strictes que sur la péninsule.

Bon plan ou pas? Plutôt oui

Pour la population locale

Nous ne nous faisions pas vraiment de souci à ce sujet vu que nous trouvions déjà la mentalité espagnole plutôt cool. Aux Canaries, c’est encore mieux! Les Canariens voient des touristes à longueur d’année donc ils sont très ouverts et accueillants même si on vient « de la péninsule ». (Pas comme la Corse!) Malgré tout ce qui leur tombe dessus ces temps (crise sanitaire, baisse drastique du tourisme, crise économique, explosion du chômage, crise migratoire sans précédent,…), ils restent particulièrement zens. Nous leur tirons notre chapeau car la situation n’est vraiment pas facile. Ils nous font bien relativiser nos petites frustrations de nomades contraints à la sédentarité.

Bon plan ou pas ? Un grand oui!

Pour la bouffe

Vous l’attendiez celle-là, n’est-ce-pas? Franchement, la gastronomie canarienne n’est pas géniale. Mais ce n’est pas un problème vu que nous cuisinons nous-même! Et nous trouvons des produits locaux vraiment top! Tenerife est une île volcanique donc la terre y est très fertile et, grâce à ses différents climats et son altitude qui va du bord de mer au sommet du Teide (3718 mètres), il y pousse de tout. Vraiment tout! Nous nous régalons avec des fruits tropicaux comme des bananes et des papayes mais également avec des légumes d’hiver comme des poireaux ou des choux-fleurs. Les légumes méditerranéens comme les tomates (oui c’est vrai, ce n’est pas un légume!), les aubergines, les poivrons et les courgettes poussent toute l’année. C’est un vrai bonheur de nous rendre au marché chaque semaine et les prix sont vraiment corrects. Pour le reste, on trouve de tout dans les supermarchés locaux pour nous concocter de bons petits plats. Il y a même de la vigne et ça tombe bien car nous apprécions particulièrement le raisin quand il est fermenté et mis en bouteille!

Bon plan ou pas? Evidemment!

Pour les paysages

Nous sommes totalement fascinés par les paysages volcaniques et montagneux de Tenerife. Les barrancos (sorte de ravines) sont souvent impressionnants. Nous déplorons juste le manque d’arbres mais nous devrions en voir plus dans le nord de l’île. Et puis, il y a l’océan presque partout et ça, ça n’a pas de prix!

Bon plan ou pas? Trois fois oui!

Pour le climat

Il est temps pour nous de faire notre coming out… Nous ne sommes absolument pas fan du climat de Tenerife! What?!? Pourtant les Canaries sont réputées pour leur climat doux toute l’année. Oui c’est vrai, surtout quand l’hiver frappe le continent européen, mais ce ne sont pas les Caraïbes non plus. Déjà, il souffle tout le temps! Et ce n’est pas la petite brise marine super agréable en bord de mer. Non, c’est du gros vent, parfois froid, parfois chaud dépend d’où il vient, mais presque toujours assez fort pour nous refiler un bon mal de tête. Ensuite, le temps change tout le temps. Il y a douze saisons en une seule journée! Et les températures changent au gré du passage des nuages ou du soleil. Nous sommes devenus des pros pour enfiler et enlever notre jaquette en moins de deux secondes! Nous n’avons pas eu de bol cette année avec Filomena, qui nous a amené un gros temps hivernal et même de la neige à partir de 1500 mètres d’altitude. Mais elle a eu le mérite d’amener un peu d’humidité bienvenue. Le seul moment où la météo est stable, c’est pendant un épisode de « Calima ». Cali quoi? C’est un phénomène qui se produit quand souffle le Sirocco, un vent chaud d’Afrique qui nous apporte du sable du Sahara. Les particules de sable et de poussière sont suspendues dans l’air provoquant une légère brume qu’on appelle aux Canaries la Calima. C’est un réel bonheur au niveau des températures car elles atteignent allègrement trente degrés même en janvier mais c’est un cauchemar pour nos bronches car l’air y est très sec et presque irrespirable. En gros, nous avons l’air de gros grinch de la météo mais nous trouvons vraiment le climat trop sec, trop venteux, trop changeant et trop froid même si nous préférons ça aux hivers européens. Si la situation sanitaire perdure, nous irons tout de même, l’hiver prochain, nous terrer quelque part dans un vrai climat tropical.

Bon plan ou pas ? Mouais…

Pour la randonnée

Nous sommes des grands fans de randonnées et c’est ce qui nous a poussé à venir à Tenerife grâce à son relief accidenté. Et nous n’avons pas été déçus. Il y a des kilomètres de sentiers qui vont de la simple balade côtière au chemin de haute montagne et, comme dit plus haut, le tout dans des paysages incroyables!

Bon plan ou pas? Carrément!

Pour la culture

Là, ça se corse. Nous espérons en trouver un peu plus dans les villes du nord car dans le sud c’est mort et ça commence sérieusement à nous manquer. Evidemment, l’histoire des Canaries n’est pas aussi riche que sur la péninsule donc les sites historiques, dont nous sommes friands sont très rares. La situation sanitaire n’aide malheureusement pas la culture. Le Carnaval le plus important d’Espagne, qui se déroule normalement à Santa Cruz, n’aura pas lieu cette année.

Bon plan ou pas? Bof, même hors Covid.

Pour le visa

Souvenez-vous, ce printemps nous avons dû quitter à regret la Malaisie car nous n’avons pas pu obtenir un renouvellement de visa. Nous ne voulions pas nous confronter au même problème et devoir rentrer en Europe en plein hiver. Comme nous sommes détenteurs d’un passeport espagnol, nous n’avons évidemment aucun souci de durée de séjour aux Canaries. Et même avec notre passeport suisse, ça n’aurait pas posé de problème puisque la Suisse fait partie de l’espace Schengen. La situation peut donc s’éterniser, nous n’aurons pas de problème! Mais nous espérons quand même qu’elle se décante dans un avenir pas trop lointain.

Bon plan ou pas? Oui

Parce-que c’est en Europe

Même si nous sommes géographiquement en Afrique, les Canaries font partie de l’Espagne, donc de l’Union Européenne. Nous avons droit à tout le confort européen. Mais nous avons également très bien vécu en Amérique du Sud ou en Asie.

Bon plan ou pas? Franchement, on s’en fout!

Le verdict est sans appel! Passer l’hiver (ou plus) à Tenerife est un bon plan! C’est un coin que nous ne connaissions pas auparavant donc nous avons encore l’attrait de la découverte. Nous sommes conscients que nous y sommes dans une période sans touristes et qu’en temps normal, ce sont des hordes de visiteurs qui débarquent dans l’archipel. Très égoïstement, nous sommes assez contents de cet état de fait.

Nous allons rester dans notre appartement de San Isidro, dans le sud, jusqu’à début mars. Ensuite, nous déménagerons dans le nord, sûrement à Santa Cruz, pour découvrir cette partie de l’île. Nous y resterons jusqu’à ce que la situation se stabilise. Nous irons peut-être découvrir une autre île mais pour l’instant, c’est impossible. Nous trépignons d’impatience à l’idée de reprendre nos sacs à dos pour notre tour du monde 2.0. Nous espérons un départ pour cet automne mais, comme vous le savez, rien n’est moins sûr! En attendant, prenez bien soin de vous et continuez à rêver!

Bilan d’une année 2020 vraiment bizarre

Avec la situation exceptionnelle due à la Covid-19 que nous subissons depuis mars, cette année 2020 sera particulière pour chacun d’entre nous, entre confinements, frontières fermées, mesures, relâchement des mesures, re-mesures, changement de mesures, fermetures des lieux fermés, réouverture de certains lieux puis re-fermeture, port du masque, distanciation sociale, couvre-feu, etc… Sans compter que certains d’entre nous ont été durement impactés par le Coronavirus que ce soit, par exemple, en étant malades où en devant cesser leur activité professionnelle. Nous pensons très fort à vous pendant ces moments difficiles.

Evidemment, nous avons également été impacté dans une moindre mesure par les évènements, surtout en ce qui concerne les voyages et la mobilité. Comment, en tant que nomades, avons-nous dû gérer la situation actuelle? Nous allons essayer de vous répondre avec notre petite rétrospective de cette année 2020 dont on se souviendra encore longtemps.

Janvier

Elle avait pourtant bien commencé cette année 2020! Le jour de l’an, nous étions au Vietnam en compagnie de nos amis Seb, Delphine, Eloane et Petit Fabien qui étaient venus nous rejoindre pour les fêtes de fin d’année. Ensuite, toujours au Vietnam, ce sont Angela et Raymond, les parents de Fab qui sont venus faire un bout de chemin avec nous. Il se parlait déjà d’un virus en Chine voisine mais les Vietnamiens n’avaient pas l’air de prendre la menace au sérieux. Nous en rigolions d’ailleurs entre nous. Bref, janvier était encore le temps de l’insouciance où nous avons pu profiter de nos proches et découvrir un des pays coup de cœur de notre tour du monde.

Février

Février ne change pas beaucoup de janvier. Nous profitons des derniers moments en famille sur l’île de Phu Quoc avant le retour en Suisse d’Angela et Raymond. Après des mois en Asie, nous rêvions d’un peu de changement.(si nous savions!!) Nous retournons donc à la maison, en Malaisie, afin de nous poser un peu, de retrouver des amis à Georgetown et de préparer un tour du monde 2.0. Avant de quitter l’Asie, Fab a émis le désir de voir la fameuse Death Railway et le pont sur la rivière Kwai dans l’ouest de la Thaïlande. Le Coronavirus prend de l’ampleur en Chine, l’île de Penang est vidée de ses touristes chinois. Mais la vie suit toujours son cours normalement.

Mars

Nous sommes tranquillement en train de profiter de la douceur de vivre de Thaïlande quand la situation commence vraiment à dégénérer. L’Europe commence à être touchée de plein fouet par la pandémie, les frontières ferment, les avions ne volent plus et les touristes essaient tant bien que mal à rejoindre leur pays. Pour nous, il est hors de question de nous ruer sur un aéroport pour prendre un vol, d’autres personnes en ont plus besoin que nous, mais nous savons que nous devons nous poser quelque-part en attendant que la situation se calme un peu. Nous décidons, pour des raisons que nous expliquons ici, de rejoindre la Malaisie par le premier train de nuit disponible. C’était une bonne idée car le pays a fermé ses frontières 48 heures après notre arrivée. Nous trouvons un logement sympa près de Georgetown et heureusement car, dès le 18 mars, la Malaisie impose un confinement total.

Avril

Ce n’est vraiment pas le mois le plus excitant de 2020 pour nous car nous l’avons passé en confinement total. Mais nous n’étions pas à plaindre pour autant, le coin était sympa, nous avions une terrasse pour prendre l’air et observer la faune du parc national tout proche ainsi qu’une cuisine digne de ce nom pour nous concocter de bons petits plats avec les produits locaux absolument délicieux. Nous nous sommes mis au yoga (que nous pratiquons toujours!) et nous n’avons jamais autant utilisé nos liseuses. Seule grosse frustration : la mer à quelques centaines de mètres mais avec l’interdiction de nous y rendre! Par contre, nous avons eu le temps de développer diverses activités professionnelles en ligne qui nous assurent un revenu et qui nous permet, encore aujourd’hui, de voir l’avenir toujours en mode voyage.

Mai

Mi-mai, les mesures du lockdown se relâchent un peu. Nous pouvons enfin sortir après deux mois de confinement total, mais ne pas quitter l’état. Nous rencontrons d’autres francophones dans la même galère que nous à Georgetown et ça nous fait plaisir d’enfin partager un moment avec d’autres êtres humains! Mais les autorités malaisiennes ne sont pas claires avec le sort des touristes bloqués dans le pays et notre visa expire début juin. Dans le flou total, nous décidons, la mort dans l’âme, de prendre un billet d’avion pour un retour en Suisse. Les derniers jours en Malaisie se passent à obtenir les autorisations pour sortir de l’état (lettre justificative de l’ambassade, tampon de la police, etc…) afin de pouvoir rejoindre l’aéroport de Kuala Lumpur.

Juin

Pour nous, ce sera clairement le mois le plus pourri de 2020! Le 1er juin, jour de l’anniversaire de Fab, nous embarquons dans un vol KLM à destination d’Amsterdam, puis de Genève. Sympa l’anniversaire! L’aéroport de Kuala Lumpur est vide, c’est déprimant. Après des mesures barrières très strictes en Asie, nous sommes étonnés de voir que l’Europe n’a pas l’air de prendre cette pandémie très au sérieux. Afin de préserver nos proches, nous nous imposons une quarantaine de quatorze jours. Nous passons juste prendre la voiture que nous ont généreusement prêtée nos amis Seb et Delphine (encore un IMMENSE MERCI à eux!!) baptisée « Lechuga » (laitue) à cause de sa couleur verte. Mais devoir refuser les câlins aux enfants par peur de les contaminer nous déchire le cœur. Nous logeons à Haute-Nendaz, station de ski des Alpes Valaisannes où nous squattons honteusement l’appartement de vacances des parents de Fab (un GRAND MERCI à eux également!!) Nous nous retrouvons un peu comme deux cons avec un temps pourri et froid à nous demander ce que nous foutons là! A ce moment-là, nous sommes vraiment au fond du bac.

Juillet

Heureusement, les beaux jours finissent par arriver et nous pouvons enfin revoir nos proches! Il y a tellement de gens qui veulent nous revoir que nous devons tenir un agenda afin de pouvoir honorer toutes les invitations mais ça nous met du baume au cœur! (MERCI A VOUS TOUS!) Nous avons vraiment passé de bons moments en très bonne compagnie. La Covid-19 a apparemment décidé de faire une trêve et les frontières européennes rouvrent gentiment, ce qui nous fait penser à la suite. Notre choix se porte sur l’Espagne, le deuxième pays d’origine de Fab. Nous prévoyons un départ pour le 15 août mais la Catalogne, que nous devons traverser, annonce une recrudescence de cas et de nouvelles mesures. Nous avançons notre départ et le 28 juillet, nous voici dans le train qui nous emmène vers le sud!

Août

Espagne nous voilà! Les mesures sanitaires sont beaucoup plus strictes qu’en Suisse mais la vie suit son cours avec une ferveur toute méditerranéenne. Nous retrouvons enfin la mer et des chaleurs dignes de ce nom! Nous sommes à Puerto de Sagunto, tout près de Valence dans le fief familial à Fab à une petite centaine de mètres de la Grande Bleue. Nous nous heurtons à la bureaucratie espagnole mais dans l’ensemble tout roule. Nous découvrons avec joie les trésors culturels et naturels de la région qui nous entoure. Nous profitons de l’abondance des bons produits méditerranéens pour nous concocter de bons petits plats même si les currys asiatiques nous manquent un peu.

Septembre

Les températures sont plus agréables pour la randonnée mais elles restent encore très estivales, pour notre plus grand bonheur. Notre vie sédentaire commence à nous peser et la bougeotte nous reprend assez vite. Nous profitons de la situation sanitaire pas trop grave pour découvrir le sud de la Communauté Valencienne dans la région d’Alicante. Notre petit périple se prolongera durant trois bonnes semaines et nous emmènera jusqu’en Andalousie.

Octobre

La trève Covid se termine et l’Espagne entre gentiment dans la deuxième vague de l’épidémie. Nous rentrons à Puerto de Sagunto mais nous savons qu’il nous faudra trouver une solution pour l’hiver car l’appartement n’est pas du tout adapté au froid même modéré de Méditerranée. Nous pensons sérieusement nous envoler vers le Mexique, un des seuls pays tropicaux accessibles du moment mais nous ne voulons pas nous retrouver, comme en Malaisie, avec des problèmes de visas à renouveler. Notre choix se portera finalement sur l’île de Tenerife dans les Canaries. Nous pensons partir au mois de décembre mais l’état annonce de nouvelles restrictions comme un couvre-feu et un confinement périmétral (fermeture des frontières intérieures). Nous préférons avancer notre départ pour fin octobre. Avec raison! Le lendemain de notre arrivée dans l’archipel, la Communauté Valencienne annonce la fermeture de ses frontières.

Novembre

Nous découvrons les paysages incroyables de Tenerife et profitons d’une chaleur bien appréciable. Nous passons des heures dans les chemins de randonnée et retrouvons avec joie les fruits tropicaux. Les restrictions sanitaires sont moins strictes que sur la péninsule. Nous ne regrettons pas notre choix.

Décembre

La météo n’est pas aussi belle et stable qu’en novembre, nous essuyons quelques belles tempêtes venues tout droit de l’Atlantique et qui nous donnent un temps instable. Le Teide se pare d’un joli manteau blanc. Nous devons changer d’appartement en cours de mois et passons du temps à effectuer des visites de logement. Finalement, nous trouverons bien mieux! Mais Tenerife voit ses cas de Covid grimper et les autorités prennent des mesures drastiques. L’île sera quasiment bouclée pour toutes les fêtes de fin d’année et au moins jusqu’au 10 janvier. Ces annonces, la météo capricieuse et ce Noël très restrictif et pas totalement à la fête nous plombent un peu le moral. La frustration de ne pas pouvoir voyager comme nous le voudrions commence aussi à se faire sentir même si nous comprenons parfaitement les restrictions de mobilité. Heureusement, nous avons des colocs en or et la cohabitation se passe en harmonie.

Conclusion

Malgré cette crise de ouf, 2020 n’aura finalement pas été notre pire année. Il y en a eu des bien pires auparavant, en ce qui nous concerne. Elle nous aura montré que nous sommes capables de nous adapter à beaucoup de situations. Quoi qu’il arrive, nous en sortirons grandis. Nous avons de la chance d’être vivants, en bonne santé, d’avoir des proches en bonne santé également, de vivre une vie de nomades et d’avoir un petit job en ligne qui nous permet de continuer de vivre la vie que nous aimons. De toute façon, nous préférons nous concentrer sur ce que nous avons plutôt que sur ce que nous aurions pu avoir si la situation avait été différente. Nous avons pu découvrir de nouvelles choses malgré le contexte sanitaire, revoir nos proches et ne pas trop souffrir du froid (Oui, pour Van c’est important!) En ce qui nous concerne, les obstacles rencontrés ont tendance à nous souder encore plus donc 2020 aura été un vrai ciment pour notre couple.

Et en 2021?

Il aura fallu passer Noël, une bonne pluie et un taux d’humidité acceptable, chose très rare dans le sud de Tenerife, pour nous remonter le moral! D’ailleurs, vous auriez dû voir la tête de nos colocs quand nous sommes sortis sur la terrasse faire la danse de la joie sous la pluie! Nous avons décidé de sortir de notre torpeur et de nous atteler à l’organisation de notre tour du monde 2.0!! Nous ne savons juste pas quand il aura lieu, pour des raisons évidentes de situation sanitaire, mais nous avons déjà une bonne idée de l’itinéraire. Petit indice : ce sera un endroit nouveau. Nous espérons pouvoir le concrétiser d’ici septembre ou octobre mais, comme vous le savez, rien n’est sûr. Dans un premier temps, nous pensons rester dans les Canaries au moins jusqu’en avril, pour des raisons météorologiques cette fois. Nous pensons profiter de la douceur du sud de Tenerife jusqu’à février ou mars puis nous irons découvrir le nord. Nous n’excluons pas d’aller découvrir une autre île si les mesures s’assouplissent.

En attendant, nous vous souhaitons la meilleure année 2021 possible en espérant que la situation se calme un peu. Prenez tous soin de vous!

Bilan de notre séjour suisse

Notre retour forcé en terres helvétiques n’aura finalement pas duré si long que ça. Le temps aura passé relativement vite entre notre quarantaine, les rencontres avec les proches, les tracas administratifs, les kilomètres de randonnées dans nos belles Alpes et la préparation de notre nouvelle vie d’expats en Espagne. Nous avons également avancé notre départ de plus de deux semaines car, recrudescence de Covid-19 oblige (encore!), nous ne savons pas si les frontières vont encore rester ouvertes longtemps.

Nous allons essayer de dresser un de nos traditionnels bilans de ces deux derniers mois un peu particuliers pour nous.

En chiffres

Durée du séjour

56 jours, presque deux mois.

Distance parcourue

Environ 2500 km grâce à notre vaillante « Lechuga » (notre voiture gentiment prêtée par nos amis, merci encore à eux!!) qui a bravé les routes de montagnes, ainsi que plusieurs centaines de kilomètres à pied dans nos belles Alpes Valaisannes. Promis, la prochaine fois, nous essaierons de penser à télécharger une application podomètre!

Cantons traversés

Quatre : Genève, Vaud, Valais, Fribourg. Notez quand même que nous avons bien pris soin d’éviter la Suisse Allemande!

Extrêmes de températures

9 degrés lors de la superbe météo automnale de début juin, 32 degrés lors de belles journées estivales dans la vallée du Rhône. Bref, un été typique suisse.

Extrêmes d’altitudes

373 mètres à Genève (non, il n’y a pas la mer en Suisse, snif!), 2436 mètres à la Grande-Dixence.

Nombres de bisses parcourus

Huit : bisse Vieux, bisse du Milieu, bisse d’en Bas, bisse de Saxon, bisse de Chervé, bisse de Clavau, bisse du Ro, bisse de Vex.

Nombre de randonnées

Pas assez à notre goût mais la météo pourrie du mois de juin, notre job et nos divers rendez-vous ont pas mal piétiné sur notre emploi du temps.

Nombre d’apéros et de bouffes

Trop pour notre petit foie habitué à manger sainement! Mais c’était bien sympa!

Nombre de nouveaux venus rencontrés dans nos familles respectives

Six : un neveu, une nièce, un neveu à quatre pattes et trois petits cousins.

Et alors? Comment ça s’est passé??

En deux mots : relativement bien. Nous nous attendions à pire. Nous avons lu des billets d’autres voyageurs sur leur retour au bercail et la tendance est à l’euphorie au début de retrouver les proches et certaines bonnes choses du quotidien avant de sombrer dans une déprime du retour. Pour nous, à cause des circonstances particulières liée à la Covid, c’est exactement le contraire qui s’est produit. Nous nous sommes retrouvés seuls, en quarantaine sous une météo digne d’un automne pourri. Nous avons vraiment passé de sales quarts d’heure psychologiques. Puis, les quatorze jours ont fini par passer, l’été s’est enfin installé et nous avons pu rencontrer du monde. D’ailleurs, les invitations ont été tellement nombreuses que nous avons dû tenir un agenda! Mais nous avons vraiment passé de bons moments avec des gens que nous n’avions pas revu depuis plus de deux ans, voire plus pour certains. Nous profitons de cet article pour remercier tous ceux qui ont partagé un moment avec nous durant notre séjour en Suisse!

Malgré quelques tracasseries administratives bien embêtantes, nous plonger dans la préparation de notre nouvelle vie nous a filé la pêche et nous a bien boosté le moral!

Les trucs de ouf qui nous ont marqué lors de notre retour en Suisse

Parce-que nous nous sommes habitués à d’autres façons de vivre, à d’autres coutumes, à d’autres climats que nous avons totalement hallucinés en reprenant quelques habitudes typiquement suisses ou européennes. A prendre avec humour…

Il ne fait jamais nuit dans ce pays!

La faute au solstice d’été et à une position géographique bien trop septentrionale à notre goût! A cinq heures et demie du matin, il fait grand jour! A 22 heures, il fait toujours jour! Le crépuscule dure trois plombes! Nous qui étions habitués à l’interrupteur jour/nuit des Tropiques et à la nuit noire dès 19 heures, voire plus tôt à certains endroits, nous avons été complètement déphasés par tant de lumière du jour.

Il n’y a pas un déchet par terre!

C’est plutôt une bonne nouvelle! Les montagnes de déchets que nous avons vues un peu partout dans le monde ont fait partie de nos plus grandes déceptions de voyageurs. Donc de voir des paysages vierges de tout plastique, c’est un réel bonheur!

On peut traverser la route sans craindre pour sa vie!

Déjà, il y a des passages piétons et en plus les voitures s’arrêtent pour nous laisser traverser. Parfois, il y a même des feux rouges, et c’est respecté! Nous qui étions devenus experts pour esquiver les scooters au Vietnam ou en Thaïlande, nous avons dû apprendre à nous discipliner.

Le coût de la vie

Y a-t-il vraiment des gens ici qui arrivent à vivre sans devoir vendre tous leurs organes?

Il est impossible de rater un plat!

Il y a 12 degrés différents de chaleur sur la cuisinière et le four possède une multitude de programmes de cuisson! Souvent, en voyage, nous avions juste le choix entre la grande flamme ou la très grande flamme des cuisinières à gaz hors d’âge.

La randonnée, c’est dans les gènes de chaque Suisse!

Du coup, c’est facile d’accès, bien balisé et surtout, c’est gratuit! Il y en a pour tous les goûts : de la petite balade tranquille au trek de haute montagne. Revers de la médaille, les sentiers sont devenus de vraies autoroutes surpeuplées.

L’accueil et le sourire à la Suisse

No comment! Mais nous nous sommes pris une sacrée baffe!

Le négativisme ambiant

A croire que se plaindre est le sport national.

Quel accent!

Vous aussi vous trouvez que les Vaudois parlent avec le nez? Comment ça le dîner est le repas de midi? Nous sommes à Nendaz et pas « en haut à Ninde », même si c’est en Valais!

Nous avons dû trop côtoyer de Français durant notre périple car nos beaux accents régionaux nous font bien marrer.

Le choix hallucinant de sortes de pâtes au supermarché

Pour Van qui est « pasta addict », c’est le paradis! Plus sérieusement, le choix presque infini de tous les produits nous laisse dubitatifs. Nous ne comprenons plus cette tendance à la surconsommation.

La bonne eau pure des Alpes Valaisannes

Pas besoin d’acheter des bouteilles en plastique d’eau minérale, l’eau est potable partout, sauf mention contraire. Il est facile de remplir nos gourdes dans presque n’importe quelle fontaine. Par contre, elle est super calcaire et nous devons utiliser une tonne de crème hydratante après chaque douche pour ne pas arborer une belle peau de serpent!

Beau pays mais sec!

C’est une expression typiquement valaisanne qui signifie que c’est l’heure de l’apéro, que les verres n’ont pas été remplis et qu’il commence à faire soif! Mais nous pouvons également utiliser cette expression au sens littéral car, par beau temps, le taux d’humidité n’excède pas 20% et, après un climat tropical bien humide (plus de 85%), nos bronches souffrent de la sécheresse.

Comment ça c’est fermé le dimanche?

Et en plus, on ne peut même pas manger à n’importe quelle heure!!

Sérieusement, vous mangez le riz avec une fourchette?

Essayer avec une cuillère, c’est beaucoup plus facile!

Ça ne vous a pas manqué la fondue?

Question posée à peu près un million de fois depuis notre retour. Sérieusement, quand il fait 35 degrés sous un soleil de plomb et une humidité de plus de 85%, avez-vous vraiment envie d’une fondue? Non? Ben nous non plus! Et pour être totalement honnête, la fondue c’est juste du pain trop sec avec du fromage trop cuit.

Next stop : España!!

Nous vous l’avions déjà annoncé dans notre précédent article, notre prochaine étape sera l’Espagne. Nous nous installerons à Puerto de Sagunto, dans le fief familial à Fab, en attendant de voir comment va évoluer la pandémie de Coronavirus. Vu la quantité de bagages que nous avons et notre petite fibre écologique, nous y descendrons en train via Valence (en France), Perpignan et Barcelone.

Mais c’est où Puerto de Sagunto?

A un peu plus de 1200 kilomètres de la Suisse. Plus précisément, c’est à 25 kilomètres au nord de Valence (en Espagne cette fois), la troisième ville du pays sur la côte méditerranéenne. Bref, il y a bien pire comme endroit! Surtout que, selon Google Maps, nous ne logerons qu’à 130 mètres de la mer!

Nous espérons pouvoir profiter de (re)découvrir ce coin de pays si la Covid-19 nous laisse un peu tranquille. Nous n’avons pas d’autres projets pour l’instant car nous n’avons aucune idée de l’évolution de la situation dans les prochains mois à venir. A court terme ce sera playa, un peu de tourisme en terre hispanique, randonner sur les différents GR du pays, installer une bonne connexion internet si nous voulons continuer nos activités en ligne et trouver un chauffage pour l’hiver pour Van la frileuse.

Nous ne manquerons pas de partager avec vous nos nouvelles aventures et si vous pensez vous rendre en Espagne, n’hésitez pas à nous faire signe!

Retour en Suisse et nouveau départ

Voilà presque un mois que nous sommes de retour en Suisse, retour qui s’est déroulé dans des conditions un peu particulières. Nous allons vous raconter tous les états d’âmes que nous avons connus et par lesquels nous passons encore maintenant et, en fin d’article, nous allons parler d’avenir avec notre nouveau projet en préparation.

Un retour, ça se prépare

Tous les voyageurs au long cours vous le diront : préparez votre retour, ça permettra d’amortir la chute. Sauf que notre retour n’était pas du tout prévu! Nous étions bien partis dans notre vie de nomades mais voilà, un méchant virus a changé la donne. Avec la fermeture des frontières et la galère pour renouveler notre visa en Malaisie, nous n’avons pas eu d’autres choix que de rentrer en Suisse. Un retour de voyage au long cours, ce n’est jamais évident, mais quand il n’est ni prévu, ni souhaité, c’est moralement difficile à accepter même si nous savions dès le départ que ce ne serait qu’une situation provisoire.

Pas de grandes retrouvailles…

Le point positif d’un retour, c’est de pouvoir revoir ses proches. Mais Covid-19 oblige, nous avons dû observer une période de quarantaine avant les retrouvailles. Mais nous nous sommes rattrapés après les quatorze jours réglementaires. Nous avons pu rencontrer les nouveaux membres de nos familles : notre nièce Lucie même si elle a été moyennement enthousiaste à voir son « Tonton Ayent », notre neveu à quatre pattes Barney et rendez-vous est pris pour faire la connaissance de notre neveu Samuel. Nous sommes ravis que la vie ait suivi son cours pour les personnes restées ici pendant notre absence car notre première impression à notre arrivée a été que rien n’a changé en deux ans et demi… sauf le présentateur vedette du téléjournal!

Il nous reste encore du monde à voir avant notre départ. Nous sommes tellement sollicités que nous avons dû ouvrir un agenda pour nous organiser! Nous qui avions pris l’habitude de vivre au jour le jour… Nous ne nous plaignons pas, nous sommes vraiment ravis de revoir nos proches et amis! Ils profitent juste de nous voir quand ils en ont l’occasion vu que nous leur avons déjà annoncé notre prochain départ.

Quand la météo s’en mèle…

Quand nous nous sommes résignés à prendre nos billets de retour, nous avons relativisé en nous disant que nous avions de la chance de rentrer au mois de juin et pas en plein hiver. Sauf que cette année, la météo des deux premières semaines de juin était digne d’un mois de novembre! Surtout en altitude où nous sommes! Notre moral, qui n’était déjà pas bien haut, en a pris un coup! Nous guettions la moindre éclaircie pour aller faire une petite marche entre deux averses emmitouflés sous des couches d’habits tant nous étions en choc thermique. L’avantage de ce temps pourri c’est qu’il n’y avait absolument personne sur les sentiers. C’était parfait pour la distanciation sociale. Heureusement, l’été a fini par arriver amenant avec lui le soleil et des températures supérieures à trente degrés. Tout ce que nous aimons!

Retour au métro, boulot, dodo???

Non!!! Surtout pas!!! Sur ce coup là, nous sommes particulièrement chanceux. Grâce à nos petits boulots en ligne, nous pouvons couvrir nos frais sans puiser dans nos économies. Il suffit juste d’une bonne connexion internet. Nous pouvons travailler à notre rythme aux horaires que nous souhaitons. C’est une situation qui nous convient à merveille même si ne pas se tuer à la tâche pour un « vrai travail » bien rémunéré est socialement inacceptable en Suisse.

Nous avons également la chance de loger dans l’appartement des parents de Fab (un grand MERCI à eux!!) qu’ils possèdent à Haute-Nendaz, une station de montagne des Alpes Valaisannes. L’ambiance est plus cool qu’en ville car c’est un lieu dédié aux loisirs : ski en hiver, randonnées en été. Nous sommes peu happés par le stress permanent de la vie à l’occidentale même si nous nous rendons parfaitement compte d’être en décalage total avec la population locale.

Nous profitons d’être proche de la nature pour effectuer des kilomètres de randonnée, surtout depuis le retour du soleil. Grâce à nos heures passées dans la jungle tropicale, nous avons pris l’habitude d’observer les animaux ce qui nous permet maintenant de reconnaître les espèces locales qui peuplent nos Alpes. Nous redécouvrons notre pays avec nos yeux de touristes. Chose que nous avions rarement le temps de faire auparavant.

Déprimés nous?

Il y a des hauts et des bas. Nous avons la chance de n’être que de passage et de plancher sur de nouveaux projets. Mais avec le tourbillon des retrouvailles, des démarches administratives et de la vie en général, nous avons l’impression que ces deux ans et demi ont été balayés d’un revers de la main. Nous sommes conscients que chacun a sa vie et que nos choix ne concernent que nous. Nous ne cherchons pas non plus à être compris dans notre démarche mais parfois, nous nous sentons isolés sur notre planète de globe-trotteurs. Heureusement, nous gardons le contact avec d’autres voyageurs rencontrés au cours de notre long périple et nous nous remontons le moral mutuellement.

Rassurez-vous, ces déprimes sont passagères et nous sommes super motivés à continuer l’aventure. C’est ce qui nous fait tenir. Les petites merveilles que nous avons rameneés comme du curry malais ou du masala chaï nous rappellent nos meilleures moments en Asie et nous mettent un peu de baume au cœur.

Mais parlons plutôt d’avenir!

Nous vous promettons des news depuis des semaines. Enfin les voici!

Nous allons reprendre la route en direction….. (attention, roulement de tambour!!!)…. L’Espagne!

Vous vous imaginiez sûrement quelque-chose de plus exotique comme les steppes mongoles ou la savane africaine mais nous ne sommes pas encore au clair avec la possible évolution de l’épidémie de Covid-19.

Le choix de l’Espagne n’est pas un hasard, c’est le deuxième pays d’origine de Fab. Comme nous n’avons pas beaucoup d’espoir de voyager cette année, toujours à cause de ce satané virus, nous nous y installerons en attendant des jours meilleurs. Nous avions annoncé le 15 août comme date de départ, ce sera sûrement avant. Nous espérons avoir tort mais nous sentons arriver une deuxième vague de Covid-19 et nous ne voulons pas rester bloqués en Suisse en cas de nouvelle fermeture des frontières. Comme l’Espagne se trouve dans l’espace Schengen, nous n’aurons pas de problème de visa en cas de deuxième confinement.

Même si ce n’est pas un pays inconnu pour nous, l’Espagne nous offrira encore beaucoup de choses à découvrir. L’hiver y est un peu moins rude qu’en Suisse et en plus, une bonne partie est au bord de la mer!

Ensuite, nous suivrons de près l’évolution de la situation pour poursuivre nos aventures. Nous avons un infime espoir de pouvoir passer l’hiver sous les cieux plus cléments du Maroc.

Notre grand projet pour le futur est le continent africain, que nous ne connaissons pratiquement pas et qui nous fait rêver. Mais pour l’instant, ça reste de la musique d’avenir…

Bilan du confinement et fin d’une aventure

Si vous nous avez suivis sur les différents réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes, malheureusement, de retour en Suisse. Nous avons pris la décision du retour la mort dans l’âme après plus de deux mois et demi de confinement en Malaisie. Nous allons vous raconter les détails de notre retour mais avant, voici un petit bilan de notre lockdown.

En chiffres

Durée du confinement

79 jours dont 51 jours de confinement total avec autorisation de sortie seulement pour faire les courses.

Lieu du confinement

Batu Ferringhi sur l’île de Penang, au nord-ouest de la Malaisie, à onze kilomètres au nord de la ville de Georgetown.

Budget

7635 Ringgit (1714,30 CHF / 1578€) soit une moyenne journalière de 21,70 CHF (20€). Le confinement a fait du bien au porte-monnaie!

Distance parcourue

414 km de Batu Ferringhi à l’aéroport de Kuala Lumpur pour prendre notre vol. Sinon, 300 mètres pour aller faire les courses.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer à la plage de Batu Ferringhi, 66 mètres en ville de Kuala Lumpur

Extrêmes de température

36 degrés au soleil et 28 degrés sous l’orage. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous sommes en train de nous les geler en Suisse avec dix petits degrés et nous nous demandons qu’est-ce que nous foutons là!

Pourquoi avoir pris la décision de rentrer en Suisse?

Vous vous en doutez sûrement, ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons pris la décision de rentrer. Mais voilà, notre visa arrivait à terme trois jours après la fin du confinement, prévu pour le 9 juin et nous n’avions aucune garantie de possibilité de prolongement. L’immigration malaisienne a communiqué plusieurs informations contradictoires sur le sujet. La Malaisie a un gros problème avec les travailleurs illégaux, généralement en provenance d’Indonésie, d’Inde, du Sri Lanka ou de Birmanie, qui y viennent gagner de l’argent au noir avec un visa de touriste. Ce sont ces travailleurs qui sont à l’origine de la plupart des clusters de Covid 19 du pays, d’où la très grande réticence des autorités à prolonger les visas des étrangers.

Quitter le pays pour se rendre chez ses voisins n’était pas possible, les frontières étant toujours fermées, au moins jusqu’en juillet. En revanche, l’Europe commençait à annoncer des prochaines ouvertures de frontières.

Quand KLM a ouvert des vols pour l’Europe à prix abordables, nous n’avons pas hésité longtemps. Surtout que la compagnie dessert l’aéroport de Genève. Nous ne voulions absolument pas atterrir à Zurich : c’est presque à trois-cents kilomètres d’où nous logeons, l’aéroport est vraiment glauque et c’est plein de Suisses-Allemands!

Mais il faut déjà se rendre à Kuala Lumpur….

Une fois les billets d’avion achetés, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Outre le fait que nous sommes en profonde dépression, nous devons obtenir un permis pour nous rendre à Kuala Lumpur. Les voyages inter-états sont toujours interdits. Heureusement, l’ambassade de Suisse est au taquet (merci à elle!) et nous pond une jolie lettre bien diplomatique qui justifie notre déplacement. Il faut juste la faire tamponner par la police locale, exercice finalement assez marrant vu la nonchalance et la sympathie des policiers malaisiens. Nous nous sommes également rendus à Butterworth, la ville en face de Georgetown sur le continent, pour acheter les billets de train après avoir dû nous enregistrer à plusieurs endroits et après avoir passé tous les contrôles sanitaires dont la prise de température, Covid 19 oblige.

Et c’est parti!

Voyager en Malaisie en temps de Covid, ce n’est vraiment pas marrant. Le pays, connu pour l’accueil et le sourire de sa population, sa street-food et son ambiance chaleureuse semble bien tristounet avec ses échoppes fermées et la distanciation sociale. Mais l’épidémie est vraiment prise au sérieux : il n’y a qu’une place sur deux attribuée dans le train, notre température est contrôlée partout, nous avons dû prendre notre petit-déjeuner à deux extrémités d’une grande table et l’aéroport de Kuala Lumpur est vide! Nous étions d’ailleurs une petite quinzaine à embarquer dans un énorme B787. Mais, lors de notre escale à Bangkok, ça se gâte : l’avion est presque plein. Quant à notre arrivée en Europe, à Amsterdam puis à Genève, c’est encore pire! A croire que la pandémie n’a jamais existé, tout le monde se fiche des gestes barrières.

Welcome to Switzerland!

Rentrer en temps d’épidémie, c’est vraiment bizarre. Nous nous sommes mis en quarantaine volontaire pour ne pas contaminer nos proches, donc pas encore de grandes retrouvailles. Par chance, nous pouvons bénéficier de l’appartement des parents à Fab (un grand merci à eux!) à Haute-Nendaz, au cœur des Alpes valaisannes et des sentiers de randonnées tout proches encore déserts en cette saison. Nous avons juste revu nos amis téméraires, Seb, Delphine, Eloane et Petit Fabien car ils nous ont très gentiment mis à disposition un voiture. (Un grand merci à eux également!) Mais devoir refuser un câlin aux enfants pour ne pas risquer de les contaminer est juste inhumain.

Nous avons eu de la chance d’arriver avec le soleil qui nous a permis d’effectuer une première petite randonnée mais ça n’a pas duré! La météo est actuellement bien automnale avec de la pluie et des températures glaciales, surtout à 1400 mètres d’altitudes où nous sommes. Le climat tropical nous manque énormément. Nous retrouvons la joie de nous emmitoufler sous le duvet pour regarder la télé, ce qui n’aide pas notre moral.

Alors, cette fois c’est la fin?

Nous avons géographiquement bouclé notre tour du monde mais nous planchons déjà sur de prochaines aventures! Les deux prochains mois devraient se passer en Suisse afin de profiter de nos proches et, espérons-le, d’un vrai été. Nos amis vont d’ailleurs tenter de traverser le Rhône pour passer quelques jours en Valais avec nous. C’est un acte très courageux pour des Vaudois, le Vietnam à côté, ce n’est rien!

Ensuite, c’est la situation sanitaire qui va décider. Nous ne pensons pas qu’il sera possible de voyager comme avant en 2020. Nous planchons, dans un premier temps, sur l’Europe du Sud où les hivers sont moins rigoureux. Nous avons déjà une idée qui n’attend qu’à être concrétisée. Restez attentifs, des annonces vont suivre très prochainement! Et le blog continuera à vivre!

Nous nous réjouissons de repartir sur un projet tout neuf tout en étant les « nouveaux nous » après deux ans et demi de voyage!

Voyage et écologie. Où en sommes-nous ?

C’est un sujet qui nous tient vraiment à cœur dans notre voyage car nous avons été témoin, plus souvent qu’à notre tour, de l’impact désastreux que l’être humain (nous y compris) a sur notre pauvre petite planète.

Notre pause forcée en Malaisie due aux circonstances actuelles nous a fait encore plus réfléchir à notre emprunte carbone dans ce voyage et dans notre vie en général. Nous avons conscience d’avoir été très mauvais écologiquement même si depuis plusieurs mois, nous essayons d’inverser la tendance. Sachant que le tourisme produit près de huit pour cent des gaz à effet de serre, il est temps de se remettre en question.

Nous allons commencer par faire notre mea culpa, de reprendre les points où nous avons été très mauvais et de trouver des solutions pour être plus éco-responsables.

Mauvais points

L’avion

C’est sûrement le point sur lequel nous avons été le plus mauvais. Nous avons souvent cédé à la facilité que procure ce moyen de transport et à son faible coût, surtout en Asie. Nous avons également été victimes de nos erreurs d’appréciation comme au Moyen-Orien où ils ne délivrent pas de visa iranien aux non-résidents et où il nous a fallu quitter Oman en avion ou au Vietnam où laisser nos amis à Hô Chi Minh Ville pour rejoindre juste après les parents de Fab à Hanoi, à 1700 kilomètres plus au nord, n’était pas l’idée du siècle. Bref, nous ne sommes vraiment pas fiers de nous sur ce coup là.

Mais nous essayons de nous améliorer. Nous avons parcouru l’Amérique du Sud, du Brésil à l’Equateur via la Patagonie argentine uniquement par voie terrestre ainsi que de la Malaisie au Vietnam via la Thaïlande, la Birmanie et le Cambodge. Nous sommes conscients que nous pouvons faire beaucoup mieux.

Notre but est bien sûr de ne plus prendre l’avion. Nous sommes même prêts à subir notre mal de mer carabiné pour cela! Mais voilà, l’épidémie de Covid 19 est arrivée avec ses fermetures des frontières et, si nous n’arrivons pas à prolonger notre visa malaisien en juin, il nous faudra changer d’horizon et quitter le pays, sûrement par voie aérienne. A moins qu’un pays voisin ouvre ses frontières d’ici là…

Le véhicule individuel, le tuk-tuk ou Grab

En général, nous privilégions les transports en commun. Mais quand ceux-ci font défaut, il faut bien trouver des solutions alternatives. Si les distances ne dépassent pas quelques kilomètres, nous nous y rendons à pied. Même si ça ne nous est pas arrivé souvent, nous avons parfois eu recours à la location de voiture (Argentine, Floride, Oman) ou de scooter (Thaïlande, Birmanie, Mexique) car nous n’avions pas d’autre option. En Malaisie et en Indonésie Grab est très pratique où il n’y a pas de transports publics mais ça reste un trajet en voiture. Bref, là aussi nous pouvons mieux faire.

Le logement

Le budget ne nous permet pas de faire la fine bouche au niveau du logement et nous ne sommes pas dans les coulisses pour voir comment se passe la gestion des déchets ou la consommation d’électricité. Et comme nous utilisons le wifi, nous sommes encore une fois très mauvais écologiquement. La seule chose que nous utilisons très parcimonieusement, mais pas seulement pour des raisons écologiques, c’est l’air conditionné.

L’huile de palme

C’est un véritable fléau en Malaisie et en Indonésie et les plantations de palmiers à huile sont responsables d’une déforestation de masse dans la région et de la disparition de l’habitat de l’orang-outan. Le problème c’est qu’il y en a partout! Même si nous ne consommons pas de pâte à tartiner et de biscuits industriels, nous n’échappons pas à l’huile de palme qu’on trouve dans pratiquement tous les plats.

Point positif : cuisiner nous-même pendant le confinement nous a permis d’éviter cette m**** d’huile de palme.

Point positif bis : Aussi paradoxal que ça puisse paraître, la Malaisie commence, tout gentiment, à lancer des campagnes anti huile de palme.

Evidemment, notre emprunte carbone s’alourdit avec des choses dont nous avons à peine conscience. Par exemple, nous ne savons pas comment sont fabriqués nos habits ni d’ou provient la nourriture qu’on nous sert dans les petites gargotes. A 2€ le plat, ça ne vient sûrement pas de l’agriculture bio éco-responsable du coin.

Si vous nous avez lu jusqu’ici, vous avez remarqué que notre bilan carbone n’est pas joli-joli… Rassurez-vous, nous en sommes conscients! C’est pourquoi nous essayons, par quelques petites mesures, d’améliorer les choses à notre niveau.

C’est déjà mieux

Le slow travel

C’est facile pour nous qui avons du temps et que maintenant nous avons freiné nos ardeurs du début de voyage. Ce n’est pas applicable si vous avez juste deux semaines de vacances. Nous avons remarqué avec la visite des parents de Fab qui voulaient découvrir le Vietnam en trois semaines que nous avons émis plus de CO2 à ce moment-là que pendant les six mois précédents. Le fait de se poser quelques jours à un endroit et d’utiliser des transports publics, lents et terrestres peut réduire considérablement l’emprunte carbone. Ce n’est pas le seul avantage : le slow travel est propice aux belles rencontres. Evidemment, avec le lockdown, nous sommes en arrêt depuis deux mois et jusqu’au 9 juin au minimum, nous baissons encore nos émissions de CO2

La marche

Tout ce que nous pouvons effectuer à pied, nous le faisons. Ça nous permet parfois de ne pas utiliser un trajet en grab ou en tuk-tuk. En plus, c’est bon pour la santé! Bien sûr, dans le respect de la nature! Nous ne sortons pas des sentiers dans les parcs nationaux et nous efforçons de ne laisser aucune trace de notre passage si ce n’est quelques litres de transpiration.

Fab serait bien partant pour un trip à vélo, ce qui serait une bonne alternative écologique au voyage.

Le plastique, ce n’est pas fantastique

Le plastique est sûrement l’ennemi contre lequel nous nous battons le plus assidûment. C’est aussi l’impact qui est le plus visible pour l’environnement puisque nous en voyons traîner à peu près partout. Nous sommes équipés de gourdes, de boites et de petits sac à dos pour faire nos courses ou prendre de la nourriture à emporter dans les stands de rue. Par contre, nous sommes souvent confrontés à une incompréhension totale. Nous devons parfois insister et hausser le ton pour refuser un contenant en plastique à usage unique.

Point positif : la Thaïlande compte interdire tout plastique à usage unique sur son territoire et la décision a fait mouche dans l’esprit des Thaïs. Avant, quand nous refusions un sachet en plastique, nous nous heurtions à l’incompréhension des gens, maintenant, on nous remercie chaleureusement. Preuve que les mentalités changent.

Réduire drastiquement notre consommation de viande et de poisson

On ne devient pas végétarien du jour au lendemain mais l’idée fait gentiment son chemin sachant comment se passe la surpêche, l’élevage intensif ainsi que la déforestation et la consommation d’eau que cela engendre. Notre premier déclic se passa en Inde. Les Hindous considèrent les animaux comme sacrés et ne les mangent pas. Nous avons donc passé cinq semaines à nous régaler de nourriture végétarienne et nous avons très bien survécu. Il est vrai que la cuisine indienne est particulièrement savoureuse et que l’absence de viande ne saute pas aux yeux. Mais ça nous a permis de remettre en question notre mode de consommation. Au Vietnam, nous avons découvert des petits restaurants végans à petit prix où nous nous sommes régalés. A présent que nous sommes confinés, nous cuisinons des plats végétariens qui nous font découvrir de nouvelles recettes. Nous ne ressentons pas de manque et nous portons à merveille! Par contre, nous ne voulons pas tomber dans l’extrême. Nous sommes parfois invités à partager des repas avec des locaux ayant le cœur sur la main, nous n’allons pas refuser notre assiette sous prétexte qu’il y a de la viande, question de respect.

Notre trousse de toilette

Elle a encore besoin d’être optimisée mais elle s’est déjà bien améliorée. Déjà, en mode backpack, nous (Van surtout!) utilisons beaucoup moins de cosmétiques qu’avant. Nous préférons le savon solide au gel douche et ça prend beaucoup moins de place. Un oeuf et des huiles essentielles remplacent aisément un shampoing. C’est sans paraben, nos cheveux nous disent merci et les lavages sont moins fréquents, donc moins de consommation d’eau. Un vrai cercle vertueux. La citronnelle fait un très bon anti-moustique et, comme la nature fait très bien les choses, notre corps s’est habitué au climat tropical et les piqûres se font de plus en plus rares. La seule chose dont nous ne pouvons faire l’impasse avec nos peaux de caucasiens, c’est la crème solaire. Même les crèmes éco-friendly sont vendues dans des bouteilles en plastique. Mais nous n’en mettons pas avant de nous baigner pour ne pas abîmer les coraux et nous essayons de nous protéger avec un t-shirt et une casquette.

Montrer l’exemple

En Asie, pour une raison qui nous échappe, l’homme blanc occidental est considéré comme un demi-dieu qu’il faut imiter. Autant mettre cette idolâtrie à profit. Et parfois, ça marche. A Cherating, nous avons été ramasser les déchets sur la plage avec l’association Trash Hero dont nous portions le t-shirt jaune bien voyant pour nous faire reconnaître. Nous avons été étonnés par le nombre de félicitations et de remerciements que nous avons reçus de la part des locaux dont certains qui sont venus nous rejoindre par la suite. Nous essayons également d’expliquer aux locaux nos petites mesures écologiques comme refuser un sachet en plastique sans pour autant les juger où vouloir à tout prix les rallier à notre cause.

Point positif : depuis que nous avons découvert Trash Hero l’année passée à Cherating, une dizaine d’antennes régionales se sont créées en Malaisie.

Restons positifs!

Nous savons parfaitement que notre planète est dans un sale état et que nous courrons à la catastrophe avec le réchauffement climatique mais plutôt que de nous plaindre, nous préférons relever les mesures prises à différents niveau pour protéger l’environnement.

  • L’électricité des îles Galapagos provient exclusivement d’énergies renouvelables
  • Le metromover de Miami, sorte de petit métro aérien, totalement gratuit afin d’encourager les gens à ne pas engorger le centre-ville de voitures.
  • La régénération du corail dans le nord de Bali
  • Les dimanches sans voitures à Jakarta
  • Kochi en Inde, la ville la plus écolo (à part Singapour) que nous avons visitée (énergie solaire, tri des déchets, campagnes de sensibilisation, etc)
  • L’absence de trafic et des transports publics au top à Singapour
  • La plage de Maya Bay en Thaïlande fermée aux touristes pour laisser la faune marine en paix.
  • Un quart du territoire du Cambodge est classé parc national
  • La gestion des parcs nationaux en Malaisie
  • Toutes les forêts du Brunei classées réserves naturelles et l’absence de plantation de palmiers à huile

Ce sont des petites mesures que nous prenons à notre échelle selon notre conscience et nos valeurs et ça n’engage que nous. Nous ne voulons juger personne et n’avons pas le but de convertir l’humanité à notre cause. Nous prônons la liberté individuelle, la tolérance et le respect. A nous d’en faire part également. Nous pourrions éventuellement être intéressés à nous engager dans un organisme écologique si c’est compatible avec notre addiction au voyage.

Nous sommes conscients de ne pas être parfaits et que nous avons encore du boulot pour nous améliorer. D’ailleurs, si vous avez d’autres idées ou des astuces à nous proposer à ce sujet, faites-le nous savoir, ça nous intéresse!

30 mois d’aventures, le grand bilan

Il y a deux ans et demi tout pile, nous avons décollé depuis l’aéroport de Genève pour l’aventure de notre vie. Nous n’avions qu’une vague idée de ce qui allait nous attendre mais nous étions loin d’imaginer l’enrichissement personnel que ce voyage allait nous apporter. Qu’en est-il après trente mois sur les routes? Nous allons essayer de dresser notre traditionnel bilan semestriel même si les circonstances actuelles dues au Covid 19 sont un peu particuières.

En chiffres

Pays visités

23 Brésil, Uruguay, Argentine, Chili, Bolivie, Pérou, Equateur, Mexique, USA, Hong-Kong, Malaisie, Singapour, Brunei, Indonésie, Thaïlande, Laos, Sri Lanka, Emirats Arabes Unis, Oman, Inde, Birmanie, Cambodge, Vietnam.

Distance parcourue

101’133 kilomètres. 12’492 kilomètres ces six derniers mois.

Température la plus basse

13 degrés à San Cristobal de las Casas au Mexique. Récemment, nous avons presque atteint notre record de froid à Hanoi avec 14 petits degrés.

Température la plus élevés

44 degrés à Agra, en Inde. Récemment, nous avons dépassé le seuil des 40 degrés en Thaïlande avec 41 degrés à Kanchanaburi et dans la région de la Death Railway.

Altitude la plus basse

– 35 mètres (oui, il y a bien le signe moins!) dans les dépressions salines de la péninsule Valdés en Patagonie Argentine. Nous sommes souvent à l’altidude zéro puisque nous sommes de grands amoureux de la mer.

Altitude la plus haute

4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Depuis notre arrivée en Asie, nous sommes rarement montés au dessus de mille mètres.

Les bobos

Toujours les habituels petits bobos dus à la chaleur et à la vie au grand air. (piqûresd’insectes, hématomes, coups de soleil, égratignures, etc). Grâce aux visites de nos proches et amis qui se sont fait dévorés par les moustiques, nous avons découvert que nous sommes à présent immunisés contre les piqûres d’insectes. Et pour l’instant, nous touchons du bois, pas de Covid apparemment.

Matériel remplacé

A part la mort de nos smartphones respectifs, rien à signaler ces six derniers mois

Semaines de confinement dues au Covid 19

Si le déconfinement aura bien lieu le 12 mai comme prévu, nous serons restés confinés durant huit semaines. Ce sera également notre record de temps passé au même endroit.

Nombre de fois où nous avons regretté d’être partis

Après trente mois, il n’y a plus trop de doutes sur notre choix.

Notre gros coup de cœur de ces six derniers mois

: Le Cambodge. Et dire que nous voulions à tout prix éviter ce pays!

Nous en rigolons encore (ou pas…)

  • Se préparer psychologiquement à affronter la corruption à la douane cambodgienne pour rien. Aucun bakchich nous a été demandé!
  • Essayer de communiquer avec les Vietnamiens qui ne parlent pas un mot d’anglais.
  • Essayer donc de communiquer en Vietnamien avec les locaux sans beaucoup plus de succès.
  • Se faire prendre pour des Russes…par des Russes! Nous n’avons pas du tout le type slave pourtant…
  • Se faire menacer d’un lancer de chaussure par un chauffeur de taxi vietnamien
  • A Hô Chi Minh Ville, se faire virer du bus car nous n’avions pas payé un billet pour nos bagages.
  • A Hanoi, avec 14 petits degrés, retrouver les parents de Fab emmitouflés dans nos doudounes alors, que pour eux, la température était plus qu’agréable. Pour notre défense, nous venions du sud et de ses 35 degrés tandis qu’ils débarquaient de l’hiver suisse à cinq degrés.
  • Débarquer en Malaisie à peine 48 heures avant le lockdown total
  • Rester confinés durant huit semaines (peut-être plus) pour cause d’épidémie Covid 19

Ce que nous avons appris

Nous avons appris tellement de choses, notamment sur nous-même et en même temps, l’apprentissage est loin d’être terminé. Nous avons appris à être beaucoup plus fatalistes, à accepter de ne pas pouvoir tout prévoir et à accepter le destin. La situation actuelle nous prouve que nous n’avons aucune prise sur le futur et que nous devons nous adapter aux circonstances.

Parlons Covid 19 et confinement

Ce n’est pas le sujet le plus intéressant mais il fait, depuis deux mois, partie intégrante de notre aventure. Nous avons dû mettre tous nos projets en stand-by pour une durée indéterminée. Nous avons choisi de nous confiner en Malaisie, un pays connu que nous apprécions énormément et qui possède un bon système de santé. Avec le recul, nous ne regrettons pas ce choix.

Nous avons dû réapprendre la vie sédentaire et, même si ça nous démange énormément de reprendre nos sacs, nous nous y sommes bien adaptés. Il est vrai qu’avec une terrasse sous les palmiers, le climat tropical et la faune du parc national tout proche, nous ne sommes pas à plaindre.Nous en avons profité pour faire de nouvelles activités comme le yoga, de nous remettre au badminton, de concocter de bons petits plats et de nous plonger dans des bouquins. Nos liseuses n’ont jamais été autant sollicitées. Nous avons eu le temps de rêver de nos prochaines aventures et de nous replonger dans des documentaires sur le voyage, chose que nous avons rarement faite ces 30 derniers mois. La flamme du voyage est toujours intacte. Même si le temps commence à être long, nous sommes assez satisfaits de notre sort.

Bonne nouvelle dans tout ça! Grâce aux divers confinements, la demande de jobs en ligne explose et nous pouvons développer nos divers activités sur le web mieux que prévu. De quoi nous assurer un revenu et de continuer à voyager encore plus longtemps par la suite!

Si tout va bien, le déconfinement devrait avoir lieu le 12 mai mais il faudra encore du temps avant que la vie reprenne son cours comme avant.

Et notre couple dans tout ça?

Après trente mois à se voir tous les jours et à parfois devoir parler de notre transit intestinal, nous arrivons encore à nous supporter. Le confinement n’a pas changé grand chose à notre dynamique puisque nous étions déjà tout le temps ensemble avant. Nous avons même plus l’occasion de nous laisser de l’espace. Nous commençons vraiment à être bons en communication et usons toujours de notre sens de l’humour un peu pourri.

SPOILER ALERT!!

Pas de spoiler alert cette fois-ci dans ce bilan pour la simple et bonne raison que nous n’avons aucune idée de quoi l’avenir sera fait. Notre seul projet pour le moment est d’essayer d’aller prolonger notre visa auprès de l’immigration malaisienne après la levée du confinement. Nous n’avons aucune garantie sur l’acceptation de notre requête, les autorités malaisiennes n’ayant quasiment rien communiqué sur le sujet. Si notre demande venait à être refusée et si les frontières restaient fermées, nous n’aurions pas d’autres choix que de rentrer en Suisse. Mais ce ne sera pas si simple! L’ambassade nous a confirmé qu’il était impossible, pour l’instant, de rejoindre un aéroport suisse par un vol intercontinental et qu’il fallait essayer de viser Francfort ou Heathrow, toujours sans garantie. Donc wait and see…

Nous sommes censés prendre un rendez-vous via le site internet de l’immigration pour l’éventuel prolongement de notre visa. Mais nous ne sommes pas les seuls dans ce même cas et le site est complètement saturé. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous pouvons rester en Malaisie jusqu’au 12 juin. Ensuite, c’est l’inconnu total.

Quel que soit le dénouement, cette pause forcée nous aura conduit à une grande introspection et à de grandes remises en question sur nos voyages. Si la situation se décante, nous commencerons une version 2.0 de notre tour du monde. Nous voulons voyager plus lentement encore, plus écologiquement et nous voulons également changer d’horizon. Nous pensons avoir fait notre temps en Asie. Ce sont des réflexions que nous avons déjà commencées à avoir auparavant et que nous pensions concrétiser en 2020 avant que l’arrivée du Covid 19 stoppe tous nos plans. Nous espérons pouvoir prendre un nouveau départ en 2021. Une seule chose est sûre, ce ne sont pas les idées qui manquent!

Nous espérons que le prochain grand bilan sera plus positif. En attendant, nous vivons au jour le jour au gré des annonces des différents gouvernements et de l’évolution de la situation.

Voyager sans se ruiner: des activités gratuites à découvrir

On nous demande souvent comment nous arrivons à tenir un budget très bas tout en réussissant à nous amuser en permanence. C’est un travail de longue haleine que nous vous avons déjà expliqué dans cet article. Un des secret d’un budget en bonne santé, c’est d’effectuer des activités gratuites, et c’est plus facile que ça en a l’air.

Voici un petit résumé de quelques activités gratuites que nous avons pu tester lors de notre tour du monde et qui étaient bien sympa.

Les jardins botaniques

A quelques exceptions près, les jardins botaniques sont gratuits. C’est souvent un véritable havre de paix et de verdure au milieu de grandes mégapoles bouillonnantes. Ils sont, en général, accessibles par les transport publics. C’est un bon moyen de découvrir la flore locale et exotique et parfois même la faune. Le jardin le plus impressionnant à nos yeux est celui de Singapour. Il est tellement ouf que l’UNESCO l’a inscrit sur sa liste du patrimoine mondial! Celui de Kuala Lumpur vaut également largement le détour avec son lac. Pour le jardin des orchidées de Kuching, nous ne sommes pas à 100% sûrs de sa gratuité car, à notre arrivée, les deux employés de l’accueil dormaient profondément et nous n’avons pas osé les déranger.

La playa

Voilà encore une activité totalement gratuite et souvent dans des paysages incroyables. Rester étendus comme une crêpe sur une serviette, ce n’est pas trop notre truc mais nager dans les eaux cristallines et chaudes des tropiques et marcher des kilomètres à pieds nus sur le sable ça nous parle beaucoup plus et ça commence à nous manquer énormément dès que nous nous éloignons de la mer. Nous ne comptons plus toutes les plages que nous avons foulées en plus de deux ans mais nous avions fait le classement de nos dix plages préférées.

Les centres historiques des villes

Certaines villes sont des musées à ciel ouvert tant leur patrimoine historique est riche. Prendre le temps de déambuler dans des ruelles à observer les détails architecturaux est une activité culturelle vraiment sympa qui ne coûte pas un centime. Nous sommes très intéressés par l’histoire coloniale et nous adorons jouer le jeu de deviner les diverses influences d’une ville. Impossible de citer toutes les villes que nous avons visitées mais nous avons également établi le classement de nos 20 villes préférées.

Escaliers Selaron, Rio de Janeiro, Brésil

Ces escaliers sont une vraie oeuvre d’art à ciel ouvert. Ils sont recouverts de carreaux en faïence représentant diverses scènes de vie et provenant du monde entier. De quoi passer une bonne demi-journée à observer les différentes mosaïques sans dépenser un réal.

Pour revenir à Rio, notre toute première étape, c’est ici

Cerro San Bernardo, Salta, Argentine

Il y a un télécabine, payant bien sûr, qui permet de rejoindre le sommet de la colline depuis le centre-ville de Salta. Mais l’expérience ultime, c’est de monter à pied! En plus d’être gratuit, c’est sympa, joli et ça permet d’observer la végétation subtropicale de montagne typique du nord-ouest argentin. Le chemin est facile d’accès et il n’y a pas besoin d’être un bon marcheur pour arriver au sommet qu’on rejoint en une bonne vingtaine de minutes.

Un petit tour à Salta? C’est ici

Canyon des Incas, Tupiza, Bolivie

C’est une randonnée qui dure environ trois heures et qui commence directement depuis la ville de Tupiza. Il n’y a même pas besoin d’un moyen de transport pour s’y rendre. Très vite à la sortie de la ville, nous pouvons admirer ces magnifiques formations rocheuses de pierre rouge façonnées par l’érosion. Un paysage à couper le souffle sans dépenser un seul boliviano.

Un petit tour dans les Andes boliviennes? C’est ici

Le metromover, Miami, Etats-Unis

Les Etats-Unis ne sont pas réputés pour leurs transports publics. Pourtant, à Miami, il est possible de parcourir le downtown en metromover, sorte de petit métro aérien. Il a le grand avantage d’être gratuit et ce n’est pas négligeable dans un pays où nous avons fortement songé à vendre un rein. Le but de la municipalité en mettant en place le metromover était de désengorger le centre-ville des voitures. Et ça marche. Surtout que, même sans la gratuité, ça reste un moyen pratique de se déplacer dans Miami.

Pour une balade à Miami, c’est ici

Hong Kong Park et sa volière, Hong Kong

Malgré une très forte densité de population, Hong Kong bichonne ses espaces vert. C’est le cas du Hong Kong Park, une oasis de verdure au milieu des gratte-ciel. Le truc sympa à faire est de traverser l’énorme volière située dans le parc pour découvrir des dizaines d’espèces d’oiseaux de toute l’Asie du Sud-Est. Le tout, bien sûr, sans dépenser un seul dollar. De quoi compenser le coût exorbitant du logement.

Pour un petit tour à Hong Kong, notre première étape asiatique, c’est ici

Eco-forest, Kuala Lumpur, Malaisie

Voici quelques hectares de forêt équatoriale au milieu de la jungle urbaine de la capitale malaisienne. Ils ne valent pas les parcs nationaux mais c’est déjà un petit coin de nature pour ceux qui n’ont pas le temps de sortir de la ville. Il y a une passerelle dans la canopée pour observer les singes, les oiseaux et la skyline au loin. Et évidemment, l’accès est gratuit!

Edit : il paraîtrait que depuis la pandémie, il y aurait un droit d’entrée à payer pour l’Eco-forest. Info à vérifier donc…

A la découverte de Kuala Lumpur, c’est ici

Batu Caves, Kuala Lumpur, Malaisie

Au nord de Kuala Lumpur, se trouve le plus grand sanctuaire hindou hors d’Inde. Il est accessible en train de banlieue depuis le centre-ville. Il est intéressant pour deux raisons : pour les temples hindous et pour les grottes creusées naturellement dans d’immenses pics karstiques. Si vous êtes dans la capitale malaisienne, allez y faire un tour, il ne vous en coûtera que le billet de train.

Un petit tour à Batu Caves? C’est ici

Le snorkeling

Oui, il est totalement possible de s’adonner aux joies du snorkeling sans dépenser un centime! Il suffit de trouver des spots à proximité des côtes. Certes, ce n’est pas aussi impressionnant qu’au large, mais nous avons tout de même pu observer une faune marine intéressante.

Quelques spots intéressants à Cozumel, au nord de Bali (ici et ici) et à Mirissa

Bukit St-Paul, Malacca, Malaisie

La colline qui surplombe Malacca offre une superbe vue sur la ville, surtout au coucher du soleil. Mais pas seulement! On y trouve les ruines d’une ancienne cathédrale ainsi qu’un cimetière, témoins de l’occupation néerlandaise du détroit. Evidemment, on y accède sans devoir dépenser un seul ringgit.

Pour profiter de la douceur de vivre de Malacca, c’est par ici

Randonner dans les Cameron Highlands, Malaisie

Randonner gratuitement hors des parc nationaux et sans trek organisé n’est pas évident en Asie. Dans les Cameron Highlands, il est possible de le faire depuis la station de Tanah Rata grâce à un réseau de sentiers numérotés. C’est un bon moyen de découvrir la végétation équatoriale de montagne.

Temple blanc et temple bleu, Chiang Rai, Thaïlande

Les temples se situent en dehors de la ville de Chiang Rai, il faut donc s’acquitter du coût du moyen de transports qui dépend de votre capacité à négocier un tuk-tuk. Sinon, admirer ces deux merveilles architecturales, c’est gratuit! Une participation de quelques bahts est demandée pour entrer à l’intérieur du bâtiment principal du temple blanc mais les extérieurs valent à eux seuls le détour.

Une visite culturelle à Chiang Rai? C’est ici

Ayutthaya

C’est sûrement un coup de bol mais le jour où nous avons visité Ayutthaya, l’entrée des temples était gratuite. Le coût de la journée s’est donc limitée à la location des vélos, moyen de transport bien pratique pour déambuler dans l’immense complexe de ruines.

Ayutthaya et sa riche histoire, c’est ici

Penang National Park

C’est le plus petit parc national de Malaisie et c’est aussi le seul à être gratuit. Certes, ce n’est ni le plus impressionnant, ni le mieux entretenu mais la forêt est belle et les sentiers débouchent sur de magnifiques plages. Il est accessible en bus urbain depuis Georgetown, donc le transport ne coûte pas une blinde non plus.

Une petite promenade dans un joyau naturel? C’est ici

Grande Mosquée Cheikh Zayed, Abou Dhabi, Emirats Arabes Unis

Une visite dans cet immense édifice ne vous coûtera pas un dirham. Il faudra juste vous enregistrer et passer au vestiaire pour enfiler une djellaba. Nous qui étions à Dubaï avons dû payer le transport mais depuis le centre d’Abou Dhabi, il y a des bus urbains. Malgré les quatre heures de route aller-retour, nous ne regrettons absolument pas cette visite!

Tout le bling-bling des Emirats, c’est ici

Grande mosquée du sultan Qabos, Mascate, Oman

Voici une mosquée, à nos yeux, encore plus belle que la précédente! La seule condition d’entrée est une tenue appropriée. Nous étions accompagnés par nos amis Masjid et Khalid et nous avons eu droit à une visite guidée par des locaux digne de ce nom.

Une ville digne des contes des Milles et Une Nuit, c’est ici

Old Goa, Inde

Old Goa est tout un complexe de couvents et de cathédrales construit par les Portugais et reste, encore aujourd’hui, le plus grand lieu de pèlerinage chrétien d’Asie du Sud. A part un musée, l’accès au complexe ne vous coûtera pas une roupie. Il faudra juste porter une tenue appropriée.

Une terre portugaise en Inde, c’est ici

Kampong Ayer, Bandar Seri Begawan, Brunei

Kampong Ayer est le plus grand village flottant du monde et se trouve dans la capitale d’un des pays les plus riches du monde. Quel contraste entre ces petites maisons sur pilotis d’un autre âge et les bâtiments clinquants en or de Bandar Seri Begawan. Pour s’y rendre, il faut traverser la rivière, soit en bateau pour un dollar du Brunei, soit, pour la version totalement gratuite, en faisant le détour, à pied, par le pont.

Un petit tour dans cette ville surréaliste, c’est ici

Khao Luang Cave, Phetchaburi, Thaïlande

C’est un magnifique temple bouddhiste dans une impressionnante grotte creusée dans un pic karstique. L’entrée est gratuite mais un petit don est apprécié. Nous n’avons même pas payé la location des vélos puisqu’ils étaient fournis par notre auberge. Nous avons juste payé de notre personne (de nos cuisses surtout !) pour nous y rendre car la route d’accès est bien pentue.

Pour une visite des temples de Phetchaburi, c’est ici

Les dunes rouges, Mui Ne, Vietnam

A Mui Ne, on va essayer à tout prix de vous refiler un tour en 4×4 pour vous rendre dans les dunes blanches au nord de la ville avec une horde de touristes russes. Mais si vous vous rendez juste sur les hauteurs de la station balnéaire avec le bus urbain, vous trouverez de magnifiques dunes rouges dignes du désert où vous serez seuls au monde.

Mui Ne et son microclimat, c’est ici

Christ Roi, Vung Tau, Vietnam

Vung Tau est une station balnéaire pas très loin de Saïgon et méconnue des touristes occidentaux. C’est pourquoi elle nous a attirés. Un énorme Christ-Roi domine la ville. Pour y accéder, la seule chose à dépenser ce sont des calories car il y a plus de 800 marches à grimper.

Pour découvrir Vung Tau, c’est ici

Le pont sur la rivière Kwai, Kanchanaburi, Thaïlande

Pour admirer le fameux pont ferroviaire chargé d’histoire, il suffit de marcher deux petits kilomètres depuis le centre de Kanchanaburi même si des chauffeurs de tuk-tuk essaieront de vous faire croire que c’est beaucoup trop loin pour vous y rendre à pied. L’accès au pont est évidemment gratuit mais, si l’histoire vous intéresse, nous vous conseillons la visite du musée de la Death Railway situé au centre-ville. (pas celui à côté du pont).

La rivière Kwai et son fameux pont, c’est ici

Tous ces exemples démontre qu’il est possible de s’amuser et d’admirer des choses incroyables sans exploser le budget. Evidemment, il nous est arrivé de casser la tirelire pour des visites que nous pensions en valoir la peine!

En ce moment, les visites se limitent aux épiceries du coin puisque la Malaisie a prolongé son lockdown jusqu’au 12 mai. Mais c’est une excellente nouvelle pour notre budget!

En attendant de nouvelles aventures, prenez soin de vous!

Adaptation et imprévus : les défis lors de notre tour du monde

La vie est faite d’aléas et notre tour du monde n’échappe pas à la règle même si nous n’en prévoyons que les grandes lignes. Pour preuve : qui avait prévu de se retrouver en confinement suite à une épidémie mondiale? Pas nous! Mais nous avons bien dû nous adapter à la situation comme vous tous.

Mais ce n’est pas la première fois que tout ne roule pas sur des roulettes et parfois, nous avons dû changer nos plans à la dernière minute. Heureusement, si le plan A ne fonctionne pas, il reste encore 25 autres lettres dans l’alphabet. Petit retour sur nos imprévus qui ont, parfois, été des points forts de notre périple.

Arica, Chili

Nos plans

Traverser la Bolivie et ses paysages somptueux. Visiter les villes coloniales de Sucre et Potosi puis monter sur La Paz afin de rejoindre le Pérou par le lac Titicaca

La réalité

Il pleut! La Bolivie connaît une saison humide particulièrement pluvieuse causant diverses inondations à travers le pays coupant les voies de communication et rendant la circulation très difficile. Certes, le salar d’Uyuni couvert d’une fine couche d’eau donne un effet miroir vraiment splendide mais, à plus de 3500 mètres d’altitude, la pluie c’est vraiment froid! Cerise sur le gâteau, des grèves et des barrages routiers bloquent les transports.

Solution

Quitter le pays! La seule option viable depuis Uyuni, c’est le Chili. Ce pays n’était pas sur notre liste pour cause de budget, qui avait déjà bien souffert en Argentine. Il nous a fallu prendre le bus à quatre heures du matin pour ensuite poireauter quatre heures à la douane chilienne! Heureusement que les barrages routiers ne concernaient pas cette partie du pays! Malgré ces petits tracas, traverser le paysage incroyable du désert d’Atacama nous a laissés sans voix. Arica n’est pas une ville exceptionnelle mais il y fait chaud, il y a du soleil et elle possède une superbe plage sur l’océan Pacifique. Le port vaut le détour pour y déguster un ceviche acheté au marché local en compagnie des pélicans et des otaries.

Petit retour sur notre seule aventure au Chili, c’est ici

Arequipa, Pérou

Nos plans

Les mêmes que précédemment, traverser la Bolivie puis rejoindre le Pérou par le lac Titicaca.

La réalité

Nous sommes arrivés au Pérou par le Chili au lieu de la Bolivie. Nous sommes à 360 kilomètres de notre point de départ initialement prévu et du mauvais côté des Andes.

La solution

Changer d’itinéraire! Pour rejoindre Cuzco, il faut passer par la ville d’Arequipa, une superbe ville coloniale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. De quoi ne pas regretter d’avoir dû laisser tomber Sucre et Potosi. La météo n’est pas assez clémente pour nous permettre de nous rendre au canyon de Colca tout proche mais nous en prenons déjà plein les yeux en déambulant dans les ruelles de la cité.

Un petit retour au temps des conquistadors espagnols, c’est ici

Notre volontariat dans un hostel, Puerto Lopez, Equateur

Nos plans

Visiter l’Equateur, sans vraiment de plans à part nos vols pour les îles Galapagos qui étaient déjà réservés. Nous avions juste mis notre profil HelpX à jour sans demander à faire du volontariat.

La réalité

Rodrigo, le boss de l’hostel nous a contacté via notre profil HelpX. Nous avons pris contact par un appel vidéo et nous avons eu tout de suite un bon feeling .

La solution

Accepter de caser quatre semaines de volontariat (qui finalement se transformeront en six semaines) dans notre voyage en Equateur. C’était une expérience vraiment sympa dans un cadre idyllique en bord d’océan. Nous avons fait des rencontres incroyables et nous nous sommes même essayé au surf, avec un succès mitigé. Nous étions également gérants du bar et avons pu nous faire un peu d’argent, assez pour rembourser notre voyage aux Galapagos.

Nos aventures d’hôteliers sont ici

Ciudad del Carmen, Mexique

Nos plans

Depuis Campeche, nous voulions rejoindre le Chiapas pour aller visiter le site de Palenque.

La réalité

Le bus direct Campeche – Palenque est complet pour plusieurs jours.

La solution

Y aller par étapes. La première est Ciudad del Carmen , une petite ville avec un centre colonial construite sur une lagune dans le golfe du Mexique. Nous ne nous attendions pas à trouver quelque-chose d’aussi joli. Cerise sur le gâteau : la visite des dauphins au coucher du soleil.

La surprise était tellement cool que, lors de notre trip en Amérique Centrale en 2023, nous nous sommes de nouveau arrêtés dans cette petite ville bien sympa!

Pour découvrir cette charmante petite ville, c’est ici

Epilogue

Après des étapes à Chiapa del Corzo et à San Cristobal de las Casas, nous avons fini par arriver à Palenque.

La Floride, Etats-Unis

Nos plans

Traverser l’Amérique du Sud et Centrale pour arriver sur la côte est, Los Angeles ou Vancouver selon la saison, afin de traverser le Pacifique jusqu’en Asie.

La réalité

Fabien souffre terriblement du mal aigu des montagnes. Chaque étape dans les Andes était un calvaire pour lui. Nous commencions également à en avoir un peu marre de l’Amérique du Sud et l’Asie nous manquait viscéralement.

La solution

Rejoindre le Etats-Unis, puis l’Asie, plus tôt que prévu. C’est le vol low coast Guayaquil – Fort Lauderdale qui a motivé notre décision. La Floride nous laissera un sentiment mitigé. Nous avons été très déçus des Keys, beaucoup trop urbanisées à notre goût et la vie sur place est hors de prix. Par contre, nous avons été subjugués par les Everglades, véritable paradis naturel loin du côté bling-bling de Miami Beach.

Nos différents articles sur la Floride : Miami, les Keys et les Everglades

Singapour

Evidemment, Singapour est un incontournable en Asie du Sud-Est et la cité-état figurait en bonne place sur notre liste mais ce n’était pas du tout prévu à ce moment-là.

Nos plans

Du snorkelling dans les eaux cristallines de l’île de Tioman, au sud-est de la Malaisie et les pieds en éventail sur la playa.

La réalité

Fab voulait à tout prix voyager en train. C’est ce que nous avons fait jusqu’à la petite ville sans intérêt de Kluang afin de prendre un bus pour Mersing d’où part le ferry pour Tioman. Mais tous les bus sont complets et nous n’avons pas vraiment envie de végéter au milieu de nulle part.

La solution

En étudiant la carte, nous nous sommes aperçus que nous avions parcouru une bonne partie de la péninsule malaise en direction du Sud. Nous sommes donc retournés à la gare nous enquérir de la disponibilité des trains pour Singapour. Bingo! Il restait des places! L’ambiance de la ville avec ses différents quartiers ethniques, ses jardins et ses gratte-ciels futuristes n’a rien à voir avec un séjour à la plage mais nous nous sommes parfaitement adaptés. De toute façon, ça faisait longtemps que Van avait promis à Fab de lui faire découvrir la cité-état qu’elle avait adorée lors de ses précédents passages. Fab a eu un vrai coup de cœur pour le lieu, plus particulièrement le Lau Pa Sat, un food-court trop stylé, et a finalement été ravi du changement de programme.

Un petit retour vers le futur? C’est ici

Pour la petite anecdote, Tioman était le but de notre dernier retour en Malaisie. Mais avec le Covid 19, la situation a évolué tellement vite que nous avons préféré aller nous confiner dans un endroit plus accessible. Encore un acte manqué!

Cameron Highlands, Malaisie

Nos plans

Terminer notre volontariat à Malacca avant de retourner à Kuala Lumpur pour le concert des Guns n Roses avant de rejoindre les parents de Fabien à Phuket.

La réalité

Nous nous sommes fait virer comme des malpropres! Après trois semaines à Malacca, nous avions envie de changer d’air sans vouloir rallier tout de suite la capitale.

La solution

Un coin naturel, géographiquement compatible avec notre programme et facilement accessible : les Camerons Highlands. C’est une petite chaîne de montagnes connue pour ses plantations de thé. Il y faisait un peu frais (18 degrés seulement) mais nous avons profité, entre deux averses, de randonner sur les différents sentiers qu’offre la région.

Le Laos

Nos plans

Retrouver les parents de Fabien à Phuket puis, plus tard, un ami de Fabien.

La réalité

Phuket ne nous enchante vraiment pas! Nous avons la possibilité de retrouver notre pote un peu plus tard à Koh Phi Phi mais la durée de notre visa est trop courte.

La solution

Changer de pays pour faire un visa run. Le Laos accorde aux citoyens suisses une exemption de visa de quinze jours, exactement ce qu’il nous fallait. Et nous avons trouvé un chouette vol pour Chiang Rai. (Ce n’est pas bien de prendre l’avion mais promis, juré, nous sommes redescendus en train!) Nous avons eu un véritable coup de cœur pour ce petit pays, surtout pour les paysages et la superbe ville de Luang Prabang. Nous n’avons visité que le nord du pays, timing oblige, mais nous avons déjà inscrit le sud sur notre wishlist.

Nos aventures laotiennes : sur le Mékong jusqu’à Luang Prabang, Vang Vien et Vientiane et notre traditionnel bilan.

L’Inde

Fab à Van : « Jamais tu ne réussiras à me faire poser un pied en Inde! »

Nos plans

Depuis la péninsule arabique, traverser le détroit d’Ormuz en ferry, visiter l’Iran, l’Asie Centrale et le Proche-Orient.

La réalité

Les ambassades iraniennes d’Abou Dhabi et de Mascate ne délivrent pas de visa aux étrangers non-résidents.

La solution

Laisser tomber l’Iran. Notre première idée était de rejoindre Bakou en avion, nous avions d’ailleurs déniché des bons vols, mais la météo encore bien hivernale sur place nous en a vite dissuadé. Les seuls autres vols abordables que nous avions trouvés étaient pour l’Inde. Nous y avons vu un signe du destin et avons tenté l’aventure.

L’Inde a été la plus grosse baffe de notre vie! Tout y a été tellement intense que nous en sommes ressortis psychologiquement épuisés et nous avons juré qu’on ne nous y reprendrait plus. Même avec une année de recul , nous n’arrivons toujours pas à expliquer certains ressentis. Une seule chose est sûre : Fab meurt d’envie d’y retourner! (oui, le même Fab de la citation plus haut!)

Nos aventures indiennes : Cochin, Varkala, Mysore, Goa, Agra (Taj Mahal), Pushkar, Jaipur et notre traditionnel bilan.

Le Cambodge

Nos plans

Eviter à tout prix le Cambodge suite à notre expérience mitigée à Siem Reap et aux temples d’Angkor trois ans plus tôt. Obtenir notre visa vietnamien à Bangkok et traverser le sud du Laos.

La réalité

Un prix de visa à Bangkok bien plus cher que dans les pays voisins. Pour le Laos, devoir faire un détour par Vientiane pour obtenir le visa vietnamien. Le prix du visa très attractif à Phnom Penh. Nous étions déjà sur les rives du golfe de Thaïlande, presque à la fin de validité de nos trente jours, à proximité de la frontière cambodgienne. Encore un signe du destin!

La solution

Donner une seconde chance au Cambodge. Le fait d’avoir pu passer la frontière sans subir la corruption nous a tout de suite mis dans un état d’esprit positif. Nous y avons trouvé une plaisante douceur de vivre, une population chaleureuse et une gastronomie à tomber. Finalement, le Cambodge aura été un véritable coup de cœur de notre tour du monde! C’est la preuve qu’il ne faut jamais rester sur une première mauvaise impression!

La dolce vita cambodgienne : Battambang, Phnom Penh, Kampot, Kep et toujours notre traditionnel bilan.

Nous ne savons pas ce que nous avons manqué en changeant nos plans mais nous savons ce que nous y avons gagné. La plupart de nos plans B ont été de grosses bonnes surprises ce qui nous pousse de plus en plus à ne pas nous entêter sur une idée et à laisser le destin faire son travail.

Evidemment, avec la situation actuelle, tous nos plans sont tombés à l’eau. Tout ce que nous savons, c’est que nous allons attendre patiemment des jours meilleurs qui ne sont sûrement pas prêts d’arriver. La grande inconnue reste la possibilité de prolonger nos visas mais nous avons jusqu’à mi-juin pour trouver une solution.

En attendant, prenez soin de vous, bon courage à ceux qui doivent travailler et, dans la mesure du possible, RESTEZ CHEZ VOUS!

Aventures Ferroviaires à Travers le Monde : Récit de Voyages en Train

En ces temps de crise et de confinement, nous profitons, avec notre blog, de lancer un petit clin d’œil à nos amis et ex collègues cheminots qui sont toujours au front pour tenter de donner un peu de normalité à ces moments difficiles. Nous leur dédions cet article retraçant nos divers périples ferroviaires. Evidemment, nous sommes également de tout cœur avec toutes les personnes qui exercent des métiers indispensables et qui doivent sortir travailler.

Avec la démocratisation des voyages en avion, le train est devenu un moyen de transport un peu désuet. Pourtant, il reste souvent avantageux et a l’avantage de traverser, la plupart du temps, des paysages somptueux. Voici un petit récapitulatif de nos aventures à bord des trains à travers le monde.

Qu’importe l’issue du voyage quand seul compte le chemin parcouru

David Le Breton

Argentine

Trajets
  • Bahia Blanca – Buenos Aires : 636 km
  • Cordoba – Cosquin : 51 km

L’Argentine est le seul pays d’Amérique où nous avons pu prendre le train et ça ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. Le trajet entre Bahia Blanca et la capitale se fait de nuit mais il n’y a pas de train-couchettes, donc n’espérez pas y trouver le sommeil. Nous avions déjà un trajet en bus de nuit dans les jambes depuis Puerto Madryn et une longue journée d’attente à Bahia Blanca, une ville sans intérêt, avant d’avoir pu monter à bord. Heureusement, le préposé aux bagages de la gare était vraiment sympa et nous avions pu lui laisser nos sacs pour la journée. Nous sommes donc arrivés à Buenos Aires pas vraiment frais. Mais il y eut tout de même un lot de consolation après ce long et interminable voyage : la superbe architecture néoclassique de la gare du Retiro.

Notre deuxième trajet argentin était plus agréable et bien plus court même si l’air conditionné était à fond. Nous étions en volontariat à Córdoba et avions nos week-ends de libre. C’était une bonne occasion d’aller découvrir les Sierras de Cordoba. Il y a un petit train qui n’avance pas vite pour desservir la vallée mais c’est un bon moyen d’admirer les paysages verdoyants de la région.

Bolivie

Nous  n’avons pas pu prendre le train en Bolivie à cause des inondations mais nous nous sommes arrêté au cimetière de trains d’Uyuni.

Indonésie

Trajet : Surabaya – Banyuwangi (307 km)

Un trajet en train au milieu des rizières et des volcans de Java est une expérience incroyable. Nous avons été épatés par la ponctualité irréprochable des trains indonésiens. Le voyage s’est terminé en apothéose puisque nous avons traversé le détroit de Bali en ferry.

Malaisie

Trajets
  • KL International Airport – Kuala Lumpur Sentral : 57 km
  • Kuala Lumpur – Singapour : 371 km
  • Kuala Lumpur – Butterworth (terminal de ferry pour Georgetown) : 347 km
  • Butterworth – Padang Besar (frontière thaïe) et retour : 2 x 163 km

Voyager en train en Malaisie, ce n’est pas vraiment l’aventure. Les trains sont modernes, fiables, confortables, à l’heure et la majorité du réseau est électrifiée. Il y a quand même deux petits bémols : ce n’est pas vraiment bon marché et le chemin de fer est tellement victime de son succès que les trains sont souvent complets.

Le tronçon pour lequel il faut le plus s’organiser est le trajet, très prisé, entre Johor Bahru et Singapour qui dure… cinq minutes à peine, juste le temps de traverser le pont qui relie la péninsule malaise à l’île de Singapour sur le détroit de Johor.

Côté thaï, il est possible de traverser la frontière sans sortir de la gare de Padang Besar.

Thaïlande

Trajets
  • Udon Thani (frontière laotienne) – Don Mueong Airport : 544 km
  • Sungai Kolok (frontière malaisienne) – Phetchaburi Ayutthaya – Phitsanulok (Sukhothai) : 1562 km
  • Bangkok – Sri Racha : 121 km
  • Bangkok – Poipet (frontière cambodgienne) : 262 km
  • Padang Besar (frontière malaisienne) – Kanchanaburi Death Railway – Prachuap Kiri Khan et retour à Padang Besar : 1066 km

Le train en Thaïlande n’est pas très rapide mais il est bon marché et traverse souvent des paysages à couper le souffle. Le matériel est un peu vieillot mais il en jette avec sa couleur violette, la couleur royale. C’est le pays dans lequel nous avons effectué le plus de kilomètres en train.

Pour les férus d’histoire, la death railway et le pont sur la rivière Kwai valent le détour.

Birmanie

Trajets

Prendre le train en Birmanie, c’est se retrouver dans un documentaire d’Arte. Nous étions les seuls Occidentaux à bord à observer les gares s’animer lors de nos différents arrêts. Les paysages traversés sont à couper le souffle. Même si nous prônons le slow travel, nous avons trouvé les trains birmans d’une lenteur exaspérante. Pour preuve, pour boucler les 97 petits kilomètres entre Kalaw et Thazi, il nous a fallu plus de sept heures!

Cambodge

Trajet : Battambang Phnom Penh (293 km)

En voyant arriver ce petit autorail rouge et noir tout mignon, nous nous sommes dit que le voyage allait bien se dérouler. Mais une fois à l’intérieur, nous avons vite déchanté. C’est très inconfortable et l’air conditionné est poussé à fond. Et comme le réseau ferroviaire est mal entretenu, ça secoue pas mal. Petite consolation : les petits villages avec leurs maisons sur pilotis qui longent la voie.

Sri Lanka

Trajets

Il ne fallait pas trop nous soucier de la sécurité ferroviaire au Sri Lanka sinon nous n’aurions jamais osé monter dans un train. Mais prendre le bus c’est encore pire! Nous avons bien été secoués  mais nous avons traversés les plus beaux paysages de notre périple surtout entre Colombo et Galle, au coucher du soleil, quand le train longe toute la côte de l’océan Indien.

Inde

Trajets
  • Allepey – Varkala : 117 km
  • Varkala – Erkanulam – Coimbatore : 352 km
  • Palolem – Goa : 69 km
  • New Delhi – Agra : 213 km
  • Agra – Ajmer : 370 km
  • Ajmer – Pushkar : 30 km
  • Ajmer – Jaipur : 131 km

Prendre le train en Inde, c’est une vraie aventure qui commence déjà au guichet de la gare. Il faut remplir un formulaire et passer à trois guichets différents pour réserver une place. Le tout dans des gares hyper bondées. Tout ça pour nous retrouver dans des trains bondés, lents et en retard. Nous avons passé la plupart de nos trajets assis sur les porte-bagages ou à la porte, les pieds dehors. Pourtant, ça reste le moyen de transport le plus fiable en Inde à des prix imbattables. Si l’infrastructure ferroviaire est flambant neuve, le matériel roulant, lui, date de l’époque coloniale.

Vu le contexte, nous ne voyagerons pas de sitôt en train. D’ailleurs, nous ne voyagerons pas de sitôt tout court. Nous suivons toujours l’évolution depuis notre confinement en Malaisie et ne prévoyons rien de concret pour ces prochains mois. 

En attendant d’éventuelles nouvelles aventures, prenez soin de vous où que vous soyez et, si vous le pouvez, RESTEZ CHEZ VOUS!