Mui Ne et ses dunes

Voilà, ça y est! Nous vous l’avions annoncé il y a plus de six mois et cette fois nous sommes enfin au Vietnam! Sortir du Cambodge fut une simple formalité, c’est le chauffeur du bus qui s’est chargé de faire tamponner nos passeports ce qui nous a évité de devoir lâcher un dollar de bakchich ou plutôt de parlementer pour ne pas payer ce fameux bakchich. Même si nous soupçonnons fortement que le pot de vin est compris dans le billet de bus. Côté vietnamien, obtenir le tampon fut tout aussi facile, surtout que nous avions déjà obtenu notre visa à Phnom Penh. Nous avons juste dû passer une « visite médicale » qui consiste à remplir un formulaire et à se faire pointer un pistolet sur la tronche pour mesurer notre température. Bonne nouvelle, nous n’avons pas la moindre fièvre! Par contre, là on a essayé de nous soutirer un dollar par personne. Nous avons refusé en prétextant n’avoir plus aucun dollar et ça a fonctionné. Encore une fois, nous avons passé entre les gouttes.

VanFab : 2 – Corruption : 0

Ha Tien

Nous avons fait un petit arrêt à la ville frontière de Ha Tien. C’est une petite ville sans grand intérêt mais qui nous a permis de retirer nos premiers dongs et surtout de siroter notre premier Ca Phê Da (un cold brew mais en meilleur) et de déguster notre premier Banh Mi (un sandwich mais en meilleur). A notre goût, la gastronomie vietnamienne fait partie des meilleures du monde, autant en profiter dès notre arrivée!

Rach Gia

Rach Gia est une petite ville de pêcheurs à l’extrême sud du Vietnam continental ouverte sur la mer de Chine Méridionale. La ville en elle-même n’a aucun intérêt, c’est juste le point de départ pour Phu Quoc, île que nous irons visiter plus tard avec les parents de Fabien. Pour nous, ce sera un premier contact avec un Vietnam pas trop touristique. Comme il n’y  pas beaucoup d’Occidentaux en ville, nous sommes toujours accueillis avec des « Hello! » et des grands sourires. Ici, personne ne parle le moindre mot d’anglais mais ce n’est pas un problème, un sourire, des gestes et quelques mots de base en vietnamien suffisent amplement à communiquer, les Vietnamiens étant très ouverts et pas du tout timides envers les étrangers. Heureusement, l’alphabet latin est de rigueur et nous permettra de reconnaître et d’assimiler de nouveaux mots assez rapidement. (Surtout ceux concernant la bouffe, comme par hasard!)

Se promener sur le front de mer est assez sympa, c’est piéton, loin du trafic et nous profitons de l’air maritime qui rafraichit bien l’atmosphère.  Ici, le rythme de vie est vraiment tranquille entre les bateaux de pêcheurs et les terrasses ombragées. Il faut savoir que le café est une vraie institution au Vietnam. Il a été introduit par les Français à l’époque coloniale et les Vietnamiens se le sont approprié faisant de la pause café un vrai mode de vie.

Nous avions déjà effectué un petit voyage au Vietnam il y a presque trois ans et nous avions eu un véritable coup de cœur pour ce pays. Il était clair qu’il allait être sur la liste de notre tour du monde! Nos premiers pas ici ont confirmé l’impression que nous avions alors et nous nous réjouissons de prendre le temps d’en découvrir un peu plus puisque nous avons pris un visa de trois mois.

La logique voudrait que nous continuions notre route par le delta du Mékong mais c’est une région que nous avons déjà en partie explorée à l’époque et que nous avons prévu de visiter avec nos amis dans un premier temps puis, plus tard, avec les parents de Fabien. Nous allons donc le traverser sans nous y arrêter cette fois-ci et nous rendre directement un peu plus au nord.

Pour sortir du delta du Mékong, il n’y a pas trente-six solutions :il faut prendre le bus et passer obligatoirement par Hô Chi Minh Ville. Pour le transport, il n’y a absolument rien à dire! Les bus sont d’un confort inégalable avec leurs sièges en position couchée et sont à un prix très corrects. Malgré leur lenteur, le temps passe relativement vite dans ces conditions. Même l’Amérique du Sud ne nous avait pas autant gâtés avec ses transports! Quant au passage à Hô Chi Minh Ville, nous nous en serions bien passé. Nous n’avons rien contre cette ville mais nous étions encore en mode relax du Cambodge et nous retrouver dans ce brouhaha, au milieu de gens hyper stressés qui n’hésitent pas à utiliser le trottoir en scooter pour gagner quelques précieuses petites secondes, nous a bien refroidis. La frénésie commerciale de Noël n’a rien arrangé. Bref, nous ne nous y sommes pas attardés et avons rapidement choisi une destination sympa pour sortir de cet enfer. Nous pensions aller à Dalat mais vu l’offre des bus, ce sera Mui Ne.

La première chose qui frappe en arrivant à Mui Ne, hormis le fait que tout soit écrit en russe, c’est l’impression d’avoir changé de continent. Ici, le climat est chaud et sec toute l’année, ce qui est peu courant en Asie du Sud-Est plutôt bien humide. Cette particularité climatique donne un paysage à mi-chemin entre le maquis méditerranéen et le bush australien.

La playa

Mui Ne est une station balnéaire typique avec ses restaurants de fruits de mer, ses hôtels, ses hordes de Russes et sa playa. Fini les petites plages aux eaux cristallines du Golfe de Thaïlande. Ici, c’est la longue plage de sable balayée par les vents car nous sommes situés sur un cap .D’ailleurs,  Mui signifie cap en vietnamien. Ce n’est pas très idéal pour la baignade à cause des courants mais les kite surfeurs s’en donnent à cœur joie. Et il faut quand même reconnaître que la plage, elle en jette!

Fishing village

Malgré son côté hyper touristique, Mui Ne a gardé sa tradition ancestrale de la pêche. Il aurait fallu se lever aux aurores pour vraiment profiter de l’arrivée des pêcheurs et de l’ambiance qui va avec mais nous ne sommes vraiment pas du matin. Les petites embarcations circulaires s’appellent « thuyen thung » et sont construites en bambou, un bois léger et souple particulièrement résistant aux mers chaudes et aux mollusques qui ont tendance à abîmer la coque des bateaux. Nous ne savions pas qu’un pauvre petit escargot de mer était capable de bousiller une embarcation!

Les Dunes

Comme nous vous l’avons expliqué plus haut, le climat est particulier à Mui Ne. Grâce au vent tempétueux et à l’air sec, des dunes de sable digne du désert du Sahara ont fini par se former. Elles se trouvent juste en dessus du village, il suffit d’un bon quart d’heure à pied pour s’y rendre. Elles ne sont pas très étendues mais nous avons déjà une impression d’immensité comme en plein désert, surtout aux endroits où il n’y a pas un arbre. La vue sur Mui Ne et sur la mer depuis le sommet des dunes est assez sympa.

Fairy stream

Fairy Stream signifie rivière des fées et cette rivière là porte plutôt bien son nom car le coin est vraiment féérique. C’est un petit canyon qui part directement de la station balnéaire mais ici, il se visite les pieds dans l’eau! Ce n’est pas très dangereux car le fond est sablonneux et l’eau arrive tout juste à la hauteur des chevilles. L’eau est juste fraîche comme il faut pour supporter la chaleur. Mais le plus hallucinant, c’est l’environnement de ses rives : la végétation luxuriante fait face à des roches karstiques façonnées par l’érosion et des dunes bien désertiques.

Sur la rive gauche du stream, on peut observer une végétation tropicale et des mangroves. Tout ce qu’il y a de plus normal en Asie du Sud-Est.

Sur la rive droite, c’est complètement différent! On y trouve des roches karstiques façonnées par l’érosion et dunes de sable rouge formées par le vent chaud et sec qui souffle souvent dans la région. C’est assez fou sachant que le stream mesure à peine un mètre de largeur!

Et la récompense finale! Enfin, surtout pour Fab! Van trouve quand même l’eau un peu trop froide!

Mui Ne a été une belle surprise. La station balnéaire est assez étendue, ça donne l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de monde. Les Vietnamiens sont, ici, un peu plus corrompus par le tourisme et un peu moins avenants qu’ailleurs mais ce n’est pas catastrophique comme en Thaïlande. Les bus locaux pour rejoindre les différents sites sont fiables et bon marché. Il n’y a pas besoin de contracter un tour pour les différentes activités, sauf pour les dunes blanches situées à une vingtaine de kilomètres plus au nord mais faire des cabrioles dans le sables avec des 4×4 bien polluants ne nous intéresse absolument pas! De toute façon, c’est le sable rouge qui attire irrésistiblement Fab, pas le blanc!

Nos premières impressions du Vietnam sont toujours aussi positives qu’il y a trois ans! Nous nous réjouissons de découvrir d’autres facettes de ce merveilleux pays!

Bilan du Cambodge

Avant d’entamer nos aventures vietnamiennes, il est temps de dresser le bilan de notre séjour cambodgien. Le Cambodge est un pays que nous avons failli zapper car, lors de notre premier séjour aux temples d’Angkor il y a presque trois ans, le pays nous avait laissé une impression assez mitigée. Finalement, nous avons décidé de lui donner une deuxième chance et de le mettre sur la liste de notre périple. En vrai, c’est le prix très attractif du visa à l’ambassade du Vietnam à Phnom Penh qui nous a décidés.

Avons-nous eu raison? C’est ce que nous allons découvrir dans ce bilan.

Les chiffres

Durée du séjour

27 jours, sur un visa de 30 jours, donc c’est bien amorti. Pour être francs, nous y serions bien restés un peu plus.

Budget

1000 CHF tout rond! (907,75€) dépensés en riels et en dollars puisque la double monnaie est utilisée au Cambodge. Ce qui fait une moyenne journalière de 37 CHF (33,60€). Ce sont les logements qui sont particulièrement bon marché. La nourriture est un peu plus chère qu’ailleurs car en grande partie importée. Mais nous nous sommes fait plaisir et les visas (30$ par personne) sont inclus dans le budget donc, nous nous en sortons à bon compte.

Distance parcourue

614 km, de Poi Pet (frontière thaïe) – Battambang – Phnom Penh – Kampot – Kep – Pre Chak (frontière vietnamienne) Ce n’est pas énorme mais nous avons renoncé à Sihanoukville et nous voulions un séjour relax avant la grande aventure du Vietnam.

Provinces traversées

Neuf : Banteay Mean Chey, Battambang, Phoutisat, Kampong Chnang, Kandaal, Phnom Penh, Kampong Spueu, Kampot, Kep.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer à Kep, 150 mètres dans le parc national de Kep. Pas de grands exploits d’altitude mais le Cambodge n’est pas très montagneux.

Extrêmes de températures

Entre 31 et 33 degrés tout le séjour, rien d’affolant. Des températures normales de saison sèche, pas trop élevées. Il faut juste se cacher du soleil en milieu de journée.

Coups de cœur / Coups de gueule

C’est ici que nous allons enfin savoir si un retour au Cambodge était une bonne idée! Comme d’habitude, nous commençons par le négatif.

Pas cool

Les transports

Nous avons sûrement été trop bien habitués en Thaïlande et en Malaisie mais nous trouvons les transports au Cambodge assez médiocres. Par rapport au niveau de vie, ils ne sont pas très bon marché. Les bus ne sont pas si mal mais les routes sont, à quelques petites exception près, complètement défoncées. Chose qui devrait changer avec les investissements chinois sur le réseau routier. Quant au train, il est d’une lenteur extrême sur une infrastructure défaillante et c’est vraiment inconfortable. Espérons que le réseau ferroviaire bénéficie également d’investissement car il y a du potentiel.

Trop bien!

Les gens

Déjà, il parlent un anglais très correct donc la communication est facilitée, ça commençait à nous manquer! Ensuite, ils sont très accueillants, souriants et super relax! Le stress est l’ennemi du Cambodgien. Enfin, à part quelques chauffeur de tuk-tuk et à Angkor, ils ne sont  pas trop rabatteurs. Bref, une population qui vaut la peine de connaître.

La gastronomie

Allons-nous réussir, une fois, à faire un bilan sans parler de bouffe? Sûrement pas! Nous sommes beaucoup trop épicuriens et il faut reconnaître que le Cambodge nous a régalés! Il y a plein de spécialités locales comme le boeuf lok-lak, le poisson Amok, le poivre de Kampot, le crabe de Kep, etc… En plus, les colons français ont laissé le pain, le café et les crêpes. Nous n’avons eu aucune mauvaise surprise culinaire sur l’ensemble du séjour et nous nous sommes à chaque fois régalés.

Les paysages

Même si ce ne sont pas les plus pittoresques que nous avons eu l’occasion de voir, les paysages cambodgiens nous ont tout de même plu, notamment les rizières avec leurs maisons sur pilotis, les montagnes du sud et la côte vers Kep.

Le billard

Chaque établissement au Cambodge possède une table de billard et nous en avons bien profité. Nous avons même augmenté notre niveau! Nous sommes passés de très nuls à juste nuls!

Des zones piétonnes

Enfin des villes où il fait bon être piéton! Chaque ville, y compris Phnom Penh, la capitale, possède au moins une promenade piétonne. L’Asie ne nous avait pas vraiment habitués à ça!

Bizarreries made in Cambodia

La double monnaie

Au Cambodge, la monnaie nationale est le riel. Mais ils utilisent également le dollar américain. D’ailleurs, c’est la seule monnaie qu’on peut retirer avec une carte étrangère. Partout, la double monnaie est acceptée avec un taux fixe de 4000 riels pour un dollar (parfois 4100 riels) Bref, il faut souvent faire des comptes d’apothicaires pour pas grand chose et souvent, les commerçants en profitent pour arrondir au dollar supérieur, ce qui rend la marchandise plus chère que dans les pays voisins.

French touch

De 1863 à 1953, le Cambodge était sous protectorat français et faisait partie de l’Indochine française. Il en reste quelques vestiges aujourd’hui.

  • Des centres coloniaux à Battambang et à Kampot
  • Les bornes kilométriques rouges et blanches
  • Le pain, le café et les crêpes
  • Les cafés, les terrasses et les boulangeries à la française
  • Quelques administrations sont encore indiquées en français même si l’anglais commence à prendre le dessus.
  • A Battambang, nous avons été « accueillis » en français par les chauffeurs de tuk-tuk.
  • Sur le passeport cambodgien il est écrit en français « Royaume du Cambodge ». Oui, notre occupation préférée dans les files d’attente de l’immigration est de jeter un œil discrètement sur les passeports de nos voisins pour savoir d’où ils viennent! Oui, nous sommes de sales curieux!
  • Il paraît que le roi lui-même maîtrise la langue de Molière

D’ailleurs, des trois pays ayant appartenu à l’Indochine française, le Cambodge est celui dont il en reste le plus de vestiges. C’est également le plus francophile et où la French touch est la plus présente. L’ambiance fait un peu Belle Epoque, une France un peu old school qui nous plaît beaucoup et qui n’existe plus vraiment en métropole.

Il nous semble que ce bilan parle de lui-même. Nous aurions été bien bêtes de bouder le Cambodge sur une simple mauvaise première impression, surtout que Siem Reap et le site d’Angkor ne sont pas du tout représentatifs du pays car très touristiques. Ce n’est pas l’endroit le plus pittoresque d’Asie mais nous avons été touché par sa simplicité, sa culture et sa douceur de vivre. On peut même parler là d’un véritable coup de cœur!

Kep la perle balnéaire du Cambodge, son marché aux crabes et ses îles paradisiaques

Le Cambodge possède une petite façade maritime sur le golfe de Thaïlande. Comme nous sommes des amoureux de la mer et que depuis Kampot il est assez facile de s’y rendre, nous ne pouvions pas manquer d’aller y faire un petit tour. Nous pensions nous rendre du côté de Sihanoukville mais c’est une ville qu’on nous a fortement déconseillée : trop sale, trop chère, trop touristique, trop chinoise, etc…  Nous nous sommes donc rendus du côté de Kep, petite station balnéaire idéalement située entre Kampot et la frontière vietnamienne.

Kep, qui s’appelait Kep-sur-Mer pendant le protectorat français, était la ville côtière la plus prestigieuse du Cambodge. Il faut dire qu’avec son climat sec qui rappelle la Méditerranée et ses pins, Kep a tout d’un village de riviera italienne où se retrouvaient les élites françaises et cambodgiennes. Malheureusement, les Khmers Rouges, ne goûtant pas du tout au charme du lieu, ont littéralement rasé la petite cité. Aujourd’hui, Kep a été en partie reconstruite.

Kep, c’est l’anti-Patong ou l’anti-Patttaya. Si votre but est d’écumer les bars et faire la fête, passez votre chemin! Ici c’est farniente et dolce vita. Nous avions déjà goûté à la douceur de vivre à Kampot, mais ici, la barre a été mise encore plus haut niveau tranquillité! La ville a été construite sur un cap, d’où son climat particulier.

Architecture khmère

Kep reste une station balnéaire et est principalement composée d’hôtels et de restaurants. Mais il existe une allée ou se concentrent monuments et bâtiments administratifs mettant à l’honneur l’architecture khmère. Même si tout est moderne,  l’architecture traditionnelle a été respectée. La fontaine représente l’ASEAN (Association of South East Asian Nations), une organisation économique et culturelle regroupant tous les pays d’Asie du Sud-Est, un peu comme le Mercosur en Amérique du Sud. Juste derrière la fontaine, la colonne est le monument en l’honneur de l’Amitié entre le Cambodge et le Vietnam. Pour rappel, en 1979, c’est l’armée vietnamienne qui est venue libérer les Cambodgiens de l’enfer des khmers rouges. Depuis, les deux pays gardent d’excellentes relations.

Kep Beach

Ce n’est pas la plage de rêve comme dans les îles du sud de la Thaïlande, mais elle ne se défend pas trop mal. Elle est située dans un écrin de verdure et ses eaux sont cristallines. Elle est surveillée par la statue de la « Dame-Blanche », qui aurait ét une reine de Kep et qui attend sagement sur son promontoire l’arrivée des pêcheurs.

Depuis la plage, il y a une superbe vue sur les îles alentours dont Rabbit Island, sur les montagnes de Bokor et aussi sur les premières îles vietnamiennes, la frontière se trouvant à une petite vingtaine de kilomètres à l’est. Par temps clair, il est également possible d’apercevoir l’île de Phu Quoc qui se trouve géographiquement au Cambodge mais qui appartient au Vietnam.

Le Crabe de Kep

Non, nous n’allons pas vous parler de cette statue de crabe au goût douteux, mais de gastronomie! (oui, encore!) A Kep, la spécialité locale, c’est le crabe bleu. Il est souvent servi grillé assaisonné avec juste un peu de sel et de poivre de Kampot. Une vraie tuerie! Il s’achète frais au marché local, judicieusement appelé « Crab Market » ou on peut directement le déguster sur des stands qui le cuisinent sur place. On le sert également de différentes façons dans les petits restaurants aux alentours du marché.

Kep National Park

Bonne nouvelle pour le Cambodge : vingt-cinq pour cent du territoire est composé de parcs nationaux ou de réserves naturelles! Kep possède son propre parc national qui a l’avantage d’être accessible à pied depuis la ville. Ce n’est pas le parc le plus pittoresque que nous ayons visité mais nous avons tout de même bien apprécié la balade en forêt. Les animaux ne s’observent pas facilement, hormis de magnifiques papillons, mais nous avons quand même aperçu de beaux spécimens d’oiseaux, des lombrics bizarroïdes, ainsi que des lézards rayés. Nous avons également entendu le cri d’un phacochère ou d’une espèce de cochon sauvage.

Parfois, la forêt se fait moins dense et nous avons droit à un joli dégagement avec vue sur la mer. Oui, il faut grimper pour accéder au parc national!

Koh Tonsay

En anglais, cette petite île au large de Kep s’appelle Rabbit Island (L’île du lapin), un nom qui nous laisse perplexe car il n’y a pas l’ombre d’un lapin sur l’île et, après avoir retourné la carte dans tous les sens, nous ne trouvons aucune ressemblance entre la forme de l’île et cet animal à longues oreilles. Pour rejoindre ce coin de paradis, il y a deux solutions : soit on prend un billet dans une agence du coin pour huit dollars par personne avec des départs à heures fixes, soit on privatise un bateau pour vingt-cinq dollars. Nous avons choisi cette dernière option en partageant notre embarcation avec un couple français et un couple allemand. On fait fort dans l’amitié européenne là! Le trajet nous est donc revenu à un peu plus de quatre dollars par tête et nous avons pu choisir nos horaires.

Sur Koh Tonsai, il n’y a pas de route, pas de véhicules, pas de wifi et l’électricité ne fonctionne que de 18 à 21 heures. C’est un véritable havre de paix à juste une petite vingtaine de minutes de bateau de Kep. Le seul bruit provient des vagues et du vent dans les feuilles.

Nous avions entrepris d’effectuer un tour d’ile à pieds mais c’était sans compter sur une mangrove très dense et impraticable qui nous a bloqué la route. Nous avons donc dû rebrousser chemin mais nous avons eu le temps d’admirer la flore et la faune du lieu car, à part quelques bungalows et cafés à l’arrivée des bateaux, l’île est complètement laissée à l’état sauvage. C’est une bonne nouvelle pour les mangroves car elles sont dans un très bon état. Malheureusement, ça n’empêche pas la mer de rejeter les déchets sur le rivage.

Comme la randonnée est compromise, nous avons profité des différentes plages de l’île. Il n’y a pas beaucoup de monde qui se rend sur Koh Tonsay donc certaines plages sont complètement désertes. Ce n’est pas la plage de rêve de sable blanc car, avec la proximité des mangroves, les fonds sont un peu vaseux mais l’eau est vraiment claire et à température parfaite pour la baignade.

Bonus

Comme Kep est construite sur un cap, il y a une ouverture sur l’ouest où nous pouvons observer un magnifique coucher de soleil. Les collines derrières lesquelles se cache le soleil se trouvent sur l’île vietnamienne de Phu Quoc

Kep a été notre gros coup de cœur au Cambodge. Playa, douceur de vivre, forêt tropicale, bonne bouffe : tout est réuni pour y passer un séjour de rêve à nos yeux! Ce sera également notre dernière étape cambodgienne. Oui, déjà! Mais nous avons fini vraiment en beauté notre séjour dans un pays qui aura été génial dans son esemble!

La suite, comme vous le savez déjà puisque nous vous le rabâchons depuis des semaines, ce sera le Vietnam. Nous allons rejoindre les parents de Fab à Hanoi, dans le nord du pays, en janvier. D’ici là, nous aurons quelques semaines pour en découvrir un peu le sud et le centre et nous faire une orgie de banh mi (le sandwich typique vietnamien), de phô et d’autres délices culinaires.

Kampot ou la douceur du sud du Cambodge

A Phnom Penh, nous nous sommes levés aux aurores afin de pouvoir prendre le train en direction du sud qui part une fois par jour à sept heures tapantes. Malheureusement, d’autres personnes plus prévoyantes ont été sur le pied de guerre bien avant nous car, à notre arrivée à la gare, le train était déjà archi complet. Ce n’est pas très grave, nous irons prendre le bus surtout que la station d’autobus est à courte distance à pied de la gare, pour le plus grand malheur des chauffeurs de tuk-tuk qui, malgré leur insistance, ne pourront pas nous transporter. Si le bus a l’avantage d’être bien plus confortable que le train, il n’est pas plus rapide, au contraire! Nous avons bouclé 152 kilomètres en six heures! La faute, notamment, à une sortie de Phnom Penh bien bouchée et à des routes à peine en meilleur état qu’en Birmanie.

Nous finissons tout de même par rejoindre notre but du jour, c’est-à-dire Kampot sans avoir totalement perdu une journée. C’est une petite ville très tranquille mais quand même vivante au sud du pays. La ville a connu son essor durant l’époque coloniale française grâce au commerce du poivre. Aujourd’hui encore, le poivre de Kampot est connu dans le monde entier. Il est d’ailleurs tout à fait possible d’aller visiter les plantations dans les alentours à prix plus que corrects. Mais ce sera sans nous : nous avons été carrément traumatisés par l’excès de poivre au Sri Lanka, nous sommes donc réticents à tout ce qui touche de près ou de loin à la saveur poivrée! Mais nous avons quand même pris sur nous pour surmonter ce traumatisme afin de goûter à LA spécialité locale et nous avons finalement dû reconnaître que quelques pincées de poivre moulu de Kampot (mais pas plus hein!) peut rendre un plat vraiment exquis.

Durian Roundabout

C’est un peu bizarre de commencer la visite par un rond-point mais c’est la première chose que nous avons aperçue en arrivant en ville! En quittant la Malaisie, nous pensions laisser derrière nous la fascination de la population locale pour le durian, le fruit dont l’odeur de pourriture et d’égouts est tellement insupportable qu’il est interdit d’en transporter dans les lieux publics. Raté! Les Cambodgiens en ont fait une énorme rond-point à son effigie qui se voit depuis presque toute la ville. Il a quand même l’avantage d’être un excellent point de repère pour s’orienter quand on n’est pas du coin.

Malgré l’originalité un peu wtf du rond-point, nous devons reconnaître qu’architecturalement, ce n’est pas si moche.

Centre historique

Kampot possède sûrement le plus beau centre colonial du Cambodge! Il y a de magnifiques maisons de l’époque française, souvent bien restaurées. Elles sont reconverties en cafés, restaurants ou boulangeries françaises donnant à la ville une vraie french touch bien sympathique. En tout cas, nous avons adoré y trainer! Et, cerise sur le gâteau, le trafic est très faible en centre-ville, il est donc très agréable de s’y promener à pied. Il y règne ici une vraie douceur du sud qu’on peut retrouver dans certains villages méditerranéens.

Les diverses administrations comme la mairie ou encore certains musées de la ville ont également pris leurs quartiers dans de magnifiques édifices coloniaux superbement restaurés. C’est parfait pour donner une belle image de marque de la cité.

Teuk Chou

Encore une ville qui s’est construite en bord de rivière. Celle-ci s’appelle Teuk Chou et nous vient tout droit du massif du Bokor, célèbre pour ses plantations de thé et de poivre et dont on peut apercevoir les magnifiques montagnes depuis la ville. Contre toute attente, le Cambodge possède les villes parmi les plus piétonnes d’Asie, pour notre plus grand bonheur. Kampot n’échappe pas à la règle avec sa large promenade sur les rives du Teuk Chou bordée d’édifices coloniaux et de cafés. Une vraie douceur de vivre toute méditerranéenne! Plus loin, l’atmosphère se fait moins urbaine avec un petit quartier de pêcheurs où le temps s’est vraiment arrêté.

Le magnifique pont en fer, sur notre photo ci-dessus, qui traverse la rivière s’appelle sobrement « Old Bridge » soit vieux pont en français. Ce sont les Français qui l’ont construit à la fin du XIXe siècle. Il a d’ailleurs un style un peu « à la Eiffel », vous ne trouvez pas? Il a été complètement détruit par le régime de Pol Pot puis fut reconstruit à l’identique dans les années 2000.

Lac Secret

Ce lac ne porte pas vraiment bien son nom puisqu’il est situé en plein centre-ville. Mais il est vrai que nous ne l’avons découvert qu’après deux jours et plusieurs balades en ville. C’est un lac artificiel où poussent des lotus, même s’ils ont un peu grise mine en saison sèche comme maintenant. Il est agrémenté de petits îlots où des statues dominent les lieux. Encore un autre havre de paix et un paradis pour piétons.

Kampot a vraiment été un gros coup de cœur pour nous. C’est une ville pleine de charme où il est possible de flâner sans but précis, de s’asseoir en terrasse prendre un café, super bon dans la région, goûter la délicieuse gastronomie locale ou encore faire le plein de culture et aussi, il faut l’avouer, craquer pour une délicieuse pâtisserie digne de ce nom sur une terrasse ombragée d’une des nombreuses boulangeries françaises de la ville.

Il y a également plein de possibilités d’excursions depuis Kampot, notamment dans le massif de Bokor ou dans les plantations de poivre. Il y a plein d’agences en ville dans lesquelles vous trouverez sûrement votre bonheur. Nous avons passé notre tour car nous avons un programme chargé qui nous attend au Vietnam. Nous voulons, en attendant, juste profiter du calme et de la douceur de vivre à la Cambodgienne.

Malgré sa modestie par rapport à ses grands voisins, le Cambodge nous enchante un peu plus chaque jour. Nous ne regrettons aucunement d’avoir donné une deuxième chance à ce petit pays et nous nous réjouissons d’en découvrir un peu plus les quelques jours qui nous restent.

Phnom Penh entre frénésie asiatique et calme à la Française

Notre séjour à Phnom Penh, la capitale du Cambodge, a un but bien précis. Nous devons nous rendre à l’ambassade du Vietnam afin de demander notre visa. Mais nous sommes les rois du mauvais timing et notre arrivée coïncide avec un jour férié et tout est fermé, y compris les ambassades étrangères. Ce n’est pas grave, nous ne sommes pas si pressés. Nous en profitons pour aller découvrir les festivités de plus près.

Le festival de l’eau

Voici la raison pourquoi tout est fermé à Phnom Penh! Le festival de l’eau est une fête très importante au Cambodge, voire la plus importante! Elle a lieu chaque année entre fin octobre et début novembre lors de la pleine lune. Phnom Penh est un haut lieu des festivités avec ses courses d’aviron sur le Tonle Sap. Tout le pays (non, ce n’est pas exagéré!) se rend pour l’occasion dans la capitale afin de soutenir l’équipe de son village ou de son district. Les réjouissances durent trois jours et se clôturent par un magnifique feu d’artifice.

Mais nous n’avons pas passé tout notre séjour à faire la fête même si c’était vraiment cool de voir un festival de cet ampleur de près! Nous avons profité de l’attente de notre visa pour aller explorer cette ville et découvrir tout ce qu’elle a à offrir.

Phnom Penh historique

Phnom Penh était déjà la capitale du Cambodge lors du protectorat français sur l’Indochine. (1863-1953) Il existe quelques vestiges de cette époque, mais il faut bien chercher car, avec la construction anarchique de la ville, les bâtiments coloniaux sont bien cachés et ne sont absolument pas mis en valeur. C’est vraiment dommage car il y a vraiment de beaux spécimens. Mais tout n’est pas perdu, la French touch reste très présente dans la gastronomie locale et quelques petits restos ont gardé un charme très frenchy.

Phnom Penh moderne

Ou plutôt devrions-nous dire : Phnom Penh chinoise. Grâce aux investissements chinois, de nouveaux quartiers et des gratte-ciels futuristes poussent comment des champignons. Nous ne savons pas vraiment quoi en penser. Le Cambodge a besoin d’une aide financière extérieure, c’est indéniable mais là, nous assistons à une nouvelle forme de colonisation et on sait pertinemment que les Chinois ne font rien gratuitement. Il y aura un prix à payer que ce soit diplomatique ou commercial. Il faudra sûrement plusieurs années pour mesurer les conséquences de l’arrivée massive des Chinois mais en attendant, la ville est un véritable chantier et un véritable parc publicitaire où tout est écrit en mandarin.

Phnom Penh bouddhiste

Le bouddhisme étant très présent dans la culture cambodgienne, surtout après la chute du régime des Khmers Rouges où les Cambodgiens ont eu un grand besoin de spiritualité et on les comprend. Il est donc normal de trouver un temple (ou plusieurs!) à chaque coin de rue de la capitale. Il y en a tellement qu’il faudrait plusieurs vies pour tous les visiter! C’est toujours un régal pour les yeux, surtout avec l’architecture khmère et avec la restauration sur laquelle on n’a pas lésiné à Phnom Penh.

Les parcs

C’est LA bonne surprise de la ville! Près du Palais Royal, ont été aménagés plusieurs parcs urbains avec des fleurs et quelques monuments, certes modernes mais fidèles à l’architecture khmère. C’est surtout un endroit piéton au centre-ville! La circulation n’est pas vraiment infernale à Phnom Penh, surtout si on compare aux autres villes d’Asie du Sud-Est, mais les gens semblent n’avoir aucune idée du code de la route et les trottoirs sont souvent encombrés.

Tonle Sap et Mékong

C’est en plein centre de Phnom Penh que le Tonle Sap se jette dans le Mékong créant une grande étendue d’eau au centre de la ville et un grand bol d’air frais. C’est également ici que commence la plaine de l’immense delta du Mékong qui se jette dans la mer de Chine Méridionale quelques centaines de kilomètres plus à l’est, au sud du Vietnam. Une grande promenade piétonne, qu’on doit encore aux Chinois, a été aménagée et il y est agréable de se promener un peu à l’abri de la pollution et où, parfois, les cours d’eau nous donne une petite brise bien agréable dans cette torpeur tropicale.

Prison S21

L’histoire du Cambodge au XXe siècle est vraiment dramatique, encore plus dans les années 1970 lorsque les khmers rouges (l’armée révolutionnaire) étaient au pouvoir sous le joug du dirigeant Pol Pot, un dictateur sanguinaire et un des pires que l’Histoire mondiale ait connu. Pour comprendre un petit peu cette part sombre de l’histoire, nous nous sommes rendus au musée du génocide situé sur le site de l’ancienne prison S21. A la base, ce complexe était un simple lycée construit par les Français. La clique de Pol Pot en fit la prison la plus sécurisée du pays, mais aussi la plus cruelle et la plus meurtrière. Les salles de classes ont été séparées en minuscules cellules ou en salles de torture où se pratiquaient les coups de fouet, les simulacres de noyade ou encore l’électrocution dans le but de faire avouer aux détenus des crimes, souvent imaginaires, contre le pouvoir. Les fils barbelés, présents absolument partout, servaient à prévenir les suicides car seule la direction de la prison pouvait décider de la mort d’une personne. Mais les chances de survie étaient très minces, il y avait de fortes chances de se faire exécuter sous n’importe quel prétexte. Ceux qui y ont échappé sont morts de malnutrition ou de maladie. Lors de la libération de Phnom Penh par l’armée vietnamienne en 1979, les soldats ne trouvèrent qu’onze survivants sur environ 18’000 détenus durant le règne des khmers rouges. C’était une visite très enrichissante mais aussi bouleversante. Nous n’étions vraiment pas bien après la visite. Nous sommes toujours sidérés par la cruauté dont peut parfois faire preuve l’être humain. Mais nous comprenons mieux la propension des Cambodgiens à ne rien anticiper et à vivre au jour le jour. Après avoir vécu une horreur pareille, il est difficile de se projeter sur du long terme!

Nous n’avons pas tout de suite flashé sur Phnom Penh, surtout en arrivant depuis la tranquille Battambang. Mais après quelques jours, nous avons commencé à l’apprécier malgré ses défauts. Ce ne sera pas notre ville préférée mais nous y avons quand même passé un bon moment, surtout dans les restos. La gastronomie khmère influencée par la cuisine française est vraiment un régal pour les papilles!

Si vous avez lu le début de cet article, vous voudriez sûrement savoir si nous avons atteint notre objectif! La réponse est oui! Nous sommes en possession de notre visa vietnamien! Le procédé est super simple. Il faut préalablement charger le formulaire ad hoc sur le site de l’ambassade, l’imprimer et le remplir. Une fois que c’est fait, assurez-vous d’avoir une photo passeport et la somme demandée en liquide (le prix varie selon le pays duquel vous émettez votre visa). Faites juste attention qu’on ait bien pris en compte la durée de validité du visa que vous désirez, nous avons failli nous faire avoir et obtenir un seul mois au lieu des trois demandés. Il y a, en principe, un délai de 48 heures heures après lequel vous pourrez directement aller récupérer votre passeport avec un joli visa collé à l’intérieur.

Mais avant de partir à la découverte de ce nouveau pays, nous allons continuer notre exploration du Cambodge qui, espérons, nous réservera quelques bonnes surprises…

Battambang : french touch, charme provincial et vestiges coloniaux

Passer la frontière cambodgienne depuis la Thaïlande, ça se prépare car les douaniers ne sont pas réputés très intègres. Bien au contraire! Nous nous sommes donc préparés psychologiquement à ne lâcher aucun bakchich et à ne pas céder à la corruption. Nous avons tout prévu jusqu’au moindre détail :

  • Nous avons fait le détour par Poipet plutôt que de rester sur le Golfe de Thaïlande car la frontière ne se trouve pas au milieu de nulle part. Nous pouvons donc la traverser à pied et nous n’avons pas à verser une commission à un chauffeur de bus que nous serions obligés de prendre.
  • Nous avons préparé chacun trente dollars, le prix exact du visa, une photo ainsi que notre passeport.
  • Sur le formulaire d’entrée, nous avons indiqué une adresse bidon à Poipet pour bien montrer que nous avons tout le temps et aucun bus à prendre.
  • Nous avons prévu à boire et à manger au cas où il aurait fallu tenir un siège
  • Nous étions gonflés à bloc prêts à tenir tête au premier douanier corrompu qui croiserait notre route, et aux suivants.

Tout ça… pour rien! Personne n’a essayé de nous soutirer le moindre dollar! Nous ne savons par contre pas pourquoi nous avons passé entre les gouttes car nous avons été les seuls à ne pas devoir filer un petit billet en plus. Comme nous étions les seuls Occidentaux, nous supposons qu’ils ont préféré arnaquer les touristes asiatiques, plus dociles. Surtout que Fab, avec son mètre quatre-vingt-six, fait office de géant en Asie et peut être très impressionnant quand il s’y met.   Bref, en à peine dix minutes, nous avons obtenu notre visa et notre tampon d’entrée. Nous avons ensuite traversé une horrible zone franche remplie de casinos. Les jeux d’argent sont interdits autant en Thaïlande qu’au Cambodge, c’est pourquoi il y a ce mini Las Vegas dans cet endroit qui, officiellement , n’appartient à aucun des deux pays. Vu la facilité que nous avons eu pour passer la douane, nous avons eu tout le temps à Poipet pour comparer les compagnies de bus pour continuer notre route ainsi que de prendre notre premier repas cambodgien qui fut un vrai régal!

Nous ne sommes pas à notre premier voyage au Cambodge. Nous y avons fait un court séjour afin de visiter le site d’Angkor lors d’un voyage au Vietnam il y a presque trois ans. Nous ne retournerons pas visiter les temples, nous préférons nous consacrer au reste du pays mais c’est un lieu que nous vous recommandons chaudement, c’est vraiment splendide! Nous avions été assez mitigé sur le Cambodge à l’époque, surtout sur les Cambodgiens. Mais nous étions restés sur la zone méga touristique de Siem Reap où les rabatteurs sont vraiment insupportables. Nous allons donc donner une deuxième chance à ce pays et essayer d’en découvrir les trésors cachés.

Vu que la frontière est passée en un clin d’œil, que nous avons pu remplir nos estomacs et que nous avons trouvé des bus qui n’ont pas trop essayé de nous arnaquer, nous avons pu avancer d’une bonne centaine de kilomètres et déjà rejoindre une première étape : la ville de Battambang.

Battambang

Battambang est la deuxième ville du Cambodge. C’est difficile à croire tellement elle est d’une tranquillité toute provinciale. Pourtant, grâce à sa proximité avec la Thaïlande avec qui elle commerce ainsi qu’à ses cultures de riz, les plus importantes du pays, c’est une ville dynamique et économiquement autonome. C’est une ville bien agréable qui a gardé quelques beaux vestiges de l’époque coloniale française. La vie s’écoule tranquillement dans les petites ruelles bordées de cafés ou de boulangeries à la française.

Ville coloniale

La ville de Battambang a été fondée par les Khmers au XIe siècle déjà. Mais c’est sous le protectorat français (1863 – 1953) qu’elle a été développée. Nous pouvons observer les vestiges de cette époque dans le centre-ville de Battambang grâce à certaines maisons coloniales encore debout. Elles sont dans un état de conservation inégal et souvent dissimulées derrière des kilomètres de fils électriques tirés anarchiquement mais elles donnent au centre-ville un certain cachet. Il y a également des petits cafés, des bars à vin et des boulangeries qui viennent renforcer la french touch de Battambang.

Bouddha

Comme ses voisins, le Cambodge est majoritairement bouddhiste. La ferveur religieuse est très grande. Battambang, malgré sa taille modeste, possède de nombreux temples et statues dédiées à Bouddha. Nous ne nous y sommes pas trop attardés car nous n’avons pas enfilé de tenue ad hoc et qu’après la Thailande et la Birmanie, nous sommes un peu lassés de tous ces temples bouddhistes même si l’architecture khmère est spécifique, très belle, et ne ressemble pas aux deux autres pays cités plus hauts.

Sangker River

La rivière Sangker traverse la ville de Battambang avant de se jeter dans le Tonlé Sap qui lui, se jette dans le Mékong à Phnom Penh. Jusque là, rien d’extraordinaire même si le mot Mékong titille notre imaginaire. Ce qui est sympa, en revanche, ce sont ses deux rives entièrement dédiées aux piétons grâce à une grande promenade et des petits parcs interdits à tout véhicule à moteur. Déjà que le centre-ville est relativement calme et peu engorgé de trafic, l’impression de tranquillité est renforcée le long de ce cours d’eau. Nous qui sommes habitués aux grandes villes asiatiques anarchiques et au trafic infernal, nous sommes contents de pouvoir enfin marcher un peu sans craindre pour notre intégrité physique à chaque pas.

Nous ne nous attendions vraiment à rien mais nous avons adoré Battambang. Certes, c’est une petite ville tranquille et les vrais aventuriers auraient tendance à vite s’ennuyer ici. Mais nous, nous avons profité pendant quelques jours de la dolce vita, de la gentillesse des gens, des vraies pâtisseries (Enfin!) et de boire des pastis dans des jolis petits troquets so frenchy installés dans de superbes édifices coloniaux.

Cette première étape nous aura démontré qu’il ne faut pas rester sur une mauvaise impression et qu’effectivement, le Cambodge mérite une seconde chance. Espérons que la suite soit aussi prometteuse…

2 ans de vadrouille! Le grand bilan

Il y a pile deux ans, amis et proches nous ont accompagnés à l’aéroport de Genève où nous avons commencé l’aventure de notre vie. Depuis, nous avons découvert de nouvelles contrées, acquis de l’expérience, goûté de nouvelles saveurs et rencontré des gens extraordinaires de tous horizons. Nous avons l’impression d’avoir vécu au moins dix vies durant ces vingt-quatre mois et d’être devenus des personnes différentes. Il est donc temps de dresser un petit bilan de toutes nos aventures incroyables.

Les chiffres

Pays visités

22 Brésil, Uruguay, Argentine, Chili, Bolivie, Pérou, Equateur, Etats-Unis, Mexique, Hong Kong, Malaisie, Singapour, Brunei, Indonésie, Thaïlande, Laos, Sri Lanka, Emirats Arabes Unis, Oman, Inde, Birmanie et Cambodge. Seulement deux nouveaux pays ces six derniers mois.

Budget

Suite à une mise à jour, notre application pour le budget a buggé  et nous avons perdu nos données. Donc pas de budget précis mais nous savons que nous sommes un peu en dessous de 30’000 francs (27’300€). Budget qui était prévu pour une année! Nous sommes donc des warriors dans la gestion des dépenses! Grâce à ça, à divers volontariats et à nos différents jobs online, l’aventure va pouvoir continuer!

Distance parcourue

88’641 kilomètres, 8545 kilomètres ces six derniers mois. Ce n’est pas énorme mais nous avons privilégié la voie terrestre.

Température la plus basse

13 petits degrés à San Cristobal de las Casas, au Mexique, en août 2018. Nous n’avons pas eu froid depuis plus d’une année! C’était notre but!

Température la plus haute

44 degrés à Agra, en Inde au mois de mai. Nous aimons bien la chaleur mais 35 degrés nous suffisent amplement.

Altitude la plus basse

Moins 35 mètres dans les dépressions salines de la péninsule Valdés en Patagonie Argentine. Nous sommes souvent à l’altitude zéro puisque nous sommes des amoureux de la mer.

Altitude la plus haute

4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Depuis l’Amérique du Sud, nous restons à des altitudes très modestes.

Sites au patrimoine mondial de l’UNESCO visités

31 : nous n’allons pas tous les énumérer car ça commence à faire beaucoup.  Il y n a deux de plus depuis notre dernier bilan : Sukhothai et Bagan et c’étaient deux sites de ouf

Les bobos

A part une belle chute à scooter à Hpa An, heureusement sans gravité sauf pour le coccyx de Van, il n’y a pas grand-chose à signaler si ce n’est quelques piqûres d’insectes ou de légers coups de soleil

Les bébêtes dangereuses

Un serpent à Songkhla et un énorme scorpion à Bangkok. Fait amusant : nous croisons souvent les pires bestioles en pleine ville alors que nous passons des heures dans la jungle sans rien apercevoir de très dangereux.

Matériel remplacé

Un appareil photo et quelques fringues. Par contre, il semblerait que la malédiction des câbles USB ait été voir ailleurs.

La cuisine la plus épicée

Au Sri Lanka! La Thaïlande n’est pas en reste non plus.

Volontariats

Sept : un en Uruguay, 3 en Argentine, un en Equateur et 2 en Malaisie.

Nombre de fois où nous regrettons d’être partis

Après deux ans est-il vraiment nécessaire de répondre?

Ce qui nous manque de la Suisse

Toujours rien…

Petit retour en Inde

Il y a six mois, lors de notre dernier bilan, nous venions d’achever un séjour de cinq semaines en Inde. Nous étions alors complètement fracassés psychologiquement par tout ce que nous venions de vivre et nous manquions cruellement de recul pour réellement mettre des mots sur nos ressentis. Qu’en est-il six mois plus tard après avoir digéré cette aventure?

Voyager en Inde ne laisse pas indifférent, même six mois après. Avec le recul, nous avons tendance à nous rappeler les choses positives et c’est tant mieux! Nous comprenons mieux les touristes indiens quand nous en croisons même si la société indienne et tous ses codes nous laissent toujours un peu perplexes. Nous nous sommes également rendus compte que certaines choses y fonctionnent très bien par rapport à d’autres pays moins roots comme par exemple les voyages en trains. Nous trouvons les grandes métropoles comme Bangkok ou Jakarta très calmes comparées à New Delhi ou Jaipur. La gastronomie indienne nous manque et, maintenant, nous ne sommes plus fermés à l’idée d’effectuer à nouveau un séjour dans le sous-continent. Comme nous l’avions écrit dans notre bilan, l’Inde nous l’avons adorée ET détestée tellement elle nous a pris au tripes. Nous nous sommes pris une sacrée baffe avec ce pays, sûrement la plus violente psychologiquement, mais également la plus belle, celle qui remet les pendules à l’heure et qui relègue nos petits soucis d’Occidentaux au rang de petits tracas sans importance.

Nous en rigolons encore (ou pas!)

  • Se retrouver à Jakarta pendant les émeutes présidentielles et voir le centre-ville bouclé par des centaines de représentants des forces de l’ordre armés jusqu’au dents qui nous lancent de « Hello » en souriant car ils sont contents de voir des occidentaux.
  • Se faire virer de notre AirBnB à Kuala Lumpur pour cause d’overbooking et se faire proposer gratuitement une meilleure alternative. Nous avons pu bénéficier d’un appart super pour nous tous seuls, avec piscine à débordement sur le toit, pendant sept jours sans débourser un seul centime!
  • A Malacca, se prendre la tête avec le réceptionniste à cause d’un bug de Booking pour finalement se faire inviter à manger chez lui.
  • A Songkhla, sur les marches menant à la colline, devoir attendre que monsieur Serpent veuille bien prendre le temps de monter puis de se cacher afin que nous puissions continuer notre exploration en toute sécurité.
  • Parcourir moins de 200 kilomètres en plus de sept heures en train en Birmanie. Heureusement, les paysages sont pittoresques.
  • Se vautrer lamentablement en scooter à Hpa An. Rendre le scooter dans un sale état mais personne ne s’aperçoit de rien.
  • Loger en pleine nature à Koh Sichang. C’était sans compter sur les haut-parleurs qui hurlent la propagande dès sept heures du matin!
  • Se préparer psychologiquement à refuser la corruption à la frontière cambodgienne. Finalement, les douaniers n’ont même pas essayé de nous soutirer le moindre dollar!

Quel est le pays…

le plus grand : Les Etats-Unis

le plus petit : Singapour

le plus riche : Brunei

le plus accueillant : Oman

le plus chaleureux : L’Argentine

le plus souriant : La Malaisie

le plus tolérant : La Malaisie

le plus bling-bling : les Emirats Arabes Unis

le plus chaud : L’Inde, surtout au Rajasthan

le plus froid : tous les pays andins

le plus écolo : Singapour

où nous avons passé le plus de temps : la Malaisie (presque sept mois!)

où nous avons parcouru la plus grande distance : la Malaisie (11’703 kilomètres)

le plus orgasmique gustativement : l’Inde et toute l’Asie du sud-est SAUF la Birmanie

le plus cauchemar en cuisine : Les Etats-Unis, Le Sri Lanka, Oman et la Birmanie.

le plus épicé : le Sri Lanka et la Thaïlande

le plus coloré : Le Mexique et l’Inde

le plus galère à se faire comprendre : La Thaïlande et la Birmanie

le plus humide : Hong Kong, même si ce n’est pas un pays!

le plus sec : Oman

le plus WTF : l’Inde

le plus cher : Les Etats-Unis

le plus insulaire : le Sri Lanka et l’Indonésie

aux plages de rêves : le Sri Lanka

Nous avons appris

Avec ce voyage, nous sommes en apprentissage permanent. Toutes nos certitudes tombent les unes après les autres. Nous avons appris les nuances, le monde n’est pas soit noir ou soit blanc. Il y a toute une palette de couleurs entre les deux. Nous apprenons la variété du monde, des peuples et à laisser une place pour tout le monde même si nous sommes tous différents.

Nous nous attendions à

Etre de vieux croûtons. Nous pensions que le voyage backpacker au long cours était réservé aux jeunes, la vingtaine, prenant une année sabbatique après leurs études. Nous, avec notre trentaine bien entamée, nous pensions être des seniors. Que nenni! Il y a des jeunes qui voyagent évidemment mais ce n’est absolument pas la majorité. La plupart des globe-trotters que nous avons rencontrés étaient plus âgés que nous. Ils ont la quarantaine ou la cinquantaine et nous avons également rencontré des dizaines de septuagénaires. Comme quoi, il n’y a pas d’âge pour voyager!

Et notre couple dans tout ça?

Après deux ans de promiscuité, nous commençons à bien nous connaître. L’important est de se laisser de l’espace de temps en temps. La communication est la clé du succès et l’humour reste toujours notre meilleur allié.

SPOILER ALERT!!!

Nous vous avions déjà annoncé lors de notre départ de Cherating, notre but ultime pour cette fin d’année est de rejoindre le Vietnam., uniquement par voie terrestre. Nous sommes en bon chemin puisque nous venons d’arriver au Cambodge. Nous nous réjouissons de découvrir ces deux pays ces prochaines semaines!

Les parents de Fab, lecteurs assidus de ce blog, avaient pris connaissance de la  dernière spoiler alert et se sont dit que le Vietnam pourrait être une destination sympa pour nous retrouver. Nous les attendrons donc à Hanoi en janvier. Nous nous réjouissons également de faire un bout de route en leur compagnie.

Quant à nous, nous continuons notre route à travers le Cambodge. Nous nous arrêterons à Phnom Penh pour enfin demander notre visa vietnamien car nous sommes les seuls à ne pas l’avoir encore fait! Ensuite, comme d’habitude, selon les envies et les possibilités au jour le jour.

Pour 2020, à part la visite des parents de Fab, nous n’avons absolument rien prévu! Nous avons plusieurs idées, plusieurs contacts mais ça reste très flou pour l’instant. Une seule chose est sûre, nous continuerons sur notre lancée de slow travel et nous allons toujours essayer d’utiliser le moins possible le transport aérien. Comme nous commençons à bien développer nos activités professionnelles en ligne, nous allons pouvoir continuer à voyager sur le long terme. Pour l’instant, c’est ce à quoi nous aspirons!

La baie de Bangkok et ses plages

Rejoindre Myawaddy (la frontière Birmanie-Thaïlande) depuis Hpa An a vraiment été épique. Nous avons sûrement emprunté la route la plus défoncée de Birmanie, voire d’Asie! Mais après six heures de cauchemar, nous arrivons enfin à la frontière dont le passage n’est qu’une simple formalité. Nous prenons quand même le temps de nous arrêter à Mae Sot (côté thaï après la frontière) pour nous ruer sur le premier stand de rue de bouffe thaïe que nous trouvons! Ce n’était qu’une simple soupe de nouilles mais, après le désastre gastronomique birman,  purée ce que c’était bon!

Tak

Comme nous n’avons pas envie de passer des heures dans les transports, nous nous arrêtons pour passer la nuit dans la petite ville de Tak. Ce n’est pas d’un grand intérêt mais c’est calme et il y a surtout un grand Night Market qui fait le bonheur de nos estomacs.

Tak se trouve au cœur d’une grande région de lacs. Il y en a trois rien que dans le centre-ville! Ce sont des lacs tropicaux typiques à eaux troubles, paradis des lotus, des grenouilles, des libellules et des cigognes. Après la poussière et la pollution en Birmanie, c’est un vrai havre de paix et de fraîcheur.

Nous nous arrêtons ensuite quelques jours dans la capitale, Bangkok. Nous n’y faisons pas de tourisme car c’est une ville que nous avons eu l’occasion de visiter plusieurs fois par le passé. Nous en avons profité pour flâner dans les stands de rue aux plats alléchants, pour utiliser le BTS (le métro aérien) et pour aller rendre visite à un ami d’enfance de Fab qui habite dans le coin. Finalement, nous n’y ferons pas la demande de notre visa vietnamien comme nous l’avions prévu car nous avons découvert qu’il est plus avantageux de le demander à Phnom Penh. Tiens, ça sent un futur voyage au Cambodge…

Sri Racha

C’est bien joli tout ça de se remplir la panse dans la capitale mais notre but ultime, c’est de revoir la mer car elle commence vraiment à nous manquer! La dernière fois c’était à Koh Tao avant notre séjour en Birmanie! Pour changer un peu, nous nous rendons du côté de la baie de Bangkok pour découvrir les îles qui s’y trouvent. Pour cela, il faut rejoindre la ville de Sri Racha, à deux petites heures de train de Bangkok. C’est d’ici que part le ferry pour Koh Sichang. La ville en elle-même n’est pas très intéressante mais elle possède une belle ouverture sur la baie et de supers restos, notamment japonais, une gastronomie dont on raffole.

Koh Loy

C’est un petit îlot rattaché à la ville de Sri Racha par un pont. On y trouve un temple bouddhiste, un pavillon chinois et le débarcadère pour les îles.

Koh Sichang

Pour se rendre à Koh Sichang, c’est facile! Il y a un ferry toutes les heures depuis Sri Racha et le trajet dure quarante-cinq minutes, il n’y a pas besoin d’organisation. La traversée se déroule dans la zone portuaire, c’est une vraie autoroute à bateaux. Ce n’est pas très glamour mais ça donne une ambiance particulière au lieu. Nous débarquons dans le seul village de l’île et, bonne surprise, il n’y a pratiquement rien qui est dédié au tourisme. C’est un petit village qui vit au rythme de la pêche, de l’arrivée du ferry  et des stands de street food.

Tham Phang Beach

Il n’y a qu’une seule plage de sable sur l’île car elle le relief est très vallonné et les rochers se jettent souvent directement dans la mer. Elle se mérite cette plage! Il faut marcher trois kilomètres depuis le village pour y accéder en franchissant un col perché à une hauteur honorable de 196 mètres d’altitude! Mais la végétation que nous traversons est magnifique et le paysage vaut le coup d’œil.

La plage n’est pas très grande mais très jolie avec la vue sur les falaises. Le soleil cogne très fort donc il est très agréable d’y faire trempette.

Asdang Pier

Au Sud-Est du village, à quelques minutes à pied du centre, se trouve un petit parc bien agréable en bord de mer. C’est un endroit idéal pour flâner à l’ombre des arbres car le soleil tape fort ces jours-ci. On y trouve un pont et des maisons du XIXe siècle.

Depuis le parc il y a un chemin entre les arbres qui grimpe sur la colline. Il ne nous en faut pas plus pour nous motiver. C’est parti pour une promenade dans une superbe végétation même si elle est moins luxuriante que prévu, la saison des pluies n’a pas été très forte cette année.

Au sommet, nous sommes récompensés de nos efforts par la vue. Avec l’activité portuaire de la région, ça grouille de navires mais nous pouvons bien apercevoir la côte distante de seulement douze kilomètres.

Ce sont ces petits coins inconnus qui nous réconcilient peu à peu avec la Thaïlande. Depuis notre retour de Birmanie, nous nous sommes éloignés des circuits touristiques et avons découvert le vrai sourire thaï, le sincère, celui qui ne veux pas te vendre quelque-chose.

Pattaya

Nous voulions à tout prix et par tous les moyens éviter Pattaya. Ben loupé! Tout s’est ligué contre nous pour nous attirer dans cette station balnéaire pour occidentaux : les prix, les jours de la semaine, la disponibilité des transports, les possibilités pour bouger après, etc. Ce sera peut-être l’occasion de briser nos préjugés et d’aller voir de nos propres yeux ce qu’il en est vraiment de Pattaya.

Sans surprise, Pattaya n’est qu’une station balnéaire horrible. Un vrai temple de la consommation en bord de mer. Les grandes enseignes de fast-food américaines côtoient des malls géants qui gaspillent des tonnes d’énergie en air conditionné. Des bars à « ping pong show », des night-clubs, des restaurants à cuisine internationale avec Sauerkraut en menu du jour, des Biergarten, des kebabs et des barbecues coréens complètent le tableau. La plage n’est pas moche mais des dizaines de hors-bords et de jet-skis gâchent le paysage et empêchent une baignade tranquille. Nous n’avons pas aimé Patong, aucune raison que Pattaya trouve grâce à nos yeux. Ce n’était qu’un coin de passage pour un lieu beaucoup plus pittoresque…

Koh Larn

Voilà la vraie raison pour laquelle nous sommes passés par Pattaya. C’est du débarcadère de la station balnéaire que partent les ferries pour la petite île de Koh Larn. Il suffit de quarante-cinq minutes pour effectuer la traversée. Nous débarquons à Na Baan, le village principale de l’île. Même si c’est un lieu de villégiature pour touristes, nous sommes bien loin de la dépravée Pattaya avec les maisons sur pilotis et les ruelles juste assez larges pour un scooter. Au loin, nous apercevons Pattaya et ses grandes tours qui n’est pas sans rappeler une skyline d’une ville américaine. De loin, c’est encore assez joli de voir ces tours, ça fait penser un peu à Miami.

Tawae Beach

On y accède par un petit chemin forestier mais à l’arrivée, c’est la douche froide! Toute la population touristique de Pattaya s’y est donné rendez-vous, la plage étant accessible directement par bateau depuis la station balnéaire. Il y a tellement de monde que les vendeurs n’ont pas le temps de jouer les rabatteurs! Mais le pire, ce sont les dizaines de hors-bords et de jet-skis qui gâchent le paysage. Ils font un tel boucan qu’on se croirait vraiment sur un circuit de Formule 1! C’est dommage car la plage  est vraiment jolie…

Ta Yai Beach

Située au nord de l’île, on accède à cette plage également par un petit chemin forestier mais la surprise est beaucoup plus belle à l’arrivée. C’est beaucoup moins fréquenté que Tawae Beach! C’est une superbe plage de sable blanc aux eaux cristallines avec des rochers pour donner du relief. Un vrai petit coin de paradis! Comme il faut marcher un peu pour y accéder, les touristes la boudent un peu. Tant mieux pour nous!

Monkey Beach

Cette plage porte bien son nom, il y a effectivement des singes, non pas sur le sable, mais sur la splendide falaise rouge qui surplombe la mer. L’eau est chaude, transparente et possède une petite faune marine intéressante. Nous  avons enfin pu retrouver les joies du snorkelling!

Samae Beach

C’est l’autre plage hyper connue et hyper touristique de Koh Larn. Mais cette fois, nous avons pris nos précautions pour éviter la foule. Nous y sommes allés tôt le matin avant l’arrivée des hordes de touristes. C’est une vraie plage paradisiaque de sable fin et d’eau turquoise quand il n’y a presque personne. Regardez-nous cette eau transparente!

Thien Beach

C’est la plage la plus éloignée de Na Baan donc elle se mérite surtout que le centre de l’île n’est pas plat! C’est une superbe plage qui est très arborée, donc bien ombragée. Ce qui est bien agréable car le soleil tape fort! Toutes les plages de Koh Larn sont splendides mais Thien Beach est notre coup de cœur grâce à ses arbres et à son éloignement des sites beaucoup plus touristiques.

Viewpoint

Au centre de l’île se dresse une colline avec une vue à 360 degrés sur les alentours. Elle se mérite car après une bonne grimpette pour arriver au centre névralgique de Koh Larn, il faut encore gravir 267 marches pour rejoindre le sommet. Mais une fois arrivés, la récompense est à la hauteur de l’effort!

Koh Larn étant très petite (deux kilomètres sur deux et demi environ), nous avons effectué toutes nos visites de plages à pied. C’est une île vraiment magnifique mais, malheureusement elle souffre de la proximité de Pattaya avec le tourisme de masse et croule sous des montagnes de déchets. Mais nous allons néanmoins terminer avec du positif : l’île s’alimente de manière autonome en électricité grâce aux éoliennes et aux panneaux solaires installés sur place.

Dans la baie de Bangkok on y trouve vraiment de tout! Quel contraste entre la très moche et la très touristique Pattaya et la calme et authentique Koh Sichang! Si vous êtes calés en géo vous saurez qui si nous continuons à l’est, nous allons bientôt de nouveau franchir une frontière et traverser un nouveau pays. Et oui, nos rendez-vous au Vietnam approchent, il serait temps de se mettre en route!

Bilan de la Birmanie

Petite mise à jour : un coup d’état a eu lieu en Birmanie le 1er février 2021 et la junte birmane a repris le pouvoir mettant fin abruptement à la transition démocratique. Apparemment, le pays n’est de nouveau plus ouvert au voyageurs ou sous certaines conditions très strictes. Notre séjour date de 2019, bien avant les évènements.

Nous sommes évidemment de tout cœur avec le peuple birman qui ne mérite clairement pas ça et nous espérons ardemment que la situation puisse s’arranger assez rapidement.

Avant d’entamer notre traditionnel bilan, nous allons poser la question existentielle du jour : Doit-on dire Birmanie ou Myanmar?

En 1989, le pouvoir dictatorial en place a choisi de changer le nom Birmanie en Myanmar. Le nom complet est République de l’Union du Myanmar. Donc le vrai nom officiel, c’est Myanmar. Mais… De nombreux pays, dont l’Union Européenne, ne reconnaissent pas l’emploi du nom Myanmar par désaccord avec la dictature au pouvoir et utilisent encore le nom Birmanie. Voilà pour le côté politique.

Pour le côté linguistique, la langue française utilise le nom Birmanie et l’adjectif birman pour qualifier les habitants du pays ainsi que la langue parlée. Nous avons toujours utilisé le mot Birmanie par esthétisme et par amour de la langue de Molière mais aussi en rébellion à la junte au pouvoir.

Par contre en Anglais, c’est la forme Myanmar qui prime. Le mot Burma renvoie aux sombres années de la colonisation anglaise et ce n’est pas très cool.

Donc, en gros, appelez ce pays comme vous voulez, selon vos convictions…

Le bilan en chiffres

Durée du séjour

24 jours. Le visa birman est valable 28 jours donc nous l’avons bien amorti. Vu la lenteur des transports, nous avons bien fait de ne pas rajouter des étapes car nous aurions été vraiment limites avec le timing!

Budget

1’443’647 kyats (941,75 CHF/855,60€) ce qui fait une moyenne de 39,25 CHF (35,65€) par jour. Nous sommes amplement dans notre budget malgré de nombreuses visites et 50$ par personne de visa. Nous étions hors saison, ceci explique sûrement cela car nous avons eu des échos que la Birmanie était vraiment chère. Zapper le lac Inle et prendre les transports locaux ont probablement contribué à tenir ce budget de warrior.

Distance parcourue

2437 kilomètres. Une boucle de Myawaddy (frontière thaïe) – Kalaw – Mandalay et environs – Bagan – Yangon – Mawlamyine – Hpa An et retour sur Myawaddy. Le tout en bus, en train et en taxi collectif.

Régions / Etats traversés

Trois régions : Mandalay, Bago et Yangon, Trois états : Kayin (ou Karen), Mon et Shan. La différence entre un état et une région? Une région est principalement peuplée de Birmans et un état est principalement peuplé d’ethnies minoritaires.

Extrêmes d’altitude

1320 mètres à Kalaw et 5 mètres à Yangon. Rien de bien impressionnant.

Extrêmes de températures

24 degrés dans la fraicheur montagnarde de Kalaw et 36 degrés sous la pollution et l’humidité de Mandalay. Des températures tout à fait normales de climat tropical.

Heures passées dans les transports

Presque 25 pour cent de notre séjour tant les transports sont d’une lenteur exaspérante.

Coups de gueule / Coups de cœur

Nous n’allons pas déroger à la règle de commencer par le négatif afin de finir en beauté!

Bof, bof

La bouffe

La Birmanie est un vrai cauchemar gastronomique. C’est souvent fade et très gras. Parfois ils rajoutent du piment pour donner un peu de goût mais c’est encore pire. Tu manges un plat de nouilles et tu ressors aussi lourd que si tu avais mangé une fondue au fromage! En plus, l’hygiène étant un peu douteuse par rapport au reste de l’Asie du Sud-Est, nous avons pas mal de problèmes digestifs (pas graves rassurez-vous!) pendant tout notre séjour.

Les grandes villes

Par grande ville, nous entendons Yangon et Mandalay. Elles sont moches, infernales et polluées, mais ce n’est pas rare en Asie du Sud-Est. Ce qui nous a profondément déplu c’est qu’elles sont sans âme et que leurs habitants ont le visage fermé et triste.

L’état des routes

Nous n’avons jamais vu autant de trous sur une route! C’est dommage car les bus sont plutôt modernes et confortables mais, malgré cela, nous nous faisons secouer comme des pruniers à chaque trajet. Mention spéciale pour la piste défoncée entre Hpa An et la frontière thaï que Van a dû endurer avec un coccyx cassé!

La noix de bethel

C’est la caféine des Birmans. Ils en fabriquent une pâte de couleur rouge sang qu’ils chiquent à longueur de journée pour ses propriétés stimulantes et qui leur donne une dentition sanguinolente assez crade. Déjà ça, ce n’est pas très avenant alors imaginez les crachats bien rouges que ça donne.

On a kiffé!

Les gens

Bien que timides, ils sont d’une gentillesse et d’une serviabilité incroyables! Presque trop parfois! Le pays a été complètement fermé aux étrangers jusqu’en 2011 mais ça ne se ressent pas du tout sur le comportement de la population. La communication est par contre plus compliquée vu leur très faible niveau d’anglais et notre birman inexistant.

L’alcool

C’est un lot de consolation vu la gastronomie désastreuse. La Birmanie fait de la bonne bière et un très bon whisky, et tout ça pour un prix dérisoire! De là à dire qu’on s’est consolé dans l’alcool…

Les paysages

C’est totalement différent du reste de l’Asie du Sud-Est. Il y a moins de jungle et plus de savanes. Le sud est assez plat et principalement composé de rizières, de marais et de villages flottants. Les montagnes karstiques sont également magnifiques. Un  vrai régal pour les yeux!

Les voyages en train

C’est d’une lenteur énervante mais c’est une expérience incroyable. C’est digne d’un documentaire pour la télévision! Voir une gare s’animer et se transformer en marché lors de l’arrivée d’un train est assez surréaliste!

Bizzareries birmanes

On roule à droite… avec le volant à droite!

Lors de l’avènement de l’automobile, la Birmanie était sous domination britannique et observait le code de la route anglais, c’est-à-dire, la conduite à gauche. Lors de l’indépendance, la junte militaire au pouvoir décida d’effacer le plus possible les traces de la colonisation, notamment en instaurant la conduite à droite. Mais les sources principales d’importation automobile sont le Japon et la Thaïlande, deux pays où on roule à gauche, donc avec le volant à droite! Seuls les bus des grandes compagnies et les voitures de riches particuliers ont le volant à gauche.

Nous avons globalement assez apprécié notre séjour en Birmanie. C’est un pays magnifique qui mérite d’être découvert mais il a nous manqué quelque-chose. Nous ne pouvons pas définir quoi exactement mais il manque, à nos yeux, un petit grain de folie. Toutefois, nous ne regrettons pas une seconde d’avoir visité ce nouveau pays et en gardons de formidables souvenirs!

Hpa An et ses paysages enchanteurs

Prendre le train en Birmanie se mérite, il faut, à chaque fois, se lever aux aurores! Nous avons l’impression que c’est fait exprès pour nous embêter, nous qui ne sommes pas vraiment du matin! Mais cette fois, nous ne nous sommes pas réveillés à des heures indécentes pour rien : le train a quitté la gare de Yangon à six heures et demi, pile à l’heure. A la fenêtre, défilent de magnifiques paysages de rizières, de marécages, de villages flottants et sur la fin, de montagnes. Mais ça n’avance pas vite et il aura quand même fallu onze heure de trajet pour couvrir tout juste trois cents kilomètres! Nous adorons les trajets en train mais là, ça commençait vraiment à devenir très long et inconfortable. Nous n’avons pas du tout été fâchés d’arriver enfin à destination!

Mawlamyine

Après ce long périple, nous descendons à Mawlamyine. Ce n’est pas l’endroit le plus intéressant mais c’est parfait pour une journée de pause entre deux trajets. La ville doit son essor à son port maritime mais le centre-ville se trouve un peu à l’intérieur des terres. Mawlamyine est traversée par le fleuve Salouen qui nous vient tout droit des hauts plateaux tibétains. C’est d’ailleurs le deuxième plus long fleuve de l’Asie du Sud-Est après le Mékong et il parcourt plus de 2815 kilomètres à travers l’Himalaya et la Birmanie. Le superbe pont (image ci-dessus) qui le traverse n’a pas de nom mais est pourtant le plus long pont du pays. Il mesure plus de six kilomètres! Nous sommes d’ailleurs passés dessus avec le train lors de notre arrivée en ville et comme ça ne roule pas vite, nous avons eu le temps de profiter de la vue sur le fleuve et ses rives.

Mawlamyine est la troisième ville de Birmanie. On ne dirait pas tellement c’est tranquille! Pourtant, avec son port important et son université, c’est une ville très dynamique. D’ailleurs, nous avons trouvé les gens encore plus ouverts et plus gentils qu’ailleurs. Il est vrai qu’il est plus facile de communiquer dans la langue de Shakespeare ici, ça aide à la communication!

Hpa An

Heureusement que Hpa An n’est qu’à deux heures de route de Mawlamyine car nous avons eu droit, en plus des traditionnelles routes défoncées, à un bus hors d’âge, vraiment pourri avec un chauffeur un peu kamikaze. Mais bon, nous nous plaignions que les trajets en train étaient trop longs! Heureusement que les routes sont moins à flanc de côteau qu’en Equateur!

Hpa An est la capitale de l’état de Kayin (ou Karen), à l’est du pays. C’est une petite bourgade tranquille mais sans grand intérêt hormis son lac, le Kan Thar Yar, qui donne déjà un aperçu des merveilles naturelles que nous pouvons trouver aux alentours.

On the road

Contrairement au reste de la Birmanie, il est facile et apparemment légal de louer un scooter à Hpa An. En tout cas, il y a plein d’agences de location en ville et personne ne nous a rien demandé de spécial. Nous en profitons donc pour aller explorer les alentours. Nous découvrons un superbe paysage de rizières, de marécages et de montagnes karstiques. Nous en prenons plein les yeux! Malheureusement, notre balade tourne court. Nous nous sommes lamentablement vautrés à scooter! Rassurez-vous, il y a eu plus de peur que de mal! Des belles égratignures, des ecchymoses et Van, qui est tombée sur les fesses, s’est cassé le coccyx et aura du mal à s’asseoir quelques temps, rien de bien méchant. Heureusement, car nous n’aurions pas vraiment eu envie d’avoir à faire avec le système de santé birman entre manque d’infrastructure et difficultés de se faire comprendre en anglais.

Le bas de caisse du scooter a plus morflé que nous mais vu dans l’état dans lequel on nous loue ces engins et l’absence de contrôle, c’est passé totalement inaperçu. Nous avons quand même préféré rentrer pour nettoyer et désinfecter nos plaies et nous remettre de nos émotions. Nous n’étions plus très motivés à continuer la balade. Mais nous avons quand même pu prendre quelques clichés de ce magnifique endroit!

Kyaut Ka Latt Pagoda

Avant nos mésaventures à scooter, nous avons eu le temps d’aller admirer la pagode Kyaut Ka Latt. Ce n’est pas la pagode en elle-même qui nous intéresse, nous en avons vu tellement, mais la formation rocheuse sur laquelle elle est en partie construite. C’est un piton rocheux qui se dresse au milieu d’un petit lac et qui semble résister à l’érosion. Il y a également tout un complexe monastique autour du rocher dont la construction, commencée dans les années 1920, est encore en cours.

Il est possible de grimper au sommet et c’est encore assez accessible mais, à part pour la vue, c’est bien plus impressionnant vu d’en-bas. Sur le rocher, nous n’avons pas assez de recul pour admirer la pagode.

Nous avons hésité à zapper cette dernière étape pour rejoindre la Thaïlande directement depuis Yangon car nos estomacs commencent sérieusement à demander grâce. La gastronomie birmane est vraiment mauvaise et l’hygiène un peu douteuse. Notre système digestif est vraiment soumis à dure épreuve dans ce pays! Nous serions moins cabossés si nous avions suivi cette idée mais nous aurions vraiment loupé quelque-chose. Les paysages de Hpa-An sont, à nos yeux, les plus beaux de Birmanie. N’hésitez pas à y louer un scooter pour y faire un tour! C’est tout plat, sans trop de trafic et pas dangereux. Si nous sommes tombés, c’est entièrement de notre faute! Nous avons mal négocié un virage où il y avait du gravier et notre engin a glissé! Ça ne vous arrivera pas forcément!

Voilà, c’était notre dernière étape en Birmanie, et pas des moindres! Mais retourner en Thaïlande se mérite. Le seul moyen de retourner à Mae Sot, à la frontière est de prendre un taxi collectif. Donc nous avons passé plus de six heures dans un vieux tacot roulant à tombeau ouvert sur une piste (oui, une piste pas une route!) complètement défoncée. Autant vous dire que nous avons été bien secoués. Van et son coccyx cassé ont sûrement effectué le trajet le plus infernal de leur vie! Notre soupe de nouilles thaï a notre arrivée aura été bien méritée!