Dans l’épisode précédent, Van et Fab, après mûres réflexions, ont réussi à passer, sans trop d’encombres, la frontière malaisienne pour aller se confiner sur l’île de Penang. Comment va se passer le quotidien des globe-trotters qui ont dû arrêter de bouger? Réponse dans quelques lignes.
A notre arrivée en Malaisie, rien ne semble avoir vraiment changé si ce n’est que plus de gens portent des masques. Mais le port du masque est assez courant en Asie donc ça ne nous choque pas. Mais, 24 heures après notre entrée dans le pays, on annonce que le premier ministre va faire une allocution télévisée concernant le Covid 19.
L’annonce du lockdown
16 mars : le discours du premier ministre, Muhyiddin Yassin, prend une heure et demie. Nous ne le suivons pas car notre malais devient inexistant quand il ne s’agit pas de bouffe. Mais les médias malaisiens anglophones sont au taquet et transmettent les informations en direct. Sans surprise, un lockdown est décrété jusqu’au 31 mars et sera, quelques jours plus tard, prolongé jusqu’au 14 avril.
C’est un moment décisif pour le premier ministre, qui doit faire ses preuves puisqu’il n’est en fonction que depuis le 1er mars. La crise du Covid 19 tombe assez mal puisque la Malaisie se relève à peine d’une énième crise politique. L’ancien premier ministre, un jeune homme fringant de 94 ans, a dû démissionner avec effet immédiat suite à une tentative avortée de coup d’état de la part de son propre parti. Ben quoi? Si à son âge on ne peut même plus s’amuser un peu! Et dire qu’il avait poursuivi son prédécesseur en justice pour corruption! En Malaisie, pas besoin d’humoristes, il y a le gouvernement! (Mais il y a quand même de très bons humoristes)
En résumé : 15 mars arrivée en Malaisie, 16 mars annonce du premier ministre, 18 mars début du lockdown. Soit nous avons des dons de voyance qu’il nous faudra développer, soit nous avons une chance inouïe et il nous faudra sérieusement songer à jouer à la loterie.
Mais concrètement, en quoi consiste ce lockdown?
Au début, c’était encore la fête du slip! Certes, tous les commerces non essentiels et les restaurants ont fermé mais il était permis de sortir à condition de ne pas se rassembler. Cette situation n’a pas duré 48 heures! Le peuple malaisien n’étant pas très discipliné, des mesures plus restrictives ont vite été mises en place. Maintenant, tout le monde doit rester confiné à la maison avec permission de sortir, une personne à la fois, que pour les courses ou pour aller chez le médecin. Et ne comptez pas jouer les rebelles, la police, renforcée par l’armée, veille et n’hésite pas à coffrer les récalcitrants! Ne comptez pas non plus changer d’état ou même de localité, sauf pour des motifs en béton car des checkpoint fleurissent un peu partout et vous êtes bon pour un interrogatoire en règle. On ne rigole pas avec le lockdown en Malaisie! Depuis l’extérieur, ça peut paraître tyrannique, liberticide et dictatorial (et ça l’est!) mais quand nous regardons la situation dans les pays d’Europe (surtout le nôtre où les sept guignols qui nous servent de ministres préfèrent courir au chevet des banques et de l’économie que des malades), nous trouvons, pour l’instant, que la crise est gérée de manière exemplaire.
Van et Fab en lockdown, ça donne quoi?
Sûrement la même chose que n’importe qui en confinement, n’importe où dans le monde…
Avant l’annonce officielle du lockdown, nous avions déjà comme but de nous poser et d’attendre que la situation se tasse un peu. De ce côté-là, ça n’a pas beaucoup changé nos plans. Nous avons eu de la chance de trouver une maison avec terrasse, cuisine, un lit confortable, un lave-linge et un wifi au top dans notre budget. Il nous a juste fallu apprendre à occuper nos journées de sédentaires mais nous nous adaptons pas trop mal. Nous avions déjà commencé à travailler un peu en ligne pour ne pas puiser dans toutes nos économies pour financer notre périple. Avec les confinements, les demandes de télétravail explosent et nous avons du temps pour continuer le développement de nos diverses activités en ligne.
Nous nous dégageons quand même des plages de temps libre pour redécouvrir le bonheur de mater un film ou de glander sur la terrasse avec une bonne tasse de thé et un bon livre (nos liseuses sont devenues notre meilleur investissement, merci Emilie!). D’ailleurs, nous nous trouvons à moins de cinq kilomètres du parc national et certains de ses habitants, comme des magnifiques oiseaux, des papillons multicolores ou encore des écureuils, viennent nous dire bonjour pendant nos séances de bronzage et c’est vraiment un gros kif! Nous ne pouvons pas aller dans la nature donc c’est la nature qui vient à nous.
Ce qui nous manque le plus, c’est la rando, et de marcher en général. Nous avons l’habitude de parcourir des dizaines de kilomètres à pied par jour. Mais rassurez-vous, nous ne sommes pas devenus des larves pour autant! Grâce à la technologie moderne, il est possible de suivre un cours de gym ou de fitness sur internet. Nous nous sommes également mis au yoga, une discipline pour laquelle nous avons eu un gros coup de cœur et qui nous suivra très certainement dans nos prochaines aventures.
La cuisine
Avouez qu’elle en jette notre cuisine! N’est-ce-pas?
Pour notre plus grand plaisir, nous avons dû nous remettre à la cuisine. Si en Amérique du Sud nous cuisinions souvent, ce n’était quasiment jamais le cas en Asie. Avec la Stret Food et les prix dérisoires, ce n’est pas rentable de faire la cuisine soi-même et pas vraiment dans la culture. Les différentes échoppes du villages sont bien achalandées et nous permettent de varier un peu les plats avec des légumes, des légumineuses, du curry et du tofu. Nous nous mettons aux spécialités locales, surtout indo-malaisiennes, et les résultats se font de plus en plus concluants, même si nos chappattis ne ressemblent que rarement à des chappattis. Bon, il faut avouer que nous en avons profité pour nous faire une petite orgie de pâtes (mais nous n’avons pas été dévaliser les rayons du supermarché non plus!)
Et puis nettoyer le désastre que nous laissons derrière nous après avoir joué aux apprentis sorciers est aussi un bon moyen de passer le temps!
Et l’après Covid 19?
C’est une très bonne question et nous n’avons pas la réponse. Nous ne savons même pas s’il y aura vraiment un après Covid 19. Peut-être que le monde du voyage ne sera plus le même. Nous nous contentons, pour l’instant, de vivre au jour le jour au gré des annonces du gouvernement. La tendance actuelle est de ne pas prolonger le lockdown au delà du 14 avril mais nous savons que la situation peut évoluer très vite. Quoi qu’il en soit, notre visa court jusqu’à mi-juin et les autorités malaisiennes ont annoncé faire preuve d’indulgence à ce sujet. Nous sommes donc assez sereins.
Nous profitons de cette pause pour nous remettre en question et pour éventuellement donner un nouveau souffle à notre aventure. Mais, nous sommes sûrs de ne toujours pas vouloir d’une « vie normale »! Pour l’instant, rien de concret à l’horizon mais nos discussions sont intéressantes et donnent un peu de piquant à cette vie sédentaire forcée.
Bon courage à ceux qui doivent bosser au front, prenez soin de vous où que vous soyez et surtout, RESTEZ CHEZ VOUS!!!
Si vous nous suivez sur les différents réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes actuellement confinés en Malaisie à cause de l’épidémie du Covid 19. Nous vous proposons un article sur notre réflexion qui a conduit à cette décision.
Quand tout a commencé à vraiment partir en sucette, nous étions en Thaïlande, à peu près à la moitié des trente jours d’exemption de visa auxquels nous avons droit. C’était vraiment bizarre car l’Italie venait de se mettre en quarantaine, la France et l’Espagne commençaient à exploser leurs nombres de cas et une partie des pays d’Asie se fermait aux Européens. Mais en même temps, en Thaïlande, c’était encore le pays des Bisounours où le coronavirus semblait bien loin. Redoutant de ne plus pouvoir sortir du pays, nous avons dû nous résoudre à retourner le problème sous tous les angles et prendre une décision.
Rentrer ou ne pas rentrer, that’s THE question
Oui, ça nous a effleuré l’esprit… une dizaine de secondes. C’est une idée que nous avons vite rejetée pour diverses raisons. A ce moment là, c’était déjà la galère pour trouver un billet d’avion, une quantité de vols ayant déjà été annulée. Nous ne voulions pas non plus prendre deux places sur un vol alors que d’autres personnes en avaient bien plus besoin que nous. Nous n’avions pas vraiment envie de passer par les aéroports, sources potentielles de propagation du virus. Comme nous avons absolument tout vendu en Suisse avant de partir, nous aurions dû, en cas de retour, loger chez nos proches. Nous ne sommes pas sûrs qu’ils auraient apprécié une contamination comme souvenir de notre voyage. Il était en tout cas exclu de prendre le moindre risque de ce côté là. La solution qui s’est vite imposée à nous était de nous auto-confiner quelque part et attendre des jours meilleurs. C’était une décision qui nous semblait vraiment évidente. Avec le recul, nous sommes toujours persuadés d’avoir fait le bon choix. L’avenir nous dira si nous avons eu raison ou pas…
Direction la Malaisie (oui, encore!)
Le choix de la Malaisie s’est fait très rapidement. C’est un pays que nous commenç0ns à bien connaître et nous savons que c’est un endroit où nous saurons parfaitement nous débrouiller en cas de difficultés. Dans ce cas précis, nous avons pris en compte deux critères qui nous paraissaient importants : une autorisation de séjour de trois mois et un bon système de santé au cas où ça aurait dû mal tourner. A ce moment-là, deux autres alternatives similaires s’offraient à nous : Brunei et Taïwan, Singapour ayant déjà fermé ses frontières. Mais nous aurions dû prendre l’avion alors que nous voulions l’éviter à tout prix et ça aurait été difficilement supportable au niveau du budget. Nous avons donc mis tous nos espoirs sur le passage de frontière Thaïlande – Malaisie.
Oui, mais où en Malaisie?
Nous avons d’emblée exclu Bornéo car il aurait fallu y aller par voie aérienne. Nous avions dans nos plans, avant l’arrivée du virus, de passer par la côte est pour y découvrir les îles et retourner à Cherating voir nos amis. Mais les îles sont isolées, loin des hôpitaux et, en cas de total lockdown, rien ne garantissait les liaisons maritimes. Nous avons rejeté Langkawi pour les mêmes raisons. Nous ne voulions évidemment pas aller contaminer nos amis à Cherating et , de toute façon, le lieu n’est pas idéal pour un confinement. Rester sur le continent dans le nord-est ne nous emballait pas car ce sont des états très conservateurs. Il nous restait donc la côte ouest. Malacca a également été abandonnée car il nous aurait fallu une journée de transports en plus et ce n’était pas le but. Nous confiner dans un condo à Kuala Lumpur aurait été une bonne altenrnative mais nous aurait coûté une blinde. Nous avions donc restreint nos choix à Ipoh et Penang et cette dernière a remporté la course juste parce qu’elle se trouve en bord de mer. Oui, nous sommes irrécupérables!
Cap sur Penang
Mais Penang, nous direz-vous avec raison, c’est une île! Oui c’est vrai. Mais elle n’est située qu’à trois kilomètres du continent auquel elle est reliée par deux ponts routiers. Et puis, sur Penang, il y a Georgetown, une grande ville de plus de 700’000 habitants avec toutes les infrastructures nécessaires, notamment des hôpitaux. Nous avons trouvé une maison sur AirBnB dans notre budget avec terrasse, petit jardin, cuisine et un wifi qui déchire à Batu Ferringhi. En plus le propriétaire est super cool, il nous a fait un prix pour le confinement. Nous ne sommes qu’à onze kilomètres au nord de Georgetown qui est facilement accessible avec les bus urbains. Mais il y a tous les commerces de première nécessité dans le village, ce qui s’avèrera très utile lorsque le total lockdown sera décrété.
Batu Ferringhi, ça ressemble à ça. La classe, hein? La plage est évidemment fermée car un confinement, ce n’est PAS se promener sur la plage.
Mais avant ça, il faut passer la frontière
Une fois nous être mis d’accord, nous avons sauté dans le premier train de nuit pour Hat Yai, puis la correspondance pour Padang Besar, le point frontière. Côté malaisien, nous sommes accueillis par un service médical pour contrôle. Fab ne s’est même pas fait arrêter! Avec une barbe, il passe facilement pour un Arabe et comme, à l’époque, le Moyen-Orient n’était pas perçu comme un danger, Fab ne s’est pas fait inquiéter. Van, avec sa tête d’italienne, n’y a pas coupé! La Malaisie restreignait déjà l’entrée aux ressortissants de la botte. Heureusement, le passeport suisse a aidé sur ce coup là. La visite médicale n’était pas contraignante et s’est déroulée à la malaisienne avec sympathie, le sourire et l’empathie propre au personnel soignant. Elle s’est conclue par un chaleureux « Welcome to Malaysia »! Ne restait plus qu’à passer l’immigration. Nous ne sommes jamais totalement sereins avant de rentrer en Malaisie car, avec toutes nos précédentes visites, nous redoutons qu’un jour on nous dise stop et qu’on ne nous laisse pas passer. Mais nous avons passé encore une fois sans encombre et nous avons ressenti une impression de retour à la maison qui, pour une fois, était rassurante.
Dans le prochain épisode, l’annonce du total lockdown et notre quotidien en confinement. Attention, ça sera très culinaire!
En attendant, prenez soin de vous où que vous soyez! Bon courage et MERCI à ceux qui doivent travailler, qui nous soignent ou qui nous permettent de nous nourrir. Et si vous n’avez pas un travail indispensable, RESTEZ CHEZ VOUS!
En ces temps de confinement, nous allons ajouter un peu de spiritualité à ce blog. Enfin, c’est surtout une bonne excuse pour ressortir quelques jolies photos. En piochant dans nos souvenirs, nous nous sommes rendus compte que nous avons visité quelques lieux sacrés, toutes religions ou philosophies confondues. Nous allons vous dresser la liste des dix endroits qui nous ont le plus marqués.
#10 Basilica del Voto Nacional, Quito, Equateur
Ce ne sont pas les cathédrales qui manquent en Amérique latine, la ferveur catholique y est encore très présente. Pour illustrer cet article, nous avons choisi la plus grande! Elle est tellement énorme qu’elle surpasse même la cathédrale St-Patrick à New York et prend la tête du classement des plus grands édifices religieux de tout le continent américain. Ce monstre néogothique surplombe le magnifique centre historique de Quito.
Pour vous replonger dans les ruelles du vieux Quito, c’est ici
#9 Batu Caves, Kuala Lumpur, Malaisie
Lors d’un séjour dans la capitale malaisienne, un passage par Batu Caves est presque obligatoire, surtout que c’est très accessible avec le train de banlieue. C’est le plus grand sanctuaire hindou en dehors de l’Inde. Pas étonnant, les Indiens constituent la troisième grande communauté de Malaisie. Mais le plus impressionnant, c’est la grotte dans laquelle est construite la plupart des temples. Mais ça se mérite! Il faut grimper 271 marches pour y accéder surveillées par des macaques à l’affut de la moindre odeur de nourriture.
Pour une visite de Batu Caves sans subir les marches d’escalier, c’est ici
#8 Temple de la littérature, Hanoi, Vietnam
Nous nous tournons maintenant vers Confucius, un grand philosophe chinois du Ve siècle avant notre ère qui a fondé le confucianisme très répandu en Chine. Ce complexe n’avait, à la base, rien de religieux, c’était une académie confucéenne fondée en 1070. c’est donc l’université la plus ancienne du Vietnam. Aujourd’hui, le Temple de a Littérature est le plus grand centre confucéen du Vietnam.
Pour se replonger dans la trépidante Hanoi et ses trésors, c’est ici
#7 Sukhothai, Thaïlande
Sukhothai fut la première capitale du royaume de Siam (ancien nom de la Thaïlande). Nous y trouvons aujourd’hui les ruines de cette ancienne cité prospère dont une très forte concentration de temples bouddhistes. Il est agréable de s’y promener à l’ombre des arbres et de découvrir les vestiges d’une autre époque. Mais attention, une statue de Bouddha, même en ruines, reste sacrée et il faut la considérer avec respect.
Pour un petit voyage dans le temps au royaume de Siam, c’est ici, et si vous n’en avez pas assez, il y a, dans le même ordre d’idées, Ayutthaya
#6 Goa, Inde
Goa est un territoire particulier en Inde. Les Portugais y sont restés jusqu’en 1961, bien après le départ des Anglais du reste de l’Inde, et l’influence lusitanienne y est encore très présente. Old Goa (Goa Velha en portugais), la première capitale de la colonie, conserve parfaitement ce patrimoine avec un ensemble de temples et de couvents d’architecture baroque coloniale. Aujourd’hui, c’est un haut lieu de pèlerinage pour toute la communauté chrétienne du sous-continent indien.
#5 Mosquée Cheikh Zayed, Abu Dhabi, Emirats Arabes Unis
De passage à Dubaï, nous avons fait l’aller-retour jusqu’à Abou Dhabi juste pour voir la grande mosquée, c’est-à-dire plus de quatre heures de route au total. Mais les trajets en bus aux Emirats, c’est du confort cinq étoiles! Et le déplacement vaut largement le coup! Ce grand édifice tout de marbre blanc de Carrare étincelant est vraiment superbe et nous laisse sans voix. C’est d’ailleurs le plus grand bâtiment en marbre du monde. Malgré cette immensité et la foule de visiteurs, cet endroit dégage une sérénité propre aux mosquées.
Pour un week-end bling bling aux Emirats, c’est ici.
#4 Pagode Schwedagon, Yangon, Birmanie
Lors de notre arrivée à Yangon, une bonne partie de notre voyage en Birmanie était derrière nous et nous pensions vraiment en avoir soupé des pagodes. Malgré cela, cet immense stupa doré surplombant la ville a titillé notre curiosité et nous sommes allés voir ça de plus près. Avec raison! Ce magnifique temple a réussi a subjuguer les deux blasés que nous sommes parfois! Lors de notre visite, beaucoup de Birmans issus des quatre coins du pays étaient venus en pèlerinage vêtus de leurs plus beaux atours, donnant une atmosphère joyeuse au lieu. Evidemment, nous n’avons pas échappé aux traditionnels selfies mais c’est un exercice auquel nous nous plions toujours avec plaisir.
Nous avons donné de notre personne pour ce monument mythique! A six heures du matin, nous étions sur le pied de guerre afin d’éviter la foule et les grosses chaleurs (43 degrés!). Tout ça pour trouver le mausolée bien plus petit de ce à quoi nous nous attendions! Il faut dire que nous venions de passer un mois au Moyen-Orient avec ses mosquées gigantesques. A côté, le Taj Mahal fait un peu riquiqui. Mais ce n’est pas la taille qui compte et nous avons tout de même été impressionnés par la symétrie parfaite du bâtiment et par les détails architecturaux.
Si nous avons préféré la mosquée de Mascate à celle d’Abou Dhabi, c’est pour ses détails architecturaux bleus importés d’Iran, le fameux bleu de Perse. Nous avons eu la chance de visiter ce lieu en compagnie de locaux, nos adorables amis Masjid et Khalid. La mosquée est un cadeau du sultan Qabus, prédécesseur du sultan actuel, aux Omanais.
Pour une visite dans une vraie ambiance des Mille et Une Nuits, c’est ici
#1 Bagan, Birmanie
Bagan c’était vraiment un rêve et c’est ce qui a motivé notre voyage en Birmanie. Mais la réalité a été encore plus grandiose que prévu! Toutes ces pagodes disséminées dans un paysage de savane tropicale, c’est à couper le souffle! Nous avons eu de la chance, la fréquentation du site était vraiment basse lors de notre passage et nous avons pu profiter de la quiétude des lieux.
Pour une balade aux milieux des temples de Bagan, c’est ici
Nous ne sommes pas du tout religieux, bien au contraire, mais nous respectons les diverses croyances et aller à la rencontre des gens de culture différente signifie parfois aller également à la rencontre de leur religion. Nous sommes étonnés de ressentir très fortement la ferveur religieuse dans certains endroits sacrés. De culture totalement laïque, nous sommes parfois très surpris de la place que peut prendre la religion (n’importe laquelle!) dans le quotidien de certaines personnes.
Peu importe les croyances, le plus important reste la tolérance.
En ces temps de pandémie et de confinement, nous vous proposons de vous changer un peu les idées. C’est pourquoi nous avons plongé dans nos souvenirs de ces deux dernières années pour vous concocter un petit classement des plus beaux couchers de soleil, même si, dans les faits, tous les couchers de soleil sont magnifiques.
Pour nous, cette période de la journée où le soleil descend gentiment jusqu’à la ligne d’horizon est propice à la contemplation ainsi qu’à la méditation avant d’aller vaquer à nos occupations nocturnes.
C’est parti pour le classement! Attention, il est loin d’être exhaustif et objectif mais ce sont des couchers de soleil dont nous nous rappelons et dont nous avons surtout pensé à les immortaliser.
#10 Montevideo, Uruguay
A Montevideo, la capitale de l’Uruguay, le soleil ne se couche pas dans l’océan mais dans un fleuve. Mais comme le Rio de la Plata, le nom de ce fleuve, fait, à cet endroit, plus de deux cents kilomètres de large, il est impossible d’apercevoir la rive d’en face, qui appartient à l’Argentine. Comme la ligne d’horizon se situe à l’ouest, c’est propice pour observer les couchers de soleil!
Le Kerala possède sûrement les plus belles côtes du sous-continent indien. Et pour couronner le tout, elles sont situées plein ouest sur la mer d’Arabie. Assister à un coucher de soleil en Inde, dans le calme, c’est prendre congé d’une journée bien frénétique commencée très tôt le matin. D’ailleurs, le contraste entre les journées qui sont hyper dynamiques et épuisantes et le crépuscule qui est beaucoup plus calme et méditatif est assez déroutant.
La côte du Kerala c’est par ici, et sa capitale Cochin (ou Kochi) vaut également le détour.
#8 Kuta beach, Bali, Indonésie
Kuta beach, c’est sûrement un des pires endroits de l’île de Bali. C’est hyper touristique, dénaturé et très moche. Mais, il faut y passer une fois lors d’un séjour balinais juste pour la plage. C’est une longue étendue de sable fin donnant sur l’océan Indien où les surfeurs profitent des magnifiques rouleaux. Située à l’ouest, elle offre un super spot d’observation pour les couchers de soleil.
Notre arrivée à Arica s’est faite dans la douleur. Nous venions de passer des heures dans un bus sur des routes de montagne pour fuir les pluies et les barrages routiers dus aux grèves en Bolivie et le passage de frontière nous a pris quatre longues heures à cause des douaniers chiliens pratiquant l’excès de zèle. Nous ne sommes donc pas arrivés au Chili dans les meilleures dispositions. Mais finalement, nous retrouver devant l’immensité de l’océan Pacifique et observer ce superbe coucher de soleil nous a fait tout oublier de nos mésaventures.
Lovina Beach se situe au nord de l’île de Bali mais comme la côte s’avance un peu dans l’océan Indien, il y a un petit dégagement sur l’ouest pour admirer le coucher du soleil. La côte nord étant beaucoup plus calme et moins touristique que Kuta, Lovina Beach et les autres petites stations aux alentours sont une bonne alternative pour un séjour balnéaire plutôt tranquille.
A Kep, pas besoin d’attendre la tombée du jour pour être au calme. Cette petite bourgade cambodgienne sur le golfe de Thaïlande jouit d’une véritable douceur de vivre tout au long de la journée. C’est d’ailleurs un de nos gros coup de cœur de tout notre périple. Grâce à sa situation sur un cap, Kep profite d’un dégagement sur l’ouest. Le soleil se couche sur l’île de Phu Quoc faisant ressortir le relief de l’île vietnamienne en contrejour.
Tout le littoral omanais est à couper le souffle mais c’est dans la capitale, à Mascate, où les couchers de soleil sont les plus beaux. La tombée du jour marque le début de l’activité dans le sultanat, les habitants, confinés en journée à cause du soleil et de la chaleur, sortent en masse profiter de la fraicheur. Pourtant, lors de notre passage, en mars, la température n’excédait pas 28 degrés.
Pour découvrir cette perle du Moyen-Orient, c’est ici.
#3 Puerto Lopez, Equateur
Ce petit coin de paradis a été notre lieu de travail pendant six semaines. Avoir l’océan Pacifique comme voisin c’est déjà le top mais si en plus la côte est orientée plein ouest, c’est l’extase totale à chaque coucher de soleil! En plus, c’était un peu comme un rituel où pour quelques minutes tout l’hostal se mettait en pause pour admirer le soleil se coucher à l’horizon.
Pour retrouver nos aventures d’hôteliers, c’est ici.
#2 Galle, Sri Lanka
Galle, en temps normal, c’est déjà un truc de ouf : une superbe ville coloniale protégée par des remparts sur un promontoire rocheux surplombant les eaux cristallines de l’océan Indien. Rien que ça, ça fait rêver! Si en plus un magnifique coucher de soleil vient compléter ce tableau idyllique, c’est que le paradis existe! Là aussi, la frénésie de la vie sri-lankaise s’arrête pendant quelques minutes le temps que le soleil se couche.
Notre coucher de soleil le plus spectaculaire n’était pas sur une étendue d’eau mais à 3700 mètres d’altitude, sur le plus grand désert de sel du monde, le Salar d’Uyuni. Avec la pluie, une fine couche d’eau s’était formée sur le sol créant un magnifique effet miroir.
Pour admirer cette merveille de la nature, c’est ici
Après avoir rédigé cet article, nous n’avons qu’une envie, reprendre la route à la recherche d’autres couchers de soleil. En attendant, nous nous conformons au règles de confinement mis en place par le gouvernement malaisien et nous nous contentons de rêver sur nos anciennes photos.
Nous allons d’ailleurs essayer de faire plusieurs rétrospective afin d’égayer un peu ces journées d’enfermement forcé. En attendant, prenez soin de vous!
Après toutes ces aventures dans cet immense et fascinant pays, en compagnie de nos amis et des parents à Fabien, il est temps de vous livrer notre traditionnel bilan.
En chiffres
Durée du séjour
71 jours, presque deux mois et demi
Budget
Difficile d’établir un budget précis car nous avons des amis et des proches très généreux. Encore un IMMENSE MERCI à eux! En mode backpack, ça donne environ 35,20 CHF (33,10€) par jour, visa compris. Le prix du visa dépend du pays dans lequel il est émis.
Distance parcourue
6724 kilomètres. De Ha Tien (frontière cambodgienne tout au sud) – Rach Gia – Saigon – Mui Ne – Dalat – Nha Trang – Saigon – Can Tho – Saigon – Nha Trang – Saigon – Vung Tau – Saigon – Hanoi – Baie d’Halong – Huê – Hoi An – Saigon – Can Tho – Rach Gia – Phu Quoc en bus, train, avion et ferry. L’itinéraire n’est pas du tout logique mais nous avons du concilier avec les rendez-vous que nous avions.
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer sur les côtes et à Phu Quoc, 1500 mètres à Dalat.
Extrêmes de températures
14 petits degrés à Hanoi sous un crachin désagréable, 35 degrés sous le soleil à Saigon.
Mots de vietnamien appris
Presque tous concernant la nourriture (sans blague!), mais la prononciation, ce n’est pas vraiment ça. Au moins, nous avons souvent faire rire la population locale. Ce qui ne nous aide pas vraiment puisque, hors sites touristiques, il est assez difficile de se faire comprendre en anglais.
Pourtant, l’accentuation est primordiale! Par exemple, un « Cam On » mal prononcé ou mal accentué peut transformer un sympathique « merci » en un « tais-toi! » pas très poli.
Coups de gueule / Coups de cœur
Nous n’allons pas déroger à la règle et allons vous livrer tout ce qui nous a plu, ou pas, au Vietnam. Comme d’habitude, nous commençons par le moins cool histoire de finir sur une note positive.
Pas top
Le stress des grandes villes
Nous sommes arrivés au Vietnam par le Cambodge, un pays qui est particulièrement relax, c’est vrai. Nous nous sommes donc pris une baffe en pleine tronche avec le stress de la population. La zénitude typiquement asiatique n’est pas passée par ici! Les gens empruntent les trottoirs à scooter pour gagner quelques précieuses secondes et si tu ne démarres pas au quart de tour lors du passage du feu au vert, tu as droit à un concert frénétique de klaxons! Devoir attendre quelques minutes est le summum du supplice pour un Vietnamien. Même à Singapour, grand centre financier dynamique ou la population est accro à son job, l’ambiance est bien plus zen.
Les villes
C’est moche, c’est bruyant, c’est pollué et la circulation est vraiment infernale. Seule Hoi An sort du lot grâce (ou à cause) de son potentiel touristique et de son centre-ville rendu aux piétons. C’est dommage car une ville comme Hanoi ne met pas en valeur son riche patrimoine culturelle à cause de son trafic et de son développement anarchique.
Les petites magouilles
Nous parlons ici de petites magouilles pas bien méchantes pour essayer de nous soutirer quelques milliers de dongs supplémentaires par-ci, par-là, pas de grosses arnaques. Ce n’est pas bien grave mais à la longue c’est usant de toujours devoir être sur ses gardes pour déjouer ces petits plans un peu mafieux.
Trop bien!!
La gastronomie
Eh non, ce n’est pas dans ce bilan que nous ferons l’impasse sur la bouffe! Et pour cause! Le Vietnam a sûrement une des meilleures gastronomie d’Asie, voire du monde! C’est très savoureux grâce à des ingrédients comme l’ail, la coriandre, la citronnelle, le poivre ou encore le basilic-menthe, mais ce n’est jamais trop épicé. Mention spéciale pour les légumes et, dans les endroits appropriés, les fruits de mer.
Le café
Il est tellement bon que nous lui accordons un paragraphe entier et ce n’est pas Angela, la maman de Fab et grande caféinomane, qui va nous contredire! Et pourtant, nous sommes très exigeants en matière de café! Ce sont les Français qui ont apporté la coutume de boire du café mais, sur ce coup là, l’élève a dépassé le maître! Les Vietnamiens, qui cultivent le café dans leurs montagnes, ont totalement assimilé le concept de s’installer dans un troquet sympa pour boire un excellent café. D’ailleurs, c’est la seule activité pour laquelle ils prennent le temps et ne sont pas stressés.
Les paysages
Montagnes verdoyantes, longues plages de sables, rizières, petits canaux dans le delta du Mékong, roches karstiques dans la sublime baie d’Halong,… Le Vietnam possède une variété de paysages incroyable! Dommage que la protection de l’environnement ne soit pas une priorité.
Les transports
Principalement les bus. C’est fiable, confortable, facile à utiliser et relativement bon marché.
Les sites culturels
Le Vietnam a une histoire incroyablement riche dont on peut en visiter certains vestiges un peu partout. Les 54 différentes ethnies du pays participent également à la richesse culturelle du Vietnam. Nous qui aimons bien creuser un peu pour comprendre l’endroit où nous nous trouvons, avons été servis.
Le Têt
Beaucoup vous déconseilleront de vous rendre au Vietnam pendant le Têt. Pas nous! Certes, beaucoup d’endroits comme des restos sont fermés mais se promener dans le centre de Saigon sans trafic, ça n’a pas de prix. Les rues sont décorées avec des fleurs et certaines sont même rendues aux piétons pendant la fête. Les gens sortent leurs plus beaux habits pour déambuler au milieu des décorations et ils sont même particulièrement zen et souriants durant cette période. Le Têt fait tellement partie de la culture vietnamienne, toutes ethnies et religions confondues, qu’il serait presque dommage de ne pas y assister une fois dans sa vie.
Bizarreries made in Vietnam
La communication
Au Vietnam, il est très difficile de se faire comprendre en anglais. Mais ce n’est pas un problème! Les gens débordent d’ingéniosité pour se faire comprendre (signes, mimes, sourires,…) et c’est souvent hilarant. Grâce à l’alphabet latin, nous avons assimilé quelques mots en vietnamien mais pour la prononciation, y a encore du boulot. Nous avons souvent déclenché, malgré nous, quelques fous-rires!
La magnifique Baie d’Halong
Nous avons globalement adoré notre séjour au Vietnam malgré quelques petits points négatifs qui, finalement, sont assez anecdotiques. Nous sommes conscients de n’avoir survolé qu’une petite partie de ce fascinant pays mais nous avons déjà découvert des coins et des plats extraordinaires. Ce séjour restera émotionnellement à part puisque nous avons pu revoir nos amis et famille qui ont fait le déplacement rien que pour nous. Encore un grand MERCI à eux!
Avant d’entamer nos aventures vietnamiennes, il est temps de dresser le bilan de notre séjour cambodgien. Le Cambodge est un pays que nous avons failli zapper car, lors de notre premier séjour aux temples d’Angkor il y a presque trois ans, le pays nous avait laissé une impression assez mitigée. Finalement, nous avons décidé de lui donner une deuxième chance et de le mettre sur la liste de notre périple. En vrai, c’est le prix très attractif du visa à l’ambassade du Vietnam à Phnom Penh qui nous a décidés.
Avons-nous eu raison? C’est ce que nous allons découvrir dans ce bilan.
Les chiffres
Durée du séjour
27 jours, sur un visa de 30 jours, donc c’est bien amorti. Pour être francs, nous y serions bien restés un peu plus.
Budget
1000 CHF tout rond! (907,75€) dépensés en riels et en dollars puisque la double monnaie est utilisée au Cambodge. Ce qui fait une moyenne journalière de 37 CHF (33,60€). Ce sont les logements qui sont particulièrement bon marché. La nourriture est un peu plus chère qu’ailleurs car en grande partie importée. Mais nous nous sommes fait plaisir et les visas (30$ par personne) sont inclus dans le budget donc, nous nous en sortons à bon compte.
Distance parcourue
614 km, de Poi Pet (frontière thaïe) – Battambang – Phnom Penh – Kampot – Kep – Pre Chak (frontière vietnamienne) Ce n’est pas énorme mais nous avons renoncé à Sihanoukville et nous voulions un séjour relax avant la grande aventure du Vietnam.
Provinces traversées
Neuf : Banteay Mean Chey, Battambang, Phoutisat, Kampong Chnang, Kandaal, Phnom Penh, Kampong Spueu, Kampot, Kep.
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer à Kep, 150 mètres dans le parc national de Kep. Pas de grands exploits d’altitude mais le Cambodge n’est pas très montagneux.
Extrêmes de températures
Entre 31 et 33 degrés tout le séjour, rien d’affolant. Des températures normales de saison sèche, pas trop élevées. Il faut juste se cacher du soleil en milieu de journée.
Coups de cœur / Coups de gueule
C’est ici que nous allons enfin savoir si un retour au Cambodge était une bonne idée! Comme d’habitude, nous commençons par le négatif.
Pas cool
Les transports
Nous avons sûrement été trop bien habitués en Thaïlande et en Malaisie mais nous trouvons les transports au Cambodge assez médiocres. Par rapport au niveau de vie, ils ne sont pas très bon marché. Les bus ne sont pas si mal mais les routes sont, à quelques petites exception près, complètement défoncées. Chose qui devrait changer avec les investissements chinois sur le réseau routier. Quant au train, il est d’une lenteur extrême sur une infrastructure défaillante et c’est vraiment inconfortable. Espérons que le réseau ferroviaire bénéficie également d’investissement car il y a du potentiel.
Trop bien!
Les gens
Déjà, il parlent un anglais très correct donc la communication est facilitée, ça commençait à nous manquer! Ensuite, ils sont très accueillants, souriants et super relax! Le stress est l’ennemi du Cambodgien. Enfin, à part quelques chauffeur de tuk-tuk et à Angkor, ils ne sont pas trop rabatteurs. Bref, une population qui vaut la peine de connaître.
La gastronomie
Allons-nous réussir, une fois, à faire un bilan sans parler de bouffe? Sûrement pas! Nous sommes beaucoup trop épicuriens et il faut reconnaître que le Cambodge nous a régalés! Il y a plein de spécialités locales comme le boeuf lok-lak, le poisson Amok, le poivre de Kampot, le crabe de Kep, etc… En plus, les colons français ont laissé le pain, le café et les crêpes. Nous n’avons eu aucune mauvaise surprise culinaire sur l’ensemble du séjour et nous nous sommes à chaque fois régalés.
Les paysages
Même si ce ne sont pas les plus pittoresques que nous avons eu l’occasion de voir, les paysages cambodgiens nous ont tout de même plu, notamment les rizières avec leurs maisons sur pilotis, les montagnes du sud et la côte vers Kep.
Le billard
Chaque établissement au Cambodge possède une table de billard et nous en avons bien profité. Nous avons même augmenté notre niveau! Nous sommes passés de très nuls à juste nuls!
Des zones piétonnes
Enfin des villes où il fait bon être piéton! Chaque ville, y compris Phnom Penh, la capitale, possède au moins une promenade piétonne. L’Asie ne nous avait pas vraiment habitués à ça!
Bizarreries made in Cambodia
La double monnaie
Au Cambodge, la monnaie nationale est le riel. Mais ils utilisent également le dollar américain. D’ailleurs, c’est la seule monnaie qu’on peut retirer avec une carte étrangère. Partout, la double monnaie est acceptée avec un taux fixe de 4000 riels pour un dollar (parfois 4100 riels) Bref, il faut souvent faire des comptes d’apothicaires pour pas grand chose et souvent, les commerçants en profitent pour arrondir au dollar supérieur, ce qui rend la marchandise plus chère que dans les pays voisins.
French touch
De 1863 à 1953, le Cambodge était sous protectorat français et faisait partie de l’Indochine française. Il en reste quelques vestiges aujourd’hui.
Les cafés, les terrasses et les boulangeries à la française
Quelques administrations sont encore indiquées en français même si l’anglais commence à prendre le dessus.
A Battambang, nous avons été « accueillis » en français par les chauffeurs de tuk-tuk.
Sur le passeport cambodgien il est écrit en français « Royaume du Cambodge ». Oui, notre occupation préférée dans les files d’attente de l’immigration est de jeter un œil discrètement sur les passeports de nos voisins pour savoir d’où ils viennent! Oui, nous sommes de sales curieux!
Il paraît que le roi lui-même maîtrise la langue de Molière
D’ailleurs, des trois pays ayant appartenu à l’Indochine française, le Cambodge est celui dont il en reste le plus de vestiges. C’est également le plus francophile et où la French touch est la plus présente. L’ambiance fait un peu Belle Epoque, une France un peu old school qui nous plaît beaucoup et qui n’existe plus vraiment en métropole.
Il nous semble que ce bilan parle de lui-même. Nous aurions été bien bêtes de bouder le Cambodge sur une simple mauvaise première impression, surtout que Siem Reap et le site d’Angkor ne sont pas du tout représentatifs du pays car très touristiques. Ce n’est pas l’endroit le plus pittoresque d’Asie mais nous avons été touché par sa simplicité, sa culture et sa douceur de vivre. On peut même parler là d’un véritable coup de cœur!
Il y a pile deux ans, amis et proches nous ont accompagnés à l’aéroport de Genève où nous avons commencé l’aventure de notre vie. Depuis, nous avons découvert de nouvelles contrées, acquis de l’expérience, goûté de nouvelles saveurs et rencontré des gens extraordinaires de tous horizons. Nous avons l’impression d’avoir vécu au moins dix vies durant ces vingt-quatre mois et d’être devenus des personnes différentes. Il est donc temps de dresser un petit bilan de toutes nos aventures incroyables.
Suite à une mise à jour, notre application pour le budget a buggé et nous avons perdu nos données. Donc pas de budget précis mais nous savons que nous sommes un peu en dessous de 30’000 francs (27’300€). Budget qui était prévu pour une année! Nous sommes donc des warriors dans la gestion des dépenses! Grâce à ça, à divers volontariats et à nos différents jobs online, l’aventure va pouvoir continuer!
Distance parcourue
88’641 kilomètres, 8545 kilomètres ces six derniers mois. Ce n’est pas énorme mais nous avons privilégié la voie terrestre.
Température la plus basse
13 petits degrés à San Cristobal de las Casas, au Mexique, en août 2018. Nous n’avons pas eu froid depuis plus d’une année! C’était notre but!
Température la plus haute
44 degrés à Agra, en Inde au mois de mai. Nous aimons bien la chaleur mais 35 degrés nous suffisent amplement.
Altitude la plus basse
Moins 35 mètres dans les dépressions salines de la péninsule Valdés en Patagonie Argentine. Nous sommes souvent à l’altitude zéro puisque nous sommes des amoureux de la mer.
Altitude la plus haute
4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Depuis l’Amérique du Sud, nous restons à des altitudes très modestes.
Sites au patrimoine mondial de l’UNESCO visités
31 : nous n’allons pas tous les énumérer car ça commence à faire beaucoup. Il y n a deux de plus depuis notre dernier bilan : Sukhothai et Bagan et c’étaient deux sites de ouf
Les bobos
A part une belle chute à scooter à Hpa An, heureusement sans gravité sauf pour le coccyx de Van, il n’y a pas grand-chose à signaler si ce n’est quelques piqûres d’insectes ou de légers coups de soleil
Les bébêtes dangereuses
Un serpent à Songkhla et un énorme scorpion à Bangkok. Fait amusant : nous croisons souvent les pires bestioles en pleine ville alors que nous passons des heures dans la jungle sans rien apercevoir de très dangereux.
Matériel remplacé
Un appareil photo et quelques fringues. Par contre, il semblerait que la malédiction des câbles USB ait été voir ailleurs.
Après deux ans est-il vraiment nécessaire de répondre?
Ce qui nous manque de la Suisse
Toujours rien…
Petit retour en Inde
Il y a six mois, lors de notre dernier bilan, nous venions d’achever un séjour de cinq semaines en Inde. Nous étions alors complètement fracassés psychologiquement par tout ce que nous venions de vivre et nous manquions cruellement de recul pour réellement mettre des mots sur nos ressentis. Qu’en est-il six mois plus tard après avoir digéré cette aventure?
Voyager en Inde ne laisse pas indifférent, même six mois après. Avec le recul, nous avons tendance à nous rappeler les choses positives et c’est tant mieux! Nous comprenons mieux les touristes indiens quand nous en croisons même si la société indienne et tous ses codes nous laissent toujours un peu perplexes. Nous nous sommes également rendus compte que certaines choses y fonctionnent très bien par rapport à d’autres pays moins roots comme par exemple les voyages en trains. Nous trouvons les grandes métropoles comme Bangkok ou Jakarta très calmes comparées à New Delhi ou Jaipur. La gastronomie indienne nous manque et, maintenant, nous ne sommes plus fermés à l’idée d’effectuer à nouveau un séjour dans le sous-continent. Comme nous l’avions écrit dans notre bilan, l’Inde nous l’avons adorée ET détestée tellement elle nous a pris au tripes. Nous nous sommes pris une sacrée baffe avec ce pays, sûrement la plus violente psychologiquement, mais également la plus belle, celle qui remet les pendules à l’heure et qui relègue nos petits soucis d’Occidentaux au rang de petits tracas sans importance.
Nous en rigolons encore (ou pas!)
Se retrouver à Jakarta pendant les émeutes présidentielles et voir le centre-ville bouclé par des centaines de représentants des forces de l’ordre armés jusqu’au dents qui nous lancent de « Hello » en souriant car ils sont contents de voir des occidentaux.
Se faire virer de notre AirBnB à Kuala Lumpur pour cause d’overbooking et se faire proposer gratuitement une meilleure alternative. Nous avons pu bénéficier d’un appart super pour nous tous seuls, avec piscine à débordement sur le toit, pendant sept jours sans débourser un seul centime!
A Malacca, se prendre la tête avec le réceptionniste à cause d’un bug de Booking pour finalement se faire inviter à manger chez lui.
A Songkhla, sur les marches menant à la colline, devoir attendre que monsieur Serpent veuille bien prendre le temps de monter puis de se cacher afin que nous puissions continuer notre exploration en toute sécurité.
Parcourir moins de 200 kilomètres en plus de sept heures en train en Birmanie. Heureusement, les paysages sont pittoresques.
Se vautrer lamentablement en scooter à Hpa An. Rendre le scooter dans un sale état mais personne ne s’aperçoit de rien.
Loger en pleine nature à Koh Sichang. C’était sans compter sur les haut-parleurs qui hurlent la propagande dès sept heures du matin!
Se préparer psychologiquement à refuser la corruption à la frontière cambodgienne. Finalement, les douaniers n’ont même pas essayé de nous soutirer le moindre dollar!
Avec ce voyage, nous sommes en apprentissage permanent. Toutes nos certitudes tombent les unes après les autres. Nous avons appris les nuances, le monde n’est pas soit noir ou soit blanc. Il y a toute une palette de couleurs entre les deux. Nous apprenons la variété du monde, des peuples et à laisser une place pour tout le monde même si nous sommes tous différents.
Nous nous attendions à
Etre de vieux croûtons. Nous pensions que le voyage backpacker au long cours était réservé aux jeunes, la vingtaine, prenant une année sabbatique après leurs études. Nous, avec notre trentaine bien entamée, nous pensions être des seniors. Que nenni! Il y a des jeunes qui voyagent évidemment mais ce n’est absolument pas la majorité. La plupart des globe-trotters que nous avons rencontrés étaient plus âgés que nous. Ils ont la quarantaine ou la cinquantaine et nous avons également rencontré des dizaines de septuagénaires. Comme quoi, il n’y a pas d’âge pour voyager!
Et notre couple dans tout ça?
Après deux ans de promiscuité, nous commençons à bien nous connaître. L’important est de se laisser de l’espace de temps en temps. La communication est la clé du succès et l’humour reste toujours notre meilleur allié.
SPOILER ALERT!!!
Nous vous avions déjà annoncé lors de notre départ de Cherating, notre but ultime pour cette fin d’année est de rejoindre le Vietnam., uniquement par voie terrestre. Nous sommes en bon chemin puisque nous venons d’arriver au Cambodge. Nous nous réjouissons de découvrir ces deux pays ces prochaines semaines!
Les parents de Fab, lecteurs assidus de ce blog, avaient pris connaissance de la dernière spoiler alert et se sont dit que le Vietnam pourrait être une destination sympa pour nous retrouver. Nous les attendrons donc à Hanoi en janvier. Nous nous réjouissons également de faire un bout de route en leur compagnie.
Quant à nous, nous continuons notre route à travers le Cambodge. Nous nous arrêterons à Phnom Penh pour enfin demander notre visa vietnamien car nous sommes les seuls à ne pas l’avoir encore fait! Ensuite, comme d’habitude, selon les envies et les possibilités au jour le jour.
Pour 2020, à part la visite des parents de Fab, nous n’avons absolument rien prévu! Nous avons plusieurs idées, plusieurs contacts mais ça reste très flou pour l’instant. Une seule chose est sûre, nous continuerons sur notre lancée de slow travel et nous allons toujours essayer d’utiliser le moins possible le transport aérien. Comme nous commençons à bien développer nos activités professionnelles en ligne, nous allons pouvoir continuer à voyager sur le long terme. Pour l’instant, c’est ce à quoi nous aspirons!
Petite mise à jour : un coup d’état a eu lieu en Birmanie le 1er février 2021 et la junte birmane a repris le pouvoir mettant fin abruptement à la transition démocratique. Apparemment, le pays n’est de nouveau plus ouvert au voyageurs ou sous certaines conditions très strictes. Notre séjour date de 2019, bien avant les évènements.
Nous sommes évidemment de tout cœur avec le peuple birman qui ne mérite clairement pas ça et nous espérons ardemment que la situation puisse s’arranger assez rapidement.
Schwedagon Pagoda à Yangon
Avant d’entamer notre traditionnel bilan, nous allons poser la question existentielle du jour : Doit-on dire Birmanie ou Myanmar?
En 1989, le pouvoir dictatorial en place a choisi de changer le nom Birmanie en Myanmar. Le nom complet est République de l’Union du Myanmar. Donc le vrai nom officiel, c’est Myanmar. Mais… De nombreux pays, dont l’Union Européenne, ne reconnaissent pas l’emploi du nom Myanmar par désaccord avec la dictature au pouvoir et utilisent encore le nom Birmanie. Voilà pour le côté politique.
Pour le côté linguistique, la langue française utilise le nom Birmanie et l’adjectif birman pour qualifier les habitants du pays ainsi que la langue parlée. Nous avons toujours utilisé le mot Birmanie par esthétisme et par amour de la langue de Molière mais aussi en rébellion à la junte au pouvoir.
Par contre en Anglais, c’est la forme Myanmar qui prime. Le mot Burma renvoie aux sombres années de la colonisation anglaise et ce n’est pas très cool.
Donc, en gros, appelez ce pays comme vous voulez, selon vos convictions…
Le bilan en chiffres
Durée du séjour
24 jours. Le visa birman est valable 28 jours donc nous l’avons bien amorti. Vu la lenteur des transports, nous avons bien fait de ne pas rajouter des étapes car nous aurions été vraiment limites avec le timing!
Budget
1’443’647 kyats (941,75 CHF/855,60€) ce qui fait une moyenne de 39,25 CHF (35,65€) par jour. Nous sommes amplement dans notre budget malgré de nombreuses visites et 50$ par personne de visa. Nous étions hors saison, ceci explique sûrement cela car nous avons eu des échos que la Birmanie était vraiment chère. Zapper le lac Inle et prendre les transports locaux ont probablement contribué à tenir ce budget de warrior.
Distance parcourue
2437 kilomètres. Une boucle de Myawaddy (frontière thaïe) – Kalaw – Mandalay et environs – Bagan – Yangon – Mawlamyine – Hpa An et retour sur Myawaddy. Le tout en bus, en train et en taxi collectif.
Régions / Etats traversés
Trois régions : Mandalay, Bago et Yangon, Trois états : Kayin (ou Karen), Mon et Shan. La différence entre un état et une région? Une région est principalement peuplée de Birmans et un état est principalement peuplé d’ethnies minoritaires.
Extrêmes d’altitude
1320 mètres à Kalaw et 5 mètres à Yangon. Rien de bien impressionnant.
Extrêmes de températures
24 degrés dans la fraicheur montagnarde de Kalaw et 36 degrés sous la pollution et l’humidité de Mandalay. Des températures tout à fait normales de climat tropical.
Heures passées dans les transports
Presque 25 pour cent de notre séjour tant les transports sont d’une lenteur exaspérante.
Coups de gueule / Coups de cœur
Nous n’allons pas déroger à la règle de commencer par le négatif afin de finir en beauté!
Bof, bof
La bouffe
La Birmanie est un vrai cauchemar gastronomique. C’est souvent fade et très gras. Parfois ils rajoutent du piment pour donner un peu de goût mais c’est encore pire. Tu manges un plat de nouilles et tu ressors aussi lourd que si tu avais mangé une fondue au fromage! En plus, l’hygiène étant un peu douteuse par rapport au reste de l’Asie du Sud-Est, nous avons pas mal de problèmes digestifs (pas graves rassurez-vous!) pendant tout notre séjour.
Les grandes villes
Par grande ville, nous entendons Yangon et Mandalay. Elles sont moches, infernales et polluées, mais ce n’est pas rare en Asie du Sud-Est. Ce qui nous a profondément déplu c’est qu’elles sont sans âme et que leurs habitants ont le visage fermé et triste.
L’état des routes
Nous n’avons jamais vu autant de trous sur une route! C’est dommage car les bus sont plutôt modernes et confortables mais, malgré cela, nous nous faisons secouer comme des pruniers à chaque trajet. Mention spéciale pour la piste défoncée entre Hpa An et la frontière thaï que Van a dû endurer avec un coccyx cassé!
La noix de bethel
C’est la caféine des Birmans. Ils en fabriquent une pâte de couleur rouge sang qu’ils chiquent à longueur de journée pour ses propriétés stimulantes et qui leur donne une dentition sanguinolente assez crade. Déjà ça, ce n’est pas très avenant alors imaginez les crachats bien rouges que ça donne.
On a kiffé!
Les gens
Bien que timides, ils sont d’une gentillesse et d’une serviabilité incroyables! Presque trop parfois! Le pays a été complètement fermé aux étrangers jusqu’en 2011 mais ça ne se ressent pas du tout sur le comportement de la population. La communication est par contre plus compliquée vu leur très faible niveau d’anglais et notre birman inexistant.
L’alcool
C’est un lot de consolation vu la gastronomie désastreuse. La Birmanie fait de la bonne bière et un très bon whisky, et tout ça pour un prix dérisoire! De là à dire qu’on s’est consolé dans l’alcool…
Les paysages
C’est totalement différent du reste de l’Asie du Sud-Est. Il y a moins de jungle et plus de savanes. Le sud est assez plat et principalement composé de rizières, de marais et de villages flottants. Les montagnes karstiques sont également magnifiques. Un vrai régal pour les yeux!
Les voyages en train
C’est d’une lenteur énervante mais c’est une expérience incroyable. C’est digne d’un documentaire pour la télévision! Voir une gare s’animer et se transformer en marché lors de l’arrivée d’un train est assez surréaliste!
Bizzareries birmanes
On roule à droite… avec le volant à droite!
Lors de l’avènement de l’automobile, la Birmanie était sous domination britannique et observait le code de la route anglais, c’est-à-dire, la conduite à gauche. Lors de l’indépendance, la junte militaire au pouvoir décida d’effacer le plus possible les traces de la colonisation, notamment en instaurant la conduite à droite. Mais les sources principales d’importation automobile sont le Japon et la Thaïlande, deux pays où on roule à gauche, donc avec le volant à droite! Seuls les bus des grandes compagnies et les voitures de riches particuliers ont le volant à gauche.
Nous avons globalement assez apprécié notre séjour en Birmanie. C’est un pays magnifique qui mérite d’être découvert mais il a nous manqué quelque-chose. Nous ne pouvons pas définir quoi exactement mais il manque, à nos yeux, un petit grain de folie. Toutefois, nous ne regrettons pas une seconde d’avoir visité ce nouveau pays et en gardons de formidables souvenirs!
La vie est faite de hauts et de bas et de galères à gérer. En tant que backpackers, nous n’échappons pas à la règle. Nous avons eu notre lot de petits tracas à résoudre. Mais avec le recul, nous nous apercevons que rien n’était vraiment grave et que chaque problème a sa solution.
Nous vous partageons quand même quelques-unes de nos expériences. La liste est loin d’être exhaustive car nous avons oublié la plupart de nos petites déconvenues pour nous concentrer sur le positif.
La vitre du bus cassée par une pierre en partant de Montevideo
Rio de la Plata, Montevideo
Nous étions bien installés dans notre bus de nuit qui reliait Montevideo à Cordoba, entre l’Uruguay et l’Argentine quand, à peine sorti de la ville, nous entendons un gros boum et une vitre qui vole en éclats.
Comment avons-nous réagi? Une fois le premier choc passé et avoir constaté qu’il n’y avait, heureusement, pas de blessés, nous avons, comme tous les passagers, rassemblé nos affaires et attendu que la compagnie affrète un bus de remplacement. Nous sommes quand même arrivés à bon port et, en prime, on nous a offert l’apéro!
Cathédrale de Córdoba
Se sauver d’un champ de lavande au milieu de la Patagonie Argentine
Notre volontariat dans un champ de lavande au milieu de nulle part ne nous convenant pas vraiment, nous avons donc décidé, d’un commun accord avec nos « patrons », d’écourter l’expérience. Mais comme ils étaient partis pour la journée, nous avons dû nous débrouiller pour retrouver la civilisation.
Comment avons-nous réagi? Nous nous sommes traînés avec nos sacs jusqu’à la route principale située à un kilomètre de la ferme et nous avons essayé l’autostop. Heureusement, c’est une pratique courante en Argentine et, même sur cette route peu fréquentée, nous avons trouvé un véhicule en moins de quinze minutes qui nous a amené au centre de Puerto Madryn. Malgré les fêtes de fin d’année, nous avons trouvé un logement sans trop exploser le budget et nous avons participé à un asado de Noël vraiment sympa!
Puerto Madryn
Etre bloqués à Uyuni sous la pluie à cause d’une grève
Salar d’Uyuni
Notre court séjour en Bolivie aura été très humide. Après la visite du salar d’Uyuni, nous avions prévu de passer par Potosi et Sucre et ensuite d’entrer au Pérou par le lac Titicaca. Mais voilà, Madame la pluie en a décidé autrement. Donc nous avons planché sur un plan B, mais des grévistes très en colère contre le gouvernement bloquaient toutes les routes. Impossible de sortir du village d’Uyuni!
Comment avons-nous réagi? Nous n’avons pas eu le choix de rester en stand by une journée à Uyuni à manger de la soupe de poulet pour nous réchauffer. Nous avons trouvé un départ pour le Chili pour le lendemain à quatre heures du matin. Après avoir attendu quatre heures à la frontière chilienne pour cause d’excès de zèle des douaniers, nous arrivons enfin dans un endroit sec aux températures plus clémentes. Après un long trajet, nous sommes enfin à Arica avec sa plage et ses otaries. Grâce à ce changement de plan, nous avons découvert la ville d’Arequipa au Pérou qui est un vrai bijou!
Plaza de Armas, Arequipa
Madame Turista s’invite à Arica
Arica
Après la modestie bolivienne, le Chili paraît vraiment riche et propre et nous avons sûrement relâché notre attention sur les risques sanitaires. La fatigue accumulée en Bolivie et dans les bus ainsi que le manque d’hygiène du pays n’ont sûrement pas aidé. Bam, une jolie turista s’est invitée pour notre mini séjour chilien!
Comment avons-nous réagi? Nous avons prolongé notre séjour en nous nourrissant de galettes de riz et de bananes et nous avons attendu d’être en forme pour repartir sur de nouvelles aventures. Mais comme nous avions le temps de nous reposer, aucun impératif de date et aucun stress, la convalescence s’est déroulée assez rapidement. Et puis, un voyageur qui n’a pas eu au moins une fois la turista, n’a pas vraiment voyagé.
Coucher de soleil sur le Pacifique à Arica
La route de montagne entre Cuzco et Ica au Pérou
Plaza de Armas. Cuzco
Les Andes sont vraiment très belles et majestueuses mais, pour s’y déplacer, il faut emprunter des routes de montagnes bien sinueuses et comme nous souffrons tous les deux du mal des transports, les trajets sont rarement agréables. Cerise sur le gâteau, lors de ce fameux trajet Cuzco – Ica, la personne derrière nous était vraiment malade et nous avons eu droit à de jolis bruitage de vomissements presque toute la nuit.
Comment avons-nous réagi? Contre le mal de transport, notre meilleur remède est le sommeil et contre le bruit, nous avons des écouteurs et de la bonne musique. Nous avons quand même fini par arriver à bon port, en relativement bon état, même s’il a fallu enjamber les sacs plein de vomi qui étaient transparents pour sortir du bus!
Oasis de Huacachino
En panne en pleine nuit sur la Panaméricaine au Pérou
Plaza de Armas, Lima
Nous étions partis pour un trajet de nuit de Lima à Trujillo. Jusque là, rien de bien extraordinaire. Mais, en pleine nuit et au milieu de nulle part, le bus s’arrête. Verdict : grosse panne et impossible de continuer avec ce véhicule. Il nous a fallu attendre trois heures un bus de remplacement et nous n’avons pas pu avertir notre hôte à Trujillo de notre retard.
Comment avons-nous réagi? En fait, Van ne s’est aperçue de rien car qui dit panne, dit air conditionné hors service et il faisait enfin assez chaud pour qu’elle dorme d’un sommeil profond. C’est quand Fab l’a réveillée pour changer de bus qu’elle a compris que quelque-chose ne tournait pas rond. Quant à notre hôte qui a quand même dû se résoudre à ne pas nous attendre et partir travailler, ce sont les voisins qui l’ont averti de notre arrivée et il est passé nous ouvrir la porte.
Cathédrale de Trujillo
Le trajet en bus Cuenca – Baños en Equateur
Cuenca
Il y a aussi les Andes en Equateur avec leurs routes de la mort, comme au Pérou. Mais, en plus, il y a des chauffeurs kamikazes qui menacent de nous tuer à chaque virage à cause de leur conduite dangereuse.
Comment avons-nous réagi? Là, nous avons vraiment flippé et nous avons vraiment été soulagés d’arriver vivant à Baños!
Baños
Nous avons été refusé à l’embarquement pour notre vol pour les Galapagos
Playa de los Alemanes, Santa Cruz, Galapagos
Avec le recul, cette mésaventure est, pour l’instant, notre plus grosse galère de notre périple! Lors du check-in à l’aéroport de Guayaquil, on nous refuse l’embarquement au prétexte que nous n’avons pas payé le bon prix alors que nous avions bien coché la case « étranger » lors de la réservation. La compagnie admet que l’erreur vient de son site internet mais ne veut faire aucun geste.
Comment avons-nous réagi? Très mal! Mais après une heure à parlementer avec la responsable des ventes, nous réussissons quand même à embarquer en payant le supplément étranger mais au prix plancher (A la base, elle voulait nous faire payer quatre cents dollar par tête car c’était le prix du jour) et nous avons été surclassé en Business Class pour la peine. Finalement, l’expérience des Galapagos était tellement grandiose que cet incident n’a plus vraiment d’importance.
La faune aux Galapagos
Van qui perd son téléphone à Guayaquil
Guayaquil
A force de se promener partout avec nos smartphones, il fallait bien qu’arrive un jour où nous devions en perdre un…
Comment avons-nous réagi? Avec une flopée de jurons que la décence nous interdit de retranscrire ici. Puis finalement, ce n’est que du matos et ça se remplace. Du coup, Van a fait du tri dans ses contacts et elle possède un numéro équatorien dont elle n’est pas fichue de se souvenir du moindre chiffre!
Quartier de la Peña, Guayaquil
Dormir dans un quartier craignos de la Nouvelle-Orléans
Bourbon Street, New Orleans
Notre budget de backpacker ne nous permettant pas de dormir dans le Vieux Carré, il fallait bien se rabattre sur la périphérie. Mais nous ne sommes pas du tout rassurés par l’insécurité ambiante du quartier.
Comment avons-nous réagi? En faisant profil bas et en rentrant avant la nuit
Le Mississipi à la Nouvelle-Orléans
Van qui attrape une pneumonie à Mérida, Mexique
Mérida
Avec les sargasses et l’épidémie de grippe, les chances de tomber malade étaient quand même élevées. Mais Van, étant vraiment mal, s’est quand même résignée à consulter un médecin. Verdict : pneumonie!
Comment avons-nous réagi? Il faut savoir que le système médical mexicain est très correct. Nous avons rapidement été pris en charge et Van a bénéficié de médicaments adéquats. Nous avons exceptionnellement augmenté le budget logement afin d’avoir une chambre vraiment confortable et reposante. Après une semaine à se reposer et à suivre les recommandations médicales, nous avons pu reprendre notre route en pleine forme!
Mérida
Le bus Campeche – Palenque est complet
Les maisons colorées de Campeche
Depuis Campeche, notre but était de prendre le bus qui va directement à Palenque. Mais pas de chance, c’est complet.
Comment avons-nous réagi? Comme la version directe ne fonctionnait pas, nous avons pris la version par étapes. Et finalement ce fut une bonne surprise! Nous avons débarqué à Ciudad del Carmen, une petite ville coloniale vraiment sympa au bord du Golfe du Mexique. Et, cerise sur le gâteau, nous avons pu apercevoir quelques dauphins au coucher du soleil!
Se retrouver dans un bled perdu en Malaisie car le bus pour Mersing est complet et il n’y en a qu’un par jour
Kluang
Cette galère, nous la devons en partie à Fabien qui voulait absolument prendre le train! Nous nous sommes arrêtés dans la petite ville sans intérêt de Kluang afin de prendre un bus pour Mersing dans le but de rejoindre l’île de Tioman. Arrivés à la gare routière, on nous apprend que le bus est complet…
Comment avons-nous réagi? En Malaisie, tout le monde parle tellement bien anglais qu’il est super facile de communiquer même dans un bled complètement improbable. En regardant la carte, nous nous sommes aperçus que nous étions déjà bien au sud de la péninsule malaise et qu’il fallait moins de deux heures de trains pour rejoindre Singapour. Comme il restait des places, nous avons sauté sur l’occasion et profité des food courts locaux pour nous restaurer en attendant le train.
Marina Bay, Singapour
Essayer de se déplacer à pied à Pontianak, en Indonésie.
Pontianak
Pontianak, c’est un peu l’enfer : c’est moche, pollué et le trafic y est vraiment infernal! Comme nous étions juste de passage, nous en avons profité pour aller voir le monument qui symbolise la latitude zéro. sur la ligne équatoriale. Pour y aller, pas de problème, nous avions du wifi et l’application grab, par contre pour le retour, il a fallu se frayer un chemin entre les scooters et les déchets.
Comment avons-nous réagi? En redoublant de prudence. Mais finalement, l’expérience fut très sympa! Comme nous étions les seuls blancs, beaucoup de gens ont arrêté leurs scooters pour nous demander de poser pour des selfies.
Se faire virer d’un volontariat à Malacca
Malacca River
Nous étions en volontariat dans une guesthouse à Malacca quand, suite à diverses incompréhensions et à des différences culturelles, les relations avec notre « patronne » ont commencé à se dégrader. Un beau matin, elle a demandé à tous les volontaires de prendre leurs sacs et de dégager!
Comment avons-nous réagi? Comme elle nous l’avait demandé, nous avons pris nos sacs et nous sommes partis. Nous sommes entrés dans le premier Starbucks afin d’avoir du wifi pour nous trouver un logement pour le soir même. Avec le temps libre que nous avons gagné, nous avons été découvrir les Cameron Highlands.
Tanah Rata, Cameron Highlands
Notre vol pour Phuket a presque trois heures de retard
Le lac du jardin botanique de Kuala Lumpur
Nous étions à Kuala Lumpur et nous étions attendus de pied ferme par les parents et le parrain de Fab à Phuket. Mais, en arrivant à l’aéroport, c’est la cohue et notre vol est annoncé avec presque trois heures de retard!
Comment avons-nous réagi? Sereinement, car ce n’est pas vraiment une galère. Nous avons quand même été demandé un dédommagement au comptoir d’Air Asia, sans trop y croire. Et ça a payé! Nous avons réussi à obtenir le repas! Et nous avons réussi à atteindre Patong avant le dernier bus! Les parents et le parrain de Fab ont juste dû prendre leur mal en patience en buvant des verres au bar du coin!
Plage de Patong
Les trains en Inde
Le Taj Mahal
Prendre le train en Inde, c’est une sacrée aventure! Ce n’est jamais à l’heure et c’est blindé de monde!
Comment avons-nous réagi? En nous adaptant. En nous asseyant par terre ou sur le porte bagage et en prenant notre mal en patience. Avec le recul, ça reste quand même une expérience incroyable!
Mosquée à Agra
Se retrouver à Jakarta avec le centre-ville bouclé
Batavia, l’ancienne ville néerlandaise de Jakarta
Mauvais timing, encore une fois! Nous avons débarqué à Jakarta pendant les émeutes faisant suite aux élections présidentielles controversées. Pour éviter les débordements, le centre-ville a été complètement bouclé et gardé par des centaines de représentants des forces de l’ordre.
Comment avons-nous réagi? En suivant les consignes de la police, il ne faut pas trop rigoler avec les forces de l’ordre! Mais nous nous sommes retrouvés devant un mur de policiers armés jusqu’au dents qui nous lançaient des « Hello! » en souriant juste parce que nous étions blancs. C’est assez surréaliste comme expérience!
La maison du gouverneur de Batavia, Jakarta
La mort de notre appareil photo à Singapour
Little India, Singapour
Lors de notre deuxième séjour à Singapour, notre appareil photo a décidé de rendre l’âme! C’était à prévoir, il avait déjà quelques années, nous lui avons fait subir le chaud, l’humidité, le froid, l’altitude, le sable, etc et il commençait à montrer des signes de faiblesse.
Comment avons-nous réagi? Une chose était sûre, vu les prix pratiqués dans la cité-état, il était hors de question que nous remplaçons un quelconque matériel à Singapour! Nous avions un moment pensé à nous contenter de notre téléphone portable pour prendre des photos mais, après réflexion, nous ne pouvions pas concevoir d’illustrer ce blog avec des photos de smartphone! (Et pourtant nous sommes encore très amateurs en photographie!) Nous avons donc fait un détour par Kuala Lumpur avant de rejoindre la côte est afin de trouver un appareil qui nous convienne à prix raisonnable.
Kuala Lumpur
Après avoir lu tous ces paragraphes, vous vous êtes sûrement aperçus que, finalement, nos petites galères n’étaient pas si graves et que nous avons, à chaque fois, trouvé une solution. Il y a sûrement une multitude de ces petits tracas qui nous attendent sur la route, mais ça ne va pas nous arrêter et nous trouverons, encore une fois, sûrement une solution!
Avec plus de 80’000 kilomètres à notre actif, nous avons eu l’occasion d’admirer une variété incroyable de paysages. Le verdict est sans appel, nous vivons quand même sur une magnifique planète et chaque pays possède un petit patrimoine naturel à découvrir. Mais il y a certains endroits qui sortent vraiment du lot et qui sont tout simplement à couper le souffle! Voici une petite liste non exhaustive des endroits qui nous ont laissé bouche bée.
#10 Chutes d’Iguazu, Brésil/Argentine
A la frontière entre l’Argentine et le Brésil, se trouvent 275 chutes d’eau plus impressionnantes les unes que les autres au milieu d’une forêt tropicale luxuriante. En plus des cataractes, il y a également une faune incroyable constituée d’oiseaux et de papillons multicolores ainsi que de coatis. Malgré la « Disneylandisation » du lieu avec des passerelles à touristes et des magasins de souvenirs, les chutes d’Iguazu restent un incontournable lors d’un voyage en Argentine ou au Brésil.
Un petit tour proches de ces chutes incroyables? C’est par ici
#9 Amazonie, Equateur
C’est une région qui aurait mérité un peu plus de temps d’exploration tellement c’est vaste et varié. Nous en avons découvert une infime partie dans la partie occidentale de l’Equateur et nous avons été enchantés par tout ce que nous avons vu. La faune et la flore sont exceptionnelles et même les habitants sont plus sympas et ouverts que dans le reste du pays. Malheureusement, cette forêt est victime de la folie destructrice de l’homme. Espérons que les consciences écologiques se réveilleront également là-bas…
Pour lire notre article sur l’Amazonie équatorienne, c’est ici
#8 Salar d’Uyuni, Bolivie
Au milieu des plateaux andins de Bolivie, à plus de 3600 mètres d’altitude, se trouve le plus grand désert de sel du monde qui couvre plus de 10’000 kilomètres carré! Nous nous sentons vraiment minuscules sur cette étendue blanche qui s’étend à perte de vue! Lors de notre passage à la saison des pluies, le sol était recouvert d’eau à une hauteur d’environ dix centimètres donnant au Salar un aspect luisant de miroir vraiment superbe. Malheureusement, le site commence à être trop connu, trop facile d’accès et une succession de véhicules 4×4 gâchent un peu le paysage.
Elle se mérite cette péninsule Valdés! Déjà, il faut se rendre à Puerto Madryn, ce qui depuis Buenos Aires constitue un trajet de bus de vingt-quatre heures au milieu de la pampa toute plate et monotone! Ensuite, il ne faut pas s’évanouir d’horreur en voyant les prix pratiqués sur place. Enfin, après avoir négocié une location de voiture, il faut encore une bonne centaine de kilomètres pour rejoindre l’endroit en question. Mais une fois arrivés sur place, nous oublions tout de ces petits tracas et nous restons éblouis devant les paysages incroyables et devant les pingouins, les éléphants de mer, les otaries et les guanacos. Bref, une folie à laquelle nous ne regrettons absolument pas d’avoir succombé!
Pour lire notre article sur la péninsule Valdés, c’est ici
#6 Everglades National Park, Floride, Etats-Unis
Voici la grosse bonne surprise de notre séjour américain! En plus, en y allant en juin, basse saison car humide, nous y avons croisé pratiquement personne et les marécages étaient remplis d’eau, donc bien plus impressionnants qu’en hiver. Nous avons été subjugués par la diversité des écosystèmes sur un territoire somme toute assez petit. Et bien sûr, les lamantins et les crocodiles nous ont honorés de leur présence!
Pour lire notre article sur les Everglades, c’est ici
#5 Le Mékong, Laos
Naviguer pendant deux jours sur ce fleuve mythique dans un Laos encore peu urbanisé restera une de nos meilleures expériences de voyage en Asie. De Huay Xai à Luang Prabang, nous voyons défiler, avec lenteur, un paysage de collines verdoyantes vraiment époustouflant. Le Mékong, avec ses crues et décrues, rythme la vie de nombreux Laotiens qui ont appris à vivre avec ses caprices.
Ce ne sont pas les parcs nationaux et les forêts qui manquent en Malaisie. Le Cabo Rachado sort du lot car il est difficile d’accès et complètement méconnu! Comme son nom l’indique, c’est un cap qui s’avance dans le détroit de Malacca et c’est un sanctuaire important pour les oiseaux qui y font escale avant de s’envoler pour l’île de Sumatra juste en face. Nous y étions complètement seuls pour y découvrir une flore luxuriante, une faune incroyable et des plages aux eaux cristallines.
Nous délaissons quelques instants les forêts tropicales luxuriantes pour nous retrouver dans le désert omanais. C’est une oasis au milieu d’un canyon dont l’humidité donne un peu de verdure au milieu de toute cette aridité. Nous avons été étonné de la clarté et de la propreté de l’eau.
Pour découvrir le Wadi Shab et d’autres merveilles omanaises, c’est ici
#2 Bornéo, Sabah et Sarawak, Malaisie, Brunei
Nous aurions pu faire un top ten rien qu’avec tout ce que nous avons vu à Bornéo tellement cette île est incroyable! Et pourtant, nous n’en avons visité qu’une infime partie. Les parcs nationaux sont superbes, bien gérés à l’Américaine avec une faune et flore uniques! En plus, Bornéo est une île très accessible, relativement bon marché et facile à se déplacer en transports publics. Il n’est d’ailleurs pas impossible que nous y retournions un jour pour découvrir de nouveaux coins paradisiaques. Petite mention spéciale pour Brunei, un coin surréaliste au milieu de toute cette jungle luxuriante!
C’est sans surprise que les Iles Galapagos prennent la tête de notre petit classement! Ce n’est pas un secret que cet archipel restera LE truc de fou de ce périple! Oui, il faut casser la tirelire pour y accéder mais c’est sûrement le meilleur investissement que nous ayons pu faire! Les paysages sont à couper le souffle, les plages sont paradisiaques et la faune encore plus impressionnante que prévu. Nous y avons vu des otaries, des iguanes marins, des tortues, des requins à pointe noire, des raies, des fous à pattes bleues, etc. La plupart des animaux observés sont endémiques de l’archipel.
Toutes ces merveilles de la nature nous font prendre conscience que les écosystèmes sont fragiles et qu’il faut les protéger au mieux. Plus facile à dire qu’à faire sachant que certains pays ont des enjeux économiques énormes (pétrole, huile de palme, minéraux,…) incompatibles avec la protection de la nature. Nous savons pertinemment que voyager, ce n’est pas très écolo non plus, même si nous essayons au maximum de limiter notre impact. D’ailleurs nous avons pris la résolution de rejoindre les parents de Fab au Vietnam sans prendre un seul avion!