30 mois d’aventures, le grand bilan

Il y a deux ans et demi tout pile, nous avons décollé depuis l’aéroport de Genève pour l’aventure de notre vie. Nous n’avions qu’une vague idée de ce qui allait nous attendre mais nous étions loin d’imaginer l’enrichissement personnel que ce voyage allait nous apporter. Qu’en est-il après trente mois sur les routes? Nous allons essayer de dresser notre traditionnel bilan semestriel même si les circonstances actuelles dues au Covid 19 sont un peu particuières.

En chiffres

Pays visités

23 Brésil, Uruguay, Argentine, Chili, Bolivie, Pérou, Equateur, Mexique, USA, Hong-Kong, Malaisie, Singapour, Brunei, Indonésie, Thaïlande, Laos, Sri Lanka, Emirats Arabes Unis, Oman, Inde, Birmanie, Cambodge, Vietnam.

Distance parcourue

101’133 kilomètres. 12’492 kilomètres ces six derniers mois.

Température la plus basse

13 degrés à San Cristobal de las Casas au Mexique. Récemment, nous avons presque atteint notre record de froid à Hanoi avec 14 petits degrés.

Température la plus élevés

44 degrés à Agra, en Inde. Récemment, nous avons dépassé le seuil des 40 degrés en Thaïlande avec 41 degrés à Kanchanaburi et dans la région de la Death Railway.

Altitude la plus basse

– 35 mètres (oui, il y a bien le signe moins!) dans les dépressions salines de la péninsule Valdés en Patagonie Argentine. Nous sommes souvent à l’altidude zéro puisque nous sommes de grands amoureux de la mer.

Altitude la plus haute

4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Depuis notre arrivée en Asie, nous sommes rarement montés au dessus de mille mètres.

Les bobos

Toujours les habituels petits bobos dus à la chaleur et à la vie au grand air. (piqûresd’insectes, hématomes, coups de soleil, égratignures, etc). Grâce aux visites de nos proches et amis qui se sont fait dévorés par les moustiques, nous avons découvert que nous sommes à présent immunisés contre les piqûres d’insectes. Et pour l’instant, nous touchons du bois, pas de Covid apparemment.

Matériel remplacé

A part la mort de nos smartphones respectifs, rien à signaler ces six derniers mois

Semaines de confinement dues au Covid 19

Si le déconfinement aura bien lieu le 12 mai comme prévu, nous serons restés confinés durant huit semaines. Ce sera également notre record de temps passé au même endroit.

Nombre de fois où nous avons regretté d’être partis

Après trente mois, il n’y a plus trop de doutes sur notre choix.

Notre gros coup de cœur de ces six derniers mois

: Le Cambodge. Et dire que nous voulions à tout prix éviter ce pays!

Nous en rigolons encore (ou pas…)

  • Se préparer psychologiquement à affronter la corruption à la douane cambodgienne pour rien. Aucun bakchich nous a été demandé!
  • Essayer de communiquer avec les Vietnamiens qui ne parlent pas un mot d’anglais.
  • Essayer donc de communiquer en Vietnamien avec les locaux sans beaucoup plus de succès.
  • Se faire prendre pour des Russes…par des Russes! Nous n’avons pas du tout le type slave pourtant…
  • Se faire menacer d’un lancer de chaussure par un chauffeur de taxi vietnamien
  • A Hô Chi Minh Ville, se faire virer du bus car nous n’avions pas payé un billet pour nos bagages.
  • A Hanoi, avec 14 petits degrés, retrouver les parents de Fab emmitouflés dans nos doudounes alors, que pour eux, la température était plus qu’agréable. Pour notre défense, nous venions du sud et de ses 35 degrés tandis qu’ils débarquaient de l’hiver suisse à cinq degrés.
  • Débarquer en Malaisie à peine 48 heures avant le lockdown total
  • Rester confinés durant huit semaines (peut-être plus) pour cause d’épidémie Covid 19

Ce que nous avons appris

Nous avons appris tellement de choses, notamment sur nous-même et en même temps, l’apprentissage est loin d’être terminé. Nous avons appris à être beaucoup plus fatalistes, à accepter de ne pas pouvoir tout prévoir et à accepter le destin. La situation actuelle nous prouve que nous n’avons aucune prise sur le futur et que nous devons nous adapter aux circonstances.

Parlons Covid 19 et confinement

Ce n’est pas le sujet le plus intéressant mais il fait, depuis deux mois, partie intégrante de notre aventure. Nous avons dû mettre tous nos projets en stand-by pour une durée indéterminée. Nous avons choisi de nous confiner en Malaisie, un pays connu que nous apprécions énormément et qui possède un bon système de santé. Avec le recul, nous ne regrettons pas ce choix.

Nous avons dû réapprendre la vie sédentaire et, même si ça nous démange énormément de reprendre nos sacs, nous nous y sommes bien adaptés. Il est vrai qu’avec une terrasse sous les palmiers, le climat tropical et la faune du parc national tout proche, nous ne sommes pas à plaindre.Nous en avons profité pour faire de nouvelles activités comme le yoga, de nous remettre au badminton, de concocter de bons petits plats et de nous plonger dans des bouquins. Nos liseuses n’ont jamais été autant sollicitées. Nous avons eu le temps de rêver de nos prochaines aventures et de nous replonger dans des documentaires sur le voyage, chose que nous avons rarement faite ces 30 derniers mois. La flamme du voyage est toujours intacte. Même si le temps commence à être long, nous sommes assez satisfaits de notre sort.

Bonne nouvelle dans tout ça! Grâce aux divers confinements, la demande de jobs en ligne explose et nous pouvons développer nos divers activités sur le web mieux que prévu. De quoi nous assurer un revenu et de continuer à voyager encore plus longtemps par la suite!

Si tout va bien, le déconfinement devrait avoir lieu le 12 mai mais il faudra encore du temps avant que la vie reprenne son cours comme avant.

Et notre couple dans tout ça?

Après trente mois à se voir tous les jours et à parfois devoir parler de notre transit intestinal, nous arrivons encore à nous supporter. Le confinement n’a pas changé grand chose à notre dynamique puisque nous étions déjà tout le temps ensemble avant. Nous avons même plus l’occasion de nous laisser de l’espace. Nous commençons vraiment à être bons en communication et usons toujours de notre sens de l’humour un peu pourri.

SPOILER ALERT!!

Pas de spoiler alert cette fois-ci dans ce bilan pour la simple et bonne raison que nous n’avons aucune idée de quoi l’avenir sera fait. Notre seul projet pour le moment est d’essayer d’aller prolonger notre visa auprès de l’immigration malaisienne après la levée du confinement. Nous n’avons aucune garantie sur l’acceptation de notre requête, les autorités malaisiennes n’ayant quasiment rien communiqué sur le sujet. Si notre demande venait à être refusée et si les frontières restaient fermées, nous n’aurions pas d’autres choix que de rentrer en Suisse. Mais ce ne sera pas si simple! L’ambassade nous a confirmé qu’il était impossible, pour l’instant, de rejoindre un aéroport suisse par un vol intercontinental et qu’il fallait essayer de viser Francfort ou Heathrow, toujours sans garantie. Donc wait and see…

Nous sommes censés prendre un rendez-vous via le site internet de l’immigration pour l’éventuel prolongement de notre visa. Mais nous ne sommes pas les seuls dans ce même cas et le site est complètement saturé. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous pouvons rester en Malaisie jusqu’au 12 juin. Ensuite, c’est l’inconnu total.

Quel que soit le dénouement, cette pause forcée nous aura conduit à une grande introspection et à de grandes remises en question sur nos voyages. Si la situation se décante, nous commencerons une version 2.0 de notre tour du monde. Nous voulons voyager plus lentement encore, plus écologiquement et nous voulons également changer d’horizon. Nous pensons avoir fait notre temps en Asie. Ce sont des réflexions que nous avons déjà commencées à avoir auparavant et que nous pensions concrétiser en 2020 avant que l’arrivée du Covid 19 stoppe tous nos plans. Nous espérons pouvoir prendre un nouveau départ en 2021. Une seule chose est sûre, ce ne sont pas les idées qui manquent!

Nous espérons que le prochain grand bilan sera plus positif. En attendant, nous vivons au jour le jour au gré des annonces des différents gouvernements et de l’évolution de la situation.

Bilan du Vietnam

Après toutes ces aventures dans cet immense et fascinant pays, en compagnie de nos amis et des parents à Fabien, il est temps de vous livrer notre traditionnel bilan.

En chiffres

Durée du séjour

71 jours, presque deux mois et demi

Budget

Difficile d’établir un budget précis car nous avons des amis et des proches très généreux. Encore un IMMENSE MERCI à eux! En mode backpack, ça donne environ 35,20 CHF (33,10€) par jour, visa compris. Le prix du visa dépend du pays dans lequel il est émis.

Distance parcourue

6724 kilomètres. De Ha Tien (frontière cambodgienne tout au sud) – Rach Gia – SaigonMui NeDalatNha Trang – Saigon – Can Tho – Saigon – Nha Trang – Saigon – Vung Tau – Saigon – HanoiBaie d’HalongHuêHoi An – Saigon – Can Tho – Rach Gia – Phu Quoc en bus, train, avion et ferry. L’itinéraire n’est pas du tout logique mais nous avons du concilier avec les rendez-vous que nous avions.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer sur les côtes et à Phu Quoc, 1500 mètres à Dalat.

Extrêmes de températures

14 petits degrés à Hanoi sous un crachin désagréable, 35 degrés sous le soleil à Saigon.

Mots de vietnamien appris

Presque tous concernant la nourriture (sans blague!), mais la prononciation, ce n’est pas vraiment ça. Au moins, nous avons souvent faire rire la population locale. Ce qui ne nous aide pas vraiment puisque, hors sites touristiques, il est assez difficile de se faire comprendre en anglais.

Pourtant, l’accentuation est primordiale! Par exemple, un « Cam On » mal prononcé ou mal accentué peut transformer un sympathique « merci » en un « tais-toi! » pas très poli.

Coups de gueule / Coups de cœur

Nous n’allons pas déroger à la règle et allons vous livrer tout ce qui nous a plu, ou pas, au Vietnam. Comme d’habitude, nous commençons par le moins cool histoire de finir sur une note positive.

Pas top

Le stress des grandes villes

Nous sommes arrivés au Vietnam par le Cambodge, un pays qui est particulièrement relax, c’est vrai. Nous nous sommes donc pris une baffe en pleine tronche avec le stress de la population. La zénitude typiquement asiatique n’est pas passée par ici! Les gens empruntent les trottoirs à scooter pour gagner quelques précieuses secondes et si tu ne démarres pas au quart de tour lors du passage du feu au vert, tu as droit à un concert frénétique de klaxons! Devoir attendre quelques minutes est le summum du supplice pour un Vietnamien. Même à Singapour, grand centre financier dynamique ou la population est accro à son job, l’ambiance est bien plus zen.

Les villes

C’est moche, c’est bruyant, c’est pollué et la circulation est vraiment infernale. Seule Hoi An sort du lot grâce (ou à cause) de son potentiel touristique et de son centre-ville rendu aux piétons. C’est dommage car une ville comme Hanoi ne met pas en valeur son riche patrimoine culturelle à cause de son trafic et de son développement anarchique.

Les petites magouilles

Nous parlons ici de petites magouilles pas bien méchantes pour essayer de nous soutirer quelques milliers de dongs supplémentaires par-ci, par-là, pas de grosses arnaques. Ce n’est pas bien grave mais à la longue c’est usant de toujours devoir être sur ses gardes pour déjouer ces petits plans un peu mafieux.

Trop bien!!

La gastronomie

Eh non, ce n’est pas dans ce bilan que nous ferons l’impasse sur la bouffe! Et pour cause! Le Vietnam a sûrement une des meilleures gastronomie d’Asie, voire du monde! C’est très savoureux grâce à des ingrédients comme l’ail, la coriandre, la citronnelle, le poivre ou encore le basilic-menthe, mais ce n’est jamais trop épicé. Mention spéciale pour les légumes et, dans les endroits appropriés, les fruits de mer.

Le café

Il est tellement bon que nous lui accordons un paragraphe entier et ce n’est pas Angela, la maman de Fab et grande caféinomane, qui va nous contredire! Et pourtant, nous sommes très exigeants en matière de café! Ce sont les Français qui ont apporté la coutume de boire du café mais, sur ce coup là, l’élève a dépassé le maître! Les Vietnamiens, qui cultivent le café dans leurs montagnes, ont totalement assimilé le concept de s’installer dans un troquet sympa pour boire un excellent café. D’ailleurs, c’est la seule activité pour laquelle ils prennent le temps et ne sont pas stressés.

Les paysages

Montagnes verdoyantes, longues plages de sables, rizières, petits canaux dans le delta du Mékong, roches karstiques dans la sublime baie d’Halong,… Le Vietnam possède une variété de paysages incroyable! Dommage que la protection de l’environnement ne soit pas une priorité.

Les transports

Principalement les bus. C’est fiable, confortable, facile à utiliser et relativement bon marché.

Les sites culturels

Le Vietnam a une histoire incroyablement riche dont on peut en visiter certains vestiges un peu partout. Les 54 différentes ethnies du pays participent également à la richesse culturelle du Vietnam. Nous qui aimons bien creuser un peu pour comprendre l’endroit où nous nous trouvons, avons été servis.

Le Têt

Beaucoup vous déconseilleront de vous rendre au Vietnam pendant le Têt. Pas nous! Certes, beaucoup d’endroits comme des restos sont fermés mais se promener dans le centre de Saigon sans trafic, ça n’a pas de prix. Les rues sont décorées avec des fleurs et certaines sont même rendues aux piétons pendant la fête. Les gens sortent leurs plus beaux habits pour déambuler au milieu des décorations et ils sont même particulièrement zen et souriants durant cette période. Le Têt fait tellement partie de la culture vietnamienne, toutes ethnies et religions confondues, qu’il serait presque dommage de ne pas y assister une fois dans sa vie.

Bizarreries made in Vietnam

La communication

Au Vietnam, il est très difficile de se faire comprendre en anglais. Mais ce n’est pas un problème! Les gens débordent d’ingéniosité pour se faire comprendre (signes, mimes, sourires,…) et c’est souvent hilarant. Grâce à l’alphabet latin, nous avons assimilé quelques mots en vietnamien mais pour la prononciation, y a encore du boulot. Nous avons souvent déclenché, malgré nous, quelques fous-rires!

Nous avons globalement adoré notre séjour au Vietnam malgré quelques petits points négatifs qui, finalement, sont assez anecdotiques.  Nous sommes conscients de n’avoir survolé qu’une petite partie de ce fascinant pays mais nous avons déjà découvert des coins et des plats extraordinaires. Ce séjour restera émotionnellement à part puisque nous avons pu revoir nos amis et famille qui ont fait le déplacement rien que pour nous. Encore un grand MERCI à eux!

Bilan du Cambodge

Avant d’entamer nos aventures vietnamiennes, il est temps de dresser le bilan de notre séjour cambodgien. Le Cambodge est un pays que nous avons failli zapper car, lors de notre premier séjour aux temples d’Angkor il y a presque trois ans, le pays nous avait laissé une impression assez mitigée. Finalement, nous avons décidé de lui donner une deuxième chance et de le mettre sur la liste de notre périple. En vrai, c’est le prix très attractif du visa à l’ambassade du Vietnam à Phnom Penh qui nous a décidés.

Avons-nous eu raison? C’est ce que nous allons découvrir dans ce bilan.

Les chiffres

Durée du séjour

27 jours, sur un visa de 30 jours, donc c’est bien amorti. Pour être francs, nous y serions bien restés un peu plus.

Budget

1000 CHF tout rond! (907,75€) dépensés en riels et en dollars puisque la double monnaie est utilisée au Cambodge. Ce qui fait une moyenne journalière de 37 CHF (33,60€). Ce sont les logements qui sont particulièrement bon marché. La nourriture est un peu plus chère qu’ailleurs car en grande partie importée. Mais nous nous sommes fait plaisir et les visas (30$ par personne) sont inclus dans le budget donc, nous nous en sortons à bon compte.

Distance parcourue

614 km, de Poi Pet (frontière thaïe) – BattambangPhnom PenhKampotKep – Pre Chak (frontière vietnamienne) Ce n’est pas énorme mais nous avons renoncé à Sihanoukville et nous voulions un séjour relax avant la grande aventure du Vietnam.

Provinces traversées

Neuf : Banteay Mean Chey, Battambang, Phoutisat, Kampong Chnang, Kandaal, Phnom Penh, Kampong Spueu, Kampot, Kep.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer à Kep, 150 mètres dans le parc national de Kep. Pas de grands exploits d’altitude mais le Cambodge n’est pas très montagneux.

Extrêmes de températures

Entre 31 et 33 degrés tout le séjour, rien d’affolant. Des températures normales de saison sèche, pas trop élevées. Il faut juste se cacher du soleil en milieu de journée.

Coups de cœur / Coups de gueule

C’est ici que nous allons enfin savoir si un retour au Cambodge était une bonne idée! Comme d’habitude, nous commençons par le négatif.

Pas cool

Les transports

Nous avons sûrement été trop bien habitués en Thaïlande et en Malaisie mais nous trouvons les transports au Cambodge assez médiocres. Par rapport au niveau de vie, ils ne sont pas très bon marché. Les bus ne sont pas si mal mais les routes sont, à quelques petites exception près, complètement défoncées. Chose qui devrait changer avec les investissements chinois sur le réseau routier. Quant au train, il est d’une lenteur extrême sur une infrastructure défaillante et c’est vraiment inconfortable. Espérons que le réseau ferroviaire bénéficie également d’investissement car il y a du potentiel.

Trop bien!

Les gens

Déjà, il parlent un anglais très correct donc la communication est facilitée, ça commençait à nous manquer! Ensuite, ils sont très accueillants, souriants et super relax! Le stress est l’ennemi du Cambodgien. Enfin, à part quelques chauffeur de tuk-tuk et à Angkor, ils ne sont  pas trop rabatteurs. Bref, une population qui vaut la peine de connaître.

La gastronomie

Allons-nous réussir, une fois, à faire un bilan sans parler de bouffe? Sûrement pas! Nous sommes beaucoup trop épicuriens et il faut reconnaître que le Cambodge nous a régalés! Il y a plein de spécialités locales comme le boeuf lok-lak, le poisson Amok, le poivre de Kampot, le crabe de Kep, etc… En plus, les colons français ont laissé le pain, le café et les crêpes. Nous n’avons eu aucune mauvaise surprise culinaire sur l’ensemble du séjour et nous nous sommes à chaque fois régalés.

Les paysages

Même si ce ne sont pas les plus pittoresques que nous avons eu l’occasion de voir, les paysages cambodgiens nous ont tout de même plu, notamment les rizières avec leurs maisons sur pilotis, les montagnes du sud et la côte vers Kep.

Le billard

Chaque établissement au Cambodge possède une table de billard et nous en avons bien profité. Nous avons même augmenté notre niveau! Nous sommes passés de très nuls à juste nuls!

Des zones piétonnes

Enfin des villes où il fait bon être piéton! Chaque ville, y compris Phnom Penh, la capitale, possède au moins une promenade piétonne. L’Asie ne nous avait pas vraiment habitués à ça!

Bizarreries made in Cambodia

La double monnaie

Au Cambodge, la monnaie nationale est le riel. Mais ils utilisent également le dollar américain. D’ailleurs, c’est la seule monnaie qu’on peut retirer avec une carte étrangère. Partout, la double monnaie est acceptée avec un taux fixe de 4000 riels pour un dollar (parfois 4100 riels) Bref, il faut souvent faire des comptes d’apothicaires pour pas grand chose et souvent, les commerçants en profitent pour arrondir au dollar supérieur, ce qui rend la marchandise plus chère que dans les pays voisins.

French touch

De 1863 à 1953, le Cambodge était sous protectorat français et faisait partie de l’Indochine française. Il en reste quelques vestiges aujourd’hui.

  • Des centres coloniaux à Battambang et à Kampot
  • Les bornes kilométriques rouges et blanches
  • Le pain, le café et les crêpes
  • Les cafés, les terrasses et les boulangeries à la française
  • Quelques administrations sont encore indiquées en français même si l’anglais commence à prendre le dessus.
  • A Battambang, nous avons été « accueillis » en français par les chauffeurs de tuk-tuk.
  • Sur le passeport cambodgien il est écrit en français « Royaume du Cambodge ». Oui, notre occupation préférée dans les files d’attente de l’immigration est de jeter un œil discrètement sur les passeports de nos voisins pour savoir d’où ils viennent! Oui, nous sommes de sales curieux!
  • Il paraît que le roi lui-même maîtrise la langue de Molière

D’ailleurs, des trois pays ayant appartenu à l’Indochine française, le Cambodge est celui dont il en reste le plus de vestiges. C’est également le plus francophile et où la French touch est la plus présente. L’ambiance fait un peu Belle Epoque, une France un peu old school qui nous plaît beaucoup et qui n’existe plus vraiment en métropole.

Il nous semble que ce bilan parle de lui-même. Nous aurions été bien bêtes de bouder le Cambodge sur une simple mauvaise première impression, surtout que Siem Reap et le site d’Angkor ne sont pas du tout représentatifs du pays car très touristiques. Ce n’est pas l’endroit le plus pittoresque d’Asie mais nous avons été touché par sa simplicité, sa culture et sa douceur de vivre. On peut même parler là d’un véritable coup de cœur!

2 ans de vadrouille! Le grand bilan

Il y a pile deux ans, amis et proches nous ont accompagnés à l’aéroport de Genève où nous avons commencé l’aventure de notre vie. Depuis, nous avons découvert de nouvelles contrées, acquis de l’expérience, goûté de nouvelles saveurs et rencontré des gens extraordinaires de tous horizons. Nous avons l’impression d’avoir vécu au moins dix vies durant ces vingt-quatre mois et d’être devenus des personnes différentes. Il est donc temps de dresser un petit bilan de toutes nos aventures incroyables.

Les chiffres

Pays visités

22 Brésil, Uruguay, Argentine, Chili, Bolivie, Pérou, Equateur, Etats-Unis, Mexique, Hong Kong, Malaisie, Singapour, Brunei, Indonésie, Thaïlande, Laos, Sri Lanka, Emirats Arabes Unis, Oman, Inde, Birmanie et Cambodge. Seulement deux nouveaux pays ces six derniers mois.

Budget

Suite à une mise à jour, notre application pour le budget a buggé  et nous avons perdu nos données. Donc pas de budget précis mais nous savons que nous sommes un peu en dessous de 30’000 francs (27’300€). Budget qui était prévu pour une année! Nous sommes donc des warriors dans la gestion des dépenses! Grâce à ça, à divers volontariats et à nos différents jobs online, l’aventure va pouvoir continuer!

Distance parcourue

88’641 kilomètres, 8545 kilomètres ces six derniers mois. Ce n’est pas énorme mais nous avons privilégié la voie terrestre.

Température la plus basse

13 petits degrés à San Cristobal de las Casas, au Mexique, en août 2018. Nous n’avons pas eu froid depuis plus d’une année! C’était notre but!

Température la plus haute

44 degrés à Agra, en Inde au mois de mai. Nous aimons bien la chaleur mais 35 degrés nous suffisent amplement.

Altitude la plus basse

Moins 35 mètres dans les dépressions salines de la péninsule Valdés en Patagonie Argentine. Nous sommes souvent à l’altitude zéro puisque nous sommes des amoureux de la mer.

Altitude la plus haute

4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Depuis l’Amérique du Sud, nous restons à des altitudes très modestes.

Sites au patrimoine mondial de l’UNESCO visités

31 : nous n’allons pas tous les énumérer car ça commence à faire beaucoup.  Il y n a deux de plus depuis notre dernier bilan : Sukhothai et Bagan et c’étaient deux sites de ouf

Les bobos

A part une belle chute à scooter à Hpa An, heureusement sans gravité sauf pour le coccyx de Van, il n’y a pas grand-chose à signaler si ce n’est quelques piqûres d’insectes ou de légers coups de soleil

Les bébêtes dangereuses

Un serpent à Songkhla et un énorme scorpion à Bangkok. Fait amusant : nous croisons souvent les pires bestioles en pleine ville alors que nous passons des heures dans la jungle sans rien apercevoir de très dangereux.

Matériel remplacé

Un appareil photo et quelques fringues. Par contre, il semblerait que la malédiction des câbles USB ait été voir ailleurs.

La cuisine la plus épicée

Au Sri Lanka! La Thaïlande n’est pas en reste non plus.

Volontariats

Sept : un en Uruguay, 3 en Argentine, un en Equateur et 2 en Malaisie.

Nombre de fois où nous regrettons d’être partis

Après deux ans est-il vraiment nécessaire de répondre?

Ce qui nous manque de la Suisse

Toujours rien…

Petit retour en Inde

Il y a six mois, lors de notre dernier bilan, nous venions d’achever un séjour de cinq semaines en Inde. Nous étions alors complètement fracassés psychologiquement par tout ce que nous venions de vivre et nous manquions cruellement de recul pour réellement mettre des mots sur nos ressentis. Qu’en est-il six mois plus tard après avoir digéré cette aventure?

Voyager en Inde ne laisse pas indifférent, même six mois après. Avec le recul, nous avons tendance à nous rappeler les choses positives et c’est tant mieux! Nous comprenons mieux les touristes indiens quand nous en croisons même si la société indienne et tous ses codes nous laissent toujours un peu perplexes. Nous nous sommes également rendus compte que certaines choses y fonctionnent très bien par rapport à d’autres pays moins roots comme par exemple les voyages en trains. Nous trouvons les grandes métropoles comme Bangkok ou Jakarta très calmes comparées à New Delhi ou Jaipur. La gastronomie indienne nous manque et, maintenant, nous ne sommes plus fermés à l’idée d’effectuer à nouveau un séjour dans le sous-continent. Comme nous l’avions écrit dans notre bilan, l’Inde nous l’avons adorée ET détestée tellement elle nous a pris au tripes. Nous nous sommes pris une sacrée baffe avec ce pays, sûrement la plus violente psychologiquement, mais également la plus belle, celle qui remet les pendules à l’heure et qui relègue nos petits soucis d’Occidentaux au rang de petits tracas sans importance.

Nous en rigolons encore (ou pas!)

  • Se retrouver à Jakarta pendant les émeutes présidentielles et voir le centre-ville bouclé par des centaines de représentants des forces de l’ordre armés jusqu’au dents qui nous lancent de « Hello » en souriant car ils sont contents de voir des occidentaux.
  • Se faire virer de notre AirBnB à Kuala Lumpur pour cause d’overbooking et se faire proposer gratuitement une meilleure alternative. Nous avons pu bénéficier d’un appart super pour nous tous seuls, avec piscine à débordement sur le toit, pendant sept jours sans débourser un seul centime!
  • A Malacca, se prendre la tête avec le réceptionniste à cause d’un bug de Booking pour finalement se faire inviter à manger chez lui.
  • A Songkhla, sur les marches menant à la colline, devoir attendre que monsieur Serpent veuille bien prendre le temps de monter puis de se cacher afin que nous puissions continuer notre exploration en toute sécurité.
  • Parcourir moins de 200 kilomètres en plus de sept heures en train en Birmanie. Heureusement, les paysages sont pittoresques.
  • Se vautrer lamentablement en scooter à Hpa An. Rendre le scooter dans un sale état mais personne ne s’aperçoit de rien.
  • Loger en pleine nature à Koh Sichang. C’était sans compter sur les haut-parleurs qui hurlent la propagande dès sept heures du matin!
  • Se préparer psychologiquement à refuser la corruption à la frontière cambodgienne. Finalement, les douaniers n’ont même pas essayé de nous soutirer le moindre dollar!

Quel est le pays…

le plus grand : Les Etats-Unis

le plus petit : Singapour

le plus riche : Brunei

le plus accueillant : Oman

le plus chaleureux : L’Argentine

le plus souriant : La Malaisie

le plus tolérant : La Malaisie

le plus bling-bling : les Emirats Arabes Unis

le plus chaud : L’Inde, surtout au Rajasthan

le plus froid : tous les pays andins

le plus écolo : Singapour

où nous avons passé le plus de temps : la Malaisie (presque sept mois!)

où nous avons parcouru la plus grande distance : la Malaisie (11’703 kilomètres)

le plus orgasmique gustativement : l’Inde et toute l’Asie du sud-est SAUF la Birmanie

le plus cauchemar en cuisine : Les Etats-Unis, Le Sri Lanka, Oman et la Birmanie.

le plus épicé : le Sri Lanka et la Thaïlande

le plus coloré : Le Mexique et l’Inde

le plus galère à se faire comprendre : La Thaïlande et la Birmanie

le plus humide : Hong Kong, même si ce n’est pas un pays!

le plus sec : Oman

le plus WTF : l’Inde

le plus cher : Les Etats-Unis

le plus insulaire : le Sri Lanka et l’Indonésie

aux plages de rêves : le Sri Lanka

Nous avons appris

Avec ce voyage, nous sommes en apprentissage permanent. Toutes nos certitudes tombent les unes après les autres. Nous avons appris les nuances, le monde n’est pas soit noir ou soit blanc. Il y a toute une palette de couleurs entre les deux. Nous apprenons la variété du monde, des peuples et à laisser une place pour tout le monde même si nous sommes tous différents.

Nous nous attendions à

Etre de vieux croûtons. Nous pensions que le voyage backpacker au long cours était réservé aux jeunes, la vingtaine, prenant une année sabbatique après leurs études. Nous, avec notre trentaine bien entamée, nous pensions être des seniors. Que nenni! Il y a des jeunes qui voyagent évidemment mais ce n’est absolument pas la majorité. La plupart des globe-trotters que nous avons rencontrés étaient plus âgés que nous. Ils ont la quarantaine ou la cinquantaine et nous avons également rencontré des dizaines de septuagénaires. Comme quoi, il n’y a pas d’âge pour voyager!

Et notre couple dans tout ça?

Après deux ans de promiscuité, nous commençons à bien nous connaître. L’important est de se laisser de l’espace de temps en temps. La communication est la clé du succès et l’humour reste toujours notre meilleur allié.

SPOILER ALERT!!!

Nous vous avions déjà annoncé lors de notre départ de Cherating, notre but ultime pour cette fin d’année est de rejoindre le Vietnam., uniquement par voie terrestre. Nous sommes en bon chemin puisque nous venons d’arriver au Cambodge. Nous nous réjouissons de découvrir ces deux pays ces prochaines semaines!

Les parents de Fab, lecteurs assidus de ce blog, avaient pris connaissance de la  dernière spoiler alert et se sont dit que le Vietnam pourrait être une destination sympa pour nous retrouver. Nous les attendrons donc à Hanoi en janvier. Nous nous réjouissons également de faire un bout de route en leur compagnie.

Quant à nous, nous continuons notre route à travers le Cambodge. Nous nous arrêterons à Phnom Penh pour enfin demander notre visa vietnamien car nous sommes les seuls à ne pas l’avoir encore fait! Ensuite, comme d’habitude, selon les envies et les possibilités au jour le jour.

Pour 2020, à part la visite des parents de Fab, nous n’avons absolument rien prévu! Nous avons plusieurs idées, plusieurs contacts mais ça reste très flou pour l’instant. Une seule chose est sûre, nous continuerons sur notre lancée de slow travel et nous allons toujours essayer d’utiliser le moins possible le transport aérien. Comme nous commençons à bien développer nos activités professionnelles en ligne, nous allons pouvoir continuer à voyager sur le long terme. Pour l’instant, c’est ce à quoi nous aspirons!

Bilan de la Birmanie

Petite mise à jour : un coup d’état a eu lieu en Birmanie le 1er février 2021 et la junte birmane a repris le pouvoir mettant fin abruptement à la transition démocratique. Apparemment, le pays n’est de nouveau plus ouvert au voyageurs ou sous certaines conditions très strictes. Notre séjour date de 2019, bien avant les évènements.

Nous sommes évidemment de tout cœur avec le peuple birman qui ne mérite clairement pas ça et nous espérons ardemment que la situation puisse s’arranger assez rapidement.

Avant d’entamer notre traditionnel bilan, nous allons poser la question existentielle du jour : Doit-on dire Birmanie ou Myanmar?

En 1989, le pouvoir dictatorial en place a choisi de changer le nom Birmanie en Myanmar. Le nom complet est République de l’Union du Myanmar. Donc le vrai nom officiel, c’est Myanmar. Mais… De nombreux pays, dont l’Union Européenne, ne reconnaissent pas l’emploi du nom Myanmar par désaccord avec la dictature au pouvoir et utilisent encore le nom Birmanie. Voilà pour le côté politique.

Pour le côté linguistique, la langue française utilise le nom Birmanie et l’adjectif birman pour qualifier les habitants du pays ainsi que la langue parlée. Nous avons toujours utilisé le mot Birmanie par esthétisme et par amour de la langue de Molière mais aussi en rébellion à la junte au pouvoir.

Par contre en Anglais, c’est la forme Myanmar qui prime. Le mot Burma renvoie aux sombres années de la colonisation anglaise et ce n’est pas très cool.

Donc, en gros, appelez ce pays comme vous voulez, selon vos convictions…

Le bilan en chiffres

Durée du séjour

24 jours. Le visa birman est valable 28 jours donc nous l’avons bien amorti. Vu la lenteur des transports, nous avons bien fait de ne pas rajouter des étapes car nous aurions été vraiment limites avec le timing!

Budget

1’443’647 kyats (941,75 CHF/855,60€) ce qui fait une moyenne de 39,25 CHF (35,65€) par jour. Nous sommes amplement dans notre budget malgré de nombreuses visites et 50$ par personne de visa. Nous étions hors saison, ceci explique sûrement cela car nous avons eu des échos que la Birmanie était vraiment chère. Zapper le lac Inle et prendre les transports locaux ont probablement contribué à tenir ce budget de warrior.

Distance parcourue

2437 kilomètres. Une boucle de Myawaddy (frontière thaïe) – KalawMandalay et environs – BaganYangon – Mawlamyine – Hpa An et retour sur Myawaddy. Le tout en bus, en train et en taxi collectif.

Régions / Etats traversés

Trois régions : Mandalay, Bago et Yangon, Trois états : Kayin (ou Karen), Mon et Shan. La différence entre un état et une région? Une région est principalement peuplée de Birmans et un état est principalement peuplé d’ethnies minoritaires.

Extrêmes d’altitude

1320 mètres à Kalaw et 5 mètres à Yangon. Rien de bien impressionnant.

Extrêmes de températures

24 degrés dans la fraicheur montagnarde de Kalaw et 36 degrés sous la pollution et l’humidité de Mandalay. Des températures tout à fait normales de climat tropical.

Heures passées dans les transports

Presque 25 pour cent de notre séjour tant les transports sont d’une lenteur exaspérante.

Coups de gueule / Coups de cœur

Nous n’allons pas déroger à la règle de commencer par le négatif afin de finir en beauté!

Bof, bof

La bouffe

La Birmanie est un vrai cauchemar gastronomique. C’est souvent fade et très gras. Parfois ils rajoutent du piment pour donner un peu de goût mais c’est encore pire. Tu manges un plat de nouilles et tu ressors aussi lourd que si tu avais mangé une fondue au fromage! En plus, l’hygiène étant un peu douteuse par rapport au reste de l’Asie du Sud-Est, nous avons pas mal de problèmes digestifs (pas graves rassurez-vous!) pendant tout notre séjour.

Les grandes villes

Par grande ville, nous entendons Yangon et Mandalay. Elles sont moches, infernales et polluées, mais ce n’est pas rare en Asie du Sud-Est. Ce qui nous a profondément déplu c’est qu’elles sont sans âme et que leurs habitants ont le visage fermé et triste.

L’état des routes

Nous n’avons jamais vu autant de trous sur une route! C’est dommage car les bus sont plutôt modernes et confortables mais, malgré cela, nous nous faisons secouer comme des pruniers à chaque trajet. Mention spéciale pour la piste défoncée entre Hpa An et la frontière thaï que Van a dû endurer avec un coccyx cassé!

La noix de bethel

C’est la caféine des Birmans. Ils en fabriquent une pâte de couleur rouge sang qu’ils chiquent à longueur de journée pour ses propriétés stimulantes et qui leur donne une dentition sanguinolente assez crade. Déjà ça, ce n’est pas très avenant alors imaginez les crachats bien rouges que ça donne.

On a kiffé!

Les gens

Bien que timides, ils sont d’une gentillesse et d’une serviabilité incroyables! Presque trop parfois! Le pays a été complètement fermé aux étrangers jusqu’en 2011 mais ça ne se ressent pas du tout sur le comportement de la population. La communication est par contre plus compliquée vu leur très faible niveau d’anglais et notre birman inexistant.

L’alcool

C’est un lot de consolation vu la gastronomie désastreuse. La Birmanie fait de la bonne bière et un très bon whisky, et tout ça pour un prix dérisoire! De là à dire qu’on s’est consolé dans l’alcool…

Les paysages

C’est totalement différent du reste de l’Asie du Sud-Est. Il y a moins de jungle et plus de savanes. Le sud est assez plat et principalement composé de rizières, de marais et de villages flottants. Les montagnes karstiques sont également magnifiques. Un  vrai régal pour les yeux!

Les voyages en train

C’est d’une lenteur énervante mais c’est une expérience incroyable. C’est digne d’un documentaire pour la télévision! Voir une gare s’animer et se transformer en marché lors de l’arrivée d’un train est assez surréaliste!

Bizzareries birmanes

On roule à droite… avec le volant à droite!

Lors de l’avènement de l’automobile, la Birmanie était sous domination britannique et observait le code de la route anglais, c’est-à-dire, la conduite à gauche. Lors de l’indépendance, la junte militaire au pouvoir décida d’effacer le plus possible les traces de la colonisation, notamment en instaurant la conduite à droite. Mais les sources principales d’importation automobile sont le Japon et la Thaïlande, deux pays où on roule à gauche, donc avec le volant à droite! Seuls les bus des grandes compagnies et les voitures de riches particuliers ont le volant à gauche.

Nous avons globalement assez apprécié notre séjour en Birmanie. C’est un pays magnifique qui mérite d’être découvert mais il a nous manqué quelque-chose. Nous ne pouvons pas définir quoi exactement mais il manque, à nos yeux, un petit grain de folie. Toutefois, nous ne regrettons pas une seconde d’avoir visité ce nouveau pays et en gardons de formidables souvenirs!

Grand bilan des 18 mois

Dix-huit mois! Ce n’est rien à l’échelle d’une vie! Pourtant, quand nous regardons en arrière, nous avons l’impression, pendant cette année et demi de vadrouille, d’avoir vécu plusieurs vies et d’avoir été plusieurs personnes différentes. C’est donc le moment de dresser un bilan et de suivre notre évolution depuis notre dernier bilan des douze mois!

En chiffres

Pays visités

Vingt : Brésil, Uruguay, Argentine, Bolivie, Chili, Pérou, Equateur, Etats-Unis, Mexique, Hong Kong, Malaisie, Singapour, Brunei, Indonésie, Thaïlande, Laos, Sri Lanka, Emirats Arabes Unis, Oman, Inde. Six nouveaux pays ces six derniers mois et deux retours en Malaisie.

Distance parcourue

80’096 kilomètres, dont 26’222 kilomètres sur les six derniers mois.

Température la plus basse

13 petits degrés sous la pluie à San Cristobal de las Casas, au Mexique, c’était en août 2018. C’est vrai qu’il est plutôt difficile d’avoir froid en Asie du sud et du sud-est.

Température la plus haute

44 degrés à Agra. Mais c’est vraiment extrême, il est impossible de prévoir quelque-chose à l’extérieur entre 10 heures et 16 heures car il fait vraiment très chaud et le soleil cogne très fort. Nous aimons le chaud mais il y a des limites! Même pour Van!

Plus fort taux d’humidité

A Hong Kong, l’humidité dépasse quotidiennement les 90%. Même les jours de beaux temps, la ville est noyée sous la brume. Ce n’est pas terrible pour les photos mais, avec les montagnes qui domine la baie, ça donne un côté mystique assez génial.

Plus fort taux de sécheresse

Au milieu du désert à Oman. Il y a des endroits où il pleut environ une fois tous les trois ans. Là, pas de problème pour les photos, le ciel est limpide, mais c’est notre système respiratoire qui déguste.

Altitutude la plus basse

Moins 35  mètres dans les dépressions salines de la péninsule Valdés en Patagonie argentine. A moins d’aller au bord de la mer Morte ou dans la vallée du Grand Rift, il sera difficile d’atteindre une altitude plus basse.

Altitude la plus haute

4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Vu le mal des montagnes dont souffre Fab, nous ne ferons sûrement pas de folie des hauteurs à l’avenir.

Sites du patrimoine mondial de l’UNESCO visités

29 : Rio de Janeiro , chutes d’Iguazu, Colonia del Sacramento, ensembles jésuites de Cordoba, la péninsule Valdés, Arequipa, Cuzco, Lima, Chan Chan, Cuenca, Quito, les Galapagos, les Everglades, Campeche, Palenque, jardin botanique de Singapour, Malacca, paysage culturel de Bali, Luang Prabang, Ayutthaya, Georgetown, Kandy, Sigiriya, Galle, Bahla fort, les Ghâts occidentaux, Goa, Fort Rouge d’Agra, le Taj Mahal.

Les bobos

Il n’y a pas grand chose à signaler pour ces six derniers mois, nous commençons à développer un système immunitaire de compétition! Il y a toujours les petits bobos habituels (piqûres d’insectes, coups de soleil, hématomes, coupures etc…) mais rien de bien méchant.

Bébêtes qui craignent

Presque rien ces six derniers mois, à part un petit serpent à Langkawi. Il y a bien eu un python à Sabah mais pas vraiment dangereux puisque peureux et non venimeux.

Record de temps passé à la frontière

Ce sont toujours les Chiliens qui ont la palme des douaniers les plus zélés, nous avons passé 3h45 à la frontière entre la Bolivie et le Chili perdus dans les montagnes à 3700 mètres d’altitude. Record de rapidité toujours en Malaisie depuis le Brunei où il n’y a pas de contrôle de bagage car au Brunei, tout est interdit donc c’est difficile d’importer de la marchandise illicite! Le record du nombre de questions posées est détenu par les Indiens, à croire qu’éplucher ta vie privée va les aider à te fournir un visa.

Matériel remplacé

Là, pas grand chose non plus, à croire que nous avons enfin fini par cesser de casser ou de perdre nos affaires. Nous sommes toujours poursuivis par la malédiction des câbles USB qui n’aiment vraiment pas être transportés dans nos sacs et qui nous le font savoir en mourant prématurément.

Quantité de riz ingurgitée

Nous devrions plutôt compter les repas où il n’y a PAS de riz! Quoiqu’en Inde, avec les naans, les chapatis et les dosas, nous avons légèrement baissé notre consommation de riz

Cuisine la plus épicée

Au Sri Lanka, c’est puissance 1000 au poivre noir, de quoi nous avoir traumatisés à vie de cette épice! La Thaïlande n’est pas mal non plus avec ses currys qui arrachent.

Plus long trajet

Vingt-quatre heures de bus entre Buenos Aires et Puerto Madryn. A noter qu’en Inde, il y a un train qui relie le nord au sud en plus de 72 heures sans changement. Mais nous nous sommes bien gardés de le tester!

Plus long vol

Quinze heures, entre Los Angeles et Hong Kong et ça va le rester un moment, aucun long vol n’étant prévu pour l’instant.

Nombre de fois où nous regrettons d’être partis

ZERO!! Et franchement, après 18 mois, c’est un peu tard pour les regrets.

Nos coups de cœur 

Pays préféré

En vrai, chaque pays possède quelques chose mais notre préféré, pour l’instant reste la Malaisie, pour une tonne de raisons. C’est un pays où nous nous sentons bien, où nous pouvons être nous-mêmes et où la population est adorable.

Plus belle ville

C’est toujours impossible d’y répondre. Nous aimons les centres coloniaux, les villes avec des espaces verts où il n’y a pas trop de trafic mais avec une offre culturelle variée.

Plus belle tour

Il y en a deux : les tours Petronas of course! Nous devons quand même reconnaître que la Burj Khalifa est super impressionnante!

Plus belle église

San Francisco à Salta

Plus belle mosquée

Celle du Sultan Qaboos à Mascate

Plus belle ville fortifiée

Galle, suivie de très près par Campeche

Le truc de ouf de la mort qui tue qui déchire sa race

Rien n’a encore détrôné les Galapagos tellement c’était énorme. Nous mettrons en deuxième position les forêts de Bornéo.

Plus belle plage

Là aussi ça commence à être difficile. Il y a, bien sûr, en numéro un Tortuga Bay aux Galapagos. Les plages sauvages des parcs nationaux en Malaisie sont également superbes et Mirissa au Sri Lanka nous à enchantés.

Plus belle forêt

Sépilok, Sabah sur Bornéo

Plus belle île

Santa Cruz dans les Galapagos

Activité préférée

Toujours l’observation des animaux. Pour l’apéro, ça se corse un peu, nous avons dernièrement visité des pays où il est difficile, voire interdit, de se procurer de l’alcool. Alors, nous festoyons au thé, et finalement, ça va très bien.

Meilleure gastronomie

La cuisine asiatique sans hésitation, mais de là à la départager… Vu que nous aimons la diversité nous allons citer la Malaisie et Singapour pour leur cuisine multiculturelle. Nous avons dernièrement eu un gros coup de cœur pour la cuisine indienne mais elle se trouve aisément dans les deux lieux que nous venons de citer. Nous allons donc continuer à nous régaler.

Les marchés les plus colorés

Au Laos, la plaine du Mékong permet de produire une multitude de fruits et légumes de très bonne qualité.

Le meilleur vin

Difficile de choisir entre l’Argentine et le Chili.

Les gens les plus accueillants

Les Omanais au point que nous avons dû décliner plusieurs invitations de Couchsurfing!

Les gens les plus souriants

Les Malaisiens. Le vrai pays du sourire, c’est la Malaisie

Les gens les plus WTF

Les Indiens, nous cherchons toujours à les comprendre.

Les douaniers les plus sympas

Les Indonésiens, suivis de près par les Malaisiens et les Singapouriens.

Côté ville

A force de visiter des villes, il y en a certaines qui ont retenu notre attention. Quelle est la ville :

La plus belle

Impossible d’y répondre. Beaucoup de villes nous ont enchantés!

La plus nature

Hong Kong et ses pics impressionnants. Qui l’eut crû?

La plus haute

Cuzco et son centre-ville culminant à 3400 mètres.

La plus rose

Jaipur

La plus verte

Singapour et Kuala Lumpur grâce à leurs nombreux jardins

La plus écolo

Singapour

La plus polluée

Pontianak et New Delhi

La plus peuplée

Buenos Aires et ses quinze millions d’habitants mais ça ne se ressent pas trop. New Delhi atteint les vingt millions d’habitants mais nous n’y sommes pas restés.

La plus riche

Dubaï et Bandar Seri Begawan, les deux grâce au pétrole

La plus humide

Hong Kong et sa brume permanente

La plus sèche

Nizwa et ses voisines du désert.

La plus flottante

Bandar Seri Begawan dans le quartier de Kampong Ayer

La plus européenne

Buenos Aires, elle est connue pour ça

La plus française

Luang Prabang, héritage colonial oblige

La plus hollandaise

Galle, on peut même y trouver du gouda!

La plus chère

Miami

La plus multiculturelle

Singapour , Kuala Lumpur et Los Angeles

La plus craignos

La Nouvelle-Orléans. C’est en tout cas l’endroit où nous nous sommes sentis le moins en sécurité.

La plus étendue

Los Angeles

La plus méridionale

Puerto Madryn : 42.76 degrés sud

La plus septentrionale

Los Angeles : 34.05 degrés nord

La plus colorée

Campeche et en général toutes les villes coloniales du Mexique

La plus penture

Quito

La plus retour vers le futur

Singapour

Nous en rigolons encore (ou pas…)

Quelques anecdotes de ces 6 derniers mois

  • Devoir chanter l’hymne national malaisien avant un concert de hard rock
  • Demander sans trop y croire au comptoir d’Air Asia un petit dédommagement  pour les deux heures et demi de retard prévus pour notre vol et obtenir un repas.
  • La distribution de sacs à vomi à l’embarquement dans les bus au Laos
  • Devoir sortir nos sacs de couchage dans le train en Thaïlande tellement l’air conditionné est réglé sur glacial.
  • Se retrouver dans un ascenseur d’immeuble plein où vit une communauté pakistanaise et soudain entendre un « Bonjour! ». C’était un Pakistanais qui avait vécu au Québec et qui parlait parfaitement français.
  • Après quinze mois de voyage, rencontrer un Anglais qui fait un tour du monde à moto. Et quand il répond quinze à la question « Depuis combien de temps voyages-tu? » notre premier réflexe est de répondre « Nous aussi! » avant de réaliser qu’il a dit « quinze years! » (quinze ans!) Depuis, ce mec est devenu notre idole.
  • A Bornéo, Van qui ne bronche pas quand elle croise un python et qui reste super zen quand une sangsue essaie de lui sucer tout son sang mais qui, quelques heures plus tard, devient complètement hystérique en apercevant un rat sur le front de mer
  • Au Sri Lanka, se ruer dans le premier KFC pour échapper aux plats beaucoup trop épicés et se retrouver avec un burger qui arrache la tronche.
  • A Oman, en échange de son invitation, nous proposons à notre hôte Couchsurfing de cuisiner pour lui. Il a juste oublié de préciser qu’il vivait dans une famille de douze personnes!
  • A Oman, nos hôtes qui insistent, malgré notre réticence, pour écouter notre playlist dans la voiture et ensuite nous traiter de sauvages! (Nous les avions avertis!)
  • Fab qui affirme ne JAMAIS mettre un pied en Inde. Il y est resté plus de cinq semaines.
  • Le patron d’un hostal en Inde qui écoute du yodle à plein tube.
  • En Inde, devoir prouver que nous sommes mariés pour pouvoir partager la même chambre.

Ce que nous avons appris

Nous en avons rencontré des gens pendant dix-huit mois mais, avec la Malaisie et Oman, ces six derniers mois ont été particulièrement intenses en échanges. Nous avons donc appris à être encore plus ouverts et plus tolérants qu’avant. Nous avons appris à être moins timides et moins méfiants. même si nous flairons toujours l’arnaque quand nous en rencontrons une. Nous avons vraiment appris, même si nous le savions déjà, que peu importe la couleur de peau, la culture ou la religion, nous sommes tous humains et que les différences ne doivent pas constituer une barrière entre les gens, même si sur ce dernier point nous sommes allés au devant d’une grande déception en Inde. Pour résumer, nous avons appris que, bien que nous ayons vu des endroits extraordinaires, le côté humain et rencontres restera le point fort de notre périple. Nous sommes d’ailleurs plus sensibles à l’accueil des gens d’un pays qu’à ses paysages ou ses merveilles architecturales, même si ça fait toujours plaisir pour les yeux de d’observer de jolies choses.

Nos ressentis

Ce qui nous manque de la suisse

Toujours rien…

Ce qui nous manque en général

Tant que nous avons un endroit où dormir et à manger, rien. Vivre avec moins, ça s’apprend et les choses dont nous ne disposons pas, nous apprenons à nous en passer

Ce à quoi nous nous attendions

Au bout d’un moment, à perdre le feu sacré. Même s’il y a de gros moments de fatigue et quelques remises en question, nous sommes toujours motivés à continuer, quitte à prendre des pauses.

Positive attitude

Il est impossible de vivre dix-huit mois de backpack sans côté négatif, mais objectivement, les moments de galère sont rares, ils ne sont jamais sans solution et surtout, ils s’oublient très vite.  Nous sommes conscients de vivre une aventure extraordinaire, nous n’allons pas la gâcher en râlant pour des futilités!

Et notre couple dans tout ça

Après dix-huit mois de promiscuité, nous nous serions sûrement aperçu s’il y avait quelque-chose qui clochait. Nous formons vraiment une bonne équipe qui roule! Chacun amène ses forces, ses ressentis et ses points de vue dans ce tour du monde et c’est pour ça qu’il est varié et qu’il fonctionne depuis aussi longtemps. Nous restons solidaires dans l’adversité et surtout, nous ne perdons pas notre sens de l’humour, c’est notre meilleur allié!

SPOILER ALERT!!

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous venons de passer trois mois très intenses entre le Sri Lanka, Oman et l’Inde. Ce sont trois pays avec des cultures totalement différentes auxquelles il a fallu essayer de s’adapter. C’était fascinant et très enrichissant mais ça nous a totalement épuisé psychologiquement. En plus, avec le visa iranien que nous n’avons pas pu obtenir, nous avons dû revoir tous nos plans.  Il est donc temps pour nous de faire un break pour nous ressourcer. Vu que nous avons encore des projets en Asie du Sud-Est, et grâce à Air Asia, nous avons décidé de « rentrer à la maison ». Nous allons, au moins pour cet été, nous installer du côté de Kuala Lumpur. Pourquoi la Malaisie? Parce-que c’est un pays bon marché et facile à vivre où l’adaptation sociale est simple, et surtout, c’est un pays où nous nous sentons vraiment bien. Nous voulons juste faire des choses simples de citadins comme aller au cinéma ou pique-niquer dans le parc au pied des Tours Petronas. Nous en profiterons également pour retrouver une vie sociale, mais ce n’est pas très difficile, nous avons déjà plein de rencontres prévues.

Nous ne savons absolument pas combien de temps ce break durera ni comment ça se passera. Pour l’instant, nous avons juste envie de nous poser un peu. Mais rassurez-vous, même si ce sera plus calme, nous continuerons à partager nos petites aventures avec vous!

Plus tard, ça se passera normalement au Vietnam où nous avons un projet dans une école à Hanoi.

Bilan de l’Inde

Dresser un bilan d’un pays comme l’Inde est un exercice périlleux. C’est un pays tellement intense et un ascenseur émotionnel permanent qu’il nous est très difficile, à chaud, de décrire précisément ce que nous ressentons. Nous allons néanmoins essayer de nous prêter au jeu du bilan.

Nous allons commencer par le plus facile, les chiffres :

En chiffres

Durée du séjour

38 jours, un peu plus de cinq semaines

Budget

96’358 roupies (1416 CHF / 1240€) soit une moyenne journalière de 37,25 CHF (32,60€). Nous nous en sortons bien sachant qu’il y a un vol interne, les entrées au Taj Mahal (18 CHF / 15,75€ par personne) et les visas (83 $ par personne)

Distance parcourue

4011 kilomètres. KochiVarkala – Coimbatore – MysoreGoa – New Delhi – AgraJaipur – Ajmer – Pushkar – Jaipur en vol interne (de Goa à New Delhi), bus de la mort, rickshaws et principalement en train.

Etats traversés

Sept : Kerala, Tamil Nadu, Karnakata, Goa, Territoire fédéral de New Delhi, Uttar Pradesh et Rajasthan.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer sur les côtes du Kerala et de Goa,  et 1093 mètres au sommet du col de Dimbham dans les Ghâts occidentaux sur la route entre Coimbatore et Mysore. Au niveau de l’Inde et de ses hauts sommets himalayens, il n’y a rien d’extraordinaire.

Extrêmes de températures

36 degrés sur les côtes du Kerala, 44 degrés à Agra. Bref, nous n’avons pas eu froid!

Maintenant, ça se corse! Nous allons essayer de vous transmettre nos ressentis mais ce n’est pas évident car c’est tellement intense, que c’est encore confus dans nos têtes. Avant  de vous donner nos coups de gueule ou coups de cœur, nous allons essayer de vous expliquer comment fonctionne la société indienne.

La société indienne est très complexe, surtout pour des Occidentaux ignorants comme nous. Elle repose sur un système de castes (pourtant interdit depuis les années 1950), la religion et les valeurs familiales. En tant que visiteurs étrangers, nous essayons de nous adapter au mieux et surtout d’éviter d’offenser la population locale. Mais avec le nombre hallucinants de codes sociaux, nous commettons très probablement une douzaine d’impairs à la minute et ça ne passe pas toujours. Avec le manque d’éducation, aller à l’école ne va pas de soi en Inde, certaines personnes n’ont pas le recul pour se dire qu’il existe des gens d’ailleurs avec une autre culture qui ne font pas exprès de commettre des erreurs. Du coup, bonjour l’hostilité ambiante! A noter également que pour les castes supérieures, les non Indiens sont hors caste, donc considérés comme impurs! Eh non, en Inde, nous ne nous sommes de loin pas toujours sentis les bienvenus! Quel choc après Oman où tout le monde nous ouvrait la porte de sa maison!

Le langage universel, le sourire, ne fonctionne pas à tous les coups pour désamorcer une situation. Au contraire, l’Inde est sûrement le pays le moins souriant qu’il nous a été donné de visiter. Nous trouvons, en général, la population d’une tristesse effroyable et nous ressentons un cruel manque d’amour entre les personnes. La faute sûrement à des pressions familiales et religieuses trop élevées et aux mariages arrangés, encore très courants, qui ne placent pas l’amour en priorité.

Malgré le tableau sombre que nous venons de dresser, nous avons tout de même rencontré des gens extraordinaires, ouverts, curieux et très souriants qui venaient nous dire bonjour et nous demander une photo. Mention spéciale à une grand-mère de plus de 80 ans qui a insisté auprès de sa petite-fille pour nous demander un selfie (le seul mot d’anglais qu’elle connaissait!) alors qu’elle savait à peine se servir d’un téléphone portable!

Avec plus d’1,2 milliards d’habitants, 300 langues et des dizaines de croyances différentes, il est normal de croiser une population hétéroclite. En ce qui nous concerne, échanger avec la population locale fut la pire ET la meilleure expérience de l’Inde.

Les regards

En Inde, fixer quelqu’un du regard n’est pas considéré comme inconvenant. Et comme, en tant qu’Occidentaux, nous ne passons pas inaperçus, nous avons été souvent la cible des regards. Nous avons décelé trois types de regards principaux :

Le regard pervers

Van y a eu droit plus souvent qu’à son tour et la présence de Fab n’y a rien changé. Là, l’expression « déshabiller du regard » prend tout son sens! C’est un regard très appuyé accompagné de gestes obscènes. Le fait d’être habillée comme une religieuse ne va pas empêcher ce genre de regards non plus. Ceci s’explique par un cruel manque de femmes dans le pays pour cause de discrimination sexuelle. Une femme, se sachant enceinte d’une fille, opte souvent pour l’avortement. Pire encore, il y a des fillettes assassinées à leur naissance car une fille ne rapporte rien à sa famille, au contraire, elle lui coûte une dot. Donc certains hommes, dès qu’ils croisent une femme, occidentale de surcroît, se transforme en véritable porc. Vu le peu de considération des femmes dans ce pays, c’est un comportement presque perçu comme normal. Malgré l’envie de balancer ce genre de personnage par la fenêtre du train, la meilleure défense est l’indifférence car ces mecs essayent surtout d’attirer l’attention et le pire affront que nous pouvons leur faire, c’est de ne surtout pas la leur donner.

Le regard hostile

C’est un regard qui te donne envie de disparaître six pieds sous terre! Comme expliqué plus haut, les différences de culture ne sont pas toujours bien perçues ou comprises par la population locale. Du coup bonjour les regards noirs! Le fait que Fab aide Van à enfiler son sac à dos nous a également valu ce genre de regard car c’est considéré comme une marque d’affection et c’est très mal vu! En même temps, il y a très peu de risque que ça arrive car avec les mariages arrangés il n’y a pas vraiment d’affection ou de galanterie dans les couples! Au début, nous étions assez déstabilisés par ce genre de regard, nous qui essayons à tout prix de respecter la population locale, nous étions frustrés par ces marques évidentes d’hostilité, mais avec le temps, nous avons fini par nous blinder et ne plus y prendre garde.

Le regard curieux

C’est souvent par ce genre de regard qu’ont commencé nos plus belles rencontres. C’est déstabilisant au début car ça reste un regard très appuyé mais il suffit de sourire ou de dodeliner de la tête à l’Indienne pour désamorcer la situation. Les plus timides se contentent de répondre à notre sourire tandis que les plus téméraires viennent nous parler ou nous demander un selfie.

Nous avons conscience de vous avoir pondu un pavé, mais c’est ce que nous vivions au quotidien en Inde. Et ce n’est pas fini! Voici maintenant le fameux « j’aime/j’aime pas »!

Coups de gueule / Coups de cœur

Coups de gueule

Le manque d’hygiène

L’Inde, c’est vraiment crade! Montagnes de déchets, excréments de vaches, de chèvres et même d’humains sur les trottoirs (quand il y en a! des trottoirs pas des humains!), les gens qui passent leur temps à cracher leurs glaires, pollution atmosphérique, cours d’eau méga pollués, etc. Voici le côté vraiment pas glamour de l’Inde mais c’est présent à chaque coin de rue.

Les inégalités sociales

En Inde, il y a des très riches qui vivent dans des cages dorées et des très pauvres qui vivent dans une misère insoutenable, sans compter la condition des femmes qui est une des plus déplorables au monde! Voir certaines personnes des castes supérieurs traiter les gens qui leur sont inférieurs pire que des chiens, c’est franchement à vomir. Comment une nation qui se veut la plus grande démocratie du monde et une future puissance mondiale peut-elle accepter ça sur son territoire?

Les procédures

En Inde, c’est un bordel permanent! Et pourtant les procédures sont suivies à la lettre! Notre passeport a été contrôlé presque partout et notre visa scrupuleusement photocopié! Impossible d’être clandestin dans ce pays. A l’aéroport de Kochi, entre le bureau d l’immigration et la sortie, nous avons été contrôlés trois fois pour vérifier que nous avons bien obtenu notre visa. Pour réserver son billet de train ce n’est pas mal non plus. Il faut déjà se rendre à un guichet spécial, souvent situé à un endroit improbable de la gare, et remplir un formulaire ad hoc.

Le bruit

En Inde, il y a partout le bruit du trafic, des klaxons, des gens qui hurlent et de la musique made in Bollywood! Et ça dure 24 heures par jour! De quoi rendre dingue le plus zen des moines tibétains!

La surpopulation

Ce n’est pas vraiment le fait qu’il y ait du monde qui nous dérange mais plutôt les instincts primaires que cela engendre. Par exemple, pour pouvoir sortir du train, nous avons dû plusieurs fois nous servir de nos sacs comme boucliers car les gens se ruaient à l’intérieur, sans laisser les autres descendre, dans l’espoir de trouver une place assise.

D’avoir dû nous blinder

Après 18 mois de périple , nous avons fini par devenir des personnes plus ouvertes, plus curieuses des autres et plus tolérantes. Malheureusement, certaines attitudes franchement hostiles nous ont parfois fait rentrer dans notre coquille et nous ont donné l’impression d’avoir fait un pas en arrière. C’est affligeant car il existe une catégorie de personnes qui sont vraiment extraordinaires et qui ne méritent ni notre méfiance ni notre indifférence.

Coups de cœur 

La gastronomie

Là, nous nous sommes régalés! La cuisine indienne est vraiment savoureuse bien que végétarienne. Nous avons tenu cinq semaine sans manger de viande et ça ne nous a même pas manqué! Nous avons eu de la chance de ne pratiquement jamais tomber sur des plats trop épicés ou alors c’est notre palais qui commence à devenir insensible. Nous sommes étonnés par notre système digestif qui a bien tenu le choc de ces découvertes gastronomiques.

Les paysages

Que ce soit la jungle au sud ou les paysages méditerranéens au nord, nous avons été fascinés par les trésors naturels de l’Inde. Un bon lot de consolation pendant les trajets interminables en train. Dommage que les Indiens ne s’en rendent pas compte et ne pensent pas à protéger leur environnement.

L’architecture du Rajasthan

La couleur du grès rouge local, c’est vraiment sympa!

Bizarreries indiennes

Le manque d’intimité et d’espace personnel

Se coller à ton voisin de devant quand tu fais la queue quand tout le reste du hall est vide est tout à fait normal! Pour une fois qu’un hall de gare est vide, les gens n’en profitent même pas tellement ils sont habitués à vivre les uns sur les autres! Quand on frappe à la porte, le moment où tu ouvres la porte est considéré comme une invitation à rentrer. T’as intérêt à n’avoir personne tout nu chez toi! Une fois, nous avions la porte de notre chambre ouverte car nous nous préparions à partir, un gars est entré sans autre cérémonie pour essayer de nous vendre un balai!

Les vaches dans la rue

Il est de notoriété publique que les vaches en Inde sont sacrées et qu’elles sont libres de se promener dans la rue. Mais ce qui est vraiment marrant, c’est qu’on dirait vraiment qu’elles sont totalement conscientes de leur statut privilégié et se baladent telles des princesses en bloquant le trafic ou en squattant les meilleures places à l’ombre.

La curiosité

Quand nous croisons des gens (les sympas donc!), nous avons droit à un interrogatoire en règle sur nous et notre famille. (Où habitent tes parents? Quel est le métier de ton frère? Ta sœur a-t-elle des enfants?, etc). Notre situation financière est également passée au crible. Dans ces cas là, il faut rester vague et évaluer vers le bas, le niveau de vie étant très bas en Inde. Van a été submergée de questions concernant sa belle-mère car en Inde, lors de son mariage, une fille habite dans la famille de son mari et devient soumise à sa belle-mère qui est alors sa personne de référence.

La ley seca à Goa

Il est interdit de consommer de l’alcool pendant les jours fériés à Goa. Et devinez où nous avons passé le week-end de Pâques? Surtout que Goa, ancienne colonie portugaise, est le seul état à accorder les jours fériés chrétiens!

Ce bilan aura été le plus difficile qu’il nous a été donné d’écrire. Il n’est pas évident, surtout à chaud, de transcrire un tel ascenseur émotionnel. L’Inde est un pays où tout se vit intensément, où nous nous prenons des baffes en permanence et où la remise en question est perpétuelle. C’est très enrichissant mais c’est usant psychologiquement! Il nous faudra sûrement pas mal de recul pour prendre pleinement conscience de tout ce que nous avons vécu, pour digérer ce trop plein d’émotions. Nous vous reparlerons sûrement de notre expérience indienne dans quelques mois avec beaucoup plus de recul.

On dit souvent que l’Inde on l’aime ou on la déteste. Nous l’Inde, nous l’aimons ET nous la détestons! C’est vrai que la demi-mesure n’existe pas, tout est dans l’extrême. Les choses que nous avons adorées, nous les avons aimées avec nos tripes et les choses que nous avons détestées, nous les avons haïes de toutes nos forces. Malheureusement, ces dernières ont eu tendances à prendre le dessus à force, avec la fatigue. Là aussi, il nous faudra du recul pour relativiser.

L’Inde n’était pas un rêve, nous y sommes arrivés presque par hasard. Nous n’avions pas d’attentes donc nous n’avons pas connu de déceptions, mais pas de réelles bonnes surprises non plus. Nous sommes contents d’avoir tenté le coup mais pour l’instant, on ne nous y reprendra plus!

Bilan du sultanat d’Oman

Après avoir passé presque un mois dans ce pays un peu méconnu et désertique, il est temps de vous livrer notre traditionnel bilan.

En Chiffres

Durée du séjour

Trois semaines. Nous avons demandé un visa de trente jours afin de bien profiter du pays, mais il est possible d’en obtenir un juste pour dix jours.

Budget

393,630 rials omanais (1018,80 CHF / 912,40€) ce qui fait une moyenne de 50,95 CHF (45,60€) par jour. Nous ne sommes juste pas arrivés à notre budget des 50 francs mais, comme Oman est un pays très cher, nous avions prévu un budget journalier de 60 CHF (53,75€). Nous avons pu rogner sur le logement grâce à Couchsurfing mais nous avons loué une voiture durant six jours et nous avons dépensé 108 CHF (96,70€) juste pour les visas.

Distance parcourue

4627 km de Al Wajajah (frontière avec les Emirats) – Mascate – Al Amarat – Wadi Dayqah Dam – Wadi Shab – Quriyat – Mascate – Salalah – Mascate – Nakhal – Rustaq – Mascate – Nizwa – Misfah – Bahla – Mascate – Sour – Ras al Hadd – Jalad Bani Buali – Mascate – Sohar – Mascate. En bus, en voiture avec des locaux et en voiture de location. A noter que presque 2000 kilomètres ont été nécessaire pour le trajet Mascate – Salalah – Mascate

Gouvernorats traversés

Sept. Al Buraimi, Al Batina, Mascate, Al Dakhiliya, Ach-Charqiya, Al Wusta et Dhofar.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer à Sohar, Mascate, Salalah, Sour et sur les côtes, 700 mètres à Misfah, rien de bien impressionnant.

Extrêmes de température

26 degrés à Mascate quand c’était encore l’hiver, 39 degrés au milieu du désert sur la route de Salalah et à Sour. Beaucoup moins la nuit à cause du climat désertique.

Mots d’arabe appris

Quelques-uns à Mascate mais quand nous essayions de les répéter ailleurs, on nous répondait : « ah mais il n’y a qu’à Mascate qu’ils disent ça! »

Coups de gueule / Coups de cœur

Comme d’habitude, nous vous partageons nos coups de gueule et nos coups de cœur et mettons toujours le négatif en premier, histoire de finir positivement!

Coups de gueule

L’air sec du désert

Ce n’est pas spécifique à Oman mais c’est là où nous en avons le plus souffert. (surtout Van!) Après des mois passés sous une humidité ambiante dépassant les 75%, se retrouver dans un climat aride provoque un vrai choc thermique : la gorge, le nez et les sinus qui brûlent, la peau qui pèle et un mal de tête permanent! Les sensations de sécheresse extrême s’atténuent un peu en bord de mer mais nous nous réjouissons quand même de retrouver nos tropiques!

La dépendance à la voiture

Les Omanais vivent une vraie histoire d’amour avec leur voiture, ce qui est assez typique des pays producteur de pétrole. Tout est fait pour faciliter l’accès à son propre véhicule (assurances, voiture et essence très bon marché), malheureusement, au détriment des transports publics qui sont peu nombreux et pas toujours pratiques.

Coups de cœur 

La population locale

Nous avions déjà mis la barre très haut en terme d’accueil des habitants, notamment en Malaisie et en Argentine, mais avec les Omanais, nous atteignons un niveau difficile à égaler. Il est très facile de trouver à se faire héberger par Couchsurfing tant les gens sont prêts à nous accueillir, ça fonctionne tellement bien que nous avons été obligés de décliner une bonne dizaine d’invitations à cause de manque de temps! Les gens ont un excellent niveau d’anglais, ont en général un très bon niveau d’éducation et beaucoup d’entre eux ont déjà pas mal voyagé donc il est facile d’échanger sur une multitude de sujets. Nous avons été agréablement surpris sur leur ouverture d’esprit par rapport à notre grande différence de culture car à Oman, les traditions et la religion sont rigoureusement respectées.

La modestie

Oman est autant riche que ses voisins les Emirats et l’Arabie Saoudite mais le montre moins. Evidemment, à Mascate, tout est étincelant et les bâtiments administratifs sont beaux et modernes mais ça s’arrête là. Il n’y a pas de gratte-ciels comme à Dubaï et tout le monde se fiche d’avoir la plus haute tour du monde. Toute cette humilité déteint sur le caractère des gens et c’est assez plaisant.

Les paysages

C’est surtout pour ça que nous sommes venus à Oman et nous n’avons pas été déçus. Grandes étendues désertiques, dunes de sable et montagnes façonnées par l’érosion nous ont enchantés. Mention spéciale pour les côtes : les plages sont immenses, magnifiques et la mer est transparente! Nous ne nous attendions vraiment pas à ça! Mais l’eau est encore froide en ce début de printemps et de toute façon, la baignade ne fait pas partie de la culture omanaise.

Bizarreries omanaises

L’argent

Il faut être super vigilant car le rial omanais, ça vaut une blinde! (1 OMR = 2,60 CHF ou 2,30€). Les montants paraissent dérisoires mais vu le taux de change, c’est trompeur! Le rial est tellement fort qu’ils ont été obligés de le diviser en 1000 au lieu des centimes habituels, un millième s’appelle un biaza. Et afin de ne pas encombrer les poches de petites pièces de monnaie, ils ont dû imprimer des billets de 100 et de 500 biazas. Donc finalement, nous nous retrouvons avec presque autant de petits billets sans valeur qu’avec des roupies indonésiennes!

Le drive-thru à l’Omanaise

Tu es au volant de ta voiture, tu t’arrêtes devant un resto qui fait des plats à emporter ou du thé / café et tu klaxonnes. Après quelques secondes, un employé indien ou philippin vient t’apporter le menu, tu commandes ce que tu veux et tu attends qu’on t’apporte ton repas, le tout sans bouger tes fesses de ta voiture! Quand nous disions que les Omanais étaient mariés à leur voiture! C’est malheureux mais c’est aussi un moyen pour les Omanais de montrer leur supériorité aux serveurs qui sont souvent des immigrés. Quand nous étions tous seuls, nous n’avons jamais osé le faire et nous arrêtions dans des stands pour manger ou boire un thé.

La bise

Les hommes se font la bise entre eux « nez à nez ».

L’activité phare d’un week-end branché

C’est de parcourir les dunes en 4×4 et, souvent, de rester planté dans le sable!

C’était une très jolie découverte d’un pays qui gagne à être connu! C’est sûrement le pays où nous avons connu les plus grands chocs, thermique et culturel! Nous avons eu de la peine avec certaines coutumes, surtout Van qui en tant que femme était souvent considérée comme personne de seconde zone, mais nous nous y sommes quand même habitués. Les rencontres avec les gens sont tellement extraordinaires et riches qu’elles nous font vite oublier les petits tracas de la vie quotidienne très conservatrice.

Nous aurions très fortement voulu aller en Iran. Nous avions d’ailleurs déjà des dizaines d’invitations des Iraniens via Couchsurfing. Mais voilà, autant à Oman que dans les Emirats, les ambassades iraniennes ne vous délivrent pas de visa si vous n’êtes pas résidents. Donc, nous avons dû, encore une fois, changer nos plans. Nous nous envolerons donc vers un nouveau pays mais nous ne savons pas vraiment si c’est une si bonne idée!

Bilan du Sri Lanka

Voici, comme toujours après un séjour dans un pays, notre traditionnel bilan!

En chiffres

Durée du séjour

26 jours. Sachant qu’un visa dure trente jours, nous l’avons bien amorti. Si nous avions eu la possibilité, nous serions restés plus longtemps!

Budget

165’679 roupies sri lankaises soit 930.95 CHF ou 819.30€ ce qui fait une moyenne journalière de 35.80CHF (31.50€). Le Sri Lanka restera le pays le plus « budget friendly » grâce à son niveau de vie très bas. Nous avons aussi tenu le budget en renonçant à la plupart des attractions touristiques (temples, ruines, safaris, etc…) qui sont hors de prix.

Distance parcourue

1030 km de Colombo Aéroport – Negombo – KandySigiriya – Anudharapura – Bentota – GalleTangalle – Matara – Mirissa  – Hikkaduwa – Colombo. En train, en bus et en tuk-tuk.

Provinces traversées

Quatre : province du nord-est, province centrale, province occidentale et province méridionale. (Ils ne se sont pas foulés pour nommer leurs provinces les Sri Lankais!)

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer sur la côte méridionale et la côte orientale. 500 mètres à Kandy. Rien de bien extraordinaire. Le Sri Lanka n’est de toute façon pas connu pour son altitude.

Extrêmes de températures

29 degrés dans la « fraîcheur » de Kandy, 34 degrés sur la côte méridionale. Tout ce qu’il y a de plus normal sous ces latitudes à cette époque de l’année. (février)

Nombre de maux de transports

Tous nos trajets en bus! La faute plus souvent aux chauffeurs complètement tarés qu’aux routes de montagne que nous n’avons que très peu empruntées.

Coups de cœur / Coups de gueule

Comme d’habitude un petit résumé de nos coups de cœur et de gueule. Nous gardons notre tradition de commencer toujours par le négatif afin de laisser le meilleur pour la fin.

Coups de gueule

Les Sri Lankais sur la route

Nous décernons la palme des fous du volant aux conducteurs du Sri Lanka. Ce sont les pires d’Asie! Queues de poissons, dépassements dangereux, aucun égard pour les piétons, aucune anticipation, coups de freins et de volant violents, etc. Bref, nous avons à plusieurs reprises craint pour notre vie, que ce soit en tant que piétons ou en tant que passagers de bus. Nous n’avons jamais été si contents d’arriver sains et saufs quelque-part. (A part à Baños bien sûr!)

Les villes

Hormis le centre historique de Galle qui est un vrai bijou, les villes (et même les villages) au Sri Lanka sont moches, bruyantes, polluées, en un mot : infernales!

Les chauffeurs de tuk-tuk

Ils sont super pénibles envers les touristes occidentaux et insistent vraiment pour les faire monter sur leur engin. Un « non merci » ne leur suffit pas, il a fallu s’énerver à plusieurs reprises pour qu’ils nous laissent tranquilles car ils ne comprennent pas que quand tu te diriges vers la mer avec tes affaires de plage, tu n’as pas besoin de tuk-tuk pour aller à la gare! En plus, ce sont les usagers de la route les plus dangereux! Par contre, ce sont les seuls qui nous ont vraiment embêtés avec le rabattage. Les rabatteurs existent aussi ailleurs mais ils sont beaucoup plus soft que dans beaucoup d’endroits.

Coups de coeur

Les paysages

Le Sri Lanka est un pays magnifique! Montagnes, végétation tropicale, paysage de rizières, superbes plages, tout y est pour s’en prendre plein les yeux! Espérons que les Sri Lankais s’en rendent compte assez vite et se mettent à protéger tout ça car, pour l’instant, en matière de protection de l’environnement, ce n’est pas terrible.

L’hospitalité sri lankaise

Nous avons chaque fois été accueillis comme des rois avec une tasse de thé ou un jus de fruits frais. En plus, les intérieurs sont pensés pour rester frais et surtout au calme! Même la guesthouse la plus modeste est un vrai havre de paix comparé à l’enfer de l’extérieur.

Les plages

Les plages sont vraiment paradisiaques au Sri Lanka, encore mieux que sur les cartes postales! L’eau est chaude, transparente, et nous avons eu la chance d’observer une faune marine extraordinaire. En tant qu’île de l’océan Indien c’est presque normal mais nous ne nous attendions pas à un tel paradis. Il faut croire que nous ne sommes pas si blasés que ça.

Le thé

Le thé de Ceylan n’a pas volé sa réputation, il est vraiment savoureux! Il fait partie également de l’hospitalité sri lankaise et c’est, entre autre, ce qui nous a fait aimer ce pays.

Bizzareries made in Ceylon

So spicy!

Comment peut-on manger des plats aussi épicés? C’est notre grande question sur ce pays! Et pourtant, nous venons d’Asie du Sud-Est où les plats sont loin d’être fades! En plus, « not spicy » n’a pas la même signification pour un Sri Lankais que pour un occidental! C’est dommage car les produits, surtout les légumes, sont de bonne qualité et n’auraient pas besoin de toutes ces épices. Il y a bien sûr le curry qui, quand il n’arrache pas trop est excellent, mais aussi le poivre noir, et là, c’est le drame! Le poivre est tellement fort ici qu’il enlève toute saveur aux autres aliments, et ça, ce n’est franchement pas bon!

Les tuks-tuks boulangerie

Chaque quartier a son tuk-tuk qui fait sa tournée pour vendre du pain. Et pour être sûr de ne pas le louper, il est accompagné d’une musique qui rappelle « It’s a small world » de Disneyland. Et ça fonctionne! Dès les premières notes de musiques, les habitants se ruent sur le véhicule pour acheter leur livre de pain.

Malgré quelques bémols, le Sri Lanka restera une très belle découverte. Nous nous sommes concentrés sur le sud et l’ouest du pays mais nous prévoyons déjà de découvrir le nord et l’est pour une prochaine escapade. C’est un pays qui ne ressemble à rien de ce que nous avons déjà visité auparavant. Ce n’est déjà plus vraiment l’Asie et nous commençons déjà à percevoir quelques ambiances d’Afrique. Nous avons surtout été fascinés par les paysages qui sont le gros point fort du pays!

Pour la suite, nous changerons complètement de registre puisque nous nous envolerons pour une toute autre partie du monde : le Moyen-Orient.

Bilan de la Malaisie

Ce bilan concerne nos visites en Malaisie en tant que voyageurs. Il ne parle pas de notre confinement près de Georgetown où nous avons passé trois mois en total lockdown dans un premier temps, puis dans l’impossibilité de sortir de l’état de Penang à cause de la crise du Covid-19.

Ça fait presque une année que nous avons, pour la première fois, posé le pied en Malaisie et depuis nous vous avons bombardé d’articles, il était donc temps de changer d’horizon mais pas avant d’avoir dressé notre traditionnel bilan!

En chiffres

Durée du séjour

208 jours, effectués en sept fois, ce qui fait environ sept mois en tout!

Budget

27’461 Ringgits (6450 CHF / 5926€) soit une moyenne de 31 CHF (28,40€) par jour. Nous sommes amplement dans notre budget grâce à un super rapport qualité/prix en Malaisie car nous ne nous sommes privés de rien. Dans le budget, en plus des éternels bouffe/transports/logement,  il y a les vols internes pour Bornéo, plusieurs entrées à des parcs nationaux, des loisirs comme le cinéma, le coiffeur et le concert des Guns and Roses ainsi qu’une visite chez le médecin pour nous faire vacciner contre l’encéphalite japonaise et un détartrage chez le dentiste. Ce low budget s’explique principalement par nos semaines de volontariat où nous avons drastiquement réduit les dépenses et gagné quelques pourboires.

Distance parcourue

11’703 km de Kuala-Lumpur à Singapour, puis Kuala Lumpur  – KuchingBintuluMiri – frontière du Brunei – retour à Kuching – frontière indonésienne. Kuala Lumpur – Malacca – Kuala Lumpur – Cameron Highlands – Kuala Lumpur. Kuala Lumpur – Langkawi et retour. Kuala Lumpur – IpohPenang – Taiping – Kuala Lumpur. Kuala Lumpur – Kota KinabaluSandakan – Kuala Lumpur. Et enfin Kuala Lumpur – Seremban – Cabo Rachado – Seremban – Kuala Lumpur – Putrajaya. Kuala Lumpur – Johor Bahru – Kuala Lumpur – KuantanCherating – Sungai Kolok (frontière thaï)

Tout ça en vols internes (pour Bornéo et Langkawi), trains, bus, ferry, et Grab (l’Uber local).

Etats traversés

12 :  Sélangor, Negeri Sembilan, Malacca, Johor, Sarawak, Sabah, Perak, Penang, Kedah, Pahang, Terrenganu et Kelantan ainsi que deux territoires fédéraux : Kuala Lumpur et Putrajaya.

Extrêmes d’altitude

1900 mètres dans les Cameron Highlands et le niveau de la mer sur les côtes et les îles.

Extrêmes de températures

18 degrés sous la pluie dans les Cameron Highlands, 36 degrés sur toute la Malaisie péninsulaire entre janvier et février sous un soleil de plomb.

Nos plats préférés

Le laksa (soupe du Sarawak au lait de coco, piment, crevettes, poulet, nouilles de riz, carottes, pak choi, etc). Le roti telur pour le petit déjeuner (crêpe à base de farine de lentilles aux oeufs qu’on trempe dans des sauces plus ou moins épicées).

Mots en malais appris

Les incontournables bonjour (Selamat Pagi!) et merci.(Terimah Kasih) Sinon tous les mots concernant la nourriture! Mais sûrement avec un accent pourri vu les éclats de rire que nous avons généré en essayant de parler malais!

Volontariats

Deux. Un dans une guesthouse à Malacca duquel nous nous sommes faits virer et un deuxième dans un resto-bar à Cherating où on nous a demandé de rester un peu plus longtemps.

Coups de cœur / Coups de gueule

Voici, nos coups de cœur et nos coups de gueule pour la Malaisie.  Comme d’habitude, nous commençons par le pire pour finir par le meilleur!

Coups de gueule!

Les plantations de palmiers à huile

C’est un véritable fléau en Malaisie. Des kilomètres carrés de forêts tropicales ont été rasées pour ces plantations! Tout ça pour avoir du Nutella sur nos tartines et des cosmétiques sur nos visages! Nous avons vu quelques campagnes qui prônaient le « sans huile de palme » mais ça reste vraiment anecdotique et ça n’empêche pas les bulldozers d’écraser tout sur leur passage pour laisser la place aux palmiers à huile.

Coups de cœur!

Le multiculturalisme

La Malaisie à trois communautés principales : les Malais, les Chinois (appelés ici Hokkien) et les Hindous, plus quelques autres minorités. Tout ceci crée un melting pot de cultures, d’ethnies, de couleurs, de religion, de nourriture, etc. Nous avons eu plusieurs fois l’impression de voyager dans plusieurs pays en même temps!

La tolérance

Grâce au multiculturalisme évoqué plus haut, les Malaisiens ont l’habitude de croiser des gens d’autres cultures ou d’autres ethnies et tout le monde est accepté tel qu’il est. L’homme blanc est très bien reçu peu importe son habillement et ses croyances et, fait assez rare en Asie, il n’est pas pris pour un porte-monnaie sur pattes! Nous avons été plusieurs fois invités dans des mosquées malgré une tenue inappropriée, on nous a simplement prêté des habits.

La population locale

Les Malaisiens, bien qu’un peu timides au premier abord, sont très accueillants et surtout, très souriants! La Malaisie est le vrai pays du sourire! Pour preuve : même les Chinois ont le sourire en Malaisie et n’ont pas leur traditionnelle poker face! La population locale maîtrise l’anglais et aime beaucoup échanger avec les visiteurs étrangers.

Les parcs nationaux

Autant à Bornéo qu’en Malaisie péninsulaire, nous avons été bluffés par les parcs nationaux. Souvent crées sur le modèle américain avec enregistrement à l’entrée et rangers qui s’assurent du bon fonctionnement du parc. Les sentiers sont très bien indiqués et bien entretenus et les animaux sont assez facilement observables car correctement protégés.

La faune

Bornéo a une faune endémique extraordinaire et même dans les parcs nationaux du continent, nous avons pu observer des animaux incroyables! Mais pas seulement! Même en milieu urbain, il n’est pas rare de croiser des singes, des papillons, des varans et des oiseaux multicolores!

Villes vertes

On doit les parcs urbains et les jardins botaniques à la colonisation anglaise et les Malaisiens ont gardé cette tradition après l’indépendance. Et c’est tant mieux! Les villes respirent et il y a toujours un petit havre de paix  dans la nature, loin du trafic et à l’ombre des arbres, tout en ne sortant pas du centre-ville!

La gastronomie

Là aussi, les différentes cultures se retrouvent dans l’assiette! C’est savoureux, coloré, varié et parfois très épicé!

Les plages

La Malaisie n’est pas très connue pour ces plages et pourtant, elles n’ont pas beaucoup à envier à celles du sud de la Thaïlande. Mais nous ça nous arrange bien que les touristes restent en Thaïlande! Et encore, nous parlons des plages que nous avons vues. Nous n’avons pas été sur les îles de l’est de la péninsule malaise. Il paraît que ce sont les plus ouf du pays!

Bizarreries malaisiennes

Les rishaws de Malacca

Les rishaws sont des tuk-tuk mais à vélo. Ceux de Malacca sont décorés de manière super kitsch et diffusent de la musique tout aussi kitsch. Les touristes singapouriens et coréens en raffolent. Au début, nous avions trouvé ça assez amusant mais, à la longue, c’est vite devenu insupportable!

L’hymne national

Avant de pouvoir profiter d’un concert, il faut d’abord écouter l’hymne national. D’ailleurs, afin de s’assurer que tout le monde se tait et écoute, il est annoncé trois fois! Par contre, nous avons pu constater que les Malaisiens n’était pas plus doués que nous, Suisses, pour connaître les paroles l’hymne national! Heureusement, en Espagne, nous n’avons pas ce problème. Notre hymne ne comporte aucune parole!

Les toilettes labyrinthes

A chaque fois qu’il y a des toilettes publiques, il faut toujours traverser un dédale de couloir avant de pouvoir y accéder. Nous n’avons pas vraiment compris la pertinence du truc. Mais bon, à la fin, il y a en général des toilettes propres. C’est tout ce que nous demandons.

Le durian

C’est un fruit qui pousse dans toute l’Asie du Sud-Est et qui a la particularité de dégager une odeur vraiment nauséabonde : un mélange entre de la pourriture et les égouts. A manger ce n’est pas beaucoup mieux, on dirait de l’oignon pas frais! Mais en Malaisie, ils ont poussé le vice à le nommer fruit national! Il existe même des concours du plus beau durian et certains spécimens se vendent jusqu’à 100o$ pièce!  Heureusement que la fleur nationale c’est l’hibiscus, c’est beaucoup plus glamour!

Les jours fériés

Grâce à ses différentes cultures, la Malaisie observe une quantité invraisemblable de jours fériés. En plus, si le jour en question tombe un dimanche (ou un vendredi dans les états conservateurs du nord-est), il est reporté au jour ouvrable suivant. Durant notre séjour nous avons assisté aux deux fêtes nationales (pourquoi s’en contenter d’une seule?), au Nouvel An musulman, à Deepawali (Nouvel An hindou), à Noël, au Nouvel An occidental ainsi qu’au Nouvel An Chinois. Et à chaque fête, les villes se parent de superbes décorations!

La Malaisie à été bien plus qu’un coup de cœur pour nous! La vie y est bon marché mais les infrastructures sont au top. C’est super safe, les gens sont super accueillants, c’est encore épargné par le tourisme de masse et c’est très facile de sortir des sentiers battus. Nous y avons trouvé notre compte dans la nature, dans la culture ainsi que dans les activités citadines. Pays à recommander sans modération!