Nos petites galères de backpackers

La vie est faite de hauts et de bas et de galères à gérer. En tant que backpackers, nous n’échappons pas à la règle. Nous avons eu notre lot de petits tracas à résoudre. Mais avec le recul, nous nous apercevons que rien n’était vraiment grave et que chaque problème a sa solution.

Nous vous partageons quand même quelques-unes de nos expériences. La liste est loin d’être exhaustive car nous avons oublié la plupart de nos petites déconvenues pour nous concentrer sur le positif.

La vitre du bus cassée par une pierre en partant de Montevideo

Nous étions bien installés dans notre bus de nuit qui reliait Montevideo à Cordoba, entre l’Uruguay et l’Argentine quand, à peine sorti de la ville, nous entendons un gros boum et une vitre qui vole en éclats.

Comment avons-nous réagi? Une fois le premier choc passé et avoir constaté qu’il n’y avait, heureusement, pas de blessés, nous avons, comme tous les passagers, rassemblé nos affaires et attendu que la compagnie affrète un bus de remplacement. Nous sommes quand même arrivés à bon port et, en prime, on nous a offert l’apéro!

Se sauver d’un champ de lavande au milieu de la Patagonie Argentine

Notre volontariat dans un champ de lavande au milieu de nulle part ne nous convenant pas vraiment, nous avons donc décidé, d’un commun accord avec nos « patrons », d’écourter l’expérience. Mais comme ils étaient partis pour la journée, nous avons dû nous débrouiller pour retrouver la civilisation.

Comment avons-nous réagi? Nous nous sommes traînés avec nos sacs jusqu’à la route principale située à un kilomètre de la ferme et nous avons essayé l’autostop. Heureusement, c’est une pratique courante en Argentine et, même sur cette route peu fréquentée, nous avons trouvé un véhicule en moins de quinze minutes qui nous a amené au centre de Puerto Madryn. Malgré les fêtes de fin d’année, nous avons trouvé un logement sans trop exploser le budget et nous avons participé à un asado de Noël vraiment sympa!

Etre bloqués à Uyuni sous la pluie à cause d’une grève

Notre court séjour en Bolivie aura été très humide. Après la visite du salar d’Uyuni, nous avions prévu de passer par Potosi et Sucre et ensuite d’entrer au Pérou par le lac Titicaca. Mais voilà, Madame la pluie en a décidé autrement. Donc nous avons planché sur un plan B, mais des grévistes très en colère contre le gouvernement bloquaient toutes les routes. Impossible de sortir du village d’Uyuni!

Comment avons-nous réagi? Nous n’avons pas eu le choix de rester en stand by une journée à Uyuni à manger de la soupe de poulet pour nous réchauffer. Nous avons trouvé un départ pour le Chili pour le lendemain à quatre heures du matin. Après avoir attendu quatre heures à la frontière chilienne pour cause d’excès de zèle des douaniers, nous arrivons enfin dans un endroit sec aux températures plus clémentes. Après un long trajet, nous sommes enfin à Arica avec sa plage et ses otaries. Grâce à ce changement de plan, nous avons découvert la ville d’Arequipa au Pérou qui est un vrai bijou!

Madame Turista s’invite à Arica

Après la modestie bolivienne, le Chili paraît vraiment riche et propre et nous avons sûrement relâché notre attention sur les risques sanitaires. La fatigue accumulée en Bolivie et dans les bus ainsi que le manque d’hygiène du pays n’ont sûrement pas aidé. Bam, une jolie turista s’est invitée pour notre mini séjour chilien!

Comment avons-nous réagi? Nous avons prolongé notre séjour en nous nourrissant de galettes de riz et de bananes et nous avons attendu d’être en forme pour repartir sur de nouvelles aventures. Mais comme nous avions le temps de nous reposer, aucun impératif de date et aucun stress, la convalescence s’est déroulée assez rapidement. Et puis, un voyageur qui n’a pas eu au moins une fois la turista, n’a pas vraiment voyagé.

La route de montagne entre Cuzco et Ica au Pérou

Les Andes sont vraiment très belles et majestueuses mais, pour s’y déplacer, il faut emprunter des routes de montagnes bien sinueuses et comme nous souffrons tous les deux du mal des transports, les trajets sont rarement agréables. Cerise sur le gâteau, lors de ce fameux trajet Cuzco – Ica, la personne derrière nous était vraiment malade et nous avons eu droit à de jolis bruitage de vomissements presque toute la nuit.

Comment avons-nous réagi? Contre le mal de transport, notre meilleur remède est le sommeil et contre le bruit, nous avons des écouteurs et de la bonne musique. Nous avons quand même fini par arriver à bon port, en relativement bon état, même s’il a fallu enjamber les sacs plein de vomi qui étaient transparents pour sortir du bus!

En panne en pleine nuit sur la Panaméricaine au Pérou

Nous étions partis pour un trajet de nuit de Lima à Trujillo. Jusque là, rien de bien extraordinaire. Mais, en pleine nuit et au milieu de nulle part, le bus s’arrête. Verdict : grosse panne et impossible de continuer avec ce véhicule. Il nous a fallu attendre trois heures un bus de remplacement et nous n’avons pas pu avertir notre hôte à Trujillo de notre retard.

Comment avons-nous réagi? En fait, Van ne s’est aperçue de rien car qui dit panne, dit air conditionné hors service et il faisait enfin assez chaud pour qu’elle dorme d’un sommeil profond. C’est quand Fab l’a réveillée pour changer de bus qu’elle a compris que quelque-chose ne tournait pas rond. Quant à notre hôte qui a quand même dû se résoudre à ne pas nous attendre et partir travailler, ce sont les voisins qui l’ont averti de notre arrivée et il est passé nous ouvrir la porte.

Le trajet en bus Cuenca – Baños en Equateur

Il y a aussi les Andes en Equateur avec leurs routes de la mort, comme au Pérou. Mais, en plus, il y a des chauffeurs kamikazes qui menacent de nous tuer à chaque virage à cause de leur conduite dangereuse.

Comment avons-nous réagi? Là, nous avons vraiment flippé et nous avons vraiment été soulagés d’arriver vivant à Baños!

Nous avons été refusé à l’embarquement pour notre vol pour les Galapagos

Avec le recul, cette mésaventure est, pour l’instant, notre plus grosse galère de notre périple! Lors du check-in à l’aéroport de Guayaquil, on nous refuse l’embarquement au prétexte que nous n’avons pas payé le bon prix alors que nous avions bien coché la case « étranger » lors de la réservation. La compagnie admet que l’erreur vient de son site internet mais ne veut faire aucun geste.

Comment avons-nous réagi? Très mal! Mais après une heure à parlementer avec la responsable des ventes, nous réussissons quand même à embarquer en payant le supplément étranger mais au prix plancher (A la base, elle voulait nous faire payer quatre cents dollar par tête car c’était le prix du jour) et nous avons été surclassé en Business Class pour la peine. Finalement, l’expérience des Galapagos était tellement grandiose que cet incident n’a plus vraiment d’importance.

Van qui perd son téléphone à Guayaquil

A force de se promener partout avec nos smartphones, il fallait bien qu’arrive un jour où nous devions en perdre un…

Comment avons-nous réagi? Avec une flopée de jurons que la décence nous interdit de retranscrire ici.  Puis finalement, ce n’est que du matos et ça se remplace. Du coup, Van a fait du tri dans ses contacts et elle possède un numéro équatorien dont elle n’est pas fichue de se souvenir du moindre chiffre!

Dormir dans un quartier craignos de la Nouvelle-Orléans

Notre budget de backpacker ne nous permettant pas de dormir dans le Vieux Carré, il fallait bien se rabattre sur la périphérie. Mais nous ne sommes pas du tout rassurés par l’insécurité ambiante du quartier.

Comment avons-nous réagi? En faisant profil bas et en rentrant avant la nuit

Van qui attrape une pneumonie à Mérida, Mexique

Avec les sargasses et l’épidémie de grippe, les chances de tomber malade étaient quand même élevées. Mais Van, étant vraiment mal, s’est quand même résignée à consulter un médecin. Verdict : pneumonie!

Comment avons-nous réagi? Il faut savoir que le système médical mexicain est très correct. Nous avons rapidement été pris en charge et Van a bénéficié de médicaments adéquats. Nous avons exceptionnellement augmenté le budget logement afin d’avoir une chambre vraiment confortable et reposante. Après une semaine à se reposer et à suivre les recommandations médicales, nous avons pu reprendre notre route en pleine forme!

Le bus Campeche – Palenque est complet

Depuis Campeche, notre but était de prendre le bus qui va directement à Palenque. Mais pas de chance, c’est complet.

Comment avons-nous réagi? Comme la version directe ne fonctionnait pas, nous avons pris la version par étapes. Et finalement ce fut une bonne surprise! Nous avons débarqué à Ciudad del Carmen, une petite ville coloniale vraiment sympa au bord du Golfe du Mexique. Et, cerise sur le gâteau, nous avons pu apercevoir quelques dauphins au coucher du soleil!

Et après nous êtres arrêtés à Tuxtla Guttierres et à San Cristobal de las Casas, nous avons finalement pu rejoindre Palenque.

Se retrouver dans un bled perdu en Malaisie car le bus pour Mersing est complet et il n’y en a qu’un par jour

Cette galère, nous la devons en partie à Fabien qui voulait absolument prendre le train! Nous nous sommes arrêtés dans la petite ville sans intérêt de Kluang afin de prendre un bus pour Mersing dans le but de rejoindre l’île de Tioman. Arrivés à la gare routière, on nous apprend que le bus est complet…

Comment avons-nous réagi? En Malaisie, tout le monde parle tellement bien anglais qu’il est super facile de communiquer même dans un bled complètement improbable. En regardant la carte, nous nous sommes aperçus que nous étions déjà bien au sud de la péninsule malaise et qu’il fallait moins de deux heures de trains pour rejoindre Singapour. Comme il restait des places, nous avons sauté sur l’occasion et profité des food courts locaux pour nous restaurer en attendant le train.

Essayer de se déplacer à pied à Pontianak, en Indonésie.

Pontianak, c’est un peu l’enfer : c’est moche, pollué et le trafic y est vraiment infernal! Comme nous étions juste de passage, nous en avons profité pour aller voir le monument qui symbolise la latitude zéro. sur la ligne équatoriale. Pour y aller, pas de problème, nous avions du wifi et l’application grab, par contre pour le retour, il a fallu se frayer un chemin entre les scooters et les déchets.

Comment avons-nous réagi? En redoublant de prudence. Mais finalement, l’expérience fut très sympa! Comme nous étions les seuls blancs, beaucoup de gens ont arrêté leurs scooters pour nous demander de poser pour des selfies.

Se faire virer d’un volontariat à Malacca

Nous étions en volontariat dans une guesthouse à Malacca quand, suite à diverses incompréhensions et à des différences culturelles, les relations avec notre « patronne » ont commencé à se dégrader. Un beau matin, elle a demandé à tous les volontaires de prendre leurs sacs et de dégager!

Comment avons-nous réagi? Comme elle nous l’avait demandé, nous avons pris nos sacs et nous sommes partis. Nous sommes entrés dans le premier Starbucks afin d’avoir du wifi pour nous trouver un logement pour le soir même. Avec le temps libre que nous avons gagné, nous avons été découvrir les Cameron Highlands.

Notre vol pour Phuket a presque trois heures de retard

Nous étions à Kuala Lumpur et nous étions attendus de pied ferme par les parents et le parrain de Fab à Phuket. Mais, en arrivant à l’aéroport, c’est la cohue et notre vol est annoncé avec presque trois heures de retard!

Comment avons-nous réagi? Sereinement, car ce n’est pas vraiment une galère. Nous avons quand même été demandé un dédommagement au comptoir d’Air Asia, sans trop y croire. Et ça a payé! Nous avons réussi à obtenir le repas! Et nous avons réussi à atteindre Patong avant le dernier bus! Les parents et le parrain de Fab ont juste dû prendre leur mal en patience en buvant des verres au bar du coin!

Les trains en Inde

Prendre le train en Inde, c’est une sacrée aventure! Ce n’est jamais à l’heure et c’est blindé de monde!

Comment avons-nous réagi? En nous adaptant. En nous asseyant par terre ou sur le porte bagage et en prenant notre mal en patience. Avec le recul, ça reste quand même une expérience incroyable!

Se retrouver à Jakarta avec le centre-ville bouclé

Mauvais timing, encore une fois! Nous avons débarqué à Jakarta pendant les émeutes faisant suite aux élections présidentielles controversées. Pour éviter les débordements, le centre-ville a été complètement bouclé et gardé par des centaines de représentants des forces de l’ordre.

Comment avons-nous réagi? En suivant les consignes de la police, il ne faut pas trop rigoler avec les forces de l’ordre! Mais nous nous sommes retrouvés devant un mur de policiers armés jusqu’au dents qui nous lançaient des « Hello! » en souriant juste parce que nous étions blancs. C’est assez surréaliste comme expérience!

La mort de notre appareil photo à Singapour

Lors de notre deuxième séjour à Singapour, notre appareil photo a décidé de rendre l’âme! C’était à prévoir, il avait déjà quelques années, nous lui avons fait subir le chaud, l’humidité, le froid, l’altitude, le sable, etc et il commençait à montrer des signes de faiblesse.

Comment avons-nous réagi? Une chose était sûre, vu les prix pratiqués dans la cité-état, il était hors de question que nous remplaçons un quelconque matériel à Singapour! Nous avions un moment pensé à nous contenter de notre téléphone portable pour prendre des photos mais, après réflexion, nous ne pouvions pas concevoir d’illustrer ce blog avec des photos de smartphone! (Et pourtant nous sommes encore très amateurs en photographie!) Nous avons donc fait un détour par Kuala Lumpur avant de rejoindre la côte est afin de trouver un appareil qui nous convienne à prix raisonnable.

Après avoir lu tous ces paragraphes, vous vous êtes sûrement aperçus que, finalement, nos petites galères n’étaient pas si graves et que nous avons, à chaque fois, trouvé une solution. Il y a sûrement une multitude de ces petits tracas qui nous attendent sur la route, mais ça ne va pas nous arrêter et nous trouverons, encore une fois, sûrement une solution!

Nos sites naturels préférés autour du monde

Avec plus de 80’000 kilomètres à notre actif, nous avons eu l’occasion d’admirer une variété incroyable de paysages. Le verdict est sans appel, nous vivons quand même sur une magnifique planète et chaque pays possède un petit patrimoine naturel à découvrir. Mais il y a certains endroits qui sortent vraiment du lot et qui sont tout simplement à couper le souffle! Voici une petite liste non exhaustive des endroits qui nous ont laissé bouche bée.

#10 Chutes d’Iguazu, Brésil/Argentine

A la frontière entre l’Argentine et le Brésil, se trouvent 275 chutes d’eau plus impressionnantes les unes que les autres au milieu d’une forêt tropicale luxuriante. En plus des cataractes, il y a également une faune incroyable constituée d’oiseaux et de papillons multicolores ainsi que de coatis. Malgré la « Disneylandisation » du lieu avec des passerelles à touristes et des magasins de souvenirs, les chutes d’Iguazu restent un incontournable lors d’un voyage en Argentine ou au Brésil.

Un petit tour proches de ces chutes incroyables? C’est par ici

#9 Amazonie, Equateur

C’est une région qui aurait mérité un peu plus de temps d’exploration tellement c’est vaste et varié. Nous en avons découvert une infime partie dans la partie occidentale de l’Equateur et nous avons été enchantés par tout ce que nous avons vu. La faune et la flore sont exceptionnelles et même les habitants sont plus sympas et ouverts que dans le reste du pays. Malheureusement, cette forêt est victime de la folie destructrice de l’homme. Espérons que les consciences écologiques se réveilleront également là-bas…

Pour lire notre article sur l’Amazonie équatorienne, c’est ici

#8 Salar d’Uyuni, Bolivie

Au milieu des plateaux andins de Bolivie, à plus de 3600 mètres d’altitude, se trouve le plus grand désert de sel du monde qui couvre plus de 10’000 kilomètres carré! Nous nous sentons vraiment minuscules sur cette étendue blanche qui s’étend à perte de vue! Lors de notre passage à la saison des pluies, le sol était recouvert d’eau à une hauteur d’environ dix centimètres donnant au Salar un aspect luisant de miroir vraiment superbe. Malheureusement, le site commence à être trop connu, trop facile d’accès et une succession de véhicules 4×4 gâchent un peu le paysage.

Notre article sur Uyuni est ici

#7 Péninsule Valdés, Patagonie, Argentine

Elle se mérite cette péninsule Valdés! Déjà, il faut se rendre à Puerto Madryn, ce qui depuis Buenos Aires constitue un trajet de bus de vingt-quatre heures au milieu de la pampa toute plate et monotone! Ensuite, il ne faut pas s’évanouir d’horreur en voyant les prix pratiqués sur place. Enfin, après avoir négocié une location de voiture, il faut encore une bonne centaine de kilomètres pour rejoindre l’endroit en question. Mais une fois arrivés sur place, nous oublions tout de ces petits tracas et nous restons éblouis devant les paysages incroyables et devant les pingouins, les éléphants de mer, les otaries et les guanacos. Bref, une folie à laquelle nous ne regrettons absolument pas d’avoir succombé!

Pour lire notre article sur la péninsule Valdés, c’est ici

#6 Everglades National Park, Floride, Etats-Unis

Voici la grosse bonne surprise de notre séjour américain! En plus, en y allant en juin, basse saison car humide, nous y avons croisé pratiquement personne et les marécages étaient remplis d’eau, donc bien plus impressionnants qu’en hiver. Nous avons été subjugués par la diversité des écosystèmes sur un territoire somme toute assez petit. Et bien sûr, les lamantins et les crocodiles nous ont honorés de leur présence!

Pour lire notre article sur les Everglades, c’est ici

#5 Le Mékong, Laos

Naviguer pendant deux jours sur ce fleuve mythique dans un Laos encore peu urbanisé restera une de nos meilleures expériences de voyage en Asie. De Huay Xai à  Luang Prabang, nous voyons défiler, avec lenteur, un paysage de collines verdoyantes vraiment époustouflant. Le Mékong, avec ses crues et décrues, rythme la vie de nombreux Laotiens qui ont appris à vivre avec ses caprices.

Pour découvrir le Mékong et ses rives, c’est ici

#4 Cabo Rachado, Malaisie

Ce ne sont pas les parcs nationaux et les forêts qui manquent en Malaisie. Le Cabo Rachado sort du lot car il est difficile d’accès et complètement méconnu! Comme son nom l’indique, c’est un cap qui s’avance dans le détroit de Malacca et c’est un sanctuaire important pour les oiseaux qui y font escale avant de s’envoler pour l’île de Sumatra juste en face. Nous y étions complètement seuls pour y découvrir une flore luxuriante, une faune incroyable et des plages aux eaux cristallines.

Pour découvrir le Cabo Rachado, c’est ici

#3 Wadi Shab, Oman

Nous délaissons quelques instants les forêts tropicales luxuriantes pour nous retrouver dans le désert omanais. C’est une oasis au milieu d’un canyon dont l’humidité donne un peu de verdure au milieu de toute cette aridité. Nous avons été étonné de la clarté et de la propreté de l’eau.

Pour découvrir le Wadi Shab et d’autres merveilles omanaises, c’est ici

#2 Bornéo, Sabah et Sarawak, Malaisie, Brunei

Nous aurions pu faire un top ten rien qu’avec tout ce que nous avons vu à Bornéo tellement cette île est incroyable! Et pourtant, nous n’en avons visité qu’une infime partie. Les parcs nationaux sont superbes, bien gérés à l’Américaine avec une faune et flore uniques! En plus, Bornéo est une île très accessible, relativement bon marché et facile à se déplacer en transports publics. Il n’est d’ailleurs pas impossible que nous y retournions un jour pour découvrir de nouveaux coins paradisiaques. Petite mention spéciale pour Brunei, un coin surréaliste au milieu de toute cette jungle luxuriante!

Nos différents articles sur Bornéo : Brunei, Kuching et le Kubah National Park, le  Similajau National Park,  Kota Kinabalu et Sandakan

#1 Iles Galapagos, Equateur

C’est sans surprise que les Iles Galapagos prennent la tête de notre petit classement! Ce n’est pas un secret que cet archipel restera LE truc de fou de ce périple! Oui, il faut casser la tirelire pour y accéder mais c’est sûrement le meilleur investissement que nous ayons pu faire! Les paysages sont à couper le souffle, les plages sont paradisiaques et la faune encore plus impressionnante que prévu. Nous y avons vu des otaries, des iguanes marins, des tortues, des requins à pointe noire, des raies, des fous à pattes bleues, etc. La plupart des animaux observés sont endémiques de l’archipel.

Pour lire l’article sur les Galapagos, c’est ici

Toutes ces merveilles de la nature nous font prendre conscience que les écosystèmes sont fragiles et qu’il faut les protéger au mieux. Plus facile à dire qu’à faire sachant que certains pays ont des enjeux économiques énormes (pétrole, huile de palme, minéraux,…) incompatibles avec la protection de la nature. Nous savons pertinemment que voyager, ce n’est pas très écolo non plus, même si nous essayons au maximum de limiter notre impact. D’ailleurs nous avons pris la résolution de rejoindre les parents de Fab au Vietnam sans prendre un seul avion!

Nos 10 plats préférés autour du monde

L’une des raisons qui nous pousse à voyager, et pas des moindres, c’est de pouvoir découvrir de nouvelles saveurs! Et comme avec notre job dans un petit resto de plage, nous passons souvent par les cuisines, ça nous a donné envie de nous remémorer nos expériences culinaires à travers le monde et d’en faire un petit classement pas du tout objectif.

#10 Dulce de leche, Argentine

Nous commençons notre classement par une petite douceur venue tout droit d’Argentine, le dulce de leche, ou confiture de lait en français. C’est super doux avec un petit goût de caramel. Une bouchée contient environ trois mille calories mais c’est tellement bon et addictif qu’il est très difficile de rester raisonnable avec ce genre de produit.

#9 Ceviche, Chili, Pérou et Equateur

L’Amérique du Sud n’est pas vraiment connue pour être un paradis gastronomique (nous confirmons!!) mais il existe une exception avec le ceviche. C’est un cocktail de poisson cru très courant sur la côte Pacifique et il est préparé différemment selon les régions. Au Pérou, il est servi en entrée avec du leche de tigre, une sauce piquante préparée avec du jus de lime, des oignons et de l’aji, un piment typiquement péruvien. En Equateur, il est servi comme plat principal dans une soupe de tomate froide ou, dans quelques régions, dans une sauce de cacahuètes. Nous les avons tous trouvés délicieux et nous en avons ingurgités des kilos!

#8 Guacamole, Mexique

Le Mexique regorge d’avocats, il est donc normal que le Guacamole y fasse partie des incontournables. Surtout que sur place, les avocats ont énormément de goût! Comme vous l’avez sûrement compris, le guacamole est une sauce à l’avocat avec des oignons et des tomates, et c’est tout! La version piquante que nous trouvons en Occident n’est pas la vraie! Au Mexique c’est vraiment doux. Il est accompagné de chips de maïs, autre ingrédient très répandu dans le pays.

#7 Les Dim Sum, Hong Kong

Ces raviolis de pâte de riz cuits à la vapeur dans des boîtes en bambou sont servis… pour les quatre heures! Les Asiatiques ne sont pas tellement des becs sucrés donc même le goûter est salé. Pour la farce, on y trouve de tout, des crevettes, du crabe, des légumes, de la viande, etc… Bien qu’il soit possible d’en trouver dans toute la Chine, et même ailleurs en Asie, c’est un plat typiquement hongkongais.

#6 Dosa (ou tosai en Malaisie), Inde

Il est difficile de ne choisir qu’un plat parmi la cuisine indienne car tout est absolument délicieux. Mais comme, paraît-il, le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée, nous avons choisi le dosa. C’est une crêpe faite à partir de farine de lentilles, parfois fourrée de pommes de terre sauce masala,  qu’on trempe dans diverses sauces (curry, dahl, sambal de coco, etc…) Dans la variante indo-malaisienne, la crêpe est tapissée d’œuf à l’intérieur. C’est un repas très nutritif qui tient au ventre pendant des heures, très pratique pour des baroudeurs comme nous!

#5 Dahl, Inde

Le dahl est tout simplement un curry de légumineuses, lentilles et pois chiches notamment. Il accompagne pratiquement tous les plats tout au long de  la journée, même au petit-déjeuner. Et, contrairement au idées reçues, le curry indien n’est pas si épicé que ça.

#4 Mango sticky rice, Thaïlande

Une des rares douceurs en Asie mais qui vaut amplement le détour! La texture du riz est la même que notre riz au lait occidental sauf qu’en Thaïlande ils le préparent avec du lait de coco, renforçant le côté très doux. La mangue fraîche à côté donne un tout petit côté acidulé, mais vraiment petit car les mangues sont super douces sous les tropiques. Un véritable petit orgasme gustatif!

#3 Gado Gado, Bali, Indonésie

Le gado gado est le plat traditionnel de l’île de Bali, en Indonésie et c’est la seule chose plus ou moins authentique qu’on puisse y trouver. C’est une salade de légumes avec des œufs et du tofu, le tout nappé d’une délicieuse sauce à l’arachide. Donc, si on enlève la sauce, ça donne un plat relativement sain. En ce qui nous concerne, c’est un vrai coup de cœur culinaire!

#2 Laksa, Sarawak, Malaisie

Le laksa, c’est facile! Du curry, du lait de coco et des nouilles de riz! Pour le reste, c’est en fonction de ce que tu trouves dans ton frigo! Souvent il y a du poulet, des œufs, des crevettes, différentes sortes de poissons et d’autres choses que nous n’avons pas encore réussi à identifier. La soupe est un peu épicée mais c’est très savoureux! A Penang, il existe une autre forme de laksa avec du thon et une sauce à la menthe mais nous préférons la version bien piquante du Sarawak.

#1 Portuguese egg tart, Malacca, Malaisie

Lorsque les Portugais occupèrent Malacca au XVIe siècle, ils apportèrent la recette des fameux pasteis de nata. Les autochtones s’empressèrent de s’en emparer et c’est comme ça que sont nées les Portuguese egg tart qu’on peut trouver encore aujourd’hui dans les petites échoppes de la ville. Si la pâte feuilletée est exactement la même qu’au Portugal, la farce est un peu différente, faite principalement avec de l’œuf, produit très facile à trouver dans ces contrées contrairement au lait ou à la crème. Les puristes crieront sans doute au scandale face à cette variante mais nous, nous la trouvons excellente et adaptée au climat chaud et humide.

Vous pouvez donc constater que nous sommes loin de mourir de faim pendant notre périple et, mis à part quelques petites douceurs de temps en temps, nous mangeons relativement équilibré. Et nous profitons également de la profusion de fruits tropicaux!

Mais la cuisine en voyage, ce ne sont pas toujours de bonnes surprises, nous avons aussi goûté des choses vraiment bizarres. En voici un petit aperçu histoire de rigoler un peu.

Le maté, Argentine et Uruguay

Le maté c’est un mélange d’herbes très amères qu’on fait infuser dans de l’eau chaude à la manière d’un thé. C’est la boisson nationale en Argentine et, à Montevideo, se promener en ville avec son matériel à maté c’est plus tendance que d’exhiber un nouveau sac à main! Si nous trouvons sympa le concept du partage de maté, nous ne sommes absolument pas convaincu par le goût, beaucoup trop amer.

Tout, Etats-Unis

Mis à part la cuisine cajun, la gastronomie aux Etats-Unis, c’est le néant! Tout est trop gras, trop sucré, trop salé et servi en portion pour douze personnes! Nous avons vraiment galéré pour trouver des légumes et des salades et aussi pour trouver de la nourriture en quantité raisonnable.

Le poivre noir, Sri Lanka

Nous n’avions rien contre le poivre noir, mais ça c’était avant notre séjour au Sri Lanka. Là-bas, le poivre noir est plus épicé que le curry et ils en mettent absolument partout! Nous souffrons vraiment de stress post-traumatique du poivre noir! Une fois, nous nous sommes même rendus dans un KFC pour avoir au moins un repas non épicé! Eh bien non! Même dans les grandes enseignes américaines, tout est épicé au poivre noir!

Le durian, Asie du Sud-Est

Le durian est un fruit très respecté en Asie du Sud-Est. Il a été nommé fruit national en Malaisie, le théâtre national a été construit à son effigie à Singapour et certains spécimens peuvent atteindre mille dollars pièce! Tout ça pour un fruit qui sent un mélange de pourriture et d’égouts! Niveau goût, ce n’est pas mieux, on dirait de l’oignon pourri! Sur les marchés, tous les autres fruits sont imprégnés de l’odeur nauséabonde du durian! Et pourtant, lors de notre séjour au Moyen-Orient, ça avait fini par nous manquer!

La bouffe en voyage, ça peut être une sacrée aventure, mais le goût de la découverte reste le plus fort et nous nous réjouissons de découvrir encore d’autres saveurs ces prochains mois!

Top 20 de nos villes préférées

Après vous avoir fait rêver avec des plages paradisiaques, nous changeons un peu de registre avec le classement de nos villes préférées. Malgré notre côté backpakers un peu roots fans de randonnées, nous avons également un côté très citadin et adorons découvrir la culture de certaines villes.

En préparant cet article, nous nous sommes vite rendus compte qu’il nous était impossible de ne choisir que dix villes! Nous en avons visité tellement, chacune ayant un charme différent.

Voici donc nos vingt villes préférées de ce tour du monde

 #20 La Nouvelle-Orléans, Etats-Unis

Une des conditions requises par Van pour qu’elle accepte de se rendre aux Etats-Unis était un passage par la Nouvelle-Orléans. Et ce fut un bon choix. L’ambiance jazzy du Vieux-Carré est incomparable. Le côté vielle France est également vraiment sympa. Lors de notre passage, le temps était très chaud et très humide, renforçant l’impression de sud profond. Il y a juste un gros bémol : l’insécurité constante une fois franchie les limites du Vieux-Carré et du Garden District.

Pour lire l’article sur La Nouvelle-Orléans, c’est ici

#19 Lima, Pérou

Lima est la ville dont nous avions le plus entendu parler en mal. Oui, c’est vrai, c’est une immense mégapole étouffée par le trafic infernal mais en prenant le temps de la visiter, nous avons découvert des trésors comme le magnifique centre historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et le quartier de Miraflores situé sur une falaise surplombant l’océan Pacifique. En plus, c’est l’endroit où nous avons trouvé les Péruviens les plus ouverts et les plus sympas.

Pour lire l’article sur Lima, c’est ici

#18 Buenos Aires, Argentine

Nous avons été à Buenos Aires à reculons, sachant que c’est une mégapole de quinze millions d’habitants. Mais finalement, ça ne se ressent pas tellement. Buenos Aires est la ville la plus européenne du continent américain avec ses différents quartiers rappelant Madrid ou Barcelone et ses quelques bâtiments haussmanniens très parisiens.

Pour lire l’article sur Buenos Aires, c’est ici

#17 Quito, Equateur

En arrivant dans les faubourgs de Quito, nous ne voyons qu’une jungle de béton dans les montagnes et ce n’est pas très avenant. Mais une fois dans le centre historique, nous sommes fascinés par ses ruelles en pente aux maisons colorées. Autre fait intéressant : à treize kilomètres au nord du centre ville, se trouve la « Mitad del Mundo », la latitude zéro.

Pour lire l’article sur Quito, c’est ici

#16 Trujillo, Pérou

Trujillo est une petite ville du nord du Pérou, moins connue que d’autres de ses consœurs péruviennes, mais bourrée de charme avec son centre colonial très coloré et son climat agréable toute l’année. Aux alentours, il y a Huanchaco, au bord du Pacifique avec ses embarcations emblématiques ainsi que le site archéologique de Chan-Chan inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour lire l’article sur Trujillo, c’est ici

#15 San Cristobald de las Casas, Mexique

Nous partons maintenant au Mexique où un petit joyau du nom de San Cristobald de las Casas se niche dans les montagnes du Chiapas. Malgré qu’elle ait vendu son âme au tourisme, la ville vaut le détour avec ses ruelles et ses maisons colorées ainsi que son église de la Guadalupe surplombant la ville.

Pour lire l’article sur San Cristobald de las Casas, c’est ici

#14 Salta, Argentine

Salta tient une place particulière dans notre périple puisque nous y sommes restés un mois dans le cadre d’un volontariat dans un hostal. Salta est la plus belle ville coloniale d’Argentine. Elle est entourée de collines verdoyantes et surtout, c’est le point de départ des boucles du nord-est andin avec ses paysages époustouflants!

Pour lire l’article sur Salta, c’est ici

#13 Mascate, Oman

Nous délaissons quelques instant les villes coloniales espagnoles en Amérique latine afin de nous retrouver au Moyen-Orient, dans la capitale omanaise : Mascate. C’est une petite ville modeste au bord du golfe d’Oman mais son ambiance des Mille et Une Nuits ainsi que les montagnes désertiques qui la surplombent en font un coin incontournable de la région. A visiter absolument : la mosquée du Sultan Qaboos, une des plus belles mosquées qu’il nous ait été donner de visiter.

Pour lire l’article sur Mascate, c’est ici

#12 Arequipa, Pérou

Arequipa fut une bonne surprise, surtout que ce n’était pas du tout prévu au programme. Nous aurions dû rentrer au Pérou par le lac Titicaca mais la météo déplorable et les grèves en Bolivie nous ont fait changer nos plans et nous sommes rentrés au Pérou par le nord du Chili. Le centre historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est une pure merveille.

Pour lire l’article sur Arequipa, c’est ici

#11 Ciudad del Carmen, Mexique

Encore un coin où nous n’avions absolument pas prévu de nous arrêter! Mais comme le bus pour Palenque depuis Campeche était complet, il a bien fallu que nous fassions autrement. Voilà comment nous avons débarqué dans cette petite ville avec un petit centre historique coloré et un front de mer sympa sur le Golfe du Mexique. Cerise sur le gâteau : la visite des dauphins au coucher du soleil!

Pour lire l’article sur Ciudad del Carmen, c’est ici

#10 Rio de Janeiro, Brésil

Rio tient aussi un place à part dans notre tour du monde, c’était notre toute première étape et notre point de départ pour la découverte de l’Amérique du Sud! La situation de la ville est exceptionnelle entre plages paradisiaques, montagnes majestueuses, forêts luxuriantes et centre colonial portugais! Nous avons commencé très fort! Et, contrairement aux rumeurs et mises en garde, nous n’avons pas vraiment ressenti d’insécurité.

Pour lire l’article sur Rio, notre tout premier, c’est ici

#9 Valladolid, Mexique

Valladolid est une petite ville de province un peu endormie au milieu de la péninsule du Yucatan et pourtant, elle recèle de véritables trésors. Un centre historique coloré, un couvent historique et, fait unique, un cénote en plein centre ville!

Pour lire l’article sur Valladolid, c’est ici

#8 Hong Kong, plus ou moins en Chine

Quand nous sommes arrivés sur le continent asiatique après notre traversée du Pacifique, c’est à Hong Kong que nous avons atterri. C’est le coût du billet d’avion qui avait motivé ce choix. Mais nous avons découvert une ville vraiment fascinante. Il y a sept millions d’habitants totalement zens au milieu d’immenses gratte-ciels dans une ville trépidante et en même temps, nous sommes rapidement en pleine nature dans une jungle luxuriante. Tout ça sur un territoire grand comme un mouchoir de poche. Nous y avons été quand tout était vraiment calme, avant les récentes manifestations contre le pouvoir pro-Pékin en place.

Nous avons différents articles sur Hong Kong : pour Kowloon, c’est ici, pour Hong Kong, c’est ici et nous avons même un bilan ici

#7 Galle, Sri Lanka

Le Sri Lanka n’est vraiment pas connu pour ses villes, elles sont en général moches et infernales. Heureusement, Galle fait exception à la règle!  C’est une ville fortifiée donnant sur l’océan Indien où se sont succédé Portugais, Hollandais puis Anglais donnant à la ville son charme colonial unique.

Pour lire l’article sur Galle, c’est ici

#6 Singapour

Oui Singapour c’est très cher et c’est super aseptisé mais c’est une ville fascinante qui vit déjà dans le futur. Ses différents quartiers coloniaux sont agréables et bien conservés. Nous sommes assez sensibles à son côté écolo et nos estomacs se régalent de sa gastronomie savoureuse. Vaut amplement le détour!

Pour lire l’article sur Singapour, c’est ici et il y a même un bilan ici

#5 Campeche, Mexique

C’est sûrement la ville la plus colorée que nous ayons visité. C’est une des seules villes d’Amérique dont les fortifications ont été conservées jusqu’à aujourd’hui. C’est une petite ville tranquille sur le Golfe du Mexique dont le centre historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, vaut amplement le détour.

Pour lire l’article sur Campeche, c’est ici

#4 Kuala Lumpur, Malaisie

Nous ne pouvions pas faire ce classement sans y mettre la ville que nous considérons comme notre maison. Kuala Lumpur n’est pas la ville la plus pittoresque mais elle est sympa, très verte avec ses nombreux jardins, relativement bon marché et facile à vivre. Chaque fois que nous avons besoin d’un refuge, nous y retournons quelques jours.

Pour lire notre article sur Kuala Lumpur, c’est ici

#3 Cuzco, Pérou

Cuzco est un véritable joyau au milieu des Andes. Elle a une architecture particulière car les Espagnols ont bâti leurs maisons coloniales sur les fondations Incas déjà existantes. Malgré le côté très touristique, la visite du centre historique est un incontournable du Pérou.

Pour lire notre article sur Cuzco, c’est ici

#2 Luang Prabang, Laos

Si nous avons passé par le Laos, c’était juste pour renouveler notre visa thaï et comme en tant que citoyens suisses nous bénéficions, au Laos, de l’exemption de visa gratuite pour quinze jours, nous avons sauté sur l’occasion. Nous avons donc découvert Luang Prabang un peu par hasard et nous sommes tombés sur un vrai bijou! Les temples bouddhistes sont magnifiques, le paysage avec le Mékong est à couper le souffle et la French Touch de la ville coloniale est vraiment sympa. Ce petit périple nous a donné envie d’en découvrir plus sur ce pays et nous projetons de découvrir le sud du Laos pour l’automne

Pour lire l’article sur Luang Prabang, c’est ici

#1 Malacca, Malaisie

Nous avons passé plus de trois semaines à Malacca dans le cadre d’un volontariat, il est donc logique qu’elle tienne une place de choix dans notre classement. Si Malacca arrive en tête c’est parce-que, à nos yeux, aucune ville n’arrive autant à conjuguer une culture européenne, une dolce vita méditerranéenne, une frénésie chinoise, des sourires malais et une zénitude asiatique. La gastronomie tient une place de choix dans la ville, notamment avec les fameuses « Portuguese egg tarts » dont la recette a été laissée par les premiers colons portugais.

Pour lire notre article sur Malacca, c’est ici

Il n’a vraiment pas été facile de ne choisir que vingt villes, car toutes celles que nous avons visitées ont leur propre charme!

Nous nous réjouissons d’ailleurs de poursuivre notre périple pour aller en découvrir d’autres, mais en attendant, nous profitons du calme de notre plage et de l’ambiance de notre petit bar avant de reprendre les sacs.

Kuantan et ses trésors naturels cachés

Il y a longtemps que nous l’attendions cette côte est malaisienne! Déjà, en septembre dernier, nous voulions nous rendre sur Tioman en attendant notre vol pour Bornéo et nous avons dû y renoncer à cause des bus complets. Ensuite, d’octobre à mai, c’est la saison des pluies, nous avons donc dû laisser notre projet en stand-by en attendant des jours meilleurs.

Comme nous étions, lors de nos dernières aventures, tout au sud de la péninsule malaise, nous avons décidé de faire un petit détour par Singapour. Mais pendant notre séjour, notre appareil photo a rendu l’âme après des années de bons et loyaux services! Il est vrai que nous lui avons fait subir des chocs, la chaleur, du sable, des embruns, de l’humidité, etc… Bref, nous sommes étonnés qu’il ait tenu si longtemps, surtout qu’il n’était pas de première jeunesse! Comme l’électronique est hors de prix à Singapour, il nous fallait attendre notre retour en Malaisie pour remplacer notre matériel photo. Mais rassurez-vous, lors de notre premier passage, nous avions déjà écrit un article sur cette ville fascinante, ici

Nous pensions trouver notre bonheur à Johor Bahru, la ville frontière remplie de centre commerciaux pour Singapouriens à fort pouvoir d’achat, mais après avoir poireauté plus de trois heures à la douane à cause de la forte affluence de Singapouriens venant en Malaisie gagner quelques dollars sur leurs achats, il faut nous rendre à l’évidence, nous devrons passer par Kuala Lumpur si nous voulons autre chose que des photos prises avec nos smartphones pourris. Nous repassons donc par Kuala Lumpur. Finalement, c’est plus facile en matière de transports de repasser par la capitale et ça ne constitue pas un si grand détour.

Enfin, après toutes ces petites aventures, nous avons quand même fini par rejoindre la côte est. Nous avons choisi Kuantan car c’est la ville la plus accessible depuis Kuala Lumpur et que ce n’est pas trop loin de l’endroit où nous allons prendre nos fonctions de barmen le 1er juillet.

Kuantan est la capitale de l’état de Pahang et la plus grande ville de l’est de la péninsule malaise. Ici, rien à voir avec la côte occidentale beaucoup plus dynamique. Nous avons l’impression d’être perdus dans un monde parallèle et un peu oubliés de la part des grandes villes. L’ambiance est beaucoup plus tranquille mais les locaux sont toujours aussi affables, souriants et contents d’accueillir des étrangers.

Mosquée du Sultan Ahmad Shah

Le centre-ville de Kuantan n’est vraiment pas pittoresque mais la mosquée du Sultan Ahmad Shah vaut tout de même le détour. Elle a été construite entre 1991 et 1993 sur l’emplacement d’une ancienne qui commençait à tomber en lambeaux. Elle est superbe avec sa couleur bleu ciel et ses minarets blancs. Elle ressemble un peu à celle d’Ipoh en un peu plus grand.

Teluk Cempedak

Mais si nous sommes venus jusqu’à la côte est, ce n’est pas pour rester dans une ville moche! Notre but, c’est de découvrir la playa! Celle de Kuantan, appelée Teluk Cempedak, se mérite, elle est située à cinq kilomètres du centre-ville. Mais nous sommes en Malaisie, un pays relativement bien organisé en transport publics, et il y a un bus urbain qui nous y emmène pour quelques ringgits. Nous ne sommes pas du tout déçus d’avoir fait le déplacement! Le sable blanc, l’eau turquoise, la végétation luxuriante, tout y est! Il y a juste de forts courants mais ça amène une brise bienvenue sur la plage. Pour une plage urbaine, elle est particulièrement belle!

La passerelle

A flanc de rocher, il y a une petite passerelle de quelques centaines de mètres qui longe la mer et qui nous attire fortement. Nous sommes tout de suite accueillis par une colonie de macaques pas du tout farouches qui essaient de savoir s’ils peuvent grappiller un peu de nourriture. Mais comme nous n’en avons pas, ils retournent vite vaquer à leurs occupations.

Vous pouvez cliquer les photos de la galerie ci-dessous pour les agrandir et voir nos amis les macaques d’un peu plus près!

Teluk Tongkang

Après la passerelle, se trouve la petite plage de Teluk Tongkang. C’est une petite crique entourée de collines recouvertes de forêt tropicale. L’ambiance est vraiment tranquille. La plupart des gens restent sur Teluk Cempedak et ne s’aventurent pas sur la passerelle. Nous avons donc cette petite plage presque que pour nous, si on ne compte pas les singes, les différentes espèces d’oiseaux et les coquillages qui marchent.

Welcome to the jungle!

Notre balade ne serait pas complète sans une petite incursion dans la jungle! Ça tombe bien, il y a un petit chemin dans la forêt que nous nous empressons d’aller découvrir! Au menu, des dizaines de papillons vraiment superbes, les inévitables macaques, des insectes un peu chelous et des grands singes gris chevelus avec un masque blanc autour des yeux mais dont nous n’avons pas réussi à retrouver l’espèce sur Google. Nous vous rappelons qu’officiellement, nous sommes toujours en ville! Nous ne pensions pas y trouver autant de végétation ainsi qu’une faune aussi variée!

 

Et… Cerise sur le gâteau!

Le chemin de la jungle débouche sur une immense et superbe plage complètement déserte! Enfin pas complètement… Des énormes crabes peuplent les lieux. Il faut faire attention où on met nos pieds car un crabe, ça n’aime pas être dérangé et ça utilise sa pince pour le faire savoir. Expérience vécue par Van! Bon, elle s’en est sortie avec une grosse griffure au pied qui, une fois bien désinfectée, a fini par bien cicatriser. Mais elle a appris la leçon et sera vigilante à l’avenir.

Encore une fois, la Malaisie prouve qu’elle n’a rien à envier à sa voisine thaïlandaise, même si, égoïstement, ça nous arrange que tous les touristes se rendent en Thaïlande et nous laissent ces petits paradis.

Encore une belle surprise que nous offre la Malaisie! Nous sommes contents d’avoir persévéré dans notre quête de la côte est et nous en avons pas encore découvert les incontournables.

Pour la suite, nous allons nous rendre dans la petite localité de Cherating, un peu plus au nord, où nous passerons le mois de juillet à essayer de jouer les barmen dans un petit resto de plage.

Notre top 10 de nos plages préférées

Comme nous sommes irrésistiblement attirés par la mer, nous avons passé pas mal de temps le long des côtes et sur les plages. Nous avons vu des paysages côtiers vraiment extraordinaires et ce fut un vrai challenge de ne choisir que dix plages pour notre classement car chacune possède son charme! Mais comme nous aimons les défis, nous nous sommes prêtés au jeu des dix plus belles plages selon Van&Fab.

C’est parti pour des paysages de rêve!

#10 : Ipanema, Rio de Janeiro, Brésil

Il est rare qu’une plage urbaine fasse rêver mais Rio de Janeiro est une exception grâce à Ipanema, une plage de sable blanc avec une eau transparente en pleine ville. Les montagnes découpées de la baie recouvertes de forêt tropicale ne gâchent en rien le paysage! Seul bémol : le paysage urbain derrière la plage n’est pas top.

Pour lire l’article sur Rio de Janeiro, c’est ici

#9 : Turtle Beach, Oman

Turtle Beach se trouve dans la localité de Ras al Had, au sud de la ville de Sur sur la côte est du sultanat d’Oman. Sa particularité est d’avoir une quantité de petits coquillages qui donnent au sable une couleur rose. Les paysages désertiques et l’eau turquoise renforcent le côté paradisiaque. Dommage que l’eau soit très froide et que les courants soient trop forts pour que ce soit propice à la baignade.

Pour lire l’article sur Sur et environs, c’est ici

#8 : Varkala, Kerala, Inde

Impossible d’établir ce classement sans parler des plages du Kerala donnant sur la mer d’Arabie, sur la côte sud-ouest de l’Inde! Nous avons adoré celle de Varkala au pied d’immenses falaises de roches rouges recouvertes de végétation tropicale. En plus, la station balnéaire est très calme et c’est un bon endroit pour se ressourcer avant d’affronter la frénésie de l’Inde.

Pour lire l’article sur Varkala, c’est ici

#7 Oasis Beach, Salalah, Oman

Cette plage se mérite car elle est assez isolée mais une fois enfin sur place, c’est le paradis! Surtout qu’il n’y a personne! Elle se trouve à quelques kilomètres de la ville de Salalah, dans le sud du sultanat d’Oman. Il y a également un petit promontoire rocheux sur lequel il est possible de grimper afin d’observer la vue magnifique sur la mer d’Arabie.

Pour lire l’article sur Salalah, c’est ici 

#6 Blue Lagoon Beach, Padang Bai, Bali, Indonésie

Même si nous avons trouvé Bali gangrené par le tourisme de masse, nous avons tout de même trouvé notre bonheur avec la plage de Blue Lagoon située à l’extrême est de l’île de Bali, dans la localité de Padang Bai. Les touristes viennent ici pour prendre le ferry pour Lombok et ne s’y attardent pas, donc cette plage est peu fréquentée, surtout qu’il faut s’y rendre à pied. Cerise sur le gâteau, le lieu est propice au snorkelling!

Pour lire l’article sur Padang Bai, c’est ici

#5 Teluk Padok, Similajau National Park, Bornéo, Malaisie

A ceux qui aiment les endroits sauvages et isolés, cette plage est pour vous! Elle se trouve dans le parc national de Similajau, dans l’état du Sarawak, dans le nord de l’île de Bornéo. Elle n’est accessible qu’à pied en traversant une magnifique forêt équatoriale peuplée d’animaux incroyables. La végétation luxuriante s’avance d’ailleurs jusqu’à la mer. Si l’eau est assez chaude, la baignade est toutefois déconseillée à cause de la présence de crocodiles.

Pour lire l’article sur Similajau National Park, c’est ici

#4 Haffa Beach, Salalah, Oman

Décidément, le sultanat d’Oman est à l’honneur dans ce classement! Pourtant, nous nous y sommes rendus pour beaucoup de choses, mais pas pour la plage! Ce fut donc une bonne surprise de notre séjour omanais. La ville de Salalah possède une longue plage de sable blanc donnant sur la mer d’Arabie et s’étendant sur des kilomètres. Comme la baignade ne fait pas partie de la culture locale, on n’y croise quasiment personne, si ce n’est quelques sternes et quelques mouettes.

Pour lire l’article sur Salalah, c’est ici

#3 Pandai Cremin, Cabo Rachado, Malaisie

Le Cabo Rachado, exlave de l’état de Malacca près de Port Dickson, est sûrement un des plus beaux endroits de la Malaisie péninsulaire… et un des moins touristiques! C’est vrai qu’il se mérite : il est difficilement accessible en transports publics et, avant d’accéder au phare et à la plage, il faut effectuer une bonne randonnée dans la forêt tropicale. C’est exactement ce que nous aimons! C’est déjà un vrai bonheur de marcher dans une végétation idyllique en observant les animaux alors, quand après l’effort tu débarques sur une plage paradisiaque et déserte, tu es au nirvana!

Pour lire l’article sur le Cabo Rachado, c’est ici

#2 Mirissa, Sri Lanka

Le Sri Lanka regorge de plages paradisiaques. En ce qui nous concerne, la plus belle est Mirissa, sur la côte sud du pays. Le sable est fin, la mer est turquoise et chaude! Il y a un promontoire rocheux sur lequel on peut y grimper et admirer le lagon. Eh oui, il y a un magnifique petit lagon directement sur la plage où il est possible de s’adonner aux joies du snorkelling!

Pour lire l’article sur Mirissa, c’est ici

#1 Tortuga Bay, îles Galapagos, Equateur

Les Galapagos sont vraiment le point d’orgue de notre tour du monde! C’était tellement énorme que ce sera vraiment difficile de trouver quelque-chose de mieux! Il est donc logique que Tortuga Bay, sur l’île de Santa Cruz, figure en première place de notre classement! Non seulement c’est une plage paradisiaque avec eau turquoise et sable fin, mais aussi, de magnifiques pierres volcaniques donnent un peu de relief au paysage. Mais le plus incroyable, c’est la présence d’animaux terrestres et marins qui ne se trouvent nulle part ailleurs!

Pour lire l’article sur les Galapagos, c’est ici

Rassurez-vous, ce classement ne signifie pas la fin de nos aventures! Au contraire, ça nous motive encore plus à trouver des endroits tout aussi paradisiaques. D’ailleurs, nous nous dirigeons gentiment vers la côte est malaisienne réputée pour ses plages de rêves, ses îles et ses spots de snorkelling!

En attendant, nous espérons vous avoir fait rêver un peu en piochant dans nos souvenirs…

Voyager avec un petit budget : nos secrets et conseils pour économiser en voyage

C’est une question qui nous est souvent posée, surtout par d’autres voyageurs :

Comment gérez-vous votre budget?

Mettons déjà tout de suite les choses au point : nous n’avons pas gagné au loto et nous ne sommes pas riches ! Nous avons juste bénéficié d’un bon salaire dans notre ancienne vie professionnelle pendant plus de quinze ans, ce qui nous a permis de partir avec quelques économies.

Nous devons donc composer avec un tout petit budget et c’est un travail de longue haleine tous les jours, chaque dollar, ringgit, roupie ou peso compte! Chez Van&Fab, c’est Fabien qui tient les cordons de la bourse, avec succès! En plus de dix-huit mois de vadrouille, nous n’avons pas encore dépensé la totalité du budget que nous avions prévu pour une année! Et pourtant, nous n’avons pas l’impression d’avoir fait d’énormes sacrifices.

Voici donc nos petits secrets pour un voyage budget friendly :

Avant de partir

Tout vendre! Ça paraît monstrueux dit comme ça, mais à bien y réfléchir, une télévision à écran plat, un appartement bien situé, une voiture du dernier modèle et un canapé moelleux ne nous servent pas vraiment sur les routes, et ça ne rentre pas dans le sac! En ce qui nous concerne, nos anciennes possessions ne nous manquent pas du tout. En les vendant, nous avons déjà amorcé un processus de dématérialisation nécessaire au voyageur au long cours. En plus, l’argent de la vente nous a payé nos premiers mois de vadrouille.

Les derniers mois, nous n’avons pas renouvelé le bail de notre grand appartement luxueux et nous nous sommes installés dans un petit studio afin d’économiser sur le loyer. C’était également l’occasion de tester la vie à deux dans un espace confiné avant le grand départ.

Billets d’avion

La grande question : billets tour du monde ou pas? Un billet tour du monde reste avantageux si on désire passer par des destinations comme l’île de Pâques ou la Polynésie Française, mais pour le reste, nous le trouvons trop rigide et il n’est valable qu’un an.

Les vols les plus stratégiques sont les vols long-courrier qui traversent les océans et il faut, malheureusement, les acheter quelques mois à l’avance afin de bénéficier de bons prix. Mais, heureusement, nous sommes flexibles sur les destinations. Nous avons commencé notre trip à Rio tout simplement car nous avions trouvé un Genève-Lisbonne-Rio pour moins de 350 CHF (313€). Nos billets pour la traversée du Pacifique ont été pris environ trois mois à l’avance pour un trajet Los Angeles–Hong Kong pour 270$.

En gros, le vrai secret avec les billets d’avion c’est d’être très flexible avec les dates et les destinations. D’ailleurs, nous avons constaté qu’en général, voyager le mercredi est le plus économique.

Les transports

Règle numéro un : NE JAMAIS s’engouffrer dans un taxi à la sortie d’un aéroport! Il y a pratiquement toujours une solution alternative et bien meilleur marché pour rejoindre le centre-ville. Il faut juste prendre le temps de se renseigner au préalable et de bien observer les panneaux car, souvent, l’itinéraire le plus logique mène au terminal de taxis où les voyageurs sont vite harcelés par les chauffeurs.

Règle numéro deux : ne pas être pressé. Il y a parfois des services de bus ou de trains super rapides. C’est souvent moderne et très pratique mais ça a un coût. Là aussi, il faut prospecter afin d’éventuellement trouver une autre alternative. Par exemple : depuis l’aéroport de Kuala Lumpur, le KLIA Express, le train rapide coûte 55 MYR (13,10 CHF / 11,80€) contre 12 MYR (2,85 CHF / 2,60€) pour le bus, tout aussi confortable mais un peu plus lent.

Dans les pays où il existe des tuks-tuks ou des rickshaws, n’hésitez pas à demander à plusieurs locaux le prix approximatif de la course afin de pouvoir négocier au prix le plus juste. Là non plus, il ne faut pas être pressé. Plus vous montrez au chauffeur que vous êtes disposé à attendre qu’un de ses collègues vous fasse un bon prix, plus il sera enclin à négocier.

Dans les endroits sans transports publics il y a toujours Uber ou son équivalent asiatique Grab. Là, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne et dans certains endroits c’est beaucoup plus avantageux que d’autres. En gros, dans les pays où il y a des rickshaws ou des tuks-tuks, privilégiez-les.

Les transports de nuit sont intéressants dans la mesure où il y a une nuit en moins à payer dans un logement.

Mais le moyen de transport le meilleur marché reste quand même l’auto-stop, surtout en Amérique latine où ça fonctionne bien mieux qu’en Asie. A chaque fois, nous n’avons jamais attendu plus de quinze minutes, même au milieu de la Patagonie, et nous avons fait de belles rencontres!

Les logements

Hormis Couchsurfing, dont nous vous parlerons plus bas, il y a plusieurs façons de chercher un logement.

Il est évidemment possible de négocier directement sur place mais nous avons constaté que les sites de réservation en ligne proposent de meilleurs prix. Parfois, c’est carrément à la réception de l’hôtel qu’on nous a invité à passer par les plateformes de réservation car eux n’arrivaient pas à s’aligner sur les prix. Là aussi, il faut prendre le temps de prospecter sur les différents sites. Booking et Agoda sont intéressants pour leur programme de fidélité, plus vous êtes bons clients, plus il y aura d’offres intéressantes. Agoda est particulièrement intéressant en Asie.

AirBnB peut également être un bon plan, surtout dans les grandes villes et les pays « un peu plus développés ». Au Mexique, où l’hôtellerie n’offre aucun bon rapport qualité/prix, AirBnB se révèle particulièrement attractif. C’est également le cas en Malaisie, où il n’y a pas besoin de s’acquitter de la taxe de séjour de 10 MYR par nuit.

Le Laos tient la palme des meilleures guesthouses à des prix défiant toute concurrence.

Si vous voyagez en couple, prenez le temps de bien prospecter avant de vous ruer sur des dortoirs car, souvent, sauf dans des pays réputés très chers, deux lits reviennent plus chers qu’une chambre double.

Couchsurfing

Bon plan ou pas? Oui, mais….

En théorie, Couchsurfing vous permet de dormir gratuitement chez un hôte. Mais dans la réalité, c’est un peu plus compliqué.

Tout d’abord, il faut prendre le temps de bien remplir votre profil, et de bien lire celui des hôtes afin d’éviter de vous retrouver chez quelqu’un avec qui vous n’avez absolument rien en commun. N’hésitez pas à échanger des messages avec votre futur hôte pour tester si le courant passe.

Les femmes seules doivent faire particulièrement attention car certaines se sont retrouvées chez des hôtes masculins dotés de mauvaises intentions.

En gros, fiez-vous à votre instinct et si vous n’avez pas le feeling, fuyez! Il est toujours préférable de devoir payer un logement que de se retrouver dans un situation désagréable.

Couchsurfing fonctionne particulièrement bien dans les pays du Moyen-Orient (Oman, Iran,…) où la population est très accueillante. A Oman, nous n’avons pas eu besoin de faire de demande, nous avons été invités spontanément. Nous avons même dû décliner quelques invitations car elles étaient trop nombreuses! Nous avons également reçu beaucoup d’invitations en Iran que nous n’avons pas pu honorer pour cause de non obtention de visa.

Parfois, certaines personnes veulent rencontrer des voyageurs étrangers mais n’ont pas la place pour les héberger. Elles proposent par Couchsurfing d’inviter des voyageurs à partager un repas. C’est plutôt sympa, ça permet de goûter à la gastronomie locale avec un autochtone et c’est le budget nourriture qui est allégé.

Couchsurfing organise parfois des rencontres entre voyageurs dans différentes villes du monde et c’est toujours sympa de se retrouver avec des personnes qui ont les mêmes intérêts que nous.

En bref, Couchsurfing fonctionne comme un réseau social. Et, comme sur tous les réseaux sociaux, il y a du bon et du mauvais. Il faut prendre le temps de bien prospecter et surtout de trier les différents profil. En ce qui nous concerne, Couchsurfing a toujours été une bonne expérience pour nous, mais nous nous sommes toujours fié à notre instinct et au feeling avant d’aller dormir chez quelqu’un.

J’ai faim! (Phrase prononcée par Fabien plusieurs fois par jour)

La gastronomie fait partie du voyage mais ça tient quand même une place non négligeable dans le budget!

Règle numéro un : manger local! En plus c’est meilleur et c’est plus écologique. Si vous ne pouvez pas vous passer de baguette et de fromage, vous êtes mal barrés. Déjà, ça ne se trouve pas partout, et quand il y en a, c’est hors de prix et pas bon!

Se rendre dans les marchés est un bon plan. Rien que de voir tous ces étals de fruits exotiques et de légumes frais est un régal pour les yeux. On peut y acheter des produits savoureux très bon marché. De plus, il y a souvent des petits stands qui proposent quelques plats pour un prix modique.

En Amérique du sud, il y a pour le repas de midi les Almuerzos, une entrée, un plat, un fruit pour le dessert et une boisson pour l’équivalent de deux ou trois dollars. Ce n’est pas de la haute gastronomie mais c’est un rapport qualité/prix imbattable.

En Asie, la street-food est imbattable! En plus d’être bon marché, c’est savoureux et varié.

Il n’y a qu’aux Etats-Unis où nous avons galéré pour la nourriture. C’est très cher, même dans les supermarchés, et c’est impossible de trouver des portions juste pour deux personnes qui mangent normalement.

Téléphonie et Internet

Hormis à Oman où le wifi est difficile à trouver et où nous avions un risque de tomber en panne au milieu du désert, nous n’avons jamais acheté de carte SIM. En plus de dix-huit mois de voyage, il n’y a que de rares fois où nous sommes tombés sur un logement sans wifi. Même si internet reste notre principal outil de travail, nous n’avons pas besoin d’y être connecté en permanence. Au contraire, nous préférons profiter de l’instant présent, des personnes que nous rencontrons, des paysages et des saveurs de nos plats que d’être en direct sur Instagram ou autres.

Si nous avons besoin de nous orienter, il y l’application maps.me qui n’a pas besoin de données internet pour fonctionner.

Nos parents respectifs se sont très bien familiarisés avec les appels vidéos que nous passons grâce au wifi et ils trouvent même plutôt cool de pouvoir nous voir en nous parlant.

Donc en résumé, hormis à Oman où la carte SIM avec un forfait internet nous a coûté une dizaine d’euros, notre budget communication est de….ZERO!

Les fringues

Eh oui, nous allons vous parler shopping! Car les habits, ça s’use, surtout quand on porte toujours les mêmes!

Tout d’abord, afin de ne pas dépenser une somme colossale en shopping, il faut réfléchir à ne pas trop user ses fringues. Il faut donc privilégier des habits de bonne qualité, surtout ceux utilisés pour les treks ou le sport.  Avant notre départ, nous avions déjà effectué pas mal de randonnées et nous étions bien équipés. C’est un investissement au départ mais, après dix-huit mois, ce sont des habits que nous avons encore et qui sont presque toujours comme neufs.

Il faut également penser que vos habits passeront en machine à des programmes pas toujours adaptés pour des tissus délicats et que parfois, on vous les passera au sèche-linge sans autre forme de procès. Donc oubliez votre petit top en soie ou en dentelle et surtout, évitez le blanc, car ça ne restera pas blanc très longtemps!

Si, malgré toutes ces précautions, il vous faut quand même changer de garde-robe, c’est possible. Il existe une multitude de marchés qui vendent des fripes pour trois fois rien.

Si vous êtes dans une grande ville et avez des habits usés. Rendez vous dans un magasin H&M, ils vous les reprennent et vous donnent un bon en échange. Ce concept existe dans tous les pays où la marque est présente! Ça permet d’avoir quelques fringues sympas et à la mode. Backpackers oui, clochards non!

Les frais bancaires

Ce n’est pas ce qui vient à l’esprit en premier et pourtant, les frais bancaires sont à prendre en compte dans le budget. Déjà, il faut bien choisir sa banque dans son pays d’origine. Ensuite, il faut bien prendre en compte les frais pris par la banque sur place. Malheureusement, dans certains pays comme la Thaïlande ou l’Argentine, il est impossible d’y échapper car les frais sont pris directement par l’état. Pour le reste, il y a le site www.tourdumondiste.com (très bon site pour préparer un long voyage!) qui répertorie toutes les banques du monde et le montant de leurs frais, s’il y en a.

Faire des choix

Ce qui coûte le plus cher, ce sont souvent les attractions touristiques et nous n’avons clairement pas le budget de toutes les faire. Là, nous sommes plus dans un travail de réflexion car, toutes ces attractions ne sont pas vitales et c’est à nous de réfléchir sur ce qui est vraiment important pour nous. Plus nous avançons dans notre périple, plus nous nous rendons compte que le plus important ce sont les rencontres avec les gens et que nous sommes souvent émerveillés par de petites choses et pas par le « truc waw qu’il ne faut absolument pas manquer! ». Nous avons par exemple zappé le Macchu Picchu afin de casser la tirelire pour les Galapagos. Et nous ne regrettons pas une seconde! D’ailleurs, il y a plusieurs voyageurs qui nous ont dit que nous avions bien fait et que nous n’avons rien loupé. Surtout que nous avons vu des sites archéologiques incas au dessus de Cuzco vraiment incroyables à un prix plus de quatre fois inférieur à celui du Macchu Picchu et sans avoir eu besoin d’affréter des transports.

Au boulot!

Eh oui, même au bout du monde il n’y a pas de miracle, le seul moyen d’économiser de l’argent, c’est de travailler! Le moyen le plus facile reste le volontariat via les plateformes HelpX ou Workaway. Il suffit de travailler quelques heures par jour en échange du gîte et du couvert. Grâce à ça, nous avons certes allégé fortement le budget mais aussi acquis de l’expérience dans la culture de lavande, dans l’hôtellerie, en tant que guides touristiques et bientôt en tant que barmen. En Equateur, nous avons même été responsables de la gestion du bar de l’hostal où nous travaillions et tous les bénéfices étaient pour notre poche, ce qui nous a permis de rembourser nos billets d’avion pour les Galapagos.

Nous sommes en train de développer quelques activités en ligne comme l’écriture, la rédaction web ou encore des traductions afin de continuer à financer notre voyage sans trop toucher à nos économies. Pour l’instant, ça s’annonce assez concluant.

Choisir ses destinations

Si le budget est le point le plus important de votre voyage, il faut bien choisir votre destination.  L’Europe, l’Amérique du Nord, les Caraïbes et l’Océanie sont les destinations les plus chères du globe. L’Asie, surtout le sud et le sud-est, est le continent le plus budget friendly. A noter tout de même que pour certaines destinations, le visa prend une part importante du budget.

Si quelque-chose te paraît trop cher, c’est qu’il l’est!

Ça pourrait être la devise des voyageurs à petit budget. L’instinct et le feeling sont les meilleurs alliés du backpacker. Bien sûr, c’est un ressenti totalement personnel mais si vous sentez que le produit ne vaut pas le prix demandé, fuyez! Il y a de fortes chances que vous ayez raison. En ce qui nous concerne, nous avons quelquefois renoncé à quelque-chose au dernier moment pour cause du prix et nous n’avons jamais eu l’impression d’être passés à côté de quelques-chose.

En résumé

Pour bien gérer son budget, il faut du temps, de l’instinct et une bonne connexion internet (mais pas en permanence!).

Et bien sûr, n’hésitez pas à faire une folie de temps en temps pour quelque-chose qui vous tient à cœur, vous n’allez sûrement pas le regretter!

Cet article n’est pas un évangile mais c’est juste notre façon de gérer le budget, et pour l’instant, nous nous en sortons pas trop mal. Chacun le gère à sa façon selon ses ressources et également le temps qu’il a à disposition. Notre but est de faire durer le voyage le plus longtemps possible, donc oui, nous rognons plus sur les dépenses que d’autres.

L’important c’est de faire le voyage qui vous fait vibrer et d’être en accord avec vous-même!

Jakarta et son héritage néerlandais

Nous ne pensions pas sortir de notre retraite malaisienne aussi rapidement mais, pour une petite tracasserie administrative (Juste une petite broutille, rassurez-vous!), nous avions besoin d’une ambassade suisse avec un service consulaire, ce qui ne se trouve ni à Kuala Lumpur, ni à Singapour. Il a donc fallu nous motiver à bouger un peu. Nous avions le choix entre Séoul, Bangkok ou Jakarta. Nous avons choisi cette dernière pour des raisons de coûts, de météo et de sauce satay. Ce que nous avions moins prévu, c’est que le candidat malheureux aux dernières présidentielles crie à la fraude en entraînant avec lui ses partisans dans des manifestations qui ont viré à l’émeute! Nous n’avons rien vu des émeutes et n’avons jamais été en danger mais nous avons subi le bouclage complet du centre-ville par les forces de l’ordre et la censure internet. Nous n’avons jamais pu accéder à la place centrale et au National Monument, emblème de Jakarta et de l’Indonésie. Mais nous promener sur des grandes artères vides de véhicules avec des centaines de policiers armés jusqu’aux dents qui nous lancent des « Hello » tout contents de voir des Blancs restera une anecdote amusante de notre week-end dans la capitale indonésienne.

Jakarta est la plus grande ville d’Indonésie et sa capitale… pour l’instant! Cette mégapole de près de douze millions d’habitants est très exposée à la montée des eaux due au changement climatique et risque de s’effondrer dans les prochaines décennies. Vu la menace sérieuse, les autorités ont décidé de construire une nouvelle ville sur la côte orientale de l’île de Bornéo qui sera la nouvelle capitale de l’Indonésie. Elle s’appellera Nusantara et devrait être prête d’ici la fin de 2024. Mais ce transfert de capitale est très controversé car, pour sa construction, il a fallu déforester des kilomètres carré de forêt primaire. Donc essayer d’échapper au réchauffement climatique par d’autres mesures responsables du changement climatique, c’est un peu contre productif non?

Mosquée Istiqlal

On ne pense pas forcément en premier à l’Indonésie quand on pense à l’islam et pourtant, c’est le plus grand pays musulman au monde avec 228’625’000 fidèles soit 87,2% de toute la population indonésienne, ce qui représente plus de douze pour cent de tous les musulmans dans le monde. C’est donc logique de trouver à Jakarta la plus grande mosquée d’Asie du Sud-Est qui peut accueillir plus de 110’000 personnes. Les travaux de construction ont commencé en 1964 et l’architecture représente bien le style, vraiment affreux, de l’époque. Nous ne sommes pas du tout dans la jolie ambiance des « Mille et Une Nuits » du Moyen-Orient! Heureusement qu’il y a une haie de palmiers pour dissimuler un peu cette horrible façade!

Cathédrale Ste-Marie de l’Assomption

Just en face de la mosquée Istiqlal, se trouve la plus grande cathédrale catholique du pays. De style néogothique, elle a été achevée en 1901 à l’époque des Indes néerlandaises.  L’intérieur est vraiment beau mais, en bons rois du mauvais timing que nous sommes, nous avons surpris une cérémonie de mariage et avons préféré nous faire discrets afin de ne pas déranger l’assemblée et nous contenter de l’extérieur. Décidément, Jakarta nous porte un peu la poisse!

L’emplacement de la mosquée en face de la cathédrale n’est pas un hasard. L’Indonésie se veut un état laïque et permet la liberté de culte. En vrai, c’est juste de la théorie, en pratique, ce n’est pas si tolérant même si dans la capitale, plus ouverte, c’est moins pire qu’ailleurs. Les chrétiens constituent d’ailleurs la plus grande minorité religieuse avec plus de dix pour cent de la population. Pour la petite anecdote, le jour de notre visite, le parking de la mosquée était utilisé principalement par les invités du mariage qui se déroulait dans la cathédrale.

Batavia

Entre 1800 et 1945, l’Indonésie était une colonie néerlandaise appelée Indes Orientales Néerlandaises et la capitale était Batavia, aujourd’hui Jakarta. Il en subsiste aujourd’hui tout un quartier avec des bâtiments coloniaux joliment conservés dont la maison du gouverneur. Le quartier est majoritairement piéton, une rareté en Indonésie, et il y a un un canal pour nous rappeler Amsterdam et les autres villes à canaux des Pays-Bas. Il y a même des vélos pour faire encore plus hollandais! Heureusement, quand ils sont partis, les Hollandais n’ont pas laissé leur gastronomie, ou alors, les Indonésiens ont préféré garder leur propre cuisine, bien meilleure! Ce que nous comprenons aisément!

Si la ville s’appelle Jakarta aujourd’hui, c’est à cause des Japonais! En 1942, en pleine Seconde Guerre Mondiale, l’armée japonaise battit à plate couture celle de l’armée royale des Indes néerlandaises et s’empara de Batavia qu’ils renommèrent Jakarta, du nom de la bourgade préexistante avant la colonisation hollandaise.

Bonne surprise!

Il y a douze ans, Van avait déjà passé par Jakarta et y avait trouvé un véritable enfer sur terre : ville anarchique couverte par le smog, infrastructures inexistantes, trafic infernal, etc! C’était déjà une bonne surprise de voir que des aménagements ont été crées comme des trottoirs, un métro flambant neuf, des quartiers agréables et des passages piétons! Mais quand nous avons découvert que le dimanche matin le centre-ville est interdit aux véhicules, nous n’en avons pas cru nos yeux! Nous avons enfilé nos baskets pour aller voir ça de plus près et effectivement, les habitants se réapproprient la ville à pied, en vélo, en roller ou à trottinette et certains marchands en profitent pour monter leur stand au milieu de la route. Vers dix heures, quand la chaleur commence vraiment à devenir insupportable, les gens se cachent à l’ombre laissant d’immenses avenues complètement vides et une ambiance surréaliste! Sachant que l’Indonésie est un des pires pays en matière d’écologie, ça redonne foi en l’être humain de voir des actions telles que celles-ci.

Finalement Jakarta fut une bonne surprise malgré les petits tracas de l’élection présidentielle. Par contre, nous ne resterons pas en Indonésie. Nous ne craignons absolument pas pour notre sécurité mais, avec la censure gouvernementale d’internet, nous ne pouvons avoir aucune information sur les manifestations à venir et nous n’avons pas envie d’être bloqués par des barrages de police. Nous allons attendre que ça se tasse un peu et peut-être reviendrons nous ultérieurement en Indonésie. De plus, Fabien a émis le souhait d’être en Malaisie pour son anniversaire, donc nous allons rentrer « à la maison » où il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir…

Grand bilan des 18 mois

Dix-huit mois! Ce n’est rien à l’échelle d’une vie! Pourtant, quand nous regardons en arrière, nous avons l’impression, pendant cette année et demi de vadrouille, d’avoir vécu plusieurs vies et d’avoir été plusieurs personnes différentes. C’est donc le moment de dresser un bilan et de suivre notre évolution depuis notre dernier bilan des douze mois!

En chiffres

Pays visités

Vingt : Brésil, Uruguay, Argentine, Bolivie, Chili, Pérou, Equateur, Etats-Unis, Mexique, Hong Kong, Malaisie, Singapour, Brunei, Indonésie, Thaïlande, Laos, Sri Lanka, Emirats Arabes Unis, Oman, Inde. Six nouveaux pays ces six derniers mois et deux retours en Malaisie.

Distance parcourue

80’096 kilomètres, dont 26’222 kilomètres sur les six derniers mois.

Température la plus basse

13 petits degrés sous la pluie à San Cristobal de las Casas, au Mexique, c’était en août 2018. C’est vrai qu’il est plutôt difficile d’avoir froid en Asie du sud et du sud-est.

Température la plus haute

44 degrés à Agra. Mais c’est vraiment extrême, il est impossible de prévoir quelque-chose à l’extérieur entre 10 heures et 16 heures car il fait vraiment très chaud et le soleil cogne très fort. Nous aimons le chaud mais il y a des limites! Même pour Van!

Plus fort taux d’humidité

A Hong Kong, l’humidité dépasse quotidiennement les 90%. Même les jours de beaux temps, la ville est noyée sous la brume. Ce n’est pas terrible pour les photos mais, avec les montagnes qui domine la baie, ça donne un côté mystique assez génial.

Plus fort taux de sécheresse

Au milieu du désert à Oman. Il y a des endroits où il pleut environ une fois tous les trois ans. Là, pas de problème pour les photos, le ciel est limpide, mais c’est notre système respiratoire qui déguste.

Altitutude la plus basse

Moins 35  mètres dans les dépressions salines de la péninsule Valdés en Patagonie argentine. A moins d’aller au bord de la mer Morte ou dans la vallée du Grand Rift, il sera difficile d’atteindre une altitude plus basse.

Altitude la plus haute

4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Vu le mal des montagnes dont souffre Fab, nous ne ferons sûrement pas de folie des hauteurs à l’avenir.

Sites du patrimoine mondial de l’UNESCO visités

29 : Rio de Janeiro , chutes d’Iguazu, Colonia del Sacramento, ensembles jésuites de Cordoba, la péninsule Valdés, Arequipa, Cuzco, Lima, Chan Chan, Cuenca, Quito, les Galapagos, les Everglades, Campeche, Palenque, jardin botanique de Singapour, Malacca, paysage culturel de Bali, Luang Prabang, Ayutthaya, Georgetown, Kandy, Sigiriya, Galle, Bahla fort, les Ghâts occidentaux, Goa, Fort Rouge d’Agra, le Taj Mahal.

Les bobos

Il n’y a pas grand chose à signaler pour ces six derniers mois, nous commençons à développer un système immunitaire de compétition! Il y a toujours les petits bobos habituels (piqûres d’insectes, coups de soleil, hématomes, coupures etc…) mais rien de bien méchant.

Bébêtes qui craignent

Presque rien ces six derniers mois, à part un petit serpent à Langkawi. Il y a bien eu un python à Sabah mais pas vraiment dangereux puisque peureux et non venimeux.

Record de temps passé à la frontière

Ce sont toujours les Chiliens qui ont la palme des douaniers les plus zélés, nous avons passé 3h45 à la frontière entre la Bolivie et le Chili perdus dans les montagnes à 3700 mètres d’altitude. Record de rapidité toujours en Malaisie depuis le Brunei où il n’y a pas de contrôle de bagage car au Brunei, tout est interdit donc c’est difficile d’importer de la marchandise illicite! Le record du nombre de questions posées est détenu par les Indiens, à croire qu’éplucher ta vie privée va les aider à te fournir un visa.

Matériel remplacé

Là, pas grand chose non plus, à croire que nous avons enfin fini par cesser de casser ou de perdre nos affaires. Nous sommes toujours poursuivis par la malédiction des câbles USB qui n’aiment vraiment pas être transportés dans nos sacs et qui nous le font savoir en mourant prématurément.

Quantité de riz ingurgitée

Nous devrions plutôt compter les repas où il n’y a PAS de riz! Quoiqu’en Inde, avec les naans, les chapatis et les dosas, nous avons légèrement baissé notre consommation de riz

Cuisine la plus épicée

Au Sri Lanka, c’est puissance 1000 au poivre noir, de quoi nous avoir traumatisés à vie de cette épice! La Thaïlande n’est pas mal non plus avec ses currys qui arrachent.

Plus long trajet

Vingt-quatre heures de bus entre Buenos Aires et Puerto Madryn. A noter qu’en Inde, il y a un train qui relie le nord au sud en plus de 72 heures sans changement. Mais nous nous sommes bien gardés de le tester!

Plus long vol

Quinze heures, entre Los Angeles et Hong Kong et ça va le rester un moment, aucun long vol n’étant prévu pour l’instant.

Nombre de fois où nous regrettons d’être partis

ZERO!! Et franchement, après 18 mois, c’est un peu tard pour les regrets.

Nos coups de cœur 

Pays préféré

En vrai, chaque pays possède quelques chose mais notre préféré, pour l’instant reste la Malaisie, pour une tonne de raisons. C’est un pays où nous nous sentons bien, où nous pouvons être nous-mêmes et où la population est adorable.

Plus belle ville

C’est toujours impossible d’y répondre. Nous aimons les centres coloniaux, les villes avec des espaces verts où il n’y a pas trop de trafic mais avec une offre culturelle variée.

Plus belle tour

Il y en a deux : les tours Petronas of course! Nous devons quand même reconnaître que la Burj Khalifa est super impressionnante!

Plus belle église

San Francisco à Salta

Plus belle mosquée

Celle du Sultan Qaboos à Mascate

Plus belle ville fortifiée

Galle, suivie de très près par Campeche

Le truc de ouf de la mort qui tue qui déchire sa race

Rien n’a encore détrôné les Galapagos tellement c’était énorme. Nous mettrons en deuxième position les forêts de Bornéo.

Plus belle plage

Là aussi ça commence à être difficile. Il y a, bien sûr, en numéro un Tortuga Bay aux Galapagos. Les plages sauvages des parcs nationaux en Malaisie sont également superbes et Mirissa au Sri Lanka nous à enchantés.

Plus belle forêt

Sépilok, Sabah sur Bornéo

Plus belle île

Santa Cruz dans les Galapagos

Activité préférée

Toujours l’observation des animaux. Pour l’apéro, ça se corse un peu, nous avons dernièrement visité des pays où il est difficile, voire interdit, de se procurer de l’alcool. Alors, nous festoyons au thé, et finalement, ça va très bien.

Meilleure gastronomie

La cuisine asiatique sans hésitation, mais de là à la départager… Vu que nous aimons la diversité nous allons citer la Malaisie et Singapour pour leur cuisine multiculturelle. Nous avons dernièrement eu un gros coup de cœur pour la cuisine indienne mais elle se trouve aisément dans les deux lieux que nous venons de citer. Nous allons donc continuer à nous régaler.

Les marchés les plus colorés

Au Laos, la plaine du Mékong permet de produire une multitude de fruits et légumes de très bonne qualité.

Le meilleur vin

Difficile de choisir entre l’Argentine et le Chili.

Les gens les plus accueillants

Les Omanais au point que nous avons dû décliner plusieurs invitations de Couchsurfing!

Les gens les plus souriants

Les Malaisiens. Le vrai pays du sourire, c’est la Malaisie

Les gens les plus WTF

Les Indiens, nous cherchons toujours à les comprendre.

Les douaniers les plus sympas

Les Indonésiens, suivis de près par les Malaisiens et les Singapouriens.

Côté ville

A force de visiter des villes, il y en a certaines qui ont retenu notre attention. Quelle est la ville :

La plus belle

Impossible d’y répondre. Beaucoup de villes nous ont enchantés!

La plus nature

Hong Kong et ses pics impressionnants. Qui l’eut crû?

La plus haute

Cuzco et son centre-ville culminant à 3400 mètres.

La plus rose

Jaipur

La plus verte

Singapour et Kuala Lumpur grâce à leurs nombreux jardins

La plus écolo

Singapour

La plus polluée

Pontianak et New Delhi

La plus peuplée

Buenos Aires et ses quinze millions d’habitants mais ça ne se ressent pas trop. New Delhi atteint les vingt millions d’habitants mais nous n’y sommes pas restés.

La plus riche

Dubaï et Bandar Seri Begawan, les deux grâce au pétrole

La plus humide

Hong Kong et sa brume permanente

La plus sèche

Nizwa et ses voisines du désert.

La plus flottante

Bandar Seri Begawan dans le quartier de Kampong Ayer

La plus européenne

Buenos Aires, elle est connue pour ça

La plus française

Luang Prabang, héritage colonial oblige

La plus hollandaise

Galle, on peut même y trouver du gouda!

La plus chère

Miami

La plus multiculturelle

Singapour , Kuala Lumpur et Los Angeles

La plus craignos

La Nouvelle-Orléans. C’est en tout cas l’endroit où nous nous sommes sentis le moins en sécurité.

La plus étendue

Los Angeles

La plus méridionale

Puerto Madryn : 42.76 degrés sud

La plus septentrionale

Los Angeles : 34.05 degrés nord

La plus colorée

Campeche et en général toutes les villes coloniales du Mexique

La plus penture

Quito

La plus retour vers le futur

Singapour

Nous en rigolons encore (ou pas…)

Quelques anecdotes de ces 6 derniers mois

  • Devoir chanter l’hymne national malaisien avant un concert de hard rock
  • Demander sans trop y croire au comptoir d’Air Asia un petit dédommagement  pour les deux heures et demi de retard prévus pour notre vol et obtenir un repas.
  • La distribution de sacs à vomi à l’embarquement dans les bus au Laos
  • Devoir sortir nos sacs de couchage dans le train en Thaïlande tellement l’air conditionné est réglé sur glacial.
  • Se retrouver dans un ascenseur d’immeuble plein où vit une communauté pakistanaise et soudain entendre un « Bonjour! ». C’était un Pakistanais qui avait vécu au Québec et qui parlait parfaitement français.
  • Après quinze mois de voyage, rencontrer un Anglais qui fait un tour du monde à moto. Et quand il répond quinze à la question « Depuis combien de temps voyages-tu? » notre premier réflexe est de répondre « Nous aussi! » avant de réaliser qu’il a dit « quinze years! » (quinze ans!) Depuis, ce mec est devenu notre idole.
  • A Bornéo, Van qui ne bronche pas quand elle croise un python et qui reste super zen quand une sangsue essaie de lui sucer tout son sang mais qui, quelques heures plus tard, devient complètement hystérique en apercevant un rat sur le front de mer
  • Au Sri Lanka, se ruer dans le premier KFC pour échapper aux plats beaucoup trop épicés et se retrouver avec un burger qui arrache la tronche.
  • A Oman, en échange de son invitation, nous proposons à notre hôte Couchsurfing de cuisiner pour lui. Il a juste oublié de préciser qu’il vivait dans une famille de douze personnes!
  • A Oman, nos hôtes qui insistent, malgré notre réticence, pour écouter notre playlist dans la voiture et ensuite nous traiter de sauvages! (Nous les avions avertis!)
  • Fab qui affirme ne JAMAIS mettre un pied en Inde. Il y est resté plus de cinq semaines.
  • Le patron d’un hostal en Inde qui écoute du yodle à plein tube.
  • En Inde, devoir prouver que nous sommes mariés pour pouvoir partager la même chambre.

Ce que nous avons appris

Nous en avons rencontré des gens pendant dix-huit mois mais, avec la Malaisie et Oman, ces six derniers mois ont été particulièrement intenses en échanges. Nous avons donc appris à être encore plus ouverts et plus tolérants qu’avant. Nous avons appris à être moins timides et moins méfiants. même si nous flairons toujours l’arnaque quand nous en rencontrons une. Nous avons vraiment appris, même si nous le savions déjà, que peu importe la couleur de peau, la culture ou la religion, nous sommes tous humains et que les différences ne doivent pas constituer une barrière entre les gens, même si sur ce dernier point nous sommes allés au devant d’une grande déception en Inde. Pour résumer, nous avons appris que, bien que nous ayons vu des endroits extraordinaires, le côté humain et rencontres restera le point fort de notre périple. Nous sommes d’ailleurs plus sensibles à l’accueil des gens d’un pays qu’à ses paysages ou ses merveilles architecturales, même si ça fait toujours plaisir pour les yeux de d’observer de jolies choses.

Nos ressentis

Ce qui nous manque de la suisse

Toujours rien…

Ce qui nous manque en général

Tant que nous avons un endroit où dormir et à manger, rien. Vivre avec moins, ça s’apprend et les choses dont nous ne disposons pas, nous apprenons à nous en passer

Ce à quoi nous nous attendions

Au bout d’un moment, à perdre le feu sacré. Même s’il y a de gros moments de fatigue et quelques remises en question, nous sommes toujours motivés à continuer, quitte à prendre des pauses.

Positive attitude

Il est impossible de vivre dix-huit mois de backpack sans côté négatif, mais objectivement, les moments de galère sont rares, ils ne sont jamais sans solution et surtout, ils s’oublient très vite.  Nous sommes conscients de vivre une aventure extraordinaire, nous n’allons pas la gâcher en râlant pour des futilités!

Et notre couple dans tout ça

Après dix-huit mois de promiscuité, nous nous serions sûrement aperçu s’il y avait quelque-chose qui clochait. Nous formons vraiment une bonne équipe qui roule! Chacun amène ses forces, ses ressentis et ses points de vue dans ce tour du monde et c’est pour ça qu’il est varié et qu’il fonctionne depuis aussi longtemps. Nous restons solidaires dans l’adversité et surtout, nous ne perdons pas notre sens de l’humour, c’est notre meilleur allié!

SPOILER ALERT!!

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous venons de passer trois mois très intenses entre le Sri Lanka, Oman et l’Inde. Ce sont trois pays avec des cultures totalement différentes auxquelles il a fallu essayer de s’adapter. C’était fascinant et très enrichissant mais ça nous a totalement épuisé psychologiquement. En plus, avec le visa iranien que nous n’avons pas pu obtenir, nous avons dû revoir tous nos plans.  Il est donc temps pour nous de faire un break pour nous ressourcer. Vu que nous avons encore des projets en Asie du Sud-Est, et grâce à Air Asia, nous avons décidé de « rentrer à la maison ». Nous allons, au moins pour cet été, nous installer du côté de Kuala Lumpur. Pourquoi la Malaisie? Parce-que c’est un pays bon marché et facile à vivre où l’adaptation sociale est simple, et surtout, c’est un pays où nous nous sentons vraiment bien. Nous voulons juste faire des choses simples de citadins comme aller au cinéma ou pique-niquer dans le parc au pied des Tours Petronas. Nous en profiterons également pour retrouver une vie sociale, mais ce n’est pas très difficile, nous avons déjà plein de rencontres prévues.

Nous ne savons absolument pas combien de temps ce break durera ni comment ça se passera. Pour l’instant, nous avons juste envie de nous poser un peu. Mais rassurez-vous, même si ce sera plus calme, nous continuerons à partager nos petites aventures avec vous!

Plus tard, ça se passera normalement au Vietnam où nous avons un projet dans une école à Hanoi.

Bilan de l’Inde

Dresser un bilan d’un pays comme l’Inde est un exercice périlleux. C’est un pays tellement intense et un ascenseur émotionnel permanent qu’il nous est très difficile, à chaud, de décrire précisément ce que nous ressentons. Nous allons néanmoins essayer de nous prêter au jeu du bilan.

Nous allons commencer par le plus facile, les chiffres :

En chiffres

Durée du séjour

38 jours, un peu plus de cinq semaines

Budget

96’358 roupies (1416 CHF / 1240€) soit une moyenne journalière de 37,25 CHF (32,60€). Nous nous en sortons bien sachant qu’il y a un vol interne, les entrées au Taj Mahal (18 CHF / 15,75€ par personne) et les visas (83 $ par personne)

Distance parcourue

4011 kilomètres. Kochi – Varkala – Coimbatore – Mysore – Goa – New Delhi – Agra – Jaipur – Ajmer – Pushkar – Jaipur en vol interne (de Goa à New Delhi), bus de la mort, rickshaws et principalement en train.

Etats traversés

Sept : Kerala, Tamil Nadu, Karnakata, Goa, Territoire fédéral de New Delhi, Uttar Pradesh et Rajasthan.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer sur les côtes du Kerala et de Goa,  et 1093 mètres au sommet du col de Dimbham dans les Ghâts occidentaux sur la route entre Coimbatore et Mysore. Au niveau de l’Inde et de ses hauts sommets himalayens, il n’y a rien d’extraordinaire.

Extrêmes de températures

36 degrés sur les côtes du Kerala, 44 degrés à Agra. Bref, nous n’avons pas eu froid!

Maintenant, ça se corse! Nous allons essayer de vous transmettre nos ressentis mais ce n’est pas évident car c’est tellement intense, que c’est encore confus dans nos têtes. Avant  de vous donner nos coups de gueule ou coups de cœur, nous allons essayer de vous expliquer comment fonctionne la société indienne.

La société indienne est très complexe, surtout pour des Occidentaux ignorants comme nous. Elle repose sur un système de castes (pourtant interdit depuis les années 1950), la religion et les valeurs familiales. En tant que visiteurs étrangers, nous essayons de nous adapter au mieux et surtout d’éviter d’offenser la population locale. Mais avec le nombre hallucinants de codes sociaux, nous commettons très probablement une douzaine d’impairs à la minute et ça ne passe pas toujours. Avec le manque d’éducation, aller à l’école ne va pas de soi en Inde, certaines personnes n’ont pas le recul pour se dire qu’il existe des gens d’ailleurs avec une autre culture qui ne font pas exprès de commettre des erreurs. Du coup, bonjour l’hostilité ambiante! A noter également que pour les castes supérieures, les non Indiens sont hors caste, donc considérés comme impurs! Eh non, en Inde, nous ne nous sommes de loin pas toujours sentis les bienvenus! Quel choc après Oman où tout le monde nous ouvrait la porte de sa maison!

Le langage universel, le sourire, ne fonctionne pas à tous les coups pour désamorcer une situation. Au contraire, l’Inde est sûrement le pays le moins souriant qu’il nous a été donné de visiter. Nous trouvons, en général, la population d’une tristesse effroyable et nous ressentons un cruel manque d’amour entre les personnes. La faute sûrement à des pressions familiales et religieuses trop élevées et aux mariages arrangés, encore très courants, qui ne placent pas l’amour en priorité.

Malgré le tableau sombre que nous venons de dresser, nous avons tout de même rencontré des gens extraordinaires, ouverts, curieux et très souriants qui venaient nous dire bonjour et nous demander une photo. Mention spéciale à une grand-mère de plus de 80 ans qui a insisté auprès de sa petite-fille pour nous demander un selfie (le seul mot d’anglais qu’elle connaissait!) alors qu’elle savait à peine se servir d’un téléphone portable!

Avec plus d’1,2 milliards d’habitants, 300 langues et des dizaines de croyances différentes, il est normal de croiser une population hétéroclite. En ce qui nous concerne, échanger avec la population locale fut la pire ET la meilleure expérience de l’Inde.

Les regards

En Inde, fixer quelqu’un du regard n’est pas considéré comme inconvenant. Et comme, en tant qu’Occidentaux, nous ne passons pas inaperçus, nous avons été souvent la cible des regards. Nous avons décelé trois types de regards principaux :

Le regard pervers

Van y a eu droit plus souvent qu’à son tour et la présence de Fab n’y a rien changé. Là, l’expression « déshabiller du regard » prend tout son sens! C’est un regard très appuyé accompagné de gestes obscènes. Le fait d’être habillée comme une religieuse ne va pas empêcher ce genre de regards non plus. Ceci s’explique par un cruel manque de femmes dans le pays pour cause de discrimination sexuelle. Une femme, se sachant enceinte d’une fille, opte souvent pour l’avortement. Pire encore, il y a des fillettes assassinées à leur naissance car une fille ne rapporte rien à sa famille, au contraire, elle lui coûte une dot. Donc certains hommes, dès qu’ils croisent une femme, occidentale de surcroît, se transforme en véritable porc. Vu le peu de considération des femmes dans ce pays, c’est un comportement presque perçu comme normal. Malgré l’envie de balancer ce genre de personnage par la fenêtre du train, la meilleure défense est l’indifférence car ces mecs essayent surtout d’attirer l’attention et le pire affront que nous pouvons leur faire, c’est de ne surtout pas la leur donner.

Le regard hostile

C’est un regard qui te donne envie de disparaître six pieds sous terre! Comme expliqué plus haut, les différences de culture ne sont pas toujours bien perçues ou comprises par la population locale. Du coup bonjour les regards noirs! Le fait que Fab aide Van à enfiler son sac à dos nous a également valu ce genre de regard car c’est considéré comme une marque d’affection et c’est très mal vu! En même temps, il y a très peu de risque que ça arrive car avec les mariages arrangés il n’y a pas vraiment d’affection ou de galanterie dans les couples! Au début, nous étions assez déstabilisés par ce genre de regard, nous qui essayons à tout prix de respecter la population locale, nous étions frustrés par ces marques évidentes d’hostilité, mais avec le temps, nous avons fini par nous blinder et ne plus y prendre garde.

Le regard curieux

C’est souvent par ce genre de regard qu’ont commencé nos plus belles rencontres. C’est déstabilisant au début car ça reste un regard très appuyé mais il suffit de sourire ou de dodeliner de la tête à l’Indienne pour désamorcer la situation. Les plus timides se contentent de répondre à notre sourire tandis que les plus téméraires viennent nous parler ou nous demander un selfie.

Nous avons conscience de vous avoir pondu un pavé, mais c’est ce que nous vivions au quotidien en Inde. Et ce n’est pas fini! Voici maintenant le fameux « j’aime/j’aime pas »!

Coups de gueule / Coups de cœur

Coups de gueule

Le manque d’hygiène

L’Inde, c’est vraiment crade! Montagnes de déchets, excréments de vaches, de chèvres et même d’humains sur les trottoirs (quand il y en a! des trottoirs pas des humains!), les gens qui passent leur temps à cracher leurs glaires, pollution atmosphérique, cours d’eau méga pollués, etc. Voici le côté vraiment pas glamour de l’Inde mais c’est présent à chaque coin de rue.

Les inégalités sociales

En Inde, il y a des très riches qui vivent dans des cages dorées et des très pauvres qui vivent dans une misère insoutenable, sans compter la condition des femmes qui est une des plus déplorables au monde! Voir certaines personnes des castes supérieurs traiter les gens qui leur sont inférieurs pire que des chiens, c’est franchement à vomir. Comment une nation qui se veut la plus grande démocratie du monde et une future puissance mondiale peut-elle accepter ça sur son territoire?

Les procédures

En Inde, c’est un bordel permanent! Et pourtant les procédures sont suivies à la lettre! Notre passeport a été contrôlé presque partout et notre visa scrupuleusement photocopié! Impossible d’être clandestin dans ce pays. A l’aéroport de Kochi, entre le bureau d l’immigration et la sortie, nous avons été contrôlés trois fois pour vérifier que nous avons bien obtenu notre visa. Pour réserver son billet de train ce n’est pas mal non plus. Il faut déjà se rendre à un guichet spécial, souvent situé à un endroit improbable de la gare, et remplir un formulaire ad hoc.

Le bruit

En Inde, il y a partout le bruit du trafic, des klaxons, des gens qui hurlent et de la musique made in Bollywood! Et ça dure 24 heures par jour! De quoi rendre dingue le plus zen des moines tibétains!

La surpopulation

Ce n’est pas vraiment le fait qu’il y ait du monde qui nous dérange mais plutôt les instincts primaires que cela engendre. Par exemple, pour pouvoir sortir du train, nous avons dû plusieurs fois nous servir de nos sacs comme boucliers car les gens se ruaient à l’intérieur, sans laisser les autres descendre, dans l’espoir de trouver une place assise.

D’avoir dû nous blinder

Après 18 mois de périple , nous avons fini par devenir des personnes plus ouvertes, plus curieuses des autres et plus tolérantes. Malheureusement, certaines attitudes franchement hostiles nous ont parfois fait rentrer dans notre coquille et nous ont donné l’impression d’avoir fait un pas en arrière. C’est affligeant car il existe une catégorie de personnes qui sont vraiment extraordinaires et qui ne méritent ni notre méfiance ni notre indifférence.

Coups de cœur 

La gastronomie

Là, nous nous sommes régalés! La cuisine indienne est vraiment savoureuse bien que végétarienne. Nous avons tenu cinq semaine sans manger de viande et ça ne nous a même pas manqué! Nous avons eu de la chance de ne pratiquement jamais tomber sur des plats trop épicés ou alors c’est notre palais qui commence à devenir insensible. Nous sommes étonnés par notre système digestif qui a bien tenu le choc de ces découvertes gastronomiques.

Les paysages

Que ce soit la jungle au sud ou les paysages méditerranéens au nord, nous avons été fascinés par les trésors naturels de l’Inde. Un bon lot de consolation pendant les trajets interminables en train. Dommage que les Indiens ne s’en rendent pas compte et ne pensent pas à protéger leur environnement.

L’architecture du Rajasthan

La couleur du grès rouge local, c’est vraiment sympa!

Bizarreries indiennes

Le manque d’intimité et d’espace personnel

Se coller à ton voisin de devant quand tu fais la queue quand tout le reste du hall est vide est tout à fait normal! Pour une fois qu’un hall de gare est vide, les gens n’en profitent même pas tellement ils sont habitués à vivre les uns sur les autres! Quand on frappe à la porte, le moment où tu ouvres la porte est considéré comme une invitation à rentrer. T’as intérêt à n’avoir personne tout nu chez toi! Une fois, nous avions la porte de notre chambre ouverte car nous nous préparions à partir, un gars est entré sans autre cérémonie pour essayer de nous vendre un balai!

Les vaches dans la rue

Il est de notoriété publique que les vaches en Inde sont sacrées et qu’elles sont libres de se promener dans la rue. Mais ce qui est vraiment marrant, c’est qu’on dirait vraiment qu’elles sont totalement conscientes de leur statut privilégié et se baladent telles des princesses en bloquant le trafic ou en squattant les meilleures places à l’ombre.

La curiosité

Quand nous croisons des gens (les sympas donc!), nous avons droit à un interrogatoire en règle sur nous et notre famille. (Où habitent tes parents? Quel est le métier de ton frère? Ta sœur a-t-elle des enfants?, etc). Notre situation financière est également passée au crible. Dans ces cas là, il faut rester vague et évaluer vers le bas, le niveau de vie étant très bas en Inde. Van a été submergée de questions concernant sa belle-mère car en Inde, lors de son mariage, une fille habite dans la famille de son mari et devient soumise à sa belle-mère qui est alors sa personne de référence.

La ley seca à Goa

Il est interdit de consommer de l’alcool pendant les jours fériés à Goa. Et devinez où nous avons passé le week-end de Pâques? Surtout que Goa, ancienne colonie portugaise, est le seul état à accorder les jours fériés chrétiens!

Ce bilan aura été le plus difficile qu’il nous a été donné d’écrire. Il n’est pas évident, surtout à chaud, de transcrire un tel ascenseur émotionnel. L’Inde est un pays où tout se vit intensément, où nous nous prenons des baffes en permanence et où la remise en question est perpétuelle. C’est très enrichissant mais c’est usant psychologiquement! Il nous faudra sûrement pas mal de recul pour prendre pleinement conscience de tout ce que nous avons vécu, pour digérer ce trop plein d’émotions. Nous vous reparlerons sûrement de notre expérience indienne dans quelques mois avec beaucoup plus de recul.

On dit souvent que l’Inde on l’aime ou on la déteste. Nous l’Inde, nous l’aimons ET nous la détestons! C’est vrai que la demi-mesure n’existe pas, tout est dans l’extrême. Les choses que nous avons adorées, nous les avons aimées avec nos tripes et les choses que nous avons détestées, nous les avons haïes de toutes nos forces. Malheureusement, ces dernières ont eu tendances à prendre le dessus à force, avec la fatigue. Là aussi, il nous faudra du recul pour relativiser.

L’Inde n’était pas un rêve, nous y sommes arrivés presque par hasard. Nous n’avions pas d’attentes donc nous n’avons pas connu de déceptions, mais pas de réelles bonnes surprises non plus. Nous sommes contents d’avoir tenté le coup mais pour l’instant, on ne nous y reprendra plus!