Nous avons passé un très bon moment en famille à Phuket mais après cette pause balnéaire, nous commençons vraiment par être en manque de culture. En plus, il nous faut réfléchir à sortir du pays afin de renouveler notre visa puisque nous voulons revenir dans le pays en décembre. C’est donc tout naturellement que notre choix s’est porté sur le nord de la Thaïlande. Nous avons opté pour Chiang Rai pour ses temples qui ont l’air ouf et pour sa situation de ville frontière.
Centre ville et Clock Tower
Chiang Rai n’est pas vraiment une ville pittoresque, elle est plutôt connue pour ses temples en dehors de la ville. Mais c’est une ville calme, encore pas trop touristique et surtout, plaisir suprême, sans rabatteurs. C’est ici que nous avons enfin trouvé le fameux sourire thaï, gratuit, qui ne sert pas qu’à essayer de te vendre quelque chose ! Le soir, il est agréable de flâner au night market et de goûter aux spécialités locales dans son food-court. Le centre névralgique de la ville est marqué par une superbe tour de l’horloge, construite de style thaï avec des feuilles d’or. Le carillon sonne toutes les heures et, une fois la nuit tombée, il est accompagné d’un jeu de lumières vraiment très kitch. Personnellement, nous la préférons de jour quand elle scintille au soleil.
Wat Rong Khun
C’est LA raison pour laquelle nous voulions à tout prix visiter Chiang Rai! Le Wat Ron Khun, ou temple blanc en français, est situé à treize kilomètre du centre-ville. Il y a des bus urbains qui nous y emmènent. C’est l’attraction phare de Chiang Rai et du nord-est de la Thaïlande. C’est un grand complexe bouddhiste inachevé et les travaux, entamés en 1996, ne sont pas prévus d’être terminés avant 2070! On doit ce projet fou à un artiste local Chalermchai Kositpipat qui voulait, par son œuvre, rendre hommage au roi Rama IX (le père du roi actuel) et à sa ville natale. La couleur blanche symbolise la pureté du bouddhisme et, pour rendre le blanc encore plus éclatant, des morceaux de miroirs ont été insérés sur les façades. C’est plutôt réussi et nous trouvons que la couleur blanche contraste superbement avec le bleu du ciel! Nous avons une chance inouïe avec la météo!
Nous prenons également le temps de nous arrêter sur tous les petits détails architecturaux et décoratifs car il valent vraiment la peine. C’est un véritable travail d’orfèvre même si certains éléments de décorations nous laissent un peu dubitatifs.
Petit temple de bouddha (qui n’a pas de nom)
Le Wat Rong Khun n’est pas qu’un temple mais tout un complexe. Il y a donc d’autres édifices consacrés à Bouddha comme ce petit temple tout mignon dont nous n’avons pas réussi à trouver s’il avait un petit nom. Il est construit également dans le même style architectural et les petits détails sont tout autant impressionnants. De loin, avec tout ce blanc étincelant, on dirait presque des sculptures de glace.
Musée des reliques bouddhistes
Enfin, il y a un petit musée de reliques bouddhistes où sont exposées de magnifiques pièces en or finement sculptées à l’effigie de Bouddha. Malheureusement, il est interdit de photographier à l’intérieur et c’est dommage car c’est vraiment joli et certaines pièces sont vraiment ouf. Mais le bâtiment extérieur vaut amplement le coup d’œil à lui tout seul. Il a la particularité d’être doré, couleur qui représente les désirs humains et l’argent dans la religion bouddhiste.
Wat Rong Seua Ten
On reste dans les couleurs puisque Wat Rong Seua Ten signifie temple bleu. Il est appelé ainsi puisque ses façades sont peintes d’un magnifique bleu roi! Logique! Le temple se trouve à trois kilomètres du centre-ville de Chiang Rai. Nous avons décidé d’y aller à pied afin de découvrir d’autres quartiers de la ville, c’est tout plat et ça longe un petit canal où il n’y a pas trop de trafic. Pour la découverte de coins pittoresques on repassera. Par contre, à notre arrivée, nous avons tout de suite été subjugués par ce magnifique édifice. Le bleu est notre couleur préférée à tous les deux, ça aide à apprécier ce temple à sa juste valeur.
Comme pour le temple blanc, ici tout est dans les détails et rien n’a été laissé au hasard. La couleur or utilisée pour les fioritures se marie superbement avec les façades bleues. Le choix de la couleur n’est pas purement esthétique puisque le doré représente la richesse dans le Bouddhisme.
Le stoupa
Ce petit bâtiment qui fait face au temple bleu commémore la mort de Bouddha. Même s’il est de taille modeste, il est impressionnant par sa couleur bleu profond et ses détails architecturaux toujours de couleur dorée.
L’intérieur du temple
Evidemment, la couleur bleue domine toujours et tout a été travaillé jusque dans les moindres détails mais pour nous, ça commence à devenir vraiment kitsch. Nous préférons de loin l’extérieur.
La visite se termine par quelques statues impressionnantes qui gardent l’entrée du temple. Pour le retour en ville, nous négocions un tuk-tuk car nous l’avons amplement mérité après notre marche sous la chaleur et aussi parce qu’un voyage en Thaïlande n’est pas complet sans au moins un petit tour en tuk-tuk.
Musée Baan Dam
Appelé la maison noire par analogie au temple blanc, ce musée en plein air compte une quarantaine de maisons en tek, bois noir que l’on trouve beaucoup dans les forêts tropicales, Ici aussi on doit ce chef-d’œuvre à un artiste local Tawan Duchanee, un gars un peu fêlé avec un goût très particulier mais le résultat final, s’il est surprenant, n’est pas si mauvais.
A l’intérieur
C’est en jetant un coup d’œil à l’intérieur de ces cabanes que nous pouvons nous rendre compte du génie (ou de l’esprit tordu) de l’artiste. On y trouve des meubles gothiques, des peaux de bêtes, des représentations de Bouddha ou de divers dieux hindous, des squelettes d’animaux, etc. Un vrai melting-pot d’objets insolites.
Ici aussi les détails sont très travaillés, notamment sur du bois sculpté. Rien n’est laissé au hasard et souvent c’est assez surprenant.
Cette petite escapade à Chiang Rai nous aura réconcilié avec la Thaïlande. Ici nous sommes loin du tourisme de masse des îles du sud et de tous ses inconvénients. Certes, ce n’est pas méconnu non plus mais les proportions restent acceptables.
Pour la suite, nous quitterons le pays quelques jours car nous souhaitons renouveler notre visa thaï pour trente jours, nous ferons donc un crochet par le Laos. Nous sommes super excités à l’idée d’aller découvrir un nouveau pays!
Notre séjour en Malaisie est terminé…. jusqu’au prochain dans environ un mois. Il est temps de rejoindre les parents de Fabien qui nous attendent de pied ferme en Thaïlande , sur l’île de Phuket, pour le repas du soir. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Notre vol est annoncé avec plus de deux heures et demi de retard. Mais finalement tout s’arrange! C’est Air Asia qui régale pour notre repas du soir à l’aéroport, comme quoi il faut toujours essayer de demander un dédommagement lors de retard, et nous atterrissons juste assez tôt à Phuket pour profiter du dernier verre en famille, ouf!
Patong Beach
Ce sera notre lieu de villégiature pour huit jours. Au programme : playa, piscine, lecture, farniente, bonne bouffe, etc. Le lieu est d’ailleurs fait pour ce genre d’activités : hôtels, restaurants, bars et salons de massage constituent la ville. Le vrai exemple du fléau du tourisme de masse en Thaïlande.
La playa
Le vrai atout de Patong c’est sa plage! Même avec notre esprit très critique et hostile aux lieux touristiques, nous sommes obligés de reconnaître qu’elle en jette! La mer est turquoise, le sable est fin et blanc, la baie est entourée de magnifiques collines luxuriantes et, cerise sur le gâteau, l’eau est chaude, même pour Van la frileuse!
Wat Suwan Khiri Wong
En cherchant bien, il est possible de trouver un peu de culture dans cette débauche touristique qu’est Patong. Il s’agit du temple bouddhiste Suwan Khiri Wong, situé en retrait de la ville, là où il n’y a plus ni bar, ni hôtel, juste le quartier où les Thaïs habitent. Malheureusement, le temple est fermé et un chien pas très sympa en garde l’entrée mais nous avons quand même pris le temps d’observer tous ces détails architecturaux qui nous fascinent tant, le temple étant dans un état irréprochable.
Phuket Town
Nous avons quand même décidé de nous bouger de nos vacances balnéaires afin de visiter la capitale de l’île, Phuket Town. Il reste quelques anciens bâtiments coloniaux datant de l’époque où la ville était un comptoir portugais. Malheureusement, les jolis édifices sont cachés derrière un enchevêtrement de fils électriques tirés anarchiquement à travers le centre-ville, un autre gros fléau de la Thaïlande! Contrairement à Malacca, les Portugais sont repartis en emportant avec eux la recette des pasteis de nata! Il faudra nous contenter du mango sticky rice thaïlandais qui est tout aussi bon.
Phuket n’aura pas été l’étape la plus marquante de notre tour du monde mais nous avons pu passer du temps en famille, la première fois depuis plus d’une année, et c’était vraiment le plus important! Merci encore Raymond et Angela d’avoir pris part à une partie de notre projet un peu fou et pour les moments de franche rigolade! Revenez quand vous voulez!
Koh Phi Phi
Nous l’aurons méritée cette île paradisiaque de la mer d’Andaman! Après une petite parenthèse au Laos afin de renouveler notre visa, nous sommes, après un long trajet en train, à Bangkok où nous passons la nuit avant de prendre notre vol pour le sud. Le lendemain, il nous faut sortir du lit à quatre heures du matin (ah les bons souvenirs des tours du matin!) après une nuit bien bruyante. Il faut croire que Don Mueang est le nouveau quartier branché de Bangkok! Une petite heure de vol jusqu’à Krabi puis essayer de rejoindre le port pour pouvoir enfin embarquer dans le ferry pour Koh Phi Phi, tout ça pour se retrouver sous une pluie battante digne d’un automne suisse!
La fréquentation du ferry nous renseigne déjà sur le côté touristique de l’île, surtout que décembre est la haute saison. Mais si nous sommes venus jusqu’ici c’est pour rencontrer William, un pote à Fabien qui passe quelques jours dans le sud de la Thaïlande. A l’arrivée, nous sommes quand même subjugués par la beauté des pics karstiques qui émergent de la mer. Une bonne surprise nous attend une fois débarqués : l’île est entièrement piétonne, fait rarissime en Asie du Sud-Est mais extrêmement agréable. Par contre le village principal n’a aucun intérêt. Comme tout lieu touristique, il est composés d’hôtels, de restaurants, de bars, du Seven Eleven et de salons de massage.
Ao Tonsai Beach
C’est la plage la plus proche du centre mais pas la plus jolie. Elle est envahie de bateaux à moteurs attrape touristes et de rabatteurs qui veulent t’emmener n’importe où, y compris à Maya Bay alors que c’est fermé au public (nous y revenons plus bas). La plage est dominée par une impressionnante paroi karstique qui s’élève pratiquement à la verticale.
Loh Dalum Beach
Là, on se rapproche plus de la plage paradisiaque avec ses long-tail boats. Comme elle est enserrée dans une baie presque fermée, la mer se retire sur des centaines de mètres lors de la marée basse. Comme l’eau est transparente, c’est l’occasion de découvrir une faune marine, certes pas extraordinaire car le corail a vraiment morflé à cause de la venue des touristes, mais assez intéressante si près du bord. Nous avons aperçu des poissons multicolores atteignant une taille respectable, des hippocampes, des crabes et même une étoile de mer, le tout sous l’œil attentif des échassiers venus chercher leur casse-croûte.
Nous délaissons les plages et leurs eaux transparentes et chaudes pour prendre un peu de hauteur afin d’observer l’île depuis son sommet. Mais ça se mérite! Il faut grimper une volée de marches et se délester de 30 bahts, c’est la Thaïlande rien n’est gratuit! Mais la vue depuis le sommet vaut amplement ces petits sacrifices.
Viewpoint 2
A dix minutes de marche du Viewpoint 1 se trouve le Viewpoint numéro 2! Plus élevé que le premier il offre une vue vraiment panoramique sur une bonne partie de l’île. Malheureusement, l’humidité de la veille n’étant pas totalement résorbée, il a fallu compter avec les nuages et un temps un peu gris.
Long Beach
Cette plage se mérite, il faut une bonne vingtaine de minutes de marche pour l’atteindre. Mais le chemin en bord de mer dans une petite forêt tropicale au milieu des oiseaux et des papillons vaut vraiment la peine, encore plus que Long Beach en elle-même. Et comme un touriste moyen ça n’aime pas marcher, nous n’avons pas rencontré beaucoup de monde.
Bonne nouvelle!
L’île que nous apercevons derrière les bateaux sur la photo est Koh Phi Phi Leh. C’est là que se trouve la fameuse Maya Bay, lieu de tournage du film La Plage. Malheureusement, l’afflux des touristes en masse a fragilisé l’écosystème au point d’y faire fuir toute la faune marine. Le 1er juin 2018, les autorités, pourtant peu enclines à la protection de l’environnement, ont décidé d’interdire tout accès à la plage pour une durée de quatre mois et de replanter du corail. Petit à petit, le corail a commencé à se régénérer et la faune marine à recommencé à occuper les lieux. Face à ces résultats encourageants, les autorités ont décidé de prolonger la fermeture du site pour une durée indéterminée. C’est une petite action anecdotique mais que nous voulons encourager car nous sommes persuadés qu’une multitude de ces petites actions peuvent contribuer à sauver quelques habitats naturels.
Pour reprendre une expression bien de chez nous, nous avons été déçus en bien par Koh Phi Phi. Bien refroidis par Phuket, nous nous attendions à une pâle copie de Patong. Certes c’est un endroit très touristique mais les paysages et les plages valent largement le détour, surtout qu’il est possible de trouver quelques endroits un peu plus isolés.
Il y a pile une année, nous embarquions pour la plus grande aventure de notre vie à travers le globe! Qu’en est-il un an plus tard?
Nous profitons de cet article pour remercier tous ceux qui, par divers moyens, nous ont soutenu pendant ces douze derniers mois! Merci pour vos messages d’encouragements, ça fait chaud au cœur!
C’est en tout cas une belle excuse pour dresser un bilan! Nous nous calquons sur le modèle du bilan des 6 mois afin de voir notre évolution sur cette demi-année supplémentaire.
53’874,5 km plus que la circonférence de la terre. Nous étions à 26’727 km il y a six mois, nous avons donc parcouru 27’147,5 km depuis l’Equateur.
Budget
19’754 CHF (17’258€) TTC. Nous avions prévu un budget total pour une année de 30’000 CHF, nous en sommes bien en dessous à notre grande surprise, nous pensions dépenser beaucoup plus en billets d’avion. Pour ce qui est du budget « sur place » (les fameux 50CHF par jour!) nous en sommes à 16’796 CHF (14’659€) soit une moyenne journalière de 46 CHF (40€) par jour. Nous sommes assez fiers de notre gestion du budget car plus nous serons des warriors dans ce domaine, plus notre voyage continuera.
Température la plus basse
Treize petits degrés sous la pluie à San Cristobal de las Casas, au Mexique. C’est d’ailleurs la dernière fois que nous avons eu froid, c’était au mois d’août.
Température la plus haute
41 degrés dans les Everglades, en Floride. C’était vraiment chaud et humide mais la chaleur a fait fuir les touristes, du coup nous étions quasiment tout seuls!
Taux d’humidité de fou
A Hong Kong, l’humidité dépasse quotidiennement les 90%, ça provoque une espèce de brume alors qu’il fait chaud et un temps superbe! C’est le phénomène météorologique le plus bizarre auquel nous ayons assisté!
Altitude la plus basse
35 mètres en dessous (oui, en dessous!) du niveau de la mer dans les dépressions salines de la péninsule Valdés, en Patagonie argentine.
Altitude la plus haute
4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Nous n’avons pas fait de folies des hauteurs en Asie.
Mis à part la pneumonie à Van au Mexique, qui s’est très bien soignée, nous avons eu encore moins de bobos que les six premiers mois. Nous avons découvert que le corail ça coupe! Mais les coupures ont très bien cicatrisé même si ça démange affreusement pendant quelques jours. Bien sûr il y a les petits bobos habituels (coup de soleil, piqûres d’insectes, petit rhume, hématomes,…) que nous pourrions avoir n’importe où!
Bébêtes dangereuses
Nous avons été marcher dans les forêts tropicales en Amazonie et sur Bornéo notamment mais les seuls endroits où nous avons vu des bestioles pas très nettes, c’était en milieu urbain! Il y a eu un serpent et un scorpion au centre-ville de Salta, deux scorpions aux Galapagos, un scorpion au bar de notre hostal à Puerto Lopez, en Equateur, et un petit serpent en pleine ville de Kuala Lumpur!
Records de temps passé à la frontière
Trois heures et quarante-cinq minutes entre la Bolivie et le Chili, les douaniers chiliens faisant preuve d’excès de zèle. Record de rapidité entre le Brunei et la Malaisie, moins de cinq minutes! Comme tout est interdit au Brunei, les douaniers malaisiens ne contrôlent pas les bagages, les chances qu’ils contiennent de la marchandise illicite sont très minces.
Matériel remplacé
Nous en sommes à une paire de tongs et une paire de chaussures de trek chacun, deux paires de lunettes de soleil pour Fab, un téléphone pour Van et une quantité invraisemblable de câbles USB car ils n’aiment vraiment pas le transport en sac à dos!
Volontariats
Six : entretien d’une chakra à Colonia del Sacramento, « faiseurs d’ordre » dans une résidence étudiante à Córdoba, récolte de lavande près de Puerto Madryn, réceptionnistes dans un hostal à Salta, dans un hostal près de Puerto Lopez et dans une guesthouse à Malacca.
Quantité de riz ingurgitée
Ça ne s’est vraiment pas arrangé depuis notre arrivée en Asie, bien au contraire! Même quand ce sont des pâtes ou des pâtisseries, c’est du riz! Mais au moins, en rajoutant toutes les bananes que nous mangeons, nous n’avons aucun risque de tourista!
Tremblements de terre ressentis
Cinq : L’Equateur est vraiment un pays où la terre tremble souvent : nous en avons trois à notre actif, un à Quito, un à Puerto Lopez et un à Guayaquil. Les deux premiers étaient très légers, le dernier, de magnitude de cinq sur l’échelle de Richter, secouait un peu plus. Les deux autres nous les avons ressentis en Indonésie : un très léger à Surabaya et un de magnitude six qui nous a vraiment secoué (Van surtout, Fab dormait du sommeil du juste et n’a pas bronché!) à Bali. Mais aucun de ces tremblements de terre n’a généré de dégâts ni d’alerte au tsunami. Ouf!
Quinze heures, entre Los Angeles et Hong Kong et tout ça sans voir la nuit. Ce qui nous a généré un jet lag de ouf!
Nos coups de coeur
Pays préféré
L’Equateur reste un de nos gros coup de cœur, nous y avons d’ailleurs utilisé la totalité de notre visa. En Asie, la Malaisie nous plait énormément. Nous sommes rentrés sur le territoire malaisien trois fois et nous savons déjà qu’il y en aura une quatrième!
Plus belle ville
Argh!! Même sous la torture c’est impossible d’y répondre! TOUTES les villes coloniales latino-américaines sont superbes! Dans le même ordre d’idée, il y a Malacca avec un magnifique centre historique. Hong Kong et Singapour nous ont fascinés avec leur architecture ultra moderne et leurs quartiers historiques.
Le truc de ouf de la mort qui tue qui déchire sa race
Les Galapagos! Il faudra vraiment un truc énorme pour les détrôner!
La plus belle plage
Tortuga Bay aux Galapagos sans hésitation! Blue Lagoon sur Bali était également très belle.
Activité préférée
Là, rien n’a changé. C’est toujours l’observation des animaux et… l’apéro!
Meilleure gastronomie
La cuisine asiatique sans hésitation aucune! Mais devoir la départager selon les différents pays va être très difficile, c’est délicieux absolument partout! S’il fallait vraiment répondre sous la torture, nous choisirions Singapour car la ville est tellement multiculturelle que ça se ressent dans les assiettes et aussi parce qu’il y a le Lau Pa Sat, le food court le plus funky du monde! Pour la viande de bœuf, l’Argentine est en tête évidemment!
Plat préféré
Là c’est vraiment impossible de répondre tellement c’est varié! Mais puisque nous sommes actuellement en Malaisie, nous dirions le laksa, des nouilles dans une soupe au curry rouge et lait de coco servies avec du poulet, des pousses de bambou, du tofu et des crevettes, un vrai régal!
Le meilleur café
En général, en Equateur. Mais nous avons trouvé un vrai bar italien à Playa del Carmen tenu par un Florentin qui servait le vrai espresso à l’italienne!
Le meilleur pinard
Entre Argentine et Chili, notre cœur balance. Même si en Argentine nous avons carrément assisté à de la maltraitance de pinard! On l’a vu mélangé avec des glaçons et, pire, avec du Coca-Cola!
Les gens les plus chaleureux
Les Argentins
Les gens les plus souriants
Les Malaisiens. Le vrai pays du sourire, c’est la Malaisie, les gens sont tout le temps en train de sourire, sans raison. C’est un sourire sincère, contrairement en Thaïlande où les gens ont, à notre avis, un fake smile seulement destiné à nous faire sortir notre porte-monnaie.
Les douaniers les plus sympas
Les Indonésiens, suivis de près par les Malaisiens et les Singapouriens. Quand tu débarques dans ces trois pays, t’as vraiment l’impression d’être le bienvenu!
Prendre un vol de nuit low-coast dans un avion congelé par la climatisation
Essayer de faire ses courses juste pour deux personnes aux Etats-Unis
Essayer de faire comprendre à des Américains incultes que non, nous ne sommes pas suédois! (Switzerland pas Sweden ducon!) puis finalement laisser tomber et profiter de notre accent pour dire que nous sommes Français.
Débarquer au Mexique le week-end des élections présidentielles et subir la Ley Seca, l’interdiction totale d’alcool sur tout le territoire
Pour Van, se faire passer pour une Argentine dans le reste de l’Amérique Latine à cause de son accent italien prononcé
Mettre trois jours à se remettre du jet-lag après la traversée du Pacifique
Se promener avant sept heures le matin dans une Hong-Kong vide (merci le jet-lag!) et ne croiser que les vieux qui font leur taï-chi dans Kowloon Park
Fêter la naissance de notre nièce au thé car nous sommes au Brunei et l’alcool y est interdit
Se faire arrêter dans la rue en Indonésie et en Malaisie pour poser pour des selfies avec des locaux car nous sommes des blancs
Se faire prendre en photo « discrètement » par des Indonésiens et des Malaisiens
Faire une traversée en bateau sur une mer déchaînée, être malade comme la plupart des passagers, et voir trois Russes en pleine forme se vider une bouteille de vodka
Se retrouver à Singapour à la place de Tioman parce-qu’il n’y avait plus de bus pour Mersing
Se faire ordonner par un douanier indonésien de faire des bébés puisque nous sommes en lune de miel
A Hong Kong, les escalators te parlent pour te demander de bien te tenir à la barrière
Les rishaws (sorte de tuk-tuk à vélo) avec leur déco kitch et leur musique insupportable à Malacca
Se faire virer d’un volontariat à Malacca, sûrement à cause d’une incompréhension interculturelle.
Ce que nous avons appris
Nous avions déjà appris beaucoup de choses en général et sur nous-même lors des six premiers mois donc nous n’allons pas faire un copier-coller du bilan des six mois mais nous avons quand même appris quelques trucs supplémentaires.
Des mots
Un peu de mandarin, de malais et d’indonésien histoire de dire bonjour et merci, ça nous tient à cœur. Et, comme par hasard, pas mal de mots concernant la nourriture!
Manger épicé
C’est surtout notre estomac et notre palais qui se sont habitués. Nous en avons eu la preuve une fois que nous avons été manger indien avec deux Françaises qui venaient de débarquer en Asie. Elles ont trouvé le curry très épicé, nous pas tant que ça.
Parler avec les mains
A part en Malaisie et un peu à Bali, il est difficile de rencontrer des gens qui parlent anglais, du coup nous improvisons un langage des signes et ça ne fonctionne pas trop mal. De toute façon, Van parle déjà tout le temps avec les mains même quand elle arrive très bien à se faire comprendre! (#italianstyle)
Supporter l’humidité
Avant notre arrivée en Floride, le temps n’était pas trop humide. Depuis, avec la Floride, la Louisiane, la canicule au Mexique, Hong Kong, Singapour et Malacca, nous avons perdu des litres de transpiration et finalement c’est un climat auquel nous nous habituons très bien.
Nos ressentis
Ce qui nous manque de la Suisse
Toujours rien…
Ce qui nous manque en général
Maintenant que nous sommes en Asie, rien. En tout cas ce ne sont pas les idées qui manquent, nous en avons déjà plein pour 2019
Ce à quoi nous nou attendions
Comme il y a six mois, à galérer beaucoup plus. Même si la langue et les transports sont moins faciles qu’en Amérique, il nous semble que nous nous adaptons pas trop mal.
Positive attitude
Les galères paraissent de moins en moins difficiles à gérer avec le temps. Nous avons toujours trouvé des plans B lorsque le plan A n’était pas (ou plus) réalisable et nous avons toujours eu finalement de bonnes surprises. Les gens que nous rencontrons sont, la plupart du temps, adorables. Donc nous sommes au taquet et avons toujours autant la niaque pour la suite!
Et notre couple dans tout ça?
Nous sommes toujours ensemble c’est bon signe non? Il n’y a pas grand chose à rajouter par rapport à il y a six mois. La thérapie de la marche fonctionne toujours aussi bien. Lors des volontariats, nous avons appris que nous pouvons former une bonne équipe et nous savons rester solidaires à nous serrer les coudes dans l’adversité. Nous nous laissons chacun nos moments pour respirer un peu et l’humour reste toujours notre meilleur allié.
SPOILER ALERT!!
Puisque nous ne sommes pas vraiment motivés à rentrer en Suisse, c’est la Suisse qui viendra à nous. Nous retrouverons fin novembre les parents à Fabien à Patong avec son parrain et sa copine. Ensuite, un pote à Fabien sera dans le sud de la Thaïlande courant décembre, là c’est plutôt la France qui viendra à nous. Suisse ou France peu importe, nous sommes toujours ravis d’avoir de la visite.
Pour 2019, nous avons des projets un peu fous, mais nous vous en parlerons plus tard….
Ayant un peu de temps depuis notre départ d’Indonésie avant de rejoindre les parents de Fabien à Phuket, nous avions décidé de nous poser un peu et effectuer un peu de volontariat. Les deux premières semaines se sont vraiment bien passées. Nous nous occupions d’une petite pension, de l’entretien des espaces communs, de l’accueil des clients, d’aider à l’école de cuisine de la propriétaire et même parfois, nous faisions les guides touristiques à travers la ville. Mais petit à petit, sans trop que nous sachions vraiment pourquoi, des petites tensions ont commencé à apparaître entre les différents protagonistes ainsi que quelques malentendus culturels et linguistiques puis un beau matin, tous les volontaires ont été priés de faire leurs bagages et de dégager le plancher! Ma foi, ce sont des choses qui arrivent nous garderons toutefois un excellent souvenir de cette expérience malgré sa fin en eau de boudin. Nous avons eu l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes des quatre coins du monde et nous avons pu profiter des attraits touristiques de la ville.
Malacca est le plus ancien port de la péninsule malaise et la ville a été fondée vers 1400, donc avant l’arrivée des Européens. Son endroit stratégique sur le détroit de Malacca a attiré les convoitises de nombreux conquistadors. Aujourd’hui, elle possède un petit patrimoine historique assez intéressant, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui retrace des siècles d’histoires et les différentes influences que connut la ville.
Côté Portugal
Le fort construit par les Portugais au XVIe siècle
Les premiers Européens à débarquer à Malacca étaient les Portugais sous l’égide du navigateur Afonso du Albuquerque.. C’était en 1511. Vu la position stratégique de la ville sur le détroit de Malacca, ils y établirent un comptoir et repoussèrent les locaux, du royaume de Johor, hors des frontières de la ville. La colonisation a duré environ 130 ans. Il ne reste que peu de patrimoine de cette époque car les Hollandais sont arrivés après construisant la ville à leur image. Mais il reste le fort, la cathédrale, quelques azulejos, une douceur de vivre toute méditerranéenne et, le plus important, les pasteis de nata!
Musée maritime
Situé dans un magnifique galion portugais reconstitué, le musée raconte les différentes invasions du détroit, par voie maritime évidemment! C’est grâce à ce musée que nous pouvons faire les malins et vous expliquer les différentes époques de Malacca. Il y a aussi une section sur la faune et la flore marine qui se trouvent dans les différentes régions de Malaisie. Du coup, nous rallongeons encore notre grande liste à idées et nous réjouissons de découvrir le littoral de ce pays!
Côté hollandais
En 1641, les Hollandais débarquèrent avec leurs gros sabots, leur gouda, leurs frites et leurs moulins à vent et s’allièrent avec le royaume de Johor plus au sud afin de faire fuir les Portugais et s’emparer de la ville. Evidemment, après la victoire, les locaux de Johor n’eurent plus que leurs yeux pour pleurer et restèrent confinés hors des frontières de la ville, encore une fois. Mais il y a une justice, les Hollandais n’arrivèrent jamais à faire prospérer le port comme les Portugais, qui eux n’arrivèrent jamais au niveau de prospérité du royaume de Johor auparavant. Ça s’appelle le karma! Aujourd’hui, il reste un superbe centre historique bien conservé inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et, fait très rare en Asie, une bonne partie de la vieille ville est piétonne!
Bukit St-Paul
C’est une colline qui surplombe le centre historique. On y trouve les ruines d’une église hollandaise, un cimetière protestant et quelques bâtiments coloniaux. La vue sur Malacca vaut à elle seule la peine d’y grimper! Promis ce n’est pas trop pénible et c’est assez facile la montée!
Côté Chine
La communauté sino-malaisienne étant très importante en Malaisie (26% de la population), Malacca n’allait pas échapper au fameux Chinatown. A l’instar du reste de la ville, et contrairement aux autres Chinatown, le quartier est vraiment tranquille, conforme à l’ambiance dolce vita toute méditerranéenne de Malacca. Pourtant, à la base, on doit ce quartier aux Anglais qui ont également été très intéressés par la positions stratégique de la ville. Le quartier fait également partie du centre historique protégé par l’UNESCO.
Malacca River
Les rives de la Malacca River sont les coins les plus sympas de la ville. C’est un quartier tranquille, d’artistes et surtout piéton qui a un petit air des bords de la Spree à Berlin. Comme ses consœurs Ipoh et Georgetown, Malacca a son quartier de street art.
Diversité culturelle
La Malaisie est connue pour être multiculturelle. C’est encore plus marqué à Malacca par son histoire. On y trouve des mosquées, des temples chinois, des temples sikhs, des églises catholiques et méthodistes, etc., parfois dans la même rue! Ici, tout le monde vit en liberté, peu importe sa croyance, sa couleur de peau et son habillement. Un bel exemple de tolérance que d’autres feraient bien de suivre!
North Malacca
Lors de notre deuxième séjour, nous avons longé la Malacca River en direction de l’intérieur des terres, et avons découvert un petit quartier bien tranquille, hors des circuits touristiques et un peu naturel avec une passerelle qui surplombe une petite mangrove.
La rencontre du jour!
Oui, c’est bien un vrai! Et malgré son air impressionnant, ce varan est totalement inoffensif!
Mosquée flottante
Une bonne partie de la ville moderne de Malacca a été construite sur du terrain gagné sur la mer. Et pour la mosquée, elle a été carrément construite sur pilotis dans le détroit de Malacca. Son nom officiel est d’ailleur Masjid Selat qui signifie mosquée du détroit. Elle a été achevée en 2006 et mélange les architectures malaises et moyen-orientales. Nous avons également appris ici que le détroit de Malacca est le plus long du monde, mais aussi le plus fréquenté. C’est le passage obligé entre Singapour et le Golfe Persique et ceci depuis des siècles. On comprend mieux pourquoi Malacca a toujours attiré les convoitises.
Même si l’aventure ne s’est pas vraiment bien terminée, notre expérience à Malacca en tant que volontaires fut néanmoins très bonne et nous n’en partons pas fâchés. Nous garderons un très bon souvenir de cette magnifique ville très riche en culture.
Effectivement, le souvenir que nous avons gardé de cette ville était tellement positif que nous avons décidé d’y refaire un petit tour, en simple touristes cette fois, pour visiter quelques endroits encore méconnus. Evidemment, la présence de la fameuse « Portuguese egg tart » a lourdement penché en faveur de notre retour.
Voilà, l’Indonésie c’est fini, du moins pour l’instant, donc nous vous proposons notre traditionnel bilan.
En chiffres
Durée du séjour
24 jours. Sachant qu’un visa n’est valable que trente jours et que l’Indonésie est un pays composé de milliers d’îles, nous n’avions pas le temps d’entreprendre autre chose après notre séjour à Bali.
Budget
14’298’000 roupies indonésiennes (oui, ce sont des millions!) soit 929,90 CHF ou 811,80€ ce qui fait une moyenne de 38,75CHF ou 33,80€ par jour, avec un vol interne! C’est grâce au niveau de vie très bas que nous sommes amplement dans notre budget. Finalement, nous ne les avons pas si mal négociés nos transports à Bali!
Distance parcourue
2203,2 km de la frontière malaisienne sur Bornéo jusqu’à Pontianak, puis Surabaya – Banywangi, détroit de Bali, Permuteran, toute la côte nord et est de Bali jusqu’à Padang Bai, Ubud et Kuta. Tout ça en bus, avion, train, ferry, bemo, Grab et shuttle bus.
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer sur les côtes balinaises, 400 mètres à Ubud. Rien de bien extraordinaire vu que nous ne sommes pas allés à Java pour grimper sur les volcans.
Extrêmes de températures
31 degrés à Ubud, 36 degrés à Pemuteran. Des températures dignes d’un climat tropical. Nous qui aimons le chaud, nous avons été servis!
Mots d’indonésien appris
Une bonne vingtaine. A part les habituels bonjour et merci, tous les autres mots que nous connaissons concerne la nourriture! (Gourmands nous?)
Les tops et les flops
Voici maintenant la partie la plus intéressante de notre bilan! Comme d’habitude, nous commençons par le pire afin de finir par le meilleur!
Les flops
Le désastre écologique
L’Indonésie c’est notamment des montagnes de déchets, un trafic congestionné partout, l’absence de transports publics, l’utilisation du plastique à outrance, la pollution atmosphérique, des milliers de scooters super polluants etc! Derrière les paysages de carte postale, l’Indonésie est une poubelle géante! La faute à un manque d’éducation de la population et à un gouvernement ultra corrompu qui préfère s’occuper à toucher des pots de vin que de protéger l’environnement. C’est vraiment dommage car le pays possède des environnements vraiment extraordinaires qu’il faudrait penser à protéger un peu.
Les rabatteurs
Ce n’est pas les premiers rabatteurs que nous croisons et normalement, nous sommes plus fatalistes à leur égard. Ça fait partie du jeu. Mais en Indonésie et surtout à Bali, ils sont tellement insistants et pénibles qu’ils en deviennent insupportables! Certains n’ont pas hésité à nous suivre jusque dans les toilettes pour nous vendre une course de taxi. D’autres ont eu le toupet de nous cracher un chewing-gum sur les pieds quand nous avons refusé leur « offre ». C’est un vrai fléau et ça donne une mauvaise image de la population indonésienne qui, en vrai, est vraiment adorable.
Les transports à Bali
Parmi tous les problèmes que connait Bali, il y en a deux qui ont foutu en l’air tout le système de transport : le tourisme de masse et l’accès au crédit pour les Balinais qui s’achètent tous leur propre véhicule. Du coup, le service de transports publics est très réduit. Même l’application Grab (l’équivalent d’Uber) ne fonctionne pas à Bali. Nous sommes donc obligés de nous rabattre sur les shuttle bus spécial touristes, auprès de rabatteurs à touristes hyper pénibles, à prix spécial touristes également.
Le tourisme de masse à Kuta et Ubud
Mais nous avons été en connaissance de cause à Kuta. Pour Ubud, nous avons vraiment été déçus sur ce coup-là.
On a kiffé!
Le snorkeling
Nous avons été à Bali spécialement pour ça et nous n’avons pas été déçus. Tous les spots que nous avons faits étaient faciles d’accès depuis la plage et surtout, il n’y avait pas besoin de contracter un tour! Nos spots préférés? Permuteran et Blue Lagoon Beach à Padang Bai.
L’hôtellerie
Même avec un petit budget, il est facile de se loger dans des endroits sympas, parfois avec piscine et petits-déjeuners pour une quinzaine d’euros la chambre double. Même à Bali! En plus, les Indonésiens ont vraiment le sens du service.
Les douaniers
Nous décernons la palme des douaniers les plus sympas aux Indonésiens! Nous avons passé la frontière au milieu de nulle part dans la jungle et nous étions les seuls blancs donc ça a sûrement aidé pour les contacts. En général, le passage en douane donne un premier aperçu du pays. Nous avons donc commencé notre séjour indonésien sous les meilleurs auspices.
La gastronomie
Ce chapitre risque d’apparaître dans tous nos bilans asiatiques! Ce n’est pas que nous sommes gourmands, c’est juste que la nourriture est vraiment trop bonne sur ce continent et l’Indonésie n’échappe pas à la règle! L’ingrédient principal est la cacahuète avec laquelle ils font de délicieuses sauces comme pour accompagner le gado-gado balinais ou encore la fameuse sauce satay. Ça peut être problématique pour les allergiques mais nous on adore!
Bizarreries indonésiennes
Les paparazzis
Dans les coins pas très touristiques d’Indonésie, nous sommes de vraies rock stars car, souvent, nous sommes presque les seuls blancs. Les gens n’hésitent pas à user de subterfuges pour nous prendre en photo, plus ou moins discrètement, avec leur smartphone, même depuis leur scooter! Les plus téméraires d’entre eux surmontent leur timidité pour nous demander de poser avec eux pour un selfie, exercice auquel nous nous prêtons de bonne grâce!
Un séjour un peu en demi-teinte mais nous ne regrettons pas d’être venu. Nous avons quand même découvert des coins sympas. Nous sommes conscients d’avoir visité une toute petite partie de cet immense archipel qui compte plus de 18’000 îles. D’ailleurs, il n’est pas impossible que nous décidons d’en découvrir une autre dans un futur plus ou moins proche.
Pour la suite, ce sera un petit retour en Malaisie. Il nous reste un mois avant de retrouver les parents de Fabien en Thaïlande et nous ne savions pas trop comment préparer un itinéraire qui tienne la route sans trop prendre l’avion. Pour nous simplifier la vie, nous avons décidé de nous poser trois semaines à Malacca où nous remettrons nos casquettes de volontaires avant de rejoindre la Thaïlande.
Nous quittons le bord de mer quelques temps pour nous retrouver, après avoir traversé de jolis paysages de rizières en terrasse, à Ubud, la capitale culturelle de Bali. Par culture, il faut comprendre, un musée, des magnifiques temples hindouistes et une multitude de boutiques de souvenirs afin que les touristes occidentaux se lestent de quelques milliers de roupies. Cette fois, nous sommes vraiment arrivés dans la partie très touristique de Bali. C’est la première fois depuis notre arrivée en Asie que nous croisons autant de touristes occidentaux! La véritable expérience balinaise aurait été de profiter des massages et des centres de yoga mais le temps et surtout la motivation nous ont manqué. Nous irons tester tout ça dans un endroit plus confidentiel.
Monkey Forest
L’entrée de la forêt
Comme son nom l’indique, c’est une forêt où il y a des singes. Il y a une population d’environ 600 macaques à longue queue répartis en cinq groupes différents qui y vivent à l’état sauvage même si, avec l’arrivée des touristes, ils sont devenus très peu farouches voire un peu dangereux car ils viennent chercher de la nourriture jusque dans nos sacs voire même dans nos poches de shorts ou pantalons. Mais ça reste un des seuls moyens de voir des singes de près. Il y a la possibilité d’acquérir des bananes à l’entrée afin de nourrir les macaques mais pour nous il est inconcevable de nourrir des animaux sauvages, nous nous contentons de les observer.
Si vous voulez voir ces petites bébêtes de plus près, vous pouvez agrandir nos photos ci-dessous simplement en cliquant dessus!
A la base, la Monkey Forest était un sanctuaire hindouiste. Il y a d’ailleurs plusieurs temples dans la forêt ainsi que des sculptures de différents animaux, car dans l’hindouisme, pratiquement tous les animaux sont sacrés. Nous devons reconnaître que ces temples et ces statues au milieu de la végétation tropicale luxuriante qui reprend peu à peu ses droits sont juste waw!
Nous ne savons pas trop quoi penser de cette forêt car elle est vraiment dédiée aux touristes. D’ailleurs, les chemins sont mêmes bétonnés pour ceux qui auraient l’idée de venir en tongs. Ce n’est pas trop notre truc. Mais nous savons pertinemment que c’est grâce à l’attrait touristique qu’elle génère que cette forêt n’est pas rasée au profit de grands hôtels de luxe avec piscine. Il faut reconnaître, après avoir fait abstraction du monde, que la nature est magnifique et qu’après l’heure de fermeture, ça doit être un vrai havre de paix pour les singes et les autres animaux qui y vivent.
Contrairement à la majorité des visiteurs qui viennent à Bali, nous n’avons pas du tout accroché avec Ubud. Nous n’avons pas trouvé tout ce qui est décrit sur les réseaux sociaux ou sur les blogs de voyage, c’est-à-dire, le calme, la zénitude, une culture unique et une nature préservée. Nous n’y avons trouvé qu’un gros centre touristique surpeuplé par les vacanciers. Nous n’y avons peut-être pas été dans le bon mood ou à la bonne saison, qui sait…
En ce qui nous concerne, nous ne vous recommandons aucunement un passage à Ubud si vous comptez vous rendre à Bali.
Kuta
Magnifique coucher de soleil à Kuta Beach
Pour notre dernière étape balinaise, nous n’avons pas gardé le meilleur pour la fin mais le plus pratique pour nous rendre à l’aéroport de Denpasar. Les transports resteront le gros point noir de ce séjour balinais. Kuta est la station balnéaire d’occidentaux par excellence : boutiques de souvenirs, malls super modernes, restos à burgers, bars, discothèque, enseignes internationales,… Ici tu te fais harceler pour tout : taxi, massage, resto, tour, etc. Tous les moyens sont bons pour essayer de te soutirer quelques milliers de roupies. Ces usines à touristes sont le gros point noir de l’île des Dieux. C’est vraiment dommage car ça fait passer les Balinais pour un peuple avide d’argent facile à tout prix alors que pour une bonne partie d’entre eux, ce n’est pas le cas. Avec sa géographie variée (volcan, rizières en terrasse, plages, récifs de coraux, forêts tropicales, etc) ainsi que sa culture unique avec l’hindouisme balinais qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, Bali aurait de quoi trouver des alternatives au tourisme de masse.
Attentat du 12 octobre 2002
Le 12 octobre 2002 a eu lieu un double attentat à la bombe perpétré par un groupe islamiste proche d’Al Quaïda tuant 202 personnes, principalement des touristes étrangers. Aujourd’hui, sur le lieu du drame, se dresse un mémorial avec le nom de tous ceux qui ont perdu la vie dans cet attentat. Il y a encore beaucoup de fleurs qui sont envoyées sur place, notamment par divers organismes australiens, l’Australie étant le pays ayant perdu le plus de ressortissant dans ce drame.
La playa
Le grand atout de Kuta c’est sa plage! Une longue plage de sable blond et d’eau turquoise! Ici, ce n’est pas le paradis du snorkeling mais celui du surf! Nous aurions pu mettre en pratique ce que nous avions appris en Equateur, mais le courant est assez fort et les rouleaux trop hauts pour des surfeurs débutants comme nous. Par contre, il est agréable de rester sur le sable quelques instants pour faire bronzette ou observer les vagues qui peuvent parfois être très impressionnantes.
Sunset
Pour la première fois à Bali, nous sommes vraiment du bon côté pour admirer le coucher de soleil! Mais nous ne sommes malheureusement pas les seuls à vouloir en profiter. Vu le monde qu’il y a, c’est plutôt ambiance Hellfest ou autre festival du genre que coucher de soleil romantique. Mais le spectacle est tellement beau que nous oublions tout ce qui nous entoure pour profiter du moment. Le gros atout de Kuta restera sa plage, de jour comme de nuit!
Contre toute attente, nous avons préféré Kuta à Ubud. C’est peut-être parce qu’à Kuta nous nous attendions vraiment à une grosse station balnéaire et que n’avons pas été déçus sur ce point. Et puis, il faut quand même l’avouer, la plage elle en jette vraiment! Même des gros blasés à l’esprit très critique comme nous avons été enchantés du front de mer!
Voilà, notre séjour balinais touche à sa fin. Nous sommes déjà pratiquement au bout de notre visa. Trente jours, c’est beaucoup trop court! A notre avis, nous avons vu le pire et le meilleur de l’Indonésie sur cette petite île. Nous sommes venus à Bali principalement pour le snorkeling et, sur ce point, nous n’avons pas été déçus. Pour le reste, il y a eu de très bonnes surprises et quelques aberrations. Pour la suite, nous nous envolerons pour la Malaisie, pour l’instant notre coup de cœur asiatique, où nous avons des projets de volontariat du côté de Malacca.
A Singaraja, il y avait effectivement un terminal de bus/bemo/taxi où nous avons tenté, toujours aussi difficilement, de négocier notre transport. Mais les chauffeurs s’organisent en véritables gangs afin de tondre au mieux les touristes. Heureusement, nous avons trouvé un petit vieux avec son bemo (une sorte de minibus) qui se tenait à l’écart et qui a accepté de nous emmener à bon prix. Il s’est fait littéralement lyncher par ses collègues mais lui a eu la course!
Nous continuons gentiment notre route toujours sur la côte nord de Bali en direction de l’est où nous nous arrêtons dans la petite station balnéaire de Tulamben.
Tulamben
Tulamben est une station balnéaire entièrement dédiée à la plongée sous marine ou au snorkelling et c’est tout. C’est d’ailleurs la seule activité possible du lieu, tu ne peux même pas profiter de la playa car ce sont d’énormes galets et ce n’est pas très confortable pour la bronzette. Les fonds marins sont sympas et il y a une quantité non négligeable d’espèces de poissons mais c’est assez la galère pour y accéder et les courants sont forts. Il faut être de relativement bons nageurs pour vraiment bien profiter du spectacle. Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est de loin pas le meilleur spot de snorkeling.
Amed
C’est également une station balnéaire tournée exclusivement vers la plongée sous marine et le snorkeling, mais pour les Français! Il y a effectivement quelques Français qui ont ouvert des écoles de plongée dans le coin et, du coup, tout est écrit dans la langue de Molière. C’est assez bizarre après avoir baigné pendant onze mois dans les langues étrangères. Les coraux sont plus faciles d’accès qu’à Tulamben même si la plage est plutôt caillouteuse. Il faut juste faire attention de ne pas abîmer les coraux et de ne pas se blesser car les récifs sont vraiment peu profonds.
Le village est situé en hauteur par rapport à la plage, ce qui permet d’avoir une jolie vue sur la baie. L’eau est tellement transparente qu’il est possible d’apercevoir parfaitement les récifs depuis en haut.
Parenthèse culturelle : il y a du vin à Bali!
Quelle ne fut pas notre surprise en découvrant des bouteilles de vin made in Bali dans les supérettes locales! Les vignes ne poussent pas sous un climat tropical! Et pourtant… Un Australien en a fait l’essai en plantant des ceps originaires de son pays sur le versant nord du volcan. Il faut dire que la côte nord de Bali est très aride et, même pendant la mousson, elle ne reçoit que très peu de pluie. Avec la terre fertile volcanique, c’est un cocktail gagnant. D’ailleurs les ceps s’y plaisent tellement qu’ils donnent des grappes trois fois par année! Seul point négatif : les vendanges trisannuelles épuisent les ceps qui ont une espérance de vie qui dépasse à peine dix ans et le raisin est d’une qualité moyenne. Nous avons goûté un cabernet sauvignon assemblé avec 25% de syrah et, bien que fruité, il était vraiment léger pour ce genre de cépage et très peu tannique. Mais pas mauvais pour autant!
Padang Bai
Nous avons failli zapper cette étape. Il était assez difficile de glaner des infos et le peu de commentaires que nous avons trouvés sur la destination étaient mitigés. Mais notre instinct nous soufflait d’y aller quand même. Nous avons pris cette fois un bus shuttle spécial touristes pour nous y rendre. Les prix y sont relativement corrects même s’ils sont gonflés pour les étrangers et surtout, ils sont fixes, pas besoin de se casser la tête à négocier avec la mafia des transports, ce qui devient usant à la longue. En plus, ils possèdent quand même un minimum de confort! Pour rejoindre Padang Bai, il faut passer par une route de montagne où les paysages de rizières en terrasse sont magnifiques.
Padang Bai nous surprend en bien. C’est un village de pêcheurs où vivent les Balinais et qui n’est pas entièrement tourné vers le tourisme. Comme nous avons changé de versant, nous sommes maintenant plein est, le climat se fait plus humide et la végétation plus luxuriante. Au lieu des habituels resorts, il y a une promenade sur le front de mer d’où nous pouvons apercevoir au loin, l’île de Lombok.
La plage du port
C’est d’ici que partent les ferries pour les îles Gili et Lombok et les touristes passent souvent en coup de vent à Padang Bai juste pour traverser le détroit. Il y a une jolie plage également. Comme nous nous sommes éloignés du volcan, le sable est passé du noir au doré mais ce n’est pas du sable fin, ce sont de gros grains qui te font un gommage gratuit et te donnent la peau toute douce!
White Sand Beach
Comme son nom l’indique, c’est une belle plage de sable blanc digne de la mer des Caraïbes! Mais elle se mérite, il faut suivre un petit sentier dans la forêt pour la rejoindre. Si la plage est le paradis de la bronzette, la baignade s’avère difficile en raison des forts courants marins.
Blue Lagoon Beach
A un petit quart d’heure de marche depuis le centre de Padang Bai, se trouve un véritable petit paradis sur terre. Côté plage, c’est du sable blanc et fin mais avec quelques pierres noires qui te rappellent que le volcan n’est pas si loin finalement. Côté mer, c’est un magnifique spot de snorkelling avec une mer transparente, des coraux incroyables et des espèces variées de poissons. Côté terre, c’est une forêt tropicale côtière et des mangroves avec des papillons et des oiseaux multicolores. Et pour enfoncer le clou, la température de l’eau est très agréable. En plus, il n’y a pas trop de monde! Et dire que nous avons vraiment failli zapper ça!! Comme quoi, il faut toujours écouter son instinct!
Nous ne prendrons pas le ferry, ni pour Lombok, ni pour les Gili. Nous sommes un peu limites avec le timing à cause de notre visa et nous voulons profiter à fond de Bali. Lombok nous aurait bien plu mais nous allons laisser le temps à la population de se remettre des séismes du mois d’août. Et qui sait? Nous comptons rester en Asie un bon moment, nous risquons fort d’y aller ces prochains mois.
Nous nous sommes vite rendus compte que les transports à Bali sont une vraie galère. Les prix sont prohibitifs sous le seul prétexte que nous sommes blancs, ce n’est pas confortable et c’est très mal organisé. Depuis Pemuteran, nous négocions difficilement un trajet en bus. Les chauffeurs sont vraiment durs en affaires avec les touristes! Nous payons trop cher notre billet pour une courte distance dans un vieux Chicken Bus tout pourri. Nous ne comprenions pas pourquoi les transports étaient affublés de ce surnom (bus poulet en français) jusqu’à ce qu’un gars embarque avec une vingtaine de poules de son élevage. Vu la mauvaise qualité des transports, nous scinderons notre tour de Bali en petites étapes dont la première sera Lovina Beach.
Lovina Beach
C’est une petite station balnéaire relativement tranquille au nord-ouest de Bali. A notre grande surprise, ce n’est pas trop blindé de touristes et le rabattage reste anecdotique, nous nous attendions à bien pire. Le seul attrait touristique du coin est de se lever au milieu de la nuit, de prendre un bateau et de se retrouver au lever du soleil avec des dizaines d’autres bateaux à touristes à attirer avec de la nourriture de pauvres dauphins qui n’ont rien demandé. Nous n’avons pas été vérifier par nous-mêmes si ça se passait vraiment comme ça mais les différents retours que nous avons eu de ces excursions ont suffi à nous dissuader d’y participer. Puis de toute façon, nous n’aimons pas trop nous lever aux aurores, sauf pour un truc qui en vaut vraiment la peine!
La Playa
Il y a une jolie plage de sable noir volcanique, la mer y est tranquille est chaude. C’est moins impressionnant qu’à Pemuteran mais ici, aucun risque de se blesser avec du corail! Nous y avons passé deux jours tranquilles à profiter de la playa, de la gastronomie locale (notamment du gado-gado qui, avec sa sauce aux cacahuètes, est une tuerie gustative!) et surtout de la piscine. C’est tellement rare qu’un logement avec piscine soit dans notre budget que, quand c’est la cas, nous en profitons à fond! Surtout que Lovina Beach n’offre pas beaucoup d’autres activités. Nous sommes normalement plus trek et découvertes que farniente mais nous apprécions parfois de petits moments de calme à ne rien faire de très productif et à juste profiter de la vie.
Comme partout à Bali, les temples hindous sont partout et la population locale les remplissent d’offrandes. Pour l’instant, nous nous en lassons toujours pas et nous les trouvons toujours aussi jolis.
Sunset
Comme la plage est bien dégagée, il y a une superbe vue sur l’ouest donc sur les couchers de soleil, quand les nuages ne viennent pas trop jouer les trouble-fêtes!
Singaraja
Nous nous sommes arrêtés à Singaraja uniquement car c’est un carrefour de transports publics avec un vrai terminal de bus où nous pourrons négocier plus facilement la suite de notre trajet. Du moins, nous l’espérons! Sinon, Singaraja est juste la grande ville de la côte nord de Bali avec son trafic infernal et son urbanisme anarchique. Rien avoir avec la zénitude des petits villages vivant au rythme des marées et des offrandes. Historiquement, c’était la capitale de Bali durant la colonisation hollandaise mais il ne reste pratiquement rien de cette époque. Elle vit principalement des activités portuaires, Singaraja étant le grand port du nord de l’île.
Pura Agung Jagatnatha
C’est le plus grand temple hindouiste du nord de Bali avec une architecture typique de la région, bien que de construction récente puisqu’il ne date que de 1993. La tour centrale mesure quinze mètres de haut. Les conditions d’entrée sont strictes : tenue correcte exigée, mais pas de panique, on nous prête des sarongs, ces longues jupes traditionnelles balinaises! Sachez qu’une femme qui a ses menstruations ou une personne en deuil n’ont pas le droit de pénétrer dans le temple. Alors que tout autour, c’est le chaos de la ville, à l’intérieur de l’enceinte du temple, c’est le calme absolu. Nous avons l’impression d’avoir franchi un mur spatio-temporel! Tout est symétrique, calculé, chaque détail compte. On ne dirait pas que c’est la même population qui construit les temples et les villes! Comme le coin n’est pas vraiment touristique, nous sommes les seuls à l’intérieur de l’enceinte et c’est très agréable!
Ils sont partout!
Une fois n’est pas coutume, notre titre ne fait pas référence aux Portugais mais aux Chinois! C’est moins marqué en Indonésie qu’ailleurs, mais dans chaque pays d’Asie du Sud-Est, il y a une diaspora chinoise plus ou moins importante. Il y a environ 1600 ressortissants chinois sur toute l’île de Bali, dont un bon tiers est établi à Singaraya. C’est donc normal qu’ils possèdent leur propre sanctuaire religieux. Le temple Ling Gwang Kiong, situé directement sur le front de mer, regroupe sous le même toit les trois principales philosophies chinoises : le bouddhisme, le taoïsme et le confucianisme. La couleur rouge prédominante représente le bonheur et les lions à l’entrée, la richesse. Vous remarquerez sur notre dernière photo dans la galerie ci-dessous, que le temple possède une swastiska, la fameuse croix gammée dont nous vous en avons déjà parlé à Permuteran. Elle est également utilisée dans le bouddhisme comme symbole de chance.
Le front de mer
Il y a quand même un front de mer qui ressemble à quelque-chose et qui s’éloigne un peu du brouhaha de la ville. Il y a une petite promenade, des maisons sur pilotis qui abritent des restaurants ainsi qu’un petit temple hindou. Il y a la traditionnelle plage de sable noir mais, pour Bali, c’est juste une plage quelconque. Toutefois, il est quand même agréable de s’y promener avec la brise marine loin du trafic et de la pollution.
Ces deux étapes ne sont vraiment pas des incontournables à Bali! Nous avons tout de même profité du calme de Lovina Beach pour nous ressourcer un peu et baisser un peu le rythme qui avait quand même été assez soutenu dans les différents parcs nationaux de Bornéo.
Singaraja est même carrément à éviter parce qu’elle n’apporte vraiment rien à un séjour balinais. Nous avons néanmoins apprécié notre visite au temple Pura Agung Jagatnatha, un vrai havre de paix au milieu de l’enfer urbain.
Nous allons à présent reprendre notre négociation de transports et voir où le destin nous mènera.
Avant d’entamer cet article, nous tenons à remercier toutes les personnes qui, par différentes voies de communication, se sont inquiétées ou tout simplement nous ont demandé de prendre soin de nous suite au séisme puis au tsunami qui ont dévasté la région de Palu, à Sulawesi vendredi. MERCI A VOUS! Merci également à ceux qui le font régulièrement sans raison particulière. Nous sommes vraiment très touchés. En ce qui nous concerne, nous avons toujours été assez éloignés de l’île des Célèbes donc hors de danger. Il nous semble d’ailleurs qu’à l’heure de la catastrophe, nous étions dans l’avion.
C’est un deuxième gros coup dur pour l’Indonésie, juste deux mois après qu’un terrible tremblement de terre ait terrassé l’île de Lombok. Nous sommes profondément attristés par la nouvelle et de tout cœur avec les victimes, leurs proches, ainsi qu’avec les sauveteurs et les ONG qui œuvrent dans des conditions vraiment pas top. Nous profitons d’écrire quelques lignes afin de leur rendre un petit hommage…
Ce qui est embêtant avec l’Indonésie, c’est que nous n’avons qu’un visa de trente jours pour visiter un immense pays éclaté en plusieurs milliers d’îles. Il faut donc faire des choix. Notre première idée était de rejoindre l’île de Belitung par voie maritime mais la tâche était plus compliquée que prévu. Nous devions donc nous rabattre sur l’avion. Nous avons trouvé un chouette vol de Pontianak à Surabaya au nord-est de l’île de Java et de là, nous avions la possibilité de visiter Java ou de rejoindre Bali par voie terrestre et maritime. Fabien commençant à se languir du snorkeling, nous choisissons donc Bali en premier lieu. Le reste dépendra du temps qu’il nous restera sur notre visa.
Le train
Gare de Surabaya
Surabaya. deuxième ville d’Indonésie, est autant bordélique et bouchonnée que Pontianak, nous ne nous y attardons pas et nous rendons directement à la gare acheter des billets de train, que nous obtenons facilement. Si les faubourgs de la ville sont inintéressants, le paysage de campagne qui défile ensuite est beaucoup plus sympa avec des rizières, parfois en terrasses s’il y a du relief. Les plantations de riz sont beaucoup plus structurées que les villes dans ce pays!
Le ferry
Après six heures de train au milieu des paysages javanais, nous arrivons avec une ponctualité irréprochable à Banyuwangi, sur le détroit de Bali. C’est ici que nous prenons le ferry pour rejoindre l’île des Dieux. Le trajet est relativement court, mais nous n’avons pas vraiment le temps de nous rendre compte de grand chose, pratiquement tous les passagers nous ont sollicités pour les traditionnels selfies, vu que nous étions les seuls Occidentaux à bord. C’est toujours un exercice auquel nous nous plions avec plaisir. Quoi de plus gratifiant que d’offrir un petit instant de joie à quelqu’un?
Le paysage côté Java
Le Paysage côté Bali
A peine arrivés à terre, nous sommes harcelés, comme toujours, par les chauffeurs de taxi qui viennent te chercher alors que tu n’as même pas encore débarqué! Une fois débarrassés de ces enquiquineurs, l’ambiance change totalement. Nous laissons l’islam pour l’hindouisme balinais et son architecture spécifique. La végétation change aussi : après trois mois de saison sèche, nous avons plus l’impression d’être au bord de la Méditerranée au mois d’août pendant une canicule que sur une île tropicale. Quel contraste après la végétation très luxuriante de Bornéo!
Pemuteran
Les étapes balinaises ont été décidées selon les spots de snorkelling. Nous commençons par Permuteran, au nord-ouest de l’île. C’est un petit village de pêcheurs qui n’a encore pas trop cédé aux sirènes du tourisme de masse et les locaux te lancent des « Hello » par plaisir et non pas pour te vendre n’importe quoi. Comme partout à Bali, à Permuteran l’hindouisme est partout, même dans les jardins des maisons! Il y a des temples, des statues, des offrandes dans chaque coin du village et nous trouvons ça super joli.
La Playa
C’est une longue plage de sable noir typique des îles volcaniques et l’eau a une température plus qu’agréable. Le corail avait quasiment disparu du coin à cause du phénomène El Niño et de la pêche à la dynamite qui a été interdite depuis. Mais bonne nouvelle dans ce pays écologiquement catastrophique, il y a des « jardiniers du récif » qui pratiquent la reforestation des coraux avec le procédé Biorock. C’est un procédé qui consiste à fixer des coraux morts sur des structures en métal et d’y injecter des électrolyses à faible voltage afin que du calcaire se forme pour solidifier le corail. Et ça ne fonctionne pas trop mal. Certes, les coraux n’ont pas vraiment récupéré de jolies couleurs par contre la faune recommence à peupler les récifs. Il n’y a pas une énorme population mais par contre, les espèces sont très variées. Il faut faire très attention car le récif est à très faible profondeur et il est possible de l’abîmer par inadvertance en posant le pied dessus. Il faut aussi faire attention à nous car, nous avons testé pour vous, le corail ça coupe! Et après la coupure démange pendant des semaines! Si le paysage sous-marin est très beau, la surface n’a pas beaucoup à lui envier avec sa superbe plage surplombée par de magnifiques montagnes!
La colline
Comme l’air marin nous a filé la pêche, nous décidons de grimper la colline qui, à notre connaissance, n’a pas de nom afin de prendre de la hauteur et d’observer le paysage. C’est une petite montée qui dure à peine une heure et nous sommes accompagnés par des poules, des hirondelles et même des vaches (pas touche! Elles sont sacrées ici!) pour nous motiver.
Au milieu du parcours, nous ne coupons pas traditionnel temple hindouiste!
Ceci n’est PAS une croix gammée!
En fait oui, c’en est une mais elle n’a pas une sombre signification comme on a tendance à le penser en Europe suite à notre histoire. C’est une swastika, le symbole du bien-être et de la chance pour les Hindous et ceci depuis les millénaires, bien avant que les nazis se l’approprient comme symbole de leurs sombres desseins.
Le sommet
Il y a une jolie vue sur la baie depuis le sommet et théoriquement, un superbe coucher de soleil. Mais les nuages étaient au rendez-vous donc pas terrible le sunset. Mais nous ne regrettons pas d’être montés, c’était sympa de prendre un peu de hauteur.
Très belle découverte pour cette première étape balinaise. Nous redoutons un peu la suite car nous savons pertinemment que l’île est très touristique et que nous risquons de ne plus trouver des petits havres de paix tels que Pemuteran.
Depuis notre arrivée en Asie, il était convenu depuis longtemps que nous allions passer par l’Indonésie, un pays que Van a déjà visité en partie par le passé et qui a toujours attiré Fab. Depuis Bornéo, il y avait deux moyens de s’y rendre. Soit il fallait repasser par Kuala Lumpur afin de reprendre un vol pour une destination indonésienne, ce qui aurait été une aberration géographique et surtout écologique. Soit il fallait retraverser le Sarawak pour se rendre à Pontianak et depuis là, prendre un ferry ou un vol interne pour n’importe quel endroit du pays. C’est évidemment la deuxième option que nous avons choisie.
Donc depuis le Brunei, nous avons repassé la frontière malaisienne, une formalité encore plus simple qu’à l’aller, les Malaisiens ne contrôlant pas les bagages. Il est quand même difficile d’importer des marchandises illégales depuis le Brunei, tout y est interdit!
Miri
Maisons sur pilotis à Miri
Nous faisons une petite étape à Miri, juste après la frontière depuis le Brunei. C’est la capitale malaisienne du pétrole, de grandes réserves d’or noir se trouvent au large de la mer de Chine Méridionale. Mais la ville n’a aucun attrait touristique, si ce n’est sa plage mais, comme partout dans la région, il faut faire attention aux crocodiles!
Depuis Miri, nous goûtons de nouveau aux joies des bus de nuit, ça ne nous était plus arrivé depuis le Pérou! Si le trajet ne s’est pas trop mal passé, nous sommes quand même nostalgiques du confort des bus sud-américains, c’était le top du top!
Nous nous arrêtons une nuit pour une petite étape à Kuching afin de couper un peu le trajet et c’est reparti pour un trajet en bus, de jour cette fois-ci, en direction de Pontianak. Nous nous arrêtons au milieu de la jungle afin de passer la frontière, une petite formalité, où nous décernons la palme du meilleur accueil aux douaniers indonésiens! Et pourtant, les douaniers malaisiens et singapouriens avaient déjà placé la barre très haut avec leur sourire et leur affabilité.
Nous remarquons tout de suite la différence du niveau de vie d’un pays à l’autre, l’Indonésie est vraiment plus pauvre. Le nombre de scooters par contre est hallucinant et leurs conducteurs semblent avoir un code de la route bien à eux!
Pontianak
Une fois arrivés à la station de bus de Pontianak, nous sommes littéralement harcelés par les chauffeurs de taxis, il y en a même un qui nous a suivi jusqu’aux toilettes, et en plus ils essaient d’appliquer des tarifs prohibitifs sous le seul prétexte que nous sommes des blancs, donc des porte-monnaie sur pattes! Heureusement, une femme dont le mari est venu la chercher au terminal des bus, nous propose de nous déposer au centre-ville et nous apprend nos premiers mots d’indonésien, portant principalement sur la nourriture. Décidément, ils ne pensent qu’à bouffer dans ce coin du monde!
Pontianak est une ville typique d’un pays d’Asie en voie de développement : urbanisme anarchique, circulation congestionnée, code de la route pas respecté, invasion de scooters, pollution, etc. Etre piéton ici est digne du parcours du combattant! S’il y a des trottoirs, ils sont défoncés, sinon il faut faire attention à la circulation, aux chèvres au bord de la route, aux déchets, aux flaques d’eau dues aux nombreuses pluies, tout en répondant aux nombreux « Hello! » que nous lancent les locaux à cinq sur un scooter! C’est la capitale du Kalimantan Occidental (Kalimantan veut dire Bornéo en indonésien) et l’économie est principalement portuaire.
Cathédrale Saint-Joseph
Il y a une minorité chrétienne en Indonésie (environ dix pour cent), mais en général, ils pratiquent leur religion clandestinement, les Chrétiens étant persécutés par la majorité musulmane. Mais ici, à Pontianak et sur Bornéo en général, l’islam est modéré et tolérant et il a été autorisé d’y construire une cathédrale catholique. Elle a été construite en 1908 sur le modèle des églises baroques italiennes. On doit la présence du christianisme sur Bornéo aux Portugais, encore eux! Oui, ils sont même venus jusqu’ici! D’ailleurs Bornéo est un nom dérivé du Portugais, les locaux appellent l’île Kalimantan.
Point Zéro
Pontianak se trouve à la latitude zéro pile sur la ligne de l’Equateur! Il y a un monument qui se trouve à l’endroit où des chercheurs néerlandais avaient trouvé le point de l’Equateur. Si à Quito c’était plutôt frais pour cause d’altitude, ici nous n’avons aucune peine à croire que nous sommes à une si basse latitude : temps très chaud, très lourd et très humide. Le monument actuel a été construit en 1990 sur un dôme qui recouvre le monument original, construit en 1928, afin de le protéger. A l’intérieur se trouve donc le monument original ainsi que quelques explications sur la ligne de l’Equateur, Bornéo et l’Indonésie en général. Malheureusement, notre indonésien est vraiment trop sommaire pour comprendre toutes ces explications et rien n’a été traduit en anglais.
Petite anecdote amusante, la hasard a voulu que nous nous retrouvons ici lors de l’équinoxe de septembre, quasi en milieu de journée, et les ombres sont quasiment inexistantes, le soleil étant à la verticale.
Rockstars
Les quelques occidentaux que nous avons croisés sur la partie malaisienne de Bornéo ont complètement disparu du paysage côté indonésien. Nous sommes donc les seuls blancs sur plus de trois millions de personnes et nous ne passons pas inaperçus! D’ailleurs nous nous faisons souvent arrêter par les gens pour poser pour des selfies, le must de la cool attitude ici est d’être sur une photo avec un Occidental. C’est un exercice auquel nous nous plions, évidemment, avec plaisir. Comme quoi, il suffit parfois de donner quelques secondes de son temps et un sourire pour égayer la journée de quelqu’un.
Notre première idée était de quitter Bornéo en ferry pour l’île de Belitung. Mais ça s’avère beaucoup plus difficile que prévu. Nous n’avons pu obtenir aucune information fiable, il y a plusieurs sons de cloches et un éventuel départ n’est absolument pas garanti. Nous avons donc décidé de nous rabattre sur l’avion qui nous emmènera sur l’île de Java où il sera beaucoup plus facile de voyager et d’où nous continuerons nos aventures!