Bornéo : petite escapade à Brunei

Lors de notre périple sur Bornéo, nous avons découvert sur la carte, à l’est de l’état malais du Sarawak où nous étions, un minuscule territoire du nom de Brunei. Nous en avions entendu parler comme l’un des pays les plus riches et mégalos du monde. Notre curiosité dévorante nous a poussé à passer la frontière (une petite formalité) et à venir découvrir ce petit coin de pays.

Si ce petit pays subsiste entre les deux grand géants qui occupent l’île de Bornéo que sont la Malaisie et l’Indonésie, c’est parce-que ce sultanat existe depuis des Millénaires. Seuls les Britanniques ont réussi à lui mettre la main dessus et en faire un protectorat au début du XXe siècle. Le pays accéda à son indépendance assez tard pour la région, en 1984, à cause de bisbilles internes et des répressions anglaises. Depuis, c’est un sultan qui dirige le pays de façon autoritaire et pas très démocratique.

L’ambiance ne change pas beaucoup de la Malaisie, le Brunei étant, à la base de culture malaise. Il y a juste la jungle (75% du territoire) qui est beaucoup plus luxuriante, le Brunei n’ayant pas procédé à la déforestation pour la culture d’huile de palme, préférant se concentrer sur ses immenses réserves de pétrole. Du coup, les autorités se sont rendu compte de l’immense patrimoine naturel et elles ont décidé de créer des parcs nationaux plutôt que des plantations de palmiers à huile. L’islam est beaucoup plus présent, le Brunei pratique la charia pour les ressortissants de confession musulmane et l’alcool est strictement interdit. D’ailleurs, pour la petite anecdote, nous sommes devenus « Tonton et Tata » durant nos 48 heures sur le territoire brunéien et nous avons dû fêter la naissance de notre nièce au thé! Mauvais timing!

Bandar Seri Begawan

Quel nom pompeux pour une si petite capitale! En malais, le nom signifie « ville bénie » et a été choisi par le père du sultan actuel en 1970. Il n’a pas été étouffé par la modestie, lui! Le centre ville ne fait même pas trois rues et tout est super calme, encore pire qu’en Suisse un dimanche! Après l’animation et l’anarchie urbaine du reste de l’Asie, c’est un vrai choc culturel! Une autre curiosité du lieu, c’est que tout est écrit en arabe alors que personne ne parle un seul mot arabe! C’est juste un caprice du sultan qui a ordonné que la langue de l’islam soit présente partout et ici, on ne discute pas les ordres du sultan!

Mosquée Omar Ali Saiffudin

Construite en 1958, elle porte le nom du Sultan qui en a ordonné la construction. Le même qui a choisi le nom de la ville! Là, nous commençons à prendre conscience de la richesse du pays et où passe l’argent du pétrole. Les marbres ont été importés directement de Carrare et le dôme est en or 24 carats! Un peu mégalo le sultan! Mais il faut reconnaître que c’est magnifique et que l’ambiance des Mille et Une Nuits est bien reconstituée. Comme le pays est plus ou moins tolérant avec les visiteurs de passage, il est possible en tant que non-musulman de visiter l’intérieur de la mosquée à condition d’enfiler la tenue adéquate, fournie à l’entrée. Les photos sont interdites à l’intérieur, dommage car c’est autant splendide qu’à l’extérieur! Nous avons été accueillis par un imam vraiment sympa qui était amusé du fait que nous venons également d’un petit pays, même si en pratique, la Suisse est huit fois plus grande que le Brunei! Il nous a même expliqué comment se procurer de la bière au marché noir! Oui, nous aussi ça nous a fait halluciner! Mais nous ne sommes pas venu ici pour contourner les lois et nous pouvons très bien nous passer d’alcool pendant quelques jours. Certains nous considèrent comme aventuriers mais nous n’allons quand même pas pousser le vice à aller tester les prisons de Brunei, même pas pour un apéro!

Mosquée Jame’Asr Hassanil

Inaugurée en 1994, c’est la plus grande mosquée du pays et les Brunéiens en sont très fiers. Elle a été commandée par le sultan actuel qui en fit don à sa population. Ce procédé est assez courant dans les monarchies islamiques. Elle possède 29 magnifiques dômes dorés ainsi que quatre minarets de 58 mètres de hauteur. Chaque détail architectural a été étudié avec soin.

Nous avons fini par nous y rendre sur l’insistance des locaux pour qui c’est un incontournable. Nous devons avouer qu’ils avaient raison! Le bâtiment est magnifique et aucun détail architectural ou ornemental n’est laissé au hasard!

Ici aussi la visite pour les non-musulmans est permise, toujours avec la tenue adéquate fournie à l’entrée mais on nous confisque toutes nous affaires pour être sûr que nous ne prenions pas de photos volées de l’intérieur! En vrai, on nous les mets juste dans un casier.

Les jardins sont également magnifiques et construits symétriquement à la mosquée sur un terrain couvrant plus de vingt hectares de superficie. Un véritable havre de calme et de paix parfait pour la méditation, même si la très calme Bandar Seri Begawan n’aurait pas besoin de ce genre d’endroit de tranquillité.

Kampong Ayer

En face de Bandar Seri Begawan, de l’autre côté du fleuve Brunei, se trouve Kampong Ayer, le plus grand village sur pilotis du monde. On y accède par une petite barque à moteur pour la modique somme de 1$ du Brunei la traversée. (0.70€ ou 0.65CHF) Le village compte quand même 39’000 habitants mais le temps s’y est arrêté. Les rares locaux que nous rencontrons s’arrêtent pour nous dire bonjour! C’est un vrai village autonome avec sa police, sa mosquée et sa caserne avec ses bateaux-pompiers. La seule chose qui vient troubler le silence, ce sont les jeunes, cousins des chauffeurs de bus équatoriens, navigant à tombeau ouvert sur leur petite embarcation à moteur. Il faut dire que les distractions sont rares par ici et l’essence est bon marché, ils s’amusent comme ils peuvent.

Nous avons longuement hésité à nous rendre au parc national Ulu-Temburong mais c’est assez cher et il faut impérativement contracter un tour. Très peu pour nous! Et il serait étonnant que les animaux se montrent avec un troupeau de touristes! Nous y avons donc renoncé, surtout que la Malaisie nous a déjà pas mal gâtés de ce côté-là! Nous avons quand même reçu un lot de consolation : un macaque venu voir en ville si la nourriture humaine est meilleure que la sienne.

En étant sur l’île de Bornéo, un passage au Brunei vaut la peine. C’est assez surréaliste comme territoire et les gens sont encore plus accueillants que leurs voisins malais ou indonésiens. Si, si, c’est possible! Mais il ne faut pas s’y attarder, c’est très petit, assez cher et on s’y ennuie assez vite.

Pour la suite, nous franchirons de nouveau la frontière malaisienne et continuerons notre exploration de Bornéo.

Bornéo : Bintulu et le Similajau National Park

Nous n’avons pas été très actifs ces derniers jours pour cause de crève carabinée (ah quand on aime, on partage tout, surtout les microbes!), de journée dans les transports et de Nouvel An musulman où la Malaisie, d’ordinaire grouillante de vie, était d’un calme mortel pendant une journée. Les jeunes de Kuching ont profité de notre présence en ville pour nous demander de poser pour leur « selfie avec un occidental », exercice auquel nous nous sommes pliés de bonne grâce et dans la bonne humeur!

Mais nous avons quand même fini par sortir de notre mini retraite pour nous bouger un peu. Bintulu se situe à 610 km à l’est de Kuching (oui c’est toujours sur l’île de Bornéo!) et son avantage sur celle-ci c’est qu’elle se situe au bord de la mer, sinon ça reste une ville sans aucun intérêt. S’il y a une ville dans le coin c’est parce qu’il y a de belles réserves de pétrole, pas pour attirer les touristes! Ici ce n’est pas farniente sur le sable blanc, c’est plutôt « fais gaffe c’est infesté de crocodiles »! Mais si nous sommes venus à Bornéo, c’est bien pour voir des petites et moins petites bébêtes, sympas ou pas.

Malgré la présence des crocodiles, la plage est assez sympa, même si ce sont plutôt des martins-pêcheurs et des crabes que nous avons aperçu.

Même en bord de mer la végétation reste luxuriante, notamment avec les cocotiers dignes d’un catalogue de voyage! Par contre pour la plage, c’est pas trop ça…

Taman Tumbina

Il y a la possibilité d’effectuer un trail directement depuis la ville, sans se casser la tête pour trouver des transports publics. Bien sûr, ce n’est pas la grosse jungle profonde, mais c’est accessible, pas assez prestigieux pour les touristes en tongs et gratuit! Ça ne nous a pas empêché d’observer des papillons, des oiseaux, des écureuils, des libellules et même des petits singes, même si tout ce beau monde était bien trop rapide pour l’objectif de l’appareil photo. Comme toujours, nous sommes fascinés par la végétation luxuriante qui se trouve sous ces latitudes.

A notre grande surprise, le chemin n’est quand même pas pour débutants, il est assez technique et les cordes nous sont d’un grand secours dans les passages vraiment escarpés!

Il y a également des petits cours d’eau pour égayer la balade. (en saison des pluies, ils ne sont pas si petits!). S’il il existe des petits ponts de fortune pour en traverser quelques-uns, il faut traverser à gué la plupart d’entre eux.

Ces petites balades nous ont mis en jambe pour la suite car, comme vous l’imaginez sûrement, nous ne nous sommes pas déplacés jusqu’à la ville la moins intéressante de Malaisie, juste pour le plaisir! D’ailleurs s’il y a une ville ici, c’est parce qu’il n’y a pas mal de pétrole et qu’il faut bien loger les ouvriers de l’immense raffinerie toute moche construite en périphérie de la ville.

Similajau National Park

Le Similajau National Park se situe à une trentaine de kilomètres du centre de Bintulu. Evidemment, il ne faut pas songer à trouver des transports publics dans le coin. Heureusement, il existe l’application Grab (Uber pour l’Asie du Sud-Est) qui fonctionne super bien. Comme à chaque fois que nous avons sollicité un Grab, le chauffeur a été super sympa et nous a même donné son numéro pour que nous l’appelions dès que nous avions fini notre randonnée.

Le Similajau couvre près de 90 kilomètres carré de forêt primaire, il fallait bien que nous fassions un petit détour par là!  A notre arrivée, nous avons l’impression d’être dans un parc national à l’américaine, et pour une fois, ce n’est pas un reproche! Nous sommes accueillis par des gens compétents qui se soucient de savoir si nous avons emporté assez d’eau avec nous. Il faut aussi nous enregistrer, indiquer notre destination et donner une heure approximative de retour et essayer de s’y tenir. Les réceptionnistes sont également très serviables. Ce sont eux qui ont appelé notre chauffeur pour qu’il vienne nous chercher.

La balade commence vers un estuaire magnifique et nous sommes directement mis au parfum par des panneaux d’avertissement. Ici c’est infesté de crocodiles et pas n’importe lesquels! Ici se trouvent des crocodiles des estuaires, c’est-à-dire, qu’ils sont à l’aise autant dans l’eau douce que dans l’eau salée. Nous risquons donc de les croiser sur la plage, dans des cours d’eau ou dans les mangroves mais en saison sèche, en général, ils préfèrent le large de la Mer de Chine Méridionale aux cours d’eau à faible débit.

Le trail

Le chemin a l’air tranquille au premier coup d’œil mais à force d’enjamber les racines, d’escalader des rochers, de contourner les arbres tombés sur le sentier , d’éviter les trous, d’être vigilants de ne pas glisser sur les feuilles mortes mouillées et d’être attentifs à certaines petites bestioles pas commodes, le tout sous une chaleur étouffante, ça ne s’avère pas si facile que ça. Mais les paysages sont superbes et très vite, nous apercevons les premiers singes, des macaques ils nous semble. Nous en verrons d’autres durant toute notre randonnées mais ce sont des animaux farouches et ils ont tendance à se cacher dès qu’ils nous repèrent. Et c’est tant mieux, ça signifie qu’ils ne sont pas habitués aux humains et que le coin est vraiment sauvage.

Nous sommes toujours autant fascinés par la végétation luxuriante et comment elle utilise son environnement, voire les autres espèces, pour s’épanouir. La faune est très riche également mais plus difficilement observable. A notre palmarès : des singes, des papillons, des oiseaux, des lézards et des libellules.

Les passerelles

Ici, pas question de traverser les cours d’eau à gué sous peine de réveiller Monsieur Crocodile de sa sieste, même si en cette saison il préfère la mer! Les passerelles  ou les ponts permettent aussi de passer les cours d’eau pendant la saison des pluies lorsque le débit d’eau est très fort et les courants très dangereux.

La mer

En fait, nous ne sommes pas dans la jungle profonde. Vous aurions-nous menti? Non, rassurez-vous, nous sommes dans une forêt côtière. D’ailleurs, le bruit des vagues nous accompagne sur tout le chemin et nous pouvons même, parfois, apercevoir la mer à travers les arbres et nous débouchons sur de jolies petites criques.

Teluk Padok

Après un peu plus d’un kilomètre, nous débouchons sur la plage de Teluk Padok, à nos yeux, le paradis sur terre! La mer turquoise, le sable, non pas blanc, mais jaune or, presque aussi beau et pas âme humaine qui vive! Par contre, il y a de nombreux singes, crabes, bernard-l’hermite ainsi que autres coquillages qui marchent qui peuplent la plage.

Nous aurions pu continuer le sentier sur encore plus de dix kilomètres mais après deux bonnes heures de marche, nous décidons de rebrousser chemin. Nos réserves d’eau ne sont pas inépuisables et randonner dans la jungle est bien plus compliqué et pénible que dans les Alpes. Parole de bons marcheurs!

Nous essayons de rentrer en longeant la côte, en espérant que Monsieur Crocodile et ses acolytes soient bien en train de batifoler au large. La marée est encore assez basse et la plage est dégagée sur un bon kilomètre avant qu’elle nous oblige à nous renfoncer dans la forêt.

Pour le dernier kilomètre, nous trouvons un itinéraire bis, histoire de faire durer le plaisir encore un peu! Ce sentier-ci s’éloigne un peu de la mer et du coup, sans les vagues, nous prenons conscience du nombre d’animaux qui peuplent la forêt grâce à leur chant ou leur cri. D’ailleurs, nous nous demandons toujours à qui peut bien appartenir cet espèce de miaulement bien rauque que nous avons déjà pu entendre au Kubah National Park.

Franchement, c’est un des plus beaux parcs nationaux que nous avons visités. Nous n’avons pas de mots pour décrire ce que nous avons vu tellement c’était grandiose. Nous sommes rentrés dégueulasses et épuisés mais super heureux d’avoir découvert une merveille pareille!

Nous n’en avons encore pas fini avec Bornéo et nous espérons pouvoir encore être scotchés comme nous l’avons été au Similajau!

Kuching et le Kubah National Park, nos premiers pas sur Bornéo

Le retour de Singapour à Kuala Lumpur ne s’est pas fait plus facilement qu’à l’aller, il nous a fallu attendre deux jours un train de libre dans la ville frontière de Johor Bahru, lieu sans intérêt sauf pour les Singapouriens au fort pouvoir d’achat venant faire leurs courses à prix cassés en Malaisie. Nous avons décidé de rejoindre directement Kuala Lumpur sans trop tarder car, vu la difficulté à obtenir des places dans les transports, nous ne voulions pas rater notre vol pour l’île de Bornéo. Nous avons donc passé deux jours dans la capitale malaisienne. Evidemment, il y aura un article sur la capitale malaisienne mais comme nous savons que nous devrons y retourner ultérieurement, nous vous le soumettrons à ce moment-là.

Le Sarawak étant un état semi-autonome, il nous faut passer l’immigration à l’aéroport même si nous venons de la Malaisie péninsulaire. Nous avons donc un tampon de plus sur notre passeport, par contre, le nombre de jours déjà effectué en Malaisie est déduit de l’autorisation de séjour du Sarawak, allez comprendre!

Nous posons nos sacs dans la ville de Kuching, la capitale de l’état du Sarawak et point de départ de nombreux parcs nationaux, les attraits principaux de Bornéo. La ville a été fondée par l’Anglais James Brooke dont nous pouvons encore apercevoir quelques bâtisses coloniales. Sinon la ville est construite de façon anarchique, comme beaucoup de villes en Asie.

L’ambiance est beaucoup plus zen que sur la péninsule qui est déjà très chill à la base. Imaginez donc le niveau de zénitude de Kuching! C’est également moins musulman. Nous pouvons donc ressortir nos shorts et autres tenues plus légères. A l’instar du reste de la Malaisie, Kuching est très multiculturelle avec ses mosquées, ses temples chinois, ses temples sikhs, ou encore ses églises.

La rivière Sarawak

C’est le fleuve qui traverse Kuching et c’est l’endroit le plus sympa de la ville pour flâner grâce à sa longue  promenade entièrement piétonne et sa passerelle futuriste qui permet de rejoindre l’autre rive.

Le bâtiment de l’assemblée législative du Sarawak

Ouvert en 2009, et comme son nom l’indique, c’est le bâtiment où siège l’Assemblée législative du Sarawak. C’est là-dedans qu’on débat et qu’on vote des lois. Pour info, la Malaisie est un état fédéral, comme les Etats-Unis, donc chaque état vote ses propres lois et se gère plus ou moins lui-même. C’est l’emblème de la ville de Kuching avec son architecture moderne mais traditionnelle en même temps. Situé sur un petit promontoire en bord de la rivière Sarawak avec son toit culminant à 114 mètres de hauteur, il se voit depuis n’importe quel quartier de la ville.

Orchid Garden

Il y a une plante qui s’épanouit pleinement dans ce climat équatorial, très chaud et très humide : c’est l’orchidée., une de nos fleurs préférées. La ville de Kuching lui a dédié un jardin. Nous étions censés nous acquitter d’un droit d’entrée, mais les réceptionnistes étaient profondément endormis et nous n’avons pas osé les déranger.

Indian Lane

C’est l’ancien quartier indien de la ville maintenant colonisé par les Chinois. Enfin, ce ne sont plus vraiment des Chinois, ce sont des Hokkiens. Leurs ancêtres étaient originaires du sud de la Chine ou de Hong Kong et ont été amenés en Malaisie par les colons Anglais car ils manquaient de main d’oeuvre. Aujourd’hui, ce sont des Malaisiens comme les autres.

Indian Lane est une petite rue piétonne bordée par d’anciennes maisons colorées.

Nous sommes restés tranquilles à Kuching un peu plus longtemps que prévu car Fab a chopé une bonne crève bien carabinée à cause de l’air conditionné! Rassurez-vous, ça n’a pas duré bien longtemps et, très vite, il s’est remis sur pied prêt à découvrir les trésors naturels de Bornéo!

Kubah National Park

Nous avons choisi le Kubah National Park parce que c’est le plus facile d’accès depuis Kuching. Il se situe à vingt-deux kilomètres du centre ville et peut se rejoindre en bus même si nous avons galéré à en trouver un.

Semenggoh Nature Reserve

Semenggoh est un programme de réhabilitation des orangs-outans, donc c’était un endroit où nous étions susceptibles de les rencontrer. Le centre n’est ouvert qu’une heure le matin et une heure l’après-midi, lors du nourrissage, afin de laisser les animaux tranquilles le plus longtemps possible. Le centre recueille des orangs-outans blessés, les nourrit et les réintroduit à la vie sauvage, tout ça dans une forêt protégée, habitat naturel des singes. Si l’explication des soigneurs était très intéressante, nous n’avons malheureusement pas aperçu les orangs-outans, la pluie s’étant invitée. De plus, en cette saison, la forêt regorge de fruits, les animaux préfèrent donc se nourrir par eux-mêmes. Si nous ne sommes pas déçus de ne pas avoir aperçu les singes, nous sommes conscients que c’est la nature qui décide, nous déplorons le fait d’être stressés par les horaires d’ouverture restreints et de ne pas pouvoir observer la forêt à notre rythme. Mais nous n’allons pas critiquer une institution qui, une une fois n’est pas coutume, préfère s’occuper du bien-être des animaux plutôt que celui des touristes.

Kubah National Park

Nous avons eu une sacrée chance avec la météo avec une journée entièrement bien ensoleillée ce qui est très rare sous des latitudes si basses. Nous n’avons par contre pas été aussi chanceux avec les transports publics, le service de bus qui assurait la liaison depuis Kuching a tout simplement été supprimé définitivement. Nous avons fini par négocier un minibus pour nous rendre à l’entrée du parc.

Le début est assez monotone, c’est une petite route goudronnée qui monte sur environ un kilomètre et demi et qui donne accès aux différents trails. Il y a six chemins de randonnée en tout, de difficulté et de durée différentes, qui sont très bien balisés.

L’étang aux grenouilles

C’est ici que les grenouilles viennent pondre leurs œufs. Nous y avons plutôt aperçu des libellules bleues ou rouges mais il y a vraiment des crapauds, nous les avons entendu conter fleurette à leur belle. Plus loin dans le parc, nous avons aperçu une espèce de grenouille croisée avec un lézard, autant à l’aise sur terre que dans l’eau.

Waterfall Trail

Nous avons choisi ce trail juste pour la récompense à la fin. (une cascade pour ceux qui ne parlent pas anglais.) Nous entrons cette fois vraiment dans la forêt où nous devons enjamber d’immenses racines et passer sur des passerelles en bois qui ont fait leur temps et qui nous paraissent bien branlantes. Mais elles ont tenu le coup!

Kubah est reconnu pour sa flore plutôt que pour sa faune. En effet, nous n’avons pas aperçu beaucoup d’animaux : quelques papillons, des oiseaux, des lézards, des libellules, des fourmis géantes et autres insectes bizarroïdes. Il faut dire que certains touristes indélicats et bruyants, avec des tongs aux pieds et un ventilateur portatif, n’ont pas vraiment compris le concept d’observation de la nature et se croient dans une discothèque, effrayant ainsi la faune sauvage. Nous avons entendu des macaques et un chat sauvage (du moins un animal poussant de gros miaulements graves).

Par contre la flore est incroyable et variée. Il est pratiquement impossible d’apercevoir la canopée tant la forêt et dense et les arbres gigantesques.

La cascade

Après un peu plus d’un kilomètre et demi dans la jungle, nous voici finalement à la cascade. Rien d’extraordinaire comparé à Iguazu ou Chiflon (Oh les blasés!). Franchement, le chemin dans la forêt vaut mille fois plus le coup que cette petite chute d’eau. Il faut préciser que c’est la fin de la saison sèche et les cours d’eau ont un débit très faible.

Pour le retour, nous avons trouvé un itinéraire bis dans la forêt, qui nous a fait faire un détour de presque deux kilomètres mais qui nous a permis d’éviter la route goudronnée et les autres humains! En vrai, nous n’avons rien contre les êtres humains mais ce jour-là, nous avons dû tomber sur les pires d’entre eux. Nous les avions trouvés particulièrement irrespectueux. Le parc est sûrement trop accessible. Donc sur ce coup-là, nous avons été bien contents de nous éloigner un peu de la « civilisation ».

Nous avons enfin entamé les choses sérieuses sur Bornéo et sommes ravis de nous retrouver en pleine nature.

Pour la suite, nous avons un sacré choix mais pour nous y rendre, c’est la croix et la bannière, les transports publics étant limités, voire inexistants (nous avons dû rentrer en stop depuis le Kubah National Park!). Mais comme nous avons plus d’un tour dans notre sac, nous allons bien nous débrouiller pour découvrir encore d’autres merveilles!

Bilan de Singapour

Ce petit séjour à Singapour était juste une mini étape dans notre tour du monde mais il nous a quand même fourni une bonne excuse pour nous plier à notre traditionnel bilan.

En chiffres

Durée du séjour

Quatre jours. Ça suffit pour y voir les incontournables mais il y aurait de quoi rester un peu plus longtemps.

Budget

270,80 SGD (dollar de Singapour) soit 191,20 CHF (170€) ce qui nous fait une moyenne journalière de 47,80 CHF (42,50€). Eh oui, il est possible de s’en sortir à Singapour à moins de 50 euros par jour, à condition de ne pas être pénible pour le logement! Et encore, même si nous avons dû nous rabattre sur des dortoirs, les hostals sont souvent très bien situés, hyper propres et nous offrent le petit-déjeuner. La nourriture dans les hawkers centers, le petit nom typiquement singapourien des food courts, et les transports sont très bon marché et la plupart des activités sont gratuites! Donc cette petite escapade improvisée ne nous aura pas plombé le budget.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer, nous avons quand même grimpé jusqu’à trente mètres au jardin botanique! C’est Singapour pas le Népal!

Extrêmes de températures

Ça n’a pas beaucoup varié, entre 30 et 32 degrés. Pour la petite anecdote météorologique, Singapour est réputée très pluvieuse à cause de sa proximité avec l’Equateur. Nous n’avons pas eu une goutte d’eau durant ces quatre jours mais il est vrai que nous avons une bonne étoile météo qui nous suit souvent depuis presque 300 jours. Mais nous avons quand même bien senti l’humidité ambiante même si elle n’a jamais atteint les niveaux hallucinants de Hong Kong!

Les tops et les flops

Comme d’habitude, nous allons commencer par le négatif, inexistant sur ce coup-là, pour finir sur une note la plus positive possible!

Les flops

Nous sommes toujours en train de chercher quelque chose de négatif à mettre sur ce bilan!

On a kiffé!!

La gastronomie

Comme partout en Asie la nourriture est excellente, mais à Singapour ça va encore plus loin. La population est littéralement obsédée par la bouffe On peut manger partout à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit et de tout! Souvent, c’est d’un rapport qualité / prix inégalable! Et quand tu croises quelqu’un dans la rue, au lieu de te parler de la météo, il va te parler de ce qu’il a mangé à midi. Ici, la vie ne vaut la peine d’être vécue qu’à la condition de bien manger.

Le melting pot des cultures

A Singapour, tu peux être blanc, noir, jaune ou métis, tu peux t’habiller en minijupe, en niqab, en sari ou en combinaison de ski, tu peux croire en Dieu, Allah, Bouddha, Jéovah, au rock n’roll ou aux extraterrestres, tout le monde s’en fout complètement! A part dans les temples, mais c’est plutôt logique. Toute personne trouve sa place, peu importe sa couleur de peau ou ses croyances et toutes les cultures se mélangent. Présenté ainsi, ça fait un peu monde des Bisounours et pourtant, ce monde de tolérance existe bel et bien!

La volonté écologique

Bien sûr, Singapour reste une ville avec tous les problèmes écologiques inhérents. Mais les autorités ont décidé de prendre le problème à bras le corps et de transformer la ville en cité-jardin. Tous les nouveaux immeubles construits  doivent être complètement alimentés par des énergies renouvelables et doivent posséder des murs végétaux. Les taxes pour posséder une voiture sont très élevées afin d’encourager les gens à utiliser les transports publics, vraiment bien foutus et bon marché. Chaque espace est un prétexte pour planter des arbres. Malheureusement, l’Indonésie et la Malaisie, toutes proches, procèdent à la culture sur brûlis et le ciel singapourien est également pollué par la fumée. Malgré cela, Singapour ne baisse pas les bras et continue sur sa lancée écologique.

Les transports publics

C’est le top du top! Il y en a partout et souvent. C’est rapide, bon marché. moderne et d’une propreté irréprochable!

Bizarreries singapouriennes

Les lois farfelues

Si Singapour est une ville sûre, propre et prospère, c’est parce-que tout ou presque y est interdit et les amendes pour les contrevenants sont très salées! Il est notamment interdit de manger et boire dans le métro ainsi que d’y transporter des durians, mais vu l’odeur immonde de ces fruits, c’est compréhensible! Mâcher du chewing-gum est également interdit. Et dans les extrêmes liberticides, l’homosexualité est interdite. Certains délits peuvent même être passibles de coups de bâton!

Vous l’avez sûrement compris, nous avons littéralement adoré Singapour! Il faut dire qu’elle a tous les atouts de ville idéale, malgré quelques lois farfelues. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que des milliers d’européens choisissent de s’y expatrier!

Pour la suite, nous continuons notre périple à travers la Malaisie, mais il est très difficile de trouver de la disponibilité dans les transports, donc nous ferons selon le destin mais quelque-chose de vraiment sympa se profile pour la semaine prochaine…

Singapour et ses quartiers

L’arrivée à Singapour ne s’est pas faite d’une façon très logique et surtout elle n’était pas prévue! Notre but premier était de visiter la côte est de la Malaisie pour cause de saison idéale. Depuis Hong Kong, nous prenons donc un vol pour Kuala Lumpur où nous profitons d’une escale express (nous visiterons la ville plus tard), pour nous faire vacciner contre l’encéphalite japonaise, le système de santé malaisien étant au top et bon marché.

Ensuite, pour vivre l’aventure asiatique jusqu’au bout, nous décidons d’emprunter le train! Nous quittons le centre ville de Kuala Lumpur et ses hauts gratte-ciels pour ses faubourgs où se succèdent mosquées, temples hindous, temples bouddhistes, temples taoïstes et même églises catholiques, témoins d’une Malaisie tolérante et très multiculturelle. Très vite, la nature reprend ses droits avec ses paysages de jungle et de montagnes verdoyantes, mais malheureusement, nous traversons également des hectares de plantations de palmiers à huile, un des gros fléaux de la déforestation dans la région.

Nous devons effectuer un petit arrêt à la localité de Gemas pour changer de train où nous profitons également du temps d’attente pour nous restaurer et c’est reparti pour la petite ville de Kluang où nous faisons étape pour la nuit. La ville est sans intérêt mais c’est un bon point de départ pour la côte est.

Le but du jour était de prendre un bus pour Mersing puis un bateau pour l’île de Tioman, mais une fois arrivés à la station d’autobus, on nous annonce que tout est archi complet. Il nous faut donc changer de plan. Un coup d’œil sur la carte (enfin sur maps.me, nous vivons avec notre temps!) nous montre que Kluang est déjà bien au sud et qu’il ne manque que deux petites heures pour rejoindre Johor Bahru, la ville frontière avec Singapour. Le train ayant encore des places disponibles, nous n’hésitons pas très longtemps et partons à la découverte de la cité-état!

Singapour

Depuis Johor Bahru, il y a des trains qui traversent le détroit jusqu’à l’île de Singapour. Ils circulent uniquement le matin dans ce sens car ils sont fait pour les frontaliers malaisiens qui vont travailler à Singapour. C’est super pratique et le trajet dure à peine cinq minutes mais les trains sont très vite pris d’assaut. Sinon, il y a également des bus qui circulent fréquemment et toute la journée. Dans les deux cas, ils s’arrêtent à la douane de Woodlands. D’ici là, il est facile de prendre le métro pour n’importe quel quartier de la ville.

Little India

La ville de Singapour est connue pour ses différents quartiers ethniques. Comme son nom l’indique, Little India abrite la communauté indienne. Ici, ce sont des petites maisons coloniales colorées d’où s’échappent des bonnes odeurs d’épices. Beaucoup de femmes portent encore le sari, on y admire les temples avec leurs figurines super kitsch et on y mange de la cuisine indienne (la vraie qui arrache, pas l’aseptisée servie en Europe!), le tout dans une ambiance très Bollywoood! La seule différence entre Little India et la vraie Inde, c’est la propreté. Même si le quartier est un peu moins aseptisé que le reste de la ville, on reste quand même à Singapour où tout est super méga propre.

Arab Street et environs

Si les maisons coloniales sont toujours présentes, nous changeons complètement d’ambiance! Nous sommes ici en plein quartier musulman. En général la communauté musulmane de Singapour est principalement composée de Malais mais l’architecture nous rappelle plutôt le Moyen-Orient avec ses coupoles dorées, ses restaurants libanais et ses cafés turcs. Par contre, il n’y a aucune trace d’un souk, tout est bien propret et bien rangé à la singapourienne!

Le clou du spectacle d’Arab Street est la mosquée du Sultan qui nous transporte immédiatement dans le monde des Mille et Une Nuits! Elle a été construite entre 1924 et 1932 et a été baptisée en hommage au Sultan Hussain, shah de Johor, l’état qui se situe à l’extrême sud de la Malaisie, en face de l’île de Singapour de l’autre côté du détroit.

Botanic Garden

Comme toute ancienne colonie anglaise qui se respecte, Singapour a son jardin botanique. Et comme Singapour se veut de donner une image de ville-jardin, une bonne partie des fonds publics sont dédiés à son entretien, et il faut reconnaître que c’est plutôt réussi! C’est même tellement bien réussi que l’UNESCO a tenu à le mettre sur sa liste du patrimoine mondial. C’est une immense étendue de verdure (63 hectares) au milieu de la ville et les arbres y sont plantés de sorte que le bruit du trafic ne s’entende pas. Il y a plusieurs sections ou différents habitats y sont représentés. Avec le climat équatorial et l’humidité ambiante, la végétation est bien verte et luxuriante.

Il n’y a pas que les Singapouriens ou les touristes en manque de nature qui apprécient le parc. Une faune relativement diversifiée y a élu domicile comme des oiseaux, des papillons, des écureuils, des tortues, des cygnes noirs, des varans, etc…

Downtown

C’est le quartier des affaires qui ressemble à n’importe quel quartier d’affaires de n’importe quelle ville avec des gratte-ciel. Au centre de celui-ci, se trouve un véritable OVNI, le Lau Pa Sat. C’est un food-court où à l’heure des repas se croisent toutes sortes de personnes : des cadres dynamiques, des touristes, des expats, des femmes de ménage, des familles, etc. Tout le monde peut y trouver son compte dans des stands servant de la nourriture variée pour des prix assez bas pour le quartier. Ce temple de la gastronomie se trouve dans l’ancien marché aux poissons construit au XIXe siècle par les Anglais dans une architecture toute victorienne.

Marina Bay

Au sud du Downtown, à l’embouchure de la Singapore River, se trouve le quartier moderne de Marina Bay. Le bâtiment symbole de la baie est le Marina Bay Sands, un hôtel de luxe composé de trois hautes tours reliées entre elles par le toit par une coque de bateau. Autre symbole : le merlion, contraction des mots anglais mermaid (sirène) et lion. Cet animal légendaire est l’emblème de Singapour. Le bâtiment plus bas que les autres à la forme elliptique en peu bizarre (photos 2 et 4 dans la galerie ci-dessous) est le théâtre national. Inauguré en 2002, il a été construit sur le modèle d’un durian, ce fameux fruit typique de la région dont l’odeur nauséabonde rappelle un peu un mélange de pourriture et d’égouts.

Gardens by the Bay

De l’autre côté du Marina Bay Sands, sur un terrain gagné sur la mer, se trouvent les Gardens by the Bay, grands de 101 hectares, qui s’inscrivent dans le concept de la ville-jardin. Ce jardin se veut résolument futuriste, non seulement pour son design, mais aussi pour son écologie. En effet, les arbres artificiels abritent des panneaux solaires qui servent aux éclairages la nuit ainsi que tout un système de recyclage de l’eau.

Encore une fois, nous ne sommes pas déçus de notre plan B, même si nous savions à quoi nous attendre, Van ayant déjà fait escale plusieurs fois à Singapour. La ville est vraiment très sympa. idéale pour la découverte!

Malgré son côté très grande ville, Singapour n’est pas du tout étouffante, ni congestionnée par le trafic. Le fait d’en avoir fait une ville jardin lui a donné plein d’espaces verts et c’est très agréable. Même si ce n’est pas forcément pour ce genre de villes que nous sommes venus en Asie, nous avons adoré Singapour et nous allons sûrement repasser dès que l’occasion s’y représentera.

Bilan de Hong Kong

Nous avons changé de continent mais pas d’habitudes! Nous vous livrons donc notre traditionnel bilan, sur Hong Kong.

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet nous allons commencer ce bilan en essayant de répondre à la question que certains d’entre vous nous ont posée : 

Mais Hong Kong, c’est la Chine ou pas?

Hong Kong était une colonie anglaise jusqu’en 1997, date à laquelle elle fut rétrocédée à la Chine. Donc, oui, Hong Kong c’est la Chine. Pour preuve :

  • On y parle le cantonnais, une langue du sud de la Chine.
  • On y mange de la cuisine chinoise, pour notre plus grand bonheur!
  • La médecine traditionnelle chinoise y est encore beaucoup pratiquée
  • Les Hongkongais sont majoritairement taoïstes, une des religions chinoises.
  • Les Hongkongais vivent en 4716 et c’est l’année du chien.

Mais, les Britanniques ont signé la rétrocession du territoire à la Chine à la condition que Hong Kong soit une région administrative spéciale au moins jusqu’en 2047. Ce qui veut dire :

  • Elle garde son autonomie financière, sa propre bourse, ses propres banques et sa propre monnaie. (le dollar hongkongais)
  • Elle a son propre gouvernement. Il existe plusieurs partis dont des prochinois, des indépendantistes et des partisans du statut quo.
  • Elle émet ses propres passeports et a son propre système d’immigration. Contrairement à la Chine, nous n’avons pas besoin de visa pour Hong Kong.
  • Sa deuxième langue officielle reste l’anglais, bien qu’en pratique très peu de gens la maîtrisent.
  • Elle a ses propres immatriculations, des plaques blanches à l’avant, jaunes à l’arrière à gros caractères semblables à celles du Royaume-Uni

Donc Hong Kong c’est la Chine, mais avec des conditions spéciales.

Edit : Cet article date de 2018 et depuis il y a eu la pandémie de Covid 19, les fortes répressions de la part du gouvernement chinois, des manifestations qui ont plutôt fonctionné au début mais qui ont vite été réprimées par les autorités par la suite. Pékin exerce de plus en plus de contrôle sur ce territoire et essaie d’y étouffer les avancées démocratiques ainsi que certaines libertés comme celle de la presse ou tout simplement la liberté d’expression. Ce sont évidemment des faits que nous déplorons et qui nous attristent énormément et nous devons, la mort dans l’âme, nous résigner à ce que le mantra « un pays, deux systèmes » cher à Margaret Thatcher ait pris un sérieux coup de plomb dans l’aile. N’étant pas retournés à Hong Kong depuis, nous ignorons quelle est la situation actuellement.

Après ces explications bien savantes, il est temps de commencer le bilan pour de vrai!

Durée du séjour

Six jours. Le temps de nous remettre de notre jet lag depuis les Etats-Unis. Il y aurait de quoi rester plus longtemps mais notre budget n’y aurait pas survécu.

Budget

3589 HKD (dollar de Honk Kong) soit 450 CHF (395,70€) ce qui fait 64,20 CHF (56,45€) par jour. Plus de la moitié du budget est parti pour le logement, très cher dû au manque de place, affreusement petit et de qualité douteuse. Pour tout le reste (transports, bouffe, etc), Hong Kong reste une destination relativement bon marché.

Distance parcourue

145 km, de l’aéroport à Kowloon, jusqu’au Devil’s Peak, jusqu’au Victoria Peak et balade jusqu’à Kennedy Town,  en métro, ferry, tram à impériale, funiculaire, bus à impériale et à pied. Autant de moyen de transports différents sur un territoire qui tient dans un mouchoir de poche, c’est presque un exploit!

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer à Victoria Harbour et 554 mètres au sommet du Victoria Peak

Extrêmes de températures

Rien de bien extraordinaire, ça stagnait entre 31 et 33 degrés. C’est plutôt le taux d’humidité qui a été très impressionnant.

Litres de transpiration perdus

De quoi faire fleurir un désert tellement il faisait lourd. Même en Amazonie ce n’était pas aussi humide!

Tops et flops

Voici la partie la plus intéressante de ce bilan. Malgré le changement de continent, nous allons garder notre tradition de mettre le négatif en premier, histoire de finir sur une note positive

Les moins

Les rabatteurs pakistanais

Dès qu’ils voient que tu es blanc, ils t’alpaguent dans la rue pour essayer de te refiler leur camelote et sont très insistants!

On a kiffé!

Les transports publics

Ils sont super faciles d’utilisation, très bons marché et ils desservent n’importe quel coin paumé du territoire! L’Amérique ne nous avait pas habitué à ça!

Les randonnées

Quelle idée de se rendre à Hong Kong pour randonner! Et pourtant, le territoire possède des trails de différents difficultés tous très bien balisés et faciles d’accès. Il faut dire que la nature a gâté ce petit coin de pays avec ses pics et sa végétation luxuriante.

La population locale

Il y a plus de sept millions d’habitants sur un territoire d’à peine plus de 2000 kilomètres carré qui vivent à douze dans un minuscule appartement, les trottoirs sont souvent bondés, il y a plus de 80% d’humidité toute l’année et pourtant les gens restent zens! Ils sont également très courtois même s’ils ne parlent pas forcément anglais et ont le sourire très facile. Sûrement un exemple à suivre.

La gastronomie

Si le paradis existe, on doit y servir de la cuisine chinoise! (bon ok, italienne aussi!) La variante hongkongaise ressemble beaucoup à la cuisine cantonaise avec comme spécialité principale les dim sum, raviolis à pâte de riz cuits à la vapeur ou grillés servis dans un plat en bambou!

L’accès facilité aux toilettes publiques

Et en plus, elles sont propres et gratuites! Dans le même ordre d’idées, il y a des fontaines d’eau potable fraiche partout! Ce n’est pas très roots mais quelquefois les petits services de ce genre font du bien!

Chinoiseries hongkongaise

Les échafaudages en bambou

Il y a des gratte-ciels futuristes en construction et pourtant les échafaudages sont en bambou! S’ils sont utilisés c’est qu’ils ont sûrement fait leurs preuves mais pour nous, ils paraissent terriblement anachroniques!

La discipline

Malgré la densité énorme de population, les gens restent extrêmement disciplinés. Ils font la queue pour le bus, le métro, prendre à manger, etc sans bousculade. Ils attendent patiemment au passage clouté que le petit bonhomme passe au vert. Nous qui avions pris l’habitude de traverser à l’arrache entre les voitures, nous avons bien dû nous mettre au pas!

Les escalators qui parlent

Ils sont bilingues en plus, ils parlent en chinois et en anglais pour te dire de bien te tenir à la barrière .

Hong Kong a été pour nous un très gros kif! Et il y a sûrement encore plein de choses à découvrir! Le plus surprenant est de voir comment la ville allie urbanisation et nature ainsi que tradition et modernité, un vrai yin et yang chinois! Ce n’est pas notre premier voyage en Asie mais à chaque fois nous nous y sentons trop bien. Nous nous réjouissons de découvrir un peu plus de ce fascinant continent!

Ile de Hong Kong et Victoria Peak

Pour se rendre à la City de Hong Kong depuis Kowloon, il suffit de traverser le Victoria Harbour, le petit nom qu’on donne à la baie qui a été nommée en l’honneur de la reine Victoria. C’est tout à fait possible de le faire grâce aux deux lignes de métro qui traversent grâce à un tunnel sous la baie. Mais la vraie expérience hongkongaise est de prendre le Star Ferry, un vieux rafiot des années 1950 mais plein de charme qui relie Kowloon à l’île de Hong Kong toutes les quinze minutes. L’Octopus Card est également valable pour les bateaux et la traversée ne vous coûtera que quelques centimes. En plus, s’il n’y a pas trop de brume, la vue est superbe!

L’arrivée du ferry se fait en plein cœur du centre financier. Nous remarquons un vrai changement par rapport à Kowloon qui est un quartier beaucoup plus populaire. Les gratte-ciels sont flambant neufs, les rues sont beaucoup plus propres et tout respire la richesse. Par contre, la densité de population n’a pas l’air beaucoup plus basse!

Hong Kong Park

A l’instar de Kowloon, Hong Kong possède aussi son parc urbain qui s’étend sur plus de huit hectares où les habitants et les hommes (ou femmes!) d’affaires viennent prendre l’air ou faire du sport au milieu d’une végétation luxuriante au bord de lacs artificiels. Le parc actuel a été ouvert en 1991 mais il a été emménagé sur un ancien jardin de l’époque victorienne. Tout est bien ordonné comme seuls les Anglais savaient le faire. Nous on adore les petits arrangements décoratifs un peu kitch typiquement hongkongais comme cette théière géante d’un rouge improbable! (Notre dernière image dans la galerie ci-dessous)

La volière

Sur les hauteurs du parc, se trouve une immense volière où nous avons passé des heures à observer des centaines d’espèces d’oiseaux originaires de toute l’Asie du Sud-Est. Ce magnifique oiseau blanc avec son masque bleu est un étourneau de Rotschild. (Rien à voir avec la baronne du même nom!) Il nous vient directement de Bali dont c’est un emblème mais aussi, malheureusement, une espèce en voie d’extinction. Il se plait assez bien dans la moiteur de l’été hongkongais. Il y a bien sûr des centaines d’autres oiseaux mais ces étourneaux sont les moins farouches et ce sont les seuls que nous avons réussi à reconnaître.

Les trams

A l’instar du Star Ferry, les trams à impériale nous viennent directement de la colonisation britannique et datent, pour les plus ancien de 1904. Ils font totalement partie du folklore hongkongais et semble un peu anachroniques au milieu des gratte-ciels flambant neufs du Financial Center. Ce sont d’ailleurs les seuls trams à deux niveau du monde! La ligne suit le nord de l’île de Hong Kong d’est en ouest. Ça n’avance pas mais c’est une belle façon de découvrir la ville depuis l’étage supérieur et la population est très attachée à ce mode de transport qui reste super bon marché par rapport au métro.  La légende raconte même que l’économie de la région se mesure au nombre de publicités sur la carrosserie des trams. Plus il y en a, plus riche est le territoire! Seule concession à la modernité : l’Octopus Card, qui peut être utilisée comme moyen de paiement.

Victoria Peak

Avec ses 552 mètres d’altitude, le Victoria Peak est le point culminant de l’île de Hong Kong.  Pour y accéder, il existe un funiculaire, communément appelé Peak Tram, qui nous y amène. Le funi est encore plus ancien que le tram puisqu’il date de 1888. C’est d’ailleurs le plus ancien de tout le continent asiatique. Avec la jungle et la pente, imaginez un peu la vraie prouesse technique que c’était pour l’époque!

Au sommet, il y a une terrasse panoramique pour touristes que nous prenons soin d’éviter.  Par contre, il y a un circuit de 2,8 kilomètres, appelé Morning Trail qui y fait le tour. Le sentier est plat et accessible à tous! C’est au milieu d’une végétation très luxuriante, d’oiseaux, de papillons et d’araignées géantes que nous partons à la découverte de ce sentier. Difficile de croire que nous sommes toujours à Hong Kong, une des villes les plus densément peuplées au monde!

Le clou du spectacle reste la vue sur la baie de Hong Kong et les gratte-ciels sur le Financial Center, mais vu l’humidité ambiante, Madame la brume est de la partie. Si le côté mystique qu’elle donne à la ville nous fascine, pour la vue et les photos, ce n’est pas le top. (Sorry!) Mais c’est plus original que les photos parfaites et super retouchées qui se trouvent sur Google!

Comme nous étions bien lancés dans notre marche, nous décidons de redescendre à pied via l’Old Peak Road. La descente est super raide mais nous profitons encore de cette végétation fascinante avant de rejoindre le brouhaha de la ville.

Pour notre première étape asiatique, c’était un combo gagnant! Nous avons été fascinés par ce petit bout de territoire. La ville côtoie la nature, les traditions côtoient la modernité à la manière très chinoise du yin et du yang. Un vrai coup de cœur!

Hong Kong, Kowloon et Devil’s Peak, nos premiers pas en terre asiatique

Ça y est! Nous avons enfin traversé le Pacifique! Ça fait plusieurs mois que nous préparons cette partie orientale du voyage et, même si nous avons trop kiffé notre aventure en Amérique Latine, nous nous réjouissons de passer du temps sur ce continent qu’on adore, surtout en termes gastronomiques!

Si le vol s’est parfaitement bien déroulé, la gestion du jetlag fut un autre problème! En effet, avec un départ à midi en direction de l’est nous volons uniquement de jour pour arriver à 18 heures… le jour d’après! Il nous a manqué une nuit! C’est un voyage digne de Retour vers le Futur sauf que dans la version 2018, la fameuse DeLorean est remplacée par un Airbus A350 flambant neuf de la compagnie Hong Kong Airlines. Du coup nous sommes sur le pied de guerre à quatre heures du matin, nous qui ne sommes absolument pas des lève-tôt! Mais ça nous a permis d’assister aux cours de tai-chi avec les vieux du quartier dans le parc.

Pour nous remettre du décalage horaire, nous commençons par explorer gentiment Kowloon, le quartier le plus proche de la cage à poule qui nous sert de logement. C’est ça Hong Kong, il manque tellement de place que les gens s’entassent dans des minuscules chambres dans des gratte-ciels hors d’âge. Kowloon se situe au nord de l’île de Hong Kong, sur la partie continentale, et concentre la plus grande densité de population de la ville, jusqu’à 40’000 habitants au km2! Tout est donc construit en hauteur. C’est aussi le quartier le plus populaire avec ses petites échoppes et ses étals de street food.

Kowloon Park

Hong Kong était une colonie anglaise jusqu’en 1997 et ce qui est bien avec les Anglais, c’est qu’ils adorent les jardins et qu’ils ont doté leurs villes coloniales d’immenses parcs urbains. Kowloon n’échappe donc pas à la règle avec son parc de plus de treize hectares! C’est une vraie oasis de verdure tropicale au milieu des gratte-ciels. C’est ici que les habitants du coin qui habitent dans des appartements minuscules manque de place oblige, viennent se ressourcer en pratiquant le tai-chi, le yoga ou profitent simplement de se promener.

Temple de Yau Ma Tei

C’est un temple taoïste parmi les centaines que compte la ville. Les taoïstes sont super tolérants et acceptent sans problème les étrangers dans leurs temples. Les fidèles y brûlent des bâtons d’encens pendant qu’ils effectuent leurs prières.

East Tsim Sha Tsui Promenade

A l’extrémité de la péninsule de Kowloon, se trouve East Tsim Sha Tsui, une promenade connue pour son splendide panorama sur la skyline de Hong Kong. Malheureusement, elle est en travaux et il faudra s’en contenter d’une toute petite partie. Ici se trouve également la tour de l’horloge, de style typiquement anglais, à l’emplacement de l’ancienne gare de l’express Canton – Hong Kong.

Randonnée sur Devil’s Peak

Sortir des sentiers battus à Hong Kong c’est facile! Il suffit de prendre le métro! Et pour prendre le métro, il faut se munir d’une carte Octupus et la charger avec quelques dollars (de Hong Kong les dollars, of course!) au Seven Eleven du coin. Pour ceux qui connaissent Londres, c’est exactement le même système que la Oyster Card. L’Octopus Card peut également être utilisée comme moyen de paiement dans quelques magasins ou restaurants hongkongais.

Les transports publics sont tellement modernes et bien organisés que même les coins les plus improbables du territoire sont desservis au moins par un bus. Nous n’avions vraiment pas été habitués à ça sur le continent américain!

Lei Yue Mun

Après environ quarante minutes de métro, l’ambiance change totalement de Kowloon et nous avons l’impression d’avoir voyagé dans le temps d’au moins cinquante ans. Les gratte-ciels sont certes toujours présents de l’autre côté de la baie, manque de place oblige mais nous débarquons à Lei Yue Mun  dans un village de pêcheurs figé dans le temps. Les fruits de mer et poissons pêchés sont directement apportés au marché local qui approvisionne les restaurants des alentours. Les habitants vivent modestement, mais contrairement à la majorité de la population hongkongaise, ils ont le privilège de posséder leur propre maison d’un seul étage.

Wilson Trail et Devil’s Peak

Aussi fou que ça puisse paraître, nature et Hong Kong sont deux mots qui ne sont pas incompatibles. Comme nous en avons un peu marre de rester « coincés » entre d’immenses tours de béton, nous décidons de randonner un peu en nature en empruntant le Wilson Trail, un sentier qui part juste à la sortie de Lei Yue Mun de au milieu d’une végétation très luxuriante, de papillons, d’oiseaux et de libellules. Nous avons même dérangé deux petits phacochères qui passaient par là!

Le but du jour est de rejoindre le sommet du Devil’s Peak, culminant à 222 mètres d’altitude. C’était un repaire de pirates puis de l’armée britannique afin de surveiller le passage de navires en mer de Chine Méridionale. Le sommet porte bien son nom (pointe du Diable) car, avec un taux d’humidité approchant les 100% et une chaleur torride, la montée était presque digne de l’enfer! Mais ce pacte avec le diable valait le coup pour la vue depuis le sommet, même si une brume persistante était au rendez-vous, comme souvent à Hong Kong, à cause de cette fichue humidité de l’air.

Ce qui est fascinant à Hong Kong, c’est que malgré une densité de population énorme, une des plus importantes du monde, il y a toujours des endroits où se retrouver en pleine nature! Les trails sont faciles d’accès et super bien balisés. Si la brume gâche un peu la vue, elle permet d’avoir une végétation très luxuriante, ce qui permet à la ville de respirer et d’échapper au pics de pollution.

Nous sommes super contents d’avoir atterri à Hong Kong! Certes, ça nous plombe un peu le budget surtout pour le logement mais nous avons vraiment l’impression d’être arrivés au cœur de l’Asie avec sa street food, ses sonorités exotiques, ses sourires et sa technologie un peu kitch. Nous allons bien sûr traverser la baie pour aller découvrir ce qui se trouve sur l’île de Hong Kong!

Grand bilan des Amériques

Nous aurons passé plus de neuf mois sur cet immense continent, il ne fallait pas que nous dérogions au traditionnel bilan. C’est aussi une bonne excuse pour regarder en arrière et revivre les bons moments que nous avons passés depuis notre arrivée à Rio un certain 9 novembre.

En chiffres

Nombre de pays visités :

Neuf dont sept en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay, Bolivie, Chili, Pérou et Equateur) et deux en Amérique du Nord (Mexique et Etas-Unis)

Distance parcourue

43’256,5 km depuis notre départ de Genève, en avion, bus, taxi collectif, lancha, ferry, voiture de location, moto-taxi et train.

Températures

Nous nous sommes arrangés pour vivre le plus possible en été et nous ne nous sommes pas trop mal débrouillés!

Dans les Andes, et en altitude en général, les températures restent très fraîches, avec un minimum de 13 degrés que nous avons eu sous la pluie, à Quito et à San Cristobal de las Casas.

Sinon, nous avons eu la plupart du temps des températures en dessus de trente degrés avec un maximum de 38 degrés à Buenos Aires à Nouvel An et sur la côte du Golfe du Mexique et même un record de 41 degrés dans les Everglades! Mais comme nous supportons très bien la chaleur, ça ne nous a pas trop posé de problèmes.

Le budget

13’385 CHF (11’756€) soit une moyenne de 47,60 CHF (41,80€) par jour. Nous sommes totalement dans le budget des 50 CHF par jour que nous nous étions fixés!

L’altitude

Quand on pense aux Andes, on pense aux sommets de plus de 6’000 mètres! Malheureusement, Fabien souffre du mal aigu des montagnes qui l’handicape beaucoup. Si au Pérou et en Bolivie les feuilles de coca se trouvent facilement afin de soulager les symptômes, ce n’est pas le cas dans les autres pays andins. Nous avons quand même atteint l’altitude de 4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili.

Pour les altitudes les plus basses, il y a bien sûr l’altitude zéro au niveau de la mer, mais nous avons réussi à descendre encore plus bas pour atteindre moins 35 mètres dans un dépression saline de la péninsule Valdés, en Patagonie argentine.

Les galères

Rassurez-vous, elle ne sont pas si nombreuses que ça, mais ça fait partie du voyage et souvent, ça ne s’avère pas si grave et nous finissons par en rire!

Brésil

Le portugais made in Brasil n’est pas du tout compréhensible! Essayer de trouver de la nourriture à moins de 12’000 calories la bouchée est digne de Fort Boyard!

Uruguay

Se retrouver chez une sorcière dans une chakra isolée près de Colonia del Sacramento. Le but était de l’aider à remettre en état sa maison avant qu’elle ne change d’avis et nous vire comme des malpropres!

Argentine

Tout ce qui touche à l’argent en Argentine est une galère! Déjà, le coup de la vie est très élevé, similaire à l’Europe pour des services bien plus bas de gamme. Ensuite, retirer de l’argent à un distributeur relève du vrai parcours du combattant : il y a souvent au minimum 45 minutes de queue, quand arrive enfin notre tour, il y a une chance sur deux qu’il n’y ait plus d’argent à disposition et si nous arrivons à en avoir, les frais de retrait sont exorbitants! Et nous ne pouvons même pas utiliser l’alternative de la carte de crédit car pour la plupart des endroits, seul le paiement en liquide est accepté! Bref, de gros moments d’énervement mais nous nous en sommes quand même sortis. Se retrouver au milieu de champs de lavande en Patagonie argentine chez des végétariens pseudo-écolos fut également une sacrée expérience!

Bolivie

Supporter l’altitude pour Fabien. Une grève nous a bloqué une journée dans la ville d’Uyuni. La météo catastrophique nous a fait changer nos plans et quitter le pays plus tôt que prévu.

Chili

Notre seule tourista de tout le voyage. Attendre 3h45 à la douane boliviano-chilienne au milieu de nulle part à 3700 mètres d’altitude que les douaniers chiliens veuillent bien cesser leur excès de zèle.

Pérou

Toujours l’altitude pour Fabien sinon le voyage s’est vraiment déroulé comme sur des roulettes!

Equateur

Prendre des bus hors d’âge sur les routes de montagnes conduits par des tarés du volant, ça mérite une médaille! Gérer les nombreuses coupures d’eau et d’électricité dans un hostal tout en assurant le confort des hôtes demande pas mal d’inventivité!

Etats-Unis

Nous avons pensé sérieusement à vendre une partie de nos organes pour rester dans le budget! Il est impossible de faire des courses au supermarché pour moins de douze personnes vu la taille des produits!

Mexique

Choper la grippe et faire une complication pulmonaire pour Van qui l’a contrainte au repos forcé une semaine, sinon, comme au Pérou, tout s’est déroulé à merveille!

Les bobos

Mis à part l’infection pulmonaire de Van qui a nécessité une antibiothérapie (pas de panique, tout est rentré dans l’ordre depuis!), et une petite tourista au Chili, nous sommes restés en bonne santé!

Nous sommes assez étonnés par la solidité de notre estomac car nous mangeons de tout sans que notre digestion en soit chamboulée. Evidemment nous évitons l’eau du robinet comme la peste mais pour le reste, nous ne nous privons de rien et nous fions plutôt à notre instinct (propreté, chaîne du froid respectée, etc) avant de consommer des aliments. Le fait de souvent cuisiner nous-même aide à avoir un contrôle sur la nourriture ingurgitée et nous sommes persuadés que peu à peu, le corps s’habitue à une hygiène moins irréprochable. Les kilos de ceviche, à base de poisson cru, que nous avons mangés ne nous ont pas refilé le moindre mal de ventre!

Sinon il y a les petits bobos habituels qui auraient pu nous arriver n’importe où comme des coups de soleil, des maux de tête (surtout en altitude), des ecchymoses, des courbatures, des piqûres d’insectes, mal des transports (un comble pour des voyageurs!) etc. Rien de bien grave et surtout rien qui ne nous empêche de poursuivre nos aventures.

Voilà, nous avons fini avec la partie négative de notre voyage et finalement, ce n’est pas vraiment significatif. Nous avons toujours trouvé une solution où une alternative. D’ailleurs, nous allons faire un récapitulatif de tout ce que nous n’avions pas prévu!

Ça, ce n’était pas du tout au programme!

L’Uruguay

C’est un pays dont nous soupçonnions tout juste l’existence et savions à peine le placer sur une carte! Nous y avons fait le détour par hasard car il nous restait du temps avant un engagement pris en Patagonie argentine. Nous y avons visité deux villes vraiment sympas (Colonia del Sacramento et Montevideo) et avons rencontrés des gens vraiment chaleureux, toujours prêts à partager un maté, dont ils ont toujours les ingrédients à portée de main!

Arica

C’est une petite ville à l’extrême nord du Chili que nous avons rejointe afin de fuir la météo catastrophique de Bolivie et ce fut une surprise extraordinaire! La ville est agréable bordée par une superbe plage et dominée par les hauts volcans du désert d’Atacama.

Arequipa

Cette étape fait partie du plan B que nous avons élaboré après avoir quitté la Bolivie. C’est une très jolie ville coloniale dominée par différents volcans que nous n’avons pas vus à cause de la météo trop moche.

Le carnaval de Cuzco

Nous n’avions aucune idée que nous étions en plein carnaval et nous avons débarqué en pleine fête haute en couleur! Vraiment sympa!

Notre volontariat dans un hostal en Equateur

Nous n’avions pas prévu de faire du volontariat en Equateur car le coût de la vie est assez raisonnable. C’est le propriétaire de l’établissement qui nous a contacté via la plateforme internet HelpX. Comme le coin avait l’air sympa, nous avons accepté. Finalement, nous y sommes restés six semaines et ce fut une de nos meilleures expérience de volontariat!

Utiliser la totalité de la durée de notre visa en Equateur

L’Equateur est un petit pays qui se traverse facilement en trois ou quatres semaines. Mais voilà, nous avons accepté un volontariat que nous n’avions pas prévu. En plus, nous avons eu un réel coup de foudre pour le pays que nous avons décidé d’en profiter au maximum! D’ailleurs, nous avons décollé de l’aéroport de Guayaquil juste trente minutes avant l’expiration de notre autorisation de séjour!

Ciudad del Carmen

Le bus que nous voulions prendre de Campeche à Palenque étant complet, nous avons dû trouver un itinéraire bis. Nous avons donc fait étape à Ciudad del Carmen, une petite ville vraiment belle au bord du Golfe du Mexique, agréable à vivre et surtout sans touristes! Et cerise sur le gâteau, au coucher du soleil, les dauphins viennent se faire observer directement depuis le Malécon!

Morale de l’histoire

Si le plan A ne fonctionne pas, il existe encore 25 lettres dans l’alphabet! Chaque fois que nous avons dû changer nos projets ou qu’une opportunité s’est ouverte à nous, nous sommes tombés sur quelque-chose d’incroyable! Nous avons décidé que pour l’Asie, nous nous laisserons encore plus porter par le destin car, pour l’instant, ça nous réussit plutôt bien!

Nos coups de coeur

Le but du voyage est quand même de se faire plaisir et de voir, sentir, rencontrer, manger, etc des choses ou des gens extraordinaires, et nous n’avons pas été déçus!

Les paysages

L’attrait principal du continent américain c’est la beauté des paysages! Montagnes, côtes, forêt tropicale, désert, etc, il y en a pour tous les goûts

Brésil
  • les montagnes et pains de sucre à Rio visible de chaque endroit de la ville ainsi que la végétation tropicale.
  • Les chutes d’Iguaçu
Uruguay

Les paysages en Uruguay sont plutôt plats et inintéressants.

Argentine

La pampa argentine est désespéramment plate et monotone sinon l’Argentine possède des paysages extraordinaires!

  • Les chutes d’Iguazu, encore plus impressionnantes que du côté brésilien et la forêt tropicale qui les entoure.
  • La péninsule Valdès avec ses côtes de calcaire découpées et ses dépressions salines.
  • Les montagnes qui entourent la ville de Salta couverte de végétation luxuriante.
  • Les Quebradas avec leur roche rouge sculptée par des années d’érosion
  • Le Nord-Ouest Andin en général
Bolivie

Malheureusement, nous ne sommes pas restés longtemps en Bolivie, mais les quelques jours que nous y sommes restés nous ont enchantés pour la beauté des paysages!

  • Les montagnes rouges autour de Tupiza qui contraste avec la végétation bien verte
  • Le Salar d’Uyuni. Nous y avons été pendant la saison des pluies et le salar était inondé provoquant un effet miroir extraordinaire. Le coucher de soleil donnait des reflets incroyables!
  • Les volcans dans le désert en direction du Chili
Pérou

A part à Cuzco où tout est très vert, le paysage péruvien du côté Pacifique est très désertique.

  • Les montagnes entourant Cuzco et leur incroyable végétation à plus de 4000 mètres d’altitude!
  • Les dunes de Huacachina même si le côté trop touristique de l’endroit empêche de les admirer pleinement
  • La péninsule de Paracas, où le désert rencontre l’océan
  • Les incroyables falaises de Miraflores à Lima
  • Les mangroves à Tumbes
Equateur

L’Equateur est un petit pays mais possède une variété de paysages incroyables!

  • Les montagnes verdoyantes de Baños
  • La végétation luxuriante de l’Amazonie équatorienne
  • Le paysage andin entourant Quito
  • Les Galapagos, hors catégorie tellement c’est incroyable!
  • Les falaises de calcaires se jetant dans l’océan

Etats-Unis

Les Etats-Unis sont connus pour leurs paysages mais comme nous n’y avons fait qu’un passage express, nous n’avons vu que très peu de choses

  • Les Everglades, un paradis de biodiversité
  • Les mangroves dans les Keys où ce n’était pas trop urbanisé
Mexique

Notre coup de cœur pour le Mexique en matière de paysage est sans hésitation le Chiapas. C’est aussi l’état le moins urbanisé, ceci explique cela…

  • La mer des Caraïbes, malgré la présence gênante des sargasses
  • Le Golfe du Mexique à Ciudad del Carmen d’une couleur incroyable!
  • Les cascades dans la Vallée de Bascan
  • Les récifs de Cozumel

Les villes

L’Amérique latine est connue pour ses villes coloniales construites lors de la conquête espagnole. Nous avons été impressionnés par cette architecture baroque, souvent colorée et très harmonieuse.

Brésil
  • Rio de Janeiroil y a un petit centre historique portugais mais le plus impressionnant reste le paysage naturel de montagnes ainsi que les plages en pleine ville.
Uruguay
  • Colonia del Sacramentoune ville qui a été à la fois portugaise et espagnole avec un charme tout méditerranéen.
  • Montevideoune douceur de vivre au bord du Rio de la Plata avec quelques vestiges de l’époque espagnole.
Argentine

L’Argentine est plus connue pour ses paysages que pour ses villes mais il en existe deux qui, pour nous, valent le détour.

  • Buenos AiresNous nous attendons à une immense ville sans âme, nous avons découvert différents quartiers très sympas. Il faut préciser que nous y étions pour le Nouvel An et la ville était très calme, sans trafic,  et vidée de ses habitants.
  • SaltaC’est le plus grand centre colonial en Argentine et c’est vraiment charmant. Un autre avantage de Salta, c’est la nature environnante et les immenses montagnes rouges du Nord-Ouest Andin ne sont pas très loin.
Bolivie

Malheureusement, nous avons quitté le pays avant d’avoir pu visiter les villes qui valent le détour.

Chili
  • Aricace n’était pas du tout prévu au programme mais Arica nous a surpris, notamment par son front de mer vraiment sympa!
Pérou

Le Pérou est le paradis des villes coloniales!

  • ArequipaElle n’était pas prévue au programme vu qu’elle fait partie de notre itinéraire de remplacement après avoir quitté la Bolivie. Ce fut une belle surprise, la cathédrale est impressionnante et le centre historique très bien conservé.
  • CuzcoSûrement une des plus belles villes d’Amérique du Sud! L’architecture est unique avec le mélange inca/espagnol et les montagnes verdoyantes alentours donnent à la ville un cachet unique!
  • Limala capitale péruvienne possède également un centre colonial superbement conservé. Une bonne surprise car nous nous attendions vraiment à une mégapole sans âme.
  • TrujilloUn peu plus modeste que les autres villes mais vaut le détour.
Equateur
  • CuencaUne jolie petite ville coloniale en altitude. Malheureusement, lors de notre passage, une bonne partie du centre historique était en travaux de restauration.
  • QuitoMagnifique avec ses petites ruelles en pente, dommage que le climat soit capricieux.
  • GuayaquilCe n’est pas du tout une ville coloniale. Guayaquil est une ville moderne et dynamique mais que nous avons apprécié quand même. La promenade sur le  malécon est vraiment agréable et le quartier de la Peña est vraiment joli.
Etats-Unis

Tout le monde sait que toutes les villes américaines se ressemblent avec leur skyline de gratte-ciels, néanmoins, il y en a une qui sort un peu du lot.

  • La Nouvelle-Orléansnous avons adoré le Vieux Carré avec son charme un peu suranné et son ambiance jazzy.
Mexique

Le Mexique possède également beaucoup de villes coloniales, souvent à peu de distance les unes des autres

  • ValladolidUne jolie petite ville de province bien calme mais avec un joli centre historique coloré
  • MéridaUne quantité astronomique de bâtiments coloniaux mais un trafic un peu trop infernal pour bien en profiter.
  • CampecheNotre coup de cœur mexicain! C’est une des seules villes fortifiées de toutes les Amériques.
  • Ciudad del CarmenUne étape pas prévue mais nous nous sommes pris une baffe tellement c’est joli!
  • San Cristobal de las CasasUne jolie ville coloniale de montagne avec ses ruelles en pentes, malheureusement trop touristique.

Les plages

Ce n’est pas le continent le plus connu pour la playa mais nous avons quand même trouvé quelques bijoux!

Brésil

  • Les plages d’Ipanema et de Copacabana à Rio, incroyable des plages d’une telle beauté en pleine ville!
Uruguay
  • Une petite plage qui borde le Rio de la Plata, plus propice aux asados qu’à la bagnade mais jolie quand même.
Argentine

Malgré ses 5000 kilomètres de côtes, l’Argentine n’est pas réputée pour ses plages

  • Puerto MadrynSoyons honnêtes, ce n’est pas la plus belle plage du monde, loin de là et le climat n’est pas top mais c’est une grande plage de sable idéale pour de grandes balades même si nous sommes accompagnés par des méduses géantes échouées.
Chili
  • AricaLa plage est magnifique avec son sable rouge et noir et, avec un peu de chance, il est possible d’y apercevoir des otaries
Pérou

La playa au Pérou n’est pas très agréable à cause du courant de Humboldt mais il y a de beaux specimens.

  • ParacasUn magnifique exemple de la rencontre du désert et de la mer
  • HuanchacoIdéal pour le surf grâce au courant, le lieu est surtout connu pour ses bateaux traditionnels fabriqués avec des roseaux
Equateur

L’Equateur possède un littoral digne de ce nom même si les autres parties du pays lui volent la vedette. Et, bien sûr, les Galapagos sont un vrai paradis!

  • Tortuga Bay : Sur l’ile de Santa Cruz au Galapagos, Tortuga Bay est, à nos yeux, une des plus belles plages du monde! Non seulement, le sable est fin et l’eau est turquoise, mais en plus, il est possible d’y observer une multitude d’animaux marins! Un vrai paradis sur terre!
  • Le littoral équatorien est bordé de falaises de calcaire et les plages, exposées au vents, sont idéales pour le surf
Etats-Unis

Malheureusement, les plages de Floride, sûrement très belles en temps normal, étaient envahies de sargasses. Par contre, à Los Angeles, la plage de Santa Monica est très belle

Mexique

La mer des Caraïbes souffre d’une invasion de sargasses sans précédent. C’est dommage car les plages sont superbes! Seule la côte occidentale de l’île de CozAmbiance balnéaire à Playa del Carmen et Isla Cozumelumel est épargnée par ce fléau.

La gastronomie

Pour être vraiment francs, si vous voulez faire un voyage gastronomique, privilégiez l’Europe du Sud ou l’Asie, car même si quelques plats sortent leur épingle du jeu, il n’y a rien d’extraordinaire. Et si vous n’aimez pas le riz et les haricots rouges, fuyez!!

Brésil

Ce n’est pas que ça soit vraiment mauvais, mais les plats, très roboratifs, ne sont pas du tout adapté au climat tropical du pays!

Uruguay et Argentine

De la viande, de la viande et….. encore de la viande! Oui c’est vrai, la viande de bœuf est la meilleure du monde! Par contre, pour l’accompagnement, c’est fade et très peu varié. L’Argentine est aussi le pays des empanadas, évidemment fourrée à la viande! Heureusement qu’il reste le dulce de leche pour le dessert!

Bolivie

Il faut vraiment aimer la soupe et le poulet. Les plats sont roboratifs mais, vu le climat en Bolivie, c’est totalement justifié.

Pérou

Notre meilleure expérience gastronomique en Amérique du Sud. Il existe plein de spécialités selon les régions et c’est varié : du poulet, du bœuf, du poisson et beaucoup de légumes! La bizarrerie consiste à constamment accompagner les plats de riz ET de pommes de terre! Le plat national est le ceviche, un espèce de cocktail de poisson cru, une vraie tuerie! Nous en avons dé consommé des kilos et des kilos tellement c’est délicieux!

Equateur

La gastronomie varie très peu du Pérou même si elle a tendance à être plus simple. On y retrouve le fameux ceviche mais servi de façon différente. Que ce soit au Pérou ou en Equateur, nous n’avons pas osé manger du cuy, de la viande de cochon d’Inde.

Etats-Unis

Les Etats-Unis ne sont pas réputés pour leur gastronomie et nous pouvons malheureusement confirmer cette réputation. Tout est trop gros, trop gras, trop sucré, trop salé, trop tout, trop beurk! Nous comprenons maintenant parfaitement les problèmes d’obésité dans le pays.

Mexique

En général, c’est plutôt bon même si ce n’est pas très léger. Les sauces sont très importantes dans la cuisine mexicaine mais, attention, elles arrachent vraiment! C’est le premier pays où le riz n’a pas le monopole, il cède sa place au maïs. Le contenu des assiettes est, à l’image du pays, très coloré. Oignons, poivrons et tomates sont le trio gagnant.  Sur Cozumel, il existe plusieurs spécialités de poissons à l’ail et c’est vraiment délicieux!

Les gens

Le plus beau dans les voyages, ce sont les rencontres! Nous avons la chance de pratiquer un bon espagnol, ce qui rend la communication très facile dans les pays hispanophones. En général, les latinos sont quand même moins chaleureux qu’au sud de l’Europe.! Les Equatoriens paraissent froids au premier abord mais c’est juste de la timidité, il faut juste briser la glace, pareil avec les Boliviens qui ont plus un caractère de montagnards. La palme du peuple le plus accueillant et le plus chaleureux revient sans conteste aux Argentins et à leurs voisins uruguayens.

Nous avons eu aussi du plaisir à échanger des idées et anecdotes de voyage avec d’autres baroudeurs venus des quatre coins de la planète.

Et nous dans tout ça?

Rien n’a vraiment changé depuis notre bilan des 6 mois, ça roule pas trop mal. Nous avons gagné en zénitude donc nous nous énervons moins pour des petites conneries. Il y a bien sûr quelques désaccords mais nous trouvons toujours un moyen de les régler. Donc, pour l’instant, l’aventure continue à deux!

Rédiger cette rétrospective nous aura permis de nous replonger dans ce voyage depuis le début et de nous remémorer de super bons moments passer à arpenter le continent américain.

La suite, vous le savez déjà, c’est l’Asie! Nous sommes gonflés à bloc et nous réjouissons de découvrir cette fascinante partie du monde!

Bilan des Etats-Unis

Avant de commencer ce bilan, nous tenons à vous préciser que nos avons débarqué aux Etats-Unis après plus de sept mois en Amérique du Sud et que nous avons probablement vu le pays avec des yeux de latinos. Notre vision pourrait être différente que si nous étions venus directement depuis l’Europe.

En chiffres

Durée du séjour

Seize jours, une fois treize jours entre la Floride et La Nouvelle-Orléans et trois petits derniers jours à Los Angeles avant de partir pour l’Asie. Ce n’est pas beaucoup pour un si grand pays mais nous avons préféré nous concentrer sur le Mexique pour le budget, certes, mais aussi par goût personnel.

Budget

1900$ (1887CHF / 1671€) soit une moyenne de 111CHF (98€) par jour. Nous avions monté notre limite à 100 CHF par jour car nous savions le coût de la vie élevé mais nous n’avons même pas réussi à nous y tenir! Dans ce budget, il y a un vol interne et une location de voiture, ça n’aide pas vraiment à réduire le budget.

Distance parcourue

2422 km. Fort Lauderdale  – Miami – Miami Beach – Key West – Les Everglades – Fort Lauderdale – Nouvelle-Orléans puis Los Angeles – Hollywood – Santa Monica. En avion, train de banlieue, métro et voiture de location.

Etats traversés

Trois . Floride, Louisiane et Californie

Extrêmes d’altitudes

-2 mètres (oui, il y a le signe moins!) à La Nouvelle-Orléans, 108 mètres à Hollywood. Nous avons quand même visités les états les moins élevés.

Extrêmes de température

26 degrés sous l’orage dans les Everglades, 41 degrés sous un soleil de plomb et une forte humidité, toujours aux Everglades!

Nombre de calories ingurgitées

 Nous préférons ne pas savoir…

Les tops et les flops

Voici la partie la plus intéressante de ce bilan! Comme d’habitude, nous commençons par le négatif histoire de finir sur une note plus positive

Les flops

La climatisation à outrance

Elle est partout dès qu’il y a un endroit fermé! Si nous ne remettons pas en question son utilisation vu les températures vraiment élevées en Floride (entre 36 et 41 degrés!), nous avons de la peine à comprendre pourquoi elle est, en général, réglée entre 12 et 15 degrés! Bonjour les chocs thermiques! Nous ne savons pas comment nous avons réussi à ne pas prendre froid!

La nourriture

Tout est trop grand, trop gras, trop salé, trop sucré, trop tout, trop beurk! Seule la cuisine cajun pourrait sortir un peu du lot si elle n’était pas servie en quadruple portion! Même quand nous allions acheter notre nourriture au Wallmart du coin, nous avions de la peine à juste trouver des quantités plus petites juste pour nous deux.

Le coût de la vie

Nous avons sérieusement pensé à vendre un organe pour pouvoir tenir le budget! Mais c’est quelque chose à laquelle nous étions préparés et nous nous sommes quand même fait plaisir surtout en Floride.

On a kiffé!

Le multiculturalisme

Ce n’est pas que l’Amérique du Sud ne soit pas multiculturelle, mais ça se limite généralement aux descendants espagnols et aux diverses ethnies indiennes. Ici, tous les pays du monde sont représentés et nous pouvons trouver de la gastronomie de pays dont nous soupçonnions tout juste l’existence!

Les Everglades

Un superbe coin de nature avec une faune et une flore incroyables et très diversifiées malgré le manque de relief. Un vrai petit coup de cœur! Nous voulions à tout prix faire un parc national, nous n’avons pas été déçus sur ce coup-là

WTF???

Les trottoirs

Ce sont de vrais boulevards, ils font quatre mètres de large mais personne ne les utilise, les Américains étant accro à leur voiture!

Tout est gigantesque

Des gratte-ciels très hauts, des routes à huit pistes, des portions de géants dans les assiettes, des malls où l’on se perd, bref les Américains ne font pas dans la demi-mesure. D’ailleurs nous avons pas mal galéré pour faire nos courses au supermarché pour trouver des produits juste pour deux personnes normales! Même les mouettes sur la plages sont énormes!

Suisse ou Suède

Les gens ne comprennent pas notre accent français et le fait que nous ne soyons pas grands, blonds au yeux bleus alors que nous sommes suédois. (On a dit Switzerland pas Sweden Ducon!) D’ailleurs, de guerre lasse, nous avons fini par répondre par l’affirmative à la question « Are you from France? » Et comme les Ricains adorent les Frenchies, autant en profiter!

Ouh les vilains préjugés!

Les Etats-Unis sont souvent victimes de plein de préjugés, nous allons en décortiquer quelques-uns afin de leur tordre le cou. Ou pas!

Passer l’immigration, c’est la galère

Non, pas vraiment! Et pourtant nous l’avons passée deux fois! Bien sûr, il faut avoir fait son ESTA avant de débarquer mais c’est très facile, via Internet, et ça existe même en français! Après il suffit de scanner son passeport, se faire prendre ses empreintes digitales et de passer devant Monsieur le douanier. La deuxième fois ne nous a même pas pris cinq minutes! Les douaniers sont en général sympas, bien plus agréables que les vieux frustrés mal léchés de l’aéroport de Zurich!  Effectivement, les contrôles aux aéroports sont un peu plus poussés qu’ailleurs, mais là non plus, ce n’est pas si pénible.

Les Etats-Unis, c’est cher! 

C’est même pire que ça! Ce n’est absolument pas adapté à un budget de backpacker! En plus, tous les prix sont affichés hors taxes, donc c’est la mauvaise surprise à la caisse. Et bien sûr, chaque état a ses propres taxes.

Les Américains ne savent pas parler les langues étrangères! 

C’est sûrement le cas au fin fond du Kansas ou du Nebraska mais nous avons plutôt traversé des états très multiculturels. En Floride, l’espagnol est très répandu et il n’y a pas que les latinos qui le parlent, les Américains le maîtrisent très bien. D’ailleurs, nous avons sûrement une tronche de latinos car, souvent, on nous parlait spontanément en espagnol! En Louisiane, le français est moins présent mais il se refait gentiment une place après des années d’abandon. En Californie, l’espagnol est également très répandu.

Les Américains ne sont pas écolos! 

C’est vrai! Tout est dédié à la voiture ou à l’avion. Les transports publics sont très chers et ne sont pas pratiques et, à part dans les parcs nationaux, tout est urbanisé à outrance!

Expériences typiques américaines

Nous avons testé pour vous, histoire de ne pas mourir idiots. Ou pas!

Le road trip

Ce n’est pas vraiment pour l’expérience mais surtout parce-que sans voiture, il est pratiquement impossible de se déplacer dans le pays! Par contre tout est fait pour la voiture (routes larges, parkings, etc) et c’est super facile. Nous avons bien aimé notre petit road trip en Floride

Chercher son burger au drive-in

Ou comment ne même pas lever ses fesses de sa voiture pour ingurgiter un hamburger à 10’000 calories.

Le bagel au saumon

Van avait accepté de venir aux Etats-Unis seulement si elle pouvait manger un bagel au saumon! Une des seules bonnes expériences culinaire de States, même si avec un seul bagel, tu en as pour tes trois repas journaliers!

Dormir dans un motel

On ne peut decemment pas faire un road trip au States sans dormir dans un motel car il ne faut surtout pas que ta voiture soit trop éloignée de ta chambre! Mais vu la démesure américaine, les chambres sont spacieuses, confortables et le lit double peut accueillir au moins quatre personnes!

Visiter un parc national

La meilleure expérience de tout notre séjour américain!

Nous ne regrettons pas d’avoir passé par les Etats-Unis mais ça restera tout de même un séjour en demi-teinte. Nous sommes contents d’avoir découvert certaines choses, notamment les Everglades et tous ces gratte-ciels qui nous ont fascinés! Par contre, cette société individualiste de surconsommation ne nous a pas plu du tout. Elle nous paraît encore plus exagérée qu’en Europe. Nous sommes conscients qu’avec notre sac à dos nous nous sommes mis en marge de cette société occidentale qui mise sur la pleine croissance mais c’est notre choix, ça n’engage que nous et finalement ça nous plait d’être, en partie, hors de ce système. (Seulement en partie car pour être complètement hors du système, il faudrait vivre dans une grotte coupé du monde et nous n’en sommes pas encore là!)

Bref, les Etats-Unis n’ont pas du tout été une mauvaise expérience, bien au contraire, et possèdent des paysages de ouf mais nous préférons des cultures un peu plus simples ou peut-être, tout simplement, plus différentes de la nôtre.