Bilan du Laos

Notre petite incursion au Laos est déjà terminée. Ce petit séjour avait pour but de renouveler notre visa pour la Thaïlande mais nous avons finalement décidé que ce petit coin de pays méritait un petit bilan. Le voici donc!

En chiffres

Durée du séjour

Neuf jours. Oui, ça mériterait beaucoup plus! Promis, nous y passerons plus de temps la prochaine fois quand nous irons découvrir le sud!

Budget

3’230’700 kips soit 374,80 CHF (331,55€) ce qui fait une moyenne de 41,65 CHF (36,80€) par jour. Nous sommes donc totalement dans notre budget.

Distance parcourue

635 km de Houay Xai – Pak Beng – Luang Prabang  – Vang Vieng à Vientiane en tuk-tuk, bus et slow boat. A noter que de naviguer sur le Mékong entre Houay Xai et Luang Prabang nous a fait économiser près de 170 km.

Provinces traversées

Quatre : Bokeo, Oudonsay, Luang Prabang et Vientiane

Extrêmes d’altitude

166 m. à Vientiane et 1895 m. sur le col sans nom (en tout cas nous ne l’avons pas trouvé!) qui fait office de frontière entre les provinces de Luang Prabang et de Vientiane.

Extrêmes de températures

24 degrés à Vang Vieng sous la pluie et 33 degrés lors d’une journée ensoleillée à Luang Prabang. Ce sont des températures normales et de saison sous un climat tropical.

Nombre d’arrêts pour refroidir le moteur du bus entre Luang Prabang et Vang Vien

A chaque virage!

Coups de coeur / Coups de gueule

Voici maintenant la partie la plus intéressante de notre bilan. Comme d’habitude, nous ne changeons pas les règles et commençons par le négatif, ou comme ici, l’absence de négatif afin de terminer sur une note plus positive

Les moins

Nous sommes encore en train de chercher…. Nous n’avons sûrement pas passé assez de temps dans le pays pour voir les choses qui ne vont pas ou qui ne nous plaisent pas.

On a kiffé!!

La bouffe

Ce n’est pas très original de dire que la nourriture est excellente en Asie, mais le Laos ne fait pas exception à la règle. Grâce à la terre fertile des plaines du Mékong, il existe une très grande variété de fruits et de légumes. En plus, à l’époque du protectorat, les Français ont laissé une influence culinaire comme le pain, le café et les crêpes. Le tout donne une gastronomie à tomber!

Les gens

Il est de notoriété publique que les Laotiens sont froids et peu accueillants. Certes, ils n’ont pas le sourire des Malaisiens ni la spontanéité des Thaïs mais une fois la glace (très facilement) brisée, ce sont des gens affables, ouverts avec qui il est agréable de discuter, surtout que leur anglais est, en général, très correct. Le rabattage ne fait pas partie de leur culture donc ils nous laissent une paix royale et ça c’est vraiment agréable!

Les paysages

Nous avons été fascinés par les paysages du nord du Laos. Nous nous en sommes pris plein les yeux, notamment avec les pics karstiques de la cordillère annamitique. C’est un pays encore peu urbanisé qui laisse une grande place à la nature. En deux jours de navigation sur le Mékong, nous n’avons vu que très peu de zones habitées. Ça change du reste de l’Asie souvent frénétique et surpeuplée.

Bizzarreries laotiennes

Les investissements chinois

Ce sont les chinois qui investissent pour les grands travaux, notamment routiers, au Laos. A croire qu’ils veulent racheter le pays! (C’est sûrement le cas!)

Les vaches qui traversent la route

Ici les vaches paissent en liberté. Donc si elles trouvent que l’herbe est plus verte de l’autre côté, elles traversent la route sans se soucier du trafic. A noter que nous ne sommes pas en Inde, les vaches ne sont pas sacrées au Laos. Ce serait juste ennuyeux qu’elles finissent en steak avant l’heure heurtée par un véhicule. Parfois, ce sont des cochons qui traversent la route tout aussi à l’arrache et c’est beaucoup plus traître car ils sont beaucoup moins visibles.

French touch

La Laos était, comme ses voisins le Vietnam et le Cambodge, sous protectorat français entre 1893 et 1949 et il en reste quelques petites traces encore aujourd’hui qui, en tant que francophones, nous font bien sourire.

  • Le pain, le café et les crêpes
  • Les bornes kilométriques blanches et rouges au bord des routes
  • Les brasseries parisiennes et les boulangeries françaises
  • Les bâtiments administratifs sont indiqués en français même si dans la rue la langue de Molière n’est que très peu pratiquée.
  • La circulation à droite. Ce qui nous a valu quelques frayeurs pour traverser la route! Nous nous étions si bien habitués à la circulation à gauche!

C’était un tout petit séjour qui était prévu au départ juste pour pouvoir renouveler notre visa thaïlandais mais finalement ce fut un véritable coup de cœur. D’ailleurs, nous sommes gentiment en train de penser à visiter le sud du pays d’ici quelques mois.

Pour la suite ce sera un petit retour en Thaïlande, nous descendrons gentiment vers le sud où nous retrouverons un pote à Fabien sur l’île Koh Phi Phi puis nous passerons les fêtes de fin d’année en Malaisie, notre pays de cœur afin de commencer la nouvelle année 2019 sur de bonnes bases.

Une année de vadrouille : le grand bilan!

Il y a pile une année, nous embarquions pour la plus grande aventure de notre vie à travers le globe! Qu’en est-il un an plus tard?

Nous profitons de cet article pour remercier tous ceux qui, par divers moyens, nous ont soutenu pendant ces douze derniers mois! Merci pour vos messages d’encouragements, ça fait chaud au cœur!

C’est en tout cas une belle excuse pour dresser un bilan! Nous nous calquons sur le modèle du bilan des 6 mois afin de voir notre évolution sur cette demi-année supplémentaire.

En chiffres

Pays visités

Quatorze : Brésil, Uruguay, Argentine, Bolivie, Chili, Pérou, Equateur, Etats-Unis, Mexique, Hong Kong, Malaisie, Singapour, Brunei, Indonésie. Nous en étions à sept il y a six mois. Nous sommes plutôt dans une moyenne haute mais il y a trois mini-pays (Hong Kong, Singapour, Brunei) qui ne nous ont pris que très peu de temps.

Distance parcourue

53’874,5 km plus que la circonférence de la terre. Nous étions à 26’727 km il y a six mois, nous avons donc parcouru 27’147,5 km depuis l’Equateur.

Budget

19’754 CHF (17’258€) TTC. Nous avions prévu un budget total pour une année de 30’000 CHF, nous en sommes bien en dessous à notre grande surprise, nous pensions dépenser beaucoup plus en billets d’avion. Pour ce qui est du budget « sur place » (les fameux 50CHF par jour!) nous en sommes à 16’796 CHF (14’659€) soit une moyenne journalière de 46 CHF (40€) par jour. Nous sommes assez fiers de notre gestion du budget car plus nous serons des warriors dans ce domaine, plus notre voyage continuera.

Température la plus basse

Treize petits degrés sous la pluie à San Cristobal de las Casas, au Mexique. C’est d’ailleurs la dernière fois que nous avons eu froid, c’était au mois d’août.

Température la plus haute

41 degrés dans les Everglades, en Floride. C’était vraiment chaud et humide mais la chaleur a fait fuir les touristes, du coup nous étions quasiment tout seuls!

Taux d’humidité de fou

A Hong Kong, l’humidité dépasse quotidiennement les 90%, ça provoque une espèce de brume alors qu’il fait chaud et un temps superbe! C’est le phénomène météorologique le plus bizarre auquel nous ayons assisté!

Altitude la plus basse

35 mètres en dessous (oui, en dessous!) du niveau de la mer dans les dépressions salines de la péninsule Valdés, en Patagonie argentine.

Altitude la plus haute

4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Nous n’avons pas fait de folies des hauteurs en Asie.

Sites du patrimoine mondial de l’UNESCO visités

18 : Rio de Janeiro, chutes d’Iguazu, Colonia del Sacramento, ensembles jésuites de Cordoba, péninsule Valdés, Arequipa, Cuzco, centre historique de Lima, site archéologique de Chan Chan, Cuenca, centre historique de Quito, Iles Galapagos, Everglades National Park, Campeche, site archéologique de Palenque, jardin botanique de Singapour, paysage culturel de Bali et Malacca.

Les petits (ou gros) bobos

Mis à part la pneumonie à Van au Mexique, qui s’est très bien soignée, nous avons eu encore moins de bobos que les six premiers mois. Nous avons découvert que le corail ça coupe! Mais les coupures ont très bien cicatrisé même si ça démange affreusement pendant quelques jours. Bien sûr il y a les petits bobos habituels (coup de soleil, piqûres d’insectes, petit rhume, hématomes,…) que nous pourrions avoir n’importe où!

Bébêtes dangereuses

Nous avons été marcher dans les forêts tropicales en Amazonie et sur Bornéo notamment mais les seuls endroits où nous avons vu des bestioles pas très nettes, c’était en milieu urbain! Il y a eu un serpent et un scorpion au centre-ville de Salta, deux scorpions aux Galapagos, un scorpion au bar de notre hostal à Puerto Lopez, en Equateur, et un petit serpent en pleine ville de Kuala Lumpur!

Records de temps passé à la frontière

Trois heures et quarante-cinq minutes entre la Bolivie et le Chili, les douaniers chiliens faisant preuve d’excès de zèle. Record de rapidité entre le Brunei et la Malaisie, moins de cinq minutes! Comme tout est interdit au Brunei, les douaniers malaisiens ne contrôlent pas les bagages, les chances qu’ils contiennent de la marchandise illicite sont très minces.

Matériel remplacé

Nous en sommes à une paire de tongs et une paire de chaussures de trek chacun, deux paires de lunettes de soleil pour Fab, un téléphone pour Van et une quantité invraisemblable de câbles USB car ils n’aiment vraiment pas le transport en sac à dos!

Volontariats

Six : entretien d’une chakra à Colonia del Sacramento, « faiseurs d’ordre » dans une résidence étudiante à Córdoba, récolte de lavande près de Puerto Madryn, réceptionnistes dans un hostal à Salta, dans un hostal près de Puerto Lopez et dans une guesthouse à Malacca.

Quantité de riz ingurgitée

Ça ne s’est vraiment pas arrangé depuis notre arrivée en Asie, bien au contraire! Même quand ce sont des pâtes ou des pâtisseries, c’est du riz! Mais au moins, en rajoutant toutes les bananes que nous mangeons, nous n’avons aucun risque de tourista!

Tremblements de terre ressentis

Cinq : L’Equateur est vraiment un pays où la terre tremble souvent : nous en avons trois à notre actif, un à Quito, un à Puerto Lopez et un à Guayaquil. Les deux premiers étaient très légers, le dernier, de magnitude de cinq sur l’échelle de Richter, secouait un peu plus. Les deux autres nous les avons ressentis en Indonésie : un très léger à Surabaya et un de magnitude six qui nous a vraiment secoué (Van surtout, Fab dormait du sommeil du juste et n’a pas bronché!) à Bali. Mais aucun de ces tremblements de terre n’a généré de dégâts ni d’alerte au tsunami. Ouf!

Nombre de fois où nous regrettons d’être partis

ZERO!!! Là, nous n’avons pas changé en six mois!

Plus long trajet

24 heures, en bus entre Buenos Aires et Puerto Madryn

Plus long vol

Quinze heures, entre Los Angeles et Hong Kong et tout ça sans voir la nuit. Ce qui nous a généré un jet lag de ouf!

Nos coups de coeur

Pays préféré

L’Equateur reste un de nos gros coup de cœur, nous y avons d’ailleurs utilisé la totalité de notre visa. En Asie, la Malaisie nous plait énormément. Nous sommes rentrés sur le territoire malaisien trois fois et nous savons déjà qu’il y en aura une quatrième!

Plus belle ville

Argh!! Même sous la torture c’est impossible d’y répondre! TOUTES les villes coloniales latino-américaines sont superbes! Dans le même ordre d’idée, il y a Malacca avec un magnifique centre historique. Hong Kong et Singapour nous ont fascinés avec leur architecture ultra moderne et leurs quartiers historiques.

Le truc de ouf de la mort qui tue qui déchire sa race

Les Galapagos! Il faudra vraiment un truc énorme pour les détrôner!

La plus belle plage

Tortuga Bay aux Galapagos sans hésitation! Blue Lagoon sur Bali était également très belle.

Activité préférée

Là, rien n’a changé. C’est toujours l’observation des animaux et… l’apéro!

Meilleure gastronomie

La cuisine asiatique sans hésitation aucune! Mais devoir la départager selon les différents pays va être très difficile, c’est délicieux absolument partout! S’il fallait vraiment répondre sous la torture, nous choisirions Singapour car la ville est tellement multiculturelle que ça se ressent dans les assiettes et aussi parce qu’il y a le Lau Pa Sat, le food court le plus funky du monde! Pour la viande de bœuf, l’Argentine est en tête évidemment!

Plat préféré

Là c’est vraiment impossible de répondre tellement c’est varié! Mais puisque nous sommes actuellement en Malaisie, nous dirions le laksa, des nouilles dans une soupe au curry rouge et lait de coco servies avec du poulet, des pousses de bambou, du tofu et des crevettes, un vrai régal!

Le meilleur café

En général, en Equateur. Mais nous avons trouvé un vrai bar italien à Playa del Carmen tenu par un Florentin qui servait le vrai espresso à l’italienne!

Le meilleur pinard

Entre Argentine et Chili, notre cœur balance. Même si en Argentine nous avons carrément assisté à de la maltraitance de pinard! On l’a vu mélangé avec des glaçons et, pire, avec du Coca-Cola!

Les gens les plus chaleureux

Les Argentins

Les gens les plus souriants

Les Malaisiens. Le vrai pays du sourire, c’est la Malaisie, les gens sont tout le temps en train de sourire, sans raison. C’est un sourire sincère, contrairement en Thaïlande où les gens ont, à notre avis, un fake smile seulement destiné à nous faire sortir notre porte-monnaie.

Les douaniers les plus sympas

Les Indonésiens, suivis de près par les Malaisiens et les Singapouriens. Quand tu débarques dans ces trois pays, t’as vraiment l’impression d’être le bienvenu!

Nous en rigolons encore (ou pas…)

Anecdotes de ces derniers 6 mois
  • Les camions poubelles qui chantent en Equateur
  • Prendre un vol de nuit low-coast dans un avion congelé par la climatisation
  • Essayer de faire ses courses juste pour deux personnes aux Etats-Unis
  • Essayer de faire comprendre à des Américains incultes que non, nous ne sommes pas suédois! (Switzerland pas Sweden ducon!) puis finalement laisser tomber et profiter de notre accent pour dire que nous sommes Français.
  • Débarquer au Mexique le week-end des élections présidentielles et subir la Ley Seca, l’interdiction totale d’alcool sur tout le territoire
  • Pour Van, se faire passer pour une Argentine dans le reste de l’Amérique Latine à cause de son accent italien prononcé
  • Mettre trois jours à se remettre du jet-lag après la traversée du Pacifique
  • Se promener avant sept heures le matin dans une Hong-Kong vide (merci le jet-lag!) et ne croiser que les vieux qui font leur taï-chi dans Kowloon Park
  • Fêter la naissance de notre nièce au thé car nous sommes au Brunei et l’alcool y est interdit
  • Se faire arrêter dans la rue en Indonésie et en Malaisie pour poser pour des selfies avec des locaux car nous sommes des blancs
  • Se faire prendre en photo « discrètement » par des Indonésiens et des Malaisiens
  • Faire une traversée en bateau sur une mer déchaînée, être malade comme la plupart des passagers, et voir trois Russes en pleine forme se vider une bouteille de vodka
  • Se faire agresser par un singe à Ubud
  • Se retrouver à Singapour à la place de Tioman parce-qu’il n’y avait plus de bus pour Mersing
  • Se faire ordonner par un douanier indonésien de faire des bébés puisque nous sommes en lune de miel
  • A Hong Kong, les escalators te parlent pour te demander de bien te tenir à la barrière
  • Les rishaws (sorte de tuk-tuk à vélo) avec leur déco kitch et leur musique insupportable à Malacca
  • Se faire virer d’un volontariat à Malacca, sûrement à cause d’une incompréhension interculturelle.

Ce que nous avons appris

Nous avions déjà appris beaucoup de choses en général et sur nous-même lors des six premiers mois donc nous n’allons pas faire un copier-coller du bilan des six mois mais nous avons quand même appris quelques trucs supplémentaires.

Des mots

Un peu de mandarin, de malais et d’indonésien histoire de dire bonjour et merci, ça nous tient à cœur. Et, comme par hasard, pas mal de mots concernant la nourriture!

Manger épicé

C’est surtout notre estomac et notre palais qui se sont habitués. Nous en avons eu la preuve une fois que nous avons été manger indien avec deux Françaises qui venaient de débarquer en Asie. Elles ont trouvé le curry très épicé, nous pas tant que ça.

Parler avec les mains

A part en Malaisie et un peu à Bali, il est difficile de rencontrer des gens qui parlent anglais, du coup nous improvisons un langage des signes et ça ne fonctionne pas trop mal. De toute façon, Van parle déjà tout le temps avec les mains même quand elle arrive très bien à se faire comprendre! (#italianstyle)

Supporter l’humidité

Avant notre arrivée en Floride, le temps n’était pas trop humide. Depuis, avec la Floride, la Louisiane, la canicule au Mexique, Hong Kong, Singapour et Malacca, nous avons perdu des litres de transpiration et finalement c’est un climat auquel nous nous habituons très bien.

Nos ressentis

Ce qui nous manque de la Suisse

Toujours rien…

Ce qui nous manque en général

Maintenant que nous sommes en Asie, rien. En tout cas ce ne sont pas les idées qui manquent, nous en avons déjà plein pour 2019

Ce à quoi nous nou attendions

Comme il y a six mois, à galérer beaucoup plus. Même si la langue et les transports sont moins faciles qu’en Amérique, il nous semble que nous nous adaptons pas trop mal.

Positive attitude

Les galères paraissent de moins en moins difficiles à gérer avec le temps. Nous avons toujours trouvé des plans B lorsque le plan A n’était pas (ou plus) réalisable et nous avons toujours eu finalement de bonnes surprises. Les gens que nous rencontrons sont, la plupart du temps, adorables. Donc nous sommes au taquet et avons toujours autant la niaque pour la suite!

Et notre couple dans tout ça?

Nous sommes toujours ensemble c’est bon signe non? Il n’y a pas grand chose à rajouter par rapport à il y a six mois. La thérapie de la marche fonctionne toujours aussi bien. Lors des volontariats, nous avons appris que nous pouvons former une bonne équipe et nous savons rester solidaires à nous serrer les coudes dans l’adversité. Nous nous laissons chacun nos moments pour respirer un peu et l’humour reste toujours notre meilleur allié.

SPOILER ALERT!!

Puisque nous ne sommes pas vraiment motivés à rentrer en Suisse, c’est la Suisse qui viendra à nous. Nous retrouverons fin novembre les parents à  Fabien à Patong avec son parrain et sa copine. Ensuite, un pote à Fabien sera dans le sud de la Thaïlande courant décembre, là c’est plutôt la France qui viendra à nous. Suisse ou France peu importe, nous sommes toujours ravis d’avoir de la visite.

Pour 2019, nous avons des projets un peu fous, mais nous vous en parlerons plus tard….

Bilan de l’Indonésie

Voilà, l’Indonésie c’est fini, du moins pour l’instant, donc nous vous proposons notre traditionnel bilan.

En chiffres

Durée du séjour

24 jours. Sachant qu’un visa n’est valable que trente jours et que l’Indonésie est un pays composé de milliers d’îles, nous n’avions pas le temps d’entreprendre autre chose après notre séjour à Bali.

Budget

14’298’000 roupies indonésiennes (oui, ce sont des millions!) soit 929,90 CHF ou 811,80€ ce qui fait une moyenne de 38,75CHF ou 33,80€ par jour, avec un vol interne! C’est grâce au niveau de vie très bas que nous sommes amplement dans notre budget. Finalement, nous ne les avons pas si mal négociés nos transports à Bali!

Distance parcourue

2203,2 km de la frontière malaisienne sur Bornéo jusqu’à Pontianak, puis Surabaya – Banywangi, détroit de Bali, Permuteran, toute la côte nord et est de Bali jusqu’à Padang Bai, Ubud et Kuta. Tout ça en bus, avion, train, ferry, bemo, Grab et shuttle bus.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer sur les côtes balinaises, 400 mètres à Ubud. Rien de bien extraordinaire vu que nous ne sommes pas allés à Java pour grimper sur les volcans.

Extrêmes de températures

31 degrés à Ubud, 36 degrés à Pemuteran. Des températures dignes d’un climat tropical. Nous qui aimons le chaud, nous avons été servis!

Mots d’indonésien appris

Une bonne vingtaine. A part les habituels bonjour et merci, tous les autres mots que nous connaissons concerne la nourriture! (Gourmands nous?)

Les tops et les flops

Voici maintenant la partie la plus intéressante de notre bilan! Comme d’habitude, nous commençons par le pire afin de finir par le meilleur!

Les flops

Le désastre écologique

L’Indonésie c’est notamment des montagnes de déchets, un trafic congestionné partout, l’absence de transports publics, l’utilisation du plastique à outrance, la pollution atmosphérique, des milliers de scooters super polluants etc! Derrière les paysages de carte postale, l’Indonésie est une poubelle géante! La faute à un manque d’éducation de la population et à un gouvernement ultra corrompu qui préfère s’occuper à toucher des pots de vin que de protéger l’environnement. C’est vraiment dommage car le pays possède des environnements vraiment extraordinaires qu’il faudrait penser à protéger un peu.

Les rabatteurs

Ce n’est pas les premiers rabatteurs que nous croisons et normalement, nous sommes plus fatalistes à leur égard. Ça fait partie du jeu. Mais en Indonésie et surtout à Bali, ils sont tellement insistants et pénibles qu’ils en deviennent insupportables! Certains n’ont pas hésité à nous suivre jusque dans les toilettes pour nous vendre une course de taxi. D’autres ont eu le toupet de nous cracher un chewing-gum sur les pieds quand nous avons refusé leur « offre ». C’est un vrai fléau et ça donne une mauvaise image de la population indonésienne qui, en vrai, est vraiment adorable.

Les transports à Bali

Parmi tous les problèmes que connait Bali, il y en a deux qui ont foutu en l’air tout le système de transport : le tourisme de masse et l’accès au crédit pour les Balinais qui s’achètent tous leur propre véhicule. Du coup, le service de transports publics est très réduit. Même l’application Grab (l’équivalent d’Uber) ne fonctionne pas à Bali. Nous sommes donc obligés de nous rabattre sur les shuttle bus spécial touristes, auprès de rabatteurs à touristes hyper pénibles, à prix spécial touristes également.

Le tourisme de masse à Kuta et Ubud

Mais nous avons été en connaissance de cause à Kuta. Pour Ubud, nous avons vraiment été déçus sur ce coup-là.

On a kiffé!

Le snorkeling

Nous avons été à Bali spécialement pour ça et nous n’avons pas été déçus. Tous les spots que nous avons faits étaient faciles d’accès depuis la plage et surtout, il n’y avait pas besoin de contracter un tour! Nos spots préférés? Permuteran et Blue Lagoon Beach à Padang Bai.

L’hôtellerie

Même avec un petit budget, il est facile de se loger dans des endroits sympas, parfois avec piscine et petits-déjeuners pour une quinzaine d’euros la chambre double. Même à Bali! En plus, les Indonésiens ont vraiment le sens du service.

Les douaniers

Nous décernons la palme des douaniers les plus sympas aux Indonésiens! Nous avons passé la frontière au milieu de nulle part dans la jungle  et nous étions les seuls blancs donc ça a sûrement aidé pour les contacts. En général, le passage en douane donne un premier aperçu du pays. Nous avons donc commencé notre séjour indonésien sous les meilleurs auspices.

La gastronomie

Ce chapitre risque d’apparaître dans tous nos bilans asiatiques! Ce n’est pas que nous sommes gourmands, c’est juste que la nourriture est vraiment trop bonne sur ce continent et l’Indonésie n’échappe pas à la règle! L’ingrédient principal est la cacahuète avec laquelle ils font de délicieuses sauces comme pour accompagner le gado-gado balinais ou encore la fameuse sauce satay. Ça peut être problématique pour les allergiques mais nous on adore!

Bizarreries indonésiennes

Les paparazzis

Dans les coins pas très touristiques d’Indonésie, nous sommes de vraies rock stars car, souvent, nous sommes presque les seuls blancs. Les gens n’hésitent pas à user de subterfuges pour nous prendre en photo, plus ou moins discrètement, avec leur smartphone, même depuis leur scooter! Les plus téméraires d’entre eux surmontent leur timidité pour nous demander de poser avec eux pour un selfie, exercice auquel nous nous prêtons de bonne grâce!

Un séjour un peu en demi-teinte mais nous ne regrettons pas d’être venu. Nous avons quand même découvert des coins sympas. Nous sommes conscients d’avoir visité une toute petite partie de cet immense archipel qui compte plus de 18’000 îles. D’ailleurs, il n’est pas impossible que nous décidons d’en découvrir une autre dans un futur plus ou moins proche.

Pour la suite, ce sera un petit retour en Malaisie. Il nous reste un mois avant de retrouver les parents de Fabien en Thaïlande et nous ne savions pas trop comment préparer un itinéraire qui tienne la route sans trop prendre l’avion. Pour nous simplifier la vie, nous avons décidé de nous poser trois semaines à Malacca où nous remettrons nos casquettes de volontaires avant de rejoindre la Thaïlande.

Bilan de Singapour

Ce petit séjour à Singapour était juste une mini étape dans notre tour du monde mais il nous a quand même fourni une bonne excuse pour nous plier à notre traditionnel bilan.

En chiffres

Durée du séjour

Quatre jours. Ça suffit pour y voir les incontournables mais il y aurait de quoi rester un peu plus longtemps.

Budget

270,80 SGD (dollar de Singapour) soit 191,20 CHF (170€) ce qui nous fait une moyenne journalière de 47,80 CHF (42,50€). Eh oui, il est possible de s’en sortir à Singapour à moins de 50 euros par jour, à condition de ne pas être pénible pour le logement! Et encore, même si nous avons dû nous rabattre sur des dortoirs, les hostals sont souvent très bien situés, hyper propres et nous offrent le petit-déjeuner. La nourriture dans les hawkers centers, le petit nom typiquement singapourien des food courts, et les transports sont très bon marché et la plupart des activités sont gratuites! Donc cette petite escapade improvisée ne nous aura pas plombé le budget.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer, nous avons quand même grimpé jusqu’à trente mètres au jardin botanique! C’est Singapour pas le Népal!

Extrêmes de températures

Ça n’a pas beaucoup varié, entre 30 et 32 degrés. Pour la petite anecdote météorologique, Singapour est réputée très pluvieuse à cause de sa proximité avec l’Equateur. Nous n’avons pas eu une goutte d’eau durant ces quatre jours mais il est vrai que nous avons une bonne étoile météo qui nous suit souvent depuis presque 300 jours. Mais nous avons quand même bien senti l’humidité ambiante même si elle n’a jamais atteint les niveaux hallucinants de Hong Kong!

Les tops et les flops

Comme d’habitude, nous allons commencer par le négatif, inexistant sur ce coup-là, pour finir sur une note la plus positive possible!

Les flops

Nous sommes toujours en train de chercher quelque chose de négatif à mettre sur ce bilan!

On a kiffé!!

La gastronomie

Comme partout en Asie la nourriture est excellente, mais à Singapour ça va encore plus loin. La population est littéralement obsédée par la bouffe On peut manger partout à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit et de tout! Souvent, c’est d’un rapport qualité / prix inégalable! Et quand tu croises quelqu’un dans la rue, au lieu de te parler de la météo, il va te parler de ce qu’il a mangé à midi. Ici, la vie ne vaut la peine d’être vécue qu’à la condition de bien manger.

Le melting pot des cultures

A Singapour, tu peux être blanc, noir, jaune ou métis, tu peux t’habiller en minijupe, en niqab, en sari ou en combinaison de ski, tu peux croire en Dieu, Allah, Bouddha, Jéovah, au rock n’roll ou aux extraterrestres, tout le monde s’en fout complètement! A part dans les temples, mais c’est plutôt logique. Toute personne trouve sa place, peu importe sa couleur de peau ou ses croyances et toutes les cultures se mélangent. Présenté ainsi, ça fait un peu monde des Bisounours et pourtant, ce monde de tolérance existe bel et bien!

La volonté écologique

Bien sûr, Singapour reste une ville avec tous les problèmes écologiques inhérents. Mais les autorités ont décidé de prendre le problème à bras le corps et de transformer la ville en cité-jardin. Tous les nouveaux immeubles construits  doivent être complètement alimentés par des énergies renouvelables et doivent posséder des murs végétaux. Les taxes pour posséder une voiture sont très élevées afin d’encourager les gens à utiliser les transports publics, vraiment bien foutus et bon marché. Chaque espace est un prétexte pour planter des arbres. Malheureusement, l’Indonésie et la Malaisie, toutes proches, procèdent à la culture sur brûlis et le ciel singapourien est également pollué par la fumée. Malgré cela, Singapour ne baisse pas les bras et continue sur sa lancée écologique.

Les transports publics

C’est le top du top! Il y en a partout et souvent. C’est rapide, bon marché. moderne et d’une propreté irréprochable!

Bizarreries singapouriennes

Les lois farfelues

Si Singapour est une ville sûre, propre et prospère, c’est parce-que tout ou presque y est interdit et les amendes pour les contrevenants sont très salées! Il est notamment interdit de manger et boire dans le métro ainsi que d’y transporter des durians, mais vu l’odeur immonde de ces fruits, c’est compréhensible! Mâcher du chewing-gum est également interdit. Et dans les extrêmes liberticides, l’homosexualité est interdite. Certains délits peuvent même être passibles de coups de bâton!

Vous l’avez sûrement compris, nous avons littéralement adoré Singapour! Il faut dire qu’elle a tous les atouts de ville idéale, malgré quelques lois farfelues. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que des milliers d’européens choisissent de s’y expatrier!

Pour la suite, nous continuons notre périple à travers la Malaisie, mais il est très difficile de trouver de la disponibilité dans les transports, donc nous ferons selon le destin mais quelque-chose de vraiment sympa se profile pour la semaine prochaine…

Bilan de Hong Kong

Nous avons changé de continent mais pas d’habitudes! Nous vous livrons donc notre traditionnel bilan, sur Hong Kong.

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet nous allons commencer ce bilan en essayant de répondre à la question que certains d’entre vous nous ont posée : 

Mais Hong Kong, c’est la Chine ou pas?

Hong Kong était une colonie anglaise jusqu’en 1997, date à laquelle elle fut rétrocédée à la Chine. Donc, oui, Hong Kong c’est la Chine. Pour preuve :

  • On y parle le cantonnais, une langue du sud de la Chine.
  • On y mange de la cuisine chinoise, pour notre plus grand bonheur!
  • La médecine traditionnelle chinoise y est encore beaucoup pratiquée
  • Les Hongkongais sont majoritairement taoïstes, une des religions chinoises.
  • Les Hongkongais vivent en 4716 et c’est l’année du chien.

Mais, les Britanniques ont signé la rétrocession du territoire à la Chine à la condition que Hong Kong soit une région administrative spéciale au moins jusqu’en 2047. Ce qui veut dire :

  • Elle garde son autonomie financière, sa propre bourse, ses propres banques et sa propre monnaie. (le dollar hongkongais)
  • Elle a son propre gouvernement. Il existe plusieurs partis dont des prochinois, des indépendantistes et des partisans du statut quo.
  • Elle émet ses propres passeports et a son propre système d’immigration. Contrairement à la Chine, nous n’avons pas besoin de visa pour Hong Kong.
  • Sa deuxième langue officielle reste l’anglais, bien qu’en pratique très peu de gens la maîtrisent.
  • Elle a ses propres immatriculations, des plaques blanches à l’avant, jaunes à l’arrière à gros caractères semblables à celles du Royaume-Uni

Donc Hong Kong c’est la Chine, mais avec des conditions spéciales.

Edit : Cet article date de 2018 et depuis il y a eu la pandémie de Covid 19, les fortes répressions de la part du gouvernement chinois, des manifestations qui ont plutôt fonctionné au début mais qui ont vite été réprimées par les autorités par la suite. Pékin exerce de plus en plus de contrôle sur ce territoire et essaie d’y étouffer les avancées démocratiques ainsi que certaines libertés comme celle de la presse ou tout simplement la liberté d’expression. Ce sont évidemment des faits que nous déplorons et qui nous attristent énormément et nous devons, la mort dans l’âme, nous résigner à ce que le mantra « un pays, deux systèmes » cher à Margaret Thatcher ait pris un sérieux coup de plomb dans l’aile. N’étant pas retournés à Hong Kong depuis, nous ignorons quelle est la situation actuellement.

Après ces explications bien savantes, il est temps de commencer le bilan pour de vrai!

Durée du séjour

Six jours. Le temps de nous remettre de notre jet lag depuis les Etats-Unis. Il y aurait de quoi rester plus longtemps mais notre budget n’y aurait pas survécu.

Budget

3589 HKD (dollar de Honk Kong) soit 450 CHF (395,70€) ce qui fait 64,20 CHF (56,45€) par jour. Plus de la moitié du budget est parti pour le logement, très cher dû au manque de place, affreusement petit et de qualité douteuse. Pour tout le reste (transports, bouffe, etc), Hong Kong reste une destination relativement bon marché.

Distance parcourue

145 km, de l’aéroport à Kowloon, jusqu’au Devil’s Peak, jusqu’au Victoria Peak et balade jusqu’à Kennedy Town,  en métro, ferry, tram à impériale, funiculaire, bus à impériale et à pied. Autant de moyen de transports différents sur un territoire qui tient dans un mouchoir de poche, c’est presque un exploit!

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer à Victoria Harbour et 554 mètres au sommet du Victoria Peak

Extrêmes de températures

Rien de bien extraordinaire, ça stagnait entre 31 et 33 degrés. C’est plutôt le taux d’humidité qui a été très impressionnant.

Litres de transpiration perdus

De quoi faire fleurir un désert tellement il faisait lourd. Même en Amazonie ce n’était pas aussi humide!

Tops et flops

Voici la partie la plus intéressante de ce bilan. Malgré le changement de continent, nous allons garder notre tradition de mettre le négatif en premier, histoire de finir sur une note positive

Les moins

Les rabatteurs pakistanais

Dès qu’ils voient que tu es blanc, ils t’alpaguent dans la rue pour essayer de te refiler leur camelote et sont très insistants!

On a kiffé!

Les transports publics

Ils sont super faciles d’utilisation, très bons marché et ils desservent n’importe quel coin paumé du territoire! L’Amérique ne nous avait pas habitué à ça!

Les randonnées

Quelle idée de se rendre à Hong Kong pour randonner! Et pourtant, le territoire possède des trails de différents difficultés tous très bien balisés et faciles d’accès. Il faut dire que la nature a gâté ce petit coin de pays avec ses pics et sa végétation luxuriante.

La population locale

Il y a plus de sept millions d’habitants sur un territoire d’à peine plus de 2000 kilomètres carré qui vivent à douze dans un minuscule appartement, les trottoirs sont souvent bondés, il y a plus de 80% d’humidité toute l’année et pourtant les gens restent zens! Ils sont également très courtois même s’ils ne parlent pas forcément anglais et ont le sourire très facile. Sûrement un exemple à suivre.

La gastronomie

Si le paradis existe, on doit y servir de la cuisine chinoise! (bon ok, italienne aussi!) La variante hongkongaise ressemble beaucoup à la cuisine cantonaise avec comme spécialité principale les dim sum, raviolis à pâte de riz cuits à la vapeur ou grillés servis dans un plat en bambou!

L’accès facilité aux toilettes publiques

Et en plus, elles sont propres et gratuites! Dans le même ordre d’idées, il y a des fontaines d’eau potable fraiche partout! Ce n’est pas très roots mais quelquefois les petits services de ce genre font du bien!

Chinoiseries hongkongaise

Les échafaudages en bambou

Il y a des gratte-ciels futuristes en construction et pourtant les échafaudages sont en bambou! S’ils sont utilisés c’est qu’ils ont sûrement fait leurs preuves mais pour nous, ils paraissent terriblement anachroniques!

La discipline

Malgré la densité énorme de population, les gens restent extrêmement disciplinés. Ils font la queue pour le bus, le métro, prendre à manger, etc sans bousculade. Ils attendent patiemment au passage clouté que le petit bonhomme passe au vert. Nous qui avions pris l’habitude de traverser à l’arrache entre les voitures, nous avons bien dû nous mettre au pas!

Les escalators qui parlent

Ils sont bilingues en plus, ils parlent en chinois et en anglais pour te dire de bien te tenir à la barrière .

Hong Kong a été pour nous un très gros kif! Et il y a sûrement encore plein de choses à découvrir! Le plus surprenant est de voir comment la ville allie urbanisation et nature ainsi que tradition et modernité, un vrai yin et yang chinois! Ce n’est pas notre premier voyage en Asie mais à chaque fois nous nous y sentons trop bien. Nous nous réjouissons de découvrir un peu plus de ce fascinant continent!

Grand bilan des Amériques

Nous aurons passé plus de neuf mois sur cet immense continent, il ne fallait pas que nous dérogions au traditionnel bilan. C’est aussi une bonne excuse pour regarder en arrière et revivre les bons moments que nous avons passés depuis notre arrivée à Rio un certain 9 novembre.

En chiffres

Nombre de pays visités :

Neuf dont sept en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay, Bolivie, Chili, Pérou et Equateur) et deux en Amérique du Nord (Mexique et Etas-Unis)

Distance parcourue

43’256,5 km depuis notre départ de Genève, en avion, bus, taxi collectif, lancha, ferry, voiture de location, moto-taxi et train.

Températures

Nous nous sommes arrangés pour vivre le plus possible en été et nous ne nous sommes pas trop mal débrouillés!

Dans les Andes, et en altitude en général, les températures restent très fraîches, avec un minimum de 13 degrés que nous avons eu sous la pluie, à Quito et à San Cristobal de las Casas.

Sinon, nous avons eu la plupart du temps des températures en dessus de trente degrés avec un maximum de 38 degrés à Buenos Aires à Nouvel An et sur la côte du Golfe du Mexique et même un record de 41 degrés dans les Everglades! Mais comme nous supportons très bien la chaleur, ça ne nous a pas trop posé de problèmes.

Le budget

13’385 CHF (11’756€) soit une moyenne de 47,60 CHF (41,80€) par jour. Nous sommes totalement dans le budget des 50 CHF par jour que nous nous étions fixés!

L’altitude

Quand on pense aux Andes, on pense aux sommets de plus de 6’000 mètres! Malheureusement, Fabien souffre du mal aigu des montagnes qui l’handicape beaucoup. Si au Pérou et en Bolivie les feuilles de coca se trouvent facilement afin de soulager les symptômes, ce n’est pas le cas dans les autres pays andins. Nous avons quand même atteint l’altitude de 4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili.

Pour les altitudes les plus basses, il y a bien sûr l’altitude zéro au niveau de la mer, mais nous avons réussi à descendre encore plus bas pour atteindre moins 35 mètres dans un dépression saline de la péninsule Valdés, en Patagonie argentine.

Les galères

Rassurez-vous, elle ne sont pas si nombreuses que ça, mais ça fait partie du voyage et souvent, ça ne s’avère pas si grave et nous finissons par en rire!

Brésil

Le portugais made in Brasil n’est pas du tout compréhensible! Essayer de trouver de la nourriture à moins de 12’000 calories la bouchée est digne de Fort Boyard!

Uruguay

Se retrouver chez une sorcière dans une chakra isolée près de Colonia del Sacramento. Le but était de l’aider à remettre en état sa maison avant qu’elle ne change d’avis et nous vire comme des malpropres!

Argentine

Tout ce qui touche à l’argent en Argentine est une galère! Déjà, le coup de la vie est très élevé, similaire à l’Europe pour des services bien plus bas de gamme. Ensuite, retirer de l’argent à un distributeur relève du vrai parcours du combattant : il y a souvent au minimum 45 minutes de queue, quand arrive enfin notre tour, il y a une chance sur deux qu’il n’y ait plus d’argent à disposition et si nous arrivons à en avoir, les frais de retrait sont exorbitants! Et nous ne pouvons même pas utiliser l’alternative de la carte de crédit car pour la plupart des endroits, seul le paiement en liquide est accepté! Bref, de gros moments d’énervement mais nous nous en sommes quand même sortis. Se retrouver au milieu de champs de lavande en Patagonie argentine chez des végétariens pseudo-écolos fut également une sacrée expérience!

Bolivie

Supporter l’altitude pour Fabien. Une grève nous a bloqué une journée dans la ville d’Uyuni. La météo catastrophique nous a fait changer nos plans et quitter le pays plus tôt que prévu.

Chili

Notre seule tourista de tout le voyage. Attendre 3h45 à la douane boliviano-chilienne au milieu de nulle part à 3700 mètres d’altitude que les douaniers chiliens veuillent bien cesser leur excès de zèle.

Pérou

Toujours l’altitude pour Fabien sinon le voyage s’est vraiment déroulé comme sur des roulettes!

Equateur

Prendre des bus hors d’âge sur les routes de montagnes conduits par des tarés du volant, ça mérite une médaille! Gérer les nombreuses coupures d’eau et d’électricité dans un hostal tout en assurant le confort des hôtes demande pas mal d’inventivité!

Etats-Unis

Nous avons pensé sérieusement à vendre une partie de nos organes pour rester dans le budget! Il est impossible de faire des courses au supermarché pour moins de douze personnes vu la taille des produits!

Mexique

Choper la grippe et faire une complication pulmonaire pour Van qui l’a contrainte au repos forcé une semaine, sinon, comme au Pérou, tout s’est déroulé à merveille!

Les bobos

Mis à part l’infection pulmonaire de Van qui a nécessité une antibiothérapie (pas de panique, tout est rentré dans l’ordre depuis!), et une petite tourista au Chili, nous sommes restés en bonne santé!

Nous sommes assez étonnés par la solidité de notre estomac car nous mangeons de tout sans que notre digestion en soit chamboulée. Evidemment nous évitons l’eau du robinet comme la peste mais pour le reste, nous ne nous privons de rien et nous fions plutôt à notre instinct (propreté, chaîne du froid respectée, etc) avant de consommer des aliments. Le fait de souvent cuisiner nous-même aide à avoir un contrôle sur la nourriture ingurgitée et nous sommes persuadés que peu à peu, le corps s’habitue à une hygiène moins irréprochable. Les kilos de ceviche, à base de poisson cru, que nous avons mangés ne nous ont pas refilé le moindre mal de ventre!

Sinon il y a les petits bobos habituels qui auraient pu nous arriver n’importe où comme des coups de soleil, des maux de tête (surtout en altitude), des ecchymoses, des courbatures, des piqûres d’insectes, mal des transports (un comble pour des voyageurs!) etc. Rien de bien grave et surtout rien qui ne nous empêche de poursuivre nos aventures.

Voilà, nous avons fini avec la partie négative de notre voyage et finalement, ce n’est pas vraiment significatif. Nous avons toujours trouvé une solution où une alternative. D’ailleurs, nous allons faire un récapitulatif de tout ce que nous n’avions pas prévu!

Ça, ce n’était pas du tout au programme!

L’Uruguay

C’est un pays dont nous soupçonnions tout juste l’existence et savions à peine le placer sur une carte! Nous y avons fait le détour par hasard car il nous restait du temps avant un engagement pris en Patagonie argentine. Nous y avons visité deux villes vraiment sympas (Colonia del Sacramento et Montevideo) et avons rencontrés des gens vraiment chaleureux, toujours prêts à partager un maté, dont ils ont toujours les ingrédients à portée de main!

Arica

C’est une petite ville à l’extrême nord du Chili que nous avons rejointe afin de fuir la météo catastrophique de Bolivie et ce fut une surprise extraordinaire! La ville est agréable bordée par une superbe plage et dominée par les hauts volcans du désert d’Atacama.

Arequipa

Cette étape fait partie du plan B que nous avons élaboré après avoir quitté la Bolivie. C’est une très jolie ville coloniale dominée par différents volcans que nous n’avons pas vus à cause de la météo trop moche.

Le carnaval de Cuzco

Nous n’avions aucune idée que nous étions en plein carnaval et nous avons débarqué en pleine fête haute en couleur! Vraiment sympa!

Notre volontariat dans un hostal en Equateur

Nous n’avions pas prévu de faire du volontariat en Equateur car le coût de la vie est assez raisonnable. C’est le propriétaire de l’établissement qui nous a contacté via la plateforme internet HelpX. Comme le coin avait l’air sympa, nous avons accepté. Finalement, nous y sommes restés six semaines et ce fut une de nos meilleures expérience de volontariat!

Utiliser la totalité de la durée de notre visa en Equateur

L’Equateur est un petit pays qui se traverse facilement en trois ou quatres semaines. Mais voilà, nous avons accepté un volontariat que nous n’avions pas prévu. En plus, nous avons eu un réel coup de foudre pour le pays que nous avons décidé d’en profiter au maximum! D’ailleurs, nous avons décollé de l’aéroport de Guayaquil juste trente minutes avant l’expiration de notre autorisation de séjour!

Ciudad del Carmen

Le bus que nous voulions prendre de Campeche à Palenque étant complet, nous avons dû trouver un itinéraire bis. Nous avons donc fait étape à Ciudad del Carmen, une petite ville vraiment belle au bord du Golfe du Mexique, agréable à vivre et surtout sans touristes! Et cerise sur le gâteau, au coucher du soleil, les dauphins viennent se faire observer directement depuis le Malécon!

Morale de l’histoire

Si le plan A ne fonctionne pas, il existe encore 25 lettres dans l’alphabet! Chaque fois que nous avons dû changer nos projets ou qu’une opportunité s’est ouverte à nous, nous sommes tombés sur quelque-chose d’incroyable! Nous avons décidé que pour l’Asie, nous nous laisserons encore plus porter par le destin car, pour l’instant, ça nous réussit plutôt bien!

Nos coups de coeur

Le but du voyage est quand même de se faire plaisir et de voir, sentir, rencontrer, manger, etc des choses ou des gens extraordinaires, et nous n’avons pas été déçus!

Les paysages

L’attrait principal du continent américain c’est la beauté des paysages! Montagnes, côtes, forêt tropicale, désert, etc, il y en a pour tous les goûts

Brésil
  • les montagnes et pains de sucre à Rio visible de chaque endroit de la ville ainsi que la végétation tropicale.
  • Les chutes d’Iguaçu
Uruguay

Les paysages en Uruguay sont plutôt plats et inintéressants.

Argentine

La pampa argentine est désespéramment plate et monotone sinon l’Argentine possède des paysages extraordinaires!

  • Les chutes d’Iguazu, encore plus impressionnantes que du côté brésilien et la forêt tropicale qui les entoure.
  • La péninsule Valdès avec ses côtes de calcaire découpées et ses dépressions salines.
  • Les montagnes qui entourent la ville de Salta couverte de végétation luxuriante.
  • Les Quebradas avec leur roche rouge sculptée par des années d’érosion
  • Le Nord-Ouest Andin en général
Bolivie

Malheureusement, nous ne sommes pas restés longtemps en Bolivie, mais les quelques jours que nous y sommes restés nous ont enchantés pour la beauté des paysages!

  • Les montagnes rouges autour de Tupiza qui contraste avec la végétation bien verte
  • Le Salar d’Uyuni. Nous y avons été pendant la saison des pluies et le salar était inondé provoquant un effet miroir extraordinaire. Le coucher de soleil donnait des reflets incroyables!
  • Les volcans dans le désert en direction du Chili
Pérou

A part à Cuzco où tout est très vert, le paysage péruvien du côté Pacifique est très désertique.

  • Les montagnes entourant Cuzco et leur incroyable végétation à plus de 4000 mètres d’altitude!
  • Les dunes de Huacachina même si le côté trop touristique de l’endroit empêche de les admirer pleinement
  • La péninsule de Paracas, où le désert rencontre l’océan
  • Les incroyables falaises de Miraflores à Lima
  • Les mangroves à Tumbes
Equateur

L’Equateur est un petit pays mais possède une variété de paysages incroyables!

  • Les montagnes verdoyantes de Baños
  • La végétation luxuriante de l’Amazonie équatorienne
  • Le paysage andin entourant Quito
  • Les Galapagos, hors catégorie tellement c’est incroyable!
  • Les falaises de calcaires se jetant dans l’océan

Etats-Unis

Les Etats-Unis sont connus pour leurs paysages mais comme nous n’y avons fait qu’un passage express, nous n’avons vu que très peu de choses

  • Les Everglades, un paradis de biodiversité
  • Les mangroves dans les Keys où ce n’était pas trop urbanisé
Mexique

Notre coup de cœur pour le Mexique en matière de paysage est sans hésitation le Chiapas. C’est aussi l’état le moins urbanisé, ceci explique cela…

  • La mer des Caraïbes, malgré la présence gênante des sargasses
  • Le Golfe du Mexique à Ciudad del Carmen d’une couleur incroyable!
  • Les cascades dans la Vallée de Bascan
  • Les récifs de Cozumel

Les villes

L’Amérique latine est connue pour ses villes coloniales construites lors de la conquête espagnole. Nous avons été impressionnés par cette architecture baroque, souvent colorée et très harmonieuse.

Brésil
  • Rio de Janeiroil y a un petit centre historique portugais mais le plus impressionnant reste le paysage naturel de montagnes ainsi que les plages en pleine ville.
Uruguay
  • Colonia del Sacramentoune ville qui a été à la fois portugaise et espagnole avec un charme tout méditerranéen.
  • Montevideoune douceur de vivre au bord du Rio de la Plata avec quelques vestiges de l’époque espagnole.
Argentine

L’Argentine est plus connue pour ses paysages que pour ses villes mais il en existe deux qui, pour nous, valent le détour.

  • Buenos AiresNous nous attendons à une immense ville sans âme, nous avons découvert différents quartiers très sympas. Il faut préciser que nous y étions pour le Nouvel An et la ville était très calme, sans trafic,  et vidée de ses habitants.
  • SaltaC’est le plus grand centre colonial en Argentine et c’est vraiment charmant. Un autre avantage de Salta, c’est la nature environnante et les immenses montagnes rouges du Nord-Ouest Andin ne sont pas très loin.
Bolivie

Malheureusement, nous avons quitté le pays avant d’avoir pu visiter les villes qui valent le détour.

Chili
  • Aricace n’était pas du tout prévu au programme mais Arica nous a surpris, notamment par son front de mer vraiment sympa!
Pérou

Le Pérou est le paradis des villes coloniales!

  • ArequipaElle n’était pas prévue au programme vu qu’elle fait partie de notre itinéraire de remplacement après avoir quitté la Bolivie. Ce fut une belle surprise, la cathédrale est impressionnante et le centre historique très bien conservé.
  • CuzcoSûrement une des plus belles villes d’Amérique du Sud! L’architecture est unique avec le mélange inca/espagnol et les montagnes verdoyantes alentours donnent à la ville un cachet unique!
  • Limala capitale péruvienne possède également un centre colonial superbement conservé. Une bonne surprise car nous nous attendions vraiment à une mégapole sans âme.
  • TrujilloUn peu plus modeste que les autres villes mais vaut le détour.
Equateur
  • CuencaUne jolie petite ville coloniale en altitude. Malheureusement, lors de notre passage, une bonne partie du centre historique était en travaux de restauration.
  • QuitoMagnifique avec ses petites ruelles en pente, dommage que le climat soit capricieux.
  • GuayaquilCe n’est pas du tout une ville coloniale. Guayaquil est une ville moderne et dynamique mais que nous avons apprécié quand même. La promenade sur le  malécon est vraiment agréable et le quartier de la Peña est vraiment joli.
Etats-Unis

Tout le monde sait que toutes les villes américaines se ressemblent avec leur skyline de gratte-ciels, néanmoins, il y en a une qui sort un peu du lot.

  • La Nouvelle-Orléansnous avons adoré le Vieux Carré avec son charme un peu suranné et son ambiance jazzy.
Mexique

Le Mexique possède également beaucoup de villes coloniales, souvent à peu de distance les unes des autres

  • ValladolidUne jolie petite ville de province bien calme mais avec un joli centre historique coloré
  • MéridaUne quantité astronomique de bâtiments coloniaux mais un trafic un peu trop infernal pour bien en profiter.
  • CampecheNotre coup de cœur mexicain! C’est une des seules villes fortifiées de toutes les Amériques.
  • Ciudad del CarmenUne étape pas prévue mais nous nous sommes pris une baffe tellement c’est joli!
  • San Cristobal de las CasasUne jolie ville coloniale de montagne avec ses ruelles en pentes, malheureusement trop touristique.

Les plages

Ce n’est pas le continent le plus connu pour la playa mais nous avons quand même trouvé quelques bijoux!

Brésil

  • Les plages d’Ipanema et de Copacabana à Rio, incroyable des plages d’une telle beauté en pleine ville!
Uruguay
  • Une petite plage qui borde le Rio de la Plata, plus propice aux asados qu’à la bagnade mais jolie quand même.
Argentine

Malgré ses 5000 kilomètres de côtes, l’Argentine n’est pas réputée pour ses plages

  • Puerto MadrynSoyons honnêtes, ce n’est pas la plus belle plage du monde, loin de là et le climat n’est pas top mais c’est une grande plage de sable idéale pour de grandes balades même si nous sommes accompagnés par des méduses géantes échouées.
Chili
  • AricaLa plage est magnifique avec son sable rouge et noir et, avec un peu de chance, il est possible d’y apercevoir des otaries
Pérou

La playa au Pérou n’est pas très agréable à cause du courant de Humboldt mais il y a de beaux specimens.

  • ParacasUn magnifique exemple de la rencontre du désert et de la mer
  • HuanchacoIdéal pour le surf grâce au courant, le lieu est surtout connu pour ses bateaux traditionnels fabriqués avec des roseaux
Equateur

L’Equateur possède un littoral digne de ce nom même si les autres parties du pays lui volent la vedette. Et, bien sûr, les Galapagos sont un vrai paradis!

  • Tortuga Bay : Sur l’ile de Santa Cruz au Galapagos, Tortuga Bay est, à nos yeux, une des plus belles plages du monde! Non seulement, le sable est fin et l’eau est turquoise, mais en plus, il est possible d’y observer une multitude d’animaux marins! Un vrai paradis sur terre!
  • Le littoral équatorien est bordé de falaises de calcaire et les plages, exposées au vents, sont idéales pour le surf
Etats-Unis

Malheureusement, les plages de Floride, sûrement très belles en temps normal, étaient envahies de sargasses. Par contre, à Los Angeles, la plage de Santa Monica est très belle

Mexique

La mer des Caraïbes souffre d’une invasion de sargasses sans précédent. C’est dommage car les plages sont superbes! Seule la côte occidentale de l’île de CozAmbiance balnéaire à Playa del Carmen et Isla Cozumelumel est épargnée par ce fléau.

La gastronomie

Pour être vraiment francs, si vous voulez faire un voyage gastronomique, privilégiez l’Europe du Sud ou l’Asie, car même si quelques plats sortent leur épingle du jeu, il n’y a rien d’extraordinaire. Et si vous n’aimez pas le riz et les haricots rouges, fuyez!!

Brésil

Ce n’est pas que ça soit vraiment mauvais, mais les plats, très roboratifs, ne sont pas du tout adapté au climat tropical du pays!

Uruguay et Argentine

De la viande, de la viande et….. encore de la viande! Oui c’est vrai, la viande de bœuf est la meilleure du monde! Par contre, pour l’accompagnement, c’est fade et très peu varié. L’Argentine est aussi le pays des empanadas, évidemment fourrée à la viande! Heureusement qu’il reste le dulce de leche pour le dessert!

Bolivie

Il faut vraiment aimer la soupe et le poulet. Les plats sont roboratifs mais, vu le climat en Bolivie, c’est totalement justifié.

Pérou

Notre meilleure expérience gastronomique en Amérique du Sud. Il existe plein de spécialités selon les régions et c’est varié : du poulet, du bœuf, du poisson et beaucoup de légumes! La bizarrerie consiste à constamment accompagner les plats de riz ET de pommes de terre! Le plat national est le ceviche, un espèce de cocktail de poisson cru, une vraie tuerie! Nous en avons dé consommé des kilos et des kilos tellement c’est délicieux!

Equateur

La gastronomie varie très peu du Pérou même si elle a tendance à être plus simple. On y retrouve le fameux ceviche mais servi de façon différente. Que ce soit au Pérou ou en Equateur, nous n’avons pas osé manger du cuy, de la viande de cochon d’Inde.

Etats-Unis

Les Etats-Unis ne sont pas réputés pour leur gastronomie et nous pouvons malheureusement confirmer cette réputation. Tout est trop gros, trop gras, trop sucré, trop salé, trop tout, trop beurk! Nous comprenons maintenant parfaitement les problèmes d’obésité dans le pays.

Mexique

En général, c’est plutôt bon même si ce n’est pas très léger. Les sauces sont très importantes dans la cuisine mexicaine mais, attention, elles arrachent vraiment! C’est le premier pays où le riz n’a pas le monopole, il cède sa place au maïs. Le contenu des assiettes est, à l’image du pays, très coloré. Oignons, poivrons et tomates sont le trio gagnant.  Sur Cozumel, il existe plusieurs spécialités de poissons à l’ail et c’est vraiment délicieux!

Les gens

Le plus beau dans les voyages, ce sont les rencontres! Nous avons la chance de pratiquer un bon espagnol, ce qui rend la communication très facile dans les pays hispanophones. En général, les latinos sont quand même moins chaleureux qu’au sud de l’Europe.! Les Equatoriens paraissent froids au premier abord mais c’est juste de la timidité, il faut juste briser la glace, pareil avec les Boliviens qui ont plus un caractère de montagnards. La palme du peuple le plus accueillant et le plus chaleureux revient sans conteste aux Argentins et à leurs voisins uruguayens.

Nous avons eu aussi du plaisir à échanger des idées et anecdotes de voyage avec d’autres baroudeurs venus des quatre coins de la planète.

Et nous dans tout ça?

Rien n’a vraiment changé depuis notre bilan des 6 mois, ça roule pas trop mal. Nous avons gagné en zénitude donc nous nous énervons moins pour des petites conneries. Il y a bien sûr quelques désaccords mais nous trouvons toujours un moyen de les régler. Donc, pour l’instant, l’aventure continue à deux!

Rédiger cette rétrospective nous aura permis de nous replonger dans ce voyage depuis le début et de nous remémorer de super bons moments passer à arpenter le continent américain.

La suite, vous le savez déjà, c’est l’Asie! Nous sommes gonflés à bloc et nous réjouissons de découvrir cette fascinante partie du monde!

Bilan des Etats-Unis

Avant de commencer ce bilan, nous tenons à vous préciser que nos avons débarqué aux Etats-Unis après plus de sept mois en Amérique du Sud et que nous avons probablement vu le pays avec des yeux de latinos. Notre vision pourrait être différente que si nous étions venus directement depuis l’Europe.

En chiffres

Durée du séjour

Seize jours, une fois treize jours entre la Floride et La Nouvelle-Orléans et trois petits derniers jours à Los Angeles avant de partir pour l’Asie. Ce n’est pas beaucoup pour un si grand pays mais nous avons préféré nous concentrer sur le Mexique pour le budget, certes, mais aussi par goût personnel.

Budget

1900$ (1887CHF / 1671€) soit une moyenne de 111CHF (98€) par jour. Nous avions monté notre limite à 100 CHF par jour car nous savions le coût de la vie élevé mais nous n’avons même pas réussi à nous y tenir! Dans ce budget, il y a un vol interne et une location de voiture, ça n’aide pas vraiment à réduire le budget.

Distance parcourue

2422 km. Fort Lauderdale  – Miami – Miami Beach – Key West – Les Everglades – Fort Lauderdale – Nouvelle-Orléans puis Los Angeles – Hollywood – Santa Monica. En avion, train de banlieue, métro et voiture de location.

Etats traversés

Trois . Floride, Louisiane et Californie

Extrêmes d’altitudes

-2 mètres (oui, il y a le signe moins!) à La Nouvelle-Orléans, 108 mètres à Hollywood. Nous avons quand même visités les états les moins élevés.

Extrêmes de température

26 degrés sous l’orage dans les Everglades, 41 degrés sous un soleil de plomb et une forte humidité, toujours aux Everglades!

Nombre de calories ingurgitées

 Nous préférons ne pas savoir…

Les tops et les flops

Voici la partie la plus intéressante de ce bilan! Comme d’habitude, nous commençons par le négatif histoire de finir sur une note plus positive

Les flops

La climatisation à outrance

Elle est partout dès qu’il y a un endroit fermé! Si nous ne remettons pas en question son utilisation vu les températures vraiment élevées en Floride (entre 36 et 41 degrés!), nous avons de la peine à comprendre pourquoi elle est, en général, réglée entre 12 et 15 degrés! Bonjour les chocs thermiques! Nous ne savons pas comment nous avons réussi à ne pas prendre froid!

La nourriture

Tout est trop grand, trop gras, trop salé, trop sucré, trop tout, trop beurk! Seule la cuisine cajun pourrait sortir un peu du lot si elle n’était pas servie en quadruple portion! Même quand nous allions acheter notre nourriture au Wallmart du coin, nous avions de la peine à juste trouver des quantités plus petites juste pour nous deux.

Le coût de la vie

Nous avons sérieusement pensé à vendre un organe pour pouvoir tenir le budget! Mais c’est quelque chose à laquelle nous étions préparés et nous nous sommes quand même fait plaisir surtout en Floride.

On a kiffé!

Le multiculturalisme

Ce n’est pas que l’Amérique du Sud ne soit pas multiculturelle, mais ça se limite généralement aux descendants espagnols et aux diverses ethnies indiennes. Ici, tous les pays du monde sont représentés et nous pouvons trouver de la gastronomie de pays dont nous soupçonnions tout juste l’existence!

Les Everglades

Un superbe coin de nature avec une faune et une flore incroyables et très diversifiées malgré le manque de relief. Un vrai petit coup de cœur! Nous voulions à tout prix faire un parc national, nous n’avons pas été déçus sur ce coup-là

WTF???

Les trottoirs

Ce sont de vrais boulevards, ils font quatre mètres de large mais personne ne les utilise, les Américains étant accro à leur voiture!

Tout est gigantesque

Des gratte-ciels très hauts, des routes à huit pistes, des portions de géants dans les assiettes, des malls où l’on se perd, bref les Américains ne font pas dans la demi-mesure. D’ailleurs nous avons pas mal galéré pour faire nos courses au supermarché pour trouver des produits juste pour deux personnes normales! Même les mouettes sur la plages sont énormes!

Suisse ou Suède

Les gens ne comprennent pas notre accent français et le fait que nous ne soyons pas grands, blonds au yeux bleus alors que nous sommes suédois. (On a dit Switzerland pas Sweden Ducon!) D’ailleurs, de guerre lasse, nous avons fini par répondre par l’affirmative à la question « Are you from France? » Et comme les Ricains adorent les Frenchies, autant en profiter!

Ouh les vilains préjugés!

Les Etats-Unis sont souvent victimes de plein de préjugés, nous allons en décortiquer quelques-uns afin de leur tordre le cou. Ou pas!

Passer l’immigration, c’est la galère

Non, pas vraiment! Et pourtant nous l’avons passée deux fois! Bien sûr, il faut avoir fait son ESTA avant de débarquer mais c’est très facile, via Internet, et ça existe même en français! Après il suffit de scanner son passeport, se faire prendre ses empreintes digitales et de passer devant Monsieur le douanier. La deuxième fois ne nous a même pas pris cinq minutes! Les douaniers sont en général sympas, bien plus agréables que les vieux frustrés mal léchés de l’aéroport de Zurich!  Effectivement, les contrôles aux aéroports sont un peu plus poussés qu’ailleurs, mais là non plus, ce n’est pas si pénible.

Les Etats-Unis, c’est cher! 

C’est même pire que ça! Ce n’est absolument pas adapté à un budget de backpacker! En plus, tous les prix sont affichés hors taxes, donc c’est la mauvaise surprise à la caisse. Et bien sûr, chaque état a ses propres taxes.

Les Américains ne savent pas parler les langues étrangères! 

C’est sûrement le cas au fin fond du Kansas ou du Nebraska mais nous avons plutôt traversé des états très multiculturels. En Floride, l’espagnol est très répandu et il n’y a pas que les latinos qui le parlent, les Américains le maîtrisent très bien. D’ailleurs, nous avons sûrement une tronche de latinos car, souvent, on nous parlait spontanément en espagnol! En Louisiane, le français est moins présent mais il se refait gentiment une place après des années d’abandon. En Californie, l’espagnol est également très répandu.

Les Américains ne sont pas écolos! 

C’est vrai! Tout est dédié à la voiture ou à l’avion. Les transports publics sont très chers et ne sont pas pratiques et, à part dans les parcs nationaux, tout est urbanisé à outrance!

Expériences typiques américaines

Nous avons testé pour vous, histoire de ne pas mourir idiots. Ou pas!

Le road trip

Ce n’est pas vraiment pour l’expérience mais surtout parce-que sans voiture, il est pratiquement impossible de se déplacer dans le pays! Par contre tout est fait pour la voiture (routes larges, parkings, etc) et c’est super facile. Nous avons bien aimé notre petit road trip en Floride

Chercher son burger au drive-in

Ou comment ne même pas lever ses fesses de sa voiture pour ingurgiter un hamburger à 10’000 calories.

Le bagel au saumon

Van avait accepté de venir aux Etats-Unis seulement si elle pouvait manger un bagel au saumon! Une des seules bonnes expériences culinaire de States, même si avec un seul bagel, tu en as pour tes trois repas journaliers!

Dormir dans un motel

On ne peut decemment pas faire un road trip au States sans dormir dans un motel car il ne faut surtout pas que ta voiture soit trop éloignée de ta chambre! Mais vu la démesure américaine, les chambres sont spacieuses, confortables et le lit double peut accueillir au moins quatre personnes!

Visiter un parc national

La meilleure expérience de tout notre séjour américain!

Nous ne regrettons pas d’avoir passé par les Etats-Unis mais ça restera tout de même un séjour en demi-teinte. Nous sommes contents d’avoir découvert certaines choses, notamment les Everglades et tous ces gratte-ciels qui nous ont fascinés! Par contre, cette société individualiste de surconsommation ne nous a pas plu du tout. Elle nous paraît encore plus exagérée qu’en Europe. Nous sommes conscients qu’avec notre sac à dos nous nous sommes mis en marge de cette société occidentale qui mise sur la pleine croissance mais c’est notre choix, ça n’engage que nous et finalement ça nous plait d’être, en partie, hors de ce système. (Seulement en partie car pour être complètement hors du système, il faudrait vivre dans une grotte coupé du monde et nous n’en sommes pas encore là!)

Bref, les Etats-Unis n’ont pas du tout été une mauvaise expérience, bien au contraire, et possèdent des paysages de ouf mais nous préférons des cultures un peu plus simples ou peut-être, tout simplement, plus différentes de la nôtre.

Bilan du Mexique

NB : ceci est notre bilan de notre premier voyage au Mexique, en été 2018. Pour lire celui de notre voyage effectué en 2023, c’est sous ce lien.

Voilà, notre séjour en Amérique latine c’est terminé. Il est temps pour nous de voler vers d’autres horizons. Mais avant, voici notre traditionnel bilan!

En chiffres

Durée du séjour

 44 jours,  à peu près un mois et demi

Budget

37’943 pesos mexicains soit 1991 CHF ou 1753€ soit une moyenne de 45,25CHF (39,80€). Nous sommes totalement dans notre budget des 50CHF! Ce sont les transports qui coûtent le plus cher au Mexique, donc finalement avoir dû rester une semaine à Mérida à se reposer pour cause de pneumonie a fait baisser les dépenses!

Distance parcourue

2598 km Cancun – Playa del CarmenValladolidMéridaCampecheCiudad del Carmen – Villahermosa – Tuxtla GuttierezSan Cristobal de las CasasPalenque – Cancun – Cozumel. L’itinéraire est un peu décousu, surtout vers la fin, mais notre repos forcé à Mérida a bouleversé nos plans et le timing.

Etats traversés

Cinq : Quintana Roo, Yucatán, Campeche, Tabasco et Chiapas

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer sur la côte Caraïbes, le Golfe du Mexique et à Cozumel et 2200 mètres à San Cristobal de las Casas.

Extrêmes de températures

13 petits degrés sous la pluie à San Cristobal de las Casas et 38 degrés sous un soleil de plomb sur la côte du Golfe du Mexique.

J’aime/ J’aime pas

Comme d’habitude nous commençons par le négatif, histoire de finir sur une note plus joyeuse

Les moins

La non conscience écologique

Tout le continent américain laisse à désirer sur ce sujet, hormis les Iles Galapagos, mais le Mexique se place vraiment dans les très mauvais élèves. Nous n’avions jamais vu autant de déchets par terre! Nous avons même vu des gens balancer leurs déchets par la fenêtre du bus ou de leur voiture. Au Mexique, le plastique c’est fantastique : une paille chaque fois qu’on nous sert à boire, des gobelets en plastique pour ne pas faire la vaisselle, sur emballage des produits, etc. Nous nous sommes carrément faits passer pour des extraterrestres car nous refusons à chaque fois les sachets en plastique dans les supermarchés, surtout que pour une dizaine d’articles, ils en distribuent cinq ou six alors qu’un seul suffirait. Tout le transport de voyageurs se fait par bus ou avion alors qu’il existe une ligne de train, utilisée seulement pour les marchandises, car la compagnie d’autobus ne veut pas perdre le monopole. Aussi, le Mexicain est accro à sa voiture qu’il utilise même pour faire une centaine de mètres! Voilà ce qui se passe quand on veut prendre exemple sur le grand voisin riche du nord.

Bref, grosse déception de ce côté là!

On a kiffé!!

Les couleurs

Le premier adjectif qui nous vient à l’esprit quand nous pensons au Mexique est « coloré ». Tout est rempli de couleurs, souvent chaudes : les villes, la nature, les gens, les costumes, les plats, etc. De quoi mettre de bonne humeur le plus incurable des ronchons!

Les gens

Il faut d’abord montrer patte blanche et prouver que nous ne sommes pas des Gringos (terme mexicain pas très flatteur pour désigner les ressortissants des Etats-Unis) mais ensuite les Mexicains sont très bavards, très chaleureux, très accueillants et ont toujours une anecdote à raconter! On pourrait croire parfois qu’ils sont beaucoup trop polis pour être honnêtes mais en réalité c’est qu’ils parlent un espagnol beaucoup plus formel que celui que nous avons l’habitude d’entendre en Espagne.

La nourriture

Ce n’est pas toujours très léger ni adapté au climat tropical mais c’est souvent savoureux, varié et coloré. Chaque plat est accompagné de ses tortillas de maïs afin que nous puissions nous amuser a faire nos tacos nous-même. Il faut juste faire attention aux sauces car certaines d’entre elles arrachent vraiment!

La nature dans le Chiapas

Après avoir visité une péninsule du Yucatán bien urbanisée, c’est un plaisir de se retrouver dans les montagnes et les forêts du Chiapas, au bord des cascades accompagnés d’oiseaux et de papillons multicolores!

Les récifs de Cozumel

A Cozumel, les récifs sont magnifiques, peuplés d’une multitude de poissons multicolores et le plus surprenant, ils sont très près du bord donc super facile d’accès pour y faire du snorkelling.

Bizarreries mexicaines

La ley seca durant les élections

Ley Seca signifie littéralement loi sèche. Le week-end des élections présidentielles, il est impossible de trouver une goutte d’alcool dans tout le pays! Aucun établissement n’est autorisé à vendre des boissons alcoolisées. Il faut dire que la campagne présidentielle s’est déroulée dans un climat de violence extrême et qu’une centaine de personnes y ont trouvé la mort. Et devinez qui a débarqué au Mexique justement ce week-end là en mourant d’envie de pouvoir boire une bière sans avoir besoin de vendre un rein comme aux Etats-Unis.

Des plats super roboratifs en pleine canicule

Les Mexicains mangent des plats dignes d’hivers suisses alors que les températures frôlent les 40 degrés! Soupes de haricots rouges, fast-food à l’américaine ou viandes mijotées en sauce, rien n’arrête les Mexicains à la course aux calories! On ajoute un mode de vie très sédentaire et nous avons une population plutôt bien en chair. Heureusement qu’il nous reste quand même les ceviches et les guacamoles!

Nous avons déjà apprécié le Mexique il y a deux ans, il n’y avait pas de raison de ne pas l’apprécier une deuxième fois! Nous avons retrouvé certaines choses avec beaucoup de plaisir, notamment la gastronomie, et nous avons également découvert pas mal de nouveautés. Un séjour très positif donc!

Voilà, après neuf mois, l’Amérique latine c’est terminé! Si nous sommes excités de partir pour de nouvelles aventures, une partie de nous restera à jamais attachée à cette culture latino-américaine. Nous y avons rencontrés des gens formidables, appris une langue (et ses spécificités régionales!) et admiré des paysages somptueux!

Pour la suite, une petite étape en Californie nous attend pour ensuite faire la grande traversée du Pacifique!

Bilan de l’Equateur

Comme toujours, voici notre traditionnel bilan de l’Equateur après trois mois passés dans ce petit pays d’Amérique du Sud.

En chiffres

Durée du séjour

Pile 90 jours, la durée de notre visa

Budget

3133,20 $, l’Equateur utilise le dollar américain. ( 3123,50 CHF / 2698.90 €) soit 34,80 $ par jour (34,70 CHF / 30€) bien en dessous de notre défi des cinquante euros journaliers! Nous sommes super fiers de nous car, grâce à notre volontariat dans l’hostal vers Puerto Lopez, nous avons épongé l’explosion du budget des Galapagos! De plus, comme nous y gérions le bar, nous avons réussi à gagner un peu d’argent. Sans les Galapagos, l’Equateur reste un pays budget friendly pour les backpackers.

Distance parcourue

4617 kilomètres. De Huaquillas (frontière péruvienne) – Cuenca – Baños – Puyo – TenaQuitoGuayaquilGalapagos – Guayaquil – Puerto Lopez – MontañitaManta – Canoa – Pedernales – Cojimies – Pedernales – Mindo – Santo Domingo – Guayaquil. En bus, avion, taxi collectif, moto-taxi et lancha. Après tous ces kilomètres parcourus, nous sommes super contents d’être en vie car plus d’une fois, nous avons mis notre destin en mains de chauffeurs ou capitaines un peu fous!

Provinces traversées

Quatorze : El Oro, Azuay, Cañar, Chimborazo, Tungurahua, Pastaza, Napo, Pinchincha, Guayas, Galapagos, Santa Elena, Manabì, Santo Domingo de los Tsachilas, Los Rios.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer sur la Côte et sur les plages des Galapagos et 2850 m. à Quito

Extrêmes de températures

13 petits degrés sous la pluie à Quito, 34 degrés de chaleur humide à Guayaquil.

Volontariat

Six semaines à jouer les réceptionnistes et les gérants du bar dans un hostal près de Puerto Lopez.

Tremblements de terre

Trois. Deux petits et leurs répliques à Quito et Puerto Lopez pendant la nuit. Un qui nous a bien secoués (cinq sur l’échelle de Richter) au réveil à Guayaquil. Mais rassurez-vous, pas de dégâts ni de blessés à déclarer! L’Equateur se trouve en plein sur la ceinture de feu du Pacifique, la terre qui tremble fait presque partie du quotidien.

Les plus / les moins

Comme toujours, nous commençons par le plus négatif afin de finir sur une notre un peu plus positive

Les moins

Les trajets en bus

Il faut dire que nous avions été particulièrement gâtés au Pérou et en Argentine. En Equateur, les bus ne sont pas confortables, ça n’avance pas et pourtant le chauffeur se prend pour un pilote de rallye! Bonjour les grosses frayeurs et le mal des transports! En plus, nous avons droit à des discours de sensibilisation à tout et n’importe quoi pour essayer de nous refiler de la marchandise par des gens qui parlent hyper fort! Dommage car, en général, les paysages traversés sont splendides. Heureusement, notre abonnement à Spotify nous permet de nous concentrer sur la musique et de penser à autre chose.

Les moustiques

En particulier sur le littoral. Ils sont nombreux, résistants aux répulsifs, sortent par tous les temps et traverser des couches de vêtements ne leur font pas peur! Notre peau ressemble à un vrai champ de bataille! Le seul remède efficace est la fumée de Palo Santo (bois indigène naturellement anti-moustiques) mais il faudrait rester sa vie autour d’un feu.

On a kiffé!

Les gens

Ils sont très timides et il faut briser la glace. Mais une fois que c’est fait, les gens sont très souriants, toujours prêts à nous rendre service et très polis. La politsees est due en partie à l’espagnol beaucoup plus formel qu’en Espagne. A part pour des taxis, nous n’avons quasiment jamais eu à faire avec des rabatteurs.

L’hôtellerie

C’est le meilleur rapport qualité/prix de l’Amérique du Sud. Il suffit souvent de rajouter deux ou trois dollars pour avoir un standing supérieur, tout en restant dans des tarifs bon marché. A deux, une chambre double de bonne qualité est souvent meilleure marché que deux lits en dortoir.

Le chocolat

Pas aussi bon que le chocolat suisse! (Profitez, c’est vraiment rare que nous fassions du chauvinisme suisse!) Mais il se déguste facilement si nous avons envie d’un peu de douceur.

La diversité des paysages

L’Equateur est un petit pays (une moitié de France environ) mais il y a quatre régions distinctes : l’Amazonie, les Andes, le littoral et les Galapagos. Chaque région a ses spécificités en matière de paysages, de faune et de flore et c’est très varié.

La végétation

Après avoir traversé le désert au nord du Chili et sur toute la côte péruvienne, nous sommes très contents d’avoir enfin retrouvé des arbres! La proximité de la ligne équatoriale donne une végétation très variée et luxuriante sauf aux Galapagos où c’est plus sec à cause du courant de Humboldt mais ce n’est pas totalement désertique non plus.

La faune

Il y a bien sûr la faune endémique des Galapagos, mais le continent n’a pas beaucoup à envier à l’archipel. Nous avons vus beaucoup plus d’espèces d’animaux (singes, oiseaux, reptiles, papillons,…) en trois mois dans ce pays qu’en plus de trente ans de vie.

L’Amazonie

Un vrai paradis de verdure et de forêt tropicale! La faune et la flore sont incroyables! Espérons que la population locale s’en rende compte et commencent à la protéger un peu.

Les Galapagos

Il nous semble que nous n’avons pas besoin d’expliquer pourquoi.

Bizarreries équatoriennes

Les camions-poubelles musicaux

Dans plusieurs villes, les camions-poubelles sont accompagné d’une musique rappelant celle qu’on peut entendre dans les fêtes foraines à la mélodie bien entêtante! Si nous trouvons ça très amusant, nous avons quand même une petite pensée pour les éboueurs qui doivent supporter ça toute la journée!

Le cuy

Cuy signifie cochon d’Inde, ce petit rongeur que les enfants aiment bien avoir comme animaux de compagnie. Sauf qu’ici, (au Pérou aussi), ça se mange! Généralement ça se prépare au barbecue. Il paraît que le goût ressemble au poulet mais même cuit, on arrive à distinguer nettement la forme de l’animal et nous n’avons pas osé le goûter.

L’Equateur est notre pays préféré en Amérique du Sud, nous avons d’ailleurs utilisé la durée totale de notre visa. Nous quittons le pays avec un gros pincement au cœur et la tête pleine de souvenirs tant ce que nous avons vécu ici était incroyable!  Mais nous sommes quand même excités de découvrir de nouveaux horizons que nous ne manquerons pas de partager avec vous!

Six mois de voyage : notre premier bilan

Six mois! Une demi-année soit 180 jours à arpenter notre belle planète! Bon, pour l’instant nous n’avons parcouru qu’une petite partie de l’Amérique du Sud, c’est vrai. Mais ça mérite bien un petit bilan non?

En chiffres

Pays visités

Sept : Brésil, Uruguay, Argentine, Bolivie, Chili, Pérou, Equateur

Distance parcourue

26’727km Vol Genève-Rio puis Iguazu, l’Uruguay, Puerto Madryn, Salta, le sud de la Bolivie, Arica, Arequipa, Cuzco, Lima, Nord du Pérou, Cuenca, Amazonie équatorienne, Quito, Guayaquil, les Galapagos et Puerto Lopez.

Température la plus basse

14 petits degrés sous la pluie à Quito. A 2800 mètres d’altitude, il ne faut pas s’y attendre à mieux.

Température la plus haute

38 degrés sous la canicule du Nouvel An à Buenos Aires

Altitude la plus basse

moins (oui moins!) 35 mètres dans les dépressions salines de la péninsule Valdés en Patagonie argentine.

Altitude la plus haute

4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili

Sites UNESCO visités

Douze : Rio, Iguazu, Colonia del Sacramento, ensembles jésuites de Córdoba, péninsule Valdés, Arequipa, Cuzco, Lima, Chan Chan, Cuenca, Quito et le parc national des Galapagos.

Budget

8910,40 CHF (7451,60€) soit 49,50 CHF (41,40€). Nous avons tout juste atteint l’objectif d’être en dessous de 50 CHF par jour! La faute aux Galapagos qui nous ont plombé le budget. Mais notre volontariat à l’hostal jusqu’à fin mai devrait encore nous faire descendre la moyenne.

Les petits bobos

Une gastro chacun à Salta, cadeau d’une hôte néerlandaise, une turista chacun à Arica après avoir passé par la Bolivie à l’hygiène douteuse, un rhume chacun à Córdoba pour Van et à Lima pour Fabien (merci la clim!) sinon les petits bobos usuels : coups de soleil, hématomes, cloques, piqûres d’insectes, courbatures,… Rien de très grave et  ça n’a jamais duré plus de 48 heures. (On touche du bois…)

Couchers de soleil

Un chaque soir sur la côte Pacifique et un magnifique au Salar d’Uyuni

Bébêtes dangereuses rencontrées

Un scorpion et un serpent à Salta, deux scorpions sur San Cristobal, un scorpion dans notre hostal à Puerto Lopez, au bar! Sinon que des bestioles sympas!

Record de temps passé à la frontière

Trois heures et quarante-cinq minutes à la frontière boliviano-chilienne, les douaniers chiliens faisant preuve d’excès de zèle. Mais après avoir rencontré d’autres voyageurs contents de n’avoir attendu « que » six heures à la frontière colombienne, nous relativisons un peu.

Matériel remplacé

Une pince à cheveux, une maillot de bain pour Fab, une paire de tongs chacun, une paire de chaussures de trek pour Van (par chance, elles ont lâché à Lima et pas en pleine nature, ce fut facile de trouver un magasin de sport), quatre câbles pour chargeurs et une paire de lunettes de soleil pour Fab

Nombre de volontariats

Cinq. Entretien d’une chakra à Colonia del Sacramento, « faiseurs d’ordre » dans une résidence étudiante de Cordoba, récolte de lavande vers Puerto Madryn, réceptionnistes à Salta, réceptionnistes vers Puerto Lopez.

Photos

Nous ne savons pas le nombre exact mais il y en a pour plus de 8Go sans compter les photos prises avec nos smartphones respectifs.

Quantité de riz ingurgitée

Trop! Surtout que ce n’est pas le bon riz parfumé comme il y a en Asie!

Tremblements de terre

Deux : un à Quito avec deux répliques, un à Puerto Lopez avec une réplique, les deux pendant la nuit. Pas de panique, c’était très léger, juste de quoi faire bouger et grincer le lit. (nous vous assurons que c’est bien à cause du tremblement de terre!)

Trajet le plus long

24 heures de bus entre Buenos Aires et Puerto Madryn dans la pampa monotone du centre de l’Argentine.

Nombre de jours de froid

Un à Uyuni, un à Quito, deux ou trois à Puerto Madryn avec le vent du sud-ouest. Par froid, nous entendons des températures comprises entre 14 et 20 degrés. Pour nous qui cherchions la chaleur, nous avons été plutôt comblés de ce côté-là.

Poids de nos sacs

Douze kilos. Ça n’a pas trop varié depuis notre départ. Il ne nous manquait rien et nous n’avions rien en trop non plus!

Nombre de fois où nous avons regretté d’être partis

ZERO!!!!!!

Nos coups de coeur

Pays préféré

L’Equateur, sans hésiter! Ce fut un véritable coup de cœur! Notamment grâce à sa grande diversité sur un territoire assez petit (la moitié de la France environ) D’ailleurs nous y resterons jusqu’à l’expiration de notre autorisation de séjour. A noter que les Galapagos ne sont pour rien dans ce classement, l’Equateur était déjà notre pays préféré avant notre séjour sur les îles.

La plus belle ville

Difficile à dire. Toutes les villes coloniales sont magnifiques, sans exception. Mention spéciale pour Salta où nous avons vécu un mois, qui est magnifique, et où nous nous y sentions bien.

Le truc de ouf de la mort qui tue qui déchire sa race

Les Galapagos, rien d’autre à ajouter.

La plus belle plage

Tortuga Bay sur l’île de Santa Cruz, sans aucune hésitation. C’est vrai que nous n’avons pas vraiment été à la playa depuis notre départ.

Activité préférée

L’observation des animaux… et l’apéro!

Meilleures gastronomies

L’Amérique du Sud n’est pas un paradis gastronomique comme l’Europe du Sud ou l’Asie. Nous aimons bien les ceviches du Pérou ou de l’Equateur sinon il n’y a rien de bien transcendant. Pour les viandards, l’Argentine est un vrai paradis.

Plat préféré

Le ceviche, nous en avons d’ailleurs mangé des kilos! Qu’il soit chilien, péruvien ou équatorien, peu importe, nous les aimons tous!

La meilleure douceur

Le dulce de leche

Plus beau coucher de soleil

Un coucher de soleil c’est beau par définition mais celui sur le Salar d’Uyuni était juste extraordinaire

Le meilleur café

En Equateur.

Le meilleur pinard

Entre Chili et Argentine, notre cœur balance sauf pour le Malbec que Van trouve trop acide. Mais il y a plein d’autres cépages digne d’intérêt dans ces deux pays.

Les gens les plus chaleureux

Les Argentins et les Urugayens, ils ont éxactement la même mentalité

Le plus bel accent

Le Rioplatense parlé en Argentine et Uruguay. Il faut s’habituer aux « ch » et aux « vos » mais c’est super mélodieux.

A gauche : Salar de Uyuni, Bolivie, à droite : réserve de Paracas, Pérou

Nous en rigolons encore (ou pas…)

  • Récolter de la lavande chez des bobo-écolos un peu bizarres au milieu de la pampa en Argentine.
  • La galère pour tout ce qui concerne l’argent en Argentine (quoique non, nous ne rigolons toujours pas à ce sujet)
  • Expliquer aux Argentins sidérés que non, nous n’aimons ni le maté, ni le Fernet Branca, et encore moins mélangé à du coca!
  • Devoir partager sa salle de bain avec un Brésilien qui passe sa journée dans la douche et possède 25 produits de beauté! (Au moins, il n’y a pas de problème d’hygiène!)
  • Une compagne de dortoir qui parle dans son sommeil. Bon, nous n’avons rien compris, c’était en néerlandais!
  • Expliquer à des backpackers dans une cuisine d’un hostal que, non, on ne coupe pas les spaghettis en deux avant de les mettre dans l’eau de cuisson.
  • Notre prestation d’acteurs digne des Oscars pour pouvoir embarquer sur le vol pour les Galapagos.
  • Les 3h45 d’attente à la douane chilienne, paumés au milieu de nulle part à 3700 mètres d’altitude.
  • Une otarie mâle de 250 kilos qui n’était pas disposée à nous laisser passer et qui était à deux doigts de nous charger.
  • Dormir chez une hôtesse beaucoup trop empressée qui nous traitait comme des ados.
  • Quand la seule chose bon marché au Brésil est la caïpirinha.
  • De vouloir désespéramment des montagnes dans la pampa toute plate en Argentine et une fois que nous y sommes, vouloir à tout prix redescendre sur la côte car l’altitude ça craint, puis après avoir vécu plus de trente ans dans les Alpes, nous voulons voir autre chose.
  • Tomber par hasard sur la TVE et ne rien comprendre, car après une bonne immersion en Amérique du Sud, le castillan d’Espagne ressemble fortement à du chti.
  • Transpirer sous le brouillard à Lima.
  • Dormir comme des bébés dans un bus de nuit pour La Quiaca et se réveiller dans un bus déjà vide et se prendre les 3400 mètres d’altitude dans la tronche au réveil.
  • Passer la nuit dans un bus entre Cuzco et Lima à avoir le mal des transport et à avoir les bruitages de la personne derrière toi qui vomit durant presque tout le voyage. Heureusement, elle avait prévu des sacs à vomi, mais en sortant du bus, tu t’aperçois que les sacs étaient transparents.
  • A Guayaquil, se faire réveiller par des coups tapés à la fenêtre et s’apercevoir que c’est un magnifique oiseau tropical qui tape du bec contre vitre.

Ce que nous avons appris

Ce que nous aimons particulièrement dans le voyage, c’est qu’il a toujours quelque-chose à apprendre, de quoi nourrir notre soif insatiable de connaissances.

L’Espagnol

Pas Fabien car il est bilingue depuis sa tendre enfance mais Van, qui connaissait trois mots et demi en castillan avant son départ, commence à pouvoir aligner quelques phrases simples. On lui dit d’ailleurs souvent qu’elle a un accent argentin!

La lenteur

Passer des heures en transports publics, avoir quatre heures de retard à l’aéroport, se traîner sur des routes de montagnes, etc nous ont appris à avoir un rapport très relatif au temps. Et finalement, c’est très bien comme ça. Nous ne regardons presque jamais l’heure qu’il est et ce que nous n’avons pas pu faire aujourd’hui, ben nous le ferons demain! Du coup, fini les coups de stress, nous sommes plus zens que jamais.

Ne pas s’entêter si ça ne fonctionne pas comme on veut

Parfois, il a fallu changer nos plans. Ça a généré pas mal de débats entre nous (mais nous adorons ça!), mais finalement, nous avons toujours trouvé une solution. Et parfois, comme à Arica, les plans B s’avèrent être de très bonnes surprises.

Apprécier les toutes petites choses de la vie

Quelquefois, juste avoir de l’eau chaude et de l’électricité , une vraie tasse en porcelaine pour le thé nous fait notre journée, car non, ce n’est pas partout la norme! Puis que sont les biens matériels comparés à un sourire ou un coucher de soleil?

Les horaires réguliers

Nous qui travaillions en horaires irréguliers nous étions constamment en plein jet lag. Maintenant nous nous levons, couchons et mangeons, en général, à la même heure, juste en écoutant notre corps. Ça a eu pas mal d’incidence sur notre organisme comme beaucoup de fatigue en moins, malgré un voyage qui n’est pas de tout repos.

Nous écouter

Fatigués? Nous faisons en sorte de nous reposer. Faim? Nous allons manger. Pour tout nous fonctionnons par rapport à ce que nous dit notre corps et notre instinct. Et ça marche, nous n’avons jamais été autant en accord avec nous même et en bonne santé!

Relativiser

Tout ne se passe pas toujours comme prévu, c’est normal et c’est la vie. Nous ne nous énervons plus pour ça et essayons de chercher des solutions.  D’ailleurs, pas prévu ne veut pas dire grave ou mauvais.

Le surf

C’est facile, on se met à plat ventre sur la planche, on attend la vague et on saute à pieds joints pour surfer. Il n’y a plus qu’à mettre tout ça en pratique!

Communiquer

Entre nous surtout, même sîl y a encore un potentiel d’amélioration sur ce sujet. Non, l’autre ne lit pas dans nos pensées et il faut parler pour exprimer ce que nous ressentons. Nous avons très bien appris à le faire, les longues heures de transport, d’attente ou de marche aidant, et nous avons évité pas mal de disputes grâce à cela.

A gauche : falaises de Miraflores, Lima, Pérou, à droite : Reserva Costera, Buenos Aires, Argentine

Nos ressentis

Ce qui nous manque de la Suisse

Absolument rien, surtout depuis que nous avons accès au chocolat équatorien! Il n’est pas aussi bon que le nôtre, mais pas assez mauvais pour nous refiler le mal du pays.

Ce qui nous manque en général

L’Asie et sa gastronomie, mais c’est prévu pour le mois d’août! (#spoiler)

Ce qui nous importe pour notre avenir

Peu importe l’endroit où nous vivrons, pourvu qu’il y ait la mer, de la chaleur et du soleil. Nous savons aussi que jamais nous ne pourrons revenir à une vie de stress comme avant. Un petit job à distance dans un endroit idyllique serait assez la panacée pour nous.

Nous nous attendions à :

Galérer beaucoup plus. Il faut dire qu’en Amérique du Sud, tout est très facile. Ça parle espagnol, une langue relativement accessible, et ça fait partie du monde occidental donc, à part quelques petits détails, il n’y a aucun choc culturel. Ce sera peut-être une autre paire de manche sur d’autres continents.

Nous positivons

Non nous ne vivons pas dans le monde parfait des Bisounours et notre voyage a connu quelques petits couacs. Mais avec le rêve éveillé que nous vivons depuis six mois, le négatif est tellement insignifiant qu’il finit par s’estomper pour disparaître complètement de nos souvenirs. Et pourquoi s’attarder sur les petits tracas quand la partie positive concerne plus de 95% de notre voyage?

Et notre couple dans tout ça?

Nous sommes passés du « nous ne nous voyons jamais  » à « nous sommes 24h/24 ensemble » et il a fallu s’adapter. Mais nous sommes assez fiers de nous, notre couple ne fonctionne pas trop mal.  Nous nous laissons de l’espace personnel et des moments chacun pour soi, parfois juste dix minutes c’est suffisant mais c’est important. Nous avons appris à bien communiquer entre nous. Lorsqu’il y a un problème, (en général, pas seulement entre nous), nous enfilons nos baskets et nous partons marcher dans la nature pour discuter. C’est notre meilleure thérapie! Et bien sûr, l’humour reste notre meilleur allié!

SPOILER ALERT!!

Vous mourez sûrement d’envie d’en savoir plus sur la suite de notre voyage. Ce qui est sûr, c’est que nous restons à Puerto Lopez pour finir notre volontariat jusqu’au 30 mai. Ensuite, il nous restera presque trois semaines pour découvrir la côte équatorienne jusqu’à l’expiration de notre visa.

Nous avons passé des heures à débattre sur l’orientation que nous voulions donner à la suite de notre périple. Nous devions prendre en compte les éléments suivants :

  • Nous ne voulions plus passer par les Andes, Fabien souffrant du mal aigu des montagnes, l’acclimatation est chaque fois un calvaire pour lui. En plus, réitérer l’expérience des chauffeurs kamikazes ne nous emballait pas vraiment.
  • Il nous fallait de toute façon prendre un vol, ce n’est pas possible de passer de la Colombie au Panama par voie terrestre.
  • Depuis Guayaquil, les vols pour Bogota, Cartagena ou Panama sont bien plus chers que les vols pour les Etats-Unis.
  • Après six mois, nous voulions voir autre chose que l’Amérique du Sud
  • La saison des pluies va commencer en Amérique Centrale
  • Rejoindre l’Asie commence vraiment à nous démanger

Après avoir pris en compte toutes ces considérations, nous avons décidé de prendre un vol Guayaquil – Fort Lauderdale, ce sera le 16 juin. Ensuite, nous aurons deux mois pour traverser le sud des Etats-Unis avec une très probable incursion au Mexique. L’itinéraire est encore à définir. Tout se fera à la dernière minute, comme d’habitude. Le 16 août, nous embarquerons à Los Angeles dans l’avion qui nous fera traverser le Pacifique et changer de continent. Nous partirons à la découverte de l’Asie!