30 mois d’aventures, le grand bilan

Il y a deux ans et demi tout pile, nous avons décollé depuis l’aéroport de Genève pour l’aventure de notre vie. Nous n’avions qu’une vague idée de ce qui allait nous attendre mais nous étions loin d’imaginer l’enrichissement personnel que ce voyage allait nous apporter. Qu’en est-il après trente mois sur les routes? Nous allons essayer de dresser notre traditionnel bilan semestriel même si les circonstances actuelles dues au Covid 19 sont un peu particuières.

En chiffres

Pays visités

23 Brésil, Uruguay, Argentine, Chili, Bolivie, Pérou, Equateur, Mexique, USA, Hong-Kong, Malaisie, Singapour, Brunei, Indonésie, Thaïlande, Laos, Sri Lanka, Emirats Arabes Unis, Oman, Inde, Birmanie, Cambodge, Vietnam.

Distance parcourue

101’133 kilomètres. 12’492 kilomètres ces six derniers mois.

Température la plus basse

13 degrés à San Cristobal de las Casas au Mexique. Récemment, nous avons presque atteint notre record de froid à Hanoi avec 14 petits degrés.

Température la plus élevés

44 degrés à Agra, en Inde. Récemment, nous avons dépassé le seuil des 40 degrés en Thaïlande avec 41 degrés à Kanchanaburi et dans la région de la Death Railway.

Altitude la plus basse

– 35 mètres (oui, il y a bien le signe moins!) dans les dépressions salines de la péninsule Valdés en Patagonie Argentine. Nous sommes souvent à l’altidude zéro puisque nous sommes de grands amoureux de la mer.

Altitude la plus haute

4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Depuis notre arrivée en Asie, nous sommes rarement montés au dessus de mille mètres.

Les bobos

Toujours les habituels petits bobos dus à la chaleur et à la vie au grand air. (piqûresd’insectes, hématomes, coups de soleil, égratignures, etc). Grâce aux visites de nos proches et amis qui se sont fait dévorés par les moustiques, nous avons découvert que nous sommes à présent immunisés contre les piqûres d’insectes. Et pour l’instant, nous touchons du bois, pas de Covid apparemment.

Matériel remplacé

A part la mort de nos smartphones respectifs, rien à signaler ces six derniers mois

Semaines de confinement dues au Covid 19

Si le déconfinement aura bien lieu le 12 mai comme prévu, nous serons restés confinés durant huit semaines. Ce sera également notre record de temps passé au même endroit.

Nombre de fois où nous avons regretté d’être partis

Après trente mois, il n’y a plus trop de doutes sur notre choix.

Notre gros coup de cœur de ces six derniers mois

: Le Cambodge. Et dire que nous voulions à tout prix éviter ce pays!

Nous en rigolons encore (ou pas…)

  • Se préparer psychologiquement à affronter la corruption à la douane cambodgienne pour rien. Aucun bakchich nous a été demandé!
  • Essayer de communiquer avec les Vietnamiens qui ne parlent pas un mot d’anglais.
  • Essayer donc de communiquer en Vietnamien avec les locaux sans beaucoup plus de succès.
  • Se faire prendre pour des Russes…par des Russes! Nous n’avons pas du tout le type slave pourtant…
  • Se faire menacer d’un lancer de chaussure par un chauffeur de taxi vietnamien
  • A Hô Chi Minh Ville, se faire virer du bus car nous n’avions pas payé un billet pour nos bagages.
  • A Hanoi, avec 14 petits degrés, retrouver les parents de Fab emmitouflés dans nos doudounes alors, que pour eux, la température était plus qu’agréable. Pour notre défense, nous venions du sud et de ses 35 degrés tandis qu’ils débarquaient de l’hiver suisse à cinq degrés.
  • Débarquer en Malaisie à peine 48 heures avant le lockdown total
  • Rester confinés durant huit semaines (peut-être plus) pour cause d’épidémie Covid 19

Ce que nous avons appris

Nous avons appris tellement de choses, notamment sur nous-même et en même temps, l’apprentissage est loin d’être terminé. Nous avons appris à être beaucoup plus fatalistes, à accepter de ne pas pouvoir tout prévoir et à accepter le destin. La situation actuelle nous prouve que nous n’avons aucune prise sur le futur et que nous devons nous adapter aux circonstances.

Parlons Covid 19 et confinement

Ce n’est pas le sujet le plus intéressant mais il fait, depuis deux mois, partie intégrante de notre aventure. Nous avons dû mettre tous nos projets en stand-by pour une durée indéterminée. Nous avons choisi de nous confiner en Malaisie, un pays connu que nous apprécions énormément et qui possède un bon système de santé. Avec le recul, nous ne regrettons pas ce choix.

Nous avons dû réapprendre la vie sédentaire et, même si ça nous démange énormément de reprendre nos sacs, nous nous y sommes bien adaptés. Il est vrai qu’avec une terrasse sous les palmiers, le climat tropical et la faune du parc national tout proche, nous ne sommes pas à plaindre.Nous en avons profité pour faire de nouvelles activités comme le yoga, de nous remettre au badminton, de concocter de bons petits plats et de nous plonger dans des bouquins. Nos liseuses n’ont jamais été autant sollicitées. Nous avons eu le temps de rêver de nos prochaines aventures et de nous replonger dans des documentaires sur le voyage, chose que nous avons rarement faite ces 30 derniers mois. La flamme du voyage est toujours intacte. Même si le temps commence à être long, nous sommes assez satisfaits de notre sort.

Bonne nouvelle dans tout ça! Grâce aux divers confinements, la demande de jobs en ligne explose et nous pouvons développer nos divers activités sur le web mieux que prévu. De quoi nous assurer un revenu et de continuer à voyager encore plus longtemps par la suite!

Si tout va bien, le déconfinement devrait avoir lieu le 12 mai mais il faudra encore du temps avant que la vie reprenne son cours comme avant.

Et notre couple dans tout ça?

Après trente mois à se voir tous les jours et à parfois devoir parler de notre transit intestinal, nous arrivons encore à nous supporter. Le confinement n’a pas changé grand chose à notre dynamique puisque nous étions déjà tout le temps ensemble avant. Nous avons même plus l’occasion de nous laisser de l’espace. Nous commençons vraiment à être bons en communication et usons toujours de notre sens de l’humour un peu pourri.

SPOILER ALERT!!

Pas de spoiler alert cette fois-ci dans ce bilan pour la simple et bonne raison que nous n’avons aucune idée de quoi l’avenir sera fait. Notre seul projet pour le moment est d’essayer d’aller prolonger notre visa auprès de l’immigration malaisienne après la levée du confinement. Nous n’avons aucune garantie sur l’acceptation de notre requête, les autorités malaisiennes n’ayant quasiment rien communiqué sur le sujet. Si notre demande venait à être refusée et si les frontières restaient fermées, nous n’aurions pas d’autres choix que de rentrer en Suisse. Mais ce ne sera pas si simple! L’ambassade nous a confirmé qu’il était impossible, pour l’instant, de rejoindre un aéroport suisse par un vol intercontinental et qu’il fallait essayer de viser Francfort ou Heathrow, toujours sans garantie. Donc wait and see…

Nous sommes censés prendre un rendez-vous via le site internet de l’immigration pour l’éventuel prolongement de notre visa. Mais nous ne sommes pas les seuls dans ce même cas et le site est complètement saturé. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous pouvons rester en Malaisie jusqu’au 12 juin. Ensuite, c’est l’inconnu total.

Quel que soit le dénouement, cette pause forcée nous aura conduit à une grande introspection et à de grandes remises en question sur nos voyages. Si la situation se décante, nous commencerons une version 2.0 de notre tour du monde. Nous voulons voyager plus lentement encore, plus écologiquement et nous voulons également changer d’horizon. Nous pensons avoir fait notre temps en Asie. Ce sont des réflexions que nous avons déjà commencées à avoir auparavant et que nous pensions concrétiser en 2020 avant que l’arrivée du Covid 19 stoppe tous nos plans. Nous espérons pouvoir prendre un nouveau départ en 2021. Une seule chose est sûre, ce ne sont pas les idées qui manquent!

Nous espérons que le prochain grand bilan sera plus positif. En attendant, nous vivons au jour le jour au gré des annonces des différents gouvernements et de l’évolution de la situation.

Voyager sans se ruiner: des activités gratuites à découvrir

On nous demande souvent comment nous arrivons à tenir un budget très bas tout en réussissant à nous amuser en permanence. C’est un travail de longue haleine que nous vous avons déjà expliqué dans cet article. Un des secret d’un budget en bonne santé, c’est d’effectuer des activités gratuites, et c’est plus facile que ça en a l’air.

Voici un petit résumé de quelques activités gratuites que nous avons pu tester lors de notre tour du monde et qui étaient bien sympa.

Les jardins botaniques

A quelques exceptions près, les jardins botaniques sont gratuits. C’est souvent un véritable havre de paix et de verdure au milieu de grandes mégapoles bouillonnantes. Ils sont, en général, accessibles par les transport publics. C’est un bon moyen de découvrir la flore locale et exotique et parfois même la faune. Le jardin le plus impressionnant à nos yeux est celui de Singapour. Il est tellement ouf que l’UNESCO l’a inscrit sur sa liste du patrimoine mondial! Celui de Kuala Lumpur vaut également largement le détour avec son lac. Pour le jardin des orchidées de Kuching, nous ne sommes pas à 100% sûrs de sa gratuité car, à notre arrivée, les deux employés de l’accueil dormaient profondément et nous n’avons pas osé les déranger.

La playa

Voilà encore une activité totalement gratuite et souvent dans des paysages incroyables. Rester étendus comme une crêpe sur une serviette, ce n’est pas trop notre truc mais nager dans les eaux cristallines et chaudes des tropiques et marcher des kilomètres à pieds nus sur le sable ça nous parle beaucoup plus et ça commence à nous manquer énormément dès que nous nous éloignons de la mer. Nous ne comptons plus toutes les plages que nous avons foulées en plus de deux ans mais nous avions fait le classement de nos dix plages préférées.

Les centres historiques des villes

Certaines villes sont des musées à ciel ouvert tant leur patrimoine historique est riche. Prendre le temps de déambuler dans des ruelles à observer les détails architecturaux est une activité culturelle vraiment sympa qui ne coûte pas un centime. Nous sommes très intéressés par l’histoire coloniale et nous adorons jouer le jeu de deviner les diverses influences d’une ville. Impossible de citer toutes les villes que nous avons visitées mais nous avons également établi le classement de nos 20 villes préférées.

Escaliers Selaron, Rio de Janeiro, Brésil

Ces escaliers sont une vraie oeuvre d’art à ciel ouvert. Ils sont recouverts de carreaux en faïence représentant diverses scènes de vie et provenant du monde entier. De quoi passer une bonne demi-journée à observer les différentes mosaïques sans dépenser un réal.

Pour revenir à Rio, notre toute première étape, c’est ici

Cerro San Bernardo, Salta, Argentine

Il y a un télécabine, payant bien sûr, qui permet de rejoindre le sommet de la colline depuis le centre-ville de Salta. Mais l’expérience ultime, c’est de monter à pied! En plus d’être gratuit, c’est sympa, joli et ça permet d’observer la végétation subtropicale de montagne typique du nord-ouest argentin. Le chemin est facile d’accès et il n’y a pas besoin d’être un bon marcheur pour arriver au sommet qu’on rejoint en une bonne vingtaine de minutes.

Un petit tour à Salta? C’est ici

Canyon des Incas, Tupiza, Bolivie

C’est une randonnée qui dure environ trois heures et qui commence directement depuis la ville de Tupiza. Il n’y a même pas besoin d’un moyen de transport pour s’y rendre. Très vite à la sortie de la ville, nous pouvons admirer ces magnifiques formations rocheuses de pierre rouge façonnées par l’érosion. Un paysage à couper le souffle sans dépenser un seul boliviano.

Un petit tour dans les Andes boliviennes? C’est ici

Le metromover, Miami, Etats-Unis

Les Etats-Unis ne sont pas réputés pour leurs transports publics. Pourtant, à Miami, il est possible de parcourir le downtown en metromover, sorte de petit métro aérien. Il a le grand avantage d’être gratuit et ce n’est pas négligeable dans un pays où nous avons fortement songé à vendre un rein. Le but de la municipalité en mettant en place le metromover était de désengorger le centre-ville des voitures. Et ça marche. Surtout que, même sans la gratuité, ça reste un moyen pratique de se déplacer dans Miami.

Pour une balade à Miami, c’est ici

Hong Kong Park et sa volière, Hong Kong

Malgré une très forte densité de population, Hong Kong bichonne ses espaces vert. C’est le cas du Hong Kong Park, une oasis de verdure au milieu des gratte-ciel. Le truc sympa à faire est de traverser l’énorme volière située dans le parc pour découvrir des dizaines d’espèces d’oiseaux de toute l’Asie du Sud-Est. Le tout, bien sûr, sans dépenser un seul dollar. De quoi compenser le coût exorbitant du logement.

Pour un petit tour à Hong Kong, notre première étape asiatique, c’est ici

Eco-forest, Kuala Lumpur, Malaisie

Voici quelques hectares de forêt équatoriale au milieu de la jungle urbaine de la capitale malaisienne. Ils ne valent pas les parcs nationaux mais c’est déjà un petit coin de nature pour ceux qui n’ont pas le temps de sortir de la ville. Il y a une passerelle dans la canopée pour observer les singes, les oiseaux et la skyline au loin. Et évidemment, l’accès est gratuit!

Edit : il paraîtrait que depuis la pandémie, il y aurait un droit d’entrée à payer pour l’Eco-forest. Info à vérifier donc…

A la découverte de Kuala Lumpur, c’est ici

Batu Caves, Kuala Lumpur, Malaisie

Au nord de Kuala Lumpur, se trouve le plus grand sanctuaire hindou hors d’Inde. Il est accessible en train de banlieue depuis le centre-ville. Il est intéressant pour deux raisons : pour les temples hindous et pour les grottes creusées naturellement dans d’immenses pics karstiques. Si vous êtes dans la capitale malaisienne, allez y faire un tour, il ne vous en coûtera que le billet de train.

Un petit tour à Batu Caves? C’est ici

Le snorkeling

Oui, il est totalement possible de s’adonner aux joies du snorkeling sans dépenser un centime! Il suffit de trouver des spots à proximité des côtes. Certes, ce n’est pas aussi impressionnant qu’au large, mais nous avons tout de même pu observer une faune marine intéressante.

Quelques spots intéressants à Cozumel, au nord de Bali (ici et ici) et à Mirissa

Bukit St-Paul, Malacca, Malaisie

La colline qui surplombe Malacca offre une superbe vue sur la ville, surtout au coucher du soleil. Mais pas seulement! On y trouve les ruines d’une ancienne cathédrale ainsi qu’un cimetière, témoins de l’occupation néerlandaise du détroit. Evidemment, on y accède sans devoir dépenser un seul ringgit.

Pour profiter de la douceur de vivre de Malacca, c’est par ici

Randonner dans les Cameron Highlands, Malaisie

Randonner gratuitement hors des parc nationaux et sans trek organisé n’est pas évident en Asie. Dans les Cameron Highlands, il est possible de le faire depuis la station de Tanah Rata grâce à un réseau de sentiers numérotés. C’est un bon moyen de découvrir la végétation équatoriale de montagne.

Temple blanc et temple bleu, Chiang Rai, Thaïlande

Les temples se situent en dehors de la ville de Chiang Rai, il faut donc s’acquitter du coût du moyen de transports qui dépend de votre capacité à négocier un tuk-tuk. Sinon, admirer ces deux merveilles architecturales, c’est gratuit! Une participation de quelques bahts est demandée pour entrer à l’intérieur du bâtiment principal du temple blanc mais les extérieurs valent à eux seuls le détour.

Une visite culturelle à Chiang Rai? C’est ici

Ayutthaya

C’est sûrement un coup de bol mais le jour où nous avons visité Ayutthaya, l’entrée des temples était gratuite. Le coût de la journée s’est donc limitée à la location des vélos, moyen de transport bien pratique pour déambuler dans l’immense complexe de ruines.

Ayutthaya et sa riche histoire, c’est ici

Penang National Park

C’est le plus petit parc national de Malaisie et c’est aussi le seul à être gratuit. Certes, ce n’est ni le plus impressionnant, ni le mieux entretenu mais la forêt est belle et les sentiers débouchent sur de magnifiques plages. Il est accessible en bus urbain depuis Georgetown, donc le transport ne coûte pas une blinde non plus.

Une petite promenade dans un joyau naturel? C’est ici

Grande Mosquée Cheikh Zayed, Abou Dhabi, Emirats Arabes Unis

Une visite dans cet immense édifice ne vous coûtera pas un dirham. Il faudra juste vous enregistrer et passer au vestiaire pour enfiler une djellaba. Nous qui étions à Dubaï avons dû payer le transport mais depuis le centre d’Abou Dhabi, il y a des bus urbains. Malgré les quatre heures de route aller-retour, nous ne regrettons absolument pas cette visite!

Tout le bling-bling des Emirats, c’est ici

Grande mosquée du sultan Qabos, Mascate, Oman

Voici une mosquée, à nos yeux, encore plus belle que la précédente! La seule condition d’entrée est une tenue appropriée. Nous étions accompagnés par nos amis Masjid et Khalid et nous avons eu droit à une visite guidée par des locaux digne de ce nom.

Une ville digne des contes des Milles et Une Nuit, c’est ici

Old Goa, Inde

Old Goa est tout un complexe de couvents et de cathédrales construit par les Portugais et reste, encore aujourd’hui, le plus grand lieu de pèlerinage chrétien d’Asie du Sud. A part un musée, l’accès au complexe ne vous coûtera pas une roupie. Il faudra juste porter une tenue appropriée.

Une terre portugaise en Inde, c’est ici

Kampong Ayer, Bandar Seri Begawan, Brunei

Kampong Ayer est le plus grand village flottant du monde et se trouve dans la capitale d’un des pays les plus riches du monde. Quel contraste entre ces petites maisons sur pilotis d’un autre âge et les bâtiments clinquants en or de Bandar Seri Begawan. Pour s’y rendre, il faut traverser la rivière, soit en bateau pour un dollar du Brunei, soit, pour la version totalement gratuite, en faisant le détour, à pied, par le pont.

Un petit tour dans cette ville surréaliste, c’est ici

Khao Luang Cave, Phetchaburi, Thaïlande

C’est un magnifique temple bouddhiste dans une impressionnante grotte creusée dans un pic karstique. L’entrée est gratuite mais un petit don est apprécié. Nous n’avons même pas payé la location des vélos puisqu’ils étaient fournis par notre auberge. Nous avons juste payé de notre personne (de nos cuisses surtout !) pour nous y rendre car la route d’accès est bien pentue.

Pour une visite des temples de Phetchaburi, c’est ici

Les dunes rouges, Mui Ne, Vietnam

A Mui Ne, on va essayer à tout prix de vous refiler un tour en 4×4 pour vous rendre dans les dunes blanches au nord de la ville avec une horde de touristes russes. Mais si vous vous rendez juste sur les hauteurs de la station balnéaire avec le bus urbain, vous trouverez de magnifiques dunes rouges dignes du désert où vous serez seuls au monde.

Mui Ne et son microclimat, c’est ici

Christ Roi, Vung Tau, Vietnam

Vung Tau est une station balnéaire pas très loin de Saïgon et méconnue des touristes occidentaux. C’est pourquoi elle nous a attirés. Un énorme Christ-Roi domine la ville. Pour y accéder, la seule chose à dépenser ce sont des calories car il y a plus de 800 marches à grimper.

Pour découvrir Vung Tau, c’est ici

Le pont sur la rivière Kwai, Kanchanaburi, Thaïlande

Pour admirer le fameux pont ferroviaire chargé d’histoire, il suffit de marcher deux petits kilomètres depuis le centre de Kanchanaburi même si des chauffeurs de tuk-tuk essaieront de vous faire croire que c’est beaucoup trop loin pour vous y rendre à pied. L’accès au pont est évidemment gratuit mais, si l’histoire vous intéresse, nous vous conseillons la visite du musée de la Death Railway situé au centre-ville. (pas celui à côté du pont).

La rivière Kwai et son fameux pont, c’est ici

Tous ces exemples démontre qu’il est possible de s’amuser et d’admirer des choses incroyables sans exploser le budget. Evidemment, il nous est arrivé de casser la tirelire pour des visites que nous pensions en valoir la peine!

En ce moment, les visites se limitent aux épiceries du coin puisque la Malaisie a prolongé son lockdown jusqu’au 12 mai. Mais c’est une excellente nouvelle pour notre budget!

En attendant de nouvelles aventures, prenez soin de vous!

Adaptation et imprévus : les défis lors de notre tour du monde

La vie est faite d’aléas et notre tour du monde n’échappe pas à la règle même si nous n’en prévoyons que les grandes lignes. Pour preuve : qui avait prévu de se retrouver en confinement suite à une épidémie mondiale? Pas nous! Mais nous avons bien dû nous adapter à la situation comme vous tous.

Mais ce n’est pas la première fois que tout ne roule pas sur des roulettes et parfois, nous avons dû changer nos plans à la dernière minute. Heureusement, si le plan A ne fonctionne pas, il reste encore 25 autres lettres dans l’alphabet. Petit retour sur nos imprévus qui ont, parfois, été des points forts de notre périple.

Arica, Chili

Nos plans

Traverser la Bolivie et ses paysages somptueux. Visiter les villes coloniales de Sucre et Potosi puis monter sur La Paz afin de rejoindre le Pérou par le lac Titicaca

La réalité

Il pleut! La Bolivie connaît une saison humide particulièrement pluvieuse causant diverses inondations à travers le pays coupant les voies de communication et rendant la circulation très difficile. Certes, le salar d’Uyuni couvert d’une fine couche d’eau donne un effet miroir vraiment splendide mais, à plus de 3500 mètres d’altitude, la pluie c’est vraiment froid! Cerise sur le gâteau, des grèves et des barrages routiers bloquent les transports.

Solution

Quitter le pays! La seule option viable depuis Uyuni, c’est le Chili. Ce pays n’était pas sur notre liste pour cause de budget, qui avait déjà bien souffert en Argentine. Il nous a fallu prendre le bus à quatre heures du matin pour ensuite poireauter quatre heures à la douane chilienne! Heureusement que les barrages routiers ne concernaient pas cette partie du pays! Malgré ces petits tracas, traverser le paysage incroyable du désert d’Atacama nous a laissés sans voix. Arica n’est pas une ville exceptionnelle mais il y fait chaud, il y a du soleil et elle possède une superbe plage sur l’océan Pacifique. Le port vaut le détour pour y déguster un ceviche acheté au marché local en compagnie des pélicans et des otaries.

Petit retour sur notre seule aventure au Chili, c’est ici

Arequipa, Pérou

Nos plans

Les mêmes que précédemment, traverser la Bolivie puis rejoindre le Pérou par le lac Titicaca.

La réalité

Nous sommes arrivés au Pérou par le Chili au lieu de la Bolivie. Nous sommes à 360 kilomètres de notre point de départ initialement prévu et du mauvais côté des Andes.

La solution

Changer d’itinéraire! Pour rejoindre Cuzco, il faut passer par la ville d’Arequipa, une superbe ville coloniale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. De quoi ne pas regretter d’avoir dû laisser tomber Sucre et Potosi. La météo n’est pas assez clémente pour nous permettre de nous rendre au canyon de Colca tout proche mais nous en prenons déjà plein les yeux en déambulant dans les ruelles de la cité.

Un petit retour au temps des conquistadors espagnols, c’est ici

Notre volontariat dans un hostel, Puerto Lopez, Equateur

Nos plans

Visiter l’Equateur, sans vraiment de plans à part nos vols pour les îles Galapagos qui étaient déjà réservés. Nous avions juste mis notre profil HelpX à jour sans demander à faire du volontariat.

La réalité

Rodrigo, le boss de l’hostel nous a contacté via notre profil HelpX. Nous avons pris contact par un appel vidéo et nous avons eu tout de suite un bon feeling .

La solution

Accepter de caser quatre semaines de volontariat (qui finalement se transformeront en six semaines) dans notre voyage en Equateur. C’était une expérience vraiment sympa dans un cadre idyllique en bord d’océan. Nous avons fait des rencontres incroyables et nous nous sommes même essayé au surf, avec un succès mitigé. Nous étions également gérants du bar et avons pu nous faire un peu d’argent, assez pour rembourser notre voyage aux Galapagos.

Nos aventures d’hôteliers sont ici

Ciudad del Carmen, Mexique

Nos plans

Depuis Campeche, nous voulions rejoindre le Chiapas pour aller visiter le site de Palenque.

La réalité

Le bus direct Campeche – Palenque est complet pour plusieurs jours.

La solution

Y aller par étapes. La première est Ciudad del Carmen , une petite ville avec un centre colonial construite sur une lagune dans le golfe du Mexique. Nous ne nous attendions pas à trouver quelque-chose d’aussi joli. Cerise sur le gâteau : la visite des dauphins au coucher du soleil.

La surprise était tellement cool que, lors de notre trip en Amérique Centrale en 2023, nous nous sommes de nouveau arrêtés dans cette petite ville bien sympa!

Pour découvrir cette charmante petite ville, c’est ici

Epilogue

Après des étapes à Chiapa del Corzo et à San Cristobal de las Casas, nous avons fini par arriver à Palenque.

La Floride, Etats-Unis

Nos plans

Traverser l’Amérique du Sud et Centrale pour arriver sur la côte est, Los Angeles ou Vancouver selon la saison, afin de traverser le Pacifique jusqu’en Asie.

La réalité

Fabien souffre terriblement du mal aigu des montagnes. Chaque étape dans les Andes était un calvaire pour lui. Nous commencions également à en avoir un peu marre de l’Amérique du Sud et l’Asie nous manquait viscéralement.

La solution

Rejoindre le Etats-Unis, puis l’Asie, plus tôt que prévu. C’est le vol low coast Guayaquil – Fort Lauderdale qui a motivé notre décision. La Floride nous laissera un sentiment mitigé. Nous avons été très déçus des Keys, beaucoup trop urbanisées à notre goût et la vie sur place est hors de prix. Par contre, nous avons été subjugués par les Everglades, véritable paradis naturel loin du côté bling-bling de Miami Beach.

Nos différents articles sur la Floride : Miami, les Keys et les Everglades

Singapour

Evidemment, Singapour est un incontournable en Asie du Sud-Est et la cité-état figurait en bonne place sur notre liste mais ce n’était pas du tout prévu à ce moment-là.

Nos plans

Du snorkelling dans les eaux cristallines de l’île de Tioman, au sud-est de la Malaisie et les pieds en éventail sur la playa.

La réalité

Fab voulait à tout prix voyager en train. C’est ce que nous avons fait jusqu’à la petite ville sans intérêt de Kluang afin de prendre un bus pour Mersing d’où part le ferry pour Tioman. Mais tous les bus sont complets et nous n’avons pas vraiment envie de végéter au milieu de nulle part.

La solution

En étudiant la carte, nous nous sommes aperçus que nous avions parcouru une bonne partie de la péninsule malaise en direction du Sud. Nous sommes donc retournés à la gare nous enquérir de la disponibilité des trains pour Singapour. Bingo! Il restait des places! L’ambiance de la ville avec ses différents quartiers ethniques, ses jardins et ses gratte-ciels futuristes n’a rien à voir avec un séjour à la plage mais nous nous sommes parfaitement adaptés. De toute façon, ça faisait longtemps que Van avait promis à Fab de lui faire découvrir la cité-état qu’elle avait adorée lors de ses précédents passages. Fab a eu un vrai coup de cœur pour le lieu, plus particulièrement le Lau Pa Sat, un food-court trop stylé, et a finalement été ravi du changement de programme.

Un petit retour vers le futur? C’est ici

Pour la petite anecdote, Tioman était le but de notre dernier retour en Malaisie. Mais avec le Covid 19, la situation a évolué tellement vite que nous avons préféré aller nous confiner dans un endroit plus accessible. Encore un acte manqué!

Cameron Highlands, Malaisie

Nos plans

Terminer notre volontariat à Malacca avant de retourner à Kuala Lumpur pour le concert des Guns n Roses avant de rejoindre les parents de Fabien à Phuket.

La réalité

Nous nous sommes fait virer comme des malpropres! Après trois semaines à Malacca, nous avions envie de changer d’air sans vouloir rallier tout de suite la capitale.

La solution

Un coin naturel, géographiquement compatible avec notre programme et facilement accessible : les Camerons Highlands. C’est une petite chaîne de montagnes connue pour ses plantations de thé. Il y faisait un peu frais (18 degrés seulement) mais nous avons profité, entre deux averses, de randonner sur les différents sentiers qu’offre la région.

Le Laos

Nos plans

Retrouver les parents de Fabien à Phuket puis, plus tard, un ami de Fabien.

La réalité

Phuket ne nous enchante vraiment pas! Nous avons la possibilité de retrouver notre pote un peu plus tard à Koh Phi Phi mais la durée de notre visa est trop courte.

La solution

Changer de pays pour faire un visa run. Le Laos accorde aux citoyens suisses une exemption de visa de quinze jours, exactement ce qu’il nous fallait. Et nous avons trouvé un chouette vol pour Chiang Rai. (Ce n’est pas bien de prendre l’avion mais promis, juré, nous sommes redescendus en train!) Nous avons eu un véritable coup de cœur pour ce petit pays, surtout pour les paysages et la superbe ville de Luang Prabang. Nous n’avons visité que le nord du pays, timing oblige, mais nous avons déjà inscrit le sud sur notre wishlist.

Nos aventures laotiennes : sur le Mékong jusqu’à Luang Prabang, Vang Vien et Vientiane et notre traditionnel bilan.

L’Inde

Fab à Van : « Jamais tu ne réussiras à me faire poser un pied en Inde! »

Nos plans

Depuis la péninsule arabique, traverser le détroit d’Ormuz en ferry, visiter l’Iran, l’Asie Centrale et le Proche-Orient.

La réalité

Les ambassades iraniennes d’Abou Dhabi et de Mascate ne délivrent pas de visa aux étrangers non-résidents.

La solution

Laisser tomber l’Iran. Notre première idée était de rejoindre Bakou en avion, nous avions d’ailleurs déniché des bons vols, mais la météo encore bien hivernale sur place nous en a vite dissuadé. Les seuls autres vols abordables que nous avions trouvés étaient pour l’Inde. Nous y avons vu un signe du destin et avons tenté l’aventure.

L’Inde a été la plus grosse baffe de notre vie! Tout y a été tellement intense que nous en sommes ressortis psychologiquement épuisés et nous avons juré qu’on ne nous y reprendrait plus. Même avec une année de recul , nous n’arrivons toujours pas à expliquer certains ressentis. Une seule chose est sûre : Fab meurt d’envie d’y retourner! (oui, le même Fab de la citation plus haut!)

Nos aventures indiennes : Cochin, Varkala, Mysore, Goa, Agra (Taj Mahal), Pushkar, Jaipur et notre traditionnel bilan.

Le Cambodge

Nos plans

Eviter à tout prix le Cambodge suite à notre expérience mitigée à Siem Reap et aux temples d’Angkor trois ans plus tôt. Obtenir notre visa vietnamien à Bangkok et traverser le sud du Laos.

La réalité

Un prix de visa à Bangkok bien plus cher que dans les pays voisins. Pour le Laos, devoir faire un détour par Vientiane pour obtenir le visa vietnamien. Le prix du visa très attractif à Phnom Penh. Nous étions déjà sur les rives du golfe de Thaïlande, presque à la fin de validité de nos trente jours, à proximité de la frontière cambodgienne. Encore un signe du destin!

La solution

Donner une seconde chance au Cambodge. Le fait d’avoir pu passer la frontière sans subir la corruption nous a tout de suite mis dans un état d’esprit positif. Nous y avons trouvé une plaisante douceur de vivre, une population chaleureuse et une gastronomie à tomber. Finalement, le Cambodge aura été un véritable coup de cœur de notre tour du monde! C’est la preuve qu’il ne faut jamais rester sur une première mauvaise impression!

La dolce vita cambodgienne : Battambang, Phnom Penh, Kampot, Kep et toujours notre traditionnel bilan.

Nous ne savons pas ce que nous avons manqué en changeant nos plans mais nous savons ce que nous y avons gagné. La plupart de nos plans B ont été de grosses bonnes surprises ce qui nous pousse de plus en plus à ne pas nous entêter sur une idée et à laisser le destin faire son travail.

Evidemment, avec la situation actuelle, tous nos plans sont tombés à l’eau. Tout ce que nous savons, c’est que nous allons attendre patiemment des jours meilleurs qui ne sont sûrement pas prêts d’arriver. La grande inconnue reste la possibilité de prolonger nos visas mais nous avons jusqu’à mi-juin pour trouver une solution.

En attendant, prenez soin de vous, bon courage à ceux qui doivent travailler et, dans la mesure du possible, RESTEZ CHEZ VOUS!

Aventures Ferroviaires à Travers le Monde : Récit de Voyages en Train

En ces temps de crise et de confinement, nous profitons, avec notre blog, de lancer un petit clin d’œil à nos amis et ex collègues cheminots qui sont toujours au front pour tenter de donner un peu de normalité à ces moments difficiles. Nous leur dédions cet article retraçant nos divers périples ferroviaires. Evidemment, nous sommes également de tout cœur avec toutes les personnes qui exercent des métiers indispensables et qui doivent sortir travailler.

Avec la démocratisation des voyages en avion, le train est devenu un moyen de transport un peu désuet. Pourtant, il reste souvent avantageux et a l’avantage de traverser, la plupart du temps, des paysages somptueux. Voici un petit récapitulatif de nos aventures à bord des trains à travers le monde.

Qu’importe l’issue du voyage quand seul compte le chemin parcouru

David Le Breton

Argentine

Trajets
  • Bahia Blanca – Buenos Aires : 636 km
  • Cordoba – Cosquin : 51 km

L’Argentine est le seul pays d’Amérique où nous avons pu prendre le train et ça ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. Le trajet entre Bahia Blanca et la capitale se fait de nuit mais il n’y a pas de train-couchettes, donc n’espérez pas y trouver le sommeil. Nous avions déjà un trajet en bus de nuit dans les jambes depuis Puerto Madryn et une longue journée d’attente à Bahia Blanca, une ville sans intérêt, avant d’avoir pu monter à bord. Heureusement, le préposé aux bagages de la gare était vraiment sympa et nous avions pu lui laisser nos sacs pour la journée. Nous sommes donc arrivés à Buenos Aires pas vraiment frais. Mais il y eut tout de même un lot de consolation après ce long et interminable voyage : la superbe architecture néoclassique de la gare du Retiro.

Notre deuxième trajet argentin était plus agréable et bien plus court même si l’air conditionné était à fond. Nous étions en volontariat à Córdoba et avions nos week-ends de libre. C’était une bonne occasion d’aller découvrir les Sierras de Cordoba. Il y a un petit train qui n’avance pas vite pour desservir la vallée mais c’est un bon moyen d’admirer les paysages verdoyants de la région.

Bolivie

Nous  n’avons pas pu prendre le train en Bolivie à cause des inondations mais nous nous sommes arrêté au cimetière de trains d’Uyuni.

Indonésie

Trajet : Surabaya – Banyuwangi (307 km)

Un trajet en train au milieu des rizières et des volcans de Java est une expérience incroyable. Nous avons été épatés par la ponctualité irréprochable des trains indonésiens. Le voyage s’est terminé en apothéose puisque nous avons traversé le détroit de Bali en ferry.

Malaisie

Trajets
  • KL International Airport – Kuala Lumpur Sentral : 57 km
  • Kuala Lumpur – Singapour : 371 km
  • Kuala Lumpur – Butterworth (terminal de ferry pour Georgetown) : 347 km
  • Butterworth – Padang Besar (frontière thaïe) et retour : 2 x 163 km

Voyager en train en Malaisie, ce n’est pas vraiment l’aventure. Les trains sont modernes, fiables, confortables, à l’heure et la majorité du réseau est électrifiée. Il y a quand même deux petits bémols : ce n’est pas vraiment bon marché et le chemin de fer est tellement victime de son succès que les trains sont souvent complets.

Le tronçon pour lequel il faut le plus s’organiser est le trajet, très prisé, entre Johor Bahru et Singapour qui dure… cinq minutes à peine, juste le temps de traverser le pont qui relie la péninsule malaise à l’île de Singapour sur le détroit de Johor.

Côté thaï, il est possible de traverser la frontière sans sortir de la gare de Padang Besar.

Thaïlande

Trajets
  • Udon Thani (frontière laotienne) – Don Mueong Airport : 544 km
  • Sungai Kolok (frontière malaisienne) – Phetchaburi – Ayutthaya – Phitsanulok (Sukhothai) : 1562 km
  • Bangkok – Sri Racha : 121 km
  • Bangkok – Poipet (frontière cambodgienne) : 262 km
  • Padang Besar (frontière malaisienne) – Kanchanaburi – Death Railway – Prachuap Kiri Khan et retour à Padang Besar : 1066 km

Le train en Thaïlande n’est pas très rapide mais il est bon marché et traverse souvent des paysages à couper le souffle. Le matériel est un peu vieillot mais il en jette avec sa couleur violette, la couleur royale. C’est le pays dans lequel nous avons effectué le plus de kilomètres en train.

Pour les férus d’histoire, la death railway et le pont sur la rivière Kwai valent le détour.

Birmanie

Trajets

Prendre le train en Birmanie, c’est se retrouver dans un documentaire d’Arte. Nous étions les seuls Occidentaux à bord à observer les gares s’animer lors de nos différents arrêts. Les paysages traversés sont à couper le souffle. Même si nous prônons le slow travel, nous avons trouvé les trains birmans d’une lenteur exaspérante. Pour preuve, pour boucler les 97 petits kilomètres entre Kalaw et Thazi, il nous a fallu plus de sept heures!

Cambodge

Trajet : Battambang – Phnom Penh (293 km)

En voyant arriver ce petit autorail rouge et noir tout mignon, nous nous sommes dit que le voyage allait bien se dérouler. Mais une fois à l’intérieur, nous avons vite déchanté. C’est très inconfortable et l’air conditionné est poussé à fond. Et comme le réseau ferroviaire est mal entretenu, ça secoue pas mal. Petite consolation : les petits villages avec leurs maisons sur pilotis qui longent la voie.

Sri Lanka

Trajets

Il ne fallait pas trop nous soucier de la sécurité ferroviaire au Sri Lanka sinon nous n’aurions jamais osé monter dans un train. Mais prendre le bus c’est encore pire! Nous avons bien été secoués  mais nous avons traversés les plus beaux paysages de notre périple surtout entre Colombo et Galle, au coucher du soleil, quand le train longe toute la côte de l’océan Indien.

Inde

Trajets
  • Allepey – Varkala : 117 km
  • Varkala – Erkanulam – Coimbatore : 352 km
  • Palolem – Goa : 69 km
  • New Delhi – Agra : 213 km
  • Agra – Ajmer : 370 km
  • Ajmer – Pushkar : 30 km
  • Ajmer – Jaipur : 131 km

Prendre le train en Inde, c’est une vraie aventure qui commence déjà au guichet de la gare. Il faut remplir un formulaire et passer à trois guichets différents pour réserver une place. Le tout dans des gares hyper bondées. Tout ça pour nous retrouver dans des trains bondés, lents et en retard. Nous avons passé la plupart de nos trajets assis sur les porte-bagages ou à la porte, les pieds dehors. Pourtant, ça reste le moyen de transport le plus fiable en Inde à des prix imbattables. Si l’infrastructure ferroviaire est flambant neuve, le matériel roulant, lui, date de l’époque coloniale.

Vu le contexte, nous ne voyagerons pas de sitôt en train. D’ailleurs, nous ne voyagerons pas de sitôt tout court. Nous suivons toujours l’évolution depuis notre confinement en Malaisie et ne prévoyons rien de concret pour ces prochains mois. 

En attendant d’éventuelles nouvelles aventures, prenez soin de vous où que vous soyez et, si vous le pouvez, RESTEZ CHEZ VOUS!

Van et Fab en total lockdown

Dans l’épisode précédent, Van et Fab, après mûres réflexions,  ont réussi à passer, sans trop d’encombres, la frontière malaisienne pour aller se confiner sur l’île de Penang.  Comment va se passer le quotidien des globe-trotters qui ont dû arrêter de bouger? Réponse dans quelques lignes.

A notre arrivée en Malaisie, rien ne semble avoir vraiment changé si ce n’est que plus de gens portent des masques. Mais le port du masque est assez courant en Asie donc ça ne nous choque pas. Mais, 24 heures après notre entrée dans le pays, on annonce que le premier ministre va faire une allocution télévisée concernant le Covid 19.

L’annonce du lockdown

16 mars : le discours du premier ministre, Muhyiddin Yassin, prend une heure et demie. Nous ne le suivons pas car notre malais devient inexistant quand il ne s’agit pas de bouffe. Mais les médias malaisiens anglophones sont au taquet et transmettent les informations en direct. Sans surprise, un lockdown est décrété jusqu’au 31 mars et sera, quelques jours plus tard, prolongé jusqu’au 14 avril.

C’est un moment décisif pour le premier ministre, qui doit faire ses preuves puisqu’il n’est en fonction que depuis le 1er mars. La crise du Covid 19 tombe assez mal puisque la Malaisie se relève à peine d’une énième crise politique. L’ancien premier ministre, un jeune homme fringant de 94 ans, a dû démissionner avec effet immédiat suite à une tentative avortée de coup d’état de la part de son propre parti. Ben quoi? Si à son âge on ne peut même plus s’amuser un peu! Et dire qu’il avait poursuivi son prédécesseur en justice pour corruption! En Malaisie, pas besoin d’humoristes, il y a le gouvernement! (Mais il y a quand même de très bons humoristes)

En résumé : 15 mars arrivée en Malaisie, 16 mars annonce du premier ministre, 18 mars début du lockdown. Soit nous avons des dons de voyance qu’il nous faudra développer, soit nous avons une chance inouïe et il nous faudra sérieusement songer à jouer à la loterie.

Mais concrètement, en quoi consiste ce lockdown?

Au début, c’était encore la fête du slip! Certes, tous les commerces non essentiels et les restaurants ont fermé mais il était permis de sortir à condition de ne pas se rassembler. Cette situation n’a pas duré 48 heures! Le peuple malaisien n’étant pas très discipliné, des mesures plus restrictives ont vite été mises en place. Maintenant, tout le monde doit rester confiné à la maison avec permission de sortir, une personne à la fois, que pour les courses ou pour aller chez le médecin. Et ne comptez pas jouer les rebelles, la police, renforcée par l’armée, veille et n’hésite pas à coffrer les récalcitrants! Ne comptez pas non plus changer d’état ou même de localité, sauf pour des motifs en béton car des checkpoint fleurissent un peu partout et vous êtes bon pour un interrogatoire en règle. On ne rigole pas avec le lockdown en Malaisie! Depuis l’extérieur, ça peut paraître tyrannique, liberticide et dictatorial (et ça l’est!) mais quand nous regardons la situation dans les pays d’Europe (surtout le nôtre où les sept guignols qui nous servent de ministres préfèrent courir au chevet des banques et de l’économie que des malades), nous trouvons, pour l’instant, que la crise est gérée de manière exemplaire.

Van et Fab en lockdown, ça donne quoi?

Sûrement la même chose que n’importe qui en confinement, n’importe où dans le monde…

Avant l’annonce officielle du lockdown, nous avions déjà comme but de nous poser et d’attendre que la situation se tasse un peu. De ce côté-là, ça n’a pas beaucoup changé nos plans. Nous avons eu de la chance de trouver une maison avec terrasse, cuisine, un lit confortable, un lave-linge et un wifi au top dans notre budget. Il nous a juste fallu apprendre à occuper nos journées de sédentaires mais nous nous adaptons pas trop mal. Nous avions déjà commencé à travailler un peu en ligne pour ne pas puiser dans toutes nos économies pour financer notre périple. Avec les confinements, les demandes de télétravail explosent et nous avons du temps pour continuer le développement de nos diverses activités en ligne.

Nous nous dégageons quand même des plages de temps libre pour redécouvrir le bonheur de mater un film ou de glander sur la terrasse avec une bonne tasse de thé et un bon livre (nos liseuses sont devenues notre meilleur investissement, merci Emilie!). D’ailleurs, nous nous trouvons à moins de cinq kilomètres du parc national et certains de ses habitants, comme des magnifiques oiseaux, des papillons multicolores ou encore des écureuils, viennent nous dire bonjour pendant nos séances de bronzage et c’est vraiment un gros kif! Nous ne pouvons pas aller dans la nature donc c’est la nature qui vient à nous.

Ce qui nous manque le plus, c’est la rando, et de marcher en général. Nous avons l’habitude de parcourir des dizaines de kilomètres à pied par jour. Mais rassurez-vous, nous ne sommes pas devenus des larves pour autant! Grâce à la technologie moderne, il est possible de suivre un cours de gym ou de fitness sur internet. Nous nous sommes également mis au yoga, une discipline pour laquelle nous avons eu un gros coup de cœur et qui nous suivra très certainement dans nos prochaines aventures.

La cuisine

Pour notre plus grand plaisir, nous avons dû nous remettre à la cuisine. Si en Amérique du Sud nous cuisinions souvent, ce n’était quasiment jamais le cas en Asie. Avec la Stret Food et les prix dérisoires, ce n’est pas rentable de faire la cuisine soi-même et pas vraiment dans la culture. Les différentes échoppes du villages sont bien achalandées et nous permettent de varier un peu les plats avec des légumes, des légumineuses, du curry et du tofu. Nous nous mettons aux spécialités locales, surtout indo-malaisiennes, et les résultats se font de plus en plus concluants, même si nos chappattis ne ressemblent que rarement à des chappattis. Bon, il faut avouer que nous en avons profité pour nous faire une petite orgie de pâtes (mais nous n’avons pas été dévaliser les rayons du supermarché non plus!)

Et puis nettoyer le désastre que nous laissons derrière nous après avoir joué aux apprentis sorciers est aussi un bon moyen de passer le temps!

Et l’après Covid 19?

C’est une très bonne question et nous n’avons pas la réponse. Nous ne savons même pas s’il y aura vraiment un après Covid 19. Peut-être que le monde du voyage ne sera plus le même. Nous nous contentons, pour l’instant, de vivre au jour le jour au gré des annonces du gouvernement. La tendance actuelle est de ne pas prolonger le lockdown au delà du 14 avril mais nous savons que la situation peut évoluer très vite. Quoi qu’il en soit, notre visa court jusqu’à mi-juin et les autorités malaisiennes ont annoncé faire preuve d’indulgence à ce sujet. Nous sommes donc assez sereins.

Nous profitons de cette pause pour nous remettre en question et pour éventuellement donner un nouveau souffle à notre aventure. Mais, nous sommes sûrs de ne toujours pas vouloir d’une « vie normale »! Pour l’instant, rien de concret à l’horizon mais nos discussions sont intéressantes et donnent un peu de piquant à cette vie sédentaire forcée.

Bon courage à ceux qui doivent bosser au front, prenez soin de vous où que vous soyez et surtout, RESTEZ CHEZ VOUS!!!

Comment avons-nous fini par nous confiner en Malaisie?

Si vous nous suivez sur les différents réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes actuellement confinés en Malaisie à cause de l’épidémie du Covid 19. Nous vous proposons un article sur notre réflexion qui a conduit à cette décision.

Quand tout a commencé à vraiment partir en sucette, nous étions en Thaïlande, à peu près à la moitié des trente jours d’exemption de visa auxquels nous avons droit. C’était vraiment bizarre car l’Italie venait de se mettre en quarantaine, la France et l’Espagne commençaient à exploser leurs nombres de cas et une partie des pays d’Asie se fermait aux Européens. Mais en même temps, en Thaïlande, c’était encore le pays des Bisounours où le coronavirus semblait bien loin. Redoutant de ne plus pouvoir sortir du pays, nous avons dû nous résoudre à retourner le problème sous tous les angles et prendre une décision.

Rentrer ou ne pas rentrer, that’s THE question

Oui, ça nous a effleuré l’esprit… une dizaine de secondes. C’est une idée que nous avons vite rejetée pour diverses raisons. A ce moment là, c’était déjà la galère pour trouver un billet d’avion, une quantité de vols ayant déjà été annulée. Nous ne voulions pas non plus prendre deux places sur un vol alors que d’autres personnes en avaient bien plus besoin que nous. Nous n’avions pas vraiment envie de passer par les aéroports, sources potentielles de propagation du virus. Comme nous avons absolument tout vendu en Suisse avant de partir, nous aurions dû, en cas de retour, loger chez nos proches. Nous ne sommes pas sûrs qu’ils auraient apprécié une contamination comme souvenir de notre voyage. Il était en tout cas exclu de prendre le moindre risque de ce côté là. La solution qui s’est vite imposée à nous était de nous auto-confiner quelque part et attendre des jours meilleurs. C’était une décision qui nous semblait vraiment évidente. Avec le recul, nous sommes toujours persuadés d’avoir fait le bon choix. L’avenir nous dira si nous avons eu raison ou pas…

Direction la Malaisie (oui, encore!)

Le choix de la Malaisie s’est fait très rapidement. C’est un pays que nous commenç0ns à bien connaître et nous savons que c’est un endroit où nous saurons parfaitement nous débrouiller en cas de difficultés. Dans ce cas précis, nous avons pris en compte deux critères qui nous paraissaient importants : une autorisation de séjour de trois mois et un bon système de santé au cas où ça aurait dû mal tourner. A ce moment-là, deux autres alternatives similaires s’offraient à nous : Brunei et Taïwan, Singapour ayant déjà fermé ses frontières. Mais nous aurions dû prendre l’avion alors que nous voulions l’éviter à tout prix et ça aurait été difficilement supportable au niveau du budget. Nous avons donc mis tous nos espoirs sur le passage de frontière Thaïlande – Malaisie.

Oui, mais où en Malaisie?

Nous avons d’emblée exclu Bornéo car il aurait fallu y aller par voie aérienne. Nous avions dans nos plans, avant l’arrivée du virus, de passer par la côte est pour y découvrir les îles et retourner à Cherating voir nos amis. Mais les îles sont isolées, loin des hôpitaux et, en cas de total lockdown, rien ne garantissait les liaisons maritimes. Nous avons rejeté Langkawi pour les mêmes raisons. Nous ne voulions évidemment pas aller contaminer nos amis à Cherating et , de toute façon, le lieu n’est pas idéal pour un confinement. Rester sur le continent dans le nord-est ne nous emballait pas car ce sont des états très conservateurs. Il nous restait donc la côte ouest. Malacca a également été abandonnée car il nous aurait fallu une journée de transports en plus et ce n’était pas le but. Nous confiner dans un condo à Kuala Lumpur aurait été une bonne altenrnative mais nous aurait coûté une blinde. Nous avions donc restreint nos choix à Ipoh et Penang et cette dernière a remporté la course juste parce qu’elle se trouve en bord de mer. Oui, nous sommes irrécupérables!

Cap sur Penang

Mais Penang, nous direz-vous avec raison, c’est une île! Oui c’est vrai. Mais elle n’est située qu’à trois kilomètres du continent auquel elle est reliée par deux ponts routiers. Et puis, sur Penang, il y a Georgetown, une grande ville de plus de 700’000 habitants avec toutes les infrastructures nécessaires, notamment des hôpitaux. Nous avons trouvé une maison sur AirBnB dans notre budget avec terrasse, petit jardin,  cuisine et un wifi qui déchire à Batu Ferringhi. En plus le propriétaire est super cool, il nous a fait un prix pour le confinement. Nous ne sommes qu’à onze kilomètres au nord de Georgetown qui est facilement accessible avec les bus urbains. Mais il y a tous les commerces de première nécessité dans le village, ce qui s’avèrera très utile lorsque le total lockdown sera décrété.

Mais avant ça, il faut passer la frontière

Une fois nous être mis d’accord, nous avons sauté dans le premier train de nuit pour Hat Yai, puis la correspondance pour Padang Besar, le point frontière. Côté malaisien, nous sommes accueillis par un service médical pour contrôle. Fab ne s’est même pas fait arrêter! Avec une barbe, il passe facilement pour un Arabe et comme, à l’époque, le Moyen-Orient n’était pas perçu comme un danger, Fab ne s’est pas fait inquiéter. Van, avec sa tête d’italienne, n’y a pas coupé! La Malaisie restreignait déjà l’entrée aux ressortissants de la botte. Heureusement, le passeport suisse a aidé sur ce coup là. La visite médicale n’était pas contraignante et s’est déroulée à la malaisienne avec sympathie, le sourire et l’empathie propre au personnel soignant. Elle s’est conclue par un chaleureux « Welcome to Malaysia »! Ne restait plus qu’à passer l’immigration. Nous ne sommes jamais totalement sereins avant de rentrer en Malaisie car, avec toutes nos précédentes visites, nous redoutons qu’un jour on nous dise stop et qu’on ne nous laisse pas passer. Mais nous avons passé encore une fois sans encombre et nous avons ressenti une impression de retour à la maison qui, pour une fois, était rassurante.

Dans le prochain épisode, l’annonce du total lockdown et notre quotidien en confinement. Attention, ça sera très culinaire!

En attendant, prenez soin de vous où que vous soyez! Bon courage et MERCI à ceux qui doivent travailler, qui nous soignent ou qui nous permettent de nous nourrir. Et si vous n’avez pas un travail indispensable, RESTEZ CHEZ VOUS!

Les 10 lieux sacrés les plus impressionnants

En ces temps de confinement, nous allons ajouter un peu de spiritualité à ce blog. Enfin, c’est surtout une bonne excuse pour ressortir quelques jolies photos. En  piochant dans nos souvenirs, nous nous sommes rendus compte que nous avons visité quelques lieux sacrés, toutes religions ou philosophies confondues. Nous allons vous dresser la liste des dix endroits qui nous ont le plus marqués.

#10 Basilica del Voto Nacional, Quito, Equateur

Ce ne sont pas les cathédrales qui manquent en Amérique latine, la ferveur catholique y est encore très présente. Pour illustrer cet article, nous avons choisi la plus grande! Elle est tellement énorme qu’elle surpasse même la cathédrale St-Patrick à New York et prend la tête du classement des plus grands édifices religieux de tout le continent américain. Ce monstre néogothique surplombe le magnifique centre historique de Quito.

Pour vous replonger dans les ruelles du vieux Quito, c’est ici

#9 Batu Caves, Kuala Lumpur, Malaisie

Lors d’un séjour dans la capitale malaisienne, un passage par Batu Caves est presque obligatoire, surtout que c’est très accessible avec le train de banlieue. C’est le plus grand sanctuaire hindou en dehors de l’Inde. Pas étonnant, les Indiens constituent la troisième grande communauté de Malaisie. Mais le plus impressionnant, c’est la grotte dans laquelle est construite la plupart des temples. Mais ça se mérite! Il faut grimper 271 marches pour y accéder surveillées par des macaques à l’affut de la moindre odeur de nourriture.

Pour une visite de Batu Caves sans subir les marches d’escalier, c’est ici

#8 Temple de la littérature, Hanoi, Vietnam

Nous nous tournons maintenant vers Confucius, un grand philosophe chinois du Ve siècle avant notre ère qui a fondé le confucianisme très répandu en Chine. Ce complexe n’avait, à la base, rien de religieux, c’était une académie confucéenne fondée en 1070. c’est donc l’université la plus ancienne du Vietnam. Aujourd’hui, le Temple de a Littérature est le plus grand centre confucéen du Vietnam.

Pour se replonger dans la trépidante Hanoi et ses trésors, c’est ici

#7 Sukhothai, Thaïlande

Sukhothai fut la première capitale du royaume de Siam (ancien nom de la Thaïlande). Nous y trouvons aujourd’hui les ruines de cette ancienne cité prospère dont une très forte concentration de temples bouddhistes. Il est agréable de s’y promener à l’ombre des arbres et de découvrir les vestiges d’une autre époque. Mais attention, une statue de Bouddha, même en ruines, reste sacrée et il faut la considérer avec respect.

Pour un petit voyage dans le temps au royaume de Siam, c’est ici, et si vous n’en avez pas assez, il y a, dans le même ordre d’idées, Ayutthaya

#6 Goa, Inde

Goa est un territoire particulier en Inde. Les Portugais y sont restés jusqu’en 1961, bien après le départ des Anglais du reste de l’Inde, et l’influence lusitanienne y est encore très présente. Old Goa (Goa Velha en portugais), la première capitale de la colonie, conserve parfaitement ce patrimoine avec un ensemble de temples et de couvents d’architecture baroque coloniale. Aujourd’hui, c’est un haut lieu de pèlerinage pour toute la communauté chrétienne du sous-continent indien.

Un petit tour à Goa? C’est par ici.

#5 Mosquée Cheikh Zayed, Abu Dhabi, Emirats Arabes Unis

De passage à Dubaï, nous avons fait l’aller-retour jusqu’à Abou Dhabi juste pour voir la grande mosquée, c’est-à-dire plus de quatre heures de route au total. Mais les trajets en bus aux Emirats, c’est du confort cinq étoiles! Et le déplacement vaut largement le coup! Ce grand édifice tout de marbre blanc de Carrare étincelant est vraiment superbe et nous laisse sans voix. C’est d’ailleurs le plus grand bâtiment en marbre du monde. Malgré cette immensité et la foule de visiteurs, cet endroit dégage une sérénité propre aux mosquées.

Pour un week-end bling bling aux Emirats, c’est ici.

#4 Pagode Schwedagon, Yangon, Birmanie

Lors de notre arrivée à Yangon, une bonne partie de notre voyage en Birmanie était derrière nous et nous pensions vraiment en avoir soupé des pagodes. Malgré cela, cet immense stupa doré surplombant la ville a titillé notre curiosité et nous sommes allés voir ça de plus près. Avec raison! Ce magnifique temple a réussi a subjuguer les deux blasés que nous sommes parfois! Lors de notre visite, beaucoup de Birmans issus des quatre coins du pays étaient venus en pèlerinage vêtus de leurs plus beaux atours, donnant une atmosphère joyeuse au lieu. Evidemment, nous n’avons pas échappé aux traditionnels selfies mais c’est un exercice auquel nous nous plions toujours avec plaisir.

Yangon et sa magnifique pagode sont ici

#3 Taj Mahal, Agra, Inde

Nous avons donné de notre personne pour ce monument mythique! A six heures du matin, nous étions sur le pied de guerre afin d’éviter la foule et les grosses chaleurs (43 degrés!). Tout ça pour trouver le mausolée bien plus petit de ce à quoi nous nous attendions! Il faut dire que nous venions de passer un mois au Moyen-Orient avec ses mosquées gigantesques. A côté, le Taj Mahal fait un peu riquiqui. Mais ce n’est pas la taille qui compte et nous avons tout de même été impressionnés par la symétrie parfaite du bâtiment et par les détails architecturaux.

Une visite de cette merveille, c’est ici

#2  Grande Mosquée du Sultan Qabus, Mascate, Oman

Si nous avons préféré la mosquée de Mascate à celle d’Abou Dhabi, c’est pour ses détails architecturaux bleus importés d’Iran, le fameux bleu de Perse. Nous avons eu la chance de visiter ce lieu en compagnie de locaux, nos adorables amis Masjid et Khalid. La mosquée est un cadeau du sultan Qabus, prédécesseur du sultan actuel, aux Omanais.

Pour une visite dans une vraie ambiance des Mille et Une Nuits, c’est ici

#1 Bagan, Birmanie

Bagan c’était vraiment un rêve et c’est ce qui a motivé notre voyage en Birmanie. Mais la réalité a été encore plus grandiose que prévu! Toutes ces pagodes disséminées dans un paysage de savane tropicale, c’est à couper le souffle! Nous avons eu de la chance, la fréquentation du site était vraiment basse lors de notre passage et nous avons pu profiter de la quiétude des lieux.

Pour une balade aux milieux des temples de Bagan, c’est ici

Nous ne sommes pas du tout religieux, bien au contraire, mais nous respectons les diverses croyances et aller à la rencontre des gens de culture différente signifie parfois aller également à la rencontre de leur religion. Nous sommes étonnés de ressentir très fortement la ferveur religieuse dans certains endroits sacrés. De culture totalement laïque, nous sommes parfois très surpris de la place que peut prendre la religion (n’importe laquelle!) dans le quotidien de certaines personnes.

Peu importe les croyances, le plus important reste la tolérance.

Nos 10 plus beaux couchers de soleil

En ces temps de pandémie et de confinement, nous vous proposons de vous changer un peu les idées. C’est pourquoi nous avons plongé dans nos souvenirs de ces deux dernières années pour vous concocter un petit classement des plus beaux couchers de soleil, même si, dans les faits, tous les couchers de soleil sont magnifiques.

Pour nous, cette période de la journée où le soleil descend gentiment jusqu’à la ligne d’horizon est propice à la contemplation ainsi qu’à la méditation avant d’aller vaquer à nos occupations nocturnes.

C’est parti pour le classement! Attention, il est loin d’être exhaustif et objectif mais ce sont des couchers de soleil dont nous nous rappelons et dont nous avons surtout pensé à les immortaliser.

#10 Montevideo, Uruguay

A Montevideo, la capitale de l’Uruguay, le soleil ne se couche pas dans l’océan mais dans un fleuve. Mais comme le Rio de la Plata, le nom de ce fleuve, fait, à cet endroit, plus de deux cents kilomètres de large, il est impossible d’apercevoir la rive d’en face, qui appartient à l’Argentine. Comme la ligne d’horizon se situe à l’ouest, c’est propice pour observer les couchers de soleil!

Pour lire notre article sur Montevideo, c’est ici

#9 Côte Malabar, Kerala, Inde

Le Kerala possède sûrement les plus belles côtes du sous-continent indien. Et pour couronner le tout, elles sont situées plein ouest sur la mer d’Arabie. Assister à un coucher de soleil en Inde, dans le calme, c’est prendre congé d’une journée bien frénétique commencée très tôt le matin. D’ailleurs, le contraste entre les journées qui sont hyper dynamiques et épuisantes et le crépuscule qui est beaucoup plus calme et méditatif est assez déroutant.

La côte du Kerala c’est par ici, et sa capitale Cochin (ou Kochi) vaut également le détour.

#8 Kuta beach, Bali, Indonésie

Kuta beach, c’est sûrement un des pires endroits de l’île de Bali. C’est hyper touristique, dénaturé et très moche. Mais, il faut y passer une fois lors d’un séjour balinais juste pour la plage. C’est une longue étendue de sable fin donnant sur l’océan Indien où les surfeurs profitent des magnifiques rouleaux. Située à l’ouest, elle offre un super spot d’observation pour les couchers de soleil.

Pour retrouver Kuta et sa belle plage, c’est ici.

#7 Arica, Chili

Notre arrivée à Arica s’est faite dans la douleur. Nous venions de passer des heures dans un bus sur des routes de montagne pour fuir les pluies et les barrages routiers dus aux grèves en Bolivie et le passage de frontière nous a pris quatre longues heures à cause des douaniers chiliens pratiquant l’excès de zèle. Nous ne sommes donc pas arrivés au Chili dans les meilleures dispositions. Mais finalement, nous retrouver devant l’immensité de l’océan Pacifique et observer ce superbe coucher de soleil nous a fait tout oublier de nos mésaventures.

Pour découvrir Arica, c’est ici

#6 Lovina Beach, Bali, Indonésie

Lovina Beach se situe au nord de l’île de Bali mais comme la côte s’avance un peu dans l’océan Indien, il y a un petit dégagement sur l’ouest pour admirer le coucher du soleil. La côte nord étant beaucoup plus calme et moins touristique que Kuta, Lovina Beach et les autres petites stations aux alentours sont une bonne alternative pour un séjour balnéaire plutôt tranquille.

Lovina Beach et le nord de Bali, c’est par ici.

#5 Kep, Cambodge

A Kep, pas besoin d’attendre la tombée du jour pour être au calme. Cette petite bourgade cambodgienne sur le golfe de Thaïlande jouit d’une véritable douceur de vivre tout au long de la journée. C’est d’ailleurs un de nos gros coup de cœur de tout notre périple. Grâce à sa situation sur un cap, Kep profite d’un dégagement sur l’ouest. Le soleil se couche sur l’île de Phu Quoc faisant ressortir le relief de l’île vietnamienne en contrejour.

Pour profiter de la dolce vita de Kep, c’est ici.

#4 Mascate, Oman

Tout le littoral omanais est à couper le souffle mais c’est dans la capitale, à Mascate, où les couchers de soleil sont les plus beaux. La tombée du jour marque le début de l’activité dans le sultanat, les habitants, confinés en journée à cause du soleil et de la chaleur, sortent en masse profiter de la fraicheur. Pourtant, lors de notre passage, en mars, la température n’excédait pas 28 degrés.

Pour découvrir cette perle du Moyen-Orient, c’est ici.

#3 Puerto Lopez, Equateur

Ce petit coin de paradis a été notre lieu de travail pendant six semaines. Avoir l’océan Pacifique comme voisin c’est déjà le top mais si en plus la côte est orientée plein ouest, c’est l’extase totale à chaque coucher de soleil! En plus, c’était un peu comme un rituel où pour quelques minutes tout l’hostal se mettait en pause pour admirer le soleil se coucher à l’horizon.

Pour retrouver nos aventures d’hôteliers, c’est ici.

#2 Galle, Sri Lanka

Galle, en temps normal, c’est déjà un truc de ouf : une superbe ville coloniale protégée par des remparts sur un promontoire rocheux surplombant les eaux cristallines de l’océan Indien. Rien que ça, ça fait rêver! Si en plus un magnifique coucher de soleil vient compléter ce tableau idyllique, c’est que le paradis existe! Là aussi, la frénésie de la vie sri-lankaise s’arrête pendant quelques minutes le temps que le soleil se couche.

Galle et ses merveilles, c’est ici

#1, Salar d’Uyuni, Bolivie

Notre coucher de soleil le plus spectaculaire n’était pas sur une étendue d’eau mais à 3700 mètres d’altitude, sur le plus grand désert de sel du monde, le Salar d’Uyuni. Avec la pluie, une fine couche d’eau s’était formée sur le sol créant un magnifique effet miroir.

Pour admirer cette merveille de la nature, c’est ici

Après avoir rédigé cet article, nous n’avons qu’une envie, reprendre la route à la recherche d’autres couchers de soleil. En attendant, nous nous conformons au règles de confinement mis en place par le gouvernement malaisien et nous nous contentons de rêver sur nos anciennes photos.

Nous allons d’ailleurs essayer de faire plusieurs rétrospective afin d’égayer un peu ces journées d’enfermement forcé. En attendant, prenez soin de vous!

Kanchanaburi et le pont sur la rivière Kwai

Comme prévu, nous n’avons pas tenu longtemps avant de reprendre nos sacs afin de repartir sur les routes. Mais l’épidémie du Covid 19 restreint un peu nos choix : nous ne pouvons pas vraiment partir d’Asie du Sud-Est sans être mis en quarantaine. Mais nous nous en accommodons très bien. Nous profitons de l’absence de touristes et d’un taux de change très avantageux pour découvrir une nouvelle facette de la Thaïlande.

Fabien voulait donner une tournure ferroviaire à ce périple, nous avons donc pris le train depuis Butterworth, la ville sur le continent en face de Georgetown. Nous ne sommes même pas sortis de la gare de Padang Besar pour passer la frontière! Après une nuit à Hatyai, nous sommes partis pour un trajet de dix-sept heures en train de nuit, étonnamment confortable, jusqu’à Nakhon Pathom. Et là, c’est le drame! A cause de notre train en retard, nous avons loupé notre correspondance pour Kanchanaburi et nous avons du parcourir les 80 derniers kilomètres en bus!

Kanchanaburi

Kanchanaburi est une petite bourgade assez tranquille à l’ouest de Bangkok située sur la fameuse rivière Kwai. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la région était occupée par les troupes japonaises qui y construisirent la voie ferrée Siam – Birmanie. Aujourd’hui, la ville accueille quelques touristes en quête d’histoire mais ça reste un coin de Thaïlande hors des gros circuits incontournables.

Contexte historique

Pour nous cultiver un peu, pour comprendre l’histoire et aussi pour échapper à la chaleur, nous allons visiter le musée, très intéressant, sur la construction de la voie ferrée dite de la mort par l’empire du Japon dans les années 1940. Voie ferrée qui passe évidemment par Kanchanaburi. Les photos sont interdites à l’intérieur mais nous allons tout de même essayer de vous résumer l’histoire.

En tant qu’Européens, nous sommes assez ignorants du déroulement de la Seconde Guerre Mondiale en Asie-Pacifique. Ici, le grand méchant de l’histoire, c’est le Japon qui avait d’ailleurs pour meilleur ami un certain Adolf H., petit moustachu très célèbre en Allemagne à l’époque. Après avoir envahi une partie de la Chine, l’empire du Levant agrandit ses prétentions sur toute l’Asie du Sud-Est qui appartenait en partie à l’empire britannique, aux Pays-Bas et à la France, même si pour l’Indochine française le Japon eut plus ou moins l’approbation d’un certain maréchal P., un autre moustachu, établi à Vichy. La Thaïlande, indépendante et qu’on appelait Siam à l’époque, était également tombée dans les mains des Japonais. Le but de ces derniers était d’envahir la Birmanie britannique pour, ensuite, rejoindre l’Inde. A l’époque, le seul moyen de rejoindre Yangon depuis Bangkok était par voie maritime via Singapour et le détroit de Malacca. Mais ce dernier était surveillé et bloqué par les Alliés. Il fallait donc un moyen de transport terrestre sûr pour accomplir leurs sombres desseins. Voilà comment est née l’idée de construire une voie de chemin de fer longue de 415 kilomètres au milieu de la jungle en plein conflit mondial.

Le projet était ambitieux! Le terrain n’était pas très plat, recouvert de végétation luxuriante et surtout, les délais étaient très courts! Mais il en fallait plus pour arrêter les Japonais! Ils avaient déjà accompli des miracles dans leur pays à la topographie similaire et ils avaient de la main d’œuvre à profusion avec tous leurs prisonniers de guerre composés essentiellement de Malaisiens (d’ethnie chinoise en majorité), de Britanniques, d’Australiens et d’autres Alliés. Des civils asiatiques ont également été appelés sur le chantier. Les conditions de travail étaient atroces : climat tropical, travail forcé, manque d’hygiène et de nourriture, maladies, etc… Les travaux engendrèrent plus de 100’000 morts donnant à la ligne le surnom macabre de « chemin de fer de la mort ».

Cimetière de guerre

Non, nous ne nous sommes pas mis au tourisme de cimetière, c’est juste pour l’intérêt historique. Au centre de Kanchanaburi, se trouve un immense cimetière où sont enterrés les prisonniers de guerre, principalement des Chinois et des Occidentaux, qui périrent lors de la construction du chemin de fer. Il est séparé en deux et contient une partie chrétienne et une partie bouddhiste. La présence de ce cimetière s’explique par le fait que, malgré leur cruauté, les Japonais avaient un profond respect de la mort, même celle de leurs ennemis. Chaque prisonnier avait droit à ses propres funérailles conformes à ses croyances religieuses.

Le pont sur la rivière Kwai

Nous n’avons pas fait plus de dix-sept heures de train pour voir un pont mais LE pont, celui de la rivière Kwai, point stratégique de la fameuse ligne Siam-Birmanie dite de la mort. Il a été érigé en 1942 dans les mêmes conditions horribles que pour le reste du tronçon et à lui-seul, il comptabilise près de 16’000 morts durant sa construction. En 1945, les Alliés le bombardèrent mais les Japonais le restaurèrent à titre de dommage de guerre. Lors de notre visite, il y avait un soleil de plomb et la température était de 38 degrés. C’était déjà assez pénible pour notre condition de touristes privilégiés. Nous n’osons donc pas imaginer la souffrance et les horreurs vécues par les ouvriers.

Le pont et une partie de la ligne de chemin de fer sont actuellement toujours en service. Nous n’allions quand même pas partir avant d’avoir vu passer un train! Mais rassurez-vous, nos conditions d’attentes étaient plus qu’acceptables avec une terrasse à l’ombre et des boissons fraîches.

Guan Im Sutham Temple

Quel comble de venir jusqu’en Thaïlande pour y trouver un temple bouddhiste… chinois! Il se situe  juste à côté du pont mais est pourtant boudé des touristes. Tant mieux pour nous! De nombreux Chinois faisaient partie des victimes de la construction du pont et ce temple est un moyen de leur rendre hommage. Il est flambant neuf et déploie ses magnifiques couleurs le long de la rivière.

C’est une facette un peu méconnue de la Thaïlande que nous découvrons ici, loin des plages, des bars de Bangkok et des magnifiques temples bouddhistes. C’est une Thaïlande qui a connu la guerre, qui a vécu l’horreur avec un grand H et qui a dû panser ses plaies.

Comme l’histoire est fascinante et que le coin est sympa, nous avons décidé de prolonger notre séjour dans le coin pour investiguer un peu plus loin le long du chemin de fer de la mort.

La voie ferrée de la mort

Depuis Kanchanaburi, nous reprenons le train encore plus en direction de l’ouest. Là, nous sommes vraiment sur la partie appelée Death Railway ou Chemin de fer de la mort en français.

Le trajet, qui longe en partie la rivière Kwai, traverse de magnifiques paysages de rizières au pied des montagnes. Parfois, la voie qui passe à flanc de falaise est soutenue grâce à des structures en bois accrochées aux rochers. Il faut reconnaître que les Japonais ont fait preuve de beaucoup d’ingéniosité pour mener à bien leur ambitieux projet ferroviaire.

Terminus, tout le monde descend!

Aujourd’hui, la ligne se termine dans la localité de Nam Tok, située à l’ouest de la Thaïlande à environ 150 kilomètres de la frontière birmane. Le week-end, le train dessert la petite halte butoir de Nam Tok Sai Yok Noi afin de permettre aux habitants de Bangkok de profiter de la nature en à peine trois heures de trajet. Le tracé restant de la ligne a, soit été laissé à l’abandon, soit été englouti lors de la construction d’un barrage en 1985. Côté birman, ce sont les Anglais qui se sont attelés à démanteler la ligne juste après la fin de la guerre mais le chemin de fer existe encore entre Yangon et Dawei.

Sai Yok Noi

A un kilomètre du village de Nam Tok, se trouve une petite partie du Sai Yok National Park. La forêt n’est pas très luxuriante car nous sommes en pleine saison sèche et la végétation souffre d’un cruel manque d’eau surtout que la dernière saison des pluies n’a pas été très virulente. Le clou du spectacle est la petite cascade. Il n’y a pas beaucoup de débit en cette période de l’année mais ça reste joli à voir et ça apporte un bon bol de fraîcheur bienvenu en ces temps de canicule.

Hellfire pass

Voici encore un lieu emblématique du chemin de fer de la mort. On doit ce lieu de mémoire à d’anciens prisonniers australiens qui, lors d’un voyage en Thaïlande quarante ans après la guerre pour retrouver les traces de l’ancienne voie ferrée, ont décidé de créer un petit musée à ciel ouvert pour faire connaître au monde leurs conditions de travail inhumaines. Le nom « Hellfire », feu de l’enfer en anglais, vient du fait que l’endroit était éclairé de torches ou de lampes à pétrole durant la nuit (Fire) et que vu le contexte, on peut aisément imaginer que c’était un enfer (Hell). Le site se trouve à dix-huit kilomètres à l’ouest de Tam Nok et est facilement accessible en bus. 

Pour descendre jusqu’au pass, il faut emprunter un sentier dans la forêt. L’extrême sècheresse que subit la région rajoute une ambiance un peu sinistre au lieu, déjà pas gai en temps normal.

Le pass

Imaginez un peu des prisonniers de guerre maltraités, mal nourris et souvent malades creuser cette tranchée avec des outils très sommaires pour y laisser passer la voie ferrée! Sans compter la mousson, des bébêtes cheloues et les bombardements des Alliés dont le chantier a été victime à plusieurs reprises! Ici aussi des milliers de pertes humaines sont à déplorer. Le Hellfire pass est l’endroit où les travaux ont été le plus difficile à cause, évidemment, de la topographie du terrain mais aussi à cause de l’énorme pression mise par les Japonais qui commençaient à s’impatienter de voir leur chef-d’œuvre enfin achevé. Le vent commençait à tourner du côté des Alliés et les délais devenaient de plus en plus courts.

Le mémorial

Chaque année, le 25 avril, se tient une célébration rendant hommage à tous les prisonniers de guerre qui ont perdu la vie dans cet immense chantier. La date du 25 avril n’a pas été choisie au hasard. C’est Anzac Day, le jour où l’Australie et la Nouvelle-Zélande commémorent la perte de leurs soldats dans un conflit. Evidemment, les soldats et civils d’autres nationalités sont aussi honorés à Hellfire Pass durant cette journée!

C’est un parcours historique très enrichissant que nous venons de découvrir dans cette région assez méconnue de l’ouest de la Thaïlande. Mais nous avons été encore une fois confrontés à la dure réalité de la bêtise humaine. Nous nous demandons toujours comment et pourquoi cela a pu se produire et pourquoi ça se produit toujours aujourd’hui dans certaines parties du monde…

Pour conclure cet article sur une note moins tragique, nous vous partageons des photos du superbe panorama sur la vallée de la rivière Kwai même si la chaleur extrême nous donne un petit voile de brume.

La face cachée de l’île Penang

Lors de notre retour en Malaisie depuis le Vietnam, nous avons profité d’aller à Georgetown afin de passer du temps avec des amis couchsurfers et d’aller randonner dans le parc national. Mais comme l’île de Penang est grande de presque trois cents kilomètres carré, il serait dommage de ne pas découvrir une partie des trésors qu’elle recèle, loin des grands centres plus touristiques.

Kek Lok Si Temple

Ce serait le plus grand temple bouddhiste d’Asie du Sud-Est. En effet, il s’aperçoit de loin! Il se trouve dans la localité d’Air Itam facilement accessible avec les bus urbains de Georgetown. Il a été construit entre 1891 et 1930 mais ces dernières années, il s’offre une cure de jouvence, plutôt bien réussie, pour retrouver son lustre d’antan. Architecturalement, il mélange les styles chinois, birmans et thaïs. On y pratique le bouddhisme Mahayana, le bouddhisme Theravada et divers rituels chinois.

Malgré le gigantisme du temple, aucun détail n’a été laissé au hasard que ce soit dans les statues, la décoration ou les jardins des cours intérieures.  Les Chinois sont adeptes du Yin et du Yang et utilisent ce courant de pensée dans la construction de leurs lieux sacrés et c’est plutôt réussi.

Nous profitons du fait que le temple soit construit à flanc de colline pour admirer la vue sur la ville de Georgetown.

Comme nous avons déjà grimpé une partie de la colline pour visiter le temple, nous ne voulons pas nous arrêter en si bon chemin. La route grimpe et ce n’est pas très ombragé mais il en faut plus pour nous démotiver, surtout que nous avons prévu des réserves d’eau. Après vingt minutes de grimpette, nous recevons notre première récompense : une superbe vue sur Georgetown et le temple Kek Lok Si.

Air Itam Dam

Il nous faut encore grimper six cents mètres pour arriver à notre but du jour : le barrage d’Air Itam. La structure du barrage en elle-même n’est pas très intéressante surtout qu’elle est camouflée sous du gazon, mais le lac de retenue vaut le détour. Un sentier y fait le tour. Le niveau de l’eau est relativement bas car nous ne sommes actuellement pas en saison pluvieuse. Ces eaux turquoises dans un écrin de végétation tropicale vaut largement l’effort de la montée!

Il suffit de traverser le sommet du  barrage pour trouver un chemin de traverse pour la descente. C’est un petit sentier en pleine forêt dont la faune n’a pas beaucoup à envier à celle du parc national.

Jardin botanique

Georgetown n’aurait pas été une colonie anglaise digne de ce nom si elle n’avait pas de jardin botanique, même s’il ne se situe pas en ville mais dans les collines intérieures de l’île. Une légende urbaine dit qu’il y aurait un bus portant le numéro 10 pour nous emmener à l’entrée du parc mais, malgré nos recherches, pas de traces de ce moyen de transport. Y aller à dos de licorne nous paraît plus plausible. Pas de bus, pas de licorne, il nous faudra y aller en Grab (Uber pour l’Asie).

Le jardin actuel a été fondé en 1903 par l’intendant du jardin botanique de Singapour, rien que ça! Pour rappel : le jardin botanique de Singapour est tellement ouf que même l’UNESCO s’y est intéressé et l’a mis sur sa liste du patrimoine mondial! Il est situé dans une vallée verdoyante entourée de collines recouvertes de forêt tropicale et couvre 29 hectares. Aujourd’hui, il fait plus office de parc que de vrai jardin botanique mais il vaut tout de même la peine d’aller y faire un tour à l’ombre des arbres.

Vu l’environnement naturel du site, une bonne partie de la forêt tropicale a été conservée. La balade à l’ombre des arbres est plus que bienvenue car le soleil cogne vraiment fort.

Les cactus

Des cactus entourés de végétation luxuriante, ce n’est pas très courant. Mais le but d’un jardin botanique, c’est de faire découvrir des plantes venant d’autres régions climatiques. De toute façon, en cette saison, l’air est à peine plus humide qu’un maquis méditerranéen. Les cactus ne souffrent donc pas trop du choc thermique.

Oh les belles fleurs!

Ce qui nous motive de traverser la ville pour un jardin botanique, ce sont les fleurs, leurs couleurs et leurs odeurs. Nous sommes au bon endroit puisqu’elles se plaisent particulièrement sous ces latitudes. Hibiscus, fleurs de lotus, fleurs de frangipaniers et des dizaines d’autres espèces déploient leur beauté sous nos yeux ébahis. Un papillon est venu s’incruster dans notre séance photo. Saurez-vous le retrouver?

Avec la forêt toute proche, la faune est très présente dans le parc, à l’instar de ces macaques à longue queue qui, trouvant le parc national trop sauvage, sont venus s’installer dans  le quartier chic du jardin botanique. (Oui, nous parlons macaque couramment!)

Aralmigu balathandayuthapani Temple

Situé un peu plus bas de l’entrée du jardin botanique, ce temple est le deuxième site hindou le plus important de Malaisie après Batu Caves. Il y a un escalier de 513 marches dans la forêt qui conduit à un temple important sur la colline mais, comme nous ne pensions pas tomber sur un lieu sacré, nous n’avions pas prévu le dress code adéquat. Nous nous sommes contentés, à regret, du petit temple en bas.

Nous n’avons pas exploré l’île de Penang en entier, d’ailleurs nous avons zappé le funiculaire pour Penang Hill trop touristique à notre goût, mais nous en avons déjà pris plein les yeux. Ville coloniale très sympa, trails dans la jungle, parcs, temples de divers religions, plages sauvages, bref tout y est pour un séjour bien rempli.

Vous avez sûrement remarqué que nous avons déjà la bougeotte et qu’il nous tarde de découvrir des nouvelles choses. Nos aventures  devraient prendre la direction du nord mais nous nous tâtons encore un peu. Quoi qu’il en soit, nous les partagerons avec vous, comme d’habitude!

Enfin, pour bien finir cet article, sachez que le fameux bus numéro 10 existe bel et bien! Nous l’avons vu de nos propres yeux… une fois que nous n’en avions plus besoin!