Grand bilan des Amériques

Nous aurons passé plus de neuf mois sur cet immense continent, il ne fallait pas que nous dérogions au traditionnel bilan. C’est aussi une bonne excuse pour regarder en arrière et revivre les bons moments que nous avons passés depuis notre arrivée à Rio un certain 9 novembre.

En chiffres

Nombre de pays visités :

Neuf dont sept en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay, Bolivie, Chili, Pérou et Equateur) et deux en Amérique du Nord (Mexique et Etas-Unis)

Distance parcourue

43’256,5 km depuis notre départ de Genève, en avion, bus, taxi collectif, lancha, ferry, voiture de location, moto-taxi et train.

Températures

Nous nous sommes arrangés pour vivre le plus possible en été et nous ne nous sommes pas trop mal débrouillés!

Dans les Andes, et en altitude en général, les températures restent très fraîches, avec un minimum de 13 degrés que nous avons eu sous la pluie, à Quito et à San Cristobal de las Casas.

Sinon, nous avons eu la plupart du temps des températures en dessus de trente degrés avec un maximum de 38 degrés à Buenos Aires à Nouvel An et sur la côte du Golfe du Mexique et même un record de 41 degrés dans les Everglades! Mais comme nous supportons très bien la chaleur, ça ne nous a pas trop posé de problèmes.

Le budget

13’385 CHF (11’756€) soit une moyenne de 47,60 CHF (41,80€) par jour. Nous sommes totalement dans le budget des 50 CHF par jour que nous nous étions fixés!

L’altitude

Quand on pense aux Andes, on pense aux sommets de plus de 6’000 mètres! Malheureusement, Fabien souffre du mal aigu des montagnes qui l’handicape beaucoup. Si au Pérou et en Bolivie les feuilles de coca se trouvent facilement afin de soulager les symptômes, ce n’est pas le cas dans les autres pays andins. Nous avons quand même atteint l’altitude de 4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili.

Pour les altitudes les plus basses, il y a bien sûr l’altitude zéro au niveau de la mer, mais nous avons réussi à descendre encore plus bas pour atteindre moins 35 mètres dans un dépression saline de la péninsule Valdés, en Patagonie argentine.

Les galères

Rassurez-vous, elle ne sont pas si nombreuses que ça, mais ça fait partie du voyage et souvent, ça ne s’avère pas si grave et nous finissons par en rire!

Brésil

Le portugais made in Brasil n’est pas du tout compréhensible! Essayer de trouver de la nourriture à moins de 12’000 calories la bouchée est digne de Fort Boyard!

Uruguay

Se retrouver chez une sorcière dans une chakra isolée près de Colonia del Sacramento. Le but était de l’aider à remettre en état sa maison avant qu’elle ne change d’avis et nous vire comme des malpropres!

Argentine

Tout ce qui touche à l’argent en Argentine est une galère! Déjà, le coup de la vie est très élevé, similaire à l’Europe pour des services bien plus bas de gamme. Ensuite, retirer de l’argent à un distributeur relève du vrai parcours du combattant : il y a souvent au minimum 45 minutes de queue, quand arrive enfin notre tour, il y a une chance sur deux qu’il n’y ait plus d’argent à disposition et si nous arrivons à en avoir, les frais de retrait sont exorbitants! Et nous ne pouvons même pas utiliser l’alternative de la carte de crédit car pour la plupart des endroits, seul le paiement en liquide est accepté! Bref, de gros moments d’énervement mais nous nous en sommes quand même sortis. Se retrouver au milieu de champs de lavande en Patagonie argentine chez des végétariens pseudo-écolos fut également une sacrée expérience!

Bolivie

Supporter l’altitude pour Fabien. Une grève nous a bloqué une journée dans la ville d’Uyuni. La météo catastrophique nous a fait changer nos plans et quitter le pays plus tôt que prévu.

Chili

Notre seule tourista de tout le voyage. Attendre 3h45 à la douane boliviano-chilienne au milieu de nulle part à 3700 mètres d’altitude que les douaniers chiliens veuillent bien cesser leur excès de zèle.

Pérou

Toujours l’altitude pour Fabien sinon le voyage s’est vraiment déroulé comme sur des roulettes!

Equateur

Prendre des bus hors d’âge sur les routes de montagnes conduits par des tarés du volant, ça mérite une médaille! Gérer les nombreuses coupures d’eau et d’électricité dans un hostal tout en assurant le confort des hôtes demande pas mal d’inventivité!

Etats-Unis

Nous avons pensé sérieusement à vendre une partie de nos organes pour rester dans le budget! Il est impossible de faire des courses au supermarché pour moins de douze personnes vu la taille des produits!

Mexique

Choper la grippe et faire une complication pulmonaire pour Van qui l’a contrainte au repos forcé une semaine, sinon, comme au Pérou, tout s’est déroulé à merveille!

Les bobos

Mis à part l’infection pulmonaire de Van qui a nécessité une antibiothérapie (pas de panique, tout est rentré dans l’ordre depuis!), et une petite tourista au Chili, nous sommes restés en bonne santé!

Nous sommes assez étonnés par la solidité de notre estomac car nous mangeons de tout sans que notre digestion en soit chamboulée. Evidemment nous évitons l’eau du robinet comme la peste mais pour le reste, nous ne nous privons de rien et nous fions plutôt à notre instinct (propreté, chaîne du froid respectée, etc) avant de consommer des aliments. Le fait de souvent cuisiner nous-même aide à avoir un contrôle sur la nourriture ingurgitée et nous sommes persuadés que peu à peu, le corps s’habitue à une hygiène moins irréprochable. Les kilos de ceviche, à base de poisson cru, que nous avons mangés ne nous ont pas refilé le moindre mal de ventre!

Sinon il y a les petits bobos habituels qui auraient pu nous arriver n’importe où comme des coups de soleil, des maux de tête (surtout en altitude), des ecchymoses, des courbatures, des piqûres d’insectes, mal des transports (un comble pour des voyageurs!) etc. Rien de bien grave et surtout rien qui ne nous empêche de poursuivre nos aventures.

Voilà, nous avons fini avec la partie négative de notre voyage et finalement, ce n’est pas vraiment significatif. Nous avons toujours trouvé une solution où une alternative. D’ailleurs, nous allons faire un récapitulatif de tout ce que nous n’avions pas prévu!

Ça, ce n’était pas du tout au programme!

L’Uruguay

C’est un pays dont nous soupçonnions tout juste l’existence et savions à peine le placer sur une carte! Nous y avons fait le détour par hasard car il nous restait du temps avant un engagement pris en Patagonie argentine. Nous y avons visité deux villes vraiment sympas (Colonia del Sacramento et Montevideo) et avons rencontrés des gens vraiment chaleureux, toujours prêts à partager un maté, dont ils ont toujours les ingrédients à portée de main!

Arica

C’est une petite ville à l’extrême nord du Chili que nous avons rejointe afin de fuir la météo catastrophique de Bolivie et ce fut une surprise extraordinaire! La ville est agréable bordée par une superbe plage et dominée par les hauts volcans du désert d’Atacama.

Arequipa

Cette étape fait partie du plan B que nous avons élaboré après avoir quitté la Bolivie. C’est une très jolie ville coloniale dominée par différents volcans que nous n’avons pas vus à cause de la météo trop moche.

Le carnaval de Cuzco

Nous n’avions aucune idée que nous étions en plein carnaval et nous avons débarqué en pleine fête haute en couleur! Vraiment sympa!

Notre volontariat dans un hostal en Equateur

Nous n’avions pas prévu de faire du volontariat en Equateur car le coût de la vie est assez raisonnable. C’est le propriétaire de l’établissement qui nous a contacté via la plateforme internet HelpX. Comme le coin avait l’air sympa, nous avons accepté. Finalement, nous y sommes restés six semaines et ce fut une de nos meilleures expérience de volontariat!

Utiliser la totalité de la durée de notre visa en Equateur

L’Equateur est un petit pays qui se traverse facilement en trois ou quatres semaines. Mais voilà, nous avons accepté un volontariat que nous n’avions pas prévu. En plus, nous avons eu un réel coup de foudre pour le pays que nous avons décidé d’en profiter au maximum! D’ailleurs, nous avons décollé de l’aéroport de Guayaquil juste trente minutes avant l’expiration de notre autorisation de séjour!

Ciudad del Carmen

Le bus que nous voulions prendre de Campeche à Palenque étant complet, nous avons dû trouver un itinéraire bis. Nous avons donc fait étape à Ciudad del Carmen, une petite ville vraiment belle au bord du Golfe du Mexique, agréable à vivre et surtout sans touristes! Et cerise sur le gâteau, au coucher du soleil, les dauphins viennent se faire observer directement depuis le Malécon!

Morale de l’histoire

Si le plan A ne fonctionne pas, il existe encore 25 lettres dans l’alphabet! Chaque fois que nous avons dû changer nos projets ou qu’une opportunité s’est ouverte à nous, nous sommes tombés sur quelque-chose d’incroyable! Nous avons décidé que pour l’Asie, nous nous laisserons encore plus porter par le destin car, pour l’instant, ça nous réussit plutôt bien!

Nos coups de coeur

Le but du voyage est quand même de se faire plaisir et de voir, sentir, rencontrer, manger, etc des choses ou des gens extraordinaires, et nous n’avons pas été déçus!

Les paysages

L’attrait principal du continent américain c’est la beauté des paysages! Montagnes, côtes, forêt tropicale, désert, etc, il y en a pour tous les goûts

Brésil
  • les montagnes et pains de sucre à Rio visible de chaque endroit de la ville ainsi que la végétation tropicale.
  • Les chutes d’Iguaçu
Uruguay

Les paysages en Uruguay sont plutôt plats et inintéressants.

Argentine

La pampa argentine est désespéramment plate et monotone sinon l’Argentine possède des paysages extraordinaires!

  • Les chutes d’Iguazu, encore plus impressionnantes que du côté brésilien et la forêt tropicale qui les entoure.
  • La péninsule Valdès avec ses côtes de calcaire découpées et ses dépressions salines.
  • Les montagnes qui entourent la ville de Salta couverte de végétation luxuriante.
  • Les Quebradas avec leur roche rouge sculptée par des années d’érosion
  • Le Nord-Ouest Andin en général
Bolivie

Malheureusement, nous ne sommes pas restés longtemps en Bolivie, mais les quelques jours que nous y sommes restés nous ont enchantés pour la beauté des paysages!

  • Les montagnes rouges autour de Tupiza qui contraste avec la végétation bien verte
  • Le Salar d’Uyuni. Nous y avons été pendant la saison des pluies et le salar était inondé provoquant un effet miroir extraordinaire. Le coucher de soleil donnait des reflets incroyables!
  • Les volcans dans le désert en direction du Chili
Pérou

A part à Cuzco où tout est très vert, le paysage péruvien du côté Pacifique est très désertique.

  • Les montagnes entourant Cuzco et leur incroyable végétation à plus de 4000 mètres d’altitude!
  • Les dunes de Huacachina même si le côté trop touristique de l’endroit empêche de les admirer pleinement
  • La péninsule de Paracas, où le désert rencontre l’océan
  • Les incroyables falaises de Miraflores à Lima
  • Les mangroves à Tumbes
Equateur

L’Equateur est un petit pays mais possède une variété de paysages incroyables!

  • Les montagnes verdoyantes de Baños
  • La végétation luxuriante de l’Amazonie équatorienne
  • Le paysage andin entourant Quito
  • Les Galapagos, hors catégorie tellement c’est incroyable!
  • Les falaises de calcaires se jetant dans l’océan

Etats-Unis

Les Etats-Unis sont connus pour leurs paysages mais comme nous n’y avons fait qu’un passage express, nous n’avons vu que très peu de choses

  • Les Everglades, un paradis de biodiversité
  • Les mangroves dans les Keys où ce n’était pas trop urbanisé
Mexique

Notre coup de cœur pour le Mexique en matière de paysage est sans hésitation le Chiapas. C’est aussi l’état le moins urbanisé, ceci explique cela…

  • La mer des Caraïbes, malgré la présence gênante des sargasses
  • Le Golfe du Mexique à Ciudad del Carmen d’une couleur incroyable!
  • Les cascades dans la Vallée de Bascan
  • Les récifs de Cozumel

Les villes

L’Amérique latine est connue pour ses villes coloniales construites lors de la conquête espagnole. Nous avons été impressionnés par cette architecture baroque, souvent colorée et très harmonieuse.

Brésil
  • Rio de Janeiroil y a un petit centre historique portugais mais le plus impressionnant reste le paysage naturel de montagnes ainsi que les plages en pleine ville.
Uruguay
  • Colonia del Sacramentoune ville qui a été à la fois portugaise et espagnole avec un charme tout méditerranéen.
  • Montevideoune douceur de vivre au bord du Rio de la Plata avec quelques vestiges de l’époque espagnole.
Argentine

L’Argentine est plus connue pour ses paysages que pour ses villes mais il en existe deux qui, pour nous, valent le détour.

  • Buenos AiresNous nous attendons à une immense ville sans âme, nous avons découvert différents quartiers très sympas. Il faut préciser que nous y étions pour le Nouvel An et la ville était très calme, sans trafic,  et vidée de ses habitants.
  • SaltaC’est le plus grand centre colonial en Argentine et c’est vraiment charmant. Un autre avantage de Salta, c’est la nature environnante et les immenses montagnes rouges du Nord-Ouest Andin ne sont pas très loin.
Bolivie

Malheureusement, nous avons quitté le pays avant d’avoir pu visiter les villes qui valent le détour.

Chili
  • Aricace n’était pas du tout prévu au programme mais Arica nous a surpris, notamment par son front de mer vraiment sympa!
Pérou

Le Pérou est le paradis des villes coloniales!

  • ArequipaElle n’était pas prévue au programme vu qu’elle fait partie de notre itinéraire de remplacement après avoir quitté la Bolivie. Ce fut une belle surprise, la cathédrale est impressionnante et le centre historique très bien conservé.
  • CuzcoSûrement une des plus belles villes d’Amérique du Sud! L’architecture est unique avec le mélange inca/espagnol et les montagnes verdoyantes alentours donnent à la ville un cachet unique!
  • Limala capitale péruvienne possède également un centre colonial superbement conservé. Une bonne surprise car nous nous attendions vraiment à une mégapole sans âme.
  • TrujilloUn peu plus modeste que les autres villes mais vaut le détour.
Equateur
  • CuencaUne jolie petite ville coloniale en altitude. Malheureusement, lors de notre passage, une bonne partie du centre historique était en travaux de restauration.
  • QuitoMagnifique avec ses petites ruelles en pente, dommage que le climat soit capricieux.
  • GuayaquilCe n’est pas du tout une ville coloniale. Guayaquil est une ville moderne et dynamique mais que nous avons apprécié quand même. La promenade sur le  malécon est vraiment agréable et le quartier de la Peña est vraiment joli.
Etats-Unis

Tout le monde sait que toutes les villes américaines se ressemblent avec leur skyline de gratte-ciels, néanmoins, il y en a une qui sort un peu du lot.

  • La Nouvelle-Orléansnous avons adoré le Vieux Carré avec son charme un peu suranné et son ambiance jazzy.
Mexique

Le Mexique possède également beaucoup de villes coloniales, souvent à peu de distance les unes des autres

  • ValladolidUne jolie petite ville de province bien calme mais avec un joli centre historique coloré
  • MéridaUne quantité astronomique de bâtiments coloniaux mais un trafic un peu trop infernal pour bien en profiter.
  • CampecheNotre coup de cœur mexicain! C’est une des seules villes fortifiées de toutes les Amériques.
  • Ciudad del CarmenUne étape pas prévue mais nous nous sommes pris une baffe tellement c’est joli!
  • San Cristobal de las CasasUne jolie ville coloniale de montagne avec ses ruelles en pentes, malheureusement trop touristique.

Les plages

Ce n’est pas le continent le plus connu pour la playa mais nous avons quand même trouvé quelques bijoux!

Brésil

  • Les plages d’Ipanema et de Copacabana à Rio, incroyable des plages d’une telle beauté en pleine ville!
Uruguay
  • Une petite plage qui borde le Rio de la Plata, plus propice aux asados qu’à la bagnade mais jolie quand même.
Argentine

Malgré ses 5000 kilomètres de côtes, l’Argentine n’est pas réputée pour ses plages

  • Puerto MadrynSoyons honnêtes, ce n’est pas la plus belle plage du monde, loin de là et le climat n’est pas top mais c’est une grande plage de sable idéale pour de grandes balades même si nous sommes accompagnés par des méduses géantes échouées.
Chili
  • AricaLa plage est magnifique avec son sable rouge et noir et, avec un peu de chance, il est possible d’y apercevoir des otaries
Pérou

La playa au Pérou n’est pas très agréable à cause du courant de Humboldt mais il y a de beaux specimens.

  • ParacasUn magnifique exemple de la rencontre du désert et de la mer
  • HuanchacoIdéal pour le surf grâce au courant, le lieu est surtout connu pour ses bateaux traditionnels fabriqués avec des roseaux
Equateur

L’Equateur possède un littoral digne de ce nom même si les autres parties du pays lui volent la vedette. Et, bien sûr, les Galapagos sont un vrai paradis!

  • Tortuga Bay : Sur l’ile de Santa Cruz au Galapagos, Tortuga Bay est, à nos yeux, une des plus belles plages du monde! Non seulement, le sable est fin et l’eau est turquoise, mais en plus, il est possible d’y observer une multitude d’animaux marins! Un vrai paradis sur terre!
  • Le littoral équatorien est bordé de falaises de calcaire et les plages, exposées au vents, sont idéales pour le surf
Etats-Unis

Malheureusement, les plages de Floride, sûrement très belles en temps normal, étaient envahies de sargasses. Par contre, à Los Angeles, la plage de Santa Monica est très belle

Mexique

La mer des Caraïbes souffre d’une invasion de sargasses sans précédent. C’est dommage car les plages sont superbes! Seule la côte occidentale de l’île de CozAmbiance balnéaire à Playa del Carmen et Isla Cozumelumel est épargnée par ce fléau.

La gastronomie

Pour être vraiment francs, si vous voulez faire un voyage gastronomique, privilégiez l’Europe du Sud ou l’Asie, car même si quelques plats sortent leur épingle du jeu, il n’y a rien d’extraordinaire. Et si vous n’aimez pas le riz et les haricots rouges, fuyez!!

Brésil

Ce n’est pas que ça soit vraiment mauvais, mais les plats, très roboratifs, ne sont pas du tout adapté au climat tropical du pays!

Uruguay et Argentine

De la viande, de la viande et….. encore de la viande! Oui c’est vrai, la viande de bœuf est la meilleure du monde! Par contre, pour l’accompagnement, c’est fade et très peu varié. L’Argentine est aussi le pays des empanadas, évidemment fourrée à la viande! Heureusement qu’il reste le dulce de leche pour le dessert!

Bolivie

Il faut vraiment aimer la soupe et le poulet. Les plats sont roboratifs mais, vu le climat en Bolivie, c’est totalement justifié.

Pérou

Notre meilleure expérience gastronomique en Amérique du Sud. Il existe plein de spécialités selon les régions et c’est varié : du poulet, du bœuf, du poisson et beaucoup de légumes! La bizarrerie consiste à constamment accompagner les plats de riz ET de pommes de terre! Le plat national est le ceviche, un espèce de cocktail de poisson cru, une vraie tuerie! Nous en avons dé consommé des kilos et des kilos tellement c’est délicieux!

Equateur

La gastronomie varie très peu du Pérou même si elle a tendance à être plus simple. On y retrouve le fameux ceviche mais servi de façon différente. Que ce soit au Pérou ou en Equateur, nous n’avons pas osé manger du cuy, de la viande de cochon d’Inde.

Etats-Unis

Les Etats-Unis ne sont pas réputés pour leur gastronomie et nous pouvons malheureusement confirmer cette réputation. Tout est trop gros, trop gras, trop sucré, trop salé, trop tout, trop beurk! Nous comprenons maintenant parfaitement les problèmes d’obésité dans le pays.

Mexique

En général, c’est plutôt bon même si ce n’est pas très léger. Les sauces sont très importantes dans la cuisine mexicaine mais, attention, elles arrachent vraiment! C’est le premier pays où le riz n’a pas le monopole, il cède sa place au maïs. Le contenu des assiettes est, à l’image du pays, très coloré. Oignons, poivrons et tomates sont le trio gagnant.  Sur Cozumel, il existe plusieurs spécialités de poissons à l’ail et c’est vraiment délicieux!

Les gens

Le plus beau dans les voyages, ce sont les rencontres! Nous avons la chance de pratiquer un bon espagnol, ce qui rend la communication très facile dans les pays hispanophones. En général, les latinos sont quand même moins chaleureux qu’au sud de l’Europe.! Les Equatoriens paraissent froids au premier abord mais c’est juste de la timidité, il faut juste briser la glace, pareil avec les Boliviens qui ont plus un caractère de montagnards. La palme du peuple le plus accueillant et le plus chaleureux revient sans conteste aux Argentins et à leurs voisins uruguayens.

Nous avons eu aussi du plaisir à échanger des idées et anecdotes de voyage avec d’autres baroudeurs venus des quatre coins de la planète.

Et nous dans tout ça?

Rien n’a vraiment changé depuis notre bilan des 6 mois, ça roule pas trop mal. Nous avons gagné en zénitude donc nous nous énervons moins pour des petites conneries. Il y a bien sûr quelques désaccords mais nous trouvons toujours un moyen de les régler. Donc, pour l’instant, l’aventure continue à deux!

Rédiger cette rétrospective nous aura permis de nous replonger dans ce voyage depuis le début et de nous remémorer de super bons moments passer à arpenter le continent américain.

La suite, vous le savez déjà, c’est l’Asie! Nous sommes gonflés à bloc et nous réjouissons de découvrir cette fascinante partie du monde!

Bilan des Etats-Unis

Avant de commencer ce bilan, nous tenons à vous préciser que nos avons débarqué aux Etats-Unis après plus de sept mois en Amérique du Sud et que nous avons probablement vu le pays avec des yeux de latinos. Notre vision pourrait être différente que si nous étions venus directement depuis l’Europe.

En chiffres

Durée du séjour

Seize jours, une fois treize jours entre la Floride et La Nouvelle-Orléans et trois petits derniers jours à Los Angeles avant de partir pour l’Asie. Ce n’est pas beaucoup pour un si grand pays mais nous avons préféré nous concentrer sur le Mexique pour le budget, certes, mais aussi par goût personnel.

Budget

1900$ (1887CHF / 1671€) soit une moyenne de 111CHF (98€) par jour. Nous avions monté notre limite à 100 CHF par jour car nous savions le coût de la vie élevé mais nous n’avons même pas réussi à nous y tenir! Dans ce budget, il y a un vol interne et une location de voiture, ça n’aide pas vraiment à réduire le budget.

Distance parcourue

2422 km. Fort Lauderdale  – Miami – Miami Beach – Key West – Les Everglades – Fort Lauderdale – Nouvelle-Orléans puis Los Angeles – Hollywood – Santa Monica. En avion, train de banlieue, métro et voiture de location.

Etats traversés

Trois . Floride, Louisiane et Californie

Extrêmes d’altitudes

-2 mètres (oui, il y a le signe moins!) à La Nouvelle-Orléans, 108 mètres à Hollywood. Nous avons quand même visités les états les moins élevés.

Extrêmes de température

26 degrés sous l’orage dans les Everglades, 41 degrés sous un soleil de plomb et une forte humidité, toujours aux Everglades!

Nombre de calories ingurgitées

 Nous préférons ne pas savoir…

Les tops et les flops

Voici la partie la plus intéressante de ce bilan! Comme d’habitude, nous commençons par le négatif histoire de finir sur une note plus positive

Les flops

La climatisation à outrance

Elle est partout dès qu’il y a un endroit fermé! Si nous ne remettons pas en question son utilisation vu les températures vraiment élevées en Floride (entre 36 et 41 degrés!), nous avons de la peine à comprendre pourquoi elle est, en général, réglée entre 12 et 15 degrés! Bonjour les chocs thermiques! Nous ne savons pas comment nous avons réussi à ne pas prendre froid!

La nourriture

Tout est trop grand, trop gras, trop salé, trop sucré, trop tout, trop beurk! Seule la cuisine cajun pourrait sortir un peu du lot si elle n’était pas servie en quadruple portion! Même quand nous allions acheter notre nourriture au Wallmart du coin, nous avions de la peine à juste trouver des quantités plus petites juste pour nous deux.

Le coût de la vie

Nous avons sérieusement pensé à vendre un organe pour pouvoir tenir le budget! Mais c’est quelque chose à laquelle nous étions préparés et nous nous sommes quand même fait plaisir surtout en Floride.

On a kiffé!

Le multiculturalisme

Ce n’est pas que l’Amérique du Sud ne soit pas multiculturelle, mais ça se limite généralement aux descendants espagnols et aux diverses ethnies indiennes. Ici, tous les pays du monde sont représentés et nous pouvons trouver de la gastronomie de pays dont nous soupçonnions tout juste l’existence!

Les Everglades

Un superbe coin de nature avec une faune et une flore incroyables et très diversifiées malgré le manque de relief. Un vrai petit coup de cœur! Nous voulions à tout prix faire un parc national, nous n’avons pas été déçus sur ce coup-là

WTF???

Les trottoirs

Ce sont de vrais boulevards, ils font quatre mètres de large mais personne ne les utilise, les Américains étant accro à leur voiture!

Tout est gigantesque

Des gratte-ciels très hauts, des routes à huit pistes, des portions de géants dans les assiettes, des malls où l’on se perd, bref les Américains ne font pas dans la demi-mesure. D’ailleurs nous avons pas mal galéré pour faire nos courses au supermarché pour trouver des produits juste pour deux personnes normales! Même les mouettes sur la plages sont énormes!

Suisse ou Suède

Les gens ne comprennent pas notre accent français et le fait que nous ne soyons pas grands, blonds au yeux bleus alors que nous sommes suédois. (On a dit Switzerland pas Sweden Ducon!) D’ailleurs, de guerre lasse, nous avons fini par répondre par l’affirmative à la question « Are you from France? » Et comme les Ricains adorent les Frenchies, autant en profiter!

Ouh les vilains préjugés!

Les Etats-Unis sont souvent victimes de plein de préjugés, nous allons en décortiquer quelques-uns afin de leur tordre le cou. Ou pas!

Passer l’immigration, c’est la galère

Non, pas vraiment! Et pourtant nous l’avons passée deux fois! Bien sûr, il faut avoir fait son ESTA avant de débarquer mais c’est très facile, via Internet, et ça existe même en français! Après il suffit de scanner son passeport, se faire prendre ses empreintes digitales et de passer devant Monsieur le douanier. La deuxième fois ne nous a même pas pris cinq minutes! Les douaniers sont en général sympas, bien plus agréables que les vieux frustrés mal léchés de l’aéroport de Zurich!  Effectivement, les contrôles aux aéroports sont un peu plus poussés qu’ailleurs, mais là non plus, ce n’est pas si pénible.

Les Etats-Unis, c’est cher! 

C’est même pire que ça! Ce n’est absolument pas adapté à un budget de backpacker! En plus, tous les prix sont affichés hors taxes, donc c’est la mauvaise surprise à la caisse. Et bien sûr, chaque état a ses propres taxes.

Les Américains ne savent pas parler les langues étrangères! 

C’est sûrement le cas au fin fond du Kansas ou du Nebraska mais nous avons plutôt traversé des états très multiculturels. En Floride, l’espagnol est très répandu et il n’y a pas que les latinos qui le parlent, les Américains le maîtrisent très bien. D’ailleurs, nous avons sûrement une tronche de latinos car, souvent, on nous parlait spontanément en espagnol! En Louisiane, le français est moins présent mais il se refait gentiment une place après des années d’abandon. En Californie, l’espagnol est également très répandu.

Les Américains ne sont pas écolos! 

C’est vrai! Tout est dédié à la voiture ou à l’avion. Les transports publics sont très chers et ne sont pas pratiques et, à part dans les parcs nationaux, tout est urbanisé à outrance!

Expériences typiques américaines

Nous avons testé pour vous, histoire de ne pas mourir idiots. Ou pas!

Le road trip

Ce n’est pas vraiment pour l’expérience mais surtout parce-que sans voiture, il est pratiquement impossible de se déplacer dans le pays! Par contre tout est fait pour la voiture (routes larges, parkings, etc) et c’est super facile. Nous avons bien aimé notre petit road trip en Floride

Chercher son burger au drive-in

Ou comment ne même pas lever ses fesses de sa voiture pour ingurgiter un hamburger à 10’000 calories.

Le bagel au saumon

Van avait accepté de venir aux Etats-Unis seulement si elle pouvait manger un bagel au saumon! Une des seules bonnes expériences culinaire de States, même si avec un seul bagel, tu en as pour tes trois repas journaliers!

Dormir dans un motel

On ne peut decemment pas faire un road trip au States sans dormir dans un motel car il ne faut surtout pas que ta voiture soit trop éloignée de ta chambre! Mais vu la démesure américaine, les chambres sont spacieuses, confortables et le lit double peut accueillir au moins quatre personnes!

Visiter un parc national

La meilleure expérience de tout notre séjour américain!

Nous ne regrettons pas d’avoir passé par les Etats-Unis mais ça restera tout de même un séjour en demi-teinte. Nous sommes contents d’avoir découvert certaines choses, notamment les Everglades et tous ces gratte-ciels qui nous ont fascinés! Par contre, cette société individualiste de surconsommation ne nous a pas plu du tout. Elle nous paraît encore plus exagérée qu’en Europe. Nous sommes conscients qu’avec notre sac à dos nous nous sommes mis en marge de cette société occidentale qui mise sur la pleine croissance mais c’est notre choix, ça n’engage que nous et finalement ça nous plait d’être, en partie, hors de ce système. (Seulement en partie car pour être complètement hors du système, il faudrait vivre dans une grotte coupé du monde et nous n’en sommes pas encore là!)

Bref, les Etats-Unis n’ont pas du tout été une mauvaise expérience, bien au contraire, et possèdent des paysages de ouf mais nous préférons des cultures un peu plus simples ou peut-être, tout simplement, plus différentes de la nôtre.

Bilan du Mexique

NB : ceci est notre bilan de notre premier voyage au Mexique, en été 2018. Pour lire celui de notre voyage effectué en 2023, c’est sous ce lien.

Voilà, notre séjour en Amérique latine c’est terminé. Il est temps pour nous de voler vers d’autres horizons. Mais avant, voici notre traditionnel bilan!

En chiffres

Durée du séjour

 44 jours,  à peu près un mois et demi

Budget

37’943 pesos mexicains soit 1991 CHF ou 1753€ soit une moyenne de 45,25CHF (39,80€). Nous sommes totalement dans notre budget des 50CHF! Ce sont les transports qui coûtent le plus cher au Mexique, donc finalement avoir dû rester une semaine à Mérida à se reposer pour cause de pneumonie a fait baisser les dépenses!

Distance parcourue

2598 km Cancun – Playa del CarmenValladolidMéridaCampecheCiudad del Carmen – Villahermosa – Tuxtla GuttierezSan Cristobal de las CasasPalenque – Cancun – Cozumel. L’itinéraire est un peu décousu, surtout vers la fin, mais notre repos forcé à Mérida a bouleversé nos plans et le timing.

Etats traversés

Cinq : Quintana Roo, Yucatán, Campeche, Tabasco et Chiapas

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer sur la côte Caraïbes, le Golfe du Mexique et à Cozumel et 2200 mètres à San Cristobal de las Casas.

Extrêmes de températures

13 petits degrés sous la pluie à San Cristobal de las Casas et 38 degrés sous un soleil de plomb sur la côte du Golfe du Mexique.

J’aime/ J’aime pas

Comme d’habitude nous commençons par le négatif, histoire de finir sur une note plus joyeuse

Les moins

La non conscience écologique

Tout le continent américain laisse à désirer sur ce sujet, hormis les Iles Galapagos, mais le Mexique se place vraiment dans les très mauvais élèves. Nous n’avions jamais vu autant de déchets par terre! Nous avons même vu des gens balancer leurs déchets par la fenêtre du bus ou de leur voiture. Au Mexique, le plastique c’est fantastique : une paille chaque fois qu’on nous sert à boire, des gobelets en plastique pour ne pas faire la vaisselle, sur emballage des produits, etc. Nous nous sommes carrément faits passer pour des extraterrestres car nous refusons à chaque fois les sachets en plastique dans les supermarchés, surtout que pour une dizaine d’articles, ils en distribuent cinq ou six alors qu’un seul suffirait. Tout le transport de voyageurs se fait par bus ou avion alors qu’il existe une ligne de train, utilisée seulement pour les marchandises, car la compagnie d’autobus ne veut pas perdre le monopole. Aussi, le Mexicain est accro à sa voiture qu’il utilise même pour faire une centaine de mètres! Voilà ce qui se passe quand on veut prendre exemple sur le grand voisin riche du nord.

Bref, grosse déception de ce côté là!

On a kiffé!!

Les couleurs

Le premier adjectif qui nous vient à l’esprit quand nous pensons au Mexique est « coloré ». Tout est rempli de couleurs, souvent chaudes : les villes, la nature, les gens, les costumes, les plats, etc. De quoi mettre de bonne humeur le plus incurable des ronchons!

Les gens

Il faut d’abord montrer patte blanche et prouver que nous ne sommes pas des Gringos (terme mexicain pas très flatteur pour désigner les ressortissants des Etats-Unis) mais ensuite les Mexicains sont très bavards, très chaleureux, très accueillants et ont toujours une anecdote à raconter! On pourrait croire parfois qu’ils sont beaucoup trop polis pour être honnêtes mais en réalité c’est qu’ils parlent un espagnol beaucoup plus formel que celui que nous avons l’habitude d’entendre en Espagne.

La nourriture

Ce n’est pas toujours très léger ni adapté au climat tropical mais c’est souvent savoureux, varié et coloré. Chaque plat est accompagné de ses tortillas de maïs afin que nous puissions nous amuser a faire nos tacos nous-même. Il faut juste faire attention aux sauces car certaines d’entre elles arrachent vraiment!

La nature dans le Chiapas

Après avoir visité une péninsule du Yucatán bien urbanisée, c’est un plaisir de se retrouver dans les montagnes et les forêts du Chiapas, au bord des cascades accompagnés d’oiseaux et de papillons multicolores!

Les récifs de Cozumel

A Cozumel, les récifs sont magnifiques, peuplés d’une multitude de poissons multicolores et le plus surprenant, ils sont très près du bord donc super facile d’accès pour y faire du snorkelling.

Bizarreries mexicaines

La ley seca durant les élections

Ley Seca signifie littéralement loi sèche. Le week-end des élections présidentielles, il est impossible de trouver une goutte d’alcool dans tout le pays! Aucun établissement n’est autorisé à vendre des boissons alcoolisées. Il faut dire que la campagne présidentielle s’est déroulée dans un climat de violence extrême et qu’une centaine de personnes y ont trouvé la mort. Et devinez qui a débarqué au Mexique justement ce week-end là en mourant d’envie de pouvoir boire une bière sans avoir besoin de vendre un rein comme aux Etats-Unis.

Des plats super roboratifs en pleine canicule

Les Mexicains mangent des plats dignes d’hivers suisses alors que les températures frôlent les 40 degrés! Soupes de haricots rouges, fast-food à l’américaine ou viandes mijotées en sauce, rien n’arrête les Mexicains à la course aux calories! On ajoute un mode de vie très sédentaire et nous avons une population plutôt bien en chair. Heureusement qu’il nous reste quand même les ceviches et les guacamoles!

Nous avons déjà apprécié le Mexique il y a deux ans, il n’y avait pas de raison de ne pas l’apprécier une deuxième fois! Nous avons retrouvé certaines choses avec beaucoup de plaisir, notamment la gastronomie, et nous avons également découvert pas mal de nouveautés. Un séjour très positif donc!

Voilà, après neuf mois, l’Amérique latine c’est terminé! Si nous sommes excités de partir pour de nouvelles aventures, une partie de nous restera à jamais attachée à cette culture latino-américaine. Nous y avons rencontrés des gens formidables, appris une langue (et ses spécificités régionales!) et admiré des paysages somptueux!

Pour la suite, une petite étape en Californie nous attend pour ensuite faire la grande traversée du Pacifique!

Les ruines mayas de Palenque dans la magnifique jungle du Chiapas

Nous avons enfin réussi à atteindre notre but! Souvenez-vous : nous étions censés avoir un bus direct pour nous emmener à Palenque depuis Campeche. Mais le bus en question était complet pour plusieurs jours et nous avons dû effectuer un itinéraire bis via Ciudad del Carmen et San Cristóbal de las Casas. Nous ne sommes pas mécontents d’avoir découvert quelques trésors en plus du Golfe du Mexique et du Chiapas mais nous commençons vraiment à trépigner d’aller enfin explorer les pyramides mayas de Palenque. Nous espérons juste que tout ce détour en ait valu la peine!

Palenque est une cité maya impressionnante située dans le sud du Chiapas. Elle a été abandonnée bien avant l’arrivée des conquistadors (XVe siècle), ce qui explique le bon état de conservation du site ainsi que la végétation luxuriante qui entoure les monuments.

Le Palais

C’est le plus grand édifice de Palenque. Les archéologues n’arrivent pas à se mettre d’accord si le bâtiment était à vocation résidentielle ou administrative. Nous pouvons accéder à la galerie qui fait le tour du Palais, d’où nous avons une superbe vue sur les pyramides environnantes. L’édifice possède également une tour qui servait très probablement d’observatoire.

Le Temple des Inscriptions

C’est le bâtiment phare du site de Palenque. C’est une pyramide haute de vingt mètres qui était le monument funéraire du roi K’inich Janaab’Pakal I. Vu sa fragilité, nous ne pouvons accéder qu’à l’ancienne crypte. A déconseiller aux claustrophobes!

Groupe  de la croix

C’est une place où se trouve le Temple de la Croix, le Temple du Soleil et le Temple de la Croix Feuillue. Ces trois temples ont été consacrés le même jour. Ces trois divinités forment une triade sacrée faisant de la place, le lieu spirituel de l’ancienne ville de Palenque. L’accès au pyramides nous permet d’admirer la vue sur le Palais.

La forêt des Temples

Un peu plus au nord de la place de la Croix, en s’enfonçant un petit peu dans la jungle, se trouve un groupe de temples. Les archéologues, ne pouvant spécifier précisément à quelle divinité étaient consacrés les différents temples, se contentèrent de leur attribuer un numéro. Nous n’en saurons donc pas plus. Par contre, une chose dont nous sommes certains, c’est que vu la hauteur des marches, les Mayas étaient des gens de grande taille! Nous avons fait notre sport rien qu’en montant les escaliers! Surtout Van et sa petite taille!

Terrain de jeu de pelote maya

Ici se trouvent les ruines d’un terrain de jeu de pelote maya. Le but était de mettre une balle dans un anneau situé à trois mètres de hauteur sans utiliser ni les mains ni les pieds.  A la fin de la partie, l’équipe gagnante était offerte en sacrifice aux différents dieux mayas. Finalement, miser tout son salaire au poker n’est pas si grisant que ça en comparaison. Ca paraît fou et inhumain à notre époque mais avoir l’honneur de servir de sacrifice aux dieux était un véritable privilège pour les Mayas.

Le Temple du Comte

Il est nommé ainsi car c’est ici que séjournait le comte Jean-Frédéric Waldeck, un personnage français un peu fantaisiste du XIXe siècle qui s’était installé ici pour dessiner et peindre les pyramides mayas. C’est un des édifices les mieux conservés de Palenque mais, à nos yeux, pas le plus impressionnant.

Le quartier des chauves-souris

A l’écart des principaux édifices du site, se trouve le quartier des chauves-souris, construit à la dernière époque de Palenque. Il faisait office de nouveau quartier. Le coin vaut le détour non pas pour les ruines, mais pour la jungle environnante.

La jungle

L’un des gros atouts de Palenque, c’est sa nature de jungle sauvage. Les archéologues ont mis à jour moins de dix pour cent de la totalité du site, le reste étant enfoui sous des tonnes de végétation. Une situation qui ne devrait pas changer à l’avenir car le gouvernement mexicain a créé un parc national dans le but de préserver la forêt. C’est con pour les archéologues mais c’est bien pour la nature, surtout que, en général,  le Mexique a tendance à être un désastre écologique!

Sentier Motiepà

En dehors du site archéologique mais à l’intérieur du parc national de Palenque se trouve le sentier Motiepà. En tant qu’amoureux de la forêt tropicale, nous n’allions pas manquer ça! C’est une jolie immersion en pleine nature où nous étions accompagnés d’oiseaux et de papillons multicolores. C’est un sentier de forêt donc sachez que c’est plus difficile que le chemin pour les pyramides.

Nous ne regrettons pas une seconde d’avoir traversé tout le sud du Mexique pour arriver à Palenque. Nous nous attendions à quelque-chose de beaucoup plus touristique (Merci la saison des pluies!) et de beaucoup plus cher! Nous avons été impressionnés par la nature sauvage environnante. Si vous passez un jour par le Mexique, c’est un endroit que nous vous recommandons chaudement!

Vallée du Rio Bascan

Vu qu’il nous restait une journée au Chiapas, notre but était de nous rendre à Agua Azul mais notre hôte nous l’a déconseillé : c’est cher et super touristique. En plus, le tremblement de terre de septembre 2017 a tassé la majorité des cascades. A la place, il nous parle de la vallée du Rio Bascan, plus modeste mais beaucoup moins touristique, bon marché et facile d’accès, même s’il faut se farcir des chauffeurs un peu fous à l’arrière d’un pick-up!

La promenade commence dans une jungle luxuriante où nous sommes accompagnés par des libellules, des papillons, des oiseaux et des lézards, tous plus beaux les uns que les autres avec leurs magnifiques couleurs!

Rio Bascan

C’est une rivière qui traverse le nord du Chiapas et qui a la particularité d’avoir une eau très claire. Nous avons été très impressionnés car, la veille, un gros orage a éclaté. Nous nous attendions à trouver de l’eau bien boueuse. Que nenni! L’eau est restée propre est transparente pour notre plus grand bonheur!

Les cascades

Ce sont les cascades qui donnent le vrai intérêt à la balade! Certes ce n’est pas Niagara, Iguazu, ou encore celles de Chiflon plus à l’ouest, mais c’est vraiment joli. L’eau est vraiment très claire et les formations karstiques valent vraiment le détour.

C’est sur ces superbes images que nous prenons congé du Chiapas, à nos yeux le plus bel état du Mexique! A part le petit bémol de San Cristóbal de las Casas beaucoup trop touristique à notre goût, ce état du sud nous aura enchanté avec sa culture, ses sites archéologiques, son chocolat et sa nature exubérante.

Le Chiapas est un état immense et nous savons que nous n’avons découvert qu’une infime partie mais le temps commence à filer et nous devons songer à partir si nous voulons prendre notre vol qui traversera le Pacifique pour nous emmener en Asie.

San Cristóbal de las Casas, la capitale culturelle du Chiapas

Arriver dans le Chiapas se mérite! Nous avons normalement pris notre bus à Ciudad del Carmen mais arrivés au checkpoint de la frontière d’état, nous sommes bloqués par une grève. Heureusement que le chauffeur a eu la présence d’esprit de contacter son collègue de l’autre côté du barrage afin de procéder à un échange de passagers.  Nous voici donc avec notre sac sur le dos, à midi en plein cagnard à traverser la frontière entre l’état de Campeche et celui du Tabasco (rien à voir avec la sauce piquante qui elle, vient de Louisiane) sur environ un kilomètre et  demi afin de changer de bus. Mais traverser un paysage magnifique de mangroves nous file la pêche et nous apprécions le système D des chauffeurs nous permettant de poursuivre notre route. Finalement nous arrivons avec à peine une heure de retard à notre étape du jour, Villahermosa, capitale du Tabasco, qui n’a de « hermosa » (joli) que le nom.

La suite du voyage se poursuit sans encombre et nous arrivons à Tuxtla Guttierez, la capitale du Chiapas, qui n’a que très peu d’intérêt mais c’est une bonne base pour découvrir une partie des alentours.

Chiapa de Corzo

A la base, nous voulions nous rendre au canyon de Sumidero. Pour cela, il faut rejoindre les débarcadères du village de Chiapa de Corzo situés à seize kilomètres de la ville de Tuxtla. Arrivés sur place, nous trouvons facilement les bateaux, véritables usines à touristes, navigant à tombeau ouvert afin d’effectuer le plus de courses possibles et d’être rentables au maximum! Bref, très peu pour nous, nous préférons y renoncer.

Par contre, nous profitons de flâner dans le charmant village de Chiapa de Corzo qui, une fois en dehors du quartier dédié au tourisme, s’avère très joli, calme et authentique. Nous sommes toujours aussi fans de ces petites maisons colorées!

Chiapa de Corzo fait d’ailleurs partie des Pueblos Magicos (villages magiques en français). C’est un programme du gouvernement mexicain qui met en valeurs des coins pas très connus mais qui ont un patrimoine naturel ou culturel, qui mérite le détour. Il y en a 132 dans tout le Mexique, autant vous dire que nous n’avons pas fini de revenir dans ce merveilleux pays!

Même si c’est un petit village, il est construit selon le plan espagnol en damier avec sa place centrale, appelée ici Plaza de Armas, ses bâtiments en arcades et sa cathédrale qu’on trouve très stylée en rouge et blanc!

Une chose qui nous avait manquée dans le Yucatán, désespéramment plat, c’était du relief. La région de Tuxtla est bien vallonnée avec des montagnes couvertes d’une luxuriante végétation tropicale. Après avoir passé pas mal de temps en ville, il est bien agréable de se retrouver un peu dans la nature.

Finalement, c’est en nous rendant dans un coin pour les touristes que nous avons réussi, encore une fois, à sortir des sentiers battus. Malgré notre changement de plan de dernière minute, nous avons découvert une petite perle bien authentiquement mexicaine!

San Cristóbal de las Casas

Comme le reste de l’hémisphère nord, le Mexique connaît une canicule et surtout une sécheresse sans précédent, alors que nous sommes censés être en plein dans la saison des pluies. Heureusement, il existe des montagnes dans le Chiapas afin de prendre un peu (beaucoup!) d’altitude et perdre quelques degrés.

Depuis la ville de Tuxtla Guttierez, la capitale d’état où nous étions légèrement en train de suffoquer, même si nous sommes, en général, plutôt fans du chaud, il y a des colectivos qui nous emmènent fréquemment à San Cristobal pour 60 pesos ( 3,10€ ou 3 CHF) et le trajet dure à peu près une heure. La distance est super courte sachant que nous passons de 500 mètres d’altitude à plus de 2200 mètres! Nous perdons également près de vingt degrés. Même en cherchant de la fraîcheur, le choc thermique est assez violent et le manque d’oxygène dû à l’altitude commence déjà à se faire sentir.

Le centre historique

San Cristóbal de las Casas est connue pour être la capitale culturelle du Chiapas. C’est vrai qu’elle possède un superbe centre historique super coloré et assez étendu. La ville fut fondée par l’Espagnol Diego de Mazariegos en 1528 qui en fit la capitale du Chiapas jusqu’en 1834, date à laquelle on lui préféra Tuxtla pour cette fonction. La rivalité entre les deux villes fut tellement violente que le lieu de capitale changea quatre fois au cours du XIXe siècle avant de s’installer définitivement à Tuxtla, plus centrale et plus accessible car en plaine. San Cristóbal de las Casas peut se targuer d’être une des toutes premières villes d’origine européenne à avoir été fondée sur le continent américain. Les architectes mirent le paquet à l’époque pour marquer le coup car le patrimoine historique qui nous reste est assez ouf! Malheureusement, en septembre 2017, un tremblement de terre de 8,2 sur l’échelle de Richter endommagea une bonne partie des bâtiments du centre historique qui sont encore en cours de reconstruction ou rénovation, donc couvert d’échafaudages.

Plaza del 31 Marzo

C’est la place centrale de San Cristóbal de las Casas bordée des bâtiments municipaux à arcades qu’on nomme en Amérique Latine ou en Andalousie cabildos. C’est le lieu de rencontre des habitants et surtout des touristes qui viennent écouter parfois des concerts de marimba, un instrument de musique typique du Chiapas qui ressemble fortement à un xylophone. Sur la place, se dresse également la cathédrale San Cristóbal Martir construite en 1528, en même temps que la fondation de la ville. Nous adorons sa façade jaune et rouge très mexicaine. Elle a été une des premières cathédrales catholiques du Nouveau Monde, et, à ce titre, elle a été consacrée par le Pape Paul II himself! Vu l’époque, se déplacer depuis le Vatican était une vraie expédition et il fallait vraiment valoir la peine pour faire déplacer le pape! La papamobile n’existait pas encore!

Eglise de la Guadalupe et ses escaliers

Il faut monter un immense escalier bordé d’une forêt de pins pour y accéder depuis le centre historique. C’est ici qu’ont lieu les nombreuses processions lors des différentes fêtes de la ville. Malgré son style baroque espagnol, l’église date de 1835, après l’indépendance donc. Pour rappel, l’Indépendance du Mexique vis à vis de la couronne espagnole date de 1821. A cause de sa position en hauteur, c’est le bâtiment de la ville qui a le plus souffert du tremblement de terre de 2017. Le site est d’ailleurs en plein travaux et nous ne pouvons pas y accéder en entier. Malgré ces petits tracas, la vue sur la ville de San Cristobal de las Casas et sur les montagnes du Chiapas est superbe.

Réserve de Moxviquil

C’est vrai que Moxviquil sonne comme un nom de médicament qu’on s’attend plus à trouver dans une pharmacie que dans une forêt. Pourtant, c’est une réserve de 80 hectares qui porte ce nom aux consonnances un peu étranges qui nous vient directement des Mayas. Elle se trouve au nord de la ville, sur les premiers contreforts de la Sierra de Chiapas et est accessible à pieds depuis le centre-ville. Il y a un sentier d’un peu moins de deux kilomètres qui fait une boucle au milieu des pins. C’est bien balisé et ce n’est pas très compliqué si vous avez l’habitude de marcher en forêt. Il est possible d’y aller en autonomie et l’entrée est gratuite, mais il y a aussi la possibilité de faire la balade avec un guide. C’est un véritable havre de paix car la ville de San Cristóbal de las Casas peut parfois être étouffante, il y a toujours beaucoup de monde. Si vous êtes à la bonne saison, ou mauvaise car celle des pluies, vous aurez la chance d’apercevoir quelques orchidées qui ont l’air de se plaire sur les troncs des pins.

Veillez à prendre un imperméable et quelques couches pour entreprendre la balade. La forêt se trouve à 2500 mètres d’altitude en pleine zone tropicale humide où les pluies ne sont pas rares. En cas d’averse, les températures ont tendance à baisser drastiquement!

Malgré ces images de cartes postales et ces couleurs typiquement mexicaines que nous adorons, nous allons faire une conclusion brutale en vous disant que nous n’avons pas vraiment aimé la ville de San Cristóbal de las Casas! Oui, c’est le genre de ville que nous affectionnons en général, mais pas ici. Nous ne remettons pas en cause la beauté du centre historique, loin de là! Nous trouvons juste que la ville s’est vendue au tourisme de masse et en a perdu son âme. C’est plein de boutiques de souvenirs, d’agences de voyage pour des tours dans les environs, de restaurants internationaux sans âme avec des « tourist menu » en anglais et de rabatteurs. Ce n’est pas l’image que nous avons du Mexique et pourtant, nous venons depuis la péninsule du Yucatán qui est également prise d’assaut par les touristes mais qui, paradoxalement, n’a pas totalement perdu son âme.

Non, nous ne vous déconseillons pas forcément de vous rendre à San Cristóbal de las Casas car le patrimoine architectural est vraiment intéressant mais si vous voulez quelque-chose de plus local ou dans son jus, passez votre chemin. Ce ne sont pas les « pueblos magicos » et les villes coloniales qui manquent au Mexique!

Ciudad del Carmen et la plage de Isla Aguada

Il y a cinq ans, nous sommes arrivés dans cette petite ville complètement par hasard. Nous voulions prendre le bus direct de Campeche jusqu’à Palenque mais il s’est avéré que le bus en question était complet et nous avons dû nous rabattre sur un plan B et faire le trajet par étapes. Cinq ans plus tard, nous y sommes venus de notre plein gré lors de notre remontée sur le Yucatan depuis le Chiapas. Il faut croire que ce n’était pas si mal que ça.

Depuis Comitan de Dominguez, notre dernière étape, nous avons dû nous arrêter plusieurs fois en route à cause des changements d’états et des distances assez longues. Nous avons dû repasser par Tuxtla Gutierrez, la capitale du Chiapas. Ce n’était pas trop embêtant car malgré son manque d’intérêt, la ville est sympa. Nous en avons profité pour faire une lessive et laver toutes nos affaires « d’hiver »car, sauf vague de froid exceptionnelle, nous n’en aurons plus besoin jusqu’à notre retour en Europe. De quoi booster le moral de Van la frileuse! Ensuite, nous avons dû passer par Villahermosa, la capitale de l’état du Tabasco (rien à voir avec la sauce piquante du même nom qui elle vient de Louisiane), qui n’a de « hermosa » (jolie) que le nom! Finalement, après trois jours de bus et 570 kilomètres, nous voilà enfin à Ciudad del Carmen et au bord de la mer du côté du Golfe du Mexique.

Ciudad del Carmen se trouve sur une île coralienne appelée également Carmen entre le golfe du Mexique et la laguna de Terminos. Elle reliée au continent et aux autres îles par d’immenses ponts. C’est exactement comme les Keys en Floride en un peu moins spectaculaire mais en beaucoup moins urbanisé et à l’environnement bien mieux conservé.

Centre historique

Durant l’époque précolombienne, la ville était multiculturelle puisqu’elle était le fief des Mayas, des Toltèques et des Zapotèques avant de devenir un repère de pirates. En 1518 débarquèrent les Espagnols à bord de quatre gros navires pour coloniser toute la région de la laguna de Terminos. Mais ils s’y établirent seulement dès le XVIIIe siècle car ils ont dû se disputer le territoire, d’abord avec les pirates, puis avec les Anglais. Aujourd’hui, il reste un super petit centre historique aux superbes maisons colorées qui regardent sur le Golfe du Mexique.

Parque Ignazio de la Zaragoza

C’est cette petite place paisible à l’ombre des arbres qui fait office de place centrale et de lieu de rencontre. Elle est nommée en l’honneur d’un général mexicain qui a vaincu contre les troupes impériales françaises en 1862 et qui, comme son nom ne l’indique pas, n’était pas de Zaragoza mais du Texas! (qui était mexicain à l’époque). En son centre, trône fièrement un petit kiosque en bois construit en 1905 où ont lieu les principales festivités de la ville. C’est ici que se trouve également la cathédrale Nuestra Señora del Carmen. Elle a été détruite par un incendie en 1850 et a été reconstruite sur le même modèle colonial malgré l’indépendance du Mexique proclamée près de 30 ans plus tôt.

Parque Benito Juarez

Elle est plus communément connue comme Parque de Jesus, les Mexicains étant super croyants. C’est la plus vieille place de la ville. Elle se distingue par sa forme ovale ce qui n’est vraiment pas courant dans les plans en damier chers à l’empire colonial. C’est sûrement une place qui nous vient directement des civilisations précolombiennes présentes sur place avant l’arrivée des conquistadors espagnols. Elle est bordée de magnifiques bâtiments coloniaux, toujours aussi colorés, ainsi que de l’église Jésus de Nazareth.

Le Malécon

Comme toute ville latino-américaine au bord de l’eau qui se respecte, Ciudad del Carmen a son Malécon au bord du golfe du Mexique. C’est une petite promenade agréable au bord de l’eau turquoise qui nous mène à un petit port de pêcheurs ainsi qu’à un cimetière à bateaux sous l’œil bienveillant de la statue de la Virgen del Carmen, patronne de la ville. Au coucher du soleil, si la mer n’est pas trop agitée, il y a une petite colonie de dauphins qui vient se nourrir et se laisse facilement observer depuis le bord de mer.

Isla Aguada

Avec un environnement aussi exceptionnel que celui-ci, nous avions super envie d’aller voir la plage. Elle se trouve dans une petite localité qui s’appelle Isla Aguada qui se situe à 40 kilomètres au nord de Ciudad del Carmen en direction de Campeche. Il y a des colectivos qui font la navette entre les deux localités pour 45 pesos par trajet et ça prend une petite heure. (2,40€ ou 2,30 CHF) Nous n’avions pas été déçus! Sable blanc coralien, eau turquoise et température de l’eau super bonne! Nous avons été étonnés qu’un lieu pareil n’ait pas cédé aux sirènes du tourisme de masse! C’est juste un petit village mexicain dont le temps s’est arrêté qui a juste la chance de se situer sur cette magnifique petite île coralienne. Et c’est tant mieux! Par contre, la saison des pluies à l’air d’être inexistante de ce côté-ci du Mexique et le soleil tape vraiment fort avec des températures atteignant allègrement 37 degrés. Nous ne nous y sommes pas attardés afin de ne pas choper une bonne insolation.

Ciudad del Carmen est assez petit est se visite assez rapidement mais il vaut la peine d’y faire un détour si vous êtes déjà dans la région de Campeche. L’avantage c’est que le golfe du Mexique est beaucoup moins touristique que la côte Caraïbes et la Riviera Maya tout en ayant des plages tout aussi de ouf! Certes, il y a moins d’animation que sur la côte Caraïbe, c’est plutôt adapté à un tourisme balnéaire très chill.

La chance nous avait vraiment souri lorsque nous avons débarqué totalement par hasard, il y a cinq ans. Nous étions vraiment tombé sur une petite pépite et apparemment, le Mexique en regorge. Une vie entière ne suffirait pas à toutes les découvrir.

Campeche : une des seules villes fortifiées d’Amérique et les pyramides d’Edzna

Quand on pense à la péninsule du Yucatan, on pense en premier à Cancun et à la côte de la mer des Caraïbes avec ses plages de rêve. Ensuite on pense à quelques sites historiques comme Mérida et Chichen Itza. La partie située sur le Golfe du Mexique est un peu la grande oubliée des voyageurs. C’est vrai que c’est un peu isolé du reste des highlights de la région et qu’il faut effectuer un détour de presque 500 kilomètres pour s’y rendre. C’est un peu compliqué d’insérer ça dans un circuit logique depuis la Riviera Maya surtout si le but est de continuer vers le sud sur le Belize ou Palenque. Comme vous le savez déjà, nous ne faisons presque rien de logique et absolument rien comme tout le monde donc ce détour, nous l’avons fait! De notre plein gré en plus! La première fois par simple curiosité car ce que nous avions trouvé sur le net avait l’air vraiment cool, les trois fois suivantes en connaissance de cause! Mais qu’a donc Campeche de si bien pour que nous y retournions à chaque fois? Réponse dans l’article ci-dessous.

Les remparts

Campeche peut se targuer d’être une des seules villes fortifiées des Amériques et d’avoir encore une partie de ses remparts ainsi que ses bastions d’une conservation irréprochable. Deux points d’accès sont encore debout aujourd’hui, la « Puerta del Mar » (porte de la mer) qui se situe côté mer (Sans blague!) et la « Puerta de Tierra » (porte de la terre) qui se situe côté terre. (Qui l’eût cru?) Les deux portes sont reliées par la Calle 59, une rue piétonne qui est le cœur du centre historique mais également le coin le plus touristique. La muraille a été construite entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle afin de protéger la ville des pirates qui sévissaient à cette époque là dans le golfe du Mexique.

Le centre colonial

Le nom Campeche nous vient directement du Maya « Kaanpech » qui signifie lieu de serpents et de tiques. Euh, ça ne donne pas vraiment envie de s’y attarder tout ça! Depuis la ville s’appelle officiellement San Francisco de Campeche car son fondateur, un sévillan, (nous le mentionnons uniquement par pur chauvinisme andalou!) s’appelait Francisco de Montejo y León qu’on surnommait « El Mozo », le jeune. C’est vrai qu’il n’avait que 32 ans quand il fonda la ville en 1540 sur ordre direct du roi d’Espagne de l’époque Charles Quint. La ville ne connut jamais un vrai âge d’or. Elle vivotait du commerce maritime tout en essayant de repousser les incessantes attaques de pirates. Pourtant, le centre historique que nous voyons aujourd’hui et qui est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO est d’une richesse incroyable! Nous en sommes tombés amoureux dès les premières minutes passées à arpenter les ruelles en damier bordées de petites maisons colorées toutes plus belles les unes des autres.

Plaza de la Independencia

Campeche n’échappe pas à la règle de la fameuse place centrale, ici appelée Plaza de la Independencia ou plus communément « zocalo » petit nom typiquement mexicain pour désigner la grand place. Elle a été construite également en 1540 comme le reste de la ville sur une place qui était restée vide pendant l’ère précolombienne. Si le centre historique nous a subjugué, cette place nous a carrément laissés sans voix! Elle est bordée de superbes bâtiments coloniaux dont un magnifique cabildo de couleur rouge. Elle est surplombée par la stupéfiante cathédrale de Nuestra Señora de la Purísima Concepción construite à la fin du XVIIe et début du XVIIIe siècle dans le plus pur style baroque – néoclassique espagnol.

Baluarte de San Carlos

C’est le bastion situé au sud-est de la ville fortifiée. Il doit son nom au roi Carlos II d’Espagne. Il date du XVIIe siècle comme le reste des fortifications. Aujourd’hui, il abrite un petit musée gratuit sur l’histoire de la ville. On y trouve une maquette du Campeche du XVIIIe siècle, la clé de la ville, les cachots où on emprisonnait les pirates ainsi que des infos intéressantes sur l’histoire de la conquête espagnole et de la vie quotidienne entre colonisation et piraterie.

Barrio de San Roman

Situé au sud-ouest du centre historique, en dehors de la muraille, le quartier de San Roman est l’ancien quartier de pêcheurs de Campeche. La mer se trouve d’ailleurs à proximité. Aujourd’hui, c’est le quartier le plus populaire de la ville et clairement le dernier à recevoir les fonds de l’UNESCO pour sa restauration. Mais nous avons vu des chantiers se mettre en place, ça sera sûrement pour ces prochains mois ou prochaines années. Le centre du quartier est marqué par l’église du même nom datant du XVIe siècle et qui, bien que magnifique, mériterait une belle cure de jouvence.

Le Malécon

Bien que la ville ne soit pas tournée vers la mer à cause des fortifications, il existe tout de même un malécon qui longe le Golfe du Mexique. Vu que la température est de 37 degrés et qu’il n’y a pas un coin d’ombre, nous ne nous y attardons pas, préférant l’ombre des remparts.

Barrio San Francisco

C’est un quartier qui se situe à l’ouest du noyau historique, en dehors des remparts. C’est le plus ancien quartier de Campeche et il était le plus peuplé pendant l’époque Maya. Pendant l’époque coloniale, ce sont les franciscains qui s’y établirent, d’où le nom et y bâtirent un petit couvent dans le but de convertir les indigènes au culte catholique. Le couvent existe encore aujourd’hui et il est reconnaissable grâce à sa superbe façade rouge tirant sur le bordeaux. Si le centre de Campeche n’est déjà pas étouffé par les touristes, le quartier de San Francisco est carrément boudé. Certes, il n’est pas restauré comme le centre et possède moins d’attraits touristiques mais il fait moins « musée » et est resté dans son jus. Il mérite amplement une visite surtout qu’il n’est qu’à quelques minutes à pied de la Plaza de la Independencia.

Baluarte de Santiago

Il marque la limite entre le quartier de San Francisco et le centre historique. C’est le plus récent de tous les bastions construits à Campeche durant l’époque coloniale puisqu’il ne date que du début du XVIIIe siècle. Mais ce fut un des plus actif dans la défense de la ville contre les attaques de pirates. Aujourd’hui, il abrite un petit jardin botanique. (entrée 15 pesos soit 0,80€ ou 0.75CHF) Il se compose de plantes qu’on trouve dans l’état de Campeche. Ce n’est pas le jardin le plus fou que nous ayons vu et il est assez petit mais nous trouvons l’idée de réaménagement du bastion assez originale.

Edzna

Puisque nous sommes de retour dans le monde maya, nous décidons d’aller visiter quelques pyramides. Le site d’Edzna se situe à 61 kilomètres de Campeche en direction du centre de la péninsule du Yucatan. Il y a des colectivos qui partent du marché et qui nous déposent directement à l’entrée du site (45 pesos par personne et par trajet soit 2,40€ ou 2,35 CHF). L’entrée du site, quant à elle, coûte 90 pesos (4,80€ ou 4,70 CHF).

La ville d’Edzna fut fondée aux environs de 400 avant notre ère par la sous-ethnie des Itza, ceux de Chichen Itza, pour être totalement abandonnée en 1450 à cause des conquistadors, des maladies et de la surpopulation. A son apogée, elle compta plus de 25’000 habitants. Elle survécut pendant ces mille ans grâce à un ingénieux système d’irrigation qui récupérait les eaux de pluie. La cité aurait une surface de près de 25 kilomètres carrés mais il n’y a que la partie centrale qui a été mis au jour. Le site se paie une belle campagne de fouilles et il est peuplé d’archéologues qui fouillent, nettoient des objets, font des moulages, prennent des mesures, débattent entre eux, etc. Tous ces travaux sont autant fascinant à observer que le site en lui-même!

La place centrale

Comme toute cité maya qui se respecte, Edzna possède sa place centrale bordée des bâtiments les plus importants de la ville. Nous avons pu tester encore une fois en tapant des mains que les Mayas savaient gérer l’acoustique, elle est irréprochable. Parmi les édifices les plus notables il y a le palais des Ambassadeurs, le terrain de pelote maya ainsi que la plateforme des Couteaux que nous n’avons pas pu observer de près à cause des fouilles.

L’acropole centrale

C’est une grande place surélevée située au nord de la place centrale. On y accède d’ailleurs par un grand escalier depuis cette dernière. C’était le lieu sacré d’Edzna où on y pratiquait les différents cultes ainsi que les sacrifices. Les bâtiments les plus emblématiques du lieu sont le Temple du Nord et le magnifique Bâtiment aux Cinq Etages qui porte bien son nom puisqu’il possède cinq étages. Il possédait de nombreuses chambres qu’on peut deviner encore aujourd’hui. La forme un peu bizarre en son sommet était un temple.

Même si le climat est plutôt sec, Edzna se trouve tout de même au milieu de la jungle. Certes, ça ne vaut pas celle du Petén au Guatemala mais nous avons quand même pu profiter d’une faune assez riche. Non, il n’y a pas que des iguanes mais ce sont les seuls spécimens à plus ou moins se laisser photographier.

Certes, Edzna n’a pas la grandeur et la richesse archéologique de ses sœurs Tikal, Calakmul ou encore Palenque mais elle contient quand même quelques vestiges intéressants. Nous l’avons préférée à Chichen Itza, que nous avons trouvé beaucoup trop disneylandisée à l’intention des Gringos de Cancun. Nous avons également bien aimé voir les archéologues s’activer sur le site. Leur travail nous fascine.

Nous en avons vu des villes coloniales, toutes plus belles les unes que les autres mais Campeche a un charme spécial avec ses remparts, ses couleurs et sa douceur de vivre. Nous y sommes venus quatre fois et nous en sommes tombés amoureux quatre fois également! C’est, à nos yeux, la plus belle ville de tout le continent américain! Rien que ça! Même Antigua, notre dernier coup de cœur en date ne la surpasse pas. Il faut dire que Campeche a un atout qui compte beaucoup pour nous, elle est située au bord de la mer! Et malgré le fait qu’elle ne soit pas directement tournée vers elle, elle dégage tout de même une ambiance très maritime qu’on adore et que nous retrouvons parfois à Cadiz, une de nos villes préférées d’Andalousie.

Nous savons que se rendre à Campeche peut valoir un détour considérable surtout si votre durée de séjour au Mexique n’est pas extensible mais franchement, réfléchissez-y à deux fois avant de le zapper complètement, c’est un véritable trésor qui vaut amplement qu’on s’y attarde.

Mérida, ses maisons coloniales et ses plages sur le golfe du Mexique

Notre séjour à Mérida a plutôt mal commencé. Une épidémie de grippe virulente sévit dans le Yucatán et nous n’y avons pas échappé. Après quelques symptômes alarmants, Van s’est décidée à consulter un médecin qui lui a diagnostiqué un foyer infectieux au poumon droit. Donc repos et antibiothérapie au programme! Mais pas de panique! La prise en charge médicale a été bien gérée, les médicaments délivrés sans problème à la pharmacie et la convalescence s’est très bien passée!

Mais Mérida a bien d’autres atouts que ses centres médicaux et ses nombreuses pharmacies! C’est la capitale de l’état du Yucatán et un des plus grands centres coloniaux des Amériques après Mexico et la Havane.  C’est un plaisir pour les yeux de flâner dans les rues bordées de maisons colorées, de trouver de l’ombre sous les arbres des petites places, de prendre le pouls de la ville sur la place centrale ou de découvrir de petites églises au détour d’une ruelle.

Mérida a été nommée d’après la ville du même nom en Espagne. Lors de l’arrivée des conquistadors espagnols dans la région, il y avait à l’emplacement de la ville actuelle les vestiges de la cité abandonnée de T’Hô qui leur firent penser au ruines d’Emerita Augusta, la ville romaine de Mérida (l’espagnole donc!) Donc ils décidèrent de nommer leur nouvelle possession ainsi.

Plaza grande

Comme toute ville coloniale qui se respecte, Mérida à sa place centrale, appelée ici Plaza Grande. Elle porte très bien son nom puisque c’est la deuxième plus grande place du Mexique après le Zocalo de la ville de Mexico qui elle, fait partie des plus grandes places du monde. Elle est bordée par la cathédrale San Ildefonso, la maison du gouverneur et de splendides édifices coloniaux, dont les fameuses arcades qu’on appelle en Amérique latine (et en Andalousie aussi!), cabildos.

Parque de la Madre

C’est une petite place à deux pas de la Plaza Grande où il fait bon vivre sur une terrasse d’un café. En espérant que le breuvage en question vienne du Chiapas, un des paradis du café en Amérique Centrale! La place est bordée par la cathédrale Rectoria de Jesus Tercera Orden construite en 1618.

Parque San Cristobal

C’est une petite place bien agréable bordée de jolis bâtiments coloniaux. C’est ici qu’habitait la population blanche espagnole de souche à l’époque de la colonisation. La place est dominée par l’église Notre Dame de Guadalupe construite au XVIIIe siècle.

Parque de la Mejorada

Encore une petite place typique coloniale! Elle est bordée par l’église Notre Dame de Carmen, de l’hôtel de ville et la faculté d’architecture.

Côté playa

Si Mérida, malgré son patrimoine architectural digne d’intérêt, peut paraître étouffante, elle ne se situe qu’à quelques encablures du golfe du Mexique. Il est donc facile de passer une journée à la playa sans avoir à dormir dans les hôtels hors de prix de la côte. En tant qu’amoureux de la mer, nous avons évidemment été jeter un coup d’œil au littoral que nous avions zappé lors de nos deux dernières visites.

Progreso

Progreso est le moyen le plus rapide de rejoindre la mer depuis Mérida. Il faut compter une petite heure de trajet en y incluant le trafic pour sortir de la ville. Des bus font la navette entre les deux localités toutes les 20 ou 30 minutes environ pour 23 pesos (1,10€ ou 1,10 CHF) par trajet.

Progreso est située sur une île séparée du continent par des lagunes. C’est l’extrémité nord-ouest de la péninsule du Yucatan. En face, à plusieurs centaines de kilomètres au large, c’est la Louisiane. Cette impression du bout du monde est renforcée par un temps tristounet et un fort vent auxquels nous avons droit à notre arrivée.

Progreso ne nous séduit pas vraiment : la plage n’est pas ouf (bon, c’est vrai nous sommes pénibles en ce qui concerne les plages) et elle est bordée d’un malécon aux restos, bars, boutiques de souvenirs et hôtels plus kitchs les uns que les autres. C’en est presque à faire passer Cancún pour un modèle de sobriété.

Outre le tourisme et les activités portuaires, la principale économie de la ville est la pêche. Les pêcheurs partent depuis la plage occidentale de la ville qui nous plait déjà plus car plus sauvage et exempte de reggaeton qui fait saigner nos pauvres oreilles sur le malécon. Le seul bruit est le cri des mouettes qui attendent impatiemment le retour des pêcheurs afin d’essayer de leur soutirer quelques morceaux de poisson. Certes, ce n’est pas Zanzibar mais c’est déjà plus sympa de se balader de ce côté-ci que sur le malécon.

En 2016, une baleine s’est échouée sur la plage de Progreso et n’a malheureusement pas pu être sauvée. Son squelette a été sauvegardé, nettoyé et est aujourd’hui exposé le long du malécon. C’était un jeune spécimen qui n’avait pas encore fini sa croissance mais qui pesait tout de même dans les quatre tonnes! Imaginez un peu ce que doit manger un ado en pleine croissance de ce poids là! Pas étonnant que les mouettes soient affamées!

Le squelette repose sur une structure en fer qui respecte la taille réelle du baleineau. L’histoire est très triste mais, en même temps, c’est super intéressant et très impressionnant de pouvoir se représenter la grandeur de cet animal sachant que c’est le plus grand mammifère du monde. Même si pour cette espèce, le rorqual commun, il n’est qu’en deuxième position dépassé par la baleine bleue. Pour vous donner une idée : mesurant 1m83, Fab n’a pas eu besoin de se baisser pour passer sous la colonne vertébrale de la baleine.

Réserve écologique « El Corchito »

Nous quittons la plage pour nous rendre du côté des lagunes. Un petit trajet en lancha permet d’y accéder et est compris dans le prix d’entrée de la réserve (90 pesos pour les étrangers soit 4,45€ ou 4,45CHF auxquels il faut ajouter 35 pesos de consigne si vous avez un sac à dos) Faites en sorte de ne pas avoir de nourriture sur vous car on vous la confisquera à l’entrée afin d’éviter de vous faire attaquer par les animaux qui sentent la bouffe à des kilomètres à la ronde.

Nous sommes un peu surpris par la « disneylandisation » de la réserve. En tant qu’Européens, nous ne sommes vraiment pas habitués à l’aménagement à l’américaine des sites naturels ou historiques. Nous nous attendions également à un chemin plus long avant de nous rappeler que les Mexicains ont exactement la même philosophie que leurs voisins du nord, celle d’effectuer le moins de pas possible. Pour eux, c’était la rando de la semaine, pour nous, à peine trois pas.

Une fois cette petite déception passée, nous nous concentrons sur ce que la réserve a à nous offrir et finalement, ce n’est pas si mal. Nous traversons une magnifique mangrove et sachant que cet écosystème est primordial pour la sauvegarde du littoral, nous ne pouvons que saluer l’effort qui a été fait pour la préserver. La forêt est traversée par des cours d’eau alimentant quelques cénotes où il est possible de s’y baigner. L’eau est belle et claire mais il faut partager son bain avec des poissons et quelques tortues.

Outre des oiseaux, des papillons, des tortues et des poissons, nous avons eu la chance de croiser des coatis ainsi que des ratons-laveurs. Ces derniers sont de la même espèce que ceux que nous pouvons apercevoir sur le Vieux Continent. En effet, ces petites bêtes toutes mignonnes sont originaires d’Amérique et ce sont les colons, anglais ou espagnols, qui les ont introduit en Europe.

Malgré son côté un peu surfait, nous sommes bien contents que cette réserve existe. Elle ne sera pas rasée au profit de zones hôtelières comme c’est souvent le cas sur la côte de toute la péninsule du Yucatán et si ça peut amener des familles et sensibiliser la jeune génération à la nature, c’est déjà ça de pris.

Celestún

Cette fois, la météo est de notre côté pour notre petit trip à Celestún Pas si petit que ça le trip puisque ce petit village de pêcheurs se situe à 95 kilomètres de Mérida et nous avons mis deux bonnes heures et demi pour y arriver, le bus desservant tous les petits bleds se trouvant sur la route.

Nous sommes conquis dès notre arrivée par ce petit village un peu du bout du monde qui a gardé son âme à l’ambiance vraiment chill. Ici pas de grands hôtels, juste quelques petites maisons colorées, aux façades parfois défraîchies, mais pleines de charme et quelques bars de plages servant de délicieux ceviches.

A la descente du bus on vient directement nous proposer des tours pour voir les flamants roses dans la ria de Celestún, un énorme estuaire classé réserve naturelle et un sanctuaire pour oiseaux. Nous n’y avons pas été parce que, déjà, nous sommes allergiques aux tours et qu’il n’y a pas d’autres moyens de s’y rendre. De plus, résidant à proximité de la baie de Cádiz, nous vivons pratiquement entourés de flamants roses toute l’année. (Oh les blasés!). Bref, tout ça pour vous dire que ce genre d’activité existe et que les flamants ne sont pas une légende, nous en avons aperçu depuis le bus!

La playa

Côté plage, on est sur du lourd! Du sable blanc, une eau turquoise, des cocotiers se balançant au rythme de la brise marine sans aucune construction style grand hôtel en son bord! Le rêve! Tout juste quelques petits restos de plage, où il fait bon se poser en se restaurant les pieds dans le sable dans une ambiance toute caribéenne même si techniquement nous ne sommes plus dans les Caraïbes. Celestún se trouvant sur la côte ouest de la péninsule du Yucatán, nous sommes donc sur les rives du Golfe du Mexique. Mais nous n’allons quand même pas chipoter pour quelques données géographiques alors que nous sommes sur une plage de rêve!

Mérida possède quelques superbes édifices coloniaux mais reste une grande ville étouffante. Nous avons largement préféré des villes plus petites mais tout aussi pittoresques comme Valladolid, Izamal ou encore Campeche.

Côté plage, Progreso nous a un peu laissés sur notre faim mais nous avons été conquis par Celestún et sa douceur de vivre. Nous vous recommandons chaudement cette dernière si vous êtes à Mérida pour quelques jours.

Cette fois, nous allons vraiment quitter le Yucatan pour prendre la direction du sud où de nouvelles aventures, on l’espère, nous attendent!

Valladolid et sa cénote

Nous vous l’avions annoncé en grande pompe! Nous voilà enfin de nouveau sous nos Tropiques adorés et, pour la première fois depuis plus de quatre ans, de retour sur le continent américain. Pour ceux qui ont zappé, nous expliquons le pourquoi de notre choix du Mexique à la fin de notre bilan annuel de 2022.

Nous arrivons à Cancun car c’est une porte d’entrée pratique depuis l’Europe. C’est une station balnéaire moche, sans âme, beaucoup trop américanisée et pas du tout adaptée à un budget de backpacker mais elle possède une longue plage de sable blanc sur la mer des Caraïbes aux eaux turquoises qui vaut la peine qu’on s’y pose quelques jours pour se remettre du décalage horaire. Mais nous ne nous y attardons pas. Nous avons envie de voir des endroits plus culturels et nous avons des projets hors de la péninsule de Yucatan que nous avons déjà visitée par deux fois dans le passé.

Histoire de vous faire envie et de vous narguer un petit peu, voici à quoi ressemble Cancun côté plage…

Valladolid

Valladolid, une petite ville de l’état du Yucatán fondée au XVIème siècle, était à la base une cité maya nommée Zaci. Mais quand les conquistadors espagnols débarquèrent avec leur délicatesse légendaire, ils massacrèrent tout le monde, détruisirent la ville et utilisèrent les pierres pour construire une ville coloniale à qui ils donnèrent le nom de la capitale d’Espagne de l’époque. En réalité, la Valladolid ibérique n’a été capitale que durant cinq petites années mais c’était suffisant pour donner son nom à une ville coloniale du Nouveau Monde. Donc, on doit le magnifique centre historique coloré de Valladolid à une des parties les plus sanglantes de l’histoire coloniale espagnole ainsi qu’à une capitale éphémère et pourtant nous ne pouvons pas rester indifférents à toute cette beauté construite par les colons.

Valladolid est située au centre-nord de la péninsule du Yucatan, à mi-chemin entre Mérida et la Riviera Maya et peut-être accessible depuis ces deux points pour une excursion à la journée.

Le centre historique est typique de l’époque coloniale avec ses ruelles en damiers et ses petites maisons colorées auxquelles nous trouvons un charme fou! La dénomination des rues se fait à l’Américaine avec des numéros. Pour l’originalité on repassera mais c’est super pratique pour s’orienter!

Parque Francisco Canton Rosado

Malgré l’appelation « parque » (parc en espagnol), il s’agit tout simplement de la place centrale de la ville. Elle est bordée par la cathédrale et différents édifices coloniaux à arcades typiques dont la maison de la culture. Bien que l’architecture paraisse de l’époque espagnole, la place date de 1900, soit 79 ans après l’indépendance du Mexique. La fontaine en son centre entourée de bancs ornés du blason de la ville est également très pittoresque.

Cathédrale San Servacio

C’est l’église principale de la ville construite au XVIe siècle. Elle domine le Parque Francisco Canton Rosado.  Pour une église catholique datant de l’âge d’or des conquêtes espagnoles, nous avons été très étonnés par sa sobriété.

Barrio de Sisal

C’est un petit quartier tranquille à deux pas du centre-ville, toujours avec des petites maisons colorées. Il entoure le couvent San Bernardo de Siena fondé par les Franciscains, toujours au XVIème siècle. C’était un des couvents franciscains les plus importants de toute la péninsule du Yucatan durant l’époque coloniale. Il perdit de son importance lors de l’indépendance (1821) et a presque été laissé à l’abandon depuis avant d’être protégé comme bâtiment historique. Comme la cathédrale, nous l’avons également trouvé très sobre pour un bâtiment religieux de cette époque et de cette importance, même s’il occupe une surface de plus de 14’000 mètres carrés.

Cénote Zaci

Valladolid a la particularité de posséder un cénote en plein centre-ville. Mais qu’est-ce qu’un cénote? C’est un puits naturel rempli d’eau douce, une sorte de grotte à ciel ouvert. On en trouve des centaines dans la péninsule du Yucatán et les Mayas les considéraient comme des lieux sacrés. Certains abritent même dans leurs profondeurs des trésors archéologiques de la période précolombienne.

Celle de Zaci mesure 45 mètres de diamètre pour une profondeur de 40 mètres. Elle est connue pour ses stalactites formées par les résidus minéraux dus à l’humidité et pour la couleur verte de son eau. Il est bien entendu possible de s’y baigner mais l’eau n’a pas la température tempérée de la mer des Caraïbes.

Valladolid est le point de départ idéal pour visiter Chichen Itza. C’est un site que nous avons déjà visité par le passé donc nous n’allons pas y retourner. Sachez juste que la pyramide principale et le cénote sont assez impressionnants et l’acoustique y est juste incroyable. Nous déplorons juste que des dizaines de stands de souvenirs prennent place juste au pied des monuments et dénaturent complètement le site.

Nous pensions cette fois nous rendre aux sites archéologique d’Uxmal et d’Ek Balam mais vu les prix d’entrées pratiqués (500 pesos soit 24,50€ ou 24,50 CHF) nous y avons renoncé surtout que les sites sont assez petits. En comparaison, le droit d’entrée à Palenque ne coûte que 80 pesos (3,90€ ou 3,90 CHF) et le site est énorme!

Nous avons donc fait une activité qui nous ressemble plus : nous avons loué des vélos!

Ce ne sont pas les loueurs de vélos qui manquent à Valladolid et une location à la journée revient à une centaine de pesos (4,90€ ou 4,90 CHF) par personne. Nous avons effectué une boucle d’environ trente-six kilomètres au sud de la ville. Plusieurs cénotes bordent la route mais pour être honnêtes, c’est vraiment surfait. Nous avons vraiment de la peine avec l’aménagement à l’américaine façon parc d’attractions des sites naturels. Nous avons préféré passer notre chemin et profiter à fond de la balade sous les arbres.

Il n’y a pas besoin d’être un cycliste aguerri pour effectuer cet itinéraire. C’est tout plat sur une piste cyclable ou sur des petites routes sans trafic dans une réserve naturelle. Les loueurs de vélos sont d’ailleurs au top pour nous expliquer le chemin à prendre. Le seul danger est d’être tellement subjugué par la faune locale qu’on en oublie de regarder la route.

Nous traversons quelques petits villages lors de notre périple. Ils ne sont pas pittoresques mais l’ambiance y est unique. Le temps s’est arrêté et les gens s’arrêtent pour nous lancer des « Buenos dias » enjoués.

Valladolid est vraiment une petite ville sympa! C’est un bel exemple d’architecture coloniale et certaines maisons abritent des petits cafés vraiment cool. C’est moins impressionnant qu’à Mérida mais c’est également moins infernal et pollué. Elle vaut amplement un petit détour si vous séjournez sur les plages de la Riviera Maya. En ce qui nous concerne, nous sommes vraiment fans de ces petites maisons colorées.

Ambiance balnéaire à Playa del Carmen et Isla Cozumel

Nous faisons un break avec les Etat-Unis, autant pour la santé de notre budget que pour notre santé digestive! Nous y retournerons en août, en Californie, et profiterons de vous partager notre bilan à ce moment-là.

Le Mexique ne nous est pas totalement inconnu puisque nous en avons visité une partie il y a un peu plus de deux ans et nous avons adoré! Il était donc logique que ce magnifique pays ait une place de choix dans notre tour du monde!

Cancún

Oui Cancún c’est moche, c’est plein de gros immeubles super moches en béton abritant des hôtels ou des infrastructures touristiques et oui, c’est une vraie enclave américaine. Le seul avantage, c’est qu’il y a un aéroport bien desservi et c’est une bonne porte d’entrée pour visiter la péninsule du Yucatán. Et puis Cancun, c’est la plage, une vraie plage de rêve avec de l’eau claire et du sable blanc! Malheureusement, cette année, il y a des sargasses en quantité à cause de l’eau trop chaude. Ce sont des algues invasives qui donnent une couleur brunâtre à l’eau, qui se déposent en nombre sur le sable et qui ont une odeur nauséabonde quand elle se décomposent! Malgré ce gros bémol, les couleurs ne trompent pas : nous sommes bien dans les Caraïbes!

Playa del Carmen

Après trois mois intensifs composés de volontariats, visites, randonnées, road-trip, etc, il était temps de nous poser une petite semaine avant de repartir sur les chapeaux de roues. Nous avons choisi Playa del Carmen car, malgré son côté (hyper, méga!) touristique, il y a une vraie ville mexicaine avec des petits stands où nous pouvons nous régaler de tacos pour presque rien! C’est également plus facile à trouver des logements de backpackers qui ne soient pas trop éloignés de la plage et des restos.

Côté plage

Bien sûr l’attrait reste la plage. Franchement, ce n’est pas top. C’est encore plus bétonné qu’à Cancun et presque tout est privé appartenant à des resorts, de gros mastodontes de béton super moches construits directement sur le littoral. La présence des sargasses n’arrange rien. Nous sommes vraiment de tout coeur avec les employés municipaux qui passent leur journée en plein cagnard à essayer de nettoyer la plage de ce fléau en étant en contact direct avec l’odeur toxique et nauséabondes de ces algues.

Côté nature

L’avantage sous les Tropiques, c’est que la végétation est luxuriante. Les locaux ont su en tirer parti en laissant des hectares de forêt au milieu de la ville. C’est une vraie bouffée d’air frais lors des grandes chaleurs et, comme les touristes préfèrent la plage, nous pouvons déambuler tranquille sans croiser âme qui vive (sauf bien sûr des oiseaux, des papillons, des agoutis, des coatis et des iguanes!)

Côté culture

Il y a quelques vestiges de l’ancienne cité maya Xaman Ha qui subsistent encore à Playa del Carmen. Bien sûr, ce n’est rien comparé aux sites alentours comme Tulum et Chichen Itza, que nous avons visités il y a deux ans, mais c’est un joli but de promenade et ça change de la Quinta Avenida, la grande rue piétonne super touristique bordée de boutiques et de restaurants! Ce serait le premier site maya que les Espagnols rencontrèrent lors de leur accostage sur les côtes du Yucatan.

Nous ne savons pas si nous avons fait le bon choix avec Playa del Carmen mais ça nous a permis de profiter un peu de la riviera Maya sans trop plomber le budget. Nous avions trouvé un logement avec piscine qui nous a permis de nous reposer un peu avant de repartir à l’aventure!

Isla Cozumel

Au large de Playa del Carmen, à environ 19 kilomètres à l’ouest, se trouve la petite île de Cozumel qui est quand même la troisième du pays. Nous n’y avons pas été lors de notre séjour dans la station balnéaire mais à la fin de notre séjour mexicain, pour profiter une dernière fois de la mer des Caraïbes avant notre départ. Cette petite île de calcaire de 647 kilomètres carré est accessible en ferry depuis le débarcadère de Playa del Carmen. L’UNESCO l’a nommée comme réserve de biosphère. Espérons d’y trouver moins de béton que sur le continent!

San Miguel de Cozumel

C’est la seule urbanisation de l’île. Il n’y a rien de bien intéressant : bars, restaurants, boutiques de souvenirs, etc. Au moins, tout est concentré en un seul endroit et le reste de l’île peut être dédiée à la nature. Les Espagnols s’y établirent au XVIe siècle mais, avec le passage de plusieurs ouragans, il ne subsiste plus rien de cette période aujourd’hui.

Juste en dehors de la ville, il y a un petit récif où il est sympa d’y faire du snorkelling. L’accès y est un peu scabreux à cause des rochers mais une fois sous l’eau, c’est un véritable paradis marin. C’est une bonne alternative aux tours organisés qui sont très limites avec la protection de la nature. Par contre, c’est réservé aux bons nageurs.

Nous décidons de louer un scooter pour aller faire le tour de l’île. Plus précisément, le demi-tour de l’île. Toute la partie nord est inaccessible et laissée à l’état sauvage, d’où la réserve de biosphère. Dans un Mexique complètement à la ramasse pour les questions écologiques, cette mesure fait office de très bonne nouvelle!

Côte occidentale

C’est la côte la plus urbanisée de l’île. C’est de ce côté que se trouvent la ville San Miguel de Cozumel ainsi que quelques resorts installés en bordure de plage. Mais il y a aussi quelques belles mangroves et de superbes plages. Ici, on trouve des récifs coralliens extraordinaires près des côtes. Fabien s’est d’ailleurs découvert une vraie passion pour le snorkelling! Il est vrai qu’observer tous ces poissons multicolores dans leur milieu naturel reste une des meilleures expériences de voyage!

Punta Sur

C’est l’extrémité sud de l’île et c’est également une petite réserve naturelle appelée également Punta Sur. Avec le cap et ses vents à décorner des bœufs, nous ne sommes plus tellement dans l’ambiance Caraïbes. Avec ses plantes grasses résistantes au vents et ses pierres façonnées par l’érosion, la punta nous rappelle quelques endroits du Portugal. Mention « so cute » pour la petite chapelle trop mignonne qui veille sur le cap.

Côte orientale

Ici la nature est reine et le paysage change complètement. La côte est balayée par les vents venus directement de l’Atlantique. Malheureusement, comme rien ne protège le littoral du large, des tonnes de sargasses viennent s’échouer sur les plages.

C’était une très jolie découverte pour notre dernière étape latino-américaine et une occasion supplémentaire de profiter de la mer des Caraïbes. Nous pensions trouver beaucoup plus de touristes. Cozumel reste principalement une destination journalière depuis Playa del Carmen. Nous nous sommes restés sur l’île presque une semaine. Ça nous a laissé le temps d’explorer les endroits où les voyageurs de passages ne vont pas.