Notre remontée de l’Amérique Centrale du Panama au Chiapas.

Nous vous avions laissés au Panama et nous vous retrouvons près de 2800 kilomètres plus au nord au Mexique. Vous vous doutez bien que toute cette distance ne s’est pas faite en un claquement de doigts! Même si nous devons avouer que nous avons honteusement triché sur une bonne moitié du parcours. Nous nous sommes décidés à prendre l’avion entre San José et Guatemala City, surtout pour des raisons de coûts. Nous ne sommes pas super fiers mais nous avons un quand même un budget à tenir et rien que les frais de douane du Nicaragua nous ont payé une bonne partie de notre vol. L’autre raison de notre choix est notre manque de motivation à retraverser tout le Nicaragua, le Honduras, le Salvador et le Guatemala dans des Chicken bus hors d’âge, pas confortables pour un sou et également super polluants! Il y a même une troisième raison à ce choix, moins rationnelle que les deux autres, c’est notre envie de passer quelques temps au Mexique avant notre retour en Espagne. C’est un pays que nous adorons et qui a été un véritable coup de cœur à chacun de nos séjour.

Cahuita

Pour couper un peu le trajet depuis le Panama, nous nous sommes arrêtés à Cahuita sur la côte caribéenne sud du Costa Rica, à quelques encablures au nord de l’archipel de Bocas del Toro. C’est un petite station balnéaire à l’ambiance tranquille mais plus pour le surf que pour la baignade car les courants sont hyper forts. Mais le truc le plus fou c’est que Cahuita possède le seul parc national du pays où il n’y a pas besoin de vendre un rein pour pouvoir y accéder. Il suffit de faire une petite donation du montant de votre choix.

Nous avons eu de la chance de croiser des dizaines d’animaux que nous n’avons pas tous pu identifier mais parmi ceux que nous avons reconnus, il y avait des singes capucins, des bernard-l’hermite, une multitude d’oiseaux, des papillons, des crabes, des ratons-laveurs ainsi que divers poissons dans la mer.

Nous avons passé quelques jours bien sympas à Cahuita mais ça n’a pas vraiment changé notre avis très mitigé sur le Costa Rica. Nous n’y avons pas trouvé une âme à l’instar du reste du pays. Nous avons même préféré l’ambiance et la plage à Tamarindo, sur la côte Pacifique, malgré la présence bien plus importante de Gringos.

A notre arrivée au Guatemala, nous ne voulons pas vraiment rester dans la capitale et nous nous bougeons assez rapidement sur Antigua qui a été un de nos gros coups de cœur et une de nos villes coloniales préférées. Nous descendons ensuite sur Monterrico, une station balnéaire de la côte Pacifique. La plage n’est pas ouf, elle est en pente et les courants sont méga forts, même pour les surfeurs les plus aguerris. Mais le sable volcanique est noir comme du charbon et les vagues sont tellement impressionnantes et ça lui donne un certain charme finalement.

Monterrico est encore plus sympa quand on s’éloigne de la plage. Les habitants sont vraiment adorables, super tranquilles, il n’y a pas une cacophonie de reggaeton contrairement au bord de mer et il y a une super mangrove qui abrite une jolie colonie de loris.

Notre but pour rejoindre le Mexique était de prendre la route de la côte Pacifique jusqu’à la frontière. Mais une fois arrivés à Escuintla, la ville « carrefour » entre Antigua, la côte Pacifique, le Salvador et la route en direction du nord, on nous déconseille de l’emprunter car trop dangereuse. C’est la route principale pour le narcotrafic et c’est également celle empruntée par les migrants essayant de rejoindre les Etats-Unis. Tout ça génère pas mal de tensions dans la région qui parfois mènent à des règlements de comptes et des homicides. Nous décidons d’écouter les conseils sûrement avisés des locaux et jouons la prudence en empruntant la Panaméricaine. Le seul hic, c’est qu’elle passe en plein dans la cordillère et que nous devons faire une étape à Xela à plus de 2200 mètres d’altitude. Nous y arrivons sous un monstre orage avec nos tenues d’été que nous avions pour partir de la playa le matin même. Nous arrivons à notre logement complètement trempés et complètement gelés. Heureusement, il y a de l’eau chaude et nous pouvons profiter d’une bonne douche chaude bien méritée!

Le lendemain, un peu revigorés et par un temps bien plus sec que la veille, rebelote! Encore des kilomètres en Chicken bus sur des routes de montagnes pour perdre les deux mille mètres d’altitude que nous avions gagné la veille. Nous arrivons finalement dans la petite ville frontière de Tecun Uman, un coin vraiment tranquille où pullulent les bureaux de change. La douane se trouve à deux kilomètres du terminal de bus. Comme c’est une frontière un peu sensible, nous n’osons pas y aller à pied avec nos sacs de peur d’attirer l’attention. Nous négocions un pousse-pousse pour 20 quetzales (2,35€ ou 2,30CHF) qui nous a déposé juste devant le bureau de l’immigration.

La sortie du Guatemala n’est qu’une simple formalité. Par contre, pour le Mexique, nous n’avions pas du tout anticipé la taxe d’entrée. Il est vrai qu’en arrivant dans le pays par voie aérienne, elle est comprise dans le billet d’avion et passe complètement inaperçue. Il est possible d’y échapper si on reste moins de sept jours dans le pays. Sinon, elle coûte 680 pesos (35,60€ ou 34,70CHF) peu importe la durée du séjour, jusqu’à 180 jours. Comme nous restons 37 jours dans le pays, nous décidons de la payer et de ne pas jouer aux « visa run » car elle nous coûte moins d’un euro par jour par personne. A la douane, il faut remplir un formulaire, passer au guichet de banque payer la taxe (cartes de crédit acceptées) et faire tamponner le passeport.

Une fois côté mexicain, dans la petite ville frontière de Ciudad Hidalgo, nous prenons notre dernier collectivo de cette longue journée afin de passer une nuit dans la ville un peu plus grande de Tapachula afin de nous reposer un peu avant de continuer nos aventure. Finalement, nous devons y rester une journée de plus car notre bus pour Oaxaca est complet. Mais voir tous les migrants originaires pour la plupart de Cuba, d’Haïti ou du Honduras, errer comme une âme en peine en attendant un très hypothétique voyage vers le nord et les Etats-Unis, ça nous fait bien relativiser et prendre conscience de notre chance de pouvoir voyager librement avec notre passeport européen, de pouvoir prendre n’importe quel transport et de passer pratiquement n’importe quelle frontière quand ça nous chante.

Tuxtla Guttierez

Si vous êtes un peu calés en géographie, vous remarquerez que nous ne sommes finalement pas du tout partis en direction d’Oaxaca. Nous avons changé d’avis un peu à la dernière minute. Nous ne la sentions pas plus que ça de prendre le bus de nuit et nous nous sommes rendus compte qu’au Mexique il faut changer de mentalité par rapport aux « petits pays » d’Amérique Centrale. Le pays est énorme, presque deux millions de kilomètres carrés soit quatre fois l’Espagne! Il faut prendre en compte les distances entre les villes et le fait que nous n’avons pas un temps illimité puisque nous devons prendre notre vol de retour depuis Cancún dans un mois. Rien que le trajet Tapachula – Tuxtla fait plus de quatre cents kilomètres, le double de la traversée du Salvador, et nous n’avons même pas parcouru la moitié de l’état du Chiapas!

Tuxtla Guttierez est la capitale de l’état du Chiapas qui se situe tout au sud du Mexique et qui fait le lien entre l’Amérique du Nord, l’Amérique Centrale et la péninsule du Yucatán. La ville en elle-même n’est pas très intéressante mais c’est un point de passage obligé pour se rendre dans d’autres endroits de l’état. Elle possède tout de même de nombreux parcs, beaucoup de places avec de nombreux arbres, des musées, une vie culturelle très riche et des cafés ou restaurants super sympa.

Parque del Bicentenario

Jusqu’en 2021, ce parc un peu austère construit en 1941 s’appelait tout simplement « Parque de la Independencia » pour, évidemment, commémorer l’indépendance du Mexique vis à vis de la couronne espagnole. Il a changé de nom, comme vous vous en doutez sûrement, l’année du bicentenaire de l’indépendance. Cette place fait un peu trop soviétique à notre goût même si la colonne possède de jolis motifs rappelant les sites mayas.

Au sommet des escaliers, il y a normalement une jolie vue sur Tuxtla. Mais voilà, nous sommes en pleine saison du « haze », cette brume épaisse très humide et un peu suffocante qui diminue fortement la visibilité. Nous pensions que c’était un phénomène typiquement asiatique, nous en avons été victime à Hong Kong, mais apparemment l’Amérique le subit également. C’est dommage car la vue n’est pas trop mal sur les montagnes verdoyantes du Chiapas et sur la ville qui se pare de rouge grâce à toutes les fleurs des flamboyants qui déploient leur magnifique couleur écarlate.

Le jardin botanique

Ce n’est pas le jardin botanique le plus pittoresque que nous avons vu, mais il vaut quand même une petite visite. C’est un parc de 4,4 hectares ouvert en 1951 qui possède plus de 650 espèces végétales dont la plupart sont locales. Nous avons été d’abord surpris de ne pas voir beaucoup d’arbres d’autres continents comme c’est le cas dans la plupart des jardins botaniques mais, après avoir baroudé à pas mal d’endroits du monde, nous devons reconnaître qu’en termes de végétation et de forêts, l’Amérique c’est un peu le graal. Que ce soit en Amazonie, dans la jungle du Petén, à Palenque ou dans toute la cordillère de l’isthme panaméricain, ce continent nous offre les plus belles forêts du monde. Outre la végétation incroyable, le jardin est également un véritable sanctuaire à oiseaux en pleine ville. Nous en avons vu, et surtout entendu, des dizaines de ces petites (et moins petites!) bébêtes de plein d’espèces différentes.

Même si nous avons « triché » sur la moitié du parcours, cette remontée « rapide » de l’isthme panaméricain nous aura quand même pris presque trois semaines! La descente à un rythme normal et entièrement par voie terrestre nous avait pris plus de trois mois. Du vrai slow travel!

Si nous nous sommes arrêtés à Tuxtla, c’est pour consacrer une partie de notre temps au Chiapas. Nous en avons déjà visité une petite partie en 2018 et ça a été un véritable coup de cœur. Nous nous réjouissons d’en découvrir un peu plus avant de remonter sur la péninsule du Yucatan prendre notre vol de retour.

Bilan du Panama

Après avoir traversé tout l’isthme panaméricain depuis le Mexique, nous voilà au bout du périple, dans le dernier pays, le Panama. Nous n’allons évidemment pas déroger à la règle du traditionnel bilan!

En chiffres

Durée du séjour

32 jours, juste un tout petit peu plus qu’un mois

Budget

1730,90 USD ou Balboas (1543,95€ ou 1553,30 CHF) soit une moyenne journalière de 54,10 USD ou Balboas soit 48,26€ ou 48,55CHF. C’est un bon budget sachant que le Panama n’est pas le pays le meilleur marché qui soit. Ce sont les logements qui nous ont coûté le plus cher mais ils sont de qualité et souvent possèdent une cuisine, ce qui nous permet de faire baisser le budget bouffe.

Pour la petite histoire monétaire, le Panama utilise le dollar américain pour les billets mais frappe ses propres pièces de 1, 0,25 ou 0,10 qu’on appelle Balboa et qui est indexé sur le dollar. On peut utiliser indifféremment le dollar ou le balboa. Par exemple, si quelque chose coûte 2$, on peut payer avec un billet de 1$ et une pièce de 1 Balboa. Il faut juste penser à dépenser toutes ses pièces avant de sortir du pays car les balboas ne sont évidemment acceptées qu’au Panama. Par contre, les pièces américaines peuvent servir au Panama.

Distance parcourue

1842 km de Paso Canoas (frontière du Costa Rica côté Pacifique) – David – Bocas del Toro – David – Boquete – David – Panama CityPortobelo – Panama City – David – Sixaola (frontière du Costa Rica côté Caraïbes). Le tout en colectivos, en bus, en chicken bus et, pour Bocas, en ferry. En ville de Panama nous avons également utilisé le métro, très pratique et bon marché.

Provinces traversées

Sept. Chiriqui, Bocas del Toro, Veraguas, Coclé, Panama Oeste, Panama et Colón. Le Panama ne compte que dix provinces plus quatre régions dites indigènes. En fait, nous avons juste traversé celles qui possèdent une route!

Extrêmes d’altitude

1150 mètres à Boquete et le niveau de la mer sur les côtes. Rien de bien méchant! Grâce à une belle éclaircie, nous avons quand même pu apercevoir le point culminant du pays, le volcan Barú et ses 3474 mètres d’altitude.

Extrêmes de températures

24 degrés à Boquete grâce au climat tempéré de montagne. 37 degrés à David. Le mois d’avril correspond à la transition saison sèche – saison des pluies et c’est le mois le plus chaud, d’où ces températures bien élevées, bien qu’il ne fasse jamais froid au Panama.

Nombre de litres de cafés ingurgités

Beaucoup! Mais c’était juste pour tester le produit local, surtout à Boquete! Comme le reste de l’Amérique Centrale, le Panama produit un excellent café et c’est le pays, avec le Guatemala, qui le met le plus en valeur et où il est vraiment cool d’aller le déguster dans des troquets sympas. accompagné d’une bonne pâtisserie.

Nombre d’animaux observés

Autant qu’au Costa Rica et sans débourser un centime!

Coups de gueule / Coups de cœur

Nous allons maintenant rentrer dans le vif du sujet sur ce que nous avons aimé, ou pas, au Panama. Comme d’habitude, nous commençons par le négatif, histoire de garder le meilleur pour la fin.

Coups de gueule

Les frais bancaires

Retirer de l’argent au Panama, ça coute une blinde! C’est 6,80$ (taux fixé par le gouvernement panaméen) pour être précis et comme le plafond de retrait pour les étrangers n’est que 250$, ça fait vite cher la transaction, surtout si votre propre banque vous prend encore des frais. Heureusement, les cartes de crédit sont utilisées presque partout, ce qui nous dispense d’aller retirer du cash. Ce n’est de loin pas le seul pays à pratiquer des frais bancaires élevés mais si nous en parlons ici, c’est pour avoir quelque-chose de négatif à mettre dans notre bilan car le pays est tellement ouf que nous n’avons rien trouvé d’autre!

Coups de cœur

La nature omniprésente

Si nous devions donner qu’une seule couleur au Panama, ce serait vert. Il y a des forêts presque partout! (près de 60% du territoire) Comme le pays se trouve à une latitude très basse, le climat est vraiment humide et la jungle est vraiment dense avec une végétation luxuriante et c’est magnifique. Il y a des dizaines de réserves naturelles protégées dont quelques-unes qui sont complètement inaccessibles dans un but de conservation de la nature. Evidemment, la faune est également au rendez-vous, nous ne comptons plus toutes les espèces d’animaux que nous avons eu la chance d’apercevoir! Même Panama City, grande ville de plus d’un million et demi d’habitants pleine de gratte-ciels, est très verte et possède sa propre réserve naturelle! Tout ça dans un paysage de côtes et de volcans vraiment incroyable! Le Panama figure en bonne place des plus beaux pays que nous avons visités!

Le café

Rien de neuf sous le soleil, le café d’Amérique Centrale est délicieux et le Panama ne déroge pas à la règle et possède même les meilleures pâtisseries du continent pour l’accompagner. Les Panaméens sont fiers de leur breuvage et y mettent du cœur à bien le servir dans des petits troquets sympas décorés avec goût. Seul le Guatemala avait le même sens du détail concernant le café.

Le multiculturalisme

Nous ne parlons pas là de quelques ethnies locales qui cohabitent dans une même région comme c’est le cas en Amérique latine mais d’un vrai multiculturalisme international. Grâce à son canal voyant passer des paquebots du monde entier, le Panama est plus ouvert sur le monde que ses voisins et attire une population originaire de vraiment partout! Grâce à cette particularité panaméenne, la population locale est plus ouverte et moins timide envers les étrangers que sur le reste du continent.

Panama City

On pourrait presque comparer Panama City à Singapour. Les deux sont des villes tropicales avec un downtown ultra-moderne, une promenade sur l’océan, des vieux quartiers, une ambiance très multiculturelle et une réserve naturelle! Nous pourrions y rester des semaines sans nous ennuyer tellement il y a des choses à faire. Nous qui avons parfois une vraie âme de citadins, nous adorons ce genre de villes très dynamiques.

La côte Caraïbes

Evidemment! Qui n’aimerait pas la mer des Caraïbes, ses eaux turquoises, ses plages de sable blanc (ou noir s’il y a des volcans!), sa végétation luxuriante et sa faune incroyable? En ce qui nous concerne, ça a tout du paradis! Et pas seulement pour les paysages de carte postale, même si ça pèse lourd dans la balance! Au Panama, en traversant l’isthme panaméricain, on change complètement d’ambiance et on se retrouve sur une autre planète. Les Antilles et leur culture créole ne sont plus très loin et ça se ressent déjà : l’ethnie est déjà plus afro-américaine, la cuisine est créole (et bien meilleure!), le paysage ressemble aux îles des Petites-Antilles et la douceur de vivre est omniprésente! Pour les backpackers qui n’ont pas le budget d’aller dans les îles des Caraïbes qui font rêver, le Panama pourrait, à nos yeux, être une belle alternative.

Bizarreries panaméennes

Les plaques minéralogiques

Le Panama possède des plaques d’immatriculation tout à fait ordinaires sauf qu’il y en a qu’une qui se met à l’arrière du véhicule. Jusque là, rien de bien fou. Sauf qu’à l’avant, les propriétaires de voitures ont le droit de mettre ce qui leur chante et certains font preuve de beaucoup d’originalité. On peut y voir des versets de la bible, les prénoms des enfants, l’équipe de foot ou de baseball préférée, des citations de Star Wars, des fausses plaques allemandes ou anglaises, etc… Du coup observer les voitures passer peut être une activité assez sympa quand on a du temps à tuer. Nous n’avons par contre pas osé prendre des photos par peur de paraître un peu chelous.

La Ley Seca

Littéralement : loi sèche. C’est une loi qui interdit de vendre de l’alcool pendant les jours fériés et évidemment, nous sommes arrivés au Panama pendant la semaine sainte! Le plus drôle c’est que c’est la deuxième fois que nous sommes soumis à ce genre de loi, et toujours à Pâques! La première fois, c’était en Inde. Nous avons réussi à être à Goa, le seul état chrétien du pays justement pendant une fête chrétienne! Nous sommes vraiment les rois du mauvais timing pour l’apéro!

La terre tremble tout le temps

Mais vraiment tout le temps! Rassurez-vous, ce ne sont que quelques petites secousses (au maximum 3 sur l’échelle de Richter) mais Van semble avoir développé une hypersensibilité aux séismes. Ce qui est fou c’est quand nous contrôlons sur internet si la terre a bien tremblé ou si c’est juste nous qui avons abusé de la caféine, le site nous sort encore une dizaine de tremblements que nous n’avons pas sentis! Il y a bien une bonne douzaine de secousses par jour! Le Panama se situe en plein sur la ceinture de feu du Pacifique et possède sa propre plaque tectonique coincée entre celle des Caraïbes au Nord et celle des Andes du Nord au Sud et elles se chicanent entre elles. Ceci explique cela.

Le jour de notre arrivée, nous avons eu en guise de cadeau de bienvenue un vrai tremblement de terre, 6,9 sur l’échelle de Richter! La terre nous a bien secoués pendant presque une minute, ça paraît interminable et c’est vraiment impressionnant quand il y a absolument tout qui bouge autour de nous! Heureusement, l’épicentre se trouvait à une bonne vingtaine de kilomètres au large dans l’océan Pacifique et les normes antisismiques pour les constructions sont respectées. Il n’y a également pas eu d’alerte au tsunami. Ouf! Les seuls dégâts que la télévision nationale a pu montrer, ce sont les bouteilles de vin qui sont tombées des étagères dans les magasins. Espérons que ça ne concernait que la piquette sinon ce serait un énorme gâchis!

Wow quelle surprise! Le Panama est le pays que nous avons le moins anticipé et sur lequel nous avons le moins fait de recherches au préalable. C’est juste parce que nous nous sommes concentrés sur l’itinéraire afin de rejoindre à temps la famille de Van au Costa Rica. Le Panama c’était un peu « on verra ça plus tard ». Nous savions juste que ce serait le but de notre voyage puisque c’est le dernier pays de l’isthme panaméricain.

Finalement nous sommes entrés dans le pays un peu à l’arrache, sans avoir rien prévu, car nous avons quitté le Costa Rica assez rapidement après le départ de notre famille pour des raisons de budget et de week-end de Pâques. Depuis, nous avons été de surprises en surprises tellement le pays est beau, varié, relativement facile à voyager et super sympa! C’est souvent quand nous avons le moins d’attentes que nous avons les meilleures surprises et l’adage se confirme à cent pour cent avec la Panama qui sera un de nos gros coup de cœur de ce voyage à travers l’Amérique Latine.

Si le Panama est le but de notre périple à travers l’isthme panaméricain, ce n’est pas pour autant la fin de notre voyage! Il nous reste un peu de temps avant notre retour en Europe fin juin. Nous allons tout simplement faire le trajet en sens inverse car notre vol de retour se fera depuis Cancún, là où tout a commencé! Evidemment, nous en profiterons pour découvrir de nouveaux endroits que nous ne manquerons pas de partager avec vous sur ce blog!

Portobelo, ses forteresses espagnoles et sa douceur de vivre à la Caribéenne

Ayant vu l’entrée du canal de Panama côté Pacifique, nous avons évidemment super envie d’aller voir l’autre embouchure côté Atlantique à Colón, la deuxième ville du pays. Mais tout le monde nous déconseille fortement d’y aller, ce serait super moche et même un peu dangereux. Nous nous disons que les locaux connaissent mieux leur pays que nous et décidons de leur faire confiance et nous renonçons donc à notre projet. Mais tout n’est pas perdu pour autant : après l’étude de la carte, nombre de discussions avec la population locale et quelques recherches nous tombons sur la petite localité de Portobelo situé dans une baie au nord-est du pays. Nous n’hésitons pas longtemps, surtout qu’en tant qu’Andalous, le nom ne nous est pas inconnu vu que nos histoires sont liées. Vous verrez à quel point quelques paragraphes plus bas.

Depuis le terminal de bus de la city, il faut prendre le bus pour Colón et s’arrêter dans la petite ville de Sabanitas. Depuis là, fini les grands bus confortables et climatisés, c’est le retour des Chicken bus colorés et de leur musique assourdissante! Mais ça va tellement mieux avec l’ambiance toute caribéenne du coin! En tout, le trajet nous aura pris un peu plus d’une heure, donc ça vaut vraiment la peine d’y faire un saut depuis la capitale! Bon, le retour a été un peu plus scabreux, le trafic était infernal pour rentrer dans Sabanitas, nous n’avons pas eu notre correspondance tout de suite et les bus étaient blindés. Soit nous avons eu de la chance à l’aller, soit c’était particulièrement le bordel au retour. Quoi qu’il en soit, il vaut vraiment la peine d’effectuer la petite centaine de kilomètres qui séparent la capitale de Portobelo.

Portobelo

Nous n’avons effectué qu’un saut de puce depuis Panama City, et pourtant, nous avons changé d’océan, changé d’ambiance et presque changé de planète! Ici, l’ambiance est toute caribéenne, même plus créole que latino-américaine! Ca se ressent dans la cuisine, dans l’ethnie locale, dans la musique et dans la nonchalance de la population locale. Nous nous croyons plus dans les petites Antilles qu’au Panama et ce changement d’ambiance nous plait beaucoup!

Portobelo a été découverte par Christophe Colomb himself lors de son quatrième voyage en Amérique, celui où il est parti de Cádiz et arrivé in extremis, après avoir affronté un terrible ouragan, à Bocas del Toro. Il a tellement été subjugué par la baie, ce que nous comprenons amplement, qu’il a nommé le lieu Porto Bello, ce qui, en italien, signifie « beau port ». Oui, en italien car il ne faut pas oublier que, bien qu’il fût parti d’Espagne pour le compte de la couronne castillane, le fameux explorateur était génois!

Aujourd’hui, le nom a été hispanisé en Portobelo mais il porte toujours aussi bien son nom avec ses petites maisons colorées et sa grande douceur de vivre.

Fuerte San Jeromino

Dès le XVIe siècle, Portobelo devint rapidement le principal port espagnol des Amériques. C’est d’ici que partaient les embarcations remplies d’or et d’autres objets pillés par les colons en direction du port de Séville. Evidemment, un port aussi bien situé voyant passer des richesses venant de tout l’empire colonial attiraient bien des convoitises, dont celles du fameux pirate anglais Francis Drake qui arriva bien déterminé à saccager la ville mais qui mourut de fièvre avant d’avoir pu mener à bien son projet. Il fallait donc bien protéger la baie et, pour ça, les Espagnols étaient les maîtres en la matière!

Le fort de San Jeromino, situé dans l’actuel centre-ville, date du XVIe siècle et adopte l’architecture typique de tous les forts espagnols de cette époque. Il a bien fait son boulot car Portobelo resta invaincue jusqu’en XVIIe siècle, même quand les Britanniques, ont essayé à plusieurs reprises de l’attaquer, sans succès, durant les différentes guerres qui ont opposé les deux pays. Mais en 1739, la ville finit par être prise par l’amiral anglais Edward Vernon mettant fin à son âge d’or. Suite à cet épisode, Les Espagnols préférèrent prendre la route maritime du cap Horn et des Philippines précipitant le déclin de Portobelo. Déclin qui durera jusqu’à l’ouverture du canal de Panama situé à une cinquantaine kilomètres de là.

Pour nous, être à Portobelo après avoir adopté le sud de l’Andalousie comme chez nous a une saveur un peu particulière. Nous avons visité l’Archivo General de Indios à Séville et avons pu lire quelques documents d’époque parlant de ces traversées et des marchandises qui étaient ramenées depuis le Nouveau Monde via justement le port de Portobelo. Malgré l’horreur de l’histoire coloniale, le sujet nous a fasciné. Nous retrouver aujourd’hui de l’autre côté de l’Atlantique et à l’autre extrémité de la route maritime la plus importante de l’empire espagnol, c’est juste fou!

Pour ne rien gâcher, la vue sur la baie de Portobelo et sur le bleu turquoise de la mer des Caraïbes est juste magnifique!

Fuerte Santiago de la Gloria

Ce fort-ci se trouve un peu à la sortie de la ville en direction de Colón. Il est situé un peu plus stratégiquement que celui de San Jeromino car à l’entrée de la baie. Il est également un peu plus grand et mieux conservé, sûrement car il a été renforcé au XVIIIe siècle. Sinon, il a été construit à la même époque (XVIe siècle) et possède exactement le même style architectural. Portobelo était tellement prospère et convoitée que deux forteresses n’étaient pas de trop pour la protéger.

D’après les quelques pierres que nous avons pu voir et le relief un peu bizarre de la forêt derrière le fort, nous soupçonnons fortement que d’autres vestiges se cachent dans le coin. Mais Portobelo se trouve entre un parc national et une réserve marine protégée, il n’y aura donc pas d’autres fouilles archéologiques. Et c’est très bien aussi! Que la nature reprenne ses droits, surtout qu’elle est particulièrement belle par ici!

Là non plus nous n’allons pas bouder notre plaisir d’avoir une superbe vue sur la mer des Caraïbes!

A noter que l’accès aux deux forts est gratuit et ça fait du bien au budget dans un Panama pas si bon marché que ça.

Bonus sunset

Normalement, la côte caribéenne américaine se situe à l’est, donc du mauvais côté pour les couchers de soleil. Oui, du bon côté pour les levers de soleil mais ça implique de sortir du lit à des heures indues, ce qui nous coûte beaucoup! Mais le Panama, avec sa forme de fer à cheval tordu (oui, c’est comme ça que nous le voyons!), possède un peu de côte ouest sur les Caraïbes. Evidemment, à Portobelo, le soleil se couche derrière la seule île de la baie! Même si ce n’est pas le sunset du siècle, ça donne quand même de jolies couleurs.

Si le paradis existe vraiment, il doit ressembler à Portobelo. Un village paisible à l’histoire fascinante dans un écrin naturel de folie! D’ailleurs, la faune nous a honoré de sa présence avec des singes hurleurs, des oiseaux incroyables et des poissons volants se faisant courser par un dauphin. Ce dernier point peut paraître loufoque écrit comme ça mais nous vous assurons que c’est vraiment impressionnant!

Si vous êtes à Panama City, faites absolument le détour à Portobelo, ce n’est vraiment pas loin et ce serait presque un crime de passer à côté devant tant de beauté et de douceur de vivre!

Panama City, son canal, ses buildings et son patrimoine historique

Nous avons eu de la peine à quitter les plages et la douceur de vivre de Bocas del Toro. Il faut nous comprendre, l’endroit est vraiment exceptionnel et nous en avons encore des étoiles plein les yeux rien que d’y repenser. Finalement, nous nous sommes quand même donné un coup de pied au fesses et avons repris la route du retour. Afin de passer en douceur de la playa à la ville, nous nous sommes arrêtés à Boquete, un petit village de montagne dans la cordillère de Talamanca pour profiter du calme et de la nature.

Le temps était maussade et nous étions un peu submergés de boulot donc nous n’avons pas fait beaucoup de balades. C’est dommage car la nature est vraiment luxuriante mais nous étions tout de même contents d’avoir un cadre idéal au calme pour travailler. Nous avons quand même pris des pauses pour aller tester le café qui est LE produit local de Boquete. Tout le pataquès qui est fait autour de la culture du café est un peu surfait mais il faut reconnaître qu’il est excellent! Voilà pour notre petit séjour à la montagne. Il n’y aura donc pas d’article à ce sujet. Oui, c’est scandaleux mais nous avons pas mal de choses sur le feu en ce moment, comme toutes les années au printemps, mais certaines concernent la suite de nos aventures donc tout n’est pas négatif.

Au moment du départ le dernier jour, le ciel s’est enfin dégagé et nous avons quand même fini par apercevoir le volcan Barú qui, avec ses 3474 mètres d’altitude, est le point culminant du Panama.

Panama City

Que ce soit depuis Bocas del Toro ou depuis Boquete, il y a un passage obligé par la ville de David pour poursuivre sur Panama City. Les deux villes sont très bien reliées par bus, de jour ou de nuit, et le trajet coûte environ quinze dollars pour huit heures de route. Nous avons pris l’option de voyager de jour juste pour pouvoir admirer le paysage et nous avons eu trop raison! Nous sommes impressionnés de la beauté du Panama qui va sûrement monter sur notre podium des plus beaux paysages que nous avons observés à côté du Sri Lanka et de l’Ouganda. Ce qui nous a également interpellés, c’est que le Panama est super montagneux. Certes, ce n’est pas le seul mais le pays est constitué d’une petite langue de terre entre deux océans et il y a quand même des centaines de volcans qui ont réussi à s’y trouver une place!

Après effectivement huit heures pile de route, arrêt pipi et bouchons compris, nous arrivons au terminal de bus. Rejoindre la ville, c’est facile, il y a la station de métro directement dans le terminal! Quelle plaisir de se retrouver dans une vraie grande ville avec un vrai système de transports publics! Pour utiliser le métro il faut acheter une carte (2$) puis la charger dans les machines prévues à cet effet. Chaque trajet coûte 0,35$ et une carte peut être utilisée par plusieurs personnes.

Panama City, appelée tout simplement Panama par les locaux, est bien sûr la capitale du Panama mais également un grand centre économique régional grâce, notamment, à son fameux canal qui relie l’océan Pacifique à l’Atlantique. Certes le canal rapporte énormément d’argent grâce à ses droits de passage mais aussi un grand potentiel commercial, une ouverture d’esprit ainsi qu’un multiculturalisme qu’on ne trouve pas dans les autres pays d’Amérique latine.

Downtown Panama

Le downtown n’est pas vraiment intéressant en soi mais nous sommes fascinés par les gratte-ciels et nous voulons juste les voir de plus près. Le centre financier est la vitrine de la bonne santé économique du Panama grâce au canal du même nom mais également grâce à des choses plus discutables comme l’évasion fiscale ou le blanchiment d’argent. Vous avez sûrement entendu parler des fameux Panama Papers, cette fuite de documents incriminant des milliers d’entreprises offshore. Nous n’allons pas rentrer dans les détails car c’est ardu mais sachez que tout est parti d’une de ces tours via un lanceur d’alerte.

Cinta Costera

Un truc sympa à faire est de parcourir la cinta costera à pied, à vélo ou à rollers. C’est une grande promenade d’environ quatre kilomètres en bord d’océan partant du downtown jusqu’au petit port de pêche juste avant le Casco Viejo. Un grand corridor d’arbres sépare la promenade de la route et nous protège bien du bruit et de la pollution du trafic. Le tracé suit des barres de gratte-ciels bien urbains mais, à marée basse, la forte odeur de vase est aussi prenante qu’au milieu des mangroves. La vue sur la skyline vaut également le détour.

Un autre espace vert du downtown est le Parque Omar, le Central Park local. Ces 56 hectares d’espace vert où il fait bon s’y abriter à l’ombre des arbres, comprennent des places de jeux, des pistes de courses, un terrain de foot et de basket, un peu comme les jardins du Turia à Valence. La Vierge Marie trône en bonne place sur une colline dominant le parc car, même si l’argent est la principale religion par ici, le catholicisme reste très présent.

Casco Viejo

Malgré tous ses buildings et sa puissance économique, Panama possède un vrai centre historique qui est un véritable bijou d’architecture coloniale. Le Casco Viejo est construit à la fin du XVIIe siècle sur un promontoire rocheux s’avançant dans l’océan, comme Cádiz qu’on pourrait presque qualifier de jumelle tant les deux villes historiques se ressemblent. La toute première ville de Panama était construite plus au sud mais a été détruite par un tremblement de terre, le coin étant au cœur de la ceinture de feu du Pacifique. Nous confirmons, nous n’avons jamais autant senti la terre trembler depuis que nous sommes arrivés dans le pays! Bref, tout ça pour vous expliquer pourquoi cette ville coloniale est plutôt récente, c’est parce que ce n’est pas l’originale! Quoi qu’il en soit, elle est vraiment très belle avec un caractère bien océanique. (Cádiz on vous dit!) Nous avons particulièrement apprécié le coin plus modeste qui n’a pas encore été restauré, qui baigne dans son jus avec les façades complètement défraîchies et les enfants qui jouent et courent dans les ruelles. Nous n’y avons pas encore été mais c’est exactement comme ça que nous imaginons la ville de la Havane!

Plaza Mayor

Dans les alentours de la Plaza Mayor, également appelée Plaza de la Independencia, l’ambiance change complètement! Les bâtiments sont d’une restauration irréprochable et le quartier a un peu vendu son âme au tourisme. Mais nous ne boudons quand même pas notre plaisir à admirer ce quartier vraiment magnifique et qui mérite amplement son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. La cathédrale Santa Maria Antigua, qui date de 1688 mais qui a subi une cure de jouvence en 2018, trône fièrement sur la Plaza Mayor et peut se targuer d’avoir reçu le pape en 2019 afin de célébrer la fin des travaux de restauration. Pendant l’époque espagnole, ses deux tours étaient les plus hautes d’Amérique Latine. Nous la trouvons vraiment très belle avec sa façade en marbre et son architecture baroque typique. Un seul gros bémol dans tout ça : le Casco Viejo n’a pas été rendu aux piétons et le trafic devient infernal dans les petites rues du quartier.

Plaza de Francia

Chers amis Français, vous qui êtes très nombreux à nous suivre, nous vous dédions ce paragraphe car nous avons trouvé VOTRE place! Elle a été construite en 1922 sur un terrain laissé vacant par un incendie, à la pointe du promontoire rocheux où se trouve le Casco Viejo. On vous a laissé une place de choix et c’est amplement mérité puisque ce square a été construit en l’honneur des Français qui ont été les pionniers de la construction du canal de Panama. L’obélisque qui domine la place est même surmontée d’un coq, rien n’a été laissé au hasard! Aujourd’hui, il y a une galerie d’art ainsi que l’ambassade de France. Il y a vraiment pire comme endroit pour être ambassadeur!

Le canal de Panama

Nous ne pouvions pas rester à Panama sans aller voir l’ouvrage le plus célèbre du pays! Il y a des visites possibles du côté des écluses mais nous avions envie de le voir où il commence à son embouchure sur l’océan Pacifique. Pour s’y rendre, c’est super facile : il suffit de prendre le métro jusqu’à Albrook, le terminus de la ligne 1 puis le bus C850 qui passe toutes les demi-heures.

Au XVe siècle déjà, les Espagnols étudiaient la possibilité de construire un canal afin de relier les deux océans et d’éviter aux navires de faire le détour par le cap Horn, à des milliers de kilomètres plus au sud. Mais le manque de moyens techniques à l’époque et la réticence de la couronne d’Espagne à financer un projet d’une telle envergure a fait que l’idée fut tombée aux oubliettes. Il faut attendre 1880 et le Français Ferdinand de Lesseps, qui avait déjà mené à bien la construction du canal de Suez en Egypte, pour que les travaux commencent. Mais des affaires de corruption sortent au grand jour, les Panama Papers de l’époque, et le chantier est mis en stand-by. Finalement, ce sont les Américains qui mènent le projet à terme et le canal est mis en service en 1914. Le canal a d’ailleurs été la propriété des Etats-Unis jusqu’en 1999 où il fut rétrocédé au Panama.

Aujourd’hui, plus de 14’000 embarcations empruntent ce canal chaque année même si ça ne se voit pas trop sur nos photos car nous y avons été un dimanche quand les activités tournent au ralenti. Evidemment, nous mourrons d’envie de voir l’embouchure côté Atlantique, à Colón à 80 kilomètres de là, mais tous le monde nous déconseille fortement d’y aller. Nous allons donc suivre ces conseils et nous contenter de la côte Pacifique.

Les alentours du canal valent également le coup d’œil. Pour compenser les activités pas très écolos du transport maritime, des réserves naturelles protégées ont été crées tout le long du tracé et ça donne de superbes paysages de forêts, surtout que le relief est bien découpé. Nous nous sommes promenés un peu le long du Paseo del Canal qui est très sympa et avons aperçu une faune locale que nous ne nous attendions pas du tout à voir en ville comme un énorme crocodile que nous n’avons pas pu photographier car Monsieur se prélassait sur la zone protégée et interdite des autorités du canal. Nous ne nous attendions tellement pas à en voir ici que nous l’avons, au premier abord, pris pour un morceau de bois!

Dans le coin, il y a également le Biomuseo reconnaissable à son architecture très colorée. Nous n’y avons pas été car les dix-huit dollars d’entrée nous ont un peu refroidis et nous préférons les investir dans des cafés. (#irrécupérables) Sachez qu’il existe, que c’est le musée d’histoire naturelle du Panama et qu’on y explique, entre autre, comment l’isthme de Panama s’est formé pour finalement relier les deux Amériques entre elles.

Il reste encore une multitude de choses à voir en ville comme, entre autres, le site archéologique de Panama Viejo ou le parque natural metropolitano mais il aurait fallu prolonger notre séjour. Nous avons longuement hésité à rester un peu plus mais l’appel des Caraïbes s’est fait plus fort. (#spoiler)

Nous ne nous attendions pas à voir une ville aussi cool et aussi variée! Nous avons également été étonnés de tous les espaces verts! Malgré sa grande taille, son dynamisme et son trafic parfois infernal, Panama reste une ville agréable grâce à ses promenades, sa diversité culturelle et son ouverture sur l’océan.

Panama City était notre but depuis que nous avons décidé de descendre tout l’isthme panaméricain. Et voilà, maintenant nous y sommes! Nous avons un peu de peine à réaliser le chemin parcouru mais nous sommes enchantés de notre périple. Mais, bonne nouvelle, le voyage ne s’arrête pas là puisque nous avons décidé de continuer notre aventure américaine jusqu’au 22 juin, date de notre retour sur la péninsule ibérique. En attendant, nous allons essayer de découvrir de nouvelles choses et bien sûr de vous les partager sur ce blog.

Bocas del Toro, le paradis caribéen du Panama

Nous avons quitté assez vite le Costa Rica pour des questions de budget! Dans la suite logique de notre voyage à travers l’Amérique Centrale il y a… le Panama! Oui, c’est vrai, ce n’était pas bien compliqué à deviner et d’ailleurs, vous avez été la quasi majorité à imaginer très justement la suite de notre voyage.

Bon avoir un itinéraire logique c’est bien mais il y a quand même une frontière à passer. Depuis Quepos, notre dernier lieu de villégiature costaricien, il y a presque encore deux cents kilomètres jusqu’à la douane. Nous nous mettons donc en quête d’un bus mais le personnel pas très « Pura Vida » du terminal nous fait tourner un peu en bourrique. Nous finissons quand même après d’âpres discussions par trouver notre bonheur même s’il faut aller le chercher à l’hôpital. Oui, la phrase précédente paraît un peu tirée par les cheveux mais nous devons bien prendre le bus en face de l’hôpital, à trois kilomètres du centre de Quepos. Il y a des bus urbains qui s’y rendent toutes les trente minutes, ce n’est pas un problème. On nous dit d’y être à huit heures et quart car nous devons choper le bus qui part de San José à six heures du matin. Nous avons attendu jusqu’à dix heures moins quart que notre convoi veuille bien arriver. Heureusement, le personnel hospitalier nous a laissés utiliser les places de pique-nique du jardin de l’hôpital pour y prendre notre petit déjeuner à l’ombre des arbres.

Paso Canoas, la ville frontière, est un véritable bordel avec ses échoppes duty free, ses rabatteurs, ses taxis et son trafic infernal. Le Costa Rica ne nous avait absolument pas habitué à ça. Quand on arrive en bus, comme nous, il faut retourner en arrière car on nous dépose dans la zone franche, pratiquement devant le bâtiment de douane du Panama. Avant de se faire tamponner le passeport pour la sortie, il faut aller s’acquitter des frais de sortie dans une petite maison jaune à droite de la route. La taxe s’élève à neuf dollars (oui, c’est du vol!) payable uniquement en dollars américains et seulement en cash! Donc il faut prévoir le coup! Mais apparemment, depuis notre passage, le progrès est arrivé et il serait possible de s’acquitter de cette taxe de sortie en ligne.

L’entrée au Panama est beaucoup plus simple et plus cordiale même si on nous a demandé un billet de sortie du territoire. Le terminal des colectivos se trouve tout de suite après le bâtiment de l’immigration. Nous nous sommes arrêtés à David, la troisième ville du pays où nous avons « attendu » que le week-end de Pâques se termine pour continuer nos aventures. C’est une ville super moche et sans intérêt mais elle nous a permis de faire nos premières découvertes du Panama hors des circuits touristiques. Notre première impression a été très positive : le pays a l’air moins américanisé que ses voisins, les gens sont plus chaleureux, le pays est plus ouvert sur le monde (merci le canal!) et les panaméens ont un amour du café encore plus fort qu’au Guatemala.

Bocas del Toro

Si nous sommes restés à David, c’est pour une raison bien précise. C’est de là que part la seule route qui nous mène à notre but, la côte caraïbe. Depuis le terminal des bus, il faut prendre un colectivo en direction de Changuinola et s’arrêter à Almirante. (8,45$) Nous l’avons pris à six heures du matin pour assurer le coup avec le ferry qui part à midi, c’était le bon timing. Le bus nous dépose au bord de la route principale et il faut descendre ensuite jusqu’au port, il faut compter un petit quart d’heure à pied même si les chauffeurs de taxi essaieront de vous faire croire que c’est beaucoup plus loin et que c’est très compliqué à y aller!

Le ferry est gratuit mais il faut bien viser les horaires : sept heures du matin, midi ou quinze heures trente, en semaine. Sinon, il y a des lanchas beaucoup plus rapides qui font la traversée à toute heure pour six dollars. Mais ça n’a pas le même charme que ce gros traversier qui avance gentiment entre de magnifiques îlots constitués de mangroves. Cette lenteur nous a permis d’apercevoir des dauphins à plusieurs reprises durant la traversée! Après une heure et demie de navigation sur une mer super calme, nous voici arrivés à Bocas Town sur la Isla Colón 

Bocas Town

Bocas del Toro est en fait tout un archipel situé au nord du Panama dans la mer des Caraïbes. L’île principale est la Isla Colón nommée en l’honneur de Christophe Colomb (Cristóbal Colón en espagnol) qui débarqua sur cette île en 1502 après sa quatrième traversée de l’Atlantique.. Le plus drôle c’est que pour ce voyage là, son point de départ était Cádiz, pratiquement comme nous! Nous pouvons donc presque nous considérer comme des compagnons de voyage du grand explorateur génois! Bon d’accord, nous avons juste un peu plus de cinq siècles de retard et de meilleurs transports (quoique les Chicken bus…), mais on ne va quand même pas chipoter pour ça, n’est-ce pas?

Bon nous allons arrêter de raconter des bêtises et nous allons plutôt vous parler de cette magnifique île et de sa capitale, Bocas Town, à l’ambiance toute caribéenne avec ses maisons typiques en bois très colorées dont certaines sont sur pilotis. Certes, une partie de la ville est dédiée au tourisme avec ses hôtels, ses bars, ses agences de tours et ses boutiques de souvenirs mais nous nous attendions à bien pire. Nous croyons même avoir trouvé où se cache la fameuse Pura Vida que nous avons cherché en vain au Costa Rica!

Playa Istmito

Bocas del Toro se trouve sur une petite péninsule reliée à la Isla Colón par un isthme sur lequel se trouve la playa qui, du coup, porte bien son nom. (Istmito signifie petit isthme en espagnol). Elle est accessible à pied depuis le centre-ville, il faut compter environ dix minutes de marche. Le sable est gris, doux mélange entre le blanc des Caraïbes et le noir volcanique, car oui, la cordillère et ses volcans ne sont pas loin. Le coin est agréable pour la baignade : l’eau est claire, chaude et il y a une baie qui protège la plage des courants, c’est assez calme. Nous qui n’avions plus vu les Caraïbes depuis Cancún, nous sommes aux anges!

Boca del Drago

Nous adorons Bocas Town et ses maisons colorées sur pilotis mais notre curiosité naturelle nous pousse à aller voir ce qu’il y a de l’autre côté de l’île. Il y a même un colectivo qui nous y emmène pour 2,50$ par trajet. Il part toutes les quarante-cinq minutes depuis la place centrale et il faut compter une bonne heure de route pour s’y rendre. Le centre de l’île que nous traversons est totalement sauvage et est entièrement recouvert d’une magnifique forêt tropicale qui a l’air bien préservée.

Boca del Drago se trouve au point exact où débarqua in extremis Christophe Colomb après avoir bravé un horrible ouragan. Aujourd’hui, il y a quelques petites maisons en bois au bord d’une superbe baie aux eaux cristallines. Le temps semble vraiment s’être arrêté par ici.

Playa Estrella

Pour y accéder, il faut emprunter un petit sentier qui part depuis la jetée de Bocas del Drago. Il longe la plage, est tout plat et pas très long, on peut donc y aller en mode plagiste sans problème. Nous ne pouvons pas vous donner une idée de temps de marche plus précise car nous nous sommes arrêtés tous les deux mètres pour observer un arbre, des bébêtes ainsi qu’une magnifique mangrove!

En chemin nous avons croisé une raie manta, des poissons volants coursés par un dauphin, des libellules, des loris, des papillons et des oiseaux plus incroyables les uns que les autres.

Sur les photos ci dessous, nous avons plus ou moins réussi à immortaliser un anolis (à gauche) et un crax alector (à droite).

Nous finissons quand même par arriver à la Playa Estrella. Elle porte très bien son nom (plage de l’étoile) car le lieu est un sanctuaire à étoiles de mer qui viennent s’y reproduire. Elles y sont d’ailleurs protégées. La plage se trouve en bordure d’une superbe mangrove et pourtant le fond reste clair est n’est pas du tout vaseux comme souvent dans ce genre d’environnement.

Bastimentos

Lors de notre séjour au Panama qui a suivi notre voyage en Colombie, nous sommes, bien évidemment, retournés à Bocas del Toro qui a été un véritable coup de coeur! Nous y avons passé plus de temps et en avons profité pour aller voir d’autres îles. Une d’entre elles est Bastimentos, au sud de la Isla Colón et la plus grande île de l’archipel. Pour s’y rendre, il suffit d’affréter une lancha (5$ par personne et par trajet) qu’on peut trouver sur n’importe quel ponton de Bocas Town et qui vous y emmène en une petite dizaine de minutes. Il faut quand même avoir l’estomac bien accroché. Les capitaines naviguent à tombeau ouvert et prennent les vagues de front, ce qui nous a littéralement fait voler. Heureusement que ça ne dure pas très longtemps!

Old Bank

Nous débarquons à Old Bank, le seul village de l’île. Il se compose d’une rue piétonne, de quelques maisons colorées sur pilotis, de quelques simple hébergements, d’un ou deux restaurants et d’une supérette pour les produits de base, et c’est tout! Pensez donc à prendre du cash et quelques réserves si vous prévoyez d’y passer quelques temps. Si l’ambiance est déjà super chill à Bocas Town, à Old Bank c’est mille fois plus calme! Par contre, la culture est totalement différente. Ici, ce sont les Caraïbes à mille pour cent! Les habitants sont plutôt afro-antillais et parlent le créole.

Playa Wizard

Elle se mérite quand même un peu cette plage puisqu’elle se situe à 1,2 kilomètres du village d’Old Bank et qu’il faut franchir un col culminant à l’altitude honorable de 58 mètres! Mais pas de panique, il y a un sentier super bien aménagé où il est même possible d’y aller en tongs! Le chemin passe à travers une forêt tropicale assez exceptionnelle où nous avons pu apercevoir quelques animaux dont des oiseaux, des papillons, des libellules, des araignées qui font peur, une couleuvre et, cerise sur le gâteau, des paresseux.

Comme vous le savez, il n’est pas facile d’immortaliser des animaux sauvages. Néanmoins, nous avons plus ou moins réussi à en filmer quelques-uns qui sont dans nos stories Instagram sous les onglets « Panama » ou « Animals ».

La récompense qui nous attend au bout de cette petite marche vaut amplement le détour! La Playa Wizard est une magnifique plage sauvage bordée de végétation tropicale qui nous rappelle celles que nous avons vu dans le parc Similajau à Bornéo. Nous sommes sur la côte extérieure de l’archipel donc les courants sont assez forts, ce qui fait le bonheur des surfeurs qui viennent profiter des jolies vagues. Malgré tout, il a valu la peine de braver la mer agitée en lancha pour venir voir cette merveille!

A l’extrémité nord de playa Wizard, il y a normalement un chemin qui nous emmène à Red Frog Beach mais avec toutes les pluies qui sont tombées en ce début d’année, le sentier est impraticable. Malgré tout, nous avons quand même réussi à apercevoir une « red frog », une grenouille rouge dans la forêt près d’Old Bank.

Carenero

Carenero est une toute petite île située juste en face de Bocas Town. Elle est accessible en tout juste deux minutes de lancha depuis n’importe quel ponton de la ville. Nous avions vu que le prix de la traversée coûtait deux dollars par personne mais, à chaque fois, on ne nous a demandé qu’un dollar! Le trajet est tellement court que nous n’avons même pas eu le temps d’avoir le mal de mer!

L’île de Carenero est tellement petite qu’il est possible d’y faire le tour à pied en moins de deux heures! Contrairement à ses grandes sœurs de l’archipel , elle a la particularité de ne posséder aucun relief. C’est juste un morceau de terre posé sur la mer. Il y a deux boucles pour explorer les lieux : une grande et une petite. Nous étions bien partis pour faire la grande boucle, mais avec le temps plutôt pluvieux que nous avons, une partie du chemin est devenu impraticable. Nous avons dû rebrousser chemin et nous contenter du petit itinéraire. Les sentiers sont faciles et s’effectuent sans problème en mode plagiste. Vous risquez juste de donner un bon bain de boue à vos pieds! (Oui, c’est du vécu!)

La mangrove

Le centre de l’île abrite une magnifique mangrove relativement bien préservée. Elle ressemble un peu à celles qu’on peut trouvé à l’intérieur du parc national des Everglades en Floride. Une jolie faune aviaire peuple les lieux ainsi que des crabes avec une pince plus grande que l’autre qui ressemblent à nos crabes violonistes de la baie de Cádiz.

Sous ces latitudes, la terre est tellement dense que l’oxygène a de la peine à y frayer son chemin. Les arbres ont trouvé une parade en déployant d’immenses racines à ciel ouvert pour mieux absorber l’oxygène. Dans cette mangrove, les racines sont tellement belles que ça en devient une véritable œuvre d’art!

La playa

La playa n’est pas très grande mais est digne de toutes les plages de rêves des Caraïbes! Elle est protégée des courants par les autres îles de l’archipel donc c’est assez top pour la baignade. Elle est bordée de cocotiers qui font office de parasols naturels et l’eau est vraiment turquoise comme on peut s’y attendre dans cette région.

Nous avons vraiment été subjugués par Bocas del Toro! Nous en avons vu des plages de rêves mais celles de l’archipel resteront en bonne place dans nos préférées. C’est la preuve que nous ne sommes pas encore blasés malgré des années de vadrouille derrière nous et c’est plutôt une bonne nouvelle!

Les ferries pour partir de ce paradis sont à huit heures et demies, dix heures ou à quinze heures. Il y a moins besoin de viser les horaires car, dans les deux cas, vous arriverez à rejoindre David le même jour à moins qu’une grève vous bloque la route vous forçant à faire un petit bout à pied, vos sacs sur le dos en plein cagnard de midi afin de prendre un autre colectivo qui vous attend de l’autre côté du barrage. Oui, c’est du vécu! Si vous allez au Costa Rica via Changuinola, c’est encore plus court!

A notre avis, Bocas del Toro est un incontournable du Panama! Ce serait vraiment dommage de passer à côté. C’est relativement facile à accéder en transports publics, à budget raisonnable tout en restant assez préservé du tourisme de masse. Nous croisons les doigts pour que ça dure!

Bilan du Costa Rica

Même s’il a été un peu particulier, ce voyage au Costa Rica mérite, comme tous les autres, son traditionnel bilan. Ce séjour était spécial pour nous car nous étions en très bonne compagnie. La famille de Van : ses parents et sa sœur nous ont fait le plaisir de venir faire un bout de chemin avec nous et découvrir les trésors de ce pays.

Le Costa Rica est surtout connu pour ses parcs nationaux, sa faune et sa flore. Est-il aussi spectaculaire qu’on le prétend? C’est ce que nous allons voir dans cet article même si ça ne reflète que notre humble avis.

En Chiffres

Durée du séjour

Pile deux semaines!

Budget

Difficile d’établir un budget qui tient la route car notre famille a été plus que généreuse! Nous en profitons d’ailleurs pour les remercier encore une fois de leur gentillesse!

Sachez que le Costa Rica est un pays horriblement cher. C’est carrément à oublier si vous avez seulement un budget backpacker très serré. Même vivre comme les locaux est très onéreux : par exemple, nous avons payé des mangues au marché le double qu’en Floride qui n’est de loin pas réputée pour ses bas prix! Nous avons d’ailleurs demandé aux locaux comment ils s’en sortaient, pour manger notamment. Ils nous ont répondu qu’ils ne s’en sortaient pas et qu’ils se contentaient de manger du « gallo pinto » (du riz mélangé avec des haricots rouges, un incontournable en Amérique latine mais qui nous sort par les oreilles tellement c’est fade et dégueu!) et que parfois ils se permettaient des œufs. Pas très Pura Vida tout ça!

Distance parcourue

1361 kilomètres de Peñas Blancas (frontière du Nicaragua) – San José – La Fortuna – Cañas – Parc National du Volcan Tenorio – Cañas – Monteverde – Tamarindo – Quepos – Paso Canoas (frontière panaméenne) Une bonne partie en voiture de location et le reste en bus.

Provinces traversées

Quatre : Guanacaste, Alajuela, San José, et Puntarenas. Le Costa Rica ne compte que sept provinces donc ça nous fait environ la moitié.

Extrêmes d’altitude

Le niveau de la mer sur la côte Pacifique et 1500 mètres à Monteverde. Rien de bien extraordinaire.

Extrêmes de températures

22 petits degrés et un vent à décorner les boeufs à Santa Elena / Monteverde mais c’est normal au vu de l’altitude et 36 degrés à Quepos, c’est chaud mais normal pour la saison.

Nombres d’animaux observés

Impossible de chiffrer tellement ils étaient nombreux! Certes, quand on va au Costa Rica, c’est dans le but de voir la vie sauvage, le pays est reconnu pour ça. Mais là, nous devons avouer que la diversité de la faune locale a été bien au delà de nos espérances! Avec Bornéo et les îles Galapagos, c’est THE coin pour croiser des petites bébêtes

Coup de cœur / Coup de gueule

Le Costa Rica ne nous a de loin pas laissés indifférents! Qu’est-ce que nous avons aimé? Ou pas? Les réponses sont juste ci-dessous! Comme d’habitude, nous commençons par le négatif histoire de garder le meilleur pour la fin!

Bof bof

San José

De toutes les villes d’Amérique Centrale où nous avons été, San José est, jusqu’à présent, la pire de toutes et la seule où nous avons ressenti un peu d’insécurité. La ville est moche, polluée, pleines de gens pas sympas et stressés et envahie par toutes les chaînes de fast-food américaines. Nous y avons juste récupéré nos compagnons de voyage et nous ne nous y sommes pas attardés mais si vous pouvez complètement éviter la capitale, faites-le!

La disneylandisation de la nature

Certes, les parcs nationaux sont superbes et bien conservés mais est-il obligatoire de les doter de tyroliennes, de parcs aventures ou autres fioritures pour donner un semblant d’aventure aux touristes en mal de sensations pas si fortes? A notre avis, la réponse est non! C’est vrai qu’en tant qu’Européens, nous sommes très puristes en ce qui concerne la nature et que la mentalité est tout autre de l’autre côté de l’Atlantique. Sachant que la majorité du tourisme provient des Etats-Unis, la demande pour ce genre d’activités est très forte et nous trouvons ça bien dommage.

Une conscience pas si écologique

C’est clairement notre plus grosse déception du Costa Rica! Le pays mise une bonne partie de sa publicité sur la protection de l’environnement. Hormis dans les parcs nationaux et pour la gestion des déchets, les Ticos (petit nom donné aux Costariciens) ne valent pas mieux que leurs voisins. Tout est fait pour la voiture individuelle, souvent un gros pick-up bien polluant dont le propriétaire n’hésite pas à laisser tourner le moteur à l’arrêt pour ne pas rester quelques minutes sans climatisation! C’est d’ailleurs le pays de toute l’Amérique Centrale où les transports publics sont le moins développés! Le plastique y est fantastique : bouteilles en PET, pailles jetables, suremballage des produits, etc… Bref, comme presque partout, une vraie catastrophe environnementale.

L’état des routes à Monteverde

Là, on est quand même sur du gros foutage de g…. Nous n’avons jamais vu des routes aussi défoncées depuis le début de ce voyage! Pour un pays qui se vante d’être la Suisse d’Amérique et qui n’hésite pas à tondre les touristes avec les prix d’entrées et des locations de voiture, c’est juste une honte!

La non Pura Vida

Bon déjà c’est quoi cette fameuse Pura Vida? C’est une expression utilisée au Costa Rica pour exprimer une vie simple, chaleureuse, tranquille voire lente en accord avec la nature. Euh, nous avons dû nous tromper de pays car nous n’avons pas du tout ressenti ça! Pourtant, nous avons bien pu échanger avec les locaux. Nous aurions peut-être pas dû car beaucoup d’entre eux sont très critiques voire même amers avec le développement touristique du pays. On nous a même sorti un « odiamos a los Gringos! » (Nous haïssons les Gringos, soit les ressortissants des USA) Et comme un Gringo ne se différencie pas forcément d’un Européen, nous sommes tous mis dans le même panier et sommes accusés, souvent à tort, de n’apporter que des problèmes au pays. Sympa l’accueil! Et encore, nous avons été épargné grâce à notre castillan typique d’Espagne bien reconnaissable. Bref, nous n’avons peut-être pas été au bon endroit ou parlé aux bonnes personnes mais, à notre humble avis, la Pura Vida n’est qu’un gros fake.

Nous allons quand même conclure ce paragraphe par une note un peu plus positive car la Pura Vida existe bel et bien! Nous l’avons rencontrée à plusieurs reprise, au Laos, au Cambodge, en Malaisie, à Zanzibar, au sud du Nicaragua et, attention spoiler, au Panama!

Trop top!

C’est vrai que ci-dessus, nous n’avons pas été tendre avec le Costa Rica. Rassurez-vous, il y a quand même quelques points positifs et des choses que nous avons aimées!

Les forêts

Nous sommes super fans des forêts tropicales humides. (surtout Van!) Sur ce point là, le Costa Rica nous a bien gâtés! Une bonne partie du pays est couverte d’une superbe végétation bien humide dans laquelle nous adorons nous perdre!

Rio Celeste et le parc du volcan Tenorio

C’est le parc national que nous avons préféré. Bon, nous ne les avons de loin pas tous visités mais celui-là nous vous le conseillons sans hésiter! La forêt est superbe, la faune est bien présente, il y a plusieurs itinéraire de rando et, le best du best, il y a le Rio Celeste. Il paraît que nous avons eu de la chance car, avec la pluie, l’eau de la rivière est souvent grisâtre. Nous l’avons vue bleu tirant sur le turquoise et c’est juste waw!

La vie sauvage

Comme déjà mentionné plus haut, le Costa Rica a dépassé nos attentes en terme de faune sauvage. Nous sommes incapables d’énumérer tout ce que nous avons vu tellement c’était énorme et varié! Sur ce sujet, ça restera un de nos meilleurs souvenirs de voyage!

La côte Pacifique

Et il paraît que la côte Caraïbe est encore mieux! Mais celle du Pacifique est déjà bien ouf! Nous y avons trouvé de superbes longues plages sauvages bordées de mangroves. La forêt côtière à Quepos est également incroyable. Nous avons eu la chance d’apercevoir une dizaine d’aras rouges, qui doivent faire partie des plus beaux oiseaux du monde! Cerise sur le gâteau, il y a de magnifiques couchers de soleil!

Las enchilladas de papas

Vous avez sûrement remarqué que ces dernières semaines nous n’avons pas du tout parlé de bouffe! La cause est simple : en Amérique Centrale, ce n’est pas bon du tout! Alors quand, pour une fois, nous tombons sur quelque-chose de digne d’être mentionné, nous sautons tout de suite sur l’occasion. Ces enchilladas ressemblent à un chausson fait de pâte feuilletée, mais de la vraie pâte feuilletée bien croustillante et sortant du four! A l’intérieur, il y a une farce de pommes de terre marinées dans une sauce au chili qui pique un peu, mais pas trop! C’est super bon! Certes, ça ne vaudra jamais un curry indien ou un pad thai mais, pour ce continent, c’est déjà de la haute gastronomie!

Il est vrai que ce bilan est un peu mitigé et pourrait faire croire que nous sommes déçus du Costa Rica. Ce n’est pas tout à fait le cas car la plupart des choses négatives que nous avons ressorties, nous les avions lues auparavant, donc ça n’a pas été une surprise. Nous sommes arrivés dans le pays depuis le Nicaragua qui a été un véritable coup de cœur pour nous. Peut-être que notre ressenti aurait été différent si nous étions arrivés directement depuis l’Europe. Nous ne sommes pas plus enthousiastes que ça sur le Costa Rica car nous n’avons pas réussi à lui trouver une âme.

Toutefois, nous retiendrons de ce voyage la nature, la faune sauvage et surtout les bons moments que nous avons passé en famille qui valent beaucoup plus qu’un bilan un peu moyen.

Tamarindo et Quepos, le Costa Rica côté Pacifique

Nos étapes en forêt et en montagne étaient vraiment très cool mais il faut quand même songer à descendre voir l’océan, qui nous a nargué durant presque tout notre séjour à Monteverde! C’est aussi l’occasion pour la famille de Van de profiter un peu de la plage car, habitant dans les Alpes suisses, elle ne la voit pas souvent. Nous descendons donc de notre montagne mais la route n’est pas meilleure de ce côté. C’est toujours aussi raide et il y a toujours autant de trous. Nous sommes tous soulagés d’arriver enfin en plaine.

Tamarindo

Notre lieu de villégiature est Tamarindo, sur la péninsule de Nicoya. Si vous regardez une carte, le Costa Rica a la forme d’un crabe qui regarde le Pacifique. La péninsule de Nicoya est une des pinces du crabe, celle située au nord, proche de la frontière d’avec le Nicaragua. La station balnéaire est souvent surnommée Tamagringo, nous nous attendions donc à un Cancún bis. Certes, ce n’est plus du tout le petit village de pêcheurs d’autrefois et il y a effectivement tout qui est dédié au tourisme, américain de surcroit, mais nous ne trouvons pas que ce soit si exagéré que ça. Il n’y a rien qui est construit en première ligne en bord de mer, à part quelques petits bars sympas en toit de chaume, et ça change tout! Nous avons d’ailleurs eu un véritable coup de cœur pour la plage restée un peu sauvage, sa végétation tropicale, ses marées, ses pierres volcaniques et ses mangroves! Et nous en avons vu des plages dans le monde!

La côte Caraïbe costaricienne à la réputation d’être beaucoup plus belle que celle du Pacifique. Nous ne pouvons pas infirmer ou confirmer ce fait car nous n’avons pas du tout été sur la côte est. Par contre, ce que nous savons c’est que le Pacifique a un gros avantage sur son rival Atlantique, c’est de se trouver à l’ouest. Qui dit côte ouest dit coucher de soleil! Et celui de Tamarindo était juste magique!

Nous continuons notre route vers le sud jusqu’à la station balnéaire de Jaco. Si vous pouvez éviter le coin, faites-le! Déjà, c’est super moche et la plage n’est pas ouf. C’est la station balnéaire la plus proche de San José où les habitants de la capitale viennent y passer week-ends et vacances de débauche. Un vrai Spring Break local!

Le choix de Jaco est purement pratique car c’est la localité côtière la plus proche de l’aéroport de San José d’où la famille de Van doit reprendre son avion pour déjà rentrer en Suisse. Nous profitons de cet article pour les remercier chaleureusement de leur visite et du séjour en général! C’était intense mais c’était vraiment chouette de passer un moment tous ensemble loin des lieux habituels. Nous avons passé par des endroits où nous n’aurions probablement pas été de nous-même comme Tamarindo qui finalement fut une belle surprise et notre gros coup de cœur du Costa Rica.

UN GRAND MERCI A VOUS TROIS!

Quepos

Les vacances en famille étant terminées, nous reprenons nos backpacks et les transports en commun toujours en direction du sud. Nous pensions nous arrêter à Uvita mais en changeant de bus à Quepos, le coin nous a paru sympa et nous avons finalement décidé d’y poser nos sacs. C’est le lieu de départ pour le parc national Manuel Antonio mais il faut acheter les billets online à l’avance. Ce que nous n’avons pas fait puisque cette étape n’était pas prévue à la base. Nous avons juste profité de l’ambiance chill du lieu pour préparer un peu la suite et nous remettre à jour dans nos jobs.

Parque Nahomi

La plage de Quepos se trouve au nord de la ville et est séparée du continent par un petit bras de mer qu’il faut traverser en lancha. De loin, elle a vraiment l’air belle mais nous n’y sommes pas allés. Notre curiosité naturelle nous a plutôt mené vers le sud. Nous nous sommes retrouvés, après une marina très moche, au parc Nahomi. Le parc en lui-même n’a rien d’extraordinaire, c’est un parc municipal standard, il y a juste des bancs et une place de jeux. Mais il est situé sur un petit promontoire rocheux dominant l’océan d’où nous avons une superbe vue sur la forêt tropicale recouvrant quelques rochers karstiques se jetant dans la mer. Il y a un petit air de sud de la Thaïlande ici.

Reto Mae

Vous imaginez bien qu’en voyant toute cette magnifique forêt tropicale nos gambettes se sont mises à nous démanger! Tant mieux car il y a bien un sentier dans tout cette végétation qui s’appelle Reto Mae. C’est une très belle alternative au Manuel Antonio et, en plus, c’est gratuit! Par contre, le chemin est vraiment scabreux, même pour nous qui sommes d’assez bon marcheurs! Nous sommes aux anges, tout seuls au milieu de la nature avec comme compagnons de routes des singes capucins, que nous apercevons enfin pour la première fois depuis notre arrivée dans le pays, et de magnifiques aras rouges qui sont sûrement les plus beaux oiseaux que nous n’ayons jamais vus de notre vie! Evidemment, ces petites bêtes ne se laissent pas photographier, nous avons juste pu capter l’arrière-train d’un singe. Nous sommes sûrs qu’il a fait exprès de nous exposer ses fesses, le bougre! Allez, nous vous mettons quand même cette photo compromettante juste pour le fun!

Nous vous imaginons très bien scruter attentivement la galerie ci-dessous afin de repérer le fessier d’un singe!

La montée est raide, le chemin un peu scabreux et parfois à pic, il fait une chaleur humide étouffante et il y a des singes qui nous narguent en nous montrant leurs fesses! Mais le jeu en vaut la chandelle avec cette vue incroyable sur l’océan et sur la côte découpée couverte de végétation tropicale. L’eau est tellement claire que nous pouvons apercevoir les cailloux dans la mer depuis en haut!

La Paipa

Toujours pendant notre « balade », nous descendons un sentier très escarpé qui nous mène dans une petite crique vraiment idyllique, la playa Paipa. Ce n’est pas du sable fin mais des cailloux qui nous attendent mais, mis à part ce petit détail, c’est vraiment la petite plage de rêve! Une eau cristalline et chaude dans une petite baie protégée par la forêt, ça fait rêver n’est-ce-pas? En plus, nous étions seuls au monde. De quoi recharger un peu nos batteries et nous rafraichir avant de reprendre la grimpette!

Ok, c’est vrai, nous n’étions pas totalement seuls au monde! Un petit Bernard-l’hermite un peu curieux est venu nous honorer de sa présence!

La balade était vraiment super chouette en pleine nature avec beaucoup d’animaux à observer mais nous ne la conseillons qu’aux bons randonneurs équipés de bonnes chaussures. C’est raide, pas toujours bien entretenu et c’est parfois à pic, donc si vous avez le vertige, ce n’est vraiment pas pour vous.

Voilà, notre aventure au Costa Rica s’arrête là sur les bords du Pacifique. C’est un pays hyper méga cher et nous n’avons pas envie d’y consacrer tout notre budget. Mais nous avons vraiment fini en beauté! Nous allons donc, comme prévu, continuer notre route vers le sud où nous ne manquerons pas de partager nos nouvelles aventures avec vous!

Rio Celeste et Monteverde, au cœur des forêts tropicales du Costa Rica

Après une visite de la Fortuna et de ses alentours un peu mitigée, nous continuons notre road trip en famille à la découverte de nouveaux trésors naturels du Costa Rica. La route est assez jolie, elle longe la laguna Arenal même si le volcan du même nom a repris sa mauvaise habitude de se cacher derrière un manteau de brume.

Parc national du volcan Tenorio

Il est courant de visiter le parc national du volcan Tenorio à la journée depuis la Fortuna. (compter une bonne heure et demie de route par trajet). Nous avons choisi de dormir à proximité, vers la petite ville de Cañas, afin que la famille de Van ne passe pas son temps de voyage dans la voiture. La ville n’a absolument rien d’intéressant si ce n’est de ne pas être touristique et de ne pas adhérer à la culture américaine! Oui, pour nous cette absence de Disneylandisation en fait un coin intéressant!

Le parc national se trouve à 58 kilomètres de Cañas dans la localité de Bijagua de Upala. Même si la météo est au beau fixe au départ, il faut prévoir les imperméables car le site se trouve dans une forêt bien humide. Nous avons d’ailleurs chopé une belle pluie tropicale digne de ce nom mais, ouf, nous étions équipés! Mais c’est sous la pluie que la végétation est, à nos yeux, la plus belle, le vert des feuilles est encore plus profond et ça sent super bon! Quoique pour le dernier point ça ne se vérifie pas vraiment. Nous sommes sur les pentes du volcan Tenorio qui dégage une forte odeur de souffre qu’on pourrait comparer à une odeur d’œuf pourri et c’est assez prenant.

Rio Celeste

Le clou du spectacle reste quand même la cascade du Rio Celeste. Il y a plein de marches glissantes pour y accéder, qu’il faut remonter ensuite mais ça vaut vraiment l’effort! Suite à quelques témoignages d’autres voyageurs passés avant nous et avec la pluie battante, nous ne nous attendions vraiment pas à voir l’eau si belle avec sa couleur turquoise unique! Nous avons eu une sacrée chance sur ce coup-là! Une légende raconte que si le Rio Celeste possède cette couleur si particulière c’est parce que quand Dieu a peint le ciel lors de la création du monde, il a nettoyé ses pinceaux dans la rivière. Nous ne sommes pas du tout croyants mais trouvons tout de même cette histoire très jolie.

Malgré la pluie, nous avons quand même pu apercevoir (mais pas photographier) quelques animaux comme des coatis, toutes sortes d’espèces d’oiseaux dont une magnifique pénélope panachée, des tortues ou encore des papillons. Gros manque de bol, Stéphy, la sœur de Van a une phobie irrationnelle des serpents! Et devinez qui en a aperçu un pendant notre balade? Un superbe oxybelis fulgidus, une espèce venimeuse courante en Amérique Centrale, nous observait tranquillement depuis un caillou sans se soucier de la frousse qu’il pouvait ficher aux visiteurs. C’est d’ailleurs le seul animal de tout le parc qui s’est laissé photographier!

Quelques petites infos pratiques
  • Itinéraire : Il faut être véhiculé car aucun transport ne dessert le parc national. Il y a bien un bus mais il s’arrête à Bijagua de Uppala au bord de la route et il reste quand même dix-huit kilomètres jusqu’au site. Depuis Cañas suivre la direction d’Uppala et bifurquer à la localité de Bijagua mais tout est super bien indiqué.
  • Prix d’entrée : 12,50$
  • Matériel à prendre : imperméables et bonnes chaussures de marche. Il pleut beaucoup donc le chemin est glissant et boueux, il y a des petits ruisseaux à traverser à gué.
  • Distance : la boucle entière fait sept kilomètres. Il faut bien compter trois kilomètres aller-retour juste pour la cascade.
  • Difficulté : moyenne. Les chemins sont bien balisés. C’est assez facile jusqu’à la cascade, un peu plus difficile pour monter aux miradors, surtout avec la pluie et l’odeur de souffre très prenante.

Le parc national du volcan Tenorio est celui que nous avons préféré au Costa Rica. Il est un peu en dehors des gros spots touristiques et n’est pas vraiment accessible aux non marcheurs, ce qui élimine une partie des touristes irrespectueux de la nature. Le prix d’entrée de 12,50$ reste relativement correct pour le pays. Pour vous donner un ordre d’idée, c’est plus ou moins le même prix que les pyramides de Gizeh ou le temple de Karnak en Egypte et franchement, ça les vaut. Il y a une multitude d’animaux à observer et le rio Celeste est juste waw!

Monteverde

Voici l’étape de montagne du Costa Rica! Et la plus fraîche aussi! Sur une carte, les distances peuvent paraître assez courtes mais ne vous y fiez pas! Ce sont des routes de montagne très raides et surtout très mal entretenues et pleines de trous qui vous attendent! Nous sommes soi-disant dans le pays le plus riche et le plus prospère d’Amérique Centrale et c’est là que nous avons trouvé les routes les plus pourries depuis notre départ du Mexique. Donc il faut compter bien deux heures depuis Cañas même si la distance n’excède pas 59 kilomètres. Il faut impérativement prendre la route proposée par Google Maps car on serait tenté de prendre la route la plus courte (quatorze kilomètres de moins) mais elle est vraiment à la limite de l’impraticabilité.

Le village pour se loger se nomme Santa Elena et se trouve directement au pied de la forêt de Monteverde. C’est presque autant touristique et surfait que la Fortuna mais il y a une vraie culture et un véritable amour du café qu’il fait bon déguster dans des petits établissement bien sympas. Il y a quand même une curiosité à voir un peu en contrebas de la localité : El Puente Raiz. C’est un ficus géant au bord d’un cours d’eau qui, après un affaissement du sol, a été chercher plus profondément de quoi se nourrir à l’aide de ses gigantesques racines formant un magnifique pont naturel! La marche dans la forêt n’excède pas quinze minutes et le site est gratuit, chose rarissime dans un pays où tout se paie au prix fort!

Il y a également un jardin des orchidées dans le centre de Santa Elena mais franchement, il ne vaut pas le coup! Nous n’étions peut-être pas dans la période de floraison mais nous le trouvons quand même surfait. Il ne vaut de loin pas le jardin des orchidées de Kuching

Depuis Santa Elena, il y a également une jolie vue sur la péninsule de Nicoya ainsi que sur l’océan Pacifique!

Monteverde (montagne verte) porte très bien son nom! Elle est recouverte d’une végétation dense bien verte car les nuages viennent se crocher à la montagne et ont une fâcheuse tendance (ou pas!) à y rester. Là non plus il ne faut pas se fier à la météo de Santa Elena qui peut être bien ensoleillée grâce (ou à cause) des forts vents venant du Pacifique et de la laguna Arenal. Il faut également prévoir des habits chauds car, à près de 1350 mètres d’altitude, ça caille un peu, surtout pour des frileuses comme Van!

Il faut reconnaître qu’une fois dans cette magnifique forêt on oublie tout : les routes pourries, les prix prohibitifs, le froid et même presque les touristes américains qui ne savent pas se comporter dans la nature! Avec Sepilok sur Bornéo, ça reste une des plus belles forêts que nous n’ayons jamais vues!

Ce ne sont pas les possibilités de balades qui manquent à Monteverde et il est vraiment difficile de faire un choix. Il faut y aller au feeling! Notre but était de faire les ponts suspendus sur la canopée. Nous avons été à Selvatura mais nous n’avons aucun point de comparaison avec d’autres parcs pour vous donner un avis objectif. Il y a huit ponts suspendus dans une boucle d’environ trois kilomètres dans la forêt. Nous avons beaucoup apprécié la promenade, la forêt est magnifique et nous avons adoré voir la végétation depuis en haut, le point de vue est complètement différent! Le chemin est vraiment facile mais avec tous les points de vue, nous avons mis une bonne heure et demie pour terminer la boucle. Les ponts sont quand même impressionnants, nous les déconseillons aux personnes souffrant de vertige.

Par contre, nous n’avons pas aperçu beaucoup d’animaux à Monteverde. La flore y est beaucoup plus impressionnante que la faune. Il y a quand même une magnifique gente ailée qui a daigné poser pour notre objectif!

Nous qui aimons les forêts humides, nous avons été servis! La faune et la flore sont magnifiques et nous en avons pris plein les yeux! Nous avons eu un gros coup de cœur pour le Rio Celeste alors que c’est la chose à laquelle nous nous attendions à être déçus. (Oui, ça nous arrive souvent!) Nous sommes ressortis de ces balades crevés, crades, avec de la boue jusqu’aux cuisses, frigorifiés (Van surtout!), voire même apeurés par les serpents pour la sœur à Van mais vraiment enchantés de tout ce que nous avons vu!

La Fortuna et le volcan Arenal

Et voilà, nous avons encore un passage de frontière à notre actif, le cinquième en deux mois! Bon, cette fois, ça n’a pas été aussi épique que pour rentrer au Nicaragua. (Pour rappel, nous vous racontons nos péripéties douanières ici). Nous sommes partis de bon matin depuis San Juan del Sur avec un chicken bus. Un petit changement à La Virgen et, une heure plus tard, nous arrivons déjà à Peñas Blancas, le point frontière. Il nous faudra encore nous délester de 4$ par personne pour pouvoir sortir du Nicaragua. En tout, dans ce pays, les frais de douane nous aurons coûté 34 dollars! Contrairement à l’entrée, nous avons quand même droit à un tampon de sortie sur notre passeport.

Rentrer au Costa Rica n’est qu’une simple formalité. Par contre, on vous demandera un billet de sortie du territoire par voie aérienne! Si vous ne l’avez pas, on vous enverra acheter un billet dans l’agence Ticabus en face. Oui, ils sont de mèche! Donc prévoyez un faux (ou un vrai!) billet d’avion au départ du pays afin de pouvoir accéder au Costa Rica sans autre forme de procès.

Nous avions rendez-vous à San José avec les parents et la sœur de Van, nous avons donc trouvé un bus direct depuis la frontière. Il faut acheter le billet à un guichet, de préférence en colones car le taux de change est vraiment pourri avec le dollar américain, on nous attribue des places et nous avons droit à un bus moderne, climatisé, confortable et silencieux! Depuis le Mexique que nous n’avons plus connu ça!

Pour San José, circulez, il n’y a rien à voir! Nous avons détesté cette ville du plus profond de nos tripes! C’est moche, anarchique, pollué, au trafic infernal et, le pire de tout, sans aucune âme! Les gens sont stressés et les chaînes de fast food américaines s’alignent dans toutes les rues. Pour nous qui venons du sud du Nicaragua très tranquille et très anti-américain, le choc est rude!

La Fortuna

Heureusement, nous ne nous attardons pas à San José. Nous laissons la famille de Van pendant deux jours avec un tour organisé à Tortuguero et nous avançons déjà vers la Fortuna où nous allons tous nous retrouver avec une voiture de location. Attention, il n’y a qu’un bus par jour qui fait le trajet direct San José – La Fortuna. Il part à 8 heures 40 tous les matins depuis le terminal 710 de la capitale. Il faut y être au moins depuis huit heures car il y a la file et le bus part sans vous s’il est complet. Rassurez-vous, il y aurait un autre moyen de s’y rendre en changeant dans la petite ville de Ciudad Quesada mais comme nous avons réussi à prendre le bus direct, nous n’avons pas testé pour vous cette possibilité.

La Fortuna est le point de départ pour explorer le volcan Arenal est ses environs. Le bled en lui-même n’est pas ouf mais il y a de quoi dormir, se restaurer et même d’acheter des souvenirs made in China. Mais les alentours sont verdoyants, couverts par une dense forêt tropicale magnifique. Nous avons même aperçu des dizaines d’espèces d’oiseaux multicolores, tous plus beaux les uns que les autres, sans nous bouger les fesses de la terrasse de notre hostel! La Fortuna est connue pour se situer au pied du fameux volcan Arenal. Un cône triangulaire presque parfait culminant à 1720 mètres d’altitude. Avec ses 7000 petites années, c’est le volcan le plus jeune du pays. Nous avons eu de la chance de l’apercevoir! Le climat est très humide dans la région est le volcan est très souvent caché dans la brume!

El Salto

Afin de nous familiariser avec l’endroit et déjà découvrir un peu de forêt tropicale, nous nous rendons à El Salto à une quinzaine de minutes de marche du centre de La Fortuna. Nous pensions y trouver juste un plan d’eau avec une petite cascade. Que nenni! Il y a quand même une petite balade à faire dans la jungle en longeant le Rio Fortuna aux eaux cristallines. Ce n’est pas très long mais il y a quand même quelques endroits avec des cordes et des troncs d’arbres tombés à enjamber. La forêt est vraiment superbe, la végétation est luxuriante et les animaux que nous pouvons déjà observer sont juste waw! Le gros avantage de cet endroit, c’est qu’il est gratuit, chose très rare au Costa Rica!

Le salto en lui même n’est pas super impressionnant mais c’est déjà super joli. Il y a une piscine naturelle où on peut s’y baigner et où on peut même y sauter accroché à une liane! Bon l’eau descend directement du volcan, elle est donc glacée! Van a évidemment préféré passer son tour.

Catarata La Fortuna

Le point le plus connu de la Fortuna après le volcan Arenal, c’est sa cascade. Elle se situe à cinq kilomètres du centre-ville et avons profité de la voiture de location familiale pour y aller. Le site est déconseillé aux personnes cardiaques ou souffrant d’hypertension et à raison. Il y a plus de cinq cents marches d’escaliers pour descendre à la cascade, qu’il faudra remonter ensuite sous une chaleur humide et étouffante. En plus, c’est assez étroit, sous une végétation dense et avec beaucoup de monde, ça peut vite devenir angoissant. La forêt en elle-même est très belle mais le coin est beaucoup trop fréquenté pour apercevoir quelques petites bébêtes!

La cascade en elle-même est super impressionnante. Elle mesure 70 mètres de hauteur et a un énorme débit. Elle s’écoule depuis une paroi du cerro Chaco, un volcan, petit voisin de l’Arenal. On peut s’y baigner à son pied et c’est bien dommage. La plupart des touristes se croit plus dans une piscine municipale ou dans un parc aquatique que dans un espace naturel protégé et apeure la pauvre faune locale qui nage dans la rivière.

Nous avons été un peu déçus par le site. Oui, c’est magnifique mais c’est beaucoup trop mis en scène et les dix-huit dollars d’entrée nous semblent vraiment excessifs tout en restant accessible à un trop grand nombre de gens, car il n’y a, finalement, pas trop à marcher, et certains ne savent vraiment pas se comporter dans la nature.

La Laguna Arenal

On ne dirait pas au premier abord et pourtant, c’est bien un lac artificiel découlant d’un barrage construit en 1974. Avec ses 85 kilomètres carrés, c’est le plus grand lac du pays. C’est super joli d’y faire le tour en voiture pour y observer la faune locale comme les paresseux, la multitude d’espèces d’oiseaux ou encore des coatis venant quémander de la nourriture directement sur notre voiture.

Animaux qui ont bien voulu poser pour notre objectif

Nous n’avons pas de téléobjectif donc ce sont des photos zoomées et recadrées d’une qualité douteuse mais nous avons quand même réussi, à notre petite échelle, à capturer (seulement en photo, hein!) quelques petites bébêtes.

Dans la galerie ci-dessous, vous pourrez trouver pêle-mêle :

  • un paresseux faisant son yoga
  • des papillons
  • un crocodile
  • une espèce de scarabée faisant la sieste sur une feuille
  • une grenouille à yeux rouges
  • un basilic qu’on appelle ici Jésus-Christ car il court tellement rapidement sur l’eau qu’il donne l’impression de carrément marcher sur l’eau
  • des coatis affamés

Nous ne savons pas trop quelle première impression nous avons du Costa Rica. La nature est très riche et il y a très peu d’autres endroits où nous avons pu observer une faune aussi variée. Nous sommes bien sûrs scotchés devant tant de nature et de beauté mais nous avons l’impression d’être dans un Disneyland géant pour touristes, américains pour la plupart, à qui il faut proposer le plus d’activités « inoubliables » possible comme des tours en quad, des tyroliennes, du rafting, etc qui pour nous ne sont pas en adéquation avec la protection de l’environnement. Il faut aussi compter avec un coût de la vie très cher, pas seulement pour l’entrée des parcs, ça, nous nous y attendions, mais pour la vie de tout les jours. Par exemple, nous avons payé pour une mangue le double qu’en Floride qui est pourtant l’un des endroits les plus chers au monde!

Nous allons quand même continuer notre périple avant de donner un avis trop négatif sur le pays mais pour l’instant, nous n’avons pas le coup de cœur au premier ressenti.

Bilan du Nicaragua

Dans le cadre de notre traversée de l’Amérique Centrale, le Nicaragua se trouve pile au milieu. C’est un petit pays un peu méconnu mais un passage obligé si on parcours l’isthme panaméricain du nord au sud, ou inversément. Mérite-t-il vraiment un séjour? C’est ce que nous allons vous révéler plus bas dans ce bilan.

En chiffres

Durée du séjour

19 jours, un peu moins de trois semaines. Nous n’avons visité que la partie ouest du pays, c’est un bon timing. Il y a sûrement plein d’autres choses à voir dans le reste du pays qui nécessiteraient bien quelques semaines de plus.

Budget

34’226 cordobas 868€ ou 864,80 CHF. Ce qui fait une moyenne journalière de 1801 cordobas soit 45,60€ ou 45,50 CHF. Dans ce budget, outre nos frais habituels (bouffe, logement, transports principalement), il y a également les taxes douanières qui se sont montées à 34$ en tout. (10$ de taxe touristique, 3$ d’entrée et 4$ de sortie du pays, par personne). Nous sommes contents de notre budget. Le Nicaragua n’est pas un pays hors de prix.

Distance parcourue

561 kilomètres de Guasaule (frontière hondurienne) – León – Las Peñitas – León – Granada – Masaya – Granada – Altagracia – Moyogalpa – Rivas – San Juan del Sur – Peñas Blancas (frontière du Costa Rica). Principalement en bus et en ferry sur le lac Cocibolca. Ce n’est pas énorme, ça correspond grosso modo à la côte Pacifique.

Départements traversés

Sept : Chinandega, León, Managua, Masaya, Granada, Rivas, Rio San Juan

Extrêmes de températures

36 degrés sous une chaleur écrasante à León et 25 degrés pendant l’orage à Ometepe. Typique d’un climat tropical.

Extrêmes d’altitude

le niveau de la mer à Las Peñitas et San Juan del Sur, et 254 mètres à Masaya. Rien de bien extraordinaire, le Nicaragua n’est pas un pays avec des altitudes mémorables et comme nous n’avons grimpé sur aucun volcan, nous n’allions pas faire péter les records.

Coups de gueule et coups de cœurs

Nous allons à présent vous livrer nos ressentis sur ce petit coin du monde. Comme d’habitude, nous allons commencer par le négatif histoire de garder le meilleur pour la fin!

Coups de gueule

Le bruit constant

Nous ne sommes pourtant pas des adeptes du silence. Même en travaillant nous mettons toujours un petit bruit de fond comme de la musique ou des podcasts. Nous ne vivons pas non plus dans le pays le plus silencieux du monde et c’est ce qui nous plait. Pour nous, le bruit c’est la vie. Cependant, au Nicaragua, nous avons presque été constamment dérangés par le bruit à n’importe quelle heure de la journée et de la nuit et pratiquement partout, même en pleine nature. Il y a toujours de la musique à coin et du coup, les gens ont pris l’habitude de hurler au lieu de parler. Nous avons peut-être une explication de cet état de fait. Le Nicaragua est en train de plonger dans une dictature atroce où la population est traquée au cas où elle serait dissidente et où la liberté d’expression est inexistante. Nous pensons que les gens mettent de la musique pour ne pas que d’éventuels « ennemis » à la botte du gouvernement entendent leur propos. Nous sommes évidemment très peinés de la tournure politique que prend le pays et nous croisons vivement les doigts pour que la situation change le plus rapidement possible, même si nous n’avons peu d’espoir, malheureusement.

NB : en tant qu’étrangers, nous avons l’interdiction formelle d’avoir une opinion politique sur le pays sous peine d’expulsion ou de nous retrouver en prison. Nous écrivons cet article depuis le Costa Rica donc nous ne risquons pas grand chose en publiant ces propos.

Coups de cœur

Les paysages

Le Nicaragua est connu pour ses paysages à couper le souffle et sa réputation n’est absolument pas usurpée! Volcan, lagunes, forêts tropicales, lacs, mangroves, côte Pacifique superbe, etc. Nous en avons pris plein les yeux durant toute la durée de notre voyage. Le paysage change souvent sur peu de kilomètres, c’est très varié. C’est, pour l’instant, le plus beau pays d’Amérique Centrale que nous avons traversé!

Les transports

Certes, le confort est très relatif mais les transports sont top, autant sur la route que sur le lac. Tout est très bien desservi, c’est très bien organisé, facile à utiliser et c’est super bon marché! A quelques rares exceptions près, il n’y a pas de prix spécial Gringo, nous payons à chaque fois le même pris que les locaux sans à avoir à négocier trois plombes avant.

Les zones piétonnes

Enfin des villes avec des zones piétonnes qui parlent à notre côté européen citadin-bobo. (oui, on assume!) C’est beaucoup plus agréable de découvrir une ville sans être dérangé par le trafic infernal et du coup, la pollution, est moins présente. Même à Moyogalpa, sur Ometepe où le trafic n’est pas très conséquent, il y a une zone piétonne!

L’amour de l’art

Nous avons été impressionnés par la scène artistique très présente au Nicaragua. Il y a des peintures, des fresques, du street art, des mosaïques dans chaque rue. Granada est très connue pour sa poésie. La musique est aussi très (trop!) présente. Même les particuliers ont une grande sensibilité artistique en décorant leurs maisons ou en entretenant leur jardin. Nous ne sommes pas des grands amateurs d’art mais nous sommes sensibles à l’esthétisme que ça apporte. C’est sûrement la dernière liberté d’expression qu’ont les locaux. Espérons que ça ne leur sera pas enlevé!

Le rhum

Il paraît que le rhum nicaraguayen est le meilleur du monde! Nous étions bien obligé de nous sacrifier pour le tester afin de confirmer ou infirmer cette info! La vérité est que nous ne sommes absolument pas des fin connaisseurs en rhum même si nous apprécions particulièrement ce breuvage, mais, en effet, nous l’avons vraiment trouvé très bon.

L’ambiance à León

C’est un peu en rapport avec le paragraphe précédent puisqu’il y a vraiment des petits bars sympa à León. Mais pas que! La ville est dynamique, étudiante, agréable à vivre et nous en avons particulièrement apprécié l’ambiance.

La dolce vita au sud du pays

Ce n’est pas que nous n’avons pas aimé le nord, bien au contraire, mais c’est plus urbain, plus le stress. Au sud, c’est-à-dire à Ometepe et San Juan del Sur, c’est vraiment super tranquille et les gens prennent plus le temps d’échanger. Nous avons vraiment l’impression d’approcher du Costa Rica et de sa Pura Vida. A voir si ça se vérifie une fois la frontière passée.

Il nous semble que ce bilan parle de lui-même! Nous avons littéralement a-do-ré le Nicaragua! Une fois n’est pas coutume, le passage en douane ne nous a absolument pas donné un aperçu du pays! Et heureusement, car sinon nous aurions passé un séjour affreux! Rassurez-vous, la douane de sortie n’a été qu’une simple formalité cette fois. Nous ne nous attendions pas à grand chose car, pour nous, c’était un pays à traverser pour nous rendre au Costa Rica. C’était donc une véritable bonne surprise et un coup de cœur phénoménal! Nous vous recommandons chaudement de vous y attarder si vous prévoyez un trip en Amérique Centrale!

Nous vous l’avons souvent répété, la prochaine étape de cette aventure sera le Costa Rica! Cette fois ça y est! Nous y sommes! Nous y retrouverons la famille de Van qui viendra faire un petit bout de route avec nous et découvrir quelques parcs nationaux. Nous nous réjouissons évidemment de partager cette aventure en famille! Evidemment, nous ne manquerons pas de vous donner un petit aperçu de nos prochaines aventures sur ce blog!