Notre petite incursion au Laos est déjà terminée. Ce petit séjour avait pour but de renouveler notre visa pour la Thaïlande mais nous avons finalement décidé que ce petit coin de pays méritait un petit bilan. Le voici donc!
Magnifique temple bouddhiste à Luang Prabang
En chiffres
Durée du séjour
Neuf jours. Oui, ça mériterait beaucoup plus! Promis, nous y passerons plus de temps la prochaine fois quand nous irons découvrir le sud!
Budget
3’230’700 kips soit 374,80 CHF (331,55€) ce qui fait une moyenne de 41,65 CHF (36,80€) par jour. Nous sommes donc totalement dans notre budget.
Distance parcourue
635 km de Houay Xai – Pak Beng – Luang Prabang – Vang Vieng à Vientiane en tuk-tuk, bus et slow boat. A noter que de naviguer sur le Mékong entre Houay Xai et Luang Prabang nous a fait économiser près de 170 km.
Provinces traversées
Quatre : Bokeo, Oudonsay, Luang Prabang et Vientiane
Extrêmes d’altitude
166 m. à Vientiane et 1895 m. sur le col sans nom (en tout cas nous ne l’avons pas trouvé!) qui fait office de frontière entre les provinces de Luang Prabang et de Vientiane.
Extrêmes de températures
24 degrés à Vang Vieng sous la pluie et 33 degrés lors d’une journée ensoleillée à Luang Prabang. Ce sont des températures normales et de saison sous un climat tropical.
Nombre d’arrêts pour refroidir le moteur du bus entre Luang Prabang et Vang Vien
A chaque virage!
Coups de coeur / Coups de gueule
Voici maintenant la partie la plus intéressante de notre bilan. Comme d’habitude, nous ne changeons pas les règles et commençons par le négatif, ou comme ici, l’absence de négatif afin de terminer sur une note plus positive
Les moins
Nous sommes encore en train de chercher…. Nous n’avons sûrement pas passé assez de temps dans le pays pour voir les choses qui ne vont pas ou qui ne nous plaisent pas.
On a kiffé!!
La bouffe
Ce n’est pas très original de dire que la nourriture est excellente en Asie, mais le Laos ne fait pas exception à la règle. Grâce à la terre fertile des plaines du Mékong, il existe une très grande variété de fruits et de légumes. En plus, à l’époque du protectorat, les Français ont laissé une influence culinaire comme le pain, le café et les crêpes. Le tout donne une gastronomie à tomber!
Les gens
Il est de notoriété publique que les Laotiens sont froids et peu accueillants. Certes, ils n’ont pas le sourire des Malaisiens ni la spontanéité des Thaïs mais une fois la glace (très facilement) brisée, ce sont des gens affables, ouverts avec qui il est agréable de discuter, surtout que leur anglais est, en général, très correct. Le rabattage ne fait pas partie de leur culture donc ils nous laissent une paix royale et ça c’est vraiment agréable!
Les paysages
Nous avons été fascinés par les paysages du nord du Laos. Nous nous en sommes pris plein les yeux, notamment avec les pics karstiques de la cordillère annamitique. C’est un pays encore peu urbanisé qui laisse une grande place à la nature. En deux jours de navigation sur le Mékong, nous n’avons vu que très peu de zones habitées. Ça change du reste de l’Asie souvent frénétique et surpeuplée.
Bizzarreries laotiennes
Les investissements chinois
Ce sont les chinois qui investissent pour les grands travaux, notamment routiers, au Laos. A croire qu’ils veulent racheter le pays! (C’est sûrement le cas!)
Les vaches qui traversent la route
Ici les vaches paissent en liberté. Donc si elles trouvent que l’herbe est plus verte de l’autre côté, elles traversent la route sans se soucier du trafic. A noter que nous ne sommes pas en Inde, les vaches ne sont pas sacrées au Laos. Ce serait juste ennuyeux qu’elles finissent en steak avant l’heure heurtée par un véhicule. Parfois, ce sont des cochons qui traversent la route tout aussi à l’arrache et c’est beaucoup plus traître car ils sont beaucoup moins visibles.
French touch
La Laos était, comme ses voisins le Vietnam et le Cambodge, sous protectorat français entre 1893 et 1949 et il en reste quelques petites traces encore aujourd’hui qui, en tant que francophones, nous font bien sourire.
Le pain, le café et les crêpes
Les bornes kilométriques blanches et rouges au bord des routes
Les brasseries parisiennes et les boulangeries françaises
Les bâtiments administratifs sont indiqués en français même si dans la rue la langue de Molière n’est que très peu pratiquée.
La circulation à droite. Ce qui nous a valu quelques frayeurs pour traverser la route! Nous nous étions si bien habitués à la circulation à gauche!
C’était un tout petit séjour qui était prévu au départ juste pour pouvoir renouveler notre visa thaïlandais mais finalement ce fut un véritable coup de cœur. D’ailleurs, nous sommes gentiment en train de penser à visiter le sud du pays d’ici quelques mois.
Pour la suite ce sera un petit retour en Thaïlande, nous descendrons gentiment vers le sud où nous retrouverons un pote à Fabien sur l’île Koh Phi Phi puis nous passerons les fêtes de fin d’année en Malaisie, notre pays de cœur afin de commencer la nouvelle année 2019 sur de bonnes bases.
Il y a pile une année, nous embarquions pour la plus grande aventure de notre vie à travers le globe! Qu’en est-il un an plus tard?
Nous profitons de cet article pour remercier tous ceux qui, par divers moyens, nous ont soutenu pendant ces douze derniers mois! Merci pour vos messages d’encouragements, ça fait chaud au cœur!
C’est en tout cas une belle excuse pour dresser un bilan! Nous nous calquons sur le modèle du bilan des 6 mois afin de voir notre évolution sur cette demi-année supplémentaire.
53’874,5 km plus que la circonférence de la terre. Nous étions à 26’727 km il y a six mois, nous avons donc parcouru 27’147,5 km depuis l’Equateur.
Budget
19’754 CHF (17’258€) TTC. Nous avions prévu un budget total pour une année de 30’000 CHF, nous en sommes bien en dessous à notre grande surprise, nous pensions dépenser beaucoup plus en billets d’avion. Pour ce qui est du budget « sur place » (les fameux 50CHF par jour!) nous en sommes à 16’796 CHF (14’659€) soit une moyenne journalière de 46 CHF (40€) par jour. Nous sommes assez fiers de notre gestion du budget car plus nous serons des warriors dans ce domaine, plus notre voyage continuera.
Température la plus basse
Treize petits degrés sous la pluie à San Cristobal de las Casas, au Mexique. C’est d’ailleurs la dernière fois que nous avons eu froid, c’était au mois d’août.
Température la plus haute
41 degrés dans les Everglades, en Floride. C’était vraiment chaud et humide mais la chaleur a fait fuir les touristes, du coup nous étions quasiment tout seuls!
Taux d’humidité de fou
A Hong Kong, l’humidité dépasse quotidiennement les 90%, ça provoque une espèce de brume alors qu’il fait chaud et un temps superbe! C’est le phénomène météorologique le plus bizarre auquel nous ayons assisté!
Altitude la plus basse
35 mètres en dessous (oui, en dessous!) du niveau de la mer dans les dépressions salines de la péninsule Valdés, en Patagonie argentine.
Altitude la plus haute
4070 mètres au Paso de Sico dans le désert d’Atacama au Chili. Nous n’avons pas fait de folies des hauteurs en Asie.
Mis à part la pneumonie à Van au Mexique, qui s’est très bien soignée, nous avons eu encore moins de bobos que les six premiers mois. Nous avons découvert que le corail ça coupe! Mais les coupures ont très bien cicatrisé même si ça démange affreusement pendant quelques jours. Bien sûr il y a les petits bobos habituels (coup de soleil, piqûres d’insectes, petit rhume, hématomes,…) que nous pourrions avoir n’importe où!
Bébêtes dangereuses
Nous avons été marcher dans les forêts tropicales en Amazonie et sur Bornéo notamment mais les seuls endroits où nous avons vu des bestioles pas très nettes, c’était en milieu urbain! Il y a eu un serpent et un scorpion au centre-ville de Salta, deux scorpions aux Galapagos, un scorpion au bar de notre hostal à Puerto Lopez, en Equateur, et un petit serpent en pleine ville de Kuala Lumpur!
Records de temps passé à la frontière
Trois heures et quarante-cinq minutes entre la Bolivie et le Chili, les douaniers chiliens faisant preuve d’excès de zèle. Record de rapidité entre le Brunei et la Malaisie, moins de cinq minutes! Comme tout est interdit au Brunei, les douaniers malaisiens ne contrôlent pas les bagages, les chances qu’ils contiennent de la marchandise illicite sont très minces.
Matériel remplacé
Nous en sommes à une paire de tongs et une paire de chaussures de trek chacun, deux paires de lunettes de soleil pour Fab, un téléphone pour Van et une quantité invraisemblable de câbles USB car ils n’aiment vraiment pas le transport en sac à dos!
Volontariats
Six : entretien d’une chakra à Colonia del Sacramento, « faiseurs d’ordre » dans une résidence étudiante à Córdoba, récolte de lavande près de Puerto Madryn, réceptionnistes dans un hostal à Salta, dans un hostal près de Puerto Lopez et dans une guesthouse à Malacca.
Quantité de riz ingurgitée
Ça ne s’est vraiment pas arrangé depuis notre arrivée en Asie, bien au contraire! Même quand ce sont des pâtes ou des pâtisseries, c’est du riz! Mais au moins, en rajoutant toutes les bananes que nous mangeons, nous n’avons aucun risque de tourista!
Tremblements de terre ressentis
Cinq : L’Equateur est vraiment un pays où la terre tremble souvent : nous en avons trois à notre actif, un à Quito, un à Puerto Lopez et un à Guayaquil. Les deux premiers étaient très légers, le dernier, de magnitude de cinq sur l’échelle de Richter, secouait un peu plus. Les deux autres nous les avons ressentis en Indonésie : un très léger à Surabaya et un de magnitude six qui nous a vraiment secoué (Van surtout, Fab dormait du sommeil du juste et n’a pas bronché!) à Bali. Mais aucun de ces tremblements de terre n’a généré de dégâts ni d’alerte au tsunami. Ouf!
Quinze heures, entre Los Angeles et Hong Kong et tout ça sans voir la nuit. Ce qui nous a généré un jet lag de ouf!
Nos coups de coeur
Pays préféré
L’Equateur reste un de nos gros coup de cœur, nous y avons d’ailleurs utilisé la totalité de notre visa. En Asie, la Malaisie nous plait énormément. Nous sommes rentrés sur le territoire malaisien trois fois et nous savons déjà qu’il y en aura une quatrième!
Plus belle ville
Argh!! Même sous la torture c’est impossible d’y répondre! TOUTES les villes coloniales latino-américaines sont superbes! Dans le même ordre d’idée, il y a Malacca avec un magnifique centre historique. Hong Kong et Singapour nous ont fascinés avec leur architecture ultra moderne et leurs quartiers historiques.
Le truc de ouf de la mort qui tue qui déchire sa race
Les Galapagos! Il faudra vraiment un truc énorme pour les détrôner!
La plus belle plage
Tortuga Bay aux Galapagos sans hésitation! Blue Lagoon sur Bali était également très belle.
Activité préférée
Là, rien n’a changé. C’est toujours l’observation des animaux et… l’apéro!
Meilleure gastronomie
La cuisine asiatique sans hésitation aucune! Mais devoir la départager selon les différents pays va être très difficile, c’est délicieux absolument partout! S’il fallait vraiment répondre sous la torture, nous choisirions Singapour car la ville est tellement multiculturelle que ça se ressent dans les assiettes et aussi parce qu’il y a le Lau Pa Sat, le food court le plus funky du monde! Pour la viande de bœuf, l’Argentine est en tête évidemment!
Plat préféré
Là c’est vraiment impossible de répondre tellement c’est varié! Mais puisque nous sommes actuellement en Malaisie, nous dirions le laksa, des nouilles dans une soupe au curry rouge et lait de coco servies avec du poulet, des pousses de bambou, du tofu et des crevettes, un vrai régal!
Le meilleur café
En général, en Equateur. Mais nous avons trouvé un vrai bar italien à Playa del Carmen tenu par un Florentin qui servait le vrai espresso à l’italienne!
Le meilleur pinard
Entre Argentine et Chili, notre cœur balance. Même si en Argentine nous avons carrément assisté à de la maltraitance de pinard! On l’a vu mélangé avec des glaçons et, pire, avec du Coca-Cola!
Les gens les plus chaleureux
Les Argentins
Les gens les plus souriants
Les Malaisiens. Le vrai pays du sourire, c’est la Malaisie, les gens sont tout le temps en train de sourire, sans raison. C’est un sourire sincère, contrairement en Thaïlande où les gens ont, à notre avis, un fake smile seulement destiné à nous faire sortir notre porte-monnaie.
Les douaniers les plus sympas
Les Indonésiens, suivis de près par les Malaisiens et les Singapouriens. Quand tu débarques dans ces trois pays, t’as vraiment l’impression d’être le bienvenu!
Prendre un vol de nuit low-coast dans un avion congelé par la climatisation
Essayer de faire ses courses juste pour deux personnes aux Etats-Unis
Essayer de faire comprendre à des Américains incultes que non, nous ne sommes pas suédois! (Switzerland pas Sweden ducon!) puis finalement laisser tomber et profiter de notre accent pour dire que nous sommes Français.
Débarquer au Mexique le week-end des élections présidentielles et subir la Ley Seca, l’interdiction totale d’alcool sur tout le territoire
Pour Van, se faire passer pour une Argentine dans le reste de l’Amérique Latine à cause de son accent italien prononcé
Mettre trois jours à se remettre du jet-lag après la traversée du Pacifique
Se promener avant sept heures le matin dans une Hong-Kong vide (merci le jet-lag!) et ne croiser que les vieux qui font leur taï-chi dans Kowloon Park
Fêter la naissance de notre nièce au thé car nous sommes au Brunei et l’alcool y est interdit
Se faire arrêter dans la rue en Indonésie et en Malaisie pour poser pour des selfies avec des locaux car nous sommes des blancs
Se faire prendre en photo « discrètement » par des Indonésiens et des Malaisiens
Faire une traversée en bateau sur une mer déchaînée, être malade comme la plupart des passagers, et voir trois Russes en pleine forme se vider une bouteille de vodka
Se retrouver à Singapour à la place de Tioman parce-qu’il n’y avait plus de bus pour Mersing
Se faire ordonner par un douanier indonésien de faire des bébés puisque nous sommes en lune de miel
A Hong Kong, les escalators te parlent pour te demander de bien te tenir à la barrière
Les rishaws (sorte de tuk-tuk à vélo) avec leur déco kitch et leur musique insupportable à Malacca
Se faire virer d’un volontariat à Malacca, sûrement à cause d’une incompréhension interculturelle.
Ce que nous avons appris
Nous avions déjà appris beaucoup de choses en général et sur nous-même lors des six premiers mois donc nous n’allons pas faire un copier-coller du bilan des six mois mais nous avons quand même appris quelques trucs supplémentaires.
Des mots
Un peu de mandarin, de malais et d’indonésien histoire de dire bonjour et merci, ça nous tient à cœur. Et, comme par hasard, pas mal de mots concernant la nourriture!
Manger épicé
C’est surtout notre estomac et notre palais qui se sont habitués. Nous en avons eu la preuve une fois que nous avons été manger indien avec deux Françaises qui venaient de débarquer en Asie. Elles ont trouvé le curry très épicé, nous pas tant que ça.
Parler avec les mains
A part en Malaisie et un peu à Bali, il est difficile de rencontrer des gens qui parlent anglais, du coup nous improvisons un langage des signes et ça ne fonctionne pas trop mal. De toute façon, Van parle déjà tout le temps avec les mains même quand elle arrive très bien à se faire comprendre! (#italianstyle)
Supporter l’humidité
Avant notre arrivée en Floride, le temps n’était pas trop humide. Depuis, avec la Floride, la Louisiane, la canicule au Mexique, Hong Kong, Singapour et Malacca, nous avons perdu des litres de transpiration et finalement c’est un climat auquel nous nous habituons très bien.
Nos ressentis
Ce qui nous manque de la Suisse
Toujours rien…
Ce qui nous manque en général
Maintenant que nous sommes en Asie, rien. En tout cas ce ne sont pas les idées qui manquent, nous en avons déjà plein pour 2019
Ce à quoi nous nou attendions
Comme il y a six mois, à galérer beaucoup plus. Même si la langue et les transports sont moins faciles qu’en Amérique, il nous semble que nous nous adaptons pas trop mal.
Positive attitude
Les galères paraissent de moins en moins difficiles à gérer avec le temps. Nous avons toujours trouvé des plans B lorsque le plan A n’était pas (ou plus) réalisable et nous avons toujours eu finalement de bonnes surprises. Les gens que nous rencontrons sont, la plupart du temps, adorables. Donc nous sommes au taquet et avons toujours autant la niaque pour la suite!
Et notre couple dans tout ça?
Nous sommes toujours ensemble c’est bon signe non? Il n’y a pas grand chose à rajouter par rapport à il y a six mois. La thérapie de la marche fonctionne toujours aussi bien. Lors des volontariats, nous avons appris que nous pouvons former une bonne équipe et nous savons rester solidaires à nous serrer les coudes dans l’adversité. Nous nous laissons chacun nos moments pour respirer un peu et l’humour reste toujours notre meilleur allié.
SPOILER ALERT!!
Puisque nous ne sommes pas vraiment motivés à rentrer en Suisse, c’est la Suisse qui viendra à nous. Nous retrouverons fin novembre les parents à Fabien à Patong avec son parrain et sa copine. Ensuite, un pote à Fabien sera dans le sud de la Thaïlande courant décembre, là c’est plutôt la France qui viendra à nous. Suisse ou France peu importe, nous sommes toujours ravis d’avoir de la visite.
Pour 2019, nous avons des projets un peu fous, mais nous vous en parlerons plus tard….
Voilà, l’Indonésie c’est fini, du moins pour l’instant, donc nous vous proposons notre traditionnel bilan.
En chiffres
Durée du séjour
24 jours. Sachant qu’un visa n’est valable que trente jours et que l’Indonésie est un pays composé de milliers d’îles, nous n’avions pas le temps d’entreprendre autre chose après notre séjour à Bali.
Budget
14’298’000 roupies indonésiennes (oui, ce sont des millions!) soit 929,90 CHF ou 811,80€ ce qui fait une moyenne de 38,75CHF ou 33,80€ par jour, avec un vol interne! C’est grâce au niveau de vie très bas que nous sommes amplement dans notre budget. Finalement, nous ne les avons pas si mal négociés nos transports à Bali!
Distance parcourue
2203,2 km de la frontière malaisienne sur Bornéo jusqu’à Pontianak, puis Surabaya – Banywangi, détroit de Bali, Permuteran, toute la côte nord et est de Bali jusqu’à Padang Bai, Ubud et Kuta. Tout ça en bus, avion, train, ferry, bemo, Grab et shuttle bus.
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer sur les côtes balinaises, 400 mètres à Ubud. Rien de bien extraordinaire vu que nous ne sommes pas allés à Java pour grimper sur les volcans.
Extrêmes de températures
31 degrés à Ubud, 36 degrés à Pemuteran. Des températures dignes d’un climat tropical. Nous qui aimons le chaud, nous avons été servis!
Mots d’indonésien appris
Une bonne vingtaine. A part les habituels bonjour et merci, tous les autres mots que nous connaissons concerne la nourriture! (Gourmands nous?)
Les tops et les flops
Voici maintenant la partie la plus intéressante de notre bilan! Comme d’habitude, nous commençons par le pire afin de finir par le meilleur!
Les flops
Le désastre écologique
L’Indonésie c’est notamment des montagnes de déchets, un trafic congestionné partout, l’absence de transports publics, l’utilisation du plastique à outrance, la pollution atmosphérique, des milliers de scooters super polluants etc! Derrière les paysages de carte postale, l’Indonésie est une poubelle géante! La faute à un manque d’éducation de la population et à un gouvernement ultra corrompu qui préfère s’occuper à toucher des pots de vin que de protéger l’environnement. C’est vraiment dommage car le pays possède des environnements vraiment extraordinaires qu’il faudrait penser à protéger un peu.
Les rabatteurs
Ce n’est pas les premiers rabatteurs que nous croisons et normalement, nous sommes plus fatalistes à leur égard. Ça fait partie du jeu. Mais en Indonésie et surtout à Bali, ils sont tellement insistants et pénibles qu’ils en deviennent insupportables! Certains n’ont pas hésité à nous suivre jusque dans les toilettes pour nous vendre une course de taxi. D’autres ont eu le toupet de nous cracher un chewing-gum sur les pieds quand nous avons refusé leur « offre ». C’est un vrai fléau et ça donne une mauvaise image de la population indonésienne qui, en vrai, est vraiment adorable.
Les transports à Bali
Parmi tous les problèmes que connait Bali, il y en a deux qui ont foutu en l’air tout le système de transport : le tourisme de masse et l’accès au crédit pour les Balinais qui s’achètent tous leur propre véhicule. Du coup, le service de transports publics est très réduit. Même l’application Grab (l’équivalent d’Uber) ne fonctionne pas à Bali. Nous sommes donc obligés de nous rabattre sur les shuttle bus spécial touristes, auprès de rabatteurs à touristes hyper pénibles, à prix spécial touristes également.
Le tourisme de masse à Kuta et Ubud
Mais nous avons été en connaissance de cause à Kuta. Pour Ubud, nous avons vraiment été déçus sur ce coup-là.
On a kiffé!
Le snorkeling
Nous avons été à Bali spécialement pour ça et nous n’avons pas été déçus. Tous les spots que nous avons faits étaient faciles d’accès depuis la plage et surtout, il n’y avait pas besoin de contracter un tour! Nos spots préférés? Permuteran et Blue Lagoon Beach à Padang Bai.
L’hôtellerie
Même avec un petit budget, il est facile de se loger dans des endroits sympas, parfois avec piscine et petits-déjeuners pour une quinzaine d’euros la chambre double. Même à Bali! En plus, les Indonésiens ont vraiment le sens du service.
Les douaniers
Nous décernons la palme des douaniers les plus sympas aux Indonésiens! Nous avons passé la frontière au milieu de nulle part dans la jungle et nous étions les seuls blancs donc ça a sûrement aidé pour les contacts. En général, le passage en douane donne un premier aperçu du pays. Nous avons donc commencé notre séjour indonésien sous les meilleurs auspices.
La gastronomie
Ce chapitre risque d’apparaître dans tous nos bilans asiatiques! Ce n’est pas que nous sommes gourmands, c’est juste que la nourriture est vraiment trop bonne sur ce continent et l’Indonésie n’échappe pas à la règle! L’ingrédient principal est la cacahuète avec laquelle ils font de délicieuses sauces comme pour accompagner le gado-gado balinais ou encore la fameuse sauce satay. Ça peut être problématique pour les allergiques mais nous on adore!
Bizarreries indonésiennes
Les paparazzis
Dans les coins pas très touristiques d’Indonésie, nous sommes de vraies rock stars car, souvent, nous sommes presque les seuls blancs. Les gens n’hésitent pas à user de subterfuges pour nous prendre en photo, plus ou moins discrètement, avec leur smartphone, même depuis leur scooter! Les plus téméraires d’entre eux surmontent leur timidité pour nous demander de poser avec eux pour un selfie, exercice auquel nous nous prêtons de bonne grâce!
Un séjour un peu en demi-teinte mais nous ne regrettons pas d’être venu. Nous avons quand même découvert des coins sympas. Nous sommes conscients d’avoir visité une toute petite partie de cet immense archipel qui compte plus de 18’000 îles. D’ailleurs, il n’est pas impossible que nous décidons d’en découvrir une autre dans un futur plus ou moins proche.
Pour la suite, ce sera un petit retour en Malaisie. Il nous reste un mois avant de retrouver les parents de Fabien en Thaïlande et nous ne savions pas trop comment préparer un itinéraire qui tienne la route sans trop prendre l’avion. Pour nous simplifier la vie, nous avons décidé de nous poser trois semaines à Malacca où nous remettrons nos casquettes de volontaires avant de rejoindre la Thaïlande.
Ce petit séjour à Singapour était juste une mini étape dans notre tour du monde mais il nous a quand même fourni une bonne excuse pour nous plier à notre traditionnel bilan.
En chiffres
Durée du séjour
Quatre jours. Ça suffit pour y voir les incontournables mais il y aurait de quoi rester un peu plus longtemps.
Budget
270,80 SGD (dollar de Singapour) soit 191,20 CHF (170€) ce qui nous fait une moyenne journalière de 47,80 CHF (42,50€). Eh oui, il est possible de s’en sortir à Singapour à moins de 50 euros par jour, à condition de ne pas être pénible pour le logement! Et encore, même si nous avons dû nous rabattre sur des dortoirs, les hostals sont souvent très bien situés, hyper propres et nous offrent le petit-déjeuner. La nourriture dans les hawkers centers, le petit nom typiquement singapourien des food courts, et les transports sont très bon marché et la plupart des activités sont gratuites! Donc cette petite escapade improvisée ne nous aura pas plombé le budget.
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer, nous avons quand même grimpé jusqu’à trente mètres au jardin botanique! C’est Singapour pas le Népal!
Extrêmes de températures
Ça n’a pas beaucoup varié, entre 30 et 32 degrés. Pour la petite anecdote météorologique, Singapour est réputée très pluvieuse à cause de sa proximité avec l’Equateur. Nous n’avons pas eu une goutte d’eau durant ces quatre jours mais il est vrai que nous avons une bonne étoile météo qui nous suit souvent depuis presque 300 jours. Mais nous avons quand même bien senti l’humidité ambiante même si elle n’a jamais atteint les niveaux hallucinants de Hong Kong!
Les tops et les flops
Comme d’habitude, nous allons commencer par le négatif, inexistant sur ce coup-là, pour finir sur une note la plus positive possible!
Les flops
Nous sommes toujours en train de chercher quelque chose de négatif à mettre sur ce bilan!
On a kiffé!!
La gastronomie
Comme partout en Asie la nourriture est excellente, mais à Singapour ça va encore plus loin. La population est littéralement obsédée par la bouffe On peut manger partout à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit et de tout! Souvent, c’est d’un rapport qualité / prix inégalable! Et quand tu croises quelqu’un dans la rue, au lieu de te parler de la météo, il va te parler de ce qu’il a mangé à midi. Ici, la vie ne vaut la peine d’être vécue qu’à la condition de bien manger.
Le melting pot des cultures
A Singapour, tu peux être blanc, noir, jaune ou métis, tu peux t’habiller en minijupe, en niqab, en sari ou en combinaison de ski, tu peux croire en Dieu, Allah, Bouddha, Jéovah, au rock n’roll ou aux extraterrestres, tout le monde s’en fout complètement! A part dans les temples, mais c’est plutôt logique. Toute personne trouve sa place, peu importe sa couleur de peau ou ses croyances et toutes les cultures se mélangent. Présenté ainsi, ça fait un peu monde des Bisounours et pourtant, ce monde de tolérance existe bel et bien!
La volonté écologique
Bien sûr, Singapour reste une ville avec tous les problèmes écologiques inhérents. Mais les autorités ont décidé de prendre le problème à bras le corps et de transformer la ville en cité-jardin. Tous les nouveaux immeubles construits doivent être complètement alimentés par des énergies renouvelables et doivent posséder des murs végétaux. Les taxes pour posséder une voiture sont très élevées afin d’encourager les gens à utiliser les transports publics, vraiment bien foutus et bon marché. Chaque espace est un prétexte pour planter des arbres. Malheureusement, l’Indonésie et la Malaisie, toutes proches, procèdent à la culture sur brûlis et le ciel singapourien est également pollué par la fumée. Malgré cela, Singapour ne baisse pas les bras et continue sur sa lancée écologique.
Les transports publics
C’est le top du top! Il y en a partout et souvent. C’est rapide, bon marché. moderne et d’une propreté irréprochable!
Bizarreries singapouriennes
Les lois farfelues
Si Singapour est une ville sûre, propre et prospère, c’est parce-que tout ou presque y est interdit et les amendes pour les contrevenants sont très salées! Il est notamment interdit de manger et boire dans le métro ainsi que d’y transporter des durians, mais vu l’odeur immonde de ces fruits, c’est compréhensible! Mâcher du chewing-gum est également interdit. Et dans les extrêmes liberticides, l’homosexualité est interdite. Certains délits peuvent même être passibles de coups de bâton!
Vous l’avez sûrement compris, nous avons littéralement adoré Singapour! Il faut dire qu’elle a tous les atouts de ville idéale, malgré quelques lois farfelues. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que des milliers d’européens choisissent de s’y expatrier!
Pour la suite, nous continuons notre périple à travers la Malaisie, mais il est très difficile de trouver de la disponibilité dans les transports, donc nous ferons selon le destin mais quelque-chose de vraiment sympa se profile pour la semaine prochaine…
Nous avons changé de continent mais pas d’habitudes! Nous vous livrons donc notre traditionnel bilan, sur Hong Kong.
Mais avant d’entrer dans le vif du sujet nous allons commencer ce bilan en essayant de répondre à la question que certains d’entre vous nous ont posée :
Mais Hong Kong, c’est la Chine ou pas?
Hong Kong était une colonie anglaise jusqu’en 1997, date à laquelle elle fut rétrocédée à la Chine. Donc, oui, Hong Kong c’est la Chine. Pour preuve :
On y parle le cantonnais, une langue du sud de la Chine.
On y mange de la cuisine chinoise, pour notre plus grand bonheur!
La médecine traditionnelle chinoise y est encore beaucoup pratiquée
Les Hongkongais sont majoritairement taoïstes, une des religions chinoises.
Les Hongkongais vivent en 4716 et c’est l’année du chien.
Mais, les Britanniques ont signé la rétrocession du territoire à la Chine à la condition que Hong Kong soit une région administrative spéciale au moins jusqu’en 2047. Ce qui veut dire :
Elle garde son autonomie financière, sa propre bourse, ses propres banques et sa propre monnaie. (le dollar hongkongais)
Elle a son propre gouvernement. Il existe plusieurs partis dont des prochinois, des indépendantistes et des partisans du statut quo.
Elle émet ses propres passeports et a son propre système d’immigration. Contrairement à la Chine, nous n’avons pas besoin de visa pour Hong Kong.
Sa deuxième langue officielle reste l’anglais, bien qu’en pratique très peu de gens la maîtrisent.
Elle a ses propres immatriculations, des plaques blanches à l’avant, jaunes à l’arrière à gros caractères semblables à celles du Royaume-Uni
Donc Hong Kong c’est la Chine, mais avec des conditions spéciales.
Edit : Cet article date de 2018 et depuis il y a eu la pandémie de Covid 19, les fortes répressions de la part du gouvernement chinois, des manifestations qui ont plutôt fonctionné au début mais qui ont vite été réprimées par les autorités par la suite. Pékin exerce de plus en plus de contrôle sur ce territoire et essaie d’y étouffer les avancées démocratiques ainsi que certaines libertés comme celle de la presse ou tout simplement la liberté d’expression. Ce sont évidemment des faits que nous déplorons et qui nous attristent énormément et nous devons, la mort dans l’âme, nous résigner à ce que le mantra « un pays, deux systèmes » cher à Margaret Thatcher ait pris un sérieux coup de plomb dans l’aile. N’étant pas retournés à Hong Kong depuis, nous ignorons quelle est la situation actuellement.
Après ces explications bien savantes, il est temps de commencer le bilan pour de vrai!
Durée du séjour
Six jours. Le temps de nous remettre de notre jet lag depuis les Etats-Unis. Il y aurait de quoi rester plus longtemps mais notre budget n’y aurait pas survécu.
Budget
3589 HKD (dollar de Honk Kong) soit 450 CHF (395,70€) ce qui fait 64,20 CHF (56,45€) par jour. Plus de la moitié du budget est parti pour le logement, très cher dû au manque de place, affreusement petit et de qualité douteuse. Pour tout le reste (transports, bouffe, etc), Hong Kong reste une destination relativement bon marché.
Distance parcourue
145 km, de l’aéroport à Kowloon, jusqu’au Devil’s Peak, jusqu’au Victoria Peak et balade jusqu’à Kennedy Town, en métro, ferry, tram à impériale, funiculaire, bus à impériale et à pied. Autant de moyen de transports différents sur un territoire qui tient dans un mouchoir de poche, c’est presque un exploit!
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer à Victoria Harbour et 554 mètres au sommet du Victoria Peak
Extrêmes de températures
Rien de bien extraordinaire, ça stagnait entre 31 et 33 degrés. C’est plutôt le taux d’humidité qui a été très impressionnant.
Litres de transpiration perdus
De quoi faire fleurir un désert tellement il faisait lourd. Même en Amazonie ce n’était pas aussi humide!
Tops et flops
Voici la partie la plus intéressante de ce bilan. Malgré le changement de continent, nous allons garder notre tradition de mettre le négatif en premier, histoire de finir sur une note positive
Les moins
Les rabatteurs pakistanais
Dès qu’ils voient que tu es blanc, ils t’alpaguent dans la rue pour essayer de te refiler leur camelote et sont très insistants!
On a kiffé!
Les transports publics
Ils sont super faciles d’utilisation, très bons marché et ils desservent n’importe quel coin paumé du territoire! L’Amérique ne nous avait pas habitué à ça!
Les randonnées
Quelle idée de se rendre à Hong Kong pour randonner! Et pourtant, le territoire possède des trails de différents difficultés tous très bien balisés et faciles d’accès. Il faut dire que la nature a gâté ce petit coin de pays avec ses pics et sa végétation luxuriante.
La population locale
Il y a plus de sept millions d’habitants sur un territoire d’à peine plus de 2000 kilomètres carré qui vivent à douze dans un minuscule appartement, les trottoirs sont souvent bondés, il y a plus de 80% d’humidité toute l’année et pourtant les gens restent zens! Ils sont également très courtois même s’ils ne parlent pas forcément anglais et ont le sourire très facile. Sûrement un exemple à suivre.
La gastronomie
Si le paradis existe, on doit y servir de la cuisine chinoise! (bon ok, italienne aussi!) La variante hongkongaise ressemble beaucoup à la cuisine cantonaise avec comme spécialité principale les dim sum, raviolis à pâte de riz cuits à la vapeur ou grillés servis dans un plat en bambou!
L’accès facilité aux toilettes publiques
Et en plus, elles sont propres et gratuites! Dans le même ordre d’idées, il y a des fontaines d’eau potable fraiche partout! Ce n’est pas très roots mais quelquefois les petits services de ce genre font du bien!
Chinoiseries hongkongaise
Les échafaudages en bambou
Il y a des gratte-ciels futuristes en construction et pourtant les échafaudages sont en bambou! S’ils sont utilisés c’est qu’ils ont sûrement fait leurs preuves mais pour nous, ils paraissent terriblement anachroniques!
La discipline
Malgré la densité énorme de population, les gens restent extrêmement disciplinés. Ils font la queue pour le bus, le métro, prendre à manger, etc sans bousculade. Ils attendent patiemment au passage clouté que le petit bonhomme passe au vert. Nous qui avions pris l’habitude de traverser à l’arrache entre les voitures, nous avons bien dû nous mettre au pas!
Les escalators qui parlent
Ils sont bilingues en plus, ils parlent en chinois et en anglais pour te dire de bien te tenir à la barrière .
Hong Kong a été pour nous un très gros kif! Et il y a sûrement encore plein de choses à découvrir! Le plus surprenant est de voir comment la ville allie urbanisation et nature ainsi que tradition et modernité, un vrai yin et yang chinois! Ce n’est pas notre premier voyage en Asie mais à chaque fois nous nous y sentons trop bien. Nous nous réjouissons de découvrir un peu plus de ce fascinant continent!
NB : ceci est notre bilan de notre premier voyage au Mexique, en été 2018. Pour lire celui de notre voyage effectué en 2023, c’est sous ce lien.
Voilà, notre séjour en Amérique latine c’est terminé. Il est temps pour nous de voler vers d’autres horizons. Mais avant, voici notre traditionnel bilan!
Rio Bascan dans le sud du Chiapas
En chiffres
Durée du séjour
44 jours, à peu près un mois et demi
Budget
37’943 pesos mexicains soit 1991 CHF ou 1753€ soit une moyenne de 45,25CHF (39,80€). Nous sommes totalement dans notre budget des 50CHF! Ce sont les transports qui coûtent le plus cher au Mexique, donc finalement avoir dû rester une semaine à Mérida à se reposer pour cause de pneumonie a fait baisser les dépenses!
13 petits degrés sous la pluie à San Cristobal de las Casas et 38 degrés sous un soleil de plomb sur la côte du Golfe du Mexique.
Petite maison coloniale colorée à Chiapa de Corzo
J’aime/ J’aime pas
Comme d’habitude nous commençons par le négatif, histoire de finir sur une note plus joyeuse
Les moins
La non conscience écologique
Tout le continent américain laisse à désirer sur ce sujet, hormis les Iles Galapagos, mais le Mexique se place vraiment dans les très mauvais élèves. Nous n’avions jamais vu autant de déchets par terre! Nous avons même vu des gens balancer leurs déchets par la fenêtre du bus ou de leur voiture. Au Mexique, le plastique c’est fantastique : une paille chaque fois qu’on nous sert à boire, des gobelets en plastique pour ne pas faire la vaisselle, sur emballage des produits, etc. Nous nous sommes carrément faits passer pour des extraterrestres car nous refusons à chaque fois les sachets en plastique dans les supermarchés, surtout que pour une dizaine d’articles, ils en distribuent cinq ou six alors qu’un seul suffirait. Tout le transport de voyageurs se fait par bus ou avion alors qu’il existe une ligne de train, utilisée seulement pour les marchandises, car la compagnie d’autobus ne veut pas perdre le monopole. Aussi, le Mexicain est accro à sa voiture qu’il utilise même pour faire une centaine de mètres! Voilà ce qui se passe quand on veut prendre exemple sur le grand voisin riche du nord.
Bref, grosse déception de ce côté là!
On a kiffé!!
Les couleurs
Le premier adjectif qui nous vient à l’esprit quand nous pensons au Mexique est « coloré ». Tout est rempli de couleurs, souvent chaudes : les villes, la nature, les gens, les costumes, les plats, etc. De quoi mettre de bonne humeur le plus incurable des ronchons!
Les gens
Il faut d’abord montrer patte blanche et prouver que nous ne sommes pas des Gringos (terme mexicain pas très flatteur pour désigner les ressortissants des Etats-Unis) mais ensuite les Mexicains sont très bavards, très chaleureux, très accueillants et ont toujours une anecdote à raconter! On pourrait croire parfois qu’ils sont beaucoup trop polis pour être honnêtes mais en réalité c’est qu’ils parlent un espagnol beaucoup plus formel que celui que nous avons l’habitude d’entendre en Espagne.
La nourriture
Ce n’est pas toujours très léger ni adapté au climat tropical mais c’est souvent savoureux, varié et coloré. Chaque plat est accompagné de ses tortillas de maïs afin que nous puissions nous amuser a faire nos tacos nous-même. Il faut juste faire attention aux sauces car certaines d’entre elles arrachent vraiment!
La nature dans le Chiapas
Après avoir visité une péninsule du Yucatán bien urbanisée, c’est un plaisir de se retrouver dans les montagnes et les forêts du Chiapas, au bord des cascades accompagnés d’oiseaux et de papillons multicolores!
Les récifs de Cozumel
ACozumel, les récifs sont magnifiques, peuplés d’une multitude de poissons multicolores et le plus surprenant, ils sont très près du bord donc super facile d’accès pour y faire du snorkelling.
Bizarreries mexicaines
La ley seca durant les élections
Ley Seca signifie littéralement loi sèche. Le week-end des élections présidentielles, il est impossible de trouver une goutte d’alcool dans tout le pays! Aucun établissement n’est autorisé à vendre des boissons alcoolisées. Il faut dire que la campagne présidentielle s’est déroulée dans un climat de violence extrême et qu’une centaine de personnes y ont trouvé la mort. Et devinez qui a débarqué au Mexique justement ce week-end là en mourant d’envie de pouvoir boire une bière sans avoir besoin de vendre un rein comme aux Etats-Unis.
Des plats super roboratifs en pleine canicule
Les Mexicains mangent des plats dignes d’hivers suisses alors que les températures frôlent les 40 degrés! Soupes de haricots rouges, fast-food à l’américaine ou viandes mijotées en sauce, rien n’arrête les Mexicains à la course aux calories! On ajoute un mode de vie très sédentaire et nous avons une population plutôt bien en chair. Heureusement qu’il nous reste quand même les ceviches et les guacamoles!
Nous avons déjà apprécié le Mexique il y a deux ans, il n’y avait pas de raison de ne pas l’apprécier une deuxième fois! Nous avons retrouvé certaines choses avec beaucoup de plaisir, notamment la gastronomie, et nous avons également découvert pas mal de nouveautés. Un séjour très positif donc!
Voilà, après neuf mois, l’Amérique latine c’est terminé! Si nous sommes excités de partir pour de nouvelles aventures, une partie de nous restera à jamais attachée à cette culture latino-américaine. Nous y avons rencontrés des gens formidables, appris une langue (et ses spécificités régionales!) et admiré des paysages somptueux!
Pour la suite, une petite étape en Californie nous attend pour ensuite faire la grande traversée du Pacifique!
Comme toujours, voici notre traditionnel bilan de l’Equateur après trois mois passés dans ce petit pays d’Amérique du Sud.
En chiffres
Durée du séjour
Pile 90 jours, la durée de notre visa
Budget
3133,20 $, l’Equateur utilise le dollar américain. ( 3123,50 CHF / 2698.90 €) soit 34,80 $ par jour (34,70 CHF / 30€) bien en dessous de notre défi des cinquante euros journaliers! Nous sommes super fiers de nous car, grâce à notre volontariat dans l’hostal vers Puerto Lopez, nous avons épongé l’explosion du budget des Galapagos! De plus, comme nous y gérions le bar, nous avons réussi à gagner un peu d’argent. Sans les Galapagos, l’Equateur reste un pays budget friendly pour les backpackers.
Distance parcourue
4617 kilomètres. De Huaquillas (frontière péruvienne) – Cuenca – Baños – Puyo – Tena – Quito – Guayaquil – Galapagos – Guayaquil – Puerto Lopez – Montañita – Manta – Canoa – Pedernales – Cojimies – Pedernales – Mindo – Santo Domingo – Guayaquil. En bus, avion, taxi collectif, moto-taxi et lancha. Après tous ces kilomètres parcourus, nous sommes super contents d’être en vie car plus d’une fois, nous avons mis notre destin en mains de chauffeurs ou capitaines un peu fous!
Provinces traversées
Quatorze : El Oro, Azuay, Cañar, Chimborazo, Tungurahua, Pastaza, Napo, Pinchincha, Guayas, Galapagos, Santa Elena, Manabì, Santo Domingo de los Tsachilas, Los Rios.
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer sur la Côte et sur les plages des Galapagos et 2850 m. à Quito
Extrêmes de températures
13 petits degrés sous la pluie à Quito, 34 degrés de chaleur humide à Guayaquil.
Volontariat
Six semaines à jouer les réceptionnistes et les gérants du bar dans un hostal près de Puerto Lopez.
Tremblements de terre
Trois. Deux petits et leurs répliques à Quito et Puerto Lopez pendant la nuit. Un qui nous a bien secoués (cinq sur l’échelle de Richter) au réveil à Guayaquil. Mais rassurez-vous, pas de dégâts ni de blessés à déclarer! L’Equateur se trouve en plein sur la ceinture de feu du Pacifique, la terre qui tremble fait presque partie du quotidien.
Les plus / les moins
Comme toujours, nous commençons par le plus négatif afin de finir sur une notre un peu plus positive
Les moins
Les trajets en bus
Il faut dire que nous avions été particulièrement gâtés au Pérou et en Argentine. En Equateur, les bus ne sont pas confortables, ça n’avance pas et pourtant le chauffeur se prend pour un pilote de rallye! Bonjour les grosses frayeurs et le mal des transports! En plus, nous avons droit à des discours de sensibilisation à tout et n’importe quoi pour essayer de nous refiler de la marchandise par des gens qui parlent hyper fort! Dommage car, en général, les paysages traversés sont splendides. Heureusement, notre abonnement à Spotify nous permet de nous concentrer sur la musique et de penser à autre chose.
Les moustiques
En particulier sur le littoral. Ils sont nombreux, résistants aux répulsifs, sortent par tous les temps et traverser des couches de vêtements ne leur font pas peur! Notre peau ressemble à un vrai champ de bataille! Le seul remède efficace est la fumée de Palo Santo (bois indigène naturellement anti-moustiques) mais il faudrait rester sa vie autour d’un feu.
On a kiffé!
Les gens
Ils sont très timides et il faut briser la glace. Mais une fois que c’est fait, les gens sont très souriants, toujours prêts à nous rendre service et très polis. La politsees est due en partie à l’espagnol beaucoup plus formel qu’en Espagne. A part pour des taxis, nous n’avons quasiment jamais eu à faire avec des rabatteurs.
L’hôtellerie
C’est le meilleur rapport qualité/prix de l’Amérique du Sud. Il suffit souvent de rajouter deux ou trois dollars pour avoir un standing supérieur, tout en restant dans des tarifs bon marché. A deux, une chambre double de bonne qualité est souvent meilleure marché que deux lits en dortoir.
Le chocolat
Pas aussi bon que le chocolat suisse! (Profitez, c’est vraiment rare que nous fassions du chauvinisme suisse!) Mais il se déguste facilement si nous avons envie d’un peu de douceur.
La diversité des paysages
L’Equateur est un petit pays (une moitié de France environ) mais il y a quatre régions distinctes : l’Amazonie, les Andes, le littoral et les Galapagos. Chaque région a ses spécificités en matière de paysages, de faune et de flore et c’est très varié.
La végétation
Après avoir traversé le désert au nord du Chili et sur toute la côte péruvienne, nous sommes très contents d’avoir enfin retrouvé des arbres! La proximité de la ligne équatoriale donne une végétation très variée et luxuriante sauf aux Galapagos où c’est plus sec à cause du courant de Humboldt mais ce n’est pas totalement désertique non plus.
La faune
Il y a bien sûr la faune endémique des Galapagos, mais le continent n’a pas beaucoup à envier à l’archipel. Nous avons vus beaucoup plus d’espèces d’animaux (singes, oiseaux, reptiles, papillons,…) en trois mois dans ce pays qu’en plus de trente ans de vie.
L’Amazonie
Un vrai paradis de verdure et de forêt tropicale! La faune et la flore sont incroyables! Espérons que la population locale s’en rende compte et commencent à la protéger un peu.
Les Galapagos
Il nous semble que nous n’avons pas besoin d’expliquer pourquoi.
Bizarreries équatoriennes
Les camions-poubelles musicaux
Dans plusieurs villes, les camions-poubelles sont accompagné d’une musique rappelant celle qu’on peut entendre dans les fêtes foraines à la mélodie bien entêtante! Si nous trouvons ça très amusant, nous avons quand même une petite pensée pour les éboueurs qui doivent supporter ça toute la journée!
Le cuy
Cuy signifie cochon d’Inde, ce petit rongeur que les enfants aiment bien avoir comme animaux de compagnie. Sauf qu’ici, (au Pérou aussi), ça se mange! Généralement ça se prépare au barbecue. Il paraît que le goût ressemble au poulet mais même cuit, on arrive à distinguer nettement la forme de l’animal et nous n’avons pas osé le goûter.
L’Equateur est notre pays préféré en Amérique du Sud, nous avons d’ailleurs utilisé la durée totale de notre visa. Nous quittons le pays avec un gros pincement au cœur et la tête pleine de souvenirs tant ce que nous avons vécu ici était incroyable! Mais nous sommes quand même excités de découvrir de nouveaux horizons que nous ne manquerons pas de partager avec vous!
Après avoir traversé le Pérou du sud au nord durant plus d’un mois, il est temps de vous livrer notre traditionnel bilan.
Point frontière à Huaquillas, entre le Pérou et l’Equateur
En chiffres
Durée du séjour
33 jours, juste un peu plus d’un mois
Budget
4794 soles (1397 CHF / 1193,50€) soit 145,20 soles par jour (42,30 CHF / 36€). Nous avons plus qu’atteint notre objectif des 50 euros par jour grâce au bas coût de la vie car nous nous sommes vraiment fait plaisir. A part quelques activités surcotées, le Pérou est vraiment un pays « backpack friendly » au niveau du budget.
Distance parcourue
3461 kilomètres de Los Palos (frontière chilienne) – Tacna – Arequipa – Cuzco – sites archéologiques en dessus de Cuzco – Cuzco – Ica – Huacachina – Ica – Paracas – Virée à vélo sur la péninsule de Paracas – Paracas – Lima – Trujillo – Chan Chan – Huanchaco – Trujillo – Chiclayo – Piura – Màncora – Tumbes -Puerto Pizaro – Tumbes – Aguas Verdes (frontière équatorienne). Tout ça en bus, à pied, en moto-taxi, en vélo, en taxi collectif et en bus urbain.
Départements traversés
14 (Tacna, Moquegua, Arequipa, Cuzco, Apurimac, Ayacucho, Ica, Huancavelica, Lima, Ancash, La Libertad, Lambayeque, Piura et Tumbes)
Extrêmes d’altitude
Le niveau de la mer à Paracas et Máncora et 3700 mètres sur les sites archéologiques surplombant Cuzco. La différence est énorme mais une fois que nous sommes redescendus en plaine, nous ne sommes pas remonté en altitude et n’avons pas eu de changements incessant. En altitude, nous avions les feuilles de coca qui nous ont bien aidé à atténuer les symptômes du mal des montagnes.
Extrêmes de température
15 petits degrés par temps couvert à Cuzco, 32 degrés sur la playa à Máncora. Tout ce qu’il y a de plus normal pour la saison et les différentes altitudes.
Plazas de Armas vues
Sept, soit le nombre de villes visitées. Les Péruviens ne sont pas très originaux dans l’appellation de leurs places centrales!
Coupures d’eau et d’electricité
Cinq. (Oui, nous avons eu l’idée saugrenue de les compter!) L’une va souvent avec l’autre vu que les pompes à eau sont électriques. Du coup, pas de douche, lavage de dents à l’eau minérale, utilisation restreinte des toilettes, pas de recharge pour nos appareils électriques,… Donc nous allons nous balader sinon il nous reste nos liseuses, en espérant que les batteries soient pleines et que nous avions eu du wifi avant pour charger des livres.
Les plus et les moins
Nous commençons comme toujours par le négatif, histoire de finir en positif!
Les moins
Les rabatteurs
Au Pérou, on te rabat pour tout et n’importe quoi, ça en devient pénible. C’est aussi le premier pays depuis notre départ où il y a autant de rabatteurs. Nous n’avons sûrement pas l’habitude. Nous essayons de les rembarrer avec un peu d’humour comme on pourrait le faire au Maghreb mais ici, ça tombe complètement à plat. Il faut savoir qu’au Pérou, le touriste est vraiment pris pour un porte-monnaie sur pattes et c’est tout.
Ni bof, ni top
Les Péruviens
Nous avons sûrement été trop gâtés en Argentine et en Uruguay mais les Péruviens ne nous ont pas laissé un souvenir impérissable. Oui, nous avons rencontré des gens sympas mais nous avons vraiment dû briser la glace avant. Et ce n’est pas un problème de langue puisque Fabien maîtrise l’espagnol et que même Van ne se débrouille pas trop mal. Même pour essayer de nous arnaquer les gens restent froids! Aussi invraisemblable que ça puisse paraître, nous avons rencontré les gens les plus chaleureux à Lima, grosse métropole de plus de treize millions d’habitants. Bref, ça ne restera pas le peuple avec qui nous avons le plus d’affinités.
La gastronomie
Ce n’est pas mauvais mais ça ne nous titille pas plus les papilles que ça, sauf pour le ceviche à condition qu’ils n’abusent pas trop du leche de tigre, la sauce super piquante dans laquelle ils marinent le poisson. Nous ne comprenons pas très bien non plus le concept de servir, en accompagnement, du riz ET des patates. Nous nous passerions bien d’un des deux pour le remplacer par quelques légumes.
Trop bien
Le coût de la vie
Ce n’est pas pour jouer les petits riches à fort pouvoir d’achat mais il est bien agréable de ne pas toujours devoir tout comparer afin de pouvoir tenir le budget. Nous avons profité de services bon marché comme le coiffeur ou le cinéma.
Les paysages
Même si à la fin nous avons commencé à avoir un peu marre du désert côtier, il faut avouer que les paysages sont fabuleux dans toutes les régions du pays. Il faudrait juste que les Péruviens s’en rendent compte et commencent à les protéger sérieusement.
Les transports
Très bons marchés, faciles d’utilisation, modernes et fiables, c’est un vrai bonheur de les utiliser malgré certaines routes de montagnes trop sinueuses pour nos pauvres oreilles internes. Le seul problème c’est que nous serons trop bien habitués!
Bizarreries péruviennes
Les klaxons
Une fois dans sa voiture, le conducteur péruvien doit avoir un aimant dans sa main qui l’attire irrésistiblement sur son klaxon. Ça klaxonne pour tout, même quand il n’y a personne, même sur la Panaméricaine au milieu du désert au point de faire passer les Napolitains pour des gens zens au volant! La seule occasion où nous n’avons entendu aucun klaxon, c’était lors d’un cortège de mariage!
Le climat
Dans les Andes, c’est encore un climat « normal » de montagne, bien que beaucoup trop froid pour Van. La seule chose qui nous a hallucinés c’est de voir de la végétation luxuriante jusqu’à 4000 mètres d’altitude. Sur la côte c’est autre chose. Il y a d’un côté le désert, chaud et aride. Juste derrière, les hauts sommets andins forment une barrière naturelle pour les nuages. L’océan Pacifique est balayé par le courant de Humboldt, un courant froid venu d’Antarctique qui apporte énormément d’humidité. Donc quand tout ça se rencontre, tu te retrouves avec un brouillard à couper au couteau digne d’un hiver dans le Nord Vaudois et une humidité qui approche les 100% mais il fait 28 degrés! Bon, après avoir passé sept mois à Tenerife, nous trouvons finalement que le climat péruvien n’est pas si chelou que ça.
Pour Van, le Pérou était un rêve depuis sa plus tendre enfance quand elle a découvert les « Aventures d’Alice chez les Incas », un livre de la bibliothèque verte. (Oui, ça fait très années 1990 tout ça!) Elle avait sûrement trop d’attentes car elle n’y a pas vraiment trouvé son bonheur. Certes c’est un pays magnifique, aux paysages incroyables et à l’histoire fascinante mais elle n’a pas croché avec la population locale. Le pays est devenu trop touristique à notre goût et y a perdu une partie de son âme.
Pour la suite, rendez-vous dans un bien plus petit pays mais qui nous semble tout aussi intéressant : l’Equateur.
Après plus de deux mois passés dans cet immense pays, il est temps de dresser notre traditionnel bilan.
En chiffres
Durée du séjour
68 jours ou neuf semaines et demie pour ceux qui ont la réf! En gros, un peu plus de deux mois. Et nous n’avons découvert qu’une infime partie de cet immense pays.
Budget
67’034 ARS (pesos argentins) soit 2766€ ou 3210 CHF ce qui fait une moyenne journalière de 987 ARS (40,6€ / 47 CHF). Notre objectif de budget est atteint mais c’est surtout grâce à nos divers volontariats. A noter que le peso argentin est très instable et l’inflation constante, ces chiffres sont sûrement déjà obsolètes à l’heure de cette publication!
Treize : Missiones, Corrientes, Entre Rios, Buenos Aires, district fédéral, Santa Fe, Cordoba, Rio Negro, Chubut, Santiago del Estero, Tucuman, Salta et Jujuy.
Extrêmes d’altitude
‘- 35 mètres (oui, il y a bien le signe moins!) dans les dépressions salines de la péninsule Valdés et 3442 mètres à la Quiaca tout au nord du pays à la frontière bolivienne. C’est un bel exemple des différences d’altitude dans le pays.
Extrêmes de températures
18 degrés sous un vent du sud-ouest glacial sur la péninsule Valdés que ne renierait pas Tenerife et 39 degrés lors de la canicule du Nouvel An à Buenos Aires.
Nombre de volontariats
Trois. « Faiseurs d’ordre » dans une résidence étudiante à Córdoba nous faisant nous sentir très vieux, collaborateurs dans une chacra (entre une ferme et une maison de campagne) au nord de Puerto Madryn et réceptionnistes dans un hostel à Salta.
Coups de gueule / Coups de cœur
Comme d’habitude nous commençons par ce que nous avons le moins apprécié ainsi nous finirons ce bilan sur une note positive
Les moins
L’argent
C’est une vraie galère en Argentine. Le coût de la vie est exorbitant et retirer de l’argent est digne du parcours du combattant. Il n’est pas rare de devoir attendre plus de trois quarts d’heure dans la file pour atteindre un distributeur qui a de fortes chances de se retrouver en rupture de stock de liquide. Nous avons payé jusqu’à 185 ARS (8.80 CHF / 7.60€) de frais de retrait perçus directement par l’état argentin. (merci la corruption!) et les plafonds s’élèvent à 2000 ARS (95.80 CHF / 82.50 €), 3000 ARS (143.70 CHF / 123.80 €) si on a de la chance. Une façon de contourner tout ça est d’utiliser la carte de crédit qui nous prend une commission dérisoire mais, évidemment, la plupart des établissements et des attractions touristiques comme les chutes d’Iguazu n’acceptent que le cash. Nous en avons plusieurs fois perdu notre latin et surtout notre patience!
La pampa
C’est tout plat, c’est monotone et ça dure sur des centaines et des centaines de kilomètres. Inutile de vous dire que nos longs trajets en bus n’ont pas été très passionnants. Et nous avons un mal de transports carabiné qui nous empêche de lire pendant les trajets.
La pollution à Córdoba
Ce n’est pas au point du Caire mais avec sa situation en cuvette, la ville de Córdoba garde la pollution juste en dessus de nos têtes et c’est parfois difficilement supportable, surtout avec la chaleur estivale.
La non-conscience écologique
Nous ne voulons pas jouer les moralisateurs car nous sommes bien conscients de ne pas être de bons petits écolos même si nous essayons de limiter notre empreinte carbone au maximum mais pour un pays du niveau de l’Argentine le je-m’en-foutisme écologique nous a quand même interpellé. Il n’y a aucune énergie renouvelable, les gens possèdent des pick-ups 4×4 super polluants sans en avoir une réelle utilité, les lignes de train se désaffectent peu à peu au profit de la route, le tri des déchets est inexistant, etc… La faute notamment à un gouvernement corrompu jusqu’à la moelle qui se soucie plus de toucher des pots de vin que de sauver la planète ainsi qu’à un accès trop aisé au pétrole grâce aux réserves du sous-sol patagonien.
La Casa Rosa à Buenos Aires
On a kiffé!
L’accent argentin
Il faut se faire à la prononciation en « ch » si particulière et aux quelques termes qui changent du castillan de base mais c’est tellement beau à l’oreille. A part les Porteños qui parlent un peu plus rapidement, les Argentins parlent lentement avec un accent chantant et un langage raffiné, de quoi faire passer les espagnols pour des ch’tis! Il paraîtrait pourtant qu’ils parlent le castillan le plus difficile de toute l’Amérique du Sud, donc ce sera une vraie promenade de santé de pratiquer la langue de Cervantés plus au nord.
La viande
Surtout le bœuf! L’Argentine mérite amplement sa réputation de pays de la viande! Nous y avons goûté des morceaux vraiment savoureux! Vu l’impact écologique de la consommation de viande, nous essayons de réduire drastiquement nos repas carnés!
Le dulce de leche
C’est de la confiture de lait et ça a un goût de caramel! C’est totalement régressif et anti diététique mais dieu que c’est bon!
Le vin
Van n’apprécie pas trop le Malbec, le principal cépage argentin surtout cultivé dans la région de Mendoza, qu’elle juge trop acide mais pour les autres cépages, elle signe tout de suite! Nous qui sommes restés un mois à Salta, nous avons dégusté avec plaisir de délicieux Cabernet Sauvignon cultivés dans la région.
La population locale
Nous avons vraiment trouvé les Argentins extraordinaires. Il sont très chaleureux! Toujours prêts à te rendre service, ils sont également très ouverts d’esprit et très curieux envers les étrangers. C’est la première fois que nous parlons autant de la Suisse et de comment on y vit et nos interlocuteurs sont vraiment intéressés par nos explications. Si nous devions citer le point fort de ce pays, ce serait sans hésiter l’accueil fabuleux des Argentins!
Les paysages andins
Principalement les quebradas au nord du pays qui nous changent complètement des Alpes. Après nous être désespérément languis de relief, ce fut un réel plaisir de retrouver des montagnes. Qu’elles soient couvertes de forêt humide ou au contraire arides et façonnées par l’érosion, c’est un réel plaisir pour les yeux
La qualité des transports
Surtout les bus de nuit qui sont vraiment pensés pour couvrir les distances énormes. Ce n’est pas bon marché, mais c’est confortable (nous y avons vraiment passé de bonnes nuits de sommeil!) et fiable. Nous sommes conscients que nous trouverons pas cette qualité de transport dans d’autres pays!
Là, ils ne sont pas comme nous!
On ne critique pas le pape!
Pour ceux qui, comme nous, ne suivent pas vraiment les actualités du Vatican, sachez que le pape actuel est argentin. Il fait la fierté de son peuple, encore plus que Messi et Maradona réunis! On nous a demandé plusieurs fois ce que nous pensions du pape et nous avons senti que la réponse attendue se devait d’être positive. Du coup, nous nous sommes renseignés sur internet sur ses prises de positions afin d’éviter de paraître trop incultes sur la question!
L’apéro favori des Argentins est le Fernet Branca
Le Fernet Branca est un alcool fort italien bien dégueu à base d’herbes. C’est le genre de digestif qu’on prend quand on a mal à l’estomac et que tous les autres remèdes de grand-mère n’ont pas fonctionné. En Argentine, cette espèce de mixture est un apéro très populaire et très apprécié. Certaines fois, on le mélange avec du Coca-Cola pour en faire un cocktail que nous trouvons particulièrement mauvais. Déjà que le maté n’est pas la boisson du siècle, avec le Fernet, on touche vraiment le fond!
Le jeu d’échecs
Rien d’extraordinaire, ce n’est qu’un jeu d’échecs avec les mêmes règles qu’en Europe sauf que les pions sont remplacés par des figurines qui représentent, d’un côté les conquistadors espagnols, et de l’autre côté les guerriers incas.
La façon de certains argentin de boire le vin rouge
Nous avons pris certains Argentins en flagrant délit de gâchis de vin rouge! Certains mettent des glaçons dans leur verre de vin rouge tandis que d’autres le mélange avec du Coca-Cola! Nous sommes sûrement un peu trop puristes mais ce genre de mélange nous fait littéralement hurler.
Conclusion
L’Argentine est un pays à plusieurs facettes et malheureusement, ce sont les pires que nous apercevons en premier, il faut vraiment passer outre ces problèmes d’argent et de corruption pour en apprécier les points positifs. Combien de fois ne nous sommes-nous pas dit que nous allions prendre le premier transport disponible pour quitter ce pays pourri? Et souvent, juste après, nous tombions dans un coin vraiment sympa ou nous rencontrions des personnes juste extraordinaires qui nous ont montré que, finalement, ce pays n’est pas si pourri que ça.
Voici un petit résumé de notre petite parenthèse, pas du tout prévue à la base, en Uruguay mais qui mérite tout de même un désormais traditionnel bilan.
En chiffres
Durée du séjour
Neuf jours. Ce n’est pas énorme mais ça n’aurait pas mérité beaucoup plus.
Distance parcourue
492 kilomètres de Colonia de Sacramento – Montevideo – Fray Bentos (frontière avec l’Argentine) le tout en bus. Pour arriver à Colonia depuis Buenos Aires, nous avons traversé le Rio de la Plata en buquebus, le petit nom donné au ferry qui relie les deux villes.
Départements traversés
Cinq : Colonia, San José, Montevideo, Soriano et Rio Negro
Extrêmes d’altitude
23 mètres à Fray Bentos et 43 mètres à Montevideo. Ce n’est pas vraiment des altitudes auxquelles on peut s’y attendre quand on pense à l’Amérique du Sud mais même ce continent à ses Pays-Bas puisque le point culminant du pays ne s’élève qu’à 513 petits mètres d’altitude. Depuis les fenêtres des bus, nous avons d’ailleurs trouvé le paysage très plat et très monotone.
Extrêmes de températures
19 petits degrés sous le vent à Montevideo et 27 degrés lors d’une belle journée printanière à Colonia del Sacramento. De vraies températures de printemps!
Budget
15’500 pesos uruguayens soit 450€ ou 526 CHF ce qui fait une moyenne journalière de 50€ ou 58CHF. Nous sommes un poil au dessus de notre budget mais nous nous sommes offert des places de concert à Montevideo. Quoi qu’il en soit, l’Uruguay reste tout de même un pays relativement cher.
Coups de geule / coups de cœur
Voici maintenant la partie la plus intéressante du bilan. Comme d’habitude, nous commençons par les points négatifs afin de finir sur une note plus positive!
Les moins
Le coût de la vie
Il atteint bien le niveau européen pour certaines choses. C’est très compliqué à tenir un budget de backpacker. On appelle l’Uruguay la Suisse de l’Amérique du Sud. Nous pensions que c’était surtout pour son calme, sa démocratie et sa stabilité politique. Et ce sont des faits qui sont véridique. Mais ce petit surnom peut également faire référence au coût de la vie qui nous a fait pas mal galérer!
Les plus
La population locale
Les Uruguayens sont chaleureux, affables et super zens! D’ailleurs ils n’ont pas vraiment le tempérament latin tellement ils sont calmes mais ça n’enlève en rien leur gentillesse et leur sens de l’entraide. Bien sûr, parler la langue du lieu aide beaucoup pour la communication avec les locaux même si leur accent, similaire à l’argentin, est parfois un peu déroutant. Nous avons vraiment été très touchés par la population locale vraiment extraordinaire.
La façon de parler espagnol
C’est très similaire à l’accent argentin avec les fameuses prononciations en « ch » très particulières, les « vos », les « b » qui se prennent pour des « v » et l’accent tonique un peu à l’italienne. On appelle d’ailleurs cette façon de parler très officiellement le « Rioplatense », du Rio de la Plata, l’énorme fleuve / bras de mer qui sépare l’Argentine de l’Uruguay. Ce n’est pas toujours évident à comprendre surtout pour une débutante comme Van mais c’est un vrai plaisir pour les oreilles!
La viande
Il paraît qu’en Uruguay il y a neuf millions de vaches pour seulement trois millions d’habitants, de quoi se nourrir de steaks quelques années! La viande est vraiment savoureuse et relativement bon marché vu le coût de la vie du lieu. Nous sommes bien conscients que de manger beaucoup de viande rouge fait exploser notre emprunte carbone et consomme énormément d’eau. Même si nous ne sommes pas (encore) végétariens, nous essayons quand même de baisser drastiquement notre consommation de produits animaux.
Le vin
L’Uruguay n’a rien à envier à son grand voisin argentin en matière de vin. On y trouve surtout le Tannat, cépage originaire à la base du sud-ouest de la France mais cultivé aujourd’hui principalement en Amérique du sud. C’est un vin rouge bien tannique mais assez doux qui se marie à merveille avec les plats de viande rouge incontournables en Uruguay. En ce qui nous concerne, nous le préférons au Malbec argentin que nous trouvons un peu trop acide.
Le café
Le premier bon café depuis notre arrivée sur le continent. Il n’égalera jamais un bon espresso italien mais, comparé au café trop amer brésilien et celui carrément imbuvable de l’Argentine, il se laisse déguster facilement.
Bizarreries à l’Uruguayenne
Tout le monde s’appelle « mi amor »
Même quand on se fâche avec quelqu’un! Après tout, pourquoi pas, c’est toujours mieux qu’une insulte bien vulgaire. A noter que le « mi amor » espagnol est un peu moins profond que le « mon amour » français.
Les heures de repas, c’est sacré!
C’est très mal vu et même impossible de manger en dehors des heures de repas officielles. Le repas de midi se prend entre midi et 13 heures. A 13h10, personne ne va vous servir à manger, c’est trop tard! Il ne vous restera plus qu’à attendre sagement l’heure du prochain repas. Et dire que nous avons quitté la Suisse car nous la trouvions beaucoup trop rigide, elle a beaucoup à apprendre de l’Uruguay sur ce coup-là!
L’accessoire mode incontournable
C’est un thermos avec tout le matériel pour se préparer un maté, la boisson traditionnelle d’Argentine et d’Uruguay, qui s’apparente à une espèce de thé super amer. Certains ont tout leur attirail dans un panier prévu à cet effet tandis que d’autres se promènent fièrement le thermos sous le bras! Le maté est né en Argentine où il est très populaire mais c’est en Uruguay qu’on le met encore plus à l’honneur et où la tradition du partage de cette boisson emblématique est la plus forte.
Franchement, l’Uruguay fut une belle surprise! Et dire qu’à la base ce petit pays n’était pas du tout sur notre itinéraire et nous arrivions à peine à le situer sur une carte. Bien sûr, avec son style de vie à l’européenne, l’Uruguay n’est pas un pays très dépaysant mais nous avons eu du plaisir à en découvrir une petite partie et de partager un peu de quotidien avec ses habitants qui sont vraiment adorables.